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La trotteuse s'affole, une comète file.
Que les déductions de Conan apaisent les cœurs meurtris !
Aujourd'hui, la star c'est Ran ! De la sueur et des larmes !
À la recherche de l'unique vérité,
un cerveau d'adulte dans un corps d'enfant…
Son nom est Détective Conan !
Ran, son père et moi remplaçons le professeur Agasa et son collègue
et nous participons à un séjour à la mer,
le "Voyage mystérieux à Izu".
L'organisateur du séjour
se cache parmi les participants
et compte faire une apparition, déguisé en Baron de la Nuit.
Celui qui parviendra à deviner
qui se cache sous le masque du Baron verra ses frais de séjour remboursés
et gagnera un mystérieux programme informatique sur disquettes.
Les participants jouent des coudes.
Je me tenais sur le balcon
lorsque le Baron m'a poussé.
Je suis tombé dans la piscine.
Était-ce un avertissement ? Ou une simple blague ?
Quant à l'apparition du Baron…
Elle s'est terminée sur une statue de bronze.
"Le Mystère du Baron Noir - 2e partie."
2 - LES SOUPÇONS
HÔTEL PRINCESS IZU
Un homme masqué ?
INTERDICTION D'ENTRER
Je le savais ! C'est bien le Baron.
Conan !
Hé ! Petit !
Pardon !
Tiens ? Je rêve, ou tu es le petit de chez Môri ?
Conan, ce n'est pas bien !
Toutes mes excuses, monsieur.
Tu es là aussi, Ran ?
Vous êtes…
- L'inspecteur Yokomizo, de Saitama ? - Oui !
Que faites-vous ici ?
J'ai été muté le mois dernier.
Eh bien ?
Hep !
Monsieur Ebara !
- Tu le connais, Ran ? - Oui.
Il participait au Voyage mystérieux comme nous.
Au quoi ?
Il lui manque un gant.
Il n'en a qu'un.
Je vois.
Il fallait découvrir l'organisateur qui se déguisait en Baron.
Cela signifierait donc que l'organisateur, c'était M. Ebara ?
Suicide ? Accident ? Ou bien…
Dis-moi, où se trouve le détective Môri ?
- Bonne question… - Il est au bar, au premier étage.
Quoi ?
Mme Kamijô ?
J'aimerais consulter ton père.
D'accord. Conan, viens.
- Allons-y. - Attendez-moi !
Elle pleure ?
BAR "EMERALD" 1er ÉTAGE DE L'HÔTEL PRINCESS
Ah bah bravo. Fin saoul au comptoir.
Ah oui ?
Quoi ? Ebara est tombé, habillé en Baron ?
Euh…
D'après les témoins, ça se serait produit vers 22 h.
Pourquoi vous reculez ?
Vous avez l'haleine chargée.
Bref ! 22 h.
- Un souci ? - Bon sang ! Il est déjà si tard ?
Vous avez fouillé sa chambre, la 2101 ?
Justement, je comptais le faire. Mais impossible d'entrer.
Le loquet est mis depuis l'intérieur.
Découpez ça.
Nous y voilà.
- Qu'est-ce que ça fait là ? - Ces fringues…
C'est ce que M. Ebara portait, ce soir.
Sa clé magnétique est là aussi.
Il faut dire qu'il devait tenir une bonne cuite.
- La baie vitrée est ouverte. - Ça donne sur un balcon.
En toute logique, c'est de là que M. Ebara a dû tomber.
- Faites attention, M. Môri. - Bon…
C'est un bête accident.
Un accident ?
Oui, c'est sûr. Il y a un gant coincé sur la rambarde.
Quoi ?
Il a dû se déguiser et vouloir descendre par le balcon
pour jouer un tour aux participants qui logent en dessous.
Mais il s'est raté et il a fait une chute mortelle.
Je ne suis pas sûr.
On est au 20e étage.
Qui jouerait l'équilibriste sans le moindre filin ?
Et la clé était à l'intérieur.
Supposons qu'il ait réussi à descendre
et à passer par la chambre d'en dessous…
Il n'aurait pas pu regagner sa chambre, sans la clé.
- Silence ! - Ouille !
Non ! Mon stylo-plume !
J'aimerais tout de même jeter un coup d'œil au corps.
D'accord.
Même si ça ne changera pas grand-chose.
C'est moche.
Il a chuté du vingtième étage
et il s'est empalé sur la statue.
- Personne ne s'est approché du corps ? - Non, inspecteur.
Le seul à avoir touché au corps à part nous, c'est ce jeune garçon.
Encore ce morveux.
Tu fais quoi, Conan ?
Je cherche mon stylo-plume, il devrait être tombé par là…
C'est vrai, M. Môri ?
- M. Ebara a fait une chute mortelle ? - Oui.
Tokio Ebara a fait le grand saut.
Et il portait un masque.
Un masque ?
Je vois.
Le Baron organisateur du séjour
était donc M. Ebara.
Je ne suis pas surprise. Il avait l'air louche.
Arrête, c'est pas le moment.
C'est triste.
Le Baron immortel a fini par trouver la mort.
Qui sont ces gens ?
Les autres participants du séjour.
Pourquoi M. Ebara a fait ça ?
Il s'agit d'un accident.
Un accident ?
Oui. Il voulait nous jouer un tour, mais il est tombé du balcon.
Toujours est-il que le Baron est bel et bien mort.
Voilà qui sonne le glas du séjour.
Oh bah ça alors !
Elle est bizarre, cette cravate.
Regardez le nœud.
Le nœud ?
Il est noué à l'envers. Complètement !
C'était peut-être son habitude.
- J'ai une de ses cravates. - Quoi ?
Tenez.
Comment t'as eu ça, toi ?
C'est une serveuse qui me l'a donnée.
M. Ebara l'avait oubliée.
Aucun doute. C'est bien un nœud normal.
- Oh bah, et ça alors ? - Tu as autre chose ?
Sa ceinture est à l'envers aussi.
Elle est bouclée dans le mauvais sens.
Il était distrait, le monsieur.
- Ça fait trop d'incohérences, M. Môri. - Ouais.
Il ne s'est pas déguisé tout seul, on lui a enfilé ces vêtements.
Le véritable Baron a dû attaquer M. Ebara
et le pousser depuis le balcon de sa chambre.
En un mot, le Baron meurtrier
est encore parmi nous.
Vous allez me dire ce que vous faisiez ce soir à 22 h, quand M. Ebara a chuté.
Nous allons passer vos alibis au peigne fin.
Envoyez quelqu'un réquisitionner une chambre pour l'interrogatoire.
Bien !
- Et pour le corps et les vêtements ? - Ah, ça…
Entreposons-les dans un des bureaux de l'hôtel pendant l'interrogatoire.
Bien, monsieur.
SALLE D'INTERROGATOIRE
Je vois.
Vous êtes resté au salon panoramique avec Ran jusqu'à 22 h environ.
Oui.
Il était presque 22 h quand je l'ai quittée.
C'est vrai, papa !
L'indication horaire venait donc de votre montre ?
Euh…
Bien, c'est noté. Suivant.
J'ai un alibi en béton.
J'étais avec ce monsieur au bar au moment du meurtre.
Pas vrai, M. le détective ?
Oui, c'est vrai.
Sauf qu'il était ivre mort, ça ne compte pas.
- Certes… - Bien, suivant.
Voyons, à ce moment-là ?
Nous étions en terrasse.
Pas vrai, Shizue ?
Tout à fait, Monsieur.
Quelqu'un peut en attester ?
Je ne m'avancerais pas, non. Il y avait une telle cohue…
Je doute que quelqu'un se souvienne de nous.
Cela n'est guère surprenant, avec une mort aussi spectaculaire.
Faites entrer le suivant.
De 21h45 à 22 h passées, j'étais connecté dans ma chambre
à lire mes mails.
Les registres de l'hôtel pourront en témoigner.
Vous n'avez parlé à personne ?
Bien sûr que si.
À mon ordinateur.
Glauque !
Suivant, qu'on avance.
Vous aussi, vous étiez dans votre chambre ?
Oui.
Jusqu'au retour de Satoru, après 22 h.
Je regardais la télé, seule.
Donc personne n'est en mesure de prouver vos dires.
Je peux vous parler du film que j'ai regardé ?
Il y avait une bombe dans un gratte-ciel et…
Ne vous fatiguez pas. Ce n'est pas recevable.
BUREAU
C'est vraiment pas cool.
Me coller de garde tout seul.
Vivement la fin de l'interrogatoire.
Ils m'énervent !
Cet inspecteur et ton père, là.
- Ils me soupçonnent, ou quoi ? - Mais non, allons.
Il y a d'autres suspects, pourtant !
Ça, c'est sûr.
C'est l'heure de la relève ?
Oui ?
Eh ben ?
Aucun des participants n'a un alibi qui tient la route.
Vous n'avez pas appelé le room service ou quelque chose comme ça ?
Je l'aurais dit, tu penses bien.
Le tueur a balancé Ebara depuis son balcon, mais ensuite ?
Comment il a quitté la chambre ?
La pièce était verrouillée.
Comment a-t-il pu sortir ?
Tout ce qu'on sait,
c'est que le coupable est encore ici.
Un appel à la réception ?
Oui, pour qu'ils me réveillent demain matin.
Quand ?
Vers 22 h, je dirais.
L'hôtel garde un registre de tous les appels !
Le voilà votre alibi, Mlle Akiko !
C'est super !
Le Baron ?
Le Baron !
Quoi ?
Reculez.
Stop !
Ran, secoue-toi ! Il s'enfuit !
Ran ? Ran, je te parle !
Quoi ? Il s'est montré ?
Idiote !
Pourquoi tu l'as laissé filer ?
Désolée, j'ai été surprise…
- Inspecteur ! - Oui ?
- Eh bien ? - On l'a retrouvé à côté du corps.
Quelqu'un l'a assommé.
Quoi ? Et le corps ?
Il n'a pas bougé.
Mais le déguisement du Baron a disparu.
- Le déguisement ? - M. Môri.
- Inspecteur ! - Quoi ?
Dans la piscine ! Le Baron…
Quoi ?
Le masque, le chapeau, la perruque et la cape.
D'accord, mais où est le principal intéressé ?
Bonne question.
Il devait être là-haut.
Il a dû tout jeter du balcon.
Qu'est-ce qu'il faisait là, à attendre l'ascenseur ?
S'il voulait monter,
l'escalier aurait été plus discret.
Et pourquoi porter le déguisement ?
Voler les vêtements constituait un gros risque.
C'est n'importe quoi.
Le coupable aurait agi dans l'urgence ?
On est bons pour relancer l'interrogatoire.
- Rassemblez tous les suspects. - Bien !
Vous étiez tous dans votre chambre, sans le moindre témoin.
Donc vous n'avez aucun alibi pour le moment où le Baron a été vu.
- C'est bien cela ? - Mais enfin, inspecteur !
C'est vous qui nous avez ordonné de ne pas quitter nos chambres.
C'est ce qu'on a fait !
Bien dit. Nous nous sommes contentés d'obéir.
On n'est pas bêtes au point d'ignorer
- un ordre de la police. - Voilà.
Mlle Akiko, vous partagez une chambre avec M. Maeda.
Vous avez vérifié qu'il y était bien ?
On n'a pas eu le temps !
On a directement filé vous prévenir qu'on avait vu le Baron. Pas vrai ?
Oui…
Dans ce cas…
Je vais devoir fouiller vos chambres.
- Je commence par vous, M. Maeda ? - D'accord.
Rien à signaler, à première vue. Quoi ?
- Tu fais quoi, toi ? - J'aère un peu !
Bon sang, ce mouflet !
Videz également vos poches, je vous prie.
Pour la disposition des fenêtres, c'est vu.
M. Ebara a chuté du balcon juste au-dessus.
Voyons.
Le coupable a déguisé M. Ebara en Baron et il l'a poussé,
voulant faire croire à un accident.
Le loquet était mis, dans la chambre.
Donc le coupable n'a pas pu ressortir par la porte d'entrée.
Ce serait un meurtre en chambre close ?
Le seul moyen de sortir de la chambre,
c'était en passant par le balcon.
Mais cette fenêtre est trop loin de tout.
Eh bien ? Quel est ce médicament ?
Ce sont des somnifères, voyons.
Je dors mal en ce moment, j'en ai toujours sur moi.
Moi aussi, je veux voir !
Bien, passons à la chambre suivante.
Vous aurez beau retourner la pièce, vous ne trouverez rien.
Peut-être, mais c'est la procédure.
Encore ce sale gosse !
Le balcon de M. Ebara est pile au-dessus.
Ce n'est pas impossible de…
Pourquoi faut toujours que tu me colles ?
Parce que je veux regarder comment vous enquêtez trop bien.
Ah, d'accord !
Dans ce cas, continue.
Pas de signe de verre brisé…
Il sait être mignon quand il veut, ce lardon.
M'sieur, la fenêtre était toujours fermée à clé ?
Aucune idée, je suis malvoyant. Shizue ?
Oui, et je vérifiais toujours avant de sortir, Monsieur.
Enchaînons. C'est au tour de M. Konno.
Lui ? Il a détourné les ordinateurs de son travail
pour son usage personnel, paraît-il.
Il serait en instance de licenciement.
C'est peut-être lui qui avait le plus envie de trouver le Baron.
- Quoi ? - Enfin, c'est juste une rumeur.
Je vois. Ce vieux machin vous a dit ça ?
- Oui. - Il peut parler.
S'il y a bien quelqu'un qui déteste le Baron, c'est lui.
Comment ça ?
C'est évident.
La prunelle de ses yeux, son fils, a été victime du virus.
C'est vrai, il l'avait mentionné.
Ce nom remue de bien douloureux souvenirs.
Je repense à mon fils, disparu il y a quatre ans.
Un virus ? Son fils était malade ?
Quel est le rapport avec le Baron ?
S'il faut tout vous expliquer…
Arrêtez de vous foutre de nous !
- M. Môri ! - Pardon, du calme !
Je vais vous dire ce que je sais.
C'est la fenêtre la plus proche du balcon.
Mais impossible de sauter.
Quoi ? Mme Kamijô ?
Oui, c'était sa femme.
Ils ont divorcé il y a trois ans.
Oui.
Tokio Ebara, la victime, était mon mari.
Jusqu'à il y a trois ans.
- J'ignorais encore qu'il était hackeur. - Hackeur ?
Un pirate qui dérobe les données sur l'ordinateur d'autrui.
Dans le monde de l'informatique, on a tous cette engeance en horreur.
Je suis soulagée qu'il soit mort.
Mlle Sayama doit être dans le même cas.
Son grand frère était un petit développeur informatique.
Elle n'est pas au-dessus de tout soupçon.
Tous les participants avaient une bonne raison de le tuer.
Eh oui, inspecteur.
Tiens ?
Ce sont les mêmes que les médicaments d'Akiko ?
Des somnifères ?
Dites, c'est quoi ces médicaments ?
Arrête !
- Ne touche pas à mes affaires ! - C'est contre le rhume ?
Oui, voilà !
Je croyais que c'était des somnifères, moi.
- Hé ! - Ouille !
Arrête d'enquiquiner le monde !
Assez joué ! Va te coucher, morveux !
Je n'ai pas encore vérifié les fenêtres !
Bof, tant pis. Ça doit être pareil que la chambre de Konno, en dessous.
Voyons la disposition des fenêtres.
EBARA
KAMIJÔ
KANESHIRO
KONNO
MAEDA - SAYAMA
Ça donne ça.
La seule chambre atteignable depuis le balcon de la victime,
c'est celle de M. Kaneshiro et de son employée.
On en fait quoi ?
Aucune idée. C'est un bout du loquet de la porte ?
Ah oui, c'est l'étage d'Ebara.
Il y a un truc au bout.
C'est du scotch.
Quoi ? Du scotch ? Mais alors…
Il a tout évité.
Tous mes coups. Et c'était super fluide.
Le seul capable de faire ça, dans le lot…
Ça ne peut…
Ça ne peut être que lui.
Que dois-je faire ?
Dis-moi, Shinichi !
Shinichi…
Tu m'ouvres, Ran ?
Conan ? Quoi ?
C'était bien fermé ?
Oui. Je ne me souviens pas avoir mis le loquet.
Expérience réussie !
- Hein ? Tu pleures ? - Non !
J'ai juste bâillé.
Je vais faire un tour !
- Il est tard ! - Je reviens vite !
Revoilà le petit.
C'est l'heure d'aller au dodo.
Oui, bientôt !
Avec cette astuce, tout le monde redevient suspect.
Je dois revoir tous les alibis un par un.
Dis, t'as entendu pour Misawa ?
Il était de garde et le coupable l'a assommé.
Misawa est un crack en karaté, non ?
Ouais, c'est le meilleur chez nous.
Le tueur doit être balaise pour l'avoir eu par surprise.
Quoi ? Mais alors…
Le coupable, ce serait…
PROCHAIN ÉPISODE
Conan ?
Qui a mis le loquet ?
Moi, depuis l'extérieur.
Ça l'a rabattu !
La pièce semble fermée de l'intérieur. Et on pense à un accident.
J'ai réussi. J'ai trouvé son alibi.
Pas si vite…
Le seul endroit à l'abri du vent…
Prochain épisode :
"La fin du mystère du Baron Noir."
Indice pour la prochaine fois !
Le vent autour d'un bâtiment.
AU PLAISIR
- Dénouement ! Le coupable, c'est toi ! - Encore moi ?
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