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... ... ... ...
– Sous-titrage FR 2021
C'est
bon.
Sous-titrage ST' 501
Now, state feels that that is more important to our security than the honor
of some goddamn Japanese prime minister.
I'm going in my office right now and start to work on saving the Japanese
Lockheed deal. It'll be my weekend pastime. I'll see you Monday, gentlemen.
Hello? I'm here, baby.
Hello, Mr. President.
Sous-titrage Société Radio
-Canada
Merci.
Sous-titrage Société
Radio-Canada
Oh, and take some of this money and buy an American stock called Lockheed.
What's Lockheed?
Well... Okay, who's your friend?
He's a Japanese now.
In the beginning, what I want you to do is call him Your Excellency and make him
feel, you know.
And after you've done your special little number, I'll take over, okay?
Okay.
Yes,
Jameson.
What?
Oh, non.
D'accord.
D'accord.
Oh,
non.
D'accord.
D'accord.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Il est d'où ? Washington.
Bonne chance.
Tu fais y devenir gibier.
Ça doit tenir à ce que la CIA n'aime pas beaucoup ce genre de photos qu'il fait.
Vous êtes toujours d'accord, donnant, donnant ? Si en France, on n'est pas
très riche.
Non, mais je ne veux pas d'argent. Je vous donne les documents et vous effacez
mon affaire.
On me l'a collé sur le dos. Vous savez bien, la drogue, elle n'était pas à moi.
Oui, mais c'est quand même chez toi qu'on l'a trouvée, pas chez moi.
Donc on est toujours d'accord ? On verra ça.
C'est toi, darling ? T'aurais pu venir me chercher à Roissy.
Tu vas pas bouder pendant huit jours.
Je m'excuse.
Laisse-moi au moins prendre un bain.
Je te le prépare.
Tu as dormi seul ici pendant ces cinq jours ? Seul ? Il n'y a que toi dans ma
vie, chérie.
Je t'imagine que tu te crois.
De vrai, je te jure.
Et à Washington, c'était qui cette fois-ci ? Devine.
Teddy ? Henri ? Non.
Qu'est-ce que tu fais ? Ouvre.
Ouvre. David.
Voilà, le bain de madame est avancé.
Qu'est-ce que ça sent ici ? Tu as encore développé tes photos porno ? Écoute
chérie, je fais ce que je trouve comme travail.
Tu crois que ça m'amuse de faire ça ? J'ai pas le choix.
Moi, ça m'est égal.
Mais Claude n'aimerait pas.
Ah. Le grand nom est lâché.
Elle y tient tellement, sa réputation de moralité, Madame Claude ? Elle y tient,
oui. Elle tient surtout à ce que ses filles ne soient pas mêlées à une sale
histoire. Parce que tu crois que ça n'arrive jamais que vous soyez mêlées à
une sale histoire ? On fait notre travail, c'est tout.
Le reste, on s'en fout.
Allô, Will ? Bonjour, Claude, c'est Anne-Marie.
Ah, tu es rentrée quand ? À l'instant.
Et ça s'est bien passé ? Oui.
Vous étiez au courant pour la deuxième personne ?
Bien sûr, ils m'ont téléphoné. Ils sont très corrects. Et pour toi, ça n'a pas
été trop éprouvant ? Pas trop.
Qu'est-ce que tu as ? Allô ? Rien.
Repose-toi bien et passe me voir demain au bureau, tu veux ? Oui, c'est ça.
À demain.
Allo vous ?
C'est moi, naturellement ? Eh oui, je reconnais votre voix.
Oui, je pense que j'ai ce qu'il vous faut.
Gilles, ravissante, de très beaux yeux verts, corps parfait.
Mais il n'a jamais été déçu jusqu'à présent, et vous savez très bien que je
ne me trompe jamais.
À propos, cher ami, je vous rappelle que vos services me doivent une certaine
somme.
C'est entendu par le canal habituel.
Je suis sûre qu'il sera très content.
Cette jeune fille est très bon genre.
Tu me donneras les photos rétablies. Si tu es très gentille.
Pas de connaissances.
Allô ? À qui parles-tu, Gilles ? À personne.
Comment m'avez-vous trouvé ? Je me suis souvenu de ta leçon de patinage. Bon,
écoute-moi. Tu pars demain pour Bagdad.
Bagdad ? Chic, alors.
C'est qui tu vas voir, naturellement. Oui, bien sûr.
À ce sujet, j'ai quelques recommandations à te faire. C'est
important. Passe prendre ton billet au bureau, entendu ? D'accord.
Au revoir.
Tu ne sais pas ce qui m'arrive ? Oui, j'ai entendu.
Je n'aime pas que tu entendes.
C'est fantastique, le hasard, quand même.
Tu sais, tu ne vas pas me croire, mais moi aussi, je vais à Bagdad pour un
reportage. Alors, on voyagera ensemble.
On voyagera tellement, hein ? Oui, oui, oui.
Elle est bien, là. Très bien. Regardez.
Oh, oui, j'aime bien. Elle est très jolie.
Mon chien ! Ne vous en faites pas, j'y vais.
Madame, s'il vous plaît.
Oui, c'est pas mal, ça.
Oh, merci beaucoup.
Je ne prends pas le nom.
Non, je n'aime pas.
Mademoiselle, vous avez fait tomber quelque chose dans votre sac.
Sans vous en rendre compte, sans doute. Vous permettez ? Mais qu'est-ce qu'il y
a, ma chérie ? Tu ne vas tout de même pas emporter une robe sans l'essayer.
Excusez-moi, madame Berger, je ne pensais pas que... Non, ce n'est rien.
Passez-la lui, je vous prie.
Je tiens.
Va.
Elle semble avoir été faite pour elle.
Vous en ferez un paquet, vous le mettrez sur mon compte.
Qui êtes-vous à la fin ? Hein ? Qu'est-ce que vous me voulez ? Je vous
ai dit que je ne voulais pas cette robe. Venez-moi mon chien. Vous aviez l'avoir
volée, hein ? Oui.
Vous êtes charmante, mais maladroite. Dans ce genre d'exercice, ça ne pardonne
pas. Venez.
La prochaine fois, quand vous aurez envie de vous offrir ce genre de petit
cadeau, appelez-moi au 223 81 27, aux heures de bureau. N'oubliez pas.
Bonsoir, Léon. Bonsoir, madame.
Merci.
Vous êtes nouveau ? Comment savez-vous que j'habite au bureau ? Je connais.
Vous êtes madame Berger.
C'est monsieur Léon qui me l'a dit.
Il vous a dit que j'étais une enquiquineuse.
Non.
Non, non.
Bonsoir madame.
Je vous fais couler un bain, madame.
Oui, s'il vous plaît.
Entrez.
Bonsoir, madame.
Bonsoir. Je vais vous décevoir, je n'ai pas très faim.
Sommage, j'allais proposer à madame le turbo sauce hollandaise.
Oh non, un peu de tâche, peut-être, et puis... Oh ben, faites comme vous
voulez. Bien, faites-moi confiance.
Halloween. Oh, Pierre ! C'est drôle, j'étais sûre que c'était vous.
Vous êtes à Paris ? Vous dînez avec moi ? Ah.
Oui, bien sûr, je comprends.
Comment ça a marché, cette série de concerts en Italie ? J'en suis heureuse
pour vous.
C'est gentil de m'appeler dès votre retour.
Moi aussi, je vous embrasse.
Si tu t'arrangeais un peu les cheveux, tu serais vraiment très jolie.
Et toi, tu es vraiment la poule qui a couvé la canard.
Plus je disparais dans l'anonymat et le normal, et plus elle est ravie.
Moi, j'y vais.
Dépêche-toi, tu vas encore être en retard.
Allô ? Bonjour, vous vous souvenez de moi ? Naturellement, je me souviens de
vous. Madame Berger. Bien sûr.
Quand viendrez-vous me voir ? N'y comptez pas.
Qui est-ce ? Info numéro.
Soitage, mon amour. Ben, et moi ?
Au revoir maman, à ce soir.
Vous vous emmerdez pas vous ? Je vous écoute.
C'est pas aimable avec ça.
Oh ça va, vous n'allez pas faire une histoire parce que j'ai 5 minutes de
retard. Qu'est-ce qui vous prend ce matin ? Elle n'est pas... Cette fois c
'est pas très grave.
Très bonne idée.
Vous m'offrez un ou deux verres, payez en tickets restaurant.
Et puis vous me conduisez dans un petit hôtel où vous me faites l'amour sans que
personne ne le sache.
Enfin, c'est un café.
Parfait.
Vous savez ce que je pense de tout ça ? Je l'ai, cette idée.
Je la déteste.
Je déteste cette machine.
Je déteste ce bureau.
J'en ai... J'en ai... J'en ai assez.
J'ai horreur de votre figure.
J'ai horreur de vos mains.
J'en ai marre, vous comprenez ? Si vous continuez, vous ferez virer, madame. Je
ne peux pas vous donner pour ça. Salut.
Vous pouvez venir un instant ? Vous foutez-moi la paix.
Qu'est-ce qu'il lui prend ? Je comprends pas.
Moi, j'ai rien fait, monsieur le directeur.
Je dirais que même en hiver, vous aimiez faire cette promenade.
J'ai besoin d'un peu d'exercice.
Cet endroit me détend.
Ça ne vous fera pas de mal, non ? Tenez.
Oh non, je vous en prie, Henri, épargnez-moi les papiers.
Je vais être condamnée à nouveau, c'est ça ? Je le crains.
Le jugement est fixé au 15 avril.
devant la 11e chambre correctionnelle.
Vous ne voulez toujours pas payer ? Non, toujours pas.
Sur quelle base juridique, ma beau ton ? Les pouvoirs publics ne reconnaissent
pas mes activités. Cette société se sert de moi, de mon travail, et bien qu'elle
l'avoue.
Qu'elle légalise mon commerce, puisqu'elle estime que j'en ai tant.
Vous en demandez peut-être un peu trop.
Un peu trop ? Presque tous les ministères, les ambassades, toutes les
grandes entreprises se servent de mon organisation et de mes jeunes filles.
Et pas seulement un peu.
Sur quel budget croyez-vous que nous soyons payés ? Je sais, Claude, mais...
Vous le savez bien, dites-le à vos jeunes inspecteurs des finances.
Dites-leur que je n'ai pas à déclarer de revenus qui me viennent de fonds secrets
et de caisses noires.
Beaucoup sont au PSU ou au Parti Socialiste.
La situation les amuse plutôt.
Non, ce qui est dommage, c'est que pour la science, on soit sans influence sur
le fisc. On ne peut pas acheter tout le monde.
T'avais promis de prendre une photo du prince.
Mais tu as vraiment cru que j'allais le faire ?
Pardonne-moi.
J'avais besoin de ce scoop à tout prix.
C'était complètement idiot.
T'aurais jamais pu la faire, même si t'avais voulu.
Non, laisse-moi.
Non, laisse-moi.
Laisse-moi.
Non,
ce n'est pas la peine, David.
Je veux bien faire l'amour avec toi.
Si ça peut te faire plaisir.
Même moi.
Parce que tu n'y jouis jamais.
Et avec ton prince ? Je fais semblant. C'est un client.
Mais avec toi, je ne peux pas tricher.
Bon, Florence est à Londres, c'est normal.
Sylvie est malade, et évidemment, Anne-Marie est encore en retard.
Excusez-moi, Claude, mon oscule est tombé en panne.
Vous faites comme moi, prenez des voitures de location, vous en avez les
moyens. Qu'est-ce qui t'est arrivé à toi ? J'ai changé de coiffure, madame, ça m
'a pris comme ça.
Comme ça ? Sans en parler ? Bon, demain tu iras à 10h chez Alfredo, il aura des
indications pour te coiffer.
Mais madame... Ne discute pas, Rosaline.
Madame, j'ai rendez-vous dans moins d'une heure, est-ce que je peux partir ?
Oui.
Mais je t'ai déjà dit cent fois de ne pas mettre de nom, mais seulement la
date. Recommence. Par contre, tu mets ton nom sur l'enveloppe. Allez.
Ah, tu es rentrée, toi.
Viens, passe dans mon bureau, j'ai à te parler.
Tu fais ton régime, oui ? Tu sais bien que je ne supporte pas ce désordre.
Ramasse et fais un tri.
Je reviens.
Quoi ? Il t'a donné ? Il ne m'a rien donné.
Il ne s'est pas fait quelque chose ? Non, rien.
Et est-ce qu'il t'a demandé ? Oui, comme aux autres.
Alors, qu'est-ce que tu as ? Pardon, pardon, Claude.
Allons, allons, raconte.
Bien, c'est David.
David Evans ? Oui.
Il m'a accompagnée à Bagdad.
Il m'a dit qu'il avait un reportage à faire là-bas.
Dis.
Ce n'était pas vrai.
Ce qu'il voulait, c'est que je fasse une photo du prince.
Et tu l'as faite ? Non, c'était impossible.
Et le diamant, c'est lui qui l'a ? Est-ce que tu as eu peur ? Petite
gourde, va.
Laquelle d'entre vous a des relations avec David Evans ? On le rencontre tous
chez Castel ou ailleurs.
Pour moi, c'est un copain, rien d'autre.
J'ai couché avec lui une fois.
Et je lui ai prêté un peu d'argent, mais c'est tout.
Idiote ! Vous avez à vos pieds les hommes les plus riches et les plus
puissants du monde et vous vous faites macroter par le premier playboy venu.
On est quand même libre d'avoir l'amant qu'on veut. Même David, ça nous plaît.
Tant que vous serez chez moi, je déciderai de ce que vous êtes libre de
faire ou pas.
Je vous ai fabriqué.
Et si je ne vous ai pas si bien réussi, vous ne pourriez pas vous payer des
manteaux de 3 millions.
Sans moi, vous ne feriez rien.
Bon, alors.
Qui sort avec David Evans en ce moment ? Moi.
Bien sûr.
Bon, allez, sortez toutes.
Allez, allez.
Une seconde, toi.
Ce soir, arrange-toi pour être chez toi avec lui, vers minuit.
Qu'est-ce que vous allez faire ? T'en occupe pas. Et surtout, ne lui parle de
rien.
Malogus ? Oui, bonjour, Claude.
Bonsoir, j'ai besoin de te voir.
Qu'est-ce qu'il y a ? Je t'expliquerai. Je passerai à ton restaurant ce soir
vers minuit.
Tu retiens une table ? Non, non, j'aurai dîner.
Je passe juste te prendre.
J'ai quelqu'un à voir et j'ai besoin que tu m'accompagnes.
T'inquiète pas.
A tout à l'heure.
Je serai là.
Le cas.
Appelle le patron pour lui faire écouter ça.
Le casse, ça me dit quelque chose.
Patron, il y a quelque chose d'intéressant pour vous.
Et voilà, Gustave Lecadigus, propriétaire d'un restaurant de luxe à
Saint-Germain-des-Prés. Tiens, instruis-toi.
Ah oui, c'est ça, l'ancien truand. Pas mal comme pédigré. Ça part.
En Paris ?
Darnal, t'es dorsé ! Toi, alors, t'es pas marrant.
Je suis de voile tout à fait râle.
Réponse. Excusez-nous, patron.
Tenez, une vieille connaissance.
Je sens que ma joie arrive à être foutue.
Gustien.
Vieille connaissance, en effet.
Entrez.
Entrez, la clé est sur la porte.
J'ai pensé que cette fois-ci, vous aviez décidé de ne plus me revoir.
Vous êtes beaucoup trop sûr de vous pour le croire, elle.
Il n'y a pas d'homme qui ne finisse un jour par se lasser d'une femme.
De celle qui lui accorde ce qu'il désire, c'est possible, mais les
autres... Du reste, vous ne m'encouragez pas beaucoup à annoncer.
A chacun de mes retours, je vous trouve plus séduisante.
Mais vous savez que je m'habille toujours le soir, même quand je gîne
seule. Pour vous sentir une autre ? Au bureau l'après-midi, ici le soir, je ne
change pas.
Bonsoir, madame.
Bonsoir, monsieur.
Apportez le dîner, s'il vous plaît.
Tout est gentil, Pierre. Servez-nous du champagne.
Depuis dix ans que je vous connais, je m'interroge sur votre compte.
À propos de quoi ? Qu'est-ce que vous cherchez à atteindre à travers vos
filles ? La puissance.
Le pouvoir.
Sur qui ? Sur les hommes, bien sûr.
Ce sont eux qui dominent le monde ? C'est votre seul but.
Ah, parce que vous trouvez que ce n'est pas suffisant pour une femme ? Le Guinée
s'y arrivera.
Il n'y a autre chose.
L'argent, bien sûr.
L'argent qui donnait à une femme sa seule vraie indépendance. Vous ne croyez
pas ? Vous cherchez à prendre une revanche à travers vos call girls. Mais
sur quoi ? Sur qui ?
Je n'aime pas que vous appeliez mes jeunes filles des cool girls, Pierre.
Jeunes filles, ça fait un peu d'âme patronne.
Mais j'ai été aisée par des fers visitants, dis-nous voyons.
Moi, je ne souffre plus de son terne avec le foie gras. Ça ne vous ennuie pas
qu'on prenne un bord de rouge ? Je ne suis pas aussi puriste que vous, vous
savez. Château Aubriant, 69.
Ça vous convient ? Très bien, merci.
Vous n'avez plus jolie robe de Paris et vous ne sortez jamais.
Ah bien, je vais vous étonner, Pierre. Justement, tout fort, j'ai besoin de
sortir.
Si ça ne vous ennuie pas, je vous demanderai de m'accompagner.
Lâchez-moi.
C'est pas mal, hein ? Quel producteur.
Sinistre fou.
Gérard, apportez-moi une autre bouteille sur le compte de M. David.
Il n'y a que toi qui m'aurais pleuré.
Heure des cœurs de pierre. Idiote ! Qu
'est-ce qu'il me raconte, Hugo ?
Tu aurais des photos de moi en train de baiser ? Non, ils plaisantaient.
Hugo et moi, on est comme des cousins. J'aime ces plaisanteries.
Pas les tiennes.
Tu me vois en train de balancer dans la nature des photos de toi, Alexandre Zaki
? Non, je vois pas.
Je t'aime bien, tu sais.
Je voudrais pas qu'il t'arrive des ennuis.
Merci quand même.
Mais qui te peut intéresser des photos de Zaki en train de baiser ? Les boys.
Je ne suis pas fou. Ça me rassure.
Je ne vois pas toi.
Ça doit être vrai ce qu'on dit.
Que tu étais docker dans ta jeunesse.
Garçon du café même.
Ferme-moi à boire.
C'est possible de se revoir ? C'est possible.
Bon.
Serge ? Bonsoir, M. Stanfield.
Ça n'a pas l'air d'aller mal pour vous ? Oui.
Le type avec elle ? Ah, David, son amant de cœur. Son important.
Il vit chez elle ? Chez elle, c'est différent.
Vous vous donnez du mal pour rien, M. Stanfield.
Un coup de téléphone, et hop ! Quoi ?
Madame Claude.
Si vous saviez le nombre de filles qui sont ici et qui en font partie.
Vraiment ? Et même des filles que vous connaissez bien.
Vous avez l'adresse de la fille ? On peut voir.
Au fond, si je comprends bien, ce que tu cherches, c'est un job où tu vas pas
commencer trop tôt le matin, c'est ça ? Ni à finir trop tard le soir.
Tu peux voyager de temps en temps, quand tu le voudras.
Et que tu puisses jongler avec la note des frais et toucher un bon petit
salaire. Moi, tout le monde rêve de ça.
Je crois qu'on pourrait trouver ça chez moi ou chez toi.
C'est certain.
David, on y va. Une seconde, vous parlez sérieusement ? Bien sûr.
Si vous trouvez ce job, vous me le donnerez ? On le supprimera.
Riche et con.
Au revoir.
Adieu, mon chéri.
Je vous trouve
épouvantable, Claude.
Vous ne pensez qu'à votre entreprise.
À quoi d'autre pourrais-je penser ? À vous.
Mais c'est la même chose.
C'est ce que j'ai réussi de mieux, non ?
Pas pour moi.
Est-ce que ça vous arrive d'oublier que vous êtes musicien et que vous ne vivez
que pour l'amour ? Si quelqu'un comme vous me le demandait, ce pourrait se
faire. Oh, que vous me détestiez.
Il faut que je vous fasse un aveu, Pierre.
Une seule fois, un homme m'a donné du plaisir. J'ai trouvé ça révoltant.
Je me suis sentie tellement humiliée que j'ai juré que ça ne m'arrivait plus.
Regardez.
Vous vous souvenez ?
Vous ne saviez pas qui j'étais alors.
A cause de ça, pour un soir, je me suis sentie comme les autres femmes.
Quand vous m'avez dit la vérité, ça n'a rien changé.
Oh, et puis, c'est trop tard pour moi maintenant.
Mais non, pourquoi trop tard ? Donnez-nous une chance.
Bonsoir. Bonsoir, madame. Bonsoir, madame.
Bonsoir, madame.
Bonsoir, madame.
Bonsoir, madame.
Qu'est-ce qui m'attend ? Voilà.
À très bientôt, M. le Président.
Bon, elle est chouette, celle-là.
Comme si tu l'avais vue quand elle est rentrée chez moi.
Ginette, je vous pleure avec Rinaldi, je te rejoindrai à la maison.
Je déconnecte la batterie parce que, avec tous ces voyous... On doit savoir
qui tu es dans le quartier, non ? C'est plus comme avant, tu sais.
Bon, on va se rentrer pas le pied.
Et voilà, patron. Eh ben, vas-y.
Oui.
J'ai l'impression qu'on est suivis.
C'est qui, d'après toi ? Ça leur arrive jamais de me faire ce coup-là.
Mais non, c'est pour moi, les types des écoutes.
Ils te gênent ? J'aimerais autant qu'on s'en débarrasse.
Bon, on va voir si j'ai pas trop perdu la main.
Ok.
Hugo et Zaki, je les aime bien.
Ce que je ne peux pas supporter, c'est qu'ils me considèrent des fois comme
leur bouffon.
Tu t'y prêtes un peu, non ? J'attends quelqu'un ?
Bonsoir, David.
Oh, madame Claude. Oui.
Si c'est Anne-Marie que vous voulez voir, vous tombez bien, elle est là.
Bon, je vous laisse. Non, non, tais-toi.
Je tombe bien aussi, hein.
Bonsoir, Anne-Marie.
Bonsoir.
Mais c'est charmant, c'est la première fois que je viens.
Je comprends que les garçons préfèrent venir chez toi.
Ça ne te dérange pas qu'elles reçoivent ici, hein ? Non, non, non.
Je t'ai déjà dit, David, de laisser mes jeunes filles tranquilles.
En dehors de leurs heures de travail, elles sont libres, non ? Non.
Je veille sur leur fréquentation et la tienne n'est pas bonne.
Vous décidez de tout, en somme ? De tout, oui.
Je décide, par exemple, que tu vas prendre le large et très loin d'ici.
Et vous m'obligerez comment ? Ok, d'accord.
Au fond, je ne veux pas d'histoire avec vous.
Très bien. Je m'en vais d'ici.
Pour le moment.
Attends, qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? Mais c'est pas vrai.
Vous vous croyez tout permis, alors ? Montre.
Mais c'est des photos, ça ne vous regarde pas.
Justement, je veux les voir.
Je peux même vous faire cadeau d'un jeu, si elle vous plaise.
Mais il paraît que ces choses-là, ça ne vous intéresse pas tellement.
Les pornos.
Va-t'en.
Vous avez eu tort, Claude.
Je suis plutôt du genre gentil, moi, vous savez.
Vous avez de la chance d'être... D'être quoi ? Ça va, Agus
? Très bien.
Deux choses encore.
Qu'est-ce que tu fais l'intention de faire de la photographie que tu as
demandé à Gilles de prendre à Bagdad ?
T'entends ce qu'elle dit ? J'entends, je ne suis pas sourd.
Rien, évidemment, c'était une blague.
Ne recommence pas.
Et puis, rends-moi ce que tu lui as pris.
Je n'ai rien pris.
Elle me l'a donné.
Elle te l'a peut-être donné, mais moi je te dis, rends.
Elle vous l'a demandé ? Je crois quand même qu'il est sourd.
Elle t'a dit, rends.
Est-ce qu'il y a rien ? Rien
Alors,
chérie, on y va ?
Stéphane, c'est pour toi.
Oh, cette manie de s'enfermer à clé comme ça.
Tu crois que c'est en train d'attendre comme ça que tu vas retrouver du travail
? Quelle heure est-il ? Il est presque 9 heures et tu pourrais avoir une tenue
plus décente, enfin.
Bonjour, c'est encore moi.
On peut dire que vous avez de la suite dans les idées, vous. En fait, comment
vous appelez-vous ? Elisabeth.
J'aimerais bien vous voir, Elisabeth.
N'y comptez pas trop.
Pour être aimable avec une amie.
Elle t'a dit qu'elle était mon amie ? Pas encore.
Bonjour.
Oh, écoute, non, pas maintenant, pas toi.
Tu ne peux pas rester, vraiment.
T'as un client ? Mais non, c'est mon magnétophone, j'apprends l'italien.
Et en plus, j'attends quelqu'un. Ah oui, c'est vrai, le premier s'est mis à
chaque mois, mais c'est le procureur.
Comment tu sais ça, toi ? Je me souviens de tout. Écoute, tu ne peux pas rester,
je suis déjà très en retard, je t'en supplie.
Je passais juste te dire bonjour.
Oh, écoute, c'est gentil, seulement sauve-toi, appelle-moi ce soir, d'accord
? Tu sais qu'avec un gentil petit garçon comme toi, je te viendrais facilement
péder.
Tu vois, c'est lui, ça y est.
Tu vas là dans cette pièce et tu m'attends, hein ? Ah non, mais je n'ai
pas que ça à faire.
Vraiment ? Je ne sais pas, seulement ne fais pas de bruit, s'il te plaît.
Quel con.
Bonjour, monsieur le procureur.
Je ne suis pas en retard ? Pas du tout.
Installez-vous.
Je mets votre disque et je me suis d'accord.
C'est une honte pour un homme d'avoir des cils pareils.
Vous trouvez, vraiment ? Ne pensez pas que c'est un peu ridicule ? Il n'y a que
vous et moi qui le savons, monsieur le procureur.
Laissez-vous aller au contraire.
Votre bouche. Présentez-moi votre bouche comme ça.
Parfait.
Charmante.
Passez-moi la rousse.
Non, la blonde.
Comme vous voulez.
Vous savez que vous allez être très belle après ça.
Non, maintenant, avec la robe, s'il vous plaît.
Elle est encore plus ravissante que celle de la dernière fois.
Non, monsieur, l'écris-moi, je vous en prie.
Je vais tirer ta petite robe.
Non.
Toute belle, c'est tout.
Non, laissez-moi.
On va jouer un petit jeu.
Je voudrais rentrer chez moi. Non, monsieur,
non.
Reste
-toi,
petite fille. Je reviens.
David, attends, mais écoute, c'est complètement fou, mon vieux. J'ai
toujours été gentille avec toi, non ? T'as été parfaite, une vraie fille de
Mme Claude.
Alors c'est pour ça que t'es venue ? Pour faire des photos, espèce de petit
salaud ? Ça m'a pris comme ça, l'inspiration.
L'inspiration ? Mais je te les achète, les photos. Combien ? Tout ce que tu
veux, un million, tout ce que tu veux. Elle vous fout une drôle de trouille,
Mme Claude.
Non, mais tu me vois, moi, piquer une brique à une copine ? Et tu me connais
mal. Puis les tarifs aussi, tu les connais mal.
Écoute, David, si tu t'attaques à Claude, elle te bridera les reins.
Écoute-moi, je te le jure.
Moi aussi, je vais te donner un conseil.
Parce qu'au fond, je t'aime bien, petite sœur.
Lâche Claude avant qu'il soit trop tard.
Elle va jongler, ton amie Claude, et dans pas longtemps.
Ça, je te le garantis.
Si au moins tu me quittais pour une raison valable, un beau mariage, ou bien
alors élever des moutons dans le Tarn.
Allô, oui ? Ah, bonsoir.
Quand ? Je pense que ça ne peut pas ranger.
Anne-Marie, Gilles, Keiko, à toutes.
Ah, mais ça va vous coûter une fortune, mon cher.
Une seconde, c'est Hugo.
Il donne une fête pour son anniversaire. Je donne ton nom ? Bon, très bien.
Rappelez-moi pour les précisions.
Au revoir.
Regarde-moi.
Tu ne me tâches rien.
Bien, tu peux partir.
Reviens demain, nous réglerons nos comptes. Et pour l'appartement, je
reprendrai le bail.
Il peut me servir, justement.
Bonsoir, Léon. Bonsoir, madame.
Il y a une jeune fille qui vous attend.
Oh, merci.
C'est gentil d'avoir mis la robe que je t'ai offerte.
Tu as eu tort, elle ne te va pas.
Tu fumes ? Oui.
Des chitanes.
Tiens la cigarette un peu sur le côté de ta bouche.
C'est quoi ?
Ne
garde pas la cigarette dans la bouche. Prends-la entre tes doigts.
Qu'est-ce que tu fais ? Tu travailles ? Je travaillais.
Secrétaire d'Actino.
Mais je me suis mise à la porte.
Et maintenant ? Tu as décidé quoi ? Je suis là.
Vous me voyez bien ?
Vous vouliez me demander
quelque chose ? En effet, oui.
Tu devines quoi ?
C'est pas compliqué à comprendre.
Soyez tranquille.
Je ne suis pas mineure et je ne suis pas vierge non plus.
Je vois en tout cas que tu peux être très docile.
Vous n'allez pas près de moi.
J'ai fait quelque chose qui vous a déplu ? Oui.
Tu conduis comme une putain qui fait sa première passe.
Tu n'as pas fixé ton prix.
Que je fixe mon prix ? Vous voulez me payer ? Pourquoi tu ne veux pas l'être ?
Pour qui te prends-tu ? Ce que tu offres, ça se paie.
Alors, ton prix, dis.
Il n'y a que ça qui compte pour vous.
L'argent.
Vous croyez ne voir rien d'autre ?
Mais alors, tu étais sincère ? Vraiment ? Je
devrais être flattée.
Tu es si jeune.
Je n'aurais pas dû te laisser te tromper à ce point.
Ce n'était pas pour faire l'amour avec moi que vous vouliez... Tu
sais qui je suis ? Je m'en fous. Je m'appelle Claude.
Madame Claude.
Je suppose que tu as entendu parler de moi dans les journaux.
Je ne vous imaginais pas comme ça.
Maintenant, je comprends.
Vous regrettez ? Non.
Je n'engage personne contre sa volonté.
Je me suis conduite comme une idiote.
Tu as besoin d'un peu de tendresse.
Ça n'est pas grave, ça arrive.
Tu aimes tellement les femmes ? Non.
C'était la première fois.
Et les hommes ? Tu n'as pas dîné ? Tu veux...
Tu as faim ? Oui.
Bien que... Que quoi ? Normalement, je n'ai faim qu'après.
Pierre ? Elle arrive.
Oui, elle préférait être ce soir.
Elisabeth.
Ma voix ? Non, non, juste un peu de fatigue, sûrement.
Vous me rappelez dès demain matin ?
Ça vous plaît ? C'est vous.
Si vous aviez les yeux verts, ce serait ça.
Si vous étiez brune, ce serait ça.
Et puisque vous êtes belle, c'est ça.
Il vous sera toujours possible de partir, si vous avez changé d'avis.
Votre coiffeur est là, madame. Qu'il attende un moment.
Sensible, intelligente, corps superbe, parfaite amoureuse.
Merci, Pierre.
Vous savez, Elisabeth, je ne pense pas que nous nous reverrons.
Il y a un taxi qui vous attend devant la porte.
Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui. Merci.
Je ne vous ai pas trop fait mal ? Non, je ne suis pas du gens douillet.
Ah tiens, correct, je vous envoie Gilles pour que vous l'examiniez.
Pas de problème, qu'elle m'appelle.
Vous ne m'envoyez pas souvent vos honoraires, Irène.
Ne vous inquiétez pas.
Dites-moi, Claude, ça ne vous arrive jamais de prendre chez vous des filles
qui... Qui quoi ? Qui ne soient pas des professionnelles ? Pourquoi ? Vous avez
quelqu'un à me proposer ? Peut-être.
Moi ? Mais vos affaires ne vont pas si mal, pourtant.
Ce n'est pas une question d'argent.
Je suppose que certaines femmes ont seulement de la curiosité et puis... Et
puis ? Et puis l'envie d'aller jusqu'au bout de leurs fantasmes.
Ah, parce que vous en avez ? Des fantasmes ? Qui n'en a pas ? Vous ?
Vous voulez que je vous raconte ce qui m'est arrivé une fois ? C'était un train
nuit désert.
Je me demande encore ce qui m'a pris, comment j'ai perdu.
Et j'ai très vite su que rien au monde ne m'arrêterait.
Je n'ai jamais cherché à savoir s'il était beau ou laid.
Vous avez si peu d'importance.
Vous avez rêvé.
Je ne crois pas.
Tout ce que je me demande, c'est pourquoi je vous raconte tout ça.
Sans doute pour me prouver que vous pouviez travailler avec moi.
Vous voulez ? Vous avez une salle de bain ici ?
Oui. Vous avez vu ?
Avant
tout, mes jeunes filles ne portent que des culottes blanches.
Blanches.
Enlevez la vôtre.
Maintenant, lavez-vous.
Faites ce que je vous dis, lavez-vous.
Non, face à moi.
Ça suffit.
Vous aimez trop ça, ma petite Irène.
Vous ne pourriez pas réussir chez moi.
Est-ce que je dois changer de dentiste ? Oh
non ! Oh non ! J'adore !
Viens, viens, Jim.
Voilà.
Une cheminée.
Viens un peu par ici.
Fantastique ! Fantastique ! Mon lit ! Alors,
ça te plaît ? Beaucoup.
Je pourrais la ranger comme je veux ? Mais oui, tu feras ce que tu voudras.
Je ne m'ai encore rien dit.
Comment ça s'est passé hier soir avec Pierre ? Bien, parce que vous le
connaissez.
Ça lui a plu ? Arrête de bouger.
Il te l'a dit ? Oui.
Quel genre de choses aime-t-il ? Il a été tendre avec toi ? Il t'a insulté ?
Non.
Et toi, tu n'as pas eu à faire semblant ? Non.
Pourquoi ? Parce que ça ne marchera pas toujours.
Tu devras quelquefois simuler.
Parce que je n'avais pas le droit d'être bien ? Ce n'est pas normal d'être bien ?
Ça ne m'a jamais paru normal.
Tout se passe dans votre tête.
Les femmes ne jouissent que par accident.
Après tout, ça vous regarde.
L'essentiel, c'est que tu dois te faire payer quand un homme te veut. C'est le
seul moyen de te faire respecter.
Mais Pierre ne m'a rien donné.
Non, nous sommes en compte.
Voilà ce qui te revient, sauf ma commission, évidemment, 30%. Je t'arrive
pour une soirée.
Une nuit.
Il m'a gardée jusqu'au matin.
C'est plus cher, évidemment.
Voilà les vraies filles de Claude, maintenant.
Tu vas me jeter tout ce qu'il y a dans tes valises. Je ne veux plus voir ce que
tu portais avant.
Je ferai de toi quelqu'un d'autre.
Dis-toi que ce n'est pas toi que tu vends, mais du rêve.
Tu es un miroir, un beau miroir dans lequel ils vont venir se contempler.
En dix minutes, ils se livreront à toi beaucoup mieux qu'en disant que c'est un
psychanalyste.
Tu devras jouer tous les rôles.
Ils te paieront très cher pour que tu les interprètes.
Tout ça me fait un peu peur, vous savez. Si vous vous étiez trompée sur moi, je
ne crains rien.
Tu es douée, je ne me trompe jamais.
J'ai parlé de toi à un de mes chers amis.
Son avion personnel te conduira au Bahamas.
Oh, juste un aller-retour, tu sais, il t'expliquera lui-même ce qu'il attend de
toi.
Je te fais confiance, Elisabeth.
Bienvenue à bord, mademoiselle. Nous atterrirons sur la Grande Bahama vers
17h local.
Quelqu'un vous conduira à bord, il y a deux messieurs à pied.
Attention, ouvre la bouche.
Mouille tes lèvres. Relève la tête.
Relève la tête. C'est ça, c'est ça.
Allonge le cou.
Parfait, ça va.
Bon, une seconde.
Retarde-moi l'appareil.
J'en reviens.
Tu fais de la pub maintenant ? Eh oui, mais il y a même des gens qui pensent
que j'ai du talent.
Ça devrait vous intéresser ce que trafique Claude. Écoute Claude, moi j'en
ai rien à foutre.
Ce sont les clients qui m'intéressent.
Pour les protéger ? Vous savez, pas mal de vos copains dans les ministères se
servent de Claude pour leur combine.
Mais mon vieux, les flics n'ont pas de copains. Ils obéissent à des ordres, un
peu, c'est tout.
Ah, je vois. Non, mais vois pas trop loin, David. Tu sais, c'est pas prudent
pour toi. Ah non, vous savez, moi... Bon, à propos de l'affaire Lockheed,
justement, là, t'as des preuves que les flics de Claude ont trempé là-dedans ?
Quelques-unes.
Assez pour faire sauter Claude.
À quoi, par exemple ? Des photos.
Celle des types à qui les agents de Loukid ont offert des filles de Claude.
Et les pots de vin, c'est elle qui les remettait ? Vous voyez les filles de
Madame Claude en train de remettre leur petite enveloppe à Tanaka... Non, non,
non, commence pas de nom, tu veux.
Vous savez, d'ici quelques temps, les noms, tout le monde les connaîtra.
Oh, des affaires de genre, j'en ai vu pas mal d'étouffés.
Bon, c'est tout ce que tu as à me dire ? Alors, qu'est-ce que vous décidez ?
On verra.
Téléphone-moi dans quelques jours.
Comment m'avez-vous trouvé ? Nous autres américains, nous sommes les premiers à
critiquer nos services de renseignement, mais ils ne sont pas si mauvais que ça.
Comment ? La vérification des anciennes relations de clones. Parmi elles, ils
vous ont identifié.
Vous appartenez à la CIA ?
Disons que ma visite relève d'une diplomatie secrète, naturellement dans
la mesure où vous voulez bien nous aider.
Sinon ? Si vous ne parveniez pas à user de votre pouvoir sur Claude, je
redouterais que certains ragots vous concernant apparaissent tout peu dans la
presse. Bien entendu, nous le regretterions, mais que pourrions-nous y
faire ? Si vos services se trompent, je veux dire si Claude n'est pour rien dans
cette histoire.
Ce que je crois.
Nos informations sont formelles.
Nous avons identifié le photographe, les photos existent et Claude est en rapport
avec cet homme.
Qui est-ce ? David Evans.
Que décidez-vous ? Je parlerai à Claude.
Puis-je vous prier de le faire dès que possible ? My respect, sir. Non, ne me
raccompagnez pas.
Oui, je sais. Il faut que je vous voie rapidement.
Rappelez-moi le téléphone public ce soir, vous vous savez.
Entendu, je vous appelle à 9h.
Celui-là, je n'ai pas pu deviner qui c'était.
Et vous ? Bon, je m'en vais.
Ma patron.
Et vous savez ce que ce jeune prétend m'a répondu ? Qu'après ma mort, il
distribuerait ma fortune aux pauvres.
Et alors, la générosité de Frédéric est celle de sa jeunesse, non ? J'ai à vous
dire une chose, Elisabeth.
Le pauvre et moi n'avons qu'un point commun.
Nous détestons le mot générosité.
Si cet idiot descend dans la rue après ma mort, et qu'il essaie de distribuer
ma fortune, vous savez ce qui lui arrivera ? Il est lyncheron.
Je vous comprends, moi, Frédéric. Mais qu'est-ce que vous pouvez comprendre ?
Et puis, je n'ai pas besoin de votre compréhension.
Je n'ai pas attendu ton ordre pour le faire.
Frédéric ! Pourquoi avez-vous cherché à l'humilier devant moi ?
Vous croyez que je suis un monstre, n'est-ce pas ?
Écoutez, on ne bâtit pas un empire comme le mien en étant un saint.
Aujourd'hui, je n'ai rien d'autre que mon fils.
Je veux qu'il devienne un homme.
Je ne me fous pas mal qu'il se vaille autant que je le suis moi-même.
Je déteste sa sensibilité.
Je veux qu'il s'édurcisse, qu'il apprenne que la vie n'est faite que des
mensonges, des trahisons.
Je veux qu'il sache que l'argent achète tout, domine tout.
Pourquoi êtes-vous si dur avec Frédéric ? C'est encore un enfant.
Justement.
Je vous ai fait venir pour qu'au moins sur un point, il ne soit plus.
C'est-à-dire ? Vous m'avez parfaitement compris.
Naturellement, elle ignore qui vous êtes.
Et si je ne l'ai pas ? Je compte sur votre talent, ma chère.
Claude m'en a dit le plus grand bien.
Mais soyez sans crainte, il est jeune.
Il croira qu'il vous a réellement plu.
Bonne nuit.
Bonsoir.
Qu'est-ce que vous venez faire ici ? Je viens vous voir.
Vous m'emmenez faire du bateau ? Je suis prête.
Ne comptez pas sur moi pour faire la conversation.
Frédéric, pourquoi êtes-vous si agressif avec moi ? Vous êtes une amie de mon
père, je le déteste tout.
Vous savez, si vous me détestez à ce point...
Je peux disparaître.
Elisabeth ? Elisabeth !
Elisabeth !
Vers le bateau.
Au revoir.
Sous-titrage MFP.
Frédéric, c'est moi.
Je voudrais te parler.
Il n'est pas là.
Mon avion vous attend.
Vous serez cette soirée à Paris.
Voilà la somme convenue avec Claude. 10 000 dollars.
Plus de la moitié vous revient, je crois.
Il ne viendra pas vous dire adieu.
Vous lui avez dit qui j'étais, n'est-ce pas ? Vous êtes un salaud ! Il s'est
passé quelque chose de très beau entre nous.
Qu'avez-vous espéré ? Épouser le fils d'Alexandre Zagis ? Non ! Ça n'était pas
dans nos accords.
J'aurais seulement voulu qu'il comprenne que j'étais sincère et lui demander de
ne pas me mépriser et de ne pas être humilier.
Bonjour, Paul. Bonjour, Colin.
J'aurais dû me souvenir que vous ne conduisiez pas.
Oh, ça n'a pas d'importance.
D'ailleurs, c'est mon droit, il peut s'indiquer.
Alors ? Connaissez-vous un photographe nommé David Evans ? Oui.
Pourquoi ? Un type de l'ambassade américaine est venu me voir.
CIA, sûrement.
Il prétend qu'Evans détient des documents, des photos.
Ils les veulent.
Qu'est-ce que j'ai à voir dans tout ça, moi ? Et pourquoi sont-ils venus vous
trouver, vous ? Et pour ça ? C'est lié, Claude. Ils ont découvert que nous nous
connaissions depuis longtemps.
Et que vous m'avez rendu des services et que vous continuez.
Mais pour le moment, ce n'est pas le plus important.
Ils sont persuadés qu'Evans travaille pour votre compte.
et que vous cherchez à monter une affaire de chantage.
Ils sont devenus fous.
C'est possible, mais ils sont aussi dangereux.
Avez-vous entendu parler de l'affaire Lockheed, Claude ? Oui, je lis les
journaux.
Mais qu'est-ce que j'ai à voir, moi, dans cette histoire de pot de vin et de
vente d'avion ? Rien.
Vous êtes en train de m'en convaincre.
Vous avez du feu ? Pourtant, d'après la CIA, vous et vos filles
y êtes mêlés.
C'est impossible.
Je ne pense pas que ça y a bluff.
Voulez-vous vous asseoir ?
Claude,
imaginez que je vous téléphone pour vous demander une fille chargée d'agrémenter
le séjour parisien d'un de mes amis étrangers.
Vous me connaissez, vous me l'envoyez en confiance.
Mais vous ignorez, vous comme la fille, quelle sorte de marché je traite avec
cette amie.
Quand David Evans manœuvre cette fille à son insu et se glisse dans cette
histoire, s'il sent qu'il y a matière à monter une opération à scandale, et peut
-être même un chantage, et vous aboutissez à la situation dans laquelle
vous vous trouvez actuellement.
Est-ce clair ? Très.
Un, la CIA est certaine qu'Evans détient des photographies et elle veut les
récupérer par n'importe quel moyen.
Pourtant, il le pisse et attend l'instant opportun de le piéger.
Deux, sur ces photos.
Il y a vraiment des personnalités qu'il cherche à protéger ou impliquer, je l
'ignore.
Mais il est aussi probable que certaines de vos filles y figurent également.
Et ça, c'est ennuyeux pour vous.
Trois, la CIA est convaincue de votre collusion avec Evans.
Sans doute estime-t-il que ce garçon seul ne fait pas le poids pour monter
une opération de cette envergure.
C'est bien le seul point sur lequel je serais d'accord avec eux.
Il fait si peu le poids que je me demande si tout le monde ne bluffe pas
dans cette affaire, y compris lui.
Est-ce que vous pouvez prendre le risque de croire à un simple malentendu ? Non,
bien sûr.
Ni moi, ni vous.
Et eux non plus.
Ils iront jusqu'au bout.
Alors, collimateur, il y a David Evans d'abord, puis vous ensuite.
Moi, je me charge d'Evans.
Non, je préfère mon époux et moi-même.
Il me faut ses photos.
Il me faut ses photos.
Pour les faire disparaître ? Mais bien sûr que mes filles sont dessus, bien
sûr.
Personne ne s'en servira.
Vous vous en occupez toute seule.
Enfin, donnez-moi au courant.
Mais faites vite.
Gilles, il faut que je sache où est David.
C'est urgent.
Est-ce que tu sais où il se trouve en ce moment ? Bon, si tu fais quelque chose,
préviens-moi.
Allô, Anne-Marie, c'est moi.
Il faut que je parle à David. C'est très important.
Tu ne l'as pas revu ? Mais si, mais si, je te crois.
Bon, je te rappellerai demain.
Je voudrais que vous me trouviez un nommé David Evans.
C'est un photographe qui navigue autour des filles de Claude.
Il détiendrait des documents en rapport avec l'affaire Lookit.
La CIA, elle recherche pour les récupérer.
Et il croit que Claude est dans le coup.
Elle ne l'est pas, évidemment.
Naturellement, ce sont les documents qui vous intéressent.
Pour les remettre à qui ? À la CIA ? Je n'ai pas le choix.
Et Claude, enfin non, je veux dire Mme Claude, vous croyez qu'elle serait d
'accord pour qu'on remette ces documents à la CIA ?
Je ne le pense pas, mais je suis sûr qu'elle comprendra mes raisons.
À quoi pensez-vous ? À rien.
Et l'autre, cette évance-là, qu'est-ce que je devrais en faire si je le
trouvais ? Je vous ai rendu un grand service il y a cinq ans, le fèvre.
Vous vous souvenez ? Non.
Non, enfin, je veux dire pas...
Non, pas assez pour que je fasse aujourd'hui ce que vous êtes en train de
me demander.
Vous craignez quoi ? Tout de même pas que je m'en sers plus tard contre vous.
Je peux tout de même vous donner un conseil, monsieur.
Laissez agir les Américains.
Puisque de toute façon, vous comptiez leur remettre les documents si vous les
trouviez.
Eux régleront l'affaire dans sa totalité.
Vous garderez les mains propres et moi aussi.
Mais Claude...
Vous ne venez pas de décider de l'abandonner ?
Peut
-être qu'il n'existe pas d'autre solution, en effet.
Je voudrais au moins qu'ils apprennent par moi où est Evans.
Je vais essayer de vous obtenir cette information.
Mais c'est vraiment tout ce que je peux faire, monsieur.
Florence !
Qu'est-ce que vous voulez ? Vous ? Qu'est-ce qui se passe ? Ne
faites pas de bruit.
Elle est partie.
Vous êtes une amie de Florence ? Qu'est-ce que vous voulez, enfin ?
Florence ne m'a jamais parlé de vous.
Je ne connais pas Florence. Si vous voulez la trouver, téléphonez-moi. Oh, d
'où je connais, oui.
Écoutez, je rentre juste de voyage, je suis fatiguée.
Juste un coup de fil, et après ça, je me sauve.
Permettez ? Ok.
Essayez bref.
C'est un gentil, vous savez.
Vous aussi, vous avez l'air gentil.
Allô, c'est moi, Evans.
Où es-tu ? Écoutez-moi, il y a un type qui me suit, le même qu'à Washington.
Oui, c'est ton dossier qui l'intéresse.
Oui, je sais.
Et vous, vous êtes enfin preneur ? Possible.
Enfin, si j'obtiens le feu vert, il faudra jouer à des photos.
Où est-ce que tu seras ? Je ne sais pas encore. Je vous rappellerai d'un endroit
où personne ne m'aura suivi. Bon, tu as intérêt à te grouiller.
D'accord.
Tu dis un fou ? Mais qui c'est ce gars-là ? C'est du cinéma, mon vieux.
Bon, allez, Coco.
Terminez la séance.
Mais qu'est-ce que... Va t'engrouille.
Jamais Claude ne te pardonnera. Je m'en fous. Donnez-moi les photos. Je m'en
fous de Claude.
Combien la photo ? Combien la photo ? Combien la photo ? Bon, allez, tiens,
voilà. Cadeau les photos.
Alors maintenant, tu prends tes affaires. Oui. Et tu t'en vas.
Tu connais la sortie ? Je ne sais pas ce que tu fais.
Au contraire, chérie, je n'ai jamais été aussi lucide.
Mais qu'est-ce que tu... Je liquide et je m'en vais.
Ah ! Tu restes là, toi.
Tu m'as déjà trahi une fois, tu sais.
Claude va m'appeler pour la fête de Hugo demain soir.
Tu ne répondras pas.
Mais si tout va bien, tu pourras y aller, ta grande partouze.
Allô ? Oui, c'est David.
Je suis 30 rue Émile Pelletier, 3ème étage, 231, 42, 25.
Bouge plus de là, hein.
Que je puisse te rappeler à n'importe quel moment. Pour que je réponde, ce n
'est une fois raccroché et rappelé immédiatement. Et surtout, ne t
'impatiente pas.
Ça prendra peut-être toute la journée.
Ça va, j'attendrai.
J'ai surtout besoin que vous assuriez ma protection jusqu'à la frontière. Après,
je me débrouillerai.
Je peux compter sur vous ? Oui, oui, tu peux, va.
Alors, monsieur ?
Bon, j'ai une adresse d'Evans.
Rentre-lui, Emile Pelletier, troisième étage. Sors-moi attention, il ne sera
pas là avant minuit demain.
Tentez de savoir à quel heure les Américains comptent opérer et rappelez
-moi au service.
L'homme qui va se couper d'Evans m'appellera à 8 heures.
À la fin du jour, tout le soir.
Je ne vous garantis pas qu'Evans aura les documents avec lui. Non, bien sûr
que non, mais au moins, Evans ne pourra pas s'en servir.
Ma respecte, sir.
Passez-moi le faveur.
Non, non, il n'est pas là, absent pour toute la journée.
Bon.
Laissez-lui un message.
Dites seulement opération prévue ce soir à partir de minuit.
Il comprendra. D'accord.
C'est qui ? Un emmerdeur. T'as compris, j'ai la propre personne. Débarrasse-moi
de tout ça.
D'accord.
Allô ?
Je commence à penser que vous m'aviez oublié.
Ça va, j'ai carte blanche. Si on est d'accord, une voiture te conduira cette
nuit à la frontière.
Je peux vous rejoindre où ? Non, non, mais bouge pas, j'arrive, je suis pas
loin. T'as les photos ? Qu'est-ce que vous croyez ? Je vous monte un bateau ?
T'es seul, hein ? Je vous attends.
Allez, habille-toi.
Tu peux y aller à ta partouze.
Et vous, le peuvre ? Oui, oui, c'est moi. Et vous, hein ? Mais oui, ouvre.
Cette fois-ci, vous n'avez pas craigné.
Je te l'ai dit, je n'étais pas loin.
Tant mieux.
Bon, alors, vous effacez mon ancienne affaire et vous m'assurez la protection
jusqu'à la frontière.
On est bien d'accord ? Oui, allez, montre.
Voilà, alors les dates... Les noms, les lieux, tout ça, c'est marqué au dos.
Et les négatifs ? Ils sont avec.
Les filles sont toutes de chez Claude, bien sûr.
C'est tout ? Non, mais vous plaisantez.
Il y a de quoi faire sauter Claude.
Pourquoi croyez-vous que les Américains me courent après ? Et l'enveloppe qu'il
y a à l'intérieur, qu'est-ce que c'est ?
Ça ne fait pas partie de notre marché.
Vous et moi, nous nous occupons de Lockheed. Non, mais ça ne fait rien.
Montre quand même.
Ça ne peut pas vous intéresser.
C'est des clientes, Claude.
C'est ma réserve personnelle.
Qu'est-ce que tu comptes en faire ? Je ne sais pas.
Je verrai plus tard.
Non, non. C'est tout de suite que je veux voir.
Non, pas question. Ça n'a jamais été prévu.
Maintenant, ça l'est.
J'avais confiance en vous.
T'es vraiment le premier type qui fait confiance à un flic.
Allez, donne.
Mon
pauvre
David, ta vie c'est trop haut.
T'as pas les épaules pour ça.
David ? Qu'est-ce qui se passe ? Anne-Marie.
Le grain de sable.
Je n'avais pas prévu ça.
Tu étais seul, hein ? Bon,
voilà les adresses où il pourrait être. Tu commences par Anne-Marie.
Son téléphone ne répond pas, ce n'est pas normal.
Je sais que je te demande beaucoup.
Il faut absolument que tu me trouves ce David.
Tu me l'amènes où tu veux et tu m'appelles.
C'est tout ? C'est tout.
C'est tout, hein ? Dommage.
Merci, Gus.
Quoi ? Vous avez dit les vagues ? La police est chez moi.
Je n'ai rien.
Attention, attention ! Appelez la police !
Commissaire, une visite.
Tiens, Loca, qu'est-ce que tu fais là ? Une visite, monsieur le commissaire. Ne
te gêne pas.
Monsieur, est-ce que ça pourrait être la personne dont vous m'avez parlé ? Pour l
'imperméable, oui.
C'est tout ce que j'ai pu apercevoir.
Bon, viens par ici.
Ça peut t'intéresser.
Qu'est-ce que tu dis de ça ? Je dis qu'on est en pleine embrouille, monsieur
le commissaire.
Alexandre ! Ah non, encore tes conneries. Tu le fais peur.
Je t'ai déjà dit, je ne supporte pas tes plaisances.
David ! Non ! Mais lâchez-moi, il est blessé ! Lâchez-le !
Je ne vous ai pas fait venir ici pour que vous restiez cloîtrés dans votre
chambre, mon père.
Je veux que mon anniversaire soit aussi une fête pour vous.
Que ce soit au moins une fête pour vos yeux.
Ducos ! Ducos, règle-moi ! Je sais que tu es là !
Tu vas m'arrêter de ta petite comédie, David.
J'en ai marre de tes conneries. Tu es mon ami, Hugo.
C'est formidable ton numéro. Oui, n'est-ce pas ? Non, ce n'est pas une
blague. Non ! Ça suffit, calmez-vous.
Allez, Arthur, foutez-moi ça dehors.
Non, non, on part le service.
Oh non, mon Dieu, je veux rester ici.
Ne gâche pas, il ne peut pas répondre, type comme David.
nous partons pour Mexico je te suis
C'est drôle.
J'entends la pluie.
Je la sens.
Vous
êtes
satisfait à présent ?
David Evans ne gênera plus.
Mais la mort de cette fille, c'était nécessaire.
Ce n'est pas nous.
Pas vous.
Nous n'avons pas les documents.
On ne peut toujours pas y aller en vrai.
Je pensais que vous aviez essayé de nous doubler. C'est donc quelqu'un d'autre.
Et qui ? Claude, elle-même ? Certainement pas.
Un seul homme aurait pu agir pour elle, le cas.
Il est arrivé après.
En tout cas, je peux vous dire une chose, ces photos ne sont désormais
dangereuses que pour Claude.
Elles ne présentent plus d'intérêt pour nous.
J'ai appris cette nuit qu'il n'était plus question de chercher à arrêter ou
étouffer l'histoire Lockheed.
C'est trop tard, c'est trop énorme.
Pour Washington, l'affaire est terminée.
Oui, mais pour nous, l'affaire Claude commence.
Je doute que ça devienne un Watergate français.
Ah,
tu es là, toi. Bonjour.
Je voulais vous parler. Il a téléphoné ? Personne.
Je les connais.
Aujourd'hui, ils ont peur.
Et j'en donne huit jours, un mois peut-être. Et ils me rappelleront pour
que je leur donne la plus belle d'entre vous.
Je leur suis aussi indispensable que leurs rêves.
Ils ont besoin de moi, tu verras.
Non, je ne verrai pas.
Je m'en vais.
Mais tu n'as pas besoin d'avoir peur, toi. Je n'ai pas peur.
C'est seulement que je ne peux pas rester plus longtemps.
C'est impossible, voilà.
Tu ne peux pas me quitter comme ça.
Si personne ne fait des commandes, j'ai au moins dix rendez-vous pour toi.
C'est tout ce qui vous préoccupe.
Rien d'autre que vos rendez-vous.
Rien d'autre que la réputation de Madame Claude.
Votre réputation, Madame Claude.
David et Anne Marion sont morts. Ils sont morts, Madame Claude.
Pourquoi ont-ils été tués ? Pourquoi ? Vous le savez.
Ne me direz jamais rien.
N'est-ce pas, Madame Claude ? C'est à cause de vous et des gens de votre
espèce qu'ils sont morts.
C'est comme si vous les aviez tués vous-même.
Les appartements.
Vous y trouverez tout ce que vous m'avez acheté.
Sauf ce que j'ai sur moi.
Mais ça... Je vous le paye.
À quoi, Elisabeth ? Vous voyez, Claude, il vous arrive de vous tromper.
Je n'étais pas faite pour ça. Pas faite pour ça ? Mais vous l'êtes, toutes.
Seulement, vous n'avez pas le courage de vous l'avouer.
Va, rentre dans le troupeau.
Va chercher un mari et torcher des enfants. Va faire la bouffe et la
vaisselle. Et en plus, tu auras le droit de te faire sauter, gratuitement.
Il te demandera encore de lui dire merci.
Allez, va, va, du principe.
Je vous attendais.
J'étais sûr que vous viendriez contrôler vous-même.
Voyez, tout est effacé.
C'est comme si rien n'avait jamais existé.
C'est dommage que je ne vous ai pas eu au téléphone hier.
Je vous aurais demandé d'essayer de récupérer les photos d'Evans avant l
'arrivée des autres.
Pourquoi ? Puisque de toute façon, vous comptez leur mettre aux Américains.
Ils les ont à présent. Vous savez très bien qu'ils ne les ont pas.
Je vous ai menti, le fèvre.
Si j'avais en main ces documents, moi je les détruirais.
Vous croyez tenir qui ? Je ne comprends pas ce que vous dites, monsieur.
Non, répondez-moi, vous êtes Mme Claude, n'est-ce pas ? Mais qui êtes-vous ?
Combien
vous en voulez ? Et où sont les négatifs ?
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