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Le temps passe et les enquêtes se corsent.
Aujourd'hui, un assassin effrayant !
Hors de question qu'il s'en prenne à Ran !
À la recherche de l'unique vérité,
un cerveau d'adulte dans un corps d'enfant,
son nom est Détective Conan !
Invités dans une villa de campagne pour profiter de l'automne,
Ran et moi rejoignons Sonoko.
Il y a aussi Ayako, sa sœur doctorante.
Et ses anciens amis de la fac.
Masaru Ôta, vendeur de voitures étrangères.
Hiroki Sumiya, rédacteur en chef.
Ryôichi Takahashi, employé dans l'alimentaire.
Et Chikako Ikeda, scénariste. Huit personnes en tout.
Ran, qui s'était perdue en forêt,
est attaquée par un sinistre individu au visage couvert de bandelettes.
Le pont suspendu est coupé,
pour nous empêcher de rejoindre la vallée.
Chikako Ikeda est kidnappée et tuée par l'homme aux bandelettes.
Mais ça ne s'arrête pas là. La vie de Ran
est à nouveau menacée.
Pourquoi ?
Pourquoi l'homme aux bandelettes
s'acharne après Ran ?
"L'homme aux bandelettes - 2e partie."
Quoi ?
Elle a encore été attaquée ?
Par l'homme aux bandelettes ?
Oui, on dirait.
- Ça va ? - Oui.
Il a débarqué d'où ?
- Vous aviez bien tout fermé ? - Oui.
- Regardez. - Quoi ?
La vitre est découpée.
Je vois ! C'est comme ça qu'il est entré.
Mais on est à l'étage.
Comment il est arrivé ici ?
Ôta.
L'arbre ! Il l'a sûrement escaladé pour atteindre le balcon.
Quel enragé !
- Et puis… - Non, ça cloche.
Il pleut à verse, dehors.
S'il était venu de la forêt,
il aurait laissé des traces de boue.
Or, il n'y a rien.
Comment ça se fait ?
C'est dangereux d'être séparés.
Rassemblons-nous dans le salon jusqu'à demain.
Ouais…
Mais, euh ! J'aime pas !
- Repose-moi ! - Cesse de geindre, tu es blessé.
Je veux… Ayako ?
C'est le collier que portait Chikako ?
- Quoi ? - Ah, oui. C'est son tour de cou.
Quand vous êtes sortis ce soir
pour courir après l'homme aux bandelettes,
j'ai trouvé le collier dans l'entrée.
Mais il est fou, ce mec.
Il a tué Chikako et il a attaqué Ran deux fois d'affilée.
Il veut peut-être tous nous tuer.
Tu crois ?
Non…
Rien ne colle.
Ce type,
il a filé dans la forêt, Chikako dans les bras.
Le collier, on aurait dû le retrouver dehors.
Que faisait-il dans l'entrée ?
Dis, pourquoi tu ne l'as pas dégommé d'un coup de pied bien senti, ce type ?
Ça ne te ressemble pas.
J'ai eu peur. Je ne supporte pas les fantômes et les monstres.
Ne t'en fais pas, ma belle.
On est six.
Il est tout seul.
À six contre un…
Ôta ?
- Aïe ! - Ouille, j'ai mal aussi.
- Conan ? - À quoi tu joues, demi-portion ?
On est sept, pas six.
T'es un mioche, ça compte pas.
- Bien sûr que si. - Quoi ?
Quand j'ai été attaquée, c'est lui qui m'a protégée.
Pas vrai ?
Merci.
Dis, tu n'as pas vu le visage du type, quand il t'a attaquée ?
Non…
Par contre, je connais sa corpulence.
Impossible de voir son visage, avec les bandelettes, mais son corps…
Je me suis agrippé à lui.
Vu que sa taille faisait à peu près ça,
je dirais qu'il est dans la moyenne, ni gros ni maigre.
Pff.
Comme si on allait faire confiance à un gosse.
La caméra de Sumiya ?
Il filmait, quand l'homme a kidnappé Chikako.
On la voit.
Je le savais.
Elle avait bien son tour de cou.
La théorie, c'est que Chikako aurait été kidnappée dehors
et que le tueur aurait traîné son corps en forêt.
Mais le collier dans le hall implique qu'elle est repassée par là.
Sauf si quelqu'un d'ici a traversé la villa avec le corps
avant de l'emporter en forêt.
Mais quand Chikako a été kidnappée,
tout le monde était ici.
Je nous fais du café ?
- Bonne idée. - Dites.
La dernière à avoir vu Chikako, c'est bien Ayako, pas vrai ?
- Oui… - Elle n'a rien fait de bizarre ?
Maintenant que tu le dis…
Elle a trouvé un mot, glissé sous sa porte.
En le lisant, elle a pâli.
Ça colle.
C'est comme ça qu'il l'a attirée dehors.
Ça explique ses chaussons dans l'entrée de service,
elle ne voulait pas être vue.
L'auteur de cette lettre
est l'un des vacanciers.
Le tueur de Chikako est forcément ici.
Mais pourquoi s'en prendre à Ran par deux fois ?
Il avait sûrement une dent contre Chikako,
mais pourquoi Ran, qui a débarqué sur le tard ?
Un instant ! Et si, à ce moment-là…
Pardon, mauvaise porte !
- Dis, Ran. - Oui ?
Tu te souviens, quand tu as ouvert toutes les portes, en arrivant ?
- Oui ? - Tu n'as rien vu, alors ?
Comment ça ?
Un manteau, ou des bandelettes.
Ça va pas, le mouflet ? Tu nous accuses ?
Ne vous fâchez pas.
Il aime jouer au détective.
Donc tu n'as vraiment rien vu ?
Non, rien vu du tout.
Ils se changeaient, j'ai refermé aussitôt.
Mais c'est vrai que quelque chose me turlupine…
Oui, ça me chiffonne.
Mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus.
Ce doit être juste un détail.
Tu dois te souvenir !
- Une coupure ? - L'orage a fait sauter les lignes.
J'ai… J'ai peur.
J'ai des bougies dans la cuisine.
Ça va aller, seule ?
- Je t'accompagne. - Moi aussi.
Voilà qui devrait tenir un moment.
C'était quoi, ce bruit ?
- Ça venait du salon. - Oh, non !
L'homme aux bandelettes ?
- Conan, ça va ? - Ouille, tu m'as fait tomber.
Pardon…
Regardez !
Mais… C'est une hache ?
Encore l'homme aux bandelettes ?
Plus aucun doute, il en a bien après Ran.
Mais pourquoi ?
C'est la voix de Sonoko.
- Ran, vite ! - Oui.
Dépêche-toi !
La fenêtre de l'étage ?
Ran, porte-moi jusqu'à la fenêtre.
Ayako, tiens-moi ça.
Quel massacre !
Il y a plein d'éclats de verre à l'intérieur.
Il a cassé les vitres pour entrer.
Non, faux.
Un des verrous est levé.
Soyons logique.
Si le tueur avait vraiment brisé la porte vitrée pour entrer…
Le verrou serait toujours baissé.
Mais ce n'est pas le cas.
Le coupable s'est contenté d'ouvrir la porte,
de sortir et de refermer la porte.
C'est ensuite qu'il a brisé les vitres de l'extérieur
pour faire croire à une effraction.
Il est encore entré par le balcon.
Ouais…
Il a dû se servir de l'arbre à nouveau.
Il n'y a plus aucun doute.
Le meurtrier de Chikako
et le triple agresseur de Ran est parmi eux.
C'est quoi, ces marques ?
Mais bien sûr !
J'ai compris.
Je sais comment il a fait !
Merci, Ran.
Je ne comprends vraiment pas pourquoi il s'acharne sur Ran.
Qu'a-t-elle bien pu voir ?
Non, rien vu du tout.
Ils se changeaient, j'ai refermé aussitôt.
Attends, et si il…
L'homme aux bandelettes,
c'est forcément lui.
Il n'y a plus aucun mystère.
Ça expliquerait comment il a pu passer devant la fenêtre avec Chikako.
Comment il a pu emporter le corps en forêt sans être vu.
Et son acharnement sur Ran.
Tout s'explique. Bon.
Je vais devoir utiliser Ran.
Ayako, je vais reprendre les bougies.
Je l'ai ratée ?
Sonoko ?
Ça ne va pas ?
Bon sang, je n'ai pas le choix. Je dois faire avec Sonoko.
- Sonoko ? - Je…
J'ai tout compris.
Je sais qui est le véritable meurtrier de Chikako.
Quoi ?
J'ai tout compris.
Je sais qui est le véritable meurtrier de Chikako.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Le meurtrier, c'est l'homme aux bandelettes.
Oui. Il doit nous guetter, depuis la forêt.
Tu crois vraiment à cette histoire ?
Souviens-toi.
Quand Ran a été attaquée,
comment il est entré dans sa chambre ?
Ben… En passant par le balcon, non ?
Oui. Il a escaladé l'arbre et il a sauté sur le balcon.
Dans ce cas, il aurait dû y avoir de la boue plein la pièce.
S'il était vraiment venu de dehors.
C'est pas faux, ça !
Ce n'était pas le cas.
Car le tueur était dans la villa.
- Quoi ? - Hein ?
Il est sûrement passé
par la chambre de Chikako.
Il n'avait plus qu'à emprunter le balcon pour entrer
et attaquer Ran. Sauf que…
Ran a crié.
Il a paniqué et il a regagné la chambre de Chikako.
Là, il s'est dépêché de se changer.
Et il a rejoint tout le monde dans la chambre de Ran, l'air de rien.
Donc le meurtrier de Chikako
et l'agresseur de Ran…
est parmi nous !
Sonoko…
T'es mignonne avec tes déductions, mais réfléchis.
Quand le tueur fou est passé devant la fenêtre,
on était tous à l'intérieur,
sans exception.
Donc tu vois,
c'est impossible que ce soit l'un de nous.
Tout devient possible avec un mannequin et des cordes de piano.
Le tueur a pu être à deux endroits à la fois.
Un mannequin ?
Oui. Probablement gonflable, pour qu'il prenne moins de place.
Le tueur a accroché le corps de Chikako au mannequin,
qui était suspendu par des cordes fixées à la tête.
Il a ensuite accroché une extrémité de ces cordes devant la fenêtre.
Puis il a fait courir les cordes jusqu'au balcon principal,
en les enroulant à la rambarde.
Il n'a plus ensuite eu
qu'à couper une des cordes.
Une fois le mannequin passé devant la fenêtre,
le tueur s'est hâté de le récupérer, avec le corps de Chikako.
Chikako !
Le seul en mesure de faire cela,
c'est celui qui était sur le balcon pour réparer le toit.
Takahashi, je veux parler de toi.
C'est une blague, Sonoko ?
J'ai une preuve, les marques laissées sur la rambarde.
Par deux câbles de piano.
Le bois est marqué.
Et qui de mieux pour créer une telle mise en scène
que le chef décorateur du club de ciné de la fac, Takahashi ?
Arrête, enfin.
Et j'en aurais fait quoi, du cadavre ?
Ben oui, moi…
j'ai suivi tout le monde en forêt.
On a découvert le cadavre en morceaux.
- Et je ne portais rien, pas vrai ? - Non…
Et pourtant, tu l'as bien transporté.
La preuve, c'est le tour de cou de Chikako retrouvé dans le hall.
Elle l'avait encore en passant devant la fenêtre.
Mais une fois tout le monde sorti, le collier s'est retrouvé dans le hall.
C'est la preuve que quelqu'un a porté son cadavre à travers le hall.
Mais enfin…
Je te rappelle que j'avais les mains vides.
Et trimballer un cadavre, c'est pas discret. Vous m'auriez vu.
Un cadavre entier, certes.
Mais juste la tête ?
Ça devient faisable.
Car après tout…
Ce qui émergeait hors du manteau,
c'est seulement la tête de Chikako.
Et justement, dans la forêt,
on l'a retrouvée démembrée.
N'importe quoi !
Pourquoi j'aurais tué Chikako, d'abord ?
Et puis il y a Ran, aussi.
Et puis…
Et puis…
Oui ?
Vas-y, continue.
Quelque chose pourrait te disculper.
L'homme aux bandelettes et toi, vous n'avez pas la même corpulence.
Elle a raison, Takahashi.
Le tueur n'est pas gros.
Pourquoi tu n'as pas mentionné ça ?
Car il a peur que je lui pose une certaine question.
Donc il se tait.
Que se passerait-il si je lui disais : "Es-tu vraiment gros ?"
Car en vérité, Takahashi n'est pas si enrobé.
C'est comme ça qu'il a pu s'éclipser avec la tête.
Il a attiré Chikako dans les bois et il l'a démembrée.
Ensuite, il a remplacé le rembourrage de son faux ventre avec la tête.
Et il a regagné la villa. Après,
une fois le tour de passe-passe terminé,
il a remis la tête et le mannequin dégonflé sous son pull
et il a rejoint les autres en forêt.
Il n'a plus eu qu'à s'en débarrasser en faisant semblant de chercher.
C'était futé.
Prétendre être gros pour endormir notre méfiance
et ainsi pouvoir transporter le cadavre à sa guise.
Quel plan risqué, mais extrêmement habile !
Avec cette ruse, nous étions tous persuadés
que Chikako s'était fait enlever
par un fou qui l'aurait tuée en forêt.
L'homme aux bandelettes devenait le coupable idéal.
Ce plan était génial, mais malheureusement pour Takahashi,
Ran est venue lui mettre des bâtons dans les roues sans le savoir.
Oui. Ran, en se trompant de porte,
est entrée dans sa chambre et elle l'a vu quasi nu…
Donc, sans son faux ventre…
Elle n'a pas tiqué sur le moment.
Mais si ça devait lui revenir, c'est tout le beau plan de Takahashi
qui se serait écroulé.
C'est pour ça qu'il l'a attaquée dans la forêt.
Pour l'empêcher de parler.
Mais ça n'a pas marché.
Ayant peur
que cette agression effraie Chikako, qu'il avait prévu de tuer,
il a coupé le téléphone…
Et les cordes du pont.
Pour coincer tout le monde à la villa.
Il a ensuite attiré Chikako dans les bois
et l'a froidement assassinée.
Je suppose que c'est lui,
l'auteur du mot glissé sous la porte de Chikako.
Il n'y a pas besoin d'être sorcier pour en deviner le contenu.
Il a dû mentionner Atsuko, la jeune femme de votre club.
Oui. Si j'ai fait tout ça, c'est pour Atsuko !
Takahashi ?
Un jour, au club, elle m'avait montré en secret le livre
qu'elle avait écrit.
Elle voulait être romancière.
Elle rayonnait de bonheur.
Mais elle s'est pendue si subitement…
J'ai compris pourquoi
en voyant le film de Chikako.
Le Royaume bleu ?
Attends, tu veux dire…
Oui.
Le script qui a lancé Chikako, c'était en fait une reprise mot pour mot
du roman d'Atsuko.
- Quoi ? Chikako… - Elle aurait tout pompé ?
Oui. Et ça l'a rendue célèbre.
Elle a reçu le prix "Jeune scénariste" avec, ce qui a lancé sa carrière.
PRIX JEUNE SCÉNARISTE
Atsuko s'est peut-être pas tuée pour ça…
Si ! Chikako a reçu son prix
la veille de sa mort ! Ce soir-là, Atsuko m'avait appelé.
"Je ne ferai plus jamais confiance", qu'elle m'a dit !
J'ai laissé un mot disant, "Viens dehors si tu tiens au secret du royaume."
Chikako s'est rendue dans les bois et je l'ai tuée.
Pour avoir osé réduire en cendres le rêve d'Atsuko.
Voilà.
C'est fini.
Je vais rejoindre Atsuko.
Attends, Takahashi !
- N'approchez pas ! - Takahashi !
Je vais rejoindre Atsuko dans l'autre monde.
Tel le héros justicier que je suis !
Ne me fais pas rire, pauvre type !
Si tu veux mourir, vas-y. Personne ne te retient.
So… Sonoko ?
Tu dis que tu as fait tout ça pour venger l'affront subi par Atsuko ?
Dès l'instant où tu t'en es pris à Ran,
ton excuse prend l'eau.
Tu avais juste peur.
Tu t'en es pris à Ran car tu ne voulais pas qu'on te capture.
Non, vraiment…
Tu n'as rien d'un héros justicier.
Tu es juste un lamentable assassin assoiffé de sang.
La trahison d'une amie.
La mort d'une autre.
Cette tragédie a fait naître un monstre.
Après cette nuit horrible et glaciale,
la villa retrouve enfin la paix.
Mais prenez garde.
Sinon, renaîtra à nouveau dans le cœur de quelqu'un…
le démon meurtrier nommé vengeance.
Je suis contente,
si ta sœur va mieux.
Oui, moi aussi.
Elle a passé une semaine au lit, après cette histoire.
D'ailleurs, c'est grâce à toi
si tout a été résolu. Encore bravo !
Hein ?
Oups ! Ça craint !
T'étais super classe, avec toutes tes déductions.
Changeons de sujet !
- Dites… - Normal.
Ce genre d'affaires, c'est un jeu d'enfant pour moi.
Shinichi et ton père peuvent aller se rhabiller.
Le règne de Sonoko Suzuki, enquêtrice de génie, peut commencer.
Je le savais, c'était une erreur de se reposer sur elle.
PROCHAIN ÉPISODE
Le Dr Yôko a un mobile
pour assassiner Nakamoto.
Mais elle a aussi un alibi en béton.
Si c'est bien elle…
Il n'y a pas de magnétoscope.
Je vois ! J'ai compris comment elle a fait.
Je le savais.
Elle a bien utilisé Ayumi
pour se construire un alibi.
Prochain épisode :
"Lundi, 19h30."
Indice pour la prochaine fois !
Des rideaux.
AU PLAISIR
Attention aux détails !
Ouvrez l'œil !
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