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Tu crois que quelqu'un nous a vus ?
On s'en moque !
Embrasse-moi.
Doucement.
Tout doucement.
Je crois qu'il y a quelqu'un.
Rhabillons-nous.
Tu as encore donné à manger au chat ? -Moi ? Non.
T'es sûre ?
Hé, le chat, tu restes dehors !
Oui, oui.
Je sais, je sais.
Va rendre visite aux voisins anglais.
Allez !
Vas-y !
Hé !
Qu'est-ce qu'il se passe ?
OK, on reste calmes.
On va jouer le jeu et dans quelques minutes ils seront partis.
Ok, les gars...
... gardez l'argent.
Prenez le téléphone.
Restez calmes.
Vous pouvez nous parler allemand.
Vous êtes...
Vous êtes en vacances ici ?
Oui, nos parents attendent dehors dans la voiture.
Alors ?
Y a combien ? -30, 35.
Oui, plus nos portables. C'est tout ce qu'on a.
C'est tout ?
Oui. -Oui.
Tout ça pour ça ? Ça vaut pas le coup.
Vous pouvez peut-être trouver quelqu'un d'autre à braquer.
Oui ? -Oui.
Ça suffit. Allez-vous-en svp !
Non.
Pourquoi on partirait ?
Du calme, du calme.
Calme-toi.
OK, vous prenez ça et vous partez, d'accord ?
Regarde, on nous fait des cadeaux sans qu'on ait à bouger le petit doigt.
Foutez le camp !
Je t'entends. -Ça suffit !
Ah oui ? -Oui.
Allez, on s'est bien éclatés. On bouge.
Non. On commence tout juste à s'amuser.
Désolé, je...
C'est pas ce que je voulais dire.
S'il vous plaît. Partez, s'il vous plaît.
Allez, viens.
Qu'est-ce que tu voulais dire ?
Rien.
Rien. -Non.
On peut rester, alors.
Vous voulez pas reprendre là où vous avez arrêté ?
Quoi ? -Sur la plage.
C'était chaud.
Je propose que vous baisiez et nous on se branle ?
Et après on se casse. -Tu sais quoi ?
Je crois que tu vas dégager maintenant.
Tu es malade !
Malte, Malte !
Comment tu t'appelles ?
Regarde-moi ! -Déshabille-toi !
Écoute. Vous prenez nos affaires et vous dégagez, d'accord ?
Vous avez gagné, d'accord ?
Déshabille-toi !
Tu comprends ce que je dis ?
Déshabille-toi !
Oublie ça, enfoiré !
Arrêtez !
Arrêtez !
Il faut qu'on leur parle.
Qu'est-ce tu veux leur dire ?
Tu m'as pas compris ?
Allonge-la sur le dos.
Et baise-la.
Viens en moi. -Quoi ?
On s'en fout.
Vas-y.
Hé.
Concentre-toi sur moi.
Regarde-moi.
Regarde-moi.
Ça va.
Tout va bien.
Tout va bien...
C'est pas le spectacle que j'attendais.
C'est bon, mon vieux.
On bouge maintenant.
Non !
Non !
Fais pas ça !
Non ! Non !
Fais pas ça !
Le câble ! Le câble !
Non !
Longue passe ! Très bien !
Très bien !
Bonjour. -Bonjour.
Bonjour. -Bonjour.
À plus tard.
UN MERVEILLEUX COUPLE
Cette chanson est merdique, Lydia !
Écoutez attentivement.
Maintenant je vais avoir cette merde dans la tête toute la journée.
Lydia, éteins ça.
Comment se fait-il qu'une chanson nous reste en tête
alors qu'on la trouve horrible ?
Cette chanson dure 3 minutes et 42 secondes.
Elle parle du chanteur qui téléphone à une fille.
Elle lui dit qu'elle va être en retard
alors que lui-même est parti depuis longtemps.
Les paroles sont une critique de notre société de communication
où on passe notre temps à s'appeler sans jamais se voir.
Réfléchissez-y jusqu'au prochain cours.
C'est le tour de qui la semaine prochaine ?
On est impatients de voir ! -Oh oui !
C'était bien ! -Merci.
Comment vous sentez-vous maintenant ?
Je suis triste que ce soit terminé.
Mais je me sens mûre. Le moment est venu.
Appelez-moi dans six semaines
pour un rendez-vous si vous voulez. -D'accord.
Je peux vous serrer dans mes bras ? -Bien sûr.
Merci pour tout.
Willy, rentre-lui dedans ! Protège ton épaule !
Stop.
Tu veux que je baisse la musique ?
Non, ça va.
Il te reste encore beaucoup de boulot ?
Oui, mais pas pour demain.
Pourquoi ?
En quel honneur ?
D'abord, on trinque !
Ma thérapie est terminée.
Je suis complètement guérie depuis aujourd'hui.
Pardon.
Je suis contente que tu sois là.
Moi aussi.
Tout va bien ?
Oui.
Tu veux que je mette de la musique ?
Bonne nuit. -Bonne nuit.
Merci beaucoup, c'était notre dernière chanson.
Soutenez le club et commandez de la bière
sinon on va devoir faire payer l'entrée et ça serait pas la bonne solution.
Alors, ciao !
Salut !
Vous êtes mignons, les gars. -Mignons ?
Oui, mignons dans le sens de "mignon".
Va te faire voir !
Plus tard !
Je reviens. -Dépêche-toi !
Oui.
Cool ! -Merci.
Une bière ? -Une bière !
Salut !
Un chawarma, svp.
Avec de la salade ?
Ouais. -Quelle sauce ?
Qu'est-ce que vous avez ?
Aux herbes, à l'ail et aux épices.
Les trois. -Tu as une faim de loup !
On avait un plat et deux cocas. -10,20 euros, stp.
Tiens. -Merci.
Merci, habibi ! -Salut, amusez-vous bien !
Alors, un chawarma ?
Hé, hé !
Ça, mon pote, c'était du vrai rock'n'roll !
Mais j'ai trop picolé.
Ne t'arrête pas.
Je viens de croiser le mec qui a violé ma femme.
Juste au coin. Chez Dunya.
Malte...
Il a une petite amie.
Une jolie fille.
Quelle petite amie ?
Personne. Continue ton roupillon.
Continue...
Eh bien...
... allons lui faire sa fête.
Putain ! Je ne sais même pas où il est !
M. Brinkmann !
Vous avez le temps de boire une bière avec moi ?
Ça va ? -Oui.
Continue !
Ne traînez pas.
Bonjour ! -Bonjour !
Rebekka, tu peux fermer la porte, stp ?
Où nous étions-nous arrêtés la dernière fois ?
Clara ?
Aux "Physiciens" de Dürrenmatt, Mme Brinkmann.
Vous pourriez préciser ?
Bonjour.
Je vous dois de l'argent. Pour le chawarma d'hier.
D'hier ? -Oui.
Ça fait combien ? -Avec de la salade ?
Oui. -Trois euros.
Vous vous souvenez du jeune couple
qui a payé hier juste après ma commande ?
Ils avaient pris un grand plat de...
Je ne sais pas ce que c'était.
Et deux cocas.
Une vingtaine d'années tous les deux. Elle avait les cheveux mi-longs.
Je ne sais pas.
J'ai apporté le 2e mouvement de la 7e symphonie de Beethoven.
Alors,
en avril 1812, le docteur de Beethoven lui a dit
qu'il allait devenir sourd.
Il a d'abord songé à se suicider,
mais il a écrit sa symphonie à la place.
Où étais-tu passé ?
Sorti boire un verre.
Bonne nuit.
Alors ça, ça veut dire "tout va bien".
Ensuite il y a "descendre", "monter" et ça,
ça porte vraiment à confusion. Ce n'est pas "salut", mais "détresse".
"Détresse" ? C'est un mot ?
Oui, "détresse." -Et "aide" a un signe différent ?
Non, on agite la main aussi. - "Hé, content de te voir !
Une murène me mord le cul !" -Pourquoi une marraine te mord ?
Pas "marraine", "murène".
C'est un serpent de mer.
L'examen est quand ? -Dans une semaine.
Mais vous serez encore là ?
L'examen théorique est ici. La pratique est en Croatie.
Je peux regarder quelque chose ? -Regarder quelque chose ?
Moi aussi je veux apprendre la plongée. Et descendre voir les bateaux coulés.
Vous n'êtes pas allés en vacances depuis ?
Non. -Désolée.
Les gars, ça brûle !
Malte, donne-moi un coup de main !
Une belle saucisse ? Une demi-vache ?
Non, merci.
J'ai raté quelque chose ?
Vous savez, à un certain moment on doit décider
si on se bousille la vie par ses peurs et ses reproches
parce qu'on est tombés sur trois enfoirés.
Ou si on oublie et on continue à vivre. -Liv, tu n'as pas à expliquer.
Mais c'est fou ! Peu importe la personne à laquelle on demande,
presque tout le monde s'excuse d'avoir été agressé.
"Je n'aurais pas dû sortir si tard le soir."
"Je n'aurais pas provoqué du regard." "Je n'ai pas vu le danger à temps."
On n'aurait pas dû faire l'amour sur la plage, etc.
L'être humain aime se sentir coupable.
Parce que quand on fait une erreur,
c'est plus facile de se dire
qu'on fera mieux la prochaine fois.
Mais le fait est qu'on n'a rien fait de mal.
Malte n'a rien fait de mal.
Je n'ai rien fait de mal. Ce sont des choses qui arrivent.
C'est aussi effrayant et aussi simple que ça.
Je parle trop. -Pas du tout.
Santé.
À la tienne. -À la tienne.
Liv ? -Oui ?
Tu n'es pas obligée de tout dire aux gens.
Ça te gêne ?
Non, pas du tout. Je veux juste dire que...
Tu n'es pas obligée.
Désolée.
Je pensais qu'on devait s'expliquer.
Bonjour.
Bonjour.
Vous cherchez quelqu'un ?
Non. Il n'y a personne.
Qu'est-ce qu'il se passe ? -Rien.
Pour info, les Muellers sont en vacances !
Laisse tomber. C'est sûrement un pote à Klauser.
Je vais avoir ta peau, fils de pute !
Je sais qui tu es.
Ah oui ?
Si tu fous en l'air ma vie, je fous en l'air la tienne !
Je te bute !
Salut. -Salut.
Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
Boxe.
Ben dis donc ! Vous avez la main plus légère d'habitude, les gars.
Où étais-tu passé tout ce temps ?
J'ai été retenu à l'école.
Et il a fallu que je discute du groupe avec Ben.
Malte. -Quoi ?
Je suis allée boire un verre avec Ben au Querschlag.
On t'a attendu. Je t'ai laissé un message sur ta boîte vocale.
Que se passe-t-il ?
Rien.
Rien.
Non.
Rien susceptible de t'inquiéter.
Je préférerais décider par moi-même.
Désolée mais tu n'arrives même pas à trouver une bonne excuse.
Tu vois quelqu'un ? -Quoi ?
Tu m'as bien entendue.
N'importe quoi ! -Vraiment ?
Ne demande pas.
"Ne demande pas" ?
On a appris à utiliser le "je" dans la thérapie, alors voilà...
Je m'inquiète parce que je vois que quelque chose cloche
mais je ne sais pas quoi.
À ton tour maintenant.
Que dirais-tu si ces...
... types se faisaient choper ?
Que veux-tu dire ?
Majorque.
Dis. -Tout le monde s'en fout.
C'est vrai mais...
... s'ils refaisaient surface ?
Je ne veux plus rien avoir à faire avec tout ça.
Peu importe qu'ils restent impunis ? -Bien sûr que non,
mais je ne meurs pas d'envie de les croiser si tu vois ce que je veux dire.
Qu'est-ce qui te fait penser à ça ?
Arrête.
Ici et maintenant.
C'est tout ce qui compte.
Je l'ai vu.
Qui ? -Lui.
Je l'ai croisé par hasard.
Dans un snack-bar au coin de Querschlag.
Avec sa petite amie.
Et je l'ai suivi.
Ce n'est pas drôle, Malte.
Non.
Je suis d'accord.
Il habite là-bas.
Au 4e étage.
Liv ! Il arrive.
C'est pas lui.
J'y crois pas.
Allez, sortons d'ici.
Liv, viens !
Il faut qu'on aille à la police, non ?
Il m'a surpris.
Quand je le suivais.
Il a dit qu'il se vengerait
si on le dénonçait.
Tu lui as parlé ? Tu es malade ?
Qu'est-ce qu'il entend par "se venger" ?
On n'est pas rentré dans les détails.
Vous avez un échantillon d'ADN ?
Non.
Mais j'étais présent. Je peux témoigner sur tout.
Ça n'aidera pas beaucoup.
S'ils ne sont pas rongés par le remords, ils vont se couvrir mutuellement.
Évidemment, je sais que le viol est un cas sérieux.
La police enquêtera avec perquisition et tout le bazar.
Je suis sûr qu'on pourra prouver qu'ils étaient à Majorque à cette époque.
Peut-être plus. Je veux juste éviter de vous donner de faux espoirs.
Ils écoperaient de quelle peine ? Si on réussissait ?
Cela relève du juge des mineurs, et là, tout est possible.
C'est-à-dire ?
Un an de détention, puis travail d'intérêt général.
Peut-être même dans un centre d'accueil pour femmes battues.
Oublions ce mec.
Je suis sérieuse.
On a réussi à l'oublier une fois, on réussira une deuxième fois.
Pour un couvercle de WC, on ira dans un autre magasin.
Liv, tu...
Tu ne sais pas ce que tu dis.
Tu as dit qu'il avait une petite amie ? -Oui.
Alors il n'a aucune raison de violer quelqu'un d'autre.
Liv ! Arrête !
Je n'ai pas peur de lui.
Si,
tu as peur.
Et moi aussi.
Malte...
Promets-moi de le laisser tranquille.
Promets-le-moi.
... donc ces nouvelles molécules
s'introduisent dans votre système sanguin et ensuite ?
Aucune idée ?
Oui.
L'effet de l'acide acétylsalicylique inhibe
la synthèse de la prostaglandine H2.
Je peux dessiner un diagramme.
Juste avant le centre catalytique, l'acide acétylsalicylique transfère...
un radical acétyle vers un acide aminé, l'enzyme est ainsi inactivé en permanence.
Très bien.
Vous allez me donner une récompense ?
Je n'en donne plus depuis le CE2.
Merde ! -Continue de jouer, Clara.
Oui, je sais.
Ça va marcher maintenant.
On arrête pour aujourd'hui.
Ça permettra à Clara de s'entraîner un peu.
Je suis si furieuse.
Je ne peux pas vous forcer, mais à votre place j'irais voir la police.
Vous savez pourquoi j'ai réussi à m'en sortir aussi bien ces derniers temps ?
C'est parce que je lui avais pardonné.
Je m'étais convaincue que c'étaient trois garçons stupides
qui avaient pris trop de drogues.
Et j'imaginais que lui était rongé par sa mauvaise conscience
et passait son temps à m'écrire des lettres d'excuses
qu'il ne pouvait envoyer parce qu'il ignorait mon adresse.
Le pardon fonctionne quand on parvient à réécrire l'histoire sous un angle positif.
Comme vous l'avez fait dans votre imagination.
Mais personne n'attend de vous que vous trouviez positif d'avoir été violée.
Allez à la police.
Je suis avec vous. On va réussir.
Tu n'as pas acheté de basilic ?
Il n'y en a plus sur le balcon ?
Oui, mais il est desséché.
Je vais voir.
Tu as raison, il est mort.
Tu veux goûter ?
C'est bon.
Ajoute peut-être un peu de sel.
Tu as revu ta thérapeute ?
Comment tu le sais ?
Ton agenda était ouvert, il était sur la table.
Depuis quand regardes-tu dans mon agenda ?
Il était sur la table. -C'est pas une excuse.
Tu sais, je...
On peut pas passer le reste de notre vie à tenter de fuir quelque chose !
Je ne fuis pas. -Si.
Non. -Bien sûr que si ! Tu fuis.
Bon, écoute-moi.
Revenons à Majorque.
Tu étais mon Malte, englué dans la même merde que moi.
Ouais, pas de chance !
Je ne t'ai jamais fait de reproches.
Mais que tu me ramènes ce mec, c'est vraiment nul.
Qu'aurais-tu voulu que je fasse ?
J'aurais dû me taire ?
Oui ! Ç'aurait été plus classe !
Tu es comme un chat qui ramène sa souris morte,
fier comme un coq d'avoir réussi son coup !
Du sel...
Monte ta garde, Malte !
Je te l'avais dit ! -Pardon !
Tu n'as pas besoin de t'excuser quand tu portes un coup.
Stop, stop, stop, stop.
Excuse-moi, tu as du feu ?
Merci.
Tu travailles ici ?
Allemand, biologie, sport, tous les niveaux.
Mais tu as fini tes cours aujourd'hui ?
Oui.
Et toi ?
Je mesure votre amphi. L'acoustique.
Pour la rénovation ? -Exactement.
Tu pourrais m'aider une seconde ?
Ça sera pas long.
Il y a partout du béton apparent, du métal et des hauts plafonds.
Pas étonnant qu'on ne comprenne pas les poèmes à la fête de Noël.
Tu veux essayer ?
Pointe-le vers le plafond et appuie. Et je mesure l'écho.
Je peux utiliser les haut-parleurs, mais c'est plus marrant comme ça.
D'accord. -Je t'apporte des cache-oreilles.
Merci.
Comme ça ?
Oui.
Vas-y !
Tu n'as pas le droit de rire.
Quoi ? -Tu n'as pas le droit de rire !
L'enregistrement est en cours.
Recommence.
Maintenant !
Que fais-tu ce soir ?
Pourquoi demandes-tu ?
Je t'aurais invitée à boire un coca.
Un coca ?
J'aurais pu dire "un drink", mais...
ça fait idiot.
Le coca fait penser à un anniversaire d'enfant.
Ça me déplairait pas, un anniversaire d'enfant.
Tout le monde a sa place avec son nom,
on peut se déguiser
et à la fin on joue à colin-maillard.
Tu sais, j'aurais très envie de boire un coca avec toi.
On discuterait. Tu me parlerais d'un anniversaire
où tu t'étais déguisé en boucher.
Et à la fin plus personne ne voulait danser avec toi
parce que le ketchup sur ton tablier a commencé à puer.
Et ensuite on passe du coca à la vodka-coca.
Ensuite on fait les cons et on tourne autour du pot
parce qu'on ne veut pas se sentir con après une aventure d'un soir,
et ça finirait certainement par un coup d'un soir.
Mais on s'en fout parce qu'on est complètement bourrés.
Je n'ai jamais été déguisé en boucher.
C'est pas grave.
De toute façon il faut encore que j'envoie les mesures aux architectes.
Reste.
Embrasse-moi.
Pas de panique. Je veux juste voir ce qu'on ressent.
Vas-y.
Doucement.
Désolée, je fais n'importe quoi.
Contente de t'avoir rencontré.
Moi aussi.
Salut.
Salut.
Qu'est-ce que je te sers ?
Une bière, stp.
Comment tu t'appelles ?
Jenny.
Jenny.
Comme la Jenny des Corsaires ?
C'est qui, la "Jenny des Corsaires" ?
La Jenny des Corsaires de l'Opéra de quat'sous ?
C'est une femme de chambre dans un hôtel bon marché.
Mais personne ne sait qu'elle est aussi la fiancée d'un grand pirate.
Et un jour, il ancre son navire avec "8 voiles et 40 canons",
et lamine tous ceux qui ont maltraité sa Jenny.
Ça me plaît.
Toi aussi tu as sûrement un pirate, hein, Jenny?
Quoi ?
Un petit ami. -Ouais !
Je suis déjà prise.
C'était juste une question. -Y a pas de mal à demander.
Je peux te demander autre chose ? -Bien sûr.
Tu l'aimes ?
Je veux dire, ton pirate.
Ça serait une perte de temps sinon, non ?
Il te traite bien ?
Le seul homme qui vaut la peine qu'on le pleure
est celui qui ne te fera jamais pleurer.
On n'évite pas certaines larmes. Tu t'en rendras compte plus tard.
Ça ne respire pas la joie de vivre !
Marié ?
Ouais.
Ça marche pas fort ?
Nous aussi on a des hauts et des bas.
Par exemple,
on vient d'emménager ensemble et il veut redéménager.
Alors que j'ai repeint tout l'appart.
Pourquoi il veut redéménager ? -Je ne vais pas rentrer dans les détails.
S'il te plaît.
Ils veulent qu'il soit plus flexible, qu'il habite plus près de son boulot.
"Plus flexible !"
Dans un magasin de bricolage ?
Tu sais ce que ton petit ami a fait ?
Il y a deux ans, ton petit ami a violé ma femme.
Quoi ?
On avait presque oublié.
On a fait tous les deux une thérapie.
Elle plus longtemps que moi.
Et puis je vous vois tous les deux !
Dans ce snack-bar.
Le 2 juin, près du Hansaring.
Tu sais ce que j'ai pensé ?
Tout va s'arranger.
Il va aller en taule.
Et on va avoir la paix.
Mais c'est pas ce qui s'est passé.
Je me suis ridiculisé une fois de plus.
Je te fous à la porte.
Je sors.
Je peux déjà me servir ? -Bien sûr.
Tu en veux un aussi ?
Non, merci.
C'est sympa quand ils sont tous à l'intérieur, non ?
J'ai l'impression que le monde entier voit qu'on n'y arrive pas, sauf nous.
On n'arrive pas à quoi ?
À tout, non ?
J'ai parlé à sa petite amie.
C'était pas prévu.
Je t'ai déjà trop impliquée. Tu l'as dit toi-même.
Tu m'avais promis de laisser ce mec tranquille.
Je ne peux pas faire comme si rien ne s'était passé !
Je peux pas !
Pas de panique !
Je veux juste te parler.
Du calme.
Du calme.
Ton copain court voir ma copine et lui raconte tout.
Vous avez gagné.
Et maintenant c'est terminé.
Liv ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Il est venu.
Dans l'appartement.
Liv.
Liv ! -Attends, attends.
Comment connaît-il notre adresse ? Comment le sait-il, Malte ?
Liv !
Où vas-tu ?
Police du Karma
Arrêtez cet homme
Il parle en maths
Il bourdonne comme un frigo
Il ressemble à une radio déréglée
Police du Karma
Arrêtez cette fille
Sa coiffure à la Hitler
Me rend malade
Et nous avons saccagé
Sa fête
Voilà ce que ça t'apporte
Voilà ce que ça t'apporte
Voilà ce que ça t'apporte
De nous chercher des embrouilles
Et pendant une minute
Je me suis égarée
Je me suis égarée
Et pendant une minute
Je me suis égarée
Je me suis égarée
C'était beau. -Je dois reprendre mon boulot.
C'était il y a deux ans. J'étais complètement bourré.
Tu veux que j'aille me dénoncer ?
Pourquoi ?
Pourquoi t'as fait ça ?
Ça m'est venu comme ça.
Qu'est-ce que tu veux ?
Dis-moi où il est.
Où est-il ? Où ?!
J'en sais rien.
Hé ! Hé ! Regarde-moi !
On va se sortir de ce merdier, OK ?
Ne fais pas le con, Malte.
OK, on appelle les flics
et ton petit ami va passer aux aveux !
Malte !
Putain !
Que veux-tu que j'avoue ?
Doucement, doucement !
Attention !
Je vous aide.
Markus, appelle en bas !
Un, deux, trois.
Hémogramme. En urgence.
Patientez dans la salle d'attente svp !
Transférez-le en 12. -On s'en charge.
Il reste en observation en attendant l'anesthésiste.
Excusez-moi.
Vous voulez laisser vos coordonnées ?
Au cas où il voudrait vous remercier. Vous lui avez sauvé la vie.
Non, merci.
BABELFISCH TRANSLATIONS Aya Kouamé
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