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DUEL SUR LE MISSISSIPPI
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Depuis l'�poque des premiers colons
un empire de richesses s'est d�velopp� le long des rives du Mississippi.
Les plantations s'agrandirent et le sucre cessa d'�tre un simple luxe
pour devenir une marchandise tr�s pris�e
qui affecta les march�s du monde entier.
Avec les richesses arriv�rent les pirates et les brigands
qui cr��rent un march� noir. Le sucre redevint pareil � l'or.
L'empire naissant du fleuve fut menac�.
Car personne ne semblait capable d'arr�ter ces voleurs.
� l'exception de quelques planteurs courageux et de leurs fid�les �quipes.
Arr�te de chanter Marie.
Pourquoi, M. Louis ?
Tu n'aimes pas ma voix ?
Au contraire mais j'ai d'autres choses � �couter.
Bouge pas, Jabo, je vais jeter un �il.
Ordure !
C'est tr�s discutable.
Lili ! Qu'est-ce que vous fabriquez ici ?
Je vous avais dit : pas de sang.
Il allait sonner l'alarme.
Vous savez que c'est pour vous que je fais �a.
Pour moi ! Plut�t pour plus de 1.000 sacs de sucre.
Ce n'est pas la seule raison.
Allez, remontez � cheval et disparaissez. J'ai du travail.
Taisez-vous, tous. Sinon �a ira mal.
Anton, appelle le bateau.
Fais attention quand vous chargerez le sucre. Je ne veux pas en perdre.
Je ferai attention, Hugo, n'aie pas peur.
Lili, ne restez pas ici, ce n'est pas prudent.
�coutez, c'est mon op�ration et je reste.
Pour v�rifier que pas un sac de sucre ne s'�gare dans les mains de Tulane.
Vous n'aimez pas beaucoup les Tulanes, n'est-ce pas ?
En effet. Je lui apprendrai � d�cider o� les gens peuvent vivre.
Bonsoir M. Lafarge.
Bonsoir Benedict. Les Tulanes sont l� ?
- Dans le salon, monsieur. - Bien.
Avec un sucre qui cote � 10 1/4 le sac de 50 kilos.
Je pourrai rembourser 8 000 $ � Gabriel pour le pr�t.
Et il restera suffisamment pour tenir jusqu'� la prochaine r�colte.
- Viens donc. - Merci.
C'est gentil de venir nous voir, Ren�.
Je vous en prie, M. Tulane, restez assis.
- Un cognac, Ren� ? - Merci.
Asseyez-vous, Ren�. Vous nous avez manqu�.
- Et la malaria, M. Tulane ? - �a va, �a vient...
Mais je vais mieux.
Vous avez termin� vos r�coltes ?
Les cannes � sucre sont pratiquement toutes coup�es.
On va commencer � les broyer la semaine prochaine.
Il para�t que votre r�colte a �t� tr�s bonne.
1 114 sacs.
Tant que �a ! F�licitations.
Vous avez r�ussi � vous d�barrasser de la "morve rouge".
Andr� a tout br�l� et tout nettoy� l'ann�e derni�re.
J'ai m�me failli faire br�ler la maison.
�a aurait pu le valoir pour �liminer cette maladie.
Ta plantation est contamin�e ?
Un tout petit peu au Nord-Est.
Mais la vraie maladie, je l'ai trouv�e dans ma maison.
Jacques Scarlet, l'homme du delta.
Ce pirate essaie encore d'acheter ta plantation ?
Il est encore revenu il y a deux jours.
Je dois reconna�tre qu'il m'a fait une tr�s belle offre.
Ne vous inqui�tez pas M. Tulane, j'ai refus�.
Comme je vous l'avais promis.
C'est bien. C'est la seule chose � faire, Ren�.
Si on laisse un seul de ces brigands du delta p�n�trer notre communaut�
nous serons morts ou chass�s.
C'est le dernier.
Je donnerai tout pour voir la t�te de Tulane quand il verra ses pertes.
�a m'a co�t� quelques hommes.
Mais �a peut se r�gler selon ce que vous �tes pr�te � payer.
Apparemment, pas assez.
� la prosp�rit� des Tulanes.
Une attaque.
Poussez, poussez... Vite !
� cheval, vite. Restez pr�s de moi.
L�chez-moi.
J'ai fini de me battre, ce soir.
Alors ? Maintenant que vous avez captur� une femme du delta,
qu'est-ce que vous allez en faire ?
Je vais vous livrer au sh�rif.
�a veut dire 10 ans en prison.
Mais si vous me guidez jusqu'� votre repaire dans le bayou, je vous rel�che.
Vous, vous trahiriez vos amis ?
Mes amis ne sont ni des voleurs ni des tueurs.
Il para�t que la prison est infest�e de vermines.
10 ans, c'est bien long.
Combien de temps pensez-vous que je vivrais si je trahis mes amis ?
Je vous paierai le voyage jusqu'� St Louis.
St Louis pourrait me plaire.
Alors on est d'accord ?
Ma cheville... Je crois qu'elle est cass�e.
Je vais vous enlever votre botte avant que �a n'enfle.
Merci.
Pr�te ?
Comment vous vous appelez ?
Je suis d�sol�, c'�tait bien long pour pas grand-chose.
On aura plus de chance la prochaine fois.
Vous ne voulez pas venir prendre un petit d�jeuner ?
Merci Andr�, on doit retourner dans les champs, pour la r�colte.
Au fait, dis � ton p�re de ne pas s'inqui�ter � propos de Gabriel.
Pas de probl�me. Gabriel lui accordera un d�lai suppl�mentaire pour le pr�t.
Il a int�r�t s'il veut notre sucre pour sa raffinerie.
- Je le lui dirai. - Merci.
On a r�ussi � suivre leurs traces jusqu'au Bayou Bacca
et puis on les a perdus dans les �tangs et la for�t.
Il doit bien y avoir un moyen de p�n�trer dans le Bayou Bastille
pour exterminer ces crapules.
Mais comment ? On sait juste que ce bayou est en bas du delta.
Mais il y a des centaines de bayous.
Et m�me si on le trouvait, il doit �tre bien gard�.
Et c�t� terres, ils sont prot�g�s par une jungle d'�tangs et de for�ts.
Et il n'y a qu'eux qui savent se diriger l�-dedans.
Alors il va falloir monter un pi�ge pour les faire venir jusqu'� nous.
Avec un bel app�t, j'esp�re.
Le gros poisson que nous attraperons dans ce pi�ge sera certainement...
M. Jacques Scarlet.
Quand on parle du diable...
Je connais Ren� Lafarge, bonjour, mais qui est Jules Tulane ?
Je suis Jules Tulane, monsieur.
Si je pouvais, je tuerais ces abrutis qui ont invent� ces cols rigides.
Il est bon.
Vous d�sirez me voir, monsieur ?
Oui, monsieur.
Pour deux raisons.
La premi�re, c'est vous qui avez emp�ch� que j'ach�te Lafarge.
En effet.
Pour quelle raison ?
Pour l'instant, vous �tes un... h�te dans ma maison.
Je dirai donc simplement que vous ne faites pas partie de notre communaut�.
Parce que j'�tais un pirate ?
Parce que je viens de Bayou Bastille ?
Ce sont vos mots, monsieur, ils r�sument parfaitement la situation.
M. Scarlet est peut-�tre venu pour affaires ?
- Des affaires ? - Notre r�colte de cannes � sucre
que vos hommes ont vol�e la nuit derni�re.
Que vous nous rendrez, bien s�r, si mon p�re ne s'oppose plus � votre achat.
Les hommes du delta ? Oh non, monsieur, je n'ai plus rien � voir avec eux.
Quand le pr�sident Madison a amnisti� tous les pirates pour services rendus
pendant la bataille de La Nouvelle-Orl�ans,
j'ai quitt� le Bayou Bastille pour devenir un citoyen respectable.
J'ai investi dans le bateau-casino le Lili Scarlet.
Vous y �tes d�j� all� ?
Ces derni�res ann�es, la "morve rouge" apport�e par les hommes du delta
ne nous a pas laiss� assez d'argent pour aller jouer au casino.
Je pense que le risque aurait �t� tr�s faible � ma table.
Vous avez mentionn� une seconde raison.
Press� de me voir partir.
Je serai bref.
Je vous donne 50.000 $ pour votre plantation.
Soit 30.000 pour votre prochaine r�colte,
15.000 pour le pr�t que vous avez souscrit,
et 5.000... pour vous-m�me.
Comment avez-vous obtenu mes comptes ?
Je suis un homme d'affaires. Je me renseigne avant d'acheter.
Benedict, raccompagne M. Scarlet.
Merci, merci beaucoup.
Je suis impressionn� par votre belle maison.
Et par la qualit� de votre cognac.
J'esp�re en profiter pendant de nombreuses ann�es.
- Ton p�re est l� ? - En haut, je vais le chercher.
Non, attends. J'ai un mandat pour lui. Il doit se pr�senter au tribunal.
Je pr�f�re que tu le lui donnes.
- Un mandat pour quoi ? - Non-paiement d'une dette.
Il semble que la r�colte que les hommes du delta vous ont vol�e
�tait une garantie contre le paiement d'un pr�t.
Maintenant l'int�gralit� du pr�t est exig�e : 30.000 $.
C'est ridicule.
Georges Gabriel conna�t mon p�re. C'est un vieil ami.
- Il ne le tra�nerait pas au tribunal. - Gabriel a vendu la dette.
C'est le nouveau propri�taire qui attaque.
- � qui il l'a vendue ? - � une certaine Lili Scarlet.
- Lili Scarlet ? - La fille de Jacques Scarlet.
Je pense qu'elle ne nous accordera pas le moindre d�lai.
J'esp�re que si.
Parce que selon la loi, un d�faut de paiement, c'est la prison.
Au revoir.
Jules Tulane poursuivi pour dette.
Lili Scarlet pourrait le faire aller en prison.
Premi�re affaire.
Lili Scarlet contre Jules Tulane.
Une jolie robe, une ombrelle. Gros progr�s par rapport � hier.
Je ne sais pas de quoi vous parlez.
M. le juge, cette femme �tait avec les hommes du delta
quand ils ont pill� notre plantation.
Je l'ai captur�e, mais elle a r�ussi � s'enfuir.
Elle m'a assomm� avec une pierre.
C'est une accusation tr�s grave M. Tulane.
Vous avez des preuves ou des t�moins ?
J'�tais seul, mais je peux fournir Une preuve.
Quand je l'ai attrap�e, elle s'est bless�e � la cheville.
Mlle Scarlet ?
Monsieur veut peut-�tre examiner la preuve ?
- Avec votre permission ? - Permission accord�e.
Incroyable ce qu'un gentilhomme cr�ole est pr�t � faire pour ne pas payer.
Monsieur a fait erreur, non ?
Excusez-vous imm�diatement.
Je m'excuse de vous avoir sous-estim�e.
M. le juge, �tant donn� le manque de preuve, je dois retirer ma plainte.
M. Tulane, votre r�colte �tait en garantie contre un pr�t.
Cette dette appartient maintenant � Mile Scarlet.
Cette r�colte vous a �t� r�cemment vol�e.
Par les hommes du delta.
Contractuellement l'int�gralit� de la dette est due.
Contractuellement, c'est vrai.
Mais je n'ai pas une telle somme.
Dans ces cas, g�n�ralement on accorde un d�lai jusqu'� la prochaine r�colte.
Avec des int�r�ts de retard, bien entendu.
�a me para�t une demande habituelle et raisonnable.
Je suis d�sol�e mais ma situation me force � exiger le paiement imm�diat.
Vous pourriez hypoth�quer votre plantation ?
Ma plantation est d�j� hypoth�qu�e.
Alors, M. Tulane, selon la loi, je dois vous condamner � 5 ans de prison.
Je proteste.
Jack Scarlet et sa fille ont vol� notre r�colte.
Ils ont volontairement cr�� cette situation.
Juste parce que mon p�re les a emp�ch�s d'acheter la plantation Lafarge.
Ce tribunal n'est concern� que par le paiement de la dette.
Mon p�re souffre de la malaria depuis des ann�es.
Il ne survivrait pas un mois en prison.
Lili, il est vieux et malade accorde-lui un d�lai.
Je sais ce que je fais.
M. le juge. �a me brise le c�ur de causer de telles souffrances � cet homme.
J'accepte donc qu'on suspende la sentence.
� la condition que son fils, Andr�,
soit condamn� � une p�riode de 3 ans de servitude forc�e dans mon domaine.
Non..... non.... Il n'en est pas question.
C'est honteux.
M. le juge, la r�putation de courtoisie des habitants du Bayou Bastille
�tant ce qu'elle est,
il est possible que durant mon s�jour je puisse perdre la vie.
Si cela �tait, est-ce que la dette et sa suspension seraient annul�es ?
- Je suis d'accord. - Qu'il en soit ainsi.
Et j'accepte la condamnation � 3 ans de servitude forc�e.
Ce sera enregistr�.
Quand mon esclavage doit-il d�buter, Lili ?
Pour vous ce sera : Mlle Scarlet.
- Alors, Lili ? - Il d�j� commenc�, Andr�.
Une chambre vous a �t� pr�par�e � l'auberge.
Vous vous pr�senterez � bord du Lili Scarlet � 10 heures.
M. le juge est t�moin que la sentence commence � �tre ex�cut�e.
Tout � fait, monsieur.
Je n'aime pas vos commentaires,
vos mani�res et votre figure.
� votre service.
Un duel � l'aube. � l'�p�e.
Imb�cile.
Hugo s'est battu 9 fois en duel.
Il a laiss� 9 corps sur les champs d'honneur.
Alors, allez donc � la cath�drale et commencez � prier.
Car vous risquez de perdre le plaisir de mon service et 30.000 $.
On dirait qu'il y a de l'orage.
Croyez-moi, ce n'est pas le meilleur moment pour parler � Lili.
Au contraire.
Qu'est-ce que tu veux ?
Vous �tes ravissante quand vous �tes en col�re.
Alors ?
Je sais pourquoi vous avez exig� que cet aristocrate soit � votre service.
Vraiment ?
Pour le rendre tellement fou de vous qu'il voudra vous �pouser.
Beau raccourci pour devenir une grande dame.
Je n'y avais pas pens�.
Ne perdez pas votre temps.
Tu vas le tuer comme tous les autres ?
Bien s�r.
�a te pla�t de voir que les gens ont peur de toi.
Les entendre murmurer : c'est le fameux Hugo Marat.
Le plus dangereux duelliste de Louisiane.
Mais tu n'es pas fameux.
Tu n'es qu'un minable voyou arrogant.
Avec un don effrayant pour tuer.
Si je ne faisais que blesser votre charmant aristocrate...
vous ne perdriez pas vos 30 000 $.
�a vous plairait, n'est-ce pas ?
Je devrais recevoir une sorte de compensation.
Pour ne pas le tuer.
Vous savez, Hugo ?
Nous sommes associ�s dans un bateau casino.
Rien d'autre.
Esp�ce de...
O� vas-tu, Lili ?
� la plantation Tulane, vite.
Stop... stop.
Andr�, quand Ren� avance... attends.
Passez-moi votre �p�e. je vais te montrer.
Jules.
�a fait plus de 30 ans que tu ne t'es plus battu � l'�p�e.
Et je te rappelle que j'�tais consid�r� comme un expert.
Alors.
- Vous le voulez ? - Oh, non, non.
On dit que la botte secr�te de Marat est "le coup d'arr�t".
Quand Ren� a avanc� sur toi, tu as esquiv� et rompu
ou par� et attaqu�.
Marat ne fait pas �a.
Marat porte un coup mortel.
Je vais te montrer. En garde.
Quand tu attaques, tu vises ici.
C'est �a. Tu vois.
�a, mon fils, c'est le coup d'arr�t.
Pour lequel je serais bien pr�par�.
Ce ne sera pas n�cessaire.
Andr� je vous envoie � B�ton Rouge.
Ma voiture est dehors, vous partez imm�diatement.
C'est impossible. J'ai un rendez-vous avec Marat demain matin � l'aube.
Vous �tes un gros investissement, je ne tiens pas � le perdre.
Jeune femme, mon fils a lanc� un d�fi.
Quelles qu'en soient les cons�quences, il doit l'honorer.
L'honneur de notre famille est en jeu.
L'honneur ! C'est bien l� le probl�me. Regardez-vous.
Pas un sou et pourtant vous vous pavanez et donnez des le�ons.
- �a suffit. - Taisez-vous.
Je ne fais que commencer.
Vous �tes la m�re d'Andr� ?
Oui, ma ch�re.
Hugo Marat est un ma�tre d'escrime.
Andr� n'a aucune chance face � lui.
Que voulez-vous ? Un fils vivant ou bien...
pr�f�rez-vous le voir mort au champ d'honneur ?
Mon enfant, il y a des choses plus pr�cieuses que la vie.
Chez les Tulanes, il y a des traditions
et un code d'honneur.
M. le Comte Henri de Tulane. Le grand-p�re d'Andr�.
C'�tait un grand soldat et un grand duelliste.
Et comment est-il mort ?
Au champ d'honneur.
En d�fendant le nom de ma m�re.
Il a fait une veuve de votre m�re ?
C'est peut-�tre sens� pour vous mais certainement pas pour moi.
Ce matin vous m'avez dit de venir � bord du bateau � 10 heures.
Alors en attendant, bonsoir.
� 10 h demain, votre corps se prom�nera dans les rues, dans un cercueil.
Pour la derni�re fois, allez dans ma voiture et partez � B�ton Rouge !
Est-ce que je dois vous flanquer dehors ?
Vous me d�sob�issez ? Alors je vais pr�venir le juge.
Et votre p�re sera envoy� en prison.
Bonjour M. Marat.
Bonjour M. Andr�.
- Je vais arbitrer ce duel. - Mais M. Marat m'a d�j� engag�.
Ma fille vous dit qu'elle va arbitrer.
Comme vous le souhaitez, mademoiselle.
Anton.
� vous de choisir, monsieur.
Vous connaissez les r�gles. Fin du duel au premier sang.
Si un duelliste refuse de stopper le combat, il sera abattu.
En position.
Pr�ts ?
En garde.
Andr� se d�fend tr�s bien.
Mais t�t ou tard, Hugo lui transpercera le c�ur.
S'il le fait, je le tuerai.
Arr�tez, arr�tez. Le duel est termin�.
C'est un match nul.
Ce n'est rien, il m'a juste effleur�.
Vous avez de la chance.
Il a failli m'avoir deux fois.
Alors ?
Vous croyez que votre esclave survivra ?
Conduisez Andr� dans ma voiture.
Soignez bien monsieur Marat.
Faites voir votre blessure, monsieur.
Ce n'est qu'une �gratignure. Je vous dis que je vais bien.
Tenez-vous tranquille et laissez-vous soigner.
- Je ne veux pas de pansement. - Vous allez avoir un pansement.
- Je n'aurai pas de pansement. - Vous aurez un pansement. C'est un ordre.
S'il vous pla�t, mes enfants... Andr� laissez-vous faire.
Lili est exactement comme sa m�re.
C'est comme si c'�tait hier.
Je l'ai rencontr�e sur un bateau au large de Panama.
Des l�vres �carlates, des cheveux roux, et...
un sale caract�re.
Oui, incroyable, regardez. La marque de ses dents.
Les dents de ma m�re et tes cicatrices ne l'int�ressent pas.
Au contraire.
Vous avez eu de la chance, Andr�.
La prochaine fois ma lame atteindra sa cible.
Hugo, mon ami, s'il vous pla�t, �a suffit pour aujourd'hui.
Venez avec moi, j'ai quelque chose � vous montrer.
Hugo habite ici ?
Au bout du couloir.
C'est parfait, un esclave pour le jour et on retrouve Hugo pour la nuit.
Je n'ai pas encore dit au juge que vous m'avez d�sob�i.
Ne recommencez pas.
Jusqu'� la fin de votre peine, je ne veux pas de duel. C'est clair ?
Vous �tes libre aujourd'hui. Faites votre pansement.
Vous viendrez me voir demain matin.
Vos parents s'inqui�tent certainement � votre sujet.
- Lili ? - Oui ?
Vous �tes une sacr�e femme.
- Bonsoir Lili. - Monsieur Henri.
Lili, votre robe me fascine.
Apparemment.
Bonsoir.
Une carte... c'est bon.
- Monsieur ? - Une, Yvette, une petite.
Je paie � 21.
21.
La chance vous sourit ce soir, M. Gabriel.
C'est vrai, Lili. Et elle s'appelle Yvette.
Bonsoir.
- Je vais te remplacer, Lise. - Bien, Lili.
D�sol�e.
D�sol�e.
Des femmes croupi�res. Tr�s bonne id�e.
- De vous ou d'Hugo ? - C'est la mienne.
Je m'en doutais.
Une femme peut tricher tranquillement sans se faire tuer pour autant.
Ilya � une r�compense de 1 000 $
pour celui qui prend une de mes filles en train de tricher.
Si seulement il nous restait de l'argent.
Voyons un peu.
Dans un moment tendu, vous m'avez 'achet�" pour 30.000 $.
� combien estimez-vous M. Lafarge ?
Disons � 2.. non, 1 centime.
Je ne suis pas s�r de le valoir.
- Vous avez vu M. Gabriel ? - Oui, il... oh, il �tait juste l�.
Votre esclave... � 10 heures demain.
Deux cognacs.
J'ai �t� choqu� par le verdict de la cour.
Et mon p�re a �t� choqu� en apprenant que vous aviez vendu sa dette.
Mais je n'�tais pas au courant. Elle a d� la racheter � la banque.
J'ai pr�t� tellement d'argent que j'ai d� escompter les dettes.
Je le dirai � mon p�re.
Faites-le, votre p�re est un vieil ami.
- Je le verrai cet apr�s-midi. - Tr�s bien.
Mais puis-je faire quelque chose pour vous sortir de cette situation ?
C'est possible.
Lili Scarlet �tait avec les hommes du delta quand ils nous ont attaqu�s.
J'ai l'impression qu'elle et son p�re dirigent cette bande.
Ce n'est pas impossible, mais comment le prouver ?
En leur tendant un pi�ge. Avec ma nouvelle r�colte.
Ren� va faire savoir que par s�curit� il entrepose sa r�colte chez mon p�re.
Les hommes du delta ne retourneraient pas dans une plantation d�j� pill�e.
Mais vous ne pensez pas qu'il faut garder cela secret ?
L'astuce c'est que je ne d�place pas ma r�colte.
Quand les hommes du delta attaqueront chez Tulane, il seront attendus.
Et les Scarlet seront pris en flagrant d�lit.
Excellent !
N'h�sitez pas � me le dire si vous avez besoin d'aide.
Si vous voulez bien m'excuser, je vais voir si j'ai toujours de la chance.
Pourquoi es-tu si s�r que les hommes du delta vont tomber dans le pi�ge ?
Je ne le suis pas. Je ne fais pas confiance � Gabriel.
Je pense que le sucre vol� est trait� dans sa raffinerie.
Mais si c'est le cas, il va les pr�venir et on ne prouvera rien.
� moins qu'ils ne volent ton sucre.
Oh non, Andr�. Je veux bien que mon sucre serve d'app�t, mais
je ne peux pas me permettre de le perdre.
Ecoute, Ren�, le courant du fleuve doit �tre assez fort pour pousser
un bateau jusqu'aux rives du Bayou Bacca.
Suffisamment pr�s pour qu'on monte � bord.
Et qu'on r�cup�re mon sucre.
- Je pense que �a m�rite un verre. - Un seul.
Je veux monter ce pi�ge tout de suite.
Bien s�r. Deux autres cognacs.
Bonjour.
La recette a �t� bonne ?
- Comment va la blessure ? - Douloureuse, mais �a va.
Vous avez eu de la chance. Hugo est redoutable avec une �p�e.
Laissez-moi vous donner un conseil.
Lili est certes ravissante, mais aussi tr�s sensible.
Comme sa m�re.
Soyez tr�s patient avec elle.
Il n'a pas beaucoup de choix.
- N'est-ce pas, Andr� ? - Votre esclave, au rapport.
Quels sont vos ordres ?
Faire briller les cuivres, nettoyer le pont, cirer vos chaussures ?
Ou �plucher les l�gumes ?
Non, on va faire un tour.
Au march�, Henri.
Asseyez-vous l�.
Je vais essayer de me souvenir que je suis un esclave.
Je vous aiderai.
Les paniers, Andr�.
Il peut le faire.
Du ma�s tout frais, des avocats et des feuilles de moutarde.
Bien, ce sera deux douzaines de ma�s, non, quatre.
Une douzaine d'avocats et six branches de feuilles de moutarde.
Mon serviteur.
Je prendrai des oignons et un panier de ceux-l�.
- Andr� ! - Michelle !
Andr� mon ch�ri.
Ces paniers, c'est une plaisanterie, non ?
Mlle Barbet, Lili Scarlet. Lili est ma nouvelle ma�tresse.
Oh, c'est honteux Andr�. M�me moi, je suis choqu�e.
Ma�tresse, dans le sens que je suis son employ�... forc�.
� cause d'une dette impay�e.
Un serviteur ! Oh mon pauvre Andr�.
Comment a-t-elle pu te faire une chose aussi horrible ?
Les past�ques aussi.
Quand la voiture est pleine, les serviteurs vont � l'arri�re.
Vous m'avez demand� ?
Oui, je veux vous parler.
Je dois vous pr�venir que Hugo va tenter de vous provoquer en duel.
Vous avez toujours peur de me perdre avec vos 30.000 $ ?
Si vous vous battez encore en duel, vous me d�sob�irez encore.
Et mort ou vif, votre p�re passera cinq ans en prison.
Venez ici.
Poudrez-moi le dos.
Fermez l'agrafe.
Alors... Qu'est-ce que vous attendez ?
Vos ordres.
Je vous dis que je vous ai vue. Vous avez pris la carte du dessous.
Ce doit �tre une erreur, madame. Nos croupi�res ne trichent pas.
Ne vous en m�lez pas. Je sais ce que j'ai vu.
- C'est une tricheuse, une voleuse. - Esp�ce de...
Arr�tez, arr�tez.
Toi aussi tu trichais.
Voyons, voyons du calme.
Pousse pas, pour qui tu te prends ?
Mademoiselle, venez vite, ils se battent.
Hugo n'est pas l� ?
Je ne suis pas s�re. Ce n'est pas de sa faute.
C'est une des filles qui a �t� surprise en train de tricher.
- Laquelle ? - Henrietta. Et la police arrive.
C'est honteux ! Merveilleusement honteux.
Ch�teau De Mille, 1811.
Une bonne ann�e.
Lili ?
Tu savais quel genre de filles Hugo engageait, et tu ne m'as rien dit.
Je savais quel genre de filles c'�tait.
Mais j'ignorais qu'elles savaient aussi tricher aux cartes.
Et pourquoi ils ne l'ont pas arr�t� lui aussi ?
La derni�re fois que je l'ai vu, il �tait sous une table.
Inconscient et bien cach�.
M�me inconscient il cr�e des probl�mes. C'est fini, je ne veux plus de Hugo.
Tu veux racheter ses parts ?
Tu n'avais pas assez d'argent au d�part pour acheter le bateau.
Et tu n'en as toujours pas assez pour l'�liminer.
Et toutes les banques sont contr�l�es par l'aristocratie cr�ole.
Elles ne te pr�teront m�me pas un centime. Pas vrai ?
Elles vous consid�rent exactement comme vous les consid�rez.
Et pourquoi ? Quand mon p�re est venu � votre plantation, on l'a mis dehors.
Et avec raison, vous avez vol� notre r�colte.
Je n'ai pas vol� le moindre sac de votre r�colte.
Non ? Alors qu'est-ce que faisiez l�-bas ? Vous cueilliez des fleurs ?
Je v�rifiais que les pilleurs prenaient bien la totalit�.
S'il vous pla�t, mes enfants.
Vous voulez r�veiller toute la prison ? Essayez de dormir.
Alors votre seul but �tait la ruine de mon p�re ?
Et quand j'en aurai fini avec lui, il comprendra qu'il n'a pas le droit
de dire aux gens o� ils doivent vivre. Personne ne volera les Scarlets.
Sauf Hugo. Il se moque de vous et vous ne bronchez pas.
Laissez-moi tranquille. Je suis fatigu�e.
�coutez. Hugo veut ruiner les planteurs.
Et vous et votre p�re aussi.
Vous n'allez rien faire ?
Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?
Donner � vos amis le chemin pour aller au Bayou Bastille.
Il y a bien longtemps que les gens honn�tes ont quitt� le Bayou Bastille.
Il n'y reste que Hugo et ses tueurs.
Tant qu'on ne les aura pas �limin�s, il n'y aura pas de paix sur le fleuve.
Je vous ai dit que j'�tais fatigu�e. Fichez-moi la paix.
Je vais vous dire pourquoi.
Parce que vous �tes une femme.
La plus belle et la plus courageuse que j'ai jamais connue.
Et vous connaissez une auberge o� le propri�taire est tr�s discret.
Mais je suis Lili Scarlet et vous ne pouvez pas me pr�senter � vos parents.
Nous, soi-disant aristocrates, avons une �trange coutume.
Nous n'allons jamais � la maison sans notre femme.
Inutile d'attendre un ordre.
Bonjour tout le monde.
Vous avez pris votre temps.
Vous venez nous lib�rer ou nous rejoindre ?
- On vous attendait hier. - Vraiment ?
Oui ! Cet endroit est pire qu'un donjon espagnol.
- Jacques Scarlet ? - Oui.
- Lili Scarlet. - Ma fille.
On a pay� votre caution.
Et Andr� Tulane ?
Pauvre Andr�. Je l'avais compl�tement oubli�.
- Je vous ferai sortir dans l'heure. - Allons-y.
C'est honteux. Je suis venu d�s que j'ai appris.
Mon avocat s'occupe de votre caution en ce moment.
Pourquoi ne pas m'avoir pr�venu ?
Pour deux raisons. D'abord je n'avais pas de coursier.
Et puis je pensais que Lili me ferait sortir.
Vous auriez pu attendre longtemps.
Apr�s notre discussion hier, j'ai fait surveiller les Scarlets.
Mes hommes les ont suivis ce matin.
Ils m'ont dit qu'ils allaient vers le fleuve.
J'ai bien peur que les hommes du delta attaquent ce soir.
- Hugo Marat �tait avec eux ? - Non, ils �taient seuls.
Vous suspectez aussi Marat ?
Je suspecte tout le monde.
M�me moi.
Je ne vous en veux pas, ma raffinerie pourrait facilement leur servir.
Je dois reconna�tre que j'y ai pens�.
Si les pilleurs tombent dans votre pi�ge, il n'y aura plus de soup�ons.
Au cas o� il y aurait des probl�mes sur la piste du fleuve.
Ils sont charg�s.
Bien, j'esp�re m'en servir avant la fin de la nuit.
Avec un peu de chance nous arriverons � temps pour aider les planteurs.
Voil� Andr� Tulane. Il a senti le pi�ge.
Il n'a aucune raison de se m�fier de Gabriel.
Tu es s�r que ses pistolets sont charg�s � blanc ?
Tout � fait.
La nuit va �tre pleine de surprises pour M. Tulane.
Gaspard et Brois vont l'avoir.
Au milieu de cette for�t en pleine nuit ?
Gabriel nous sommes fichus. Andr� va vous faire arr�ter d�s demain.
Mais les planteurs vont me lyncher.
Vous aviez promis de me prot�ger.
Je ne vais pas les laisser vous lyncher Gabriel.
Non.... non... Je suis votre ami.
Je vous ai fait gagner une fortune.
Je vous en ferai gagner encore plus.
Piti�.
Pourquoi n'�tes-vous pas au bayou ? Vous n'allez pas les prendre ici.
Le pillage est termin�, Gabriel a d� les pr�venir. Ils ont attaqu� chez moi.
Allons au Bayou Bacca.
- C'est exactement o� on allait. - Alors en avant.
- Ils auraient d�j� d� �tre l�. - Ils vont venir.
Ils vont arriver.
Peut-�tre. Tu crois que Gabriel se doute qu'on va attaquer le bateau ?
Gabriel, Hugo ou les Scarlets.
Ils arrivent.
O� est le sucre vol� ?
Le sucre, monsieur ?
Les 800 sacs que vous avez vol�s dans ma plantation.
Vous devez faire erreur, monsieur. Nous sommes des gens honn�tes.
Honn�tes ? Avec des pistolets ?
Pour se prot�ger.
Contre les moustiques.
Ils sont coupables sh�rif. Faisons-les avouer � coups de fouet.
Pas question. Je sais qu'ils sont coupables mais il n'y a pas de preuve.
Nous devons les laisser partir.
J'irai voir le pr�fet de New Orleans demain matin.
Et j'obtiendrai un mandat d'arr�t contre Georges Gabriel.
C'est parfait mais en attendant o� est ma r�colte ?
Quelque part � terre.
On va explorer chaque bayou entre ici et la plantation de Ren�.
Pr�viens mon p�re que je vais � New Orleans.
Pour quoi faire ?
Voir une voleuse du delta � propos de 800 sacs de sucre.
Plus vite, d�p�chez-vous.
Anton, on l�ve l'ancre d�s que le chargement est termin�.
Mettez-en l�-bas. Empilez-les.
Que les sacs soient intacts bien serr�s pour qu'ils ne bougent pas en mer.
C'est toi qui m'a convaincue de m'associer avec Hugo.
Regarde o� �a nous a men�s.
Il va prendre la mer avec le bateau demain matin et on ne peut rien faire.
Mais ch�rie...
Andr� vous ne devriez pas �tre ici. Hugo a donn� l'ordre de vous tuer.
C'est pour �a que vous n'avez pas pay� ma caution ?
Vous avez envoy� Gabriel pour me tendre un pi�ge.
�'est rat�. Vous serez en prison demain matin.
Gabriel est mort. Hugo l'a tu�.
Apr�s la prison nous sommes venus chercher l'argent pour la caution.
Nous sommes tomb�s dans un pi�ge. Hugo avait pris le contr�le du bateau.
Pourquoi ne pas avoir pr�venu la police ?
On a essay�.
Il nous a enferm�s ici avec des gardes devant la porte.
J'ai assomm� un des gardiens je crois qu'on peut s'�chapper.
Essayons.
Peur d'un autre duel ?
Certainement pas.
Non, tu as peur de te battre contre le seul homme que tu n'as pas vaincu.
C'est ce que diront les gens.
Je l�ve l'ancre, alors je vais d�cider de l'heure et de l'endroit.
Le Bayou Bastille � l'aube.
Tu as le choix des armes.
Des machettes.
Des machettes ?
Oh oui, � force de couper les cannes � sucre, tu es un expert.
Emmenez-le dehors.
Des machettes comme les coutelas.
Mon arme pr�f�r�e pour tuer rapidement.
Tout doucement.
Tout doucement.
Droit devant tout doux.
Droit devant tout doux.
O� est-ce que tu vas ?
Je ne peux pas nager avec ces v�tements
et j'en aurai besoin � l'arriv�e chez les Tulanes.
Non, ch�rie, je te l'interdis.
La roue va te couper en morceaux.
�coute m�me si Hugo ne tue pas Andr�, ses hommes le tueront.
Il faut que j'am�ne les planteurs au Bayou Bastille avant le jour.
Tu l'aimes tant que �a.
Ouvre Lili
�loigne-toi de ma fille esp�ce de pourriture.
Ouvrez la porte ou je la d�fonce.
Il vaudrait mieux pas.
Je renverse le p�trole par terre, je suis pr�t � mettre le feu au bateau.
Je peux attendre.
Faites attention � ce que le caract�re de Lili n'enflamme pas le p�trole.
Je vais prendre le relais.
Vite, rassemblez les planteurs. Il faut aller au Bayou Bastille.
D'o� sortez-vous ?
J'�tais sur le Lili Scarlet. Ils retiennent Andr� � bord.
Il va se battre contre Hugo demain � l'aube.
Et m�me s'il gagne, ils vont le tuer.
- Je la crois, Jules. - S'il te pla�t, C�leste.
Vous voulez envoyer les planteurs dans une embuscade.
Tenez, reprenez votre reconnaissance de dette pour 30.000 $.
Elle est tremp�e mais on voit bien ma signature et la mention : pay�.
Il y a vos 800 sacs de sucre sur le bateau.
Ren� rassemble les planteurs � l'Est. Je m'occupe de ceux de l'Ouest.
Venez mon enfant, je vais vous trouver des v�tements secs.
Je n'ai pas besoin de v�tements secs, je suis une fille du delta.
Je n'ai pas besoin d'�tre dorlot�e.
Alors, peut-�tre une tasse de caf� ?
Mon enfant, il est temps que les Tulanes r�alisent
que ce qui compte ce n'est pas d'o� vous venez
mais ce que vous �tes.
J'esp�re qu'Andr� aura la chance de vous mener dans notre famille.
Je lui en parlerai, madame.
Le Lili Scarlet arrive.
Pr�parez les affaires, je vais voir quand on va partir.
- Quand est-ce qu'on part ? - Demain matin.
Apr�s avoir r�gl� quelques affaires tr�s importantes.
Vous �tes pr�ts ?
Pr�t.
Et vous, le bel aristocrate ?
Pr�t.
Jetez vos armes.
Jetez vos armes bande de rats.
Allez, on les jette.
Alors, maintenant que vous avez une fille du delta,
qu'est-ce que vous allez en faire ?
La livrer au sh�rif. Ce sera 10 ans de prison.
Mais si vous acceptez d'�tre � mon service le reste de votre vie,
et d'ob�ir � tous mes ordres...
Il se pourrait que j'apprenne � aimer recevoir des ordres.
Que dois-je faire ? Laver le pont, faire briller les cuivres,
�plucher les l�gumes, cirer vos bottes ?
Je vous emm�ne � la maison. Et c'est un ordre.
Tout ce que vous voudrez, Andr�. Absolument tout.
Incroyable, merveilleusement incroyable.
Pas du tout comme sa m�re.
FIN
Adaptation : FRANK LIPSIK
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