All language subtitles for Criminal Minds - 15x08 - Family Tree.SVA.French.C.orig.Addic7ed.com

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Original subtitles

Barre-toi de là !

Il s'est passé quoi ?

Ce crétin voulait payer en timbres.

En timbres ? Postaux ?

Oui, en timbres postaux.

Dans un étui à la noix.

Des timbres de collection, au moins ?

Des timbres qui collent même pas bien.

J'ai dit : "Comment j'achète à manger avec ça ?

Trouve quelqu'un d'autre."

La plupart des gens méritent mieux que ce qu'ils ont.

C'est un fait.

Mais je crois que si on le veut, on peut améliorer les choses.

Ça fait de moi un optimiste, j'imagine.

T'as quoi à la jambe, beau mec ?

Déchirure de ligament.

Je peux t'aider à aller mieux pour 50 dollars.

Suppléments possibles.

Je peux d'abord te poser une question ?

Personnelle ?

Bien sûr, chéri. Vas-y.

Si je te proposais de changer de vie,

tu viendrais avec moi ?

Tu ferais vraiment ça ?

Tout à fait.

- Pourquoi ? Je suis... - Je sais ce que tu es.

Ça n'a pas d'importance.

Partir avec toi ?

J'ai pas besoin de changer de vie. Juste de 50 dollars.

Tout l'optimisme du monde ne sert à rien,

sans volonté de s'en sortir.

C'est mal, ce que je fais, mais...

mais parfois, il n'y a pas de bonne solution.

Parfois...

il faut choisir le moindre mal.

Chaque fois que je fais ça,

je sens que quelque chose meurt en moi.

C'est horrible. Vous n'imaginez pas à quel point.

Le plus effrayant, c'est que je vais finir par devenir horrible,

petit à petit,

tout doucement, imperceptiblement,

et un matin, je serai devenu...

le mal incarné.

Rien de plus.

Je ne sais pas quoi dire, monsieur.

On espère que vous accepterez.

Je n'ai pas besoin de réponse aujourd'hui.

On a encore plusieurs mois devant nous.

Je voulais juste vous en informer.

Vous avez l'air d'une biche effrayée.

Je dois juste... bien y réfléchir.

Directrice du FBI.

Je ne vais pas vous mentir.

C'est un poste politique, son côté administratif peut être pénible.

Mais on vous croit capable de gérer tout ça.

Je suis flattée, monsieur.

Et à titre personnel, je pense

qu'après plus d'un siècle d'existence, il est grand temps

que le FBI soit dirigé par une femme.

Réfléchissez-y.

En attendant,

ça reste entre vous et moi.

Bien sûr. Merci, monsieur.

Pas de souci.

Alors, c'était comment, La Nouvelle-Orléans ?

C'était fabuleux.

Les enfants ont adoré rencontrer leurs cousins,

Will a revu ses anciens potes,

et j'ai mangé tant d'huîtres

que j'ai l'impression de produire des perles.

Tu produis plutôt des Vibrio vulnificus,

des bactéries contenues dans les fruits de mer.

52 000 contaminations par an aux États-Unis

T'as fait l'école du rire, toi.

T'inquiète. Le jus de citron évite ça.

Ça tue ces bactéries.

Heureusement que t'es pas ma généraliste.

Bon, changeons de sujet.

Vous pouvez garder un secret ?

Lui, oui. Moi, non. Dis-le quand même.

Il y a une ouverture de poste au bureau, là-bas.

Le poste est à moi, si je veux.

- À La Nouvelle-Orléans ? - Oui.

Tu vas partir ?

Je savais pas que tu regardais ailleurs.

C'est pas le cas. J'ai mis mon nom sur leur liste

il y a des années, j'avais oublié,

mais apparemment, il est ressorti.

Je sais pas quoi en penser.

Je devrais être ravie pour toi,

mais tu ne seras plus ici.

Qu'est-ce qu'on va faire, sans toi ?

Message d'Emily. Nouvelle affaire.

Cette conversation n'est pas finie.

J'ai pas dit que je prenais le poste.

Désolée.

Le directeur adjoint ne t'a pas trop malmenée ?

Pas plus que d'habitude. Penelope ?

Notre nouvelle affaire sordide vient de Beaumont, au Texas.

Tom Mitchell, un homme d'affaires,

y a été retrouvé mort hier soir dans une benne.

Il y était depuis trois jours, selon les légistes.

En début de semaine, Elizabeth McBride, prostituée,

a été retrouvée enterrée à environ 1 km de là.

Pourquoi ces meurtres seraient liés ?

Les deux victimes n'avaient plus de langue,

d'oreilles et de mains.

Quelqu'un peut parler, que j'arrête de penser à...

Le tueur ne va pas s'arrêter là.

Ces 2 derniers jours, Toby Stemple, avocat,

et une autre prostituée, Cindy Wilson, ont été portés disparus.

Des hommes riches et des prostituées...

Ce tueur cible deux profils distincts.

Ou des prostituées et leurs clients. Le motif serait une forme de vengeance.

Ou la désapprobation. Le tueur veut rétablir l'ordre moral.

Oui, mains, oreilles, langue...

atroces, comme mutilations.

Espérons que c'était post-mortem.

C'est personnel, il tranche dans le vif.

Sans mauvais jeu de mots.

Bon, allons-y. Départ dans 20 minutes.

J'essaie de faire le bien, accordez-moi ce mérite.

Mais vous devez me trouver.

Vous devez m'arrêter.

Je vous en prie.

ESPRITS CRIMINELS - UNITÉ DES SCIENCES COMPORTEMENTALES

MEURTRE

SCIENCES DU COMPORTEMENT

TUERIE

Un proverbe écossais dit :

"Ils parlent de ce que je bois, mais jamais de ma soif."

Les profils de Tom Mitchell et Elizabeth McBride

sont aux antipodes.

C'était un père de famille respecté qui allait à l'église

et entraînait l'équipe de basket de son fils.

Elle, c'était l'inverse : adolescence à problèmes,

addictions, souvent SDF.

Oreilles et langues coupées.

Ça a trait au principe bouddhiste "ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal" ?

Mais il laisse les yeux. Voir le mal, c'est pas grave ?

Nos inquiétudes étaient fondées.

La police a retrouvé les corps des deux portés disparus.

Où ?

Toby Stemple, l'avocat, dans un incinérateur désaffecté

et Cindy Wilson enterrée dans les bois, comme l'autre femme.

Pour ce qui est des organes coupés,

l'acte deux ressemble au premier.

Le traitement des cadavres des victimes diffère autant que leur profil.

Les femmes sont enterrées avec soin dans des endroits isolés,

et les hommes, jetés comme des déchets dans des lieux publics.

Ouais, sa colère fluctue.

Luke, Spence, allez voir le légiste.

JJ, Tara, vérifiez si des prostituées ont vu quelque chose.

Matt, tu t'occupes des proches des victimes masculines.

Dave et moi, on va voir la police locale.

On vérifie notre fichier de personnes disparues,

- pour voir s'il y a d'autres cas. - Vous connaissiez les victimes ?

Cindy et Liz, oui. On les arrêtait souvent pour racolage.

Des filles au grand cœur.

Elles n'avaient juste pas eu la vie facile.

Et les victimes masculines ?

Non. Mais les deux étaient riches

et issus de familles respectables, bien implantées.

Le clan Mitchell et le clan Stemple

sont à Beaumont depuis la nuit des temps.

Vous pouvez vous installer ici.

- Parfait. Merci. - De rien.

Excusez-moi. Chef, vous devez voir ça.

- C'était dans le courrier ? - Non.

Ça a été déposé sur la voiture d'un agent pendant qu'il était en pause.

On aura peut-être des empreintes digitales.

Les deux oreilles.

Pour toutes les victimes. Mais seulement une main. La gauche.

Les victimes étaient mortes quand elles ont été mutilées.

Il ne s'agit pas d'un sadique.

Et la cause de la mort ?

Strangulation manuelle pour la femme, multiples coups de couteau pour l'homme.

Couper une main au niveau du poignet n'est pas évident.

D'autres compétences chirurgicales ?

Oui, sur les victimes femmes.

Les amputations sont nettes et précises.

Par contre, elles le sont nettement moins sur les hommes.

- Des signes de lutte ? - Non.

Mais les hommes ont tous deux des traces de coup à l'arrière du crâne.

- Attaqués par surprise. - Rien de tel chez les femmes,

par contre, elles avaient des traces de sédatif dans le sang.

Vu leur passé de toxicomane, difficile de dire

si c'est le tueur qui les a droguées.

Elles peuvent avoir pris les sédatifs de leur plein gré.

Autre chose... Les femmes étaient nues,

mais il n'y a aucun signe d'agression sexuelle.

Et elles ont été enterrées de manière rituelle.

Comment ça ?

Enterrées dans un drap blanc, visage tourné vers la terre.

Un drap blanc ? Un symbole de pureté ?

Pour leur faire retrouver leur innocence ?

J'ai parlé aux épouses de Tom Mitchell et Toby Stemple.

Ces derniers ne seraient jamais allés voir une prostituée, selon elles.

Jamais, jusqu'à ce qu'ils le fassent.

On a fait venir Kayla Jackson.

Elle travaillait dans la même rue que Cindy.

Elle a vu un homme suspect avec Cindy le jour de sa disparition.

Voilà son portrait-robot.

Il lui ressemble tellement que Kayla en a eu des frissons dans le dos.

Non. Arrête. Maman, c'est pas ce qu'on avait décidé.

Corey devait payer la moitié, et je n'ai rien reçu.

Je ne comprends pas que tu le défendes.

Désolée. Je vous ressers ?

Non, merci.

Vous allez bien ?

- Mieux vaut que je n'en parle pas. - Mais si.

- Dites-moi. - C'est toujours la même rengaine.

Mon ex a déménagé en Floride en me laissant toutes ses dettes.

Et ma propre mère prend son parti.

C'est injuste.

Oh, mon ex fait très bien la victime.

Bref, désolée de vous embêter avec ça.

Les barmaids sont plutôt censées écouter les clients.

La famille, c'est le plus important.

Rien n'a de sens, sans elle.

Vous allez acheter une voiture ?

Oui. Mon pick-up a du mal avec la boue.

Il est trop bas.

- Comment ça va ? - Bien.

Et vous ?

PICK-UP DODGE DE 1993 APPROUVÉ PAR BO ZACHARY

Hé, bonne chance !

Pour votre recherche de voiture.

J'essaie de faire le bien, accordez-moi ce mérite.

Mais vous devez me trouver.

Vous devez m'arrêter.

Je vous en prie.

On a les résultats ?

Oui. Sans surprise.

Le sang sur la boucle d'oreille est bien celui de Cindy.

Mais les empreintes ne sont pas dans notre base.

Bon, on va diffuser l'enregistrement au public.

Quelqu'un reconnaîtra peut-être sa voix.

Bien vu. On a reçu celle-là hier.

Bo Zachary.

Comment je vais vous la faire acheter, alors ?

- Je suis pas là pour ça, en fait. - Ah bon ?

Non. Je...

Je suis venu vous montrer quelque chose.

- C'est quoi ? - De la part de Lydia.

Lydia Parris, ça vous dit quelque chose ?

- Je ne le lirai pas. - Alors, voilà ce que ça dit.

Un soir, il y a 31 ans,

sous le grand chêne,

vous avez conçu en enfant.

Un petit garçon.

Je suis ce garçon.

- Ça fait si longtemps... - Peu importe.

Il n'est jamais trop tard.

Comment je pourrais me rattraper ?

Comment je pourrais...

On fait faire un tour à cette beauté ?

On n'a pas retrouvé les parties amputées.

Qu'est-ce qu'il en a fait ?

Des souvenirs,

mais ça fait beaucoup de chair pourrie.

Ça doit être des trophées qu'il veut afficher.

Mais afficher où ?

Les hommes avaient tous deux la cinquantaine,

mais les femmes ont 25 ans d'écart.

Le tueur ne projette pas une même personne sur elles.

Ou il ne sait pas exactement ce qu'elles représentent.

Elizabeth et Cindy signifieraient deux choses différentes.

Cindy a une génération de plus qu'Elizabeth.

Il sexualiserait une figure maternelle ?

Ça expliquerait les visages tournés vers la terre. Il a des remords.

Ce tueur se sent clairement coupable.

Il nous a carrément suppliés de l'arrêter.

On a reçu un coup de fil d'un concessionnaire automobile local.

Le propriétaire a emmené un client faire un tour il y a trois heures.

Il n'est pas revenu.

Ce vendeur de voitures n'est pas mon père,

mais quel autre choix j'avais ?

Je me sens mal, je me sens coupable,

mais c'est faute de volonté.

Mon pouvoir de visualisation est encore trop faible.

Mais je me renforce

et je m'améliore.

Ce qui veut dire que pour m'attraper,

vous allez devoir en faire autant.

Vous allez y arriver ?

J'espère qu'on va vous aider à le retrouver.

Merci.

Bo Zachary n'est pas un petit gabarit. 1 m 90, 100 kg.

Difficile de l'attaquer par surprise.

Le tueur devait avoir une arme.

Il continue à alterner.

Hommes d'affaires, prostituées.

Sauf que les deux autres hommes étaient riches,

alors que d'après ses employés, Bo était à sec.

L'argent ne serait donc pas un critère de sélection des victimes.

Quels sont les critères ?

Mitchell et Stemple venaient de familles installées ici depuis des générations.

Oui. Depuis environ 65 ans.

Ça n'a rien à voir avec l'argent.

Toutes les victimes masculines ont des racines bien ancrées.

Ça s'appelle des arbres-mères.

Ils envoient des substances nourricières aux arbrisseaux.

Vous voyez pourquoi c'est mon autel ?

Merci.

Jennifer a appelé.

Ce tueur s'en prend à des hommes

dont la famille a fondé la ville de Beaumont.

- Rien de neuf ? - Il s'éparpille.

"Je suis faible, je suis fort. Arrêtez-moi. Non, ne m'arrêtez pas."

Il alterne les profils des victimes.

Visiblement, il fonctionne par paires de meurtres.

Deux meurtres formant un ensemble. Mais en quoi sont-ils liés ?

L'une des victimes est intégrée à la société

et l'autre est marginalisée.

Et le tueur évoque un arbre qui serait son autel.

À plusieurs reprises.

La référence religieuse est logique, le tueur punirait ses victimes

pour leurs immoralités.

Il utiliserait la religion pour justifier ses meurtres.

Que se passe-t-il d'autre, devant un autel ?

Pensons à ce qu'il fait à ses victimes féminines.

Le drap blanc, la main gauche coupée.

La main où on met son alliance.

Leur couper la langue réduirait au silence les vœux de mariage.

Le tueur verrait ces femmes comme des mariées ?

Le tueur qu'on recherche est un homme blanc,

jeune trentenaire ou la vingtaine bien tassée.

Il est en bonne forme physique et organisé.

Il s'en prend à deux profils de victimes :

des prostituées et des hommes d'affaires

issus de familles implantées de longue date dans la ville.

Fait inhabituel, il en appelle à nous,

et semble vouloir sincèrement qu'on mette un terme à ses crimes,

mais ses pulsions sont les plus fortes.

On a diffusé au public des extraits des enregistrements qu'il a faits.

Toute personne reconnaissant sa voix doit nous contacter.

Les victimes sont enlevées dans des endroits publics,

mais les meurtres sont probablement perpétrés dans un endroit isolé.

Certains aspects rituels des meurtres laissent penser

que le tueur essaie de reconstituer,

voire de parodier, un mariage.

Vu les profils des victimes, il est peut-être

le fruit d'un mariage s'étant terminé

car son père aurait fauté avec une prostituée.

L'une des prostituées représenterait la mère du tueur.

L'autre hypothèse, c'est que le tueur est le fils d'une prostituée.

Nous exhortons tout le monde

à adopter la plus grande prudence,

en particulier les deux types de personnes visées par le tueur.

Des patrouilles de police vont être déployées

aux endroits fréquentés par les prostituées et leurs clients.

Cette conférence de presse s'adresse aux forces de l'ordre,

aux médias et au grand public,

mais aussi au tueur lui-même.

Vous nous avez suppliés de vous arrêter.

Aidez-nous.

Tout peut s'arrêter maintenant, si vous le voulez.

J'avoue. La peur du changement

me fait manger compulsivement. Vous voulez quoi ?

Les parents de notre tueur auraient habité à Beaumont.

Tu penses ça, le nouveau ? Bravo.

Tu viens de circonscrire la recherche à 1,2 million de personnes.

Elle a juste mangé trop de sucre.

On pense aussi que sa mère

s'est peut-être prostituée.

Mais le père vient probablement d'une des familles

historiques de la ville.

- Papa et Maman étaient mariés ? - Pas sûr.

Les meurtres comportent des rituels de mariage,

mais c'est peut-être une projection de ce qu'il aurait voulu.

Les parents ont pu être fiancés et rompre avant le mariage.

D'accord. Je m'en occupe.

- JJ est là ? - Non, pourquoi ?

Bon, je ne vous ai rien dit,

mais elle envisage d'accepter un poste à La Nouvelle-Orléans.

- Quoi ? - Je sais.

Je n'en parle plus,

je l'ai dit pour qu'on fasse front commun pour la dissuader.

Vous abusez de m'avoir forcée à vous le dire !

Je te l'avais dit, JJ. Je suis incapable de garder un secret.

Je t'avais prévenue.

Encore une bière, Shawn ? Je ne t'en donne plus, après.

Je rigole ! Comment va ta femme ?

- Faut que je vous parle. - D'accord. Une minute.

Non. Tout de suite.

Ouah. Ça se fait pas.

Ça va vous paraître dingue,

mais dans les bois, pas loin d'ici,

il y a un arbre comme vous n'en avez jamais vu.

C'est là que j'ai été conçu et...

Désolé, je vois que je vais trop vite, là,

je recommence.

On s'est pas rencontrés par hasard,

vous m'avez parlé de votre famille avant même que je sache qui vous étiez.

- Faut que j'aille bosser. - Non.

Vous ne m'écoutez pas.

Venez avec moi, tout de suite.

Quoi ? Je ne peux pas. Je suis au travail.

Tant pis ! Ce dont je parle est tellement plus important !

Je parle d'une chance de tout recommencer.

Pourquoi je vous ferais confiance ?

Regardez-moi.

Je ne vous décevrai pas. Jamais.

Un nouveau départ.

Il faut que tu partes, mec.

Merci, Nick.

- Attendez, quoi ? - Tu dois partir.

Lâchez-moi !

Vous faites quoi ?

CHEZ FRANKIE BIÈRES & BILLARD

Si je revois encore ta tronche, j'appelle les flics.

Trop forte, ma belle.

Quoi, Garcia ?

J'ai regardé les certificats de naissance entre 1987 et 1992 à Beaumont.

20 000 naissances.

Mais grâce à mon théorème de quetchi,

on réduit tout ça.

Théorème de quetchi ?

Pour faire simple, quand on devrait trouver des tonnes d'infos

et qu'on trouve que tchi,

c'est là qu'est la pépite, faut creuser.

Et la pépite, ici, c'est...

En 1989, une jeune fille de 16 ans, appelons-la X,

est tombée enceinte. Père inconnu, appelons-le Y.

X a un passé de toxico, arrêtée deux fois pour racolage.

- On a son identité ? - Pas encore.

Les deux étaient mineurs. Leurs dossiers sont verrouillés.

Beaumont n'est pas si petite.

Il y a forcément eu d'autres naissances

de ce type.

Exact. J'ai donc regardé l'argent.

X a réclamé une sacrée pension alimentaire.

Elle pensait l'obtenir.

- Y vient d'une famille riche. - C'est ce que je me suis dit.

Oh...

ces verrous ne m'ont pas résisté longtemps.

La fille s'appelle... Lydia Parris.

- On sait où elle vit ? - Pas encore, ça arrive.

Le dossier précise si elle a obtenu l'argent ?

Non. Mais elle l'a obtenu.

Avant bébé, elle se prostituait pour se payer sa drogue.

Après, elle et son fils sont partis à Houston,

nouvelle voiture, nouvel appartement.

- Merci. - Pas de souci.

T'es sûre que ça va ?

Oui. Ce gars est bizarre, mais inoffensif.

Nick, tu peux venir m'aider ?

- Sois prudente, hein ? - OK.

Tu me sauves la vie. Merci.

T'as trouvé quoi, Penelope ?

La triste fin de l'histoire de Lydia Parris.

Après Beaumont, sa vie ne s'est pas améliorée.

Que s'est-il passé ?

Rebelote : drogue, alcool, rue.

Elle a succombé d'une cirrhose il y a trois mois à Galveston.

- Le facteur déclenchant. - Et son fils ?

J'essaie de le trouver. Il a quitté tôt le foyer familial et a disparu des radars.

Et le père ?

Y est resté Y. L'argent aide à rester anonyme.

Je vous rappelle dès que j'ai d'autres infos.

Oui. C'est bien lui.

Cette barmaid s'appelle Becky Silverman ?

Quelque chose de grave est arrivé. Sa voiture est toujours dans le parking.

Son sac est par terre. Elle ne répond pas à son portable.

Elle avait rencontré cet homme plus tôt dans la journée ?

Ce type traîne autour du bar depuis plusieurs jours.

- Becky dit qu'il est fou. - Comment ça ?

Il veut l'emmener voir un arbre.

Mais avant ça, vous n'aviez jamais vu cet homme ?

Non. Becky a dit qu'il regardait une pub pour des voitures.

Il voulait un pick-up qui supporte la boue.

- La boue ? Il a plu récemment ? - Pas depuis des mois.

Allez.

Ne me faites pas mal, pitié !

C'est juste à côté.

Je vais vous le montrer.

Ensuite, on reviendra...

et on se préparera.

Il doit emmener ses victimes dans un endroit isolé,

où il ne risque pas d'être dérangé.

Il y a plein d'endroits comme ça, ici.

Dès qu'on sort de la ville, c'est assez rural.

Il a cherché un véhicule capable de rouler dans la boue.

Mais il n'a pas plu depuis des semaines.

Oui, mais c'est le pays des bayous, ici.

Certaines zones peuvent être inondées toute l'année.

Quelles zones ?

Au sud-est de...

- Je ne vous ai rien fait. - Allez !

On y est.

Voilà notre endroit.

On peut prendre un nouveau départ, ici.

D'accord ? Rien que nous deux.

Voilà les zones inondables. J'ai envoyé une copie à Garcia.

Ça doit faire 15 000 à 20 000 acres. Il faut circonscrire.

Bon. Imagine que t'es ce garçon, Y.

Tu viens d'une famille riche

mais ta copine est mal née.

Où tu lui donnerais rendez-vous ?

Dans l'arrière-pays, histoire que personne ne me voie.

Oui, mais pas n'importe où.

Un endroit que tu connais, voire que tu contrôles.

Une propriété de sa famille.

- Garcia. - Oui, j'ai la carte.

Je patauge. Désolée pour le jeu de mots à la Rossi.

Circonscris tes recherches aux terres détenues par une même famille

depuis au moins trois générations.

Oh, ça aide !

Les ranchs des Crawford, des Stanford et des Bowman.

Vois si tu trouves une piste, avec ces familles.

Laissez-moi partir. Je ne dirai rien, promis !

Vous voyez cet arbre ? C'est là que j'ai commencé.

Vu cet endroit...

ça aurait dû être la plus belle chose au monde.

Comme vous.

Pourquoi avoir accroché ces... choses ?

- Pour rendre hommage. - À quoi ?

À la réunion de ce qui n'était pas réuni, mais aurait dû l'être.

Ma mère voulait juste avoir une famille.

Mais elle n'était pas assez bien pour lui.

Mais les arbres...

Ils ressentent ce qui se passe.

Ils se régénèrent.

Je sais, ça a l'air dingue.

Ne me touchez pas !

Vous n'avez pas entendu ce que j'ai dit ?

C'est notre chance de corriger le tir.

Vous êtes fou.

Vous êtes comme les autres, hein ?

Il est encore temps. Ramenez-moi.

Vous n'êtes pas différente. Je pensais que si.

Mais non.

Vous êtes malade, mais vous pouvez être aidé. Je vous aiderai.

Non.

Vous avez raté le coche.

Que se passe-t-il ?

Garcia a peut-être trouvé une piste : Billy Crawford.

- Notre suspect. - Le père de Y.

Il y a 30 ans, Billy était un ado rebelle

qui fréquentait la bande de Lydia.

Quand elle est tombée enceinte,

il est parti dans un pensionnat dans le Connecticut.

La famille a payé la fille pour étouffer l'affaire.

- On sait où est Billy ? - Mort il y a cinq ans.

Donc, notre suspect s'est retrouvé orphelin, à la mort de Lydia.

Il est rentré à Beaumont pour arranger les choses.

Les Crawford détiennent une propriété juste en dehors de la ville.

Il y a beaucoup de bois, mais Garcia a repéré une clairière

avec un très gros arbre.

À l'aide !

Criez tant que vous le voulez. Il n'y a personne.

D'accord. Faisons comme vous voulez, un nouveau départ.

Non. Vous dites ça parce que vous avez peur.

Je vais trouver une branche juste pour vous.

Arrêtez ! FBI !

Lâchez ça !

Merde.

Que se passe-t-il ? Il y a eu des coups de feu.

Dernière chance.

Partons maintenant. Ou c'est fini.

D'accord.

Quoi ?

J'ai dit, d'accord. On le fait.

Comment je peux...

Embrassez-moi.

Vous me croyez, maintenant ?

Oui !

Je t'aime.

Je t'ai aimé dès que je t'ai vu.

Quoi ?

C'est quoi, ça ?

C'est quoi ?

Ça va, Dave ?

Oui.

Matt a vu une cabane. On devrait aller voir.

C'était la seule issue possible.

Je sais.

OK. Au revoir.

Becky Silverman est choquée, mais ça va aller.

La police a trouvé d'autres enregistrements dans la cabane ?

Oui. On les a pris.

On les ramène à Quantico.

Ça permettra peut-être d'élucider d'autres meurtres.

Il y avait bien plus de parties que celles de cinq corps, sur cet arbre.

On s'en occupera demain.

Je crois qu'on a tous eu notre dose, aujourd'hui.

Coucou.

- Je peux te parler ? - Bien sûr.

- Il y a une rumeur... - Penelope.

T'envisages vraiment de partir à La Nouvelle-Orléans ?

Je ne sais pas. Je ne m'y attendais pas.

Mais je ne ferai rien sans en discuter avec toute l'équipe.

Ils auraient de la chance de t'avoir.

Mais avant d'y penser sérieusement, réfléchis à quelque chose.

Si je quittais mon poste,

je voudrais que tu me remplaces à la tête de l'unité.

Attends. Tu vas... ?

Non.

Du moins, pas avant d'en avoir discuté avec toute l'équipe.

Mais je voulais que tu le saches.

C'est tout.

Emily...

Merci.

Ça me touche beaucoup.

Je ne suis pas fou.

Je sais que ceux que j'enlève ne sont pas mes parents.

Mais, et c'est étrange,

parfois, faire semblant n'est pas comme la réalité.

C'est mieux.

- C'est intéressant ? - Étrange.

Le tueur pouvait être rongé par les remords,

en souffrir atrocement,

et l'instant d'après, se croire dans un conte de fées

merveilleux et enchanté.

On entend cette dichotomie dans le premier enregistrement.

Il avait de profondes failles psychologiques et affectives.

Oui, mais ce n'était pas un schizophrène, ni même un sociopathe.

Son mode opératoire était très organisé, efficace.

Ces deux réalités conflictuelles

coexistaient peut-être en lui.

Oui, sa vie fantasmée aurait parfois pris le dessus,

comme un mécanisme de survie.

J'ai hâte de connaître tes conclusions.

- Entendu. - Dors bien.

Toi aussi.

Il y a une sensation qui m'envahit

juste avant que je décide de passer à l'acte.

Si seulement je pouvais la décrire.

Ça tient toujours, l'entraînement au tir, demain ?

Là, je veux juste rentrer chez moi et prendre un pot avec Krystall.

- On voit ça plus tard ? - Bien sûr.

- Tout va bien ? - Oui.

Je suis juste un peu secoué.

Pourquoi ça ?

J'ai mis tout le trajet à m'en rendre compte.

Mais j'ai compris.

J'ai failli mourir, la dernière fois que j'ai poursuivi un tueur dans les bois.

Everett Lynch.

Le stress post-traumatique, ça existe.

On l'a tous deux vu en opérations.

Oui, malheureusement.

Comme je n'en avais jamais souffert,

je me croyais supérieur.

- C'est-à-dire ? - Immunisé au stress post-traumatique.

Que c'était une question de volonté.

Mais grâce à Everett Lynch, je ne suis plus immunisé.

Il fait le mort depuis qu'il a tué sa fille.

On ne le reverra peut-être pas. Ça arrive.

BTK, le tueur du Zodiaque.

Pas pour Lynch. Il est différent.

On ne sait pas ce qu'il fait, il a dû changer de mode opératoire.

J'espère que t'as tort.

Mais ce que j'arrive pas à comprendre,

c'est pourquoi il ne m'a pas tué.

Ce n'est pas par gentillesse.

L'important, c'est qu'il l'a fait,

et que grâce à ça,

ce soir, tu rentres chez toi

retrouver une femme géniale

et un martini avec des glaçons.

Krystall boit ça. Pas moi.

Ah, d'accord.

Mais je comprends.

Et moi aussi, je vais retrouver ma femme géniale,

et une poubelle de couches sales.

À demain.

À plus.

Paraît que les accrocs au jeu s'en fichent, de gagner.

Ils ne se sentent en vie que quand l'obscurité

les gagne de tous les côtés

et qu'il semble ne plus y avoir d'issue.

Mais pour les gens comme moi, il y a toujours une issue.

Il suffit d'aller plus loin.

C'est le secret.

La seule issue, c'est d'aller plus loin.

Quand j'ai dit que quelque chose mourait en moi

à chaque fois que je le fais ?

C'est vrai.

Mais quelque chose d'autre grandit.

Et cette chose-là

n'est pas comparable à ce que vous autres appelez "le monde normal".

Comme je vous plains.

Car quand on a cette sensation,

on ne veut pas qu'elle s'arrête.

Tiens.

Ça a l'air délicieux.

Alors c'est aussi bien que je te l'avais dit ?

Mieux, même.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Oh, je ne sais pas...

Je réfléchis à mon passé,

aux choses que j'ai faites, à qui je suis.

Je mérite pas tout ça.

Bien sûr que si.

Non. Vraiment.

Chéri,

on regrette tous d'avoir fait certaines choses,

mais t'es le meilleur homme que j'aie jamais rencontré...

et je t'aime.

Moi aussi, je t'aime.

Je vais nous concocter un délicieux repas.

D'accord.

Et on va célébrer cette nouvelle étape de notre vie ensemble.

- Hé. - Quoi ?

Tu as une magnifique...

structure de visage.

On te l'a déjà dit ?

Non.

Elle est vraiment belle.

Il faudrait la conserver sous verre.

Flatteur, va !

Allez.

- Je vais... - D'accord.

"Nous, les tueurs en série, sommes vos fils,

nous sommes vos maris. Nous sommes partout.

Et vos enfants seront plus nombreux à mourir demain."

Ted Bundy.

À SUIVRE...

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