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Original subtitles

Afin de classifier tous les corps du syst�me solaire,

il nous faut adopter une s�rie de crit�res arbitraires;

des crit�res qui doivent �galement �tre appliqu�s

aux plus petites plan�tes ou ast�ro�des.

Regardons maintenant la bande d'ast�ro�des s'�tirant de Mars � Jupiter.

La classification de ce groupuscule d'�clats de plan�tes

commen�a en 1801 avec la d�couverte de C�r�s.

C�r�s, dont le diam�tre atteint 955 kilom�tres

est l'�l�ment le plus gros parmi des centaines de blocs

engag�s dans ce qui ressemble � un man�ge de d�bris primitifs

datant des premi�res heures de la formation plan�taire.

Des deux milles ast�ro�des r�guli�rement relev�s et observ�s

on conclut que C�r�s, de par sa grande taille, sa localit� et son accessibilit�

serait l'endroit id�al pour y �tablir une gargote ou...

bar, si vous pr�f�rez.

Celui-ci fut baptis� "Le Carrefour de C�r�s."

Il est souvent fr�quent� par les voyous et les brutes.

C'est ici que notre histoire commence.

Une histoire qui raconte comment je suis devenu papa.

Et, au fait... c'est mon anniversaire.

Merde.

"Carrefour de C�r�s", Eddy � l'appareil.

Eddy, c'est Samuel Curtis. Je viens d'atterrir.

Je sais. On a vu. C'�tait remarquable.

Tu peux venir me d�terrer ?

Bien s�r. T'as apport� le chat ?

Oui, je l'ai. Il s'appelle T�te de Singe.

Je pr�f�re Oscar.

C'�tait portant pas si mal ? Eddy, t'as quelque chose pour moi, pas vrai ?

Oh, ouais.

OK, j'arrive.

OK, salut.

Allez le chat, on y va.

CE SOIR CONCOURS DE DANSE

Je garde �a avec moi. Eddy est l� ?

Oui. Il est l�-bas au bout du comptoir.

C'est le barman ?

Merci.

- Samuel Curtis. - Je sais. Je vous ai regard� atterrir.

Tout le monde ici en est rest� baba.

J'en suis encore tout secou�. Tout le monde d'ailleurs.

Vous avez quelque chose pour moi, non ?

Vous ne vous imaginerez jamais ce que je vous ai pour vous.

Personne n'a acc�s ici. Oscar peut rester ici jusqu'� ce qu'on vienne le chercher.

- Je croyais qu'il �tait pour vous. - Oh ! Non je d�teste les chats.

Mais vous m'avez sauv� la peau en l'amenant ici.

- Vous restez, non ? - Qu'est-ce que c'est que �a ?

Vous venez au bal, non ?

Oui, bien s�r.

Je comprends pas.

C'est une fille. En chair et en os.

- Que suis- je suppos� faire avec ? - Je ne sais pas.

- Qui joue au bal ce soir ? - Moi.

Bon, on se voit l�-bas. Je peux utiliser vos W.C. ?

Bien s�r. Mais fa�tes attention, ce sont de vrais W.C.

Merci Eddy.

C'est lui.

Mon gars, mon gars

J'ai un message pour toi

Au sujet de l'amour et des �toiles dans le ciel. Une jolie colombe blanche

Pure, puis dure, devient pigeon, b�ton

Et c'est devenu violent, �a suffit maintenant !

Mon gars, mon gars

Un de tes potes m'a parl� de toi

De ta haine quand t'es au fond de ton lit

Et que tu regardes passer ta vie avec la hargne qui t'habite

� cause des choses que t'as dites. Tu voudrais bien mourir

Parce que tu te sens trahi par l'amour et les �toiles.

Et la petite colombe blanche, pure, puis dure, devient pigeon, b�ton

Et c'est devenu violent, �a suffit maintenant !

Mon gars, mon gars,

Un de tes potes m'a appris

Que ton c�ur est meurtri, ta col�re un incendie.

Et t'es l� � ressasser ce qu'il te reste du pass�.

Tu pousses un long soupir. Tes yeux se mettent � luire.

Et tu commences � pleurer en disant "Mon dieu, pourquoi"

Tu voudrais bien mourir. Et tes yeux ne s�chent pas

Et le temps ne passe pas, c'est une nuit d'enfer.

T'as les yeux grands ouverts sur cette vir�e infernale.

Tu te retournes toute la nuit

parce que la haine t'envahit quand tu es dans ton lit.

T'as la tronche qui rougit avec la hargne qui t'habite

� cause des choses que t'as dites et t'aimerais bien mourir

Parce que tu te sens trahi par l'amour et les �toiles.

Et la petite colombe blanche, pure, puis dure, devient pigeon, b�ton

Et c'est devenu violent, �a suffit maintenant !

Mon gars, mon gars,

Un de tes potes m'a appris

Fils de pute !

Vous n'auriez pas vu deux gars sortir des toilettes ?

Tenez.

C'est moi ou j'ai les couilles qui me grattent ?

Je crois que c'est vous.

Tant mieux. Je croyais que mes couilles me grattaient.

Je plaisante.

Tr�s dr�le.

Va te faire foutre.

C'est lui que tu cherches ?

Larry Blueberry.

Je m'appelle Lawrence. Pas Larry. Je n'aime pas ce pr�nom.

On me dit, que tout baigne pour toi ces jours-ci.

On m'a dit que le professeur Hess t'avait tu�.

Oui, enfin...

Apparemment tes photographes ont prouv� le contraire.

Voici Blueberry le pirate.

Voleur de fruits interplan�taire et ancien cavalier de danse de Samuel Curtis.

Venu r�cup�rer Oscar en guise de paiement pour une cargaison de fruits vol�s.

C'est l� qu'ils se retrouvent au bar, tout guillerets, comme si de rien n'�tait.

Ce sont de vieux amis, c'est tout.

C'est ici que le pirate donne � Curtis quelques photos

et lui fournit gracieusement la parfaite strat�gie pour un astronaute de son rang.

En �change...

Samuel Curtis accepte d'�tre le cavalier du pirate lors du grand concours de danse

parce que Curtis n'a pas de strat�gie

et que le pirate n'a jamais rien gagn� de sa vie et qu'il n'a

"jamais vu de troph�e aussi beau." Fin de citation.

La nouvelle mission de Curtis est de retourner sur Terre avec le corps de...

Johnny R.

Johnny R. est issu d'une famille tr�s riche.

Une famille pr�te � l�guer une partie de sa fortune en �change de sa d�pouille.

Son corps est aujourd'hui pr�serv� sur V�nus, la plan�te des jolies femmes.

La plan�te des femmes qui peuvent procr�er sans hommes.

Seulement, si plus de trois g�n�rations passent sans aucun m�tissage,

ces femmes deviennent si pimb�ches qu'elles ne se supportent plus.

La pr�sence d'un homme est donc n�cessaire.

Les femmes de V�nus adoptent donc un adolescent issu d'une famille ais�e,

elles le chevauchent tel un �talon sauvage, le traitent comme un prince,

et l'aiment jusqu'� sa mort, en g�n�ral � un �ge bien avanc�.

Elles le remplacent ensuite par un autre adolescent.

Johnny R. avait atteint cet �ge bien avanc� et il fallait le remplacer.

Mais les femmes refusaient de laisser son corps

tant qu'un rempla�ant n'e�t �t� fourni.

Le rempla�ant id�al se trouvait sur Jupiter.

Jupiter est une plan�te riche en ressources mini�res, o� les gar�ons sont vendus

� un homme nomm� Lee Vilensky.

Ils sont �lev�s pour devenir forts, mais n'ont aucune notion de la gente f�minine.

Lee Vilensky poss�de la plan�te Jupiter et des ann�es auparavant,

Samuel Curtis lui avait vendu un gar�on qu'on appelait...

"Le Gar�on qui a vu les seins d'une femme."

Cette courte exp�rience lui a valu d'�tre trait� comme un tr�sor.

C'est l'idole de la plan�te.

Il remonte le moral des ouvriers

en proclamant de grands discours

o� il d�crit avec arrogance la "chose" qu'il a vue.

Au fil des ann�es, le gar�on est devenu un jeune homme beau et fort.

Blueberry et Samuel Curtis savent que les femmes de V�nus seront folles de lui.

Mais ils savent aussi que Lee Vilensky ne se s�parera du gar�on qu'en �change...

d'une v�ritable femme.

Il pourrait l'�lever, l'�pouser, coucher avec elle...

Et ensuite, d�crire l'exp�rience en d�tail � ses ouvriers.

�a leur remonterait dr�lement le moral.

Et puis, ils seraient plus heureux, plus productifs dans leur travail.

Alors... j'emm�ne la fille sur Jupiter.

Je l'�change contre le gar�on, j'emm�ne le gar�on sur V�nus...

Je l'�change contre Johnny R.

Je ram�ne Johnny R. sur Terre et je deviens riche.

C'est �a.

D'o� vient la fille ?

Eddy l'a clon�e � partir de ses propres cellules.

Pas la peine de divulguer ce d�tail.

Messieurs.

C'est moi ou j'ai les couilles qui me grattent ?

C'est l'histoire d'un type qui rentre dans un bar et il dit au barman

"Je peux utiliser votre t�l�phone ?" Le barman dit "oui".

Alors il se torche le cul avec et le barm...

Quoi ?

Merde, je viens de vous raconter la fin.

Si longtemps que je raconte cette blague, je savais que j'allais me planter.

Vous vouiez que je vous raconte un truc bizarre ?

C'est un gars qui a v�cu toute sa vie sur Terre. Il s'appelle M. Stevenson.

Quand M. Stevenson avait 8 ans, il a demand� � un autre gar�on

s'il voulait une tranche de cake qui tue. Alors l'autre gar�on dit "oui."

Alors il lui cogne le bras et il lui dit : "�a tue, hein, tronche de cake ?"

5 ans plus tard, M. Stevenson demande � un autre gar�on de son �ge

s'il veut une tranche de cake qui tue.

Le gar�on r�pond "oui" et Stevenson se met � lui foutre des coups de crayon

dans l'�il, sur la joue

en disant, "�a tue hein, tronche de cake ?"

Au fil des ann�es, M. Stevenson est devenu un tr�s bon �l�ve.

Le jour de la remise des dipl�mes, il s'est assis � c�t� d'un jeune homme qui,

comme M. Stevenson avait de tr�s bonnes notes.

Quand il demanda au jeune homme s'il voulait une tranche de cake qui tue,

il a r�pondu

"Je veux bien si tu ne me donnes pas de coup de crayon dans l'�il."

"Je n'oserais pas te toucher," r�pond M. Stevenson.

Le jeune homme accepte, et Stevenson lui montre une photo de sa fianc�e

� une f�te, debout sur une table en train de se branler avec une bouteille de bi�re.

Voyant que le jeune homme pleurait doucement, M. Stevenson dit

"�a tue, hein, tronche de cake."

Plus tard, Stevenson a �t� embauch� dans un magasin d'�lectronique.

Sa premi�re ann�e, il s'est fait choper en train de voler et incarc�rer illico.

Quand il a demand� � son pote de cellule

s'il voulait une tranche de cake qui tue, il a dit "oui."

C'est ce qu'il lui a donn�.

Trop vieux pour s'occuper de lui, on a envoy� Stevenson � h�pital.

Un jour, il a demand� � l'infirmi�re si elle voulait une tranche de cake qui tue.

En attendant sa r�ponse, M. Stevenson s'est mis � chantonner

en claquant sa langue dans sa bouche.

Quand l'infirmi�re a souri et dit : "Je vous connais M. Stevenson"

M. Stevenson a laiss� �chapper des propos compl�tement incoh�rents

et s'est mis � rire.

J'ai jamais compris cette blague.

Remarque, j'ai jamais �t� sur Terre.

Bon, tr�s bien. Messieurs, que le concours de danse commence.

L'amour est une devini, devinette.

L'amour est un sourire qui rigole comme les anges.

Qui rigolent quand ils te voient Sourire

L'amour, il pourrit dans la nature.

L'amour, il te sourit quand t'es heureux

et que t'as envie de sourire.

Alors comment continuer � sourire

quand tu te vois dans la glace en train de sourire ?

Il te suffit de prononcer le nom de cette fille pour sourire.

L'amour, c'est quand tu penses � la mort. Quand elle entend ton nom,

elle se met � pleurer.

Elle se souviendra de ton sourire

L'amour c'est vivre dans un monde enchant�. C'est penser

au jour o� elle prendra ta main.

Alors vous pourrez sourire enfin.

Mais comment continuer � sourire quand tu te vois

dans la glace en train de sourire ? Prononcer

le nom de cette fille te fait pleurer

Allons-y.

Et tes potes l�-bas ?

Ils pr�f�rent rester assis.

Un, deux, trois, quatre.

Qu'est-ce qu'il t'a dit sur moi ?

Qu'est-ce qu'il t'a dit sur moi ?

Qui �tes-vous ?

T'es vraiment coinc�.

Faut croire que oui.

Alors, qu'est-ce qu'il t'a dit sur moi ?

Je ne vois pas ce que vous voulez dire.

Tu es l� avec ton troph�e et tu me dis que tu ne vois pas ce que je veux dire ?

Excusez-moi.

Tu es au bar, tu parles, tu ris, et tu ne vois pas ce que je veux dire ?

Ne me touchez pas.

Ne pas te toucher ? Je peux te toucher.

Je te touche quand je le veux.

Tu sais quoi ?

C'est mon anniversaire.

Il t'a dit que c'�tait mon anniversaire ?

Tu vas me chanter la chanson ou quoi ?

Je veux que tu me la chantes.

J'ai dit je veux...

J'ai du boulot.

Celle-l� on la garde.

Pr�t le chat ?

Que t'a appris ton p�re ? Que t'a appris ton p�re ?

Mon p�re m'a appris � tuer le Tournesol.

F�licitations M. Curtis. Vous �tes � pr�sent r�veill�.

Jupiter : deux heures.

Messieurs, vous avez tous tr�s bien travaill�.

Et vous �tes les �lus parmi les fortun�s.

Vous avez �t� frapp�s par le rayon de la chance.

Si, si.

Aujourd'hui, vous fa�tes partie de la Cour du Tr�s Grand.

Messieurs, je vous pr�sente...

"Le Gar�on qui a vu les seins d'une femme."

A, A, E, I.

A, E, I Oui je sais. TA, TE, TI, TO, TU.

TO, TU oui tu. JA, JE, JA, JE, JE.

JA, JE, JI, JO, JU. JI, JE ne te dois rien. Mais tu me dois quelque chose

Tu me le dois, tu me le dois A, I, E, A, I, E, A, A, A.

Je te parle quand je te demande, pourquoi l'�me de mes vieux chiens

Hurle quand elle entend les sir�nes. Appelez la police, appelez les pompiers !

Appelez les flics !

Y'a une b�te qui rampe sur ma peau.

J'ai de la crasse noire sous les ongles.

Et je crois que j'aime bien la renifler.

J'ai de la bouffe coinc�e entre les dents.

On verra � quoi �a ressemble dans deux ans

Je vais me faire beau et me raser

Avec la sueur de mon soulier.

Je vais moucher mes crottes de nez

Et m'essuyer sur ton chemisier.

A. E. I. O. A. E. I. O. I. O. A. E. I. O. A. E. ooh !

Elle �tait douce et ronde.

Et maintenant au boulot !

Bon travail.

J'y vais.

Sam !

H�, le voil�. Comment �a va ?

�a va.

C'est quoi son probl�me ?

Tu connais les gosses. Tu les vends � une plan�te de merde et c'est toi le m�chant dans l'histoire.

Ouais, ben je suis l� pour lui prouver le contraire.

Comment �a ?

- Je suis l� pour l'emmener avec moi. - Non.

Ce gar�on d�tient le seul souvenir qu'il nous reste.

M. Vilensky, rendez-moi le gar�on et je vous donnerai de quoi cr�er vos propres souvenirs.

Qu'est-ce que c'est que �a ?

C'est une vraie fille.

Vous prenez �a. Vous la fa�tes pousser.

Vous l'�levez. Vous l'�duquez.

Vous l'�pousez. Tout �a, en �change d'un gosse dont la rencontre �ph�m�re

n'est rien par rapport aux exp�riences qui vous attendent.

Supposons que je la montre � quelqu'un maintenant

cette fille, femme peu importe.

Elle n'a pas bonne mine.

Pourquoi voulez-vous la montrer � quelqu'un ?

Supposons que je le veuille.

Toi le gosse... fiche-moi le camp.

Quand on l'a vu la premi�re fois, on a su qu'il n'y avait qu'une chose � faire.

C'�tait scientifique.

Et sociologique.

C'est �a. Et tr�s amusant.

On savait qu'il pouvait n'en y avoir qu'un seul au monde.

Le b�b� dans le bocal aux lunettes et au flingue.

Aux lunettes.

Messieurs

"Le gar�on qui a vu les seins d'une femme "a quitt� notre plan�te.

Laissez-moi vous expliquez.

Je d�tiens dans cette valise noire

l'aube d'un nouveau jour.

L'aube d'une �re nouvelle.

L'�re des conversations...

sexuellement explicites.

Car je tiens dans ma main, la valise

qui contient... une... vraie... fille.

Elle sera �lev�e dans l'intimit�.

On lui enseignera tout ce qu'elle doit savoir sur notre �thique du travail.

Et tous les jours

on lui annoncera les triomphes

accomplis par chacun de vous

gr�ce � vos nobles efforts.

Quand elle aura quinze et demi, elle deviendra ma femme...

et votre reine.

Vous partagerez les fruits frais

de Blueberry le pirate.

Et je partagerai fruits

et relations sexuelles.

Un acte auquel nous sommes tous �trangers,

mais que je, d�s mon retour,

je vous d�crirai,

dans les moindres d�tails.

H�, d�gage !

Tu l'as eu o� ton troph�e ?

Je l'ai gagn� � un concours de danse.

Sur C�r�s ?

Oui.

J'aurais bien voulu y aller.

Pourquoi Vilensky ne t'a-t-il pas emmen� ?

C'est �a oui.

�a fait combien de temps qu'ils t'habillent comme �a ?

Ils ne m'habillent pas.

Je m'habille comme je veux.

Je vois.

Faisons la f�te ! Faisons la f�te tout de suite !

Faisons la f�te !

C'est sympa quand �a commence.

Envoie tes mains en l'air et crie : "C'est la f�te !"

Balance ta t�te et dit : "c'est la f�te ! La f�te ! La f�te !"

Allez venez tous avec nous !

Faisons la f�te !

Faisons la f�te tout de suite !

Faisons la f�te !

C'est sympa quand �a commence.

Envoie tes mains en l'air et crie : "C'est la f�te !"

Balance ta t�te et dit : "c'est la f�te ! La f�te ! La f�te !"

Allez venez tous avec nous ! Oh ! Venez tous avec nous.

Allez venez tous avec nous ! Oh ! Venez tous avec nous.

Allez venez tous avec nous ! Oh ! Venez tous avec nous.

Bon boulot, une fois de plus.

Ce sont les m�mes partitions que tu avais il y a cinq ans.

Oui.

Tu connais des nouvelles chansons ?

Oui, j'en connais, mais elles sont pas terribles.

Et toi ?

Oui, je connais des chansons sympas.

Vas-y chante-les. Le voyage va �tre long.

Apprends-moi une chanson.

- Il y a... - T�l�phone. T�l�phone.

Sympa ta chanson.

Samuel Curtis, American Private Sec. N�vada.

Devine qui c'est ?

Professeur Hess.

Lui-m�me. T'as trouv� du premier coup. Tu m�rites un bisou.

Non merci.

Quoi ?

Tu crois vraiment que je t'embrasserais ?

Pourtant t'aimerais �a mais je ne t'embrasserais jamais !

Vous avez dit que vous m'embrasseriez.

J'ai jamais dit �a. Jamais. C'est toi qui veux que je t'embrasse !

Pas vraiment.

Je ne te plais pas ? C'est �a que tu veux dire ?

Qu'est-ce vous voulez, Professeur ?

Devine quel jour on est.

Je sais pas. Quel jour ?

Devine.

Vendredi, peut-�tre samedi. Je sais pas.

C'est mon anniversaire.

Bon anniversaire.

- Tu vas me chanter la chanson ou quoi ? - Non.

Pourquoi pas ? Pourquoi ne vas-tu pas me chanter la chanson ?

Je n'aime pas cette chanson.

T'es vraiment coinc�.

Vous m'avez appel� pour m'insulter, Professeur ?

Tu sais bien que tu m'es tr�s cher.

J'aimerais que tu �coutes ceci.

Tu as entendu ?

Non.

C'�tait un chat qui ronronne.

Je l'ai pris parce qu'il ne restait personne sur C�r�s pour s'en occuper.

Et maintenant il ronronne, parce qu'il est avec moi et qu'il est heureux.

C'est l'heure de son go�ter.

Oh, il aime �a.

Je dois y aller, Professeur.

Devine quel �ge j'ai !

Je ne sais pas.

J'ai 96 ans.

- Pas possible. - Si. 96 ans.

Pourquoi ne me crois-tu pas ?

Vous avez l'air si jeune.

Bon, et si je te disais qu'en fait j'ai moins de 96 ans car...

car j'ai simplement moins.

J'ai dit au revoir, Professeur.

J'ai une photo de toi.

Devine ce que tu es en train de faire...

Je suis en train de chier.

Elle est � c�t� du troph�e et quand je passe devant, je dis :

"Voil� la boule puante !"

Je dois y aller. Au revoir, Professeur.

Tr�s bien ! Mais si t'aper�ois de grandes photos de moi, dis � personne que tu me connais.

March� conclu.

Non, en fait, pas besoin de voir de grandes photos de moi

parce que je vais finir par te rattraper.

Et ensuite... on fera la f�te pour mon anniversaire

� plus tard, alors.

Un ami ?

Oui ou non ne suffirait pas � r�pondre � ta question.

Il appelle beaucoup ?

Non.

Il dispara�t pendant de longues p�riodes.

Puis il me retrouve...

tue chaque personne qui a �t� en contact avec moi...

et essaye de me pardonner.

Quand il fait �a, c'est qu'il va me tuer.

Tu l'aimes bien ?

Ouais.

C'est un peu ma famille.

Et quand il te pardonne, c'est qu'il va te tuer ?

Oui, il est comme �a.

Il est comment ?

C'est un enfant g�t�.

Il tue sans raison.

S'il n'a aucune raison de te tuer, il peut te tuer.

Mais s'il a une raison de te tuer, �a lui pose un probl�me.

Et s'il te tue sans r�soudre ce probl�me, alors...

tu seras mort et le probl�me ne sera jamais r�solu.

Tout �a n'a aucun sens.

Si, crois-moi.

Qu'est-ce que tu as fais qui soit si difficile � pardonner ?

Et bien...

Je vais te le dire.

Je crois que j'aper�ois une grange.

On a qu'� cacher notre vaisseau dedans.

Et si elle est d�j� occup�e ?

Coucou !

Jolie...

Vous avez l� une jolie bicoque.

Retirez vos bottes et laissez-vous flotter.

D'o� venez-vous ?

On est des Terriens.

Quelle r�gion ?

On est du N�vada et vous ?

Moi aussi je suis du N�vada mais j'ai beaucoup boug�.

Et le gosse ?

C'est votre fils ?

Non, je le d�pose sur V�nus.

Qu'est-ce qui s'est pass� ? Le Roi est mort ou quoi ?

Oui.

Fils de pute.

Quel �ge as-tu, fiston ?

- Quinze ans. - Fils de pute.

On a un petit connard de ton �ge.

Tu veux aller lui casser la gueule ?

- Non, merci. - Pourquoi, t'as peur ?

Il a du chocolat et des cigarettes.

Va lui casser la gueule.

Oh, Et puis je m'en fous.

Le petit con va tous nous tuer.

Qui est-il ?

Il n'a pas vraiment de nom. On l'appelle Scaphandre.

On l'a �lev� pour qu'il puisse retourner sur Terre et �tudier la fameuse Carte.

Mais il est nul � chier !

Vous voyez, en 1902, on n'�tait que de simples mineurs d'argent.

Creusant la terre chaque jour...

On n'avait aucune �ducation et on baisait...

� chaque fois qu'on en avait l'occasion.

�a nous arrivait m�me � nous, vieux cro�tons, de baiser.

On faisait pas �a par pure fantaisie.

On savait pas trop ce qu'on faisait. Pas vrai, John ?

Ouais, ouais.

Alors un jour, j'ai trouv� cette pierre, d'une couleur tout � fait unique.

Elle ne ressemblait en rien

aux couleurs qu'on avait d�j� vues.

Elle ressemblait �, � un souvenir, enfin c'est g�nant mais....

si on la regardait

toutes les cellules de notre cerveau, jamais utilis�es

se mettaient enfin � fonctionner.

Rien que la regarder nous a rendus intelligents.

Le lendemain, on est all� en ville se renseigner sur la fameuse Carte.

Puis nous sommes all�s dans le d�sert pour y construire cette grange

qui nous enverrait tous dans l'espace.

Depuis, on est ici.

Mais ce qu'on n'avait pas pris en compte c'�tait les "d�biles spatiaux."

C'est quoi un "d�bile spatial ?"

Jake, c'est quoi un "d�bile spatial ?"

Dans le monde de l'apesanteur

les muscles du corps s'assoupissent et se fl�trissent.

La colonne vert�brale se redresse et le calcium de vos bras et jambes

est redistribu� droit au cerveau.

Merci Jake. Le vieux Jake sait tout.

Jake, que se passe-t-il si tu retournes sur Terre avec des "D�biles Spatiaux ?"

- �a te tue rapidos. - C'est vrai !

Maintenant on doit retourner l�-bas parce que chaque jour

ils font une nouvelle d�couverte au sujet de la fameuse Carte.

Afin d'approfondir notre savoir

Jake et Edna ont commenc� � baiser.

Et un enfant est n� parmi nous.

Si on avait su que ce serait une telle horreur,

on l'aurait tu� tout de suite.

Mais on l'a �lev� au caf�, au tabac et aux bonbons.

Le genre de trucs que nous, on n'arrivait pas � avaler.

On lui a fabriqu� un scaphandre hydraulique pour que

ses muscles se d�veloppent.

On lui a appris � d�fier la pesanteur de la Terre

et encourag� � s'instruire au nom des siens.

Mais il n'est pas au courant de ce voyage

parce qu'il est con comme un manche.

Comment comptez-vous le renvoyer sur Terre ?

On comptait sur vous.

Demande si on peut avoir son chocolat et ses clopes.

Si on l'emm�ne sur Terre, on peut avoir son chocolat et ses clopes ?

On en a pas besoin.

OK.

J'esp�re que �a ne vous d�range pas qu'on prenne notre temps pour charger.

On essaye d'�viter quelqu'un.

�a vous donnera l'occasion de faire connaissance.

Il est dans la pi�ce du fond.

Merci.

Si jamais on se revoyait...

vous pourriez nous dire � quoi ressemble la Carte ces temps-ci ?

Capitaine ?

Capitaine ?

Il pue.

Quoi ?

Il pue.

Excuse-moi.

Bon...

Retirons-lui son scaphandre.

Sens ta main.

Si on lui laissait le scaphandre et on ie lavait comme �a ?

On devrait juste l'essuyer avec du dissolvant.

Tiens-le.

C'est le Rio Yeti. D'accord ? Et quand je lirai cette phrase...

Je parlerai et quand je lirai la phrase suivante, je bougerai ma bouche. OK ?

Je veux aller en Am�rique du sud.

Tu as peur du Yeti, � Rio ?

Non.

Non ?

Rio Yeti. Rio Yeti. Rio Yeti. Rio Yet...

Quand on sera sur V�nus. Je pourrai prendre un chien ?

Y'a pas de chien sur V�nus.

S'ils se roulent sur le dos...

la pression tord leurs entrailles et ils meurent.

Tu te souviens de mon vieux chien ?

Oui.

Si j'aime pas V�nus, tu viendras me chercher ?

Crois-moi...

�a va te plaire.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Je vais aller en Am�rique du sud.

T'as pas peur des yetis � Rio ?

Non.

Non ?

J'ai fait une gaffe ?

Non.

Non ?

Que t'a appris ton p�re ? Que t'a appris ton p�re ?

Mon p�re m'a appris � tuer le Tournesol.

F�licitations M. Curtis. Vous �tes � pr�sent r�veill�.

V�nus : dix minutes.

- Putain de merde ! - Combien de minutes ?

Pr�t pour le grand jour ?

Occupe-toi de lui.

Je reviens dans une minute.

Quelle classe ! Quel myst�re !

La femme au vagin de verre.

Si parfaite et pure, et gyn�cologiquement d�licate.

Et la fa�on dont son cul bouffe son short.

J'aime �a ! Oh ! Oui j'aime �a !

Et la fa�on dont ses seins gigotent !

Oh ! oui, j'aime �a aussi.

O� qu'elle aille, le paradis la suit.

Les monstres de la jalousie la troublent.

Les vieux mythes, les vieilles l�gendes deviennent r�alit�.

Les anciennes proph�ties se font la paire.

Tout �a � cause de toi,

la femme au vagin de verre.

Samuel Curtis, vous me flattez.

Ma ch�re Cloris, n'importe quelle parole faisant votre �loge ne serait...

Si tu avais vingt ans de moins

on ferait ce qu'on veut de toi.

Changeons de sujet.

Pas que �a me fatigue de faire votre �loge...

mais j'ai une proposition � vous faire.

Je vous �coute.

Ne pensez pas que je ne fasse attention ni � vous ni aux autres femmes,

mais du coin de l'�il...

je n'ai pas pu m'emp�cher de voir la belle d�pouille d'un homme.

Johnny R.

On l'aime toujours. Je vous assure.

Mais c'est plus pareil depuis sa mort "v�nusienne".

Bien s�r, j'imagine.

Sa famille veut que vous lui rendiez le corps.

Nous le savons tr�s bien, Samuel Curtis.

Nous sommes �galement conscientes des honoraires qu'ils proposent...

et des r�actions gloutonnes et violentes

que cette offre g�n�reuse peut engendrer.

Mais on s'attendait � ce que vous, Samuel Curtis

preniez un peu plus en compte nos sentiments

plut�t que d'�tre le premier � vouloir nous arracher notre Johnny.

Je suis venu l'�changer.

Je ne vois pas ce que vous pourriez avoir d'�quivalent � la valeur

de la d�pouille de notre bien-aim� Johnny.

J'ai un gosse de seize ans dans mon vaisseau.

Oh, Samuel.

Je vous jure, on ne pouvait pas savoir.

- Comment auriez-vous pu le savoir ? - Votre messager n'a pas parl� d'�change.

Mon messager ?

- Salut, Sam. - Bordel de merde !

C'est le professeur Hess.

Un professeur !?

- Je t'ai manqu� ? - Non.

Mais si je t'ai manqu�. Tu dis �a seulement pour me faire enrager !

Le professeur nous a apport� un chat.

Cloris...

Il faut vraiment que j'y aille.

Demandez � vos femmes de d�sembourber mon vaisseau et de charger le corps de Johnny.

Que serait une visite de M. Curtis si on n'avait pas � d�sembourber son vaisseau ?

Oh, Samuel.

Le professeur pense que ce serait bien qu'on rencontre le gosse.

Je vais le chercher.

Mais d�p�chons-nous !

Bien s�r. Samuel ?

C'est l'h�ritier d'une grande fortune, non ?

Oui.

D�tes-moi que c'est un bon danseur.

Les femmes aiment tellement danser.

Il se d�brouille tr�s bien.

Je vais lui dire d'apporter son troph�e.

Pousse-toi !

J'essaye de me pr�parer

mais � chaque fois, il se jette devant moi pour faire des grimaces.

Tu ne vas nulle part.

- Quoi ?! - Ta gueule.

Le professeur Hess est l�-bas. S'il te voit, il va te tuer.

Pourquoi veut-il me tuer ?

Pour rien.

Foutons le camp.

Tant qu'on ne leur remet pas un gar�on, elles ne nous laisseront pas partir.

Lui.

Oui.

Ouais, c'est ce que je pensais.

File-lui tes v�tements et prends les miens.

Pourquoi doit-il porter mes v�tements ?

C'est pas qu'il le doit...

C'est comme �a.

Mesdames...

je vous pr�sente votre nouvel amant.

Pas mal du tout.

C'est qui ce mec ?

C'est le nouveau Roi de V�nus.

Ce n'est pas le fils de Lee Vilensky !

Samuel, veuillez nous expliquer.

Qui est cette magnifique cr�ature qui a si rapidement gagn� nos c�urs ?

Quoi ?!

C'est le gar�on le plus riche du Syst�me solaire.

C'est faux.

Si c'est vrai.

Non, c'est faux.

Si c'est vrai.

Il a besoin de prendre un bain.

Je n'avais pas remarqu�.

Sentez votre main.

Je vais le tuer !

Vous avez toutes les raisons de le tuer.

Bonne chance Professeur.

Samuel Curtis !

C'est mon anniversaire.

Une autre fois, Professeur.

C'est ici que cette histoire se termine...

et que d'autres commencent.

Sam est retourn� sur Terre avec le gar�on qui a vu les seins...

et l'a �lev� comme son propre fils.

Je suis rest� sur V�nus afin d'�lever Scaphandre

dans l'espoir qu'il devienne un jeune homme distingu�...

que je pourrais tuer par la suite.

Mais un gar�on r�pond rarement aux espoirs de son p�re.

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