All language subtitles for Wife.VS.Secretary.1936.DVDRip.XviD-DIMENSION.french

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Original subtitles

SA FEMME ET SA DACTYLO

- Bien le bonjour, Patrick. - Tu l'as dit, Mendel.

Tu n'as pas encore r�veill� M. Simpson ? Son petit d�jeuner est sur le chauffe-plat.

Entrez.

- Veuillez m'excuser, M. Simpson. - Taggart, vous �tes en retard.

- Je sais, monsieur. Mon r�veille-matin... - Achetez-en un neuf.

Vous devez savoir que j'ai une journ�e remplie.

- Qui a remport� le match de boxe hier ? - Rosenblatt, au 3e round.

Oh, quel dommage.

Maintenant, je dois 3 $ � Finney.

Entrez.

- Je suis navr�, M. Stanhope. - Vous �tes en retard, Simpson.

En effet, monsieur.

C'est impardonnable, surtout le lendemain

- de vos vacances. - Ce n'est pas grave.

- Qui a remport� le combat ? - Rosenblatt, au 3e round.

Ah oui ? Je devrai donner sa soir�e � Finney.

Avec une soir�e libre et mes 3 $, Finney devrait passer un bon moment.

Il vous a eu aussi ?

- Nous devrions nous d�faire de lui. - Le journal, monsieur.

Oh, oui. Mangeons-nous les truites au petit d�jeuner ?

Oui, monsieur. Elles ont �t� pr�par�es comme vous l'aviez demand�. Et...

Les murs ont des cornets acoustiques.

- Qui est-ce ? - Simpson.

Non.

Un autre essai.

Finney ?

Non !

Un autre essai.

Je donne ma langue au chat.

- Surprise ? - Un mari.

- Oui. - Comme c'est agr�able.

As-tu bien dormi apr�s la disparition de cet homme ?

- Tr�s profond�ment. - Il n'avait pas tr�s envie de partir.

Je ne me souviens pas qu'on lui ait demand� de partir.

Ne l'as-tu pas entendu chanter en franchissant le seuil ?

Chanter ?

Merci pour cette charmante soir�e

Mes amies !

- Je les ai toutes p�ch�es. - C'est faux.

J'ai p�ch� la grosse.

Je l'ai attrap�e avec une Parmachene Belle.

Non, c'est faux. Je l'ai eue avec ma Professor.

En prenant cette mouche, j'ai dit:

"Ma vieille, si cela ne mord pas..."

Jake, c'est la mienne.

J'ai remplac� ma Silver Donkey par une Parmachene.

C'est peut-�tre gr�ce � ta Parmachene.

- Tu as fini ton jus d'orange ? - Oui.

Elle est trop grosse.

Si c'est ta prise, tu la manges. Cesse de te plaindre.

Cela, je peux le faire.

Jake, quel jour sommes-nous ?

Le lundi 8 novembre.

Je re�ois des invit�s ce soir. Ne rentre pas tard.

Ne tiens-tu pas � savoir de qui il s'agit ?

Qui as-tu invit� ?

Les Merritt, les Carstairs, Raoul

- et Battleship. - Tu sais

que Battleship s'est effondr� au 3e round hier ?

- Rosenblatt a d� placer un bon coup. - Oh, j'en suis navr�e.

Mais il ne manquerait pas l'une de tes soir�es.

- Vivian et Sylvia seront l� aussi. - Il y aura du monde. En quel honneur ?

Ne sais-tu pas quel jour nous sommes ?

- Oh, c'est notre anniversaire de mariage. - Oui, mon ch�ri.

J'ai l'impression que c'�tait hier, pas toi ?

Tu ferais mieux de manger tant que c'est chaud.

Jake.

Soit.

Jake.

Mon ch�ri !

Ne m'envoie jamais � la p�che � la baleine.

Avant d'y jeter un �il � nouveau...

H�, arr�te.

Arr�tez, m'sieur l'agent.

J'ignore de quoi il s'agit. Je passais juste par l�...

M. Stanhope sait-il que Finney attend dans la voiture ?

Oui, mais elle est assise sur ses genoux et il n'a pas encore touch� � sa truite.

Que M. Stanhope touche ou non � sa truite

- ne te regarde pas. - Je sais...

Ellen, comme vous vous en doutez, voici M. Stanhope.

- Bonjour, Ellen. Bienvenue chez les fous. - Merci, monsieur.

Qu'est-ce qui va m'emp�cher de penser � toi toute la journ�e ?

- Les chevaux sauvages. - Pardon ?

- Content d'�tre rentr� ? - Et comment !

Dis, Ellen est � croquer.

Oui. Ne va pas te couper l'app�tit.

Non. Tu es bien plus app�tissante qu'elle.

� plus tard.

Bonjour, M. Stanhope. Ravi de vous revoir.

Je suis content d'�tre de retour, Sam.

Bonjour, M. Stanhope. Ravi de vous revoir.

Bonjour, monsieur...

Non, non, non. Ne me dites rien. Blakely, Blakely.

- Bakewell. - Bakewell. J'y �tais presque.

Je suis content d'�tre de retour, merci.

Bonjour, V.S. Bon sang, je suis content de te revoir.

Salut, Joe. Je suis content d'�tre de retour.

- Bonjour, MIle Spence. - Bonjour.

Bonjour. Content d'�tre de retour.

- Oh, bonjour, M. Stanhope. - Bonjour, Mary.

Voil�, c'est bien.

Passez-moi le marteau, Mary.

Qu'un homme veuille conserver un portrait de lui aussi horrible me d�passe.

Peut-�tre me suis-je habitu�e, mais il doit �tre plus beau que cela.

De fait, Whitey. Il ne me rend pas justice.

- V.S. - Le nez n'est pas assez accentu�.

D�sol�e, V.S., je t'ai pris pour Mary.

Comment vas-tu, Whitey ?

- Tu as �t� sage ? - Bien s�r.

Tu me le jures ? Tu m'as �t� fid�le ?

Non, par deux fois.

Tu as bronz�. Je ne l'avais pas pr�vu en choisissant la peinture.

Il va falloir tout rechanger.

- C'est superbe. - Cela te pla�t ?

Comment as-tu fait ?

- Eh bien, j'ai d�pens� 806 $ . - Comment ?

Tu es Michel-Ange, Whitey. Un vrai petit Michel-Ange.

�a sent la peinture. Ils ont termin� ce matin.

- Elle est fra�che ? - Oui.

Non, je ne crois. Elle doit �tre s�che maintenant.

Non, elle ne l'est pas.

Un million de choses ont d� s'accumuler, non ?

- Quasi. - Tu sais ce que nous allons faire ?

R�unir le conseil d'administration pour la journ�e.

Tout passer en revue. Tout r�gler en 5 ou 6 heures.

- Bonne id�e, non ? - En effet.

MM. Williams et Trent sont libres.

- R�union du personnel � 15 h. - Tu ne veux pas la tenir � 11 h ?

- Tu l'as d�j� planifi�e pour 11 h ? - Oui, V.S.

Entrez.

- Salut, Harry. - Salut, V.S.

- Comment va, Ned ? - Tu as bonne mine, V.S.

L�, les truites ont 365 jours de r�pit, pas vrai ?

Celles qui restent. Qu'est-ce que c'est ?

La couverture con�ue par Hoppy pour janvier.

J'ai besoin de ton accord pour les couleurs.

C'est joli. Tr�s efficace. Hoppy doit avoir arr�t� de boire.

Je tiens � voir les planches.

- Tr�s bien. Merci, V.S. - Parfait.

Et voici la maquette du Mayfair de janvier.

Cela peut-il passer � la r�vision ?

La demoiselle de 1936

Les vedettes venues du froid

Sommes-nous des d�butantes ou des timides ?

Alice a �crit l� un fort bon article.

Faisons-en une double page. Pla�ons-le apr�s le sommaire.

Janvier est le mois des d�butantes. Cela int�ressera ces petites.

Sinon, bon travail, comme toujours.

- Merci, V.S., cette id�e me pla�t. - Tr�s bien.

Si la r�union est � 11 h, montre-moi l'encart des r�clames.

Entendu, V.S.

Oh, � propos, M. Farnsworth a une id�e d�tonante pour obtenir

un contrat avec le rouge � l�vres Dolly Dane.

"Halte !

"Que vous arrive-t-il ?" En vieux caract�res anglais.

"O� s'en est all� votre rouge � l�vres ?

"S'est-il �vapor� ? Non."

Nouveau paragraphe.

"Ce n'est pas de la peinture. Utilisez le rouge � l�vres Lip-Lip !"

Point d'exclamation.

"50 cents aux �tats-Unis et au Canada."

- Pas mal, Joe. Cela me pla�t. - Merci, V.S.

- Et comme support artistique ? - Quelque chose qui fera de l'effet.

- C'est un David Bucknall. - J'ai des doutes.

Il n'y a pas mieux qu'un Bucknall.

L'illustration est bonne,

mais convient-elle au produit ?

Tr�s franchement,

l'illustration est moins importante que le texte.

Mais comment inciter � le lire ?

Le Bucknall ne les emp�che pas de tourner la page.

Oh, non. Deux pages avant cela,

un Bucknall vantera les cigarettes

et deux pages plus loin, un bain de bouche.

Non, il faut user d'une astuce pour retenir leur attention sur la page.

Lis-le � nouveau.

"Halte !

"Que vous arrive-t-il ?"

"O� s'en est all� votre rouge � l�vres ? S'est-il �vapor� ? Non.

- "Ce n'est pas de la peinture..." - J'ai trouv�.

Utilisons le Bucknall, mais sais-tu ce que la fille fera ?

Elle sera assise � un comptoir,

une jolie fille. Une paille aux l�vres,

elle boira un soda.

Ainsi, l'accent sera mis sur ses l�vres charnues.

Mais au lieu d'avoir sa paille plong�e dans le soda,

elle sera plong�e dans un pot de peinture.

Elle boira de la peinture. Ce sera �crit sur le pot.

- Qu'en penses-tu ? - Cela me pla�t beaucoup, V.S.

Cela me pla�t aussi, Joe.

- Tu as not�, Whitey ? - Oui, V.S.

Arrangez cela avec Bucknall. Ensuite ?

M. Harrington. Le contrat des cr�mes Pandora.

- Debout, Hal. - Je pense que mon intervention

va faire retomber l'ambiance.

Nous avons le contrat des cr�mes Pandora depuis 9 ans.

Et nous avions toujours eu l'exclusivit�.

Cette ann�e, ils ont r�duit le budget qu'ils nous allouent de moiti�.

Ils disent vouloir cibler le grand public.

Et, pour la toute premi�re fois,

ils ont l'intention de passer � une revue � 5 cents,

- le National Weekly. - Nous en avons d�j� discut�, Hal.

Ils n'iront pas loin en tentant de vendre une cr�me � 2 $

- dans une revue � 5 cents. - Justement, V.S.

Leur pot de cr�me � 2 $ est � pr�sent en vente � 1,25 $ .

Je vais y r�fl�chir.

- C'est tout, n'est-ce pas, Whitey ? - C'est tout.

Mesdames et messieurs, merci pour cet int�ressant

et enrichissant apr�s-midi.

- Nous devrions pendre des vacances. - Stanhope le Tortionnaire.

- Ce fut une r�union int�ressante. - En effet.

- Tu sais ce que je vais faire, Whitey ? - Non.

Les publications Stanhope vont acheter le National Weekly.

Non, V.S.

Nous allons tenter le coup.

Hal dit vrai. Nous perdons des r�clames

au profit des revues bon march�.

Le National Weekly a pris de la valeur.

Avec notre r�daction et notre pub,

nous en ferions la revue � 5 cents la plus lue.

Mais Underwood vendra-t-il ?

Underwood est de la vieille �cole, bient�t retrait�.

Mais, et Hanson House ?

C'est l� le hic.

Si Hanson House en entend parler,

ils feront une offre � Underwood avant moi.

Organisons-nous bien, et en secret.

Commen�ons d�s � pr�sent. Appelle Underwood.

- Il est probablement � Oyster Bay. - Bien, V.S.

Non, non. N'utilisons pas notre standard.

Oyster Bay 1170.

Vingt cents.

Bonjour. M. Underwood est-il l� ? De la part de M. Stanhope.

Il va voir s'il est l�.

Un instant, s'il vous pla�t.

AIl� ?

Bonjour, M. Underwood. Comment vas-tu ?

Je ne t'ai plus vu depuis la convention.

Comment va ton dos ?

Oh, c'est navrant.

Oh, j'ai pens� t'inviter � d�jeuner.

Rien de sp�cial. Nous papoterons du temps, de la vie.

Attendez une seconde.

- Je vous en prie. - Oh, pardon.

C'est hilarant, J.D. Tr�s amusant.

- Bonjour, Mme Stanhope. - MIle Wilson.

- M. Stanhope est-il l� ? - Ma...

Ma ch�re Mimi !

Je te pr�viens, je ne r�glerai plus tes dettes de jeu.

Oh, Van, ne sois pas sot. Que va penser cette jeune personne ?

Je n'ai aucun secret pour ma secr�taire.

- Miss Wilson, ma ch�re m�re. - Ravie, Mme Stanhope.

Enchant�e.

Mimi et moi voudrions voir ton nouveau bureau.

Allez-y, mesdames.

Il est ouvert au public en semaine, de 15 h � 17 h.

Ne t'attarde pas, ma ch�rie. Je suis d�bord�.

Nous ne resterons pas.

Je suis s�r d'avoir les chiffres de leur diffusion dans mes dossiers.

Trouve-les-moi, veux-tu ?

Eh bien,

je dois dire que cela ne correspond pas � l'id�e que je me fais d'un bureau.

- � quoi correspond-il alors ? - Je pr�f�re me taire.

Enfin, Mimi, que veux-tu dire ? Que sais-tu de ces endroits ?

Bien s�r. Ne sois pas sot.

Il est tr�s beau. Tr�s, tr�s beau.

Whitey a tout fait en mon absence.

Pourquoi n'as-tu pas fait appel � M. Dorian ?

C'est notre d�corateur depuis plus de 20 ans.

J'ai fait appel � Whitey, MIle Wilson, ma secr�taire.

- Il l'appelle "Whitey". - J'en ai bien peur.

- Regardez. N'est-il pas bien install� ? - Si.

Je ne vois pas ce qui pourrait le motiver � rentrer chez lui.

- Je me consid�re comme une raison. - Oh, ma ch�re.

Vous avez fait des merveilles, MIle Whitey.

Je suis heureuse que cela vous plaise.

Mesdames, vous �tes charmantes et ravissantes, mais...

Oui, je sais. Nous partons.

Venez, ch�re Mimi, avant qu'on ne nous expulse.

Whitey, je vais devoir m�moriser tout ceci

et l'oublier d'ici demain.

Jake, seras-tu rentr� vers...

Ce vieux singe est fut�.

Je parie qu'il conna�t nos comptes mieux que les siens.

Je ne vous ai jamais vraiment donn� de conseil, n'est-ce pas, ma ch�re ?

Vous avez �t� un mod�le de belle-maman, Mimi.

Bien. Je vais � pr�sent vous en donner un.

D�barrassez-vous de la secr�taire de Van.

MIle Wilson ?

- Van ne pourrait vivre sans elle. - Ni avec elle, j'esp�re.

Je vous assure que non.

Vous savez, j'ai davantage roul� ma bosse que vous.

Et je connais les hommes de la famille Stanhope. Van est comme son p�re:

Chaleureux, impulsif, dynamique.

Et la tentation ne devrait pas se m�ler � tout cela.

Ma ch�re Mimi, Van passe sa vie entour� de femmes attirantes,

pas seulement de MIle Wilson, mais de mannequins,

de charmantes actrices dont il publie les clich�s.

Si je devais commencer � me m�fier...

Oh, mais je ne veux pas que vous vous m�fiiez.

Je veux que vous soyez prudente, que vous vous prot�giez,

ainsi que Van, contre le danger.

Pourquoi hisser ainsi le pavillon rouge ?

Ma protection, comme vous l'appelez, ainsi que celle de Van, d'ailleurs,

c'est l'amour et la confiance mutuelle.

C'est simple et tr�s pr�cieux, ma ch�re Mimi.

Vous n'�tes pas du genre jaloux, n'est-ce pas ?

Je n'en ai pas le temps.

De plus, si je l'�tais, j'an�antirais pr�cis�ment ce que Van aime en moi.

J'essaie de rendre sa vie agr�able et plaisante,

tout le contraire de ce que nous venons de voir.

Les tracas, l'effervescence, la r�ussite. Je veux �tre un refuge, loin de tout cela.

Rire ou passer un moment de calme avec lui.

Il n'y a pas de place pour la jalousie.

Je comprends votre point de vue, ma ch�re. Il est tr�s moderne et noble.

Quoi qu'il en soit, je vous conseille de vous d�faire de MIle Wilson.

Impossible.

Elle lui est aussi importante au bureau que je le suis � la maison.

Ce n'est pas le genre de personne que j'aimerais voir seule

- dans une cabine avec mon mari. - Voyons, Mimi !

Vous �tes terrible.

Van ignore que les autres femmes existent.

Le fils de son p�re ?

Eh bien, M. Je-lis-mon-journal, bois donc ta soupe � la paille.

Oh, ne dis pas de sottises. Les l�gumes resteraient coinc�s.

Prise la main dans le sac. Voleuse � la tire.

J'ignorais que c'�tait votre poche. Je passais par l� et...

Bas les pattes, jeune fille.

- Montre-la-moi, Dave. - Apr�s le spectacle.

- Patience, patience. - Mais qu'y a-t-il ?

II a quelque chose � me montrer.

C'est ainsi qu'il con�oit le port de la culotte dans la famille.

Si tu arrives jamais � me convaincre de t'�pouser,

c'est moi qui porterai la culotte.

- Qu'y a-t-il ? - Rien.

- Je n'ai rien dit. - Sois plus clair.

Cesse tes insinuations.

Pour obtenir un divorce, tu n'as qu'un mot � dire.

Je sais. Cela fait dix ans que j'essaie de trouver ce fameux mot.

AIl� ?

Oui, M. Stanhope.

Nom d'un chien, il choisit toujours bien son moment.

Oui, elle est l�, M. Stanhope.

- AIl� ? - AIl�, Whitey ?

Te souviens-tu si les 240000 exemplaires comprenaient

les envois postaux aux kiosques ?

Je ne pense pas, V.S.

Je pense qu'ils ont pris les kiosques en compte.

Je crois que je vais devoir r�examiner le tout.

Va au bureau me chercher le dossier.

Il est dans le petit coffre. Merci.

Tu ne faisais rien ce soir, n'est-ce pas ?

Cela ne pose aucun probl�me, V.S.

Si je pars tout de suite, j'y serai d'ici une heure.

Entendu.

Eh bien, c'est parfait. Vraiment parfait.

Si c'est l� ton id�e d'un bon emploi, ce n'est pas mon cas.

Vous savez, si ce n'est pas l� la 20e fois que �a arrive...

Quel manque de consid�ration.

Ne se dit-il jamais que tu pourrais avoir envie de sortir

t'amuser, par exemple ?

II a des choses importantes en t�te, voyons.

Donne-moi mon billet

et je te rejoindrai d�s que possible. Tu me raconteras ce que j'ai manqu�.

Je ne sors pas avec une fille, mais avec un m�decin.

Si ce n'est que Stanhope accouche toutes les 20 mn.

- MIle Wilson ? - Oui.

Je vous ai souvent parl� au t�l�phone.

- Bien s�r. Vous �tes Simpson. - C'est exact.

Asseyez-vous, je vous en prie.

Je vais vous annoncer � M. Stanhope.

Sont-ils anim�s par la passion

ou font-ils cela pour �pater la galerie ?

Ne te retourne pas, Van, mais il y a une dame verte de jalousie derri�re nous.

Sais-tu ce qui la met dans cet �tat ?

La jalousie pure.

Heureuse ?

Je ne sais pas.

Tu ne m'as jamais rien montr� d'autre.

C'est �c�urant.

- Puis-je ? - Comment est-il entr� ?

Ce n'est pas moi qui l'ai invit�.

MIle Wilson est ici, monsieur.

Je ne vous pardonnerai jamais d'�tre arriv�e aussi tard.

- M'accorderez-vous cette danse ? - Je ne suis pas l� pour cela.

Intriguant. Pour quelle raison �tes-vous l� ?

Viens � l'�tage. Ce sera plus calme.

- Salut, Herb. - Salut.

Dis-moi, qui est-ce ?

Pourquoi ne portes-tu pas cette robe au bureau ?

Mesdames.

- Grand Dieu. - Qui est-ce ?

- Il a dit que sa secr�taire passerait. - Sa secr�taire ?

Tu m'en diras tant.

Du calme. Ils c�l�brent leur 3e anniversaire, pas le premier.

- Tiens, Linda. - Avez-vous vu Van ?

- Oui. - Non.

En fait, je l'ai crois� il y a un instant. Il �tait avec Harvey.

Pourquoi avais-je le pressentiment que tu dirais non ?

Maman m'a toujours dit: "Joan, �vite les maris."

- Simpson. - Oui, madame ?

Avez-vous vu M. Stanhope ?

Oui, madame. Il vient de monter avec MIle Wilson.

- Merci, Simpson. - Je vous en prie.

- Excuse-moi, Raoul. - Je t'en prie.

- Oh, bonsoir, Mme Stanhope. - Bonsoir, MIle Wilson.

Mais, Van, tu l'as soustraite � une f�te.

- Oh, ce n'est rien. - Vous allez rester � la n�tre.

- Oh, non, je... - Mais si. J'insiste.

- Voyons, Whitey, reste. - Je ne peux pas. Je...

- Je vous d�rangerais. - Mais non.

Non, vous me rendriez service.

Il y a plus d'hommes que de femmes. Nous avons besoin de vous.

- Eux, surtout. - En fait,

je suis attendue au th��tre.

Les th��tres sont ferm�s � cette heure.

- Tu es s�r ? - Certain.

Whitey, tu danses tr�s bien.

Merci, V.S.

V.S. ? Non, pas lorsque nous dansons.

- Merci, Van. - C'est mieux.

Dis, Battleship, n'as-tu jamais vu de blonde auparavant ?

Je commence � me poser des questions.

Il faut absolument qu'on me la pr�sente.

Si seulement mon �pouse pouvait avoir une migraine et rentrer...

Messieurs, je crains moi aussi de vouloir utiliser ses talents de st�no.

- Ce fut une charmante soir�e, Linda. - Merci.

J'ai d�couvert le secret de ta r�ussite avec Van.

Tu n'es pas jalouse de son travail.

Je ne suis pas une femme qui voit le travail de son mari

comme une mauvaise habitude dont il doit se d�faire,

mais qui d�pense chaque dollar qu'il gagne.

N'est-elle pas mignonne ?

Et quelle jolie cr�ature que cette secr�taire !

Tu sais, Linda, cela prouve une chose.

La plupart des femmes seraient menac�es par une si belle fille,

mais tu as tellement confiance en Van...

Van n'est pas le genre d'homme qui suscite les tracas.

Bien s�r que non.

- Bonne nuit, ma ch�rie. - Bonne nuit.

Oh, Linda, je sais � quoi tu penses.

Tu n'as pas � t'inqui�ter de quoi que ce soit. Pas avec Van.

- Bonne nuit, mon chou. - Bonne nuit, Joan.

J'ai r�serv� une chambre.

M. Et Mme John Smith de Scranton, Pennsyltucky.

- Tu es sot. - Oh, Gwendolyn,

si je n'�tais pas d�j� mari� � une femme que j'aime, je t'�pouserais.

Mais j'aime mon �pouse.

Je suis la meilleure, n'est-ce pas ?

La cr�me de la cr�me.

La seule et l'unique, � jamais ?

Tu sais, un jour, nous serons en fauteuil roulant,

et si mon lumbago ne fait pas des siennes,

ma ch�rie, prends garde � toi.

J'ai travaill� pour nombre d'entre eux. Lui, c'est un grand homme.

Qu'en pensez-vous ?

- C'est certain. - C'est bien vrai.

Et sa dame, elle aussi est extra.

- Je ferais tout pour elle. - Oui, elle est tr�s gentille.

Mais lui, son comportement, pour un gros bonnet,

toujours � faire le pitre, � faire des farces...

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu veux te faire renverser, cr�tin ?

Est-il aussi comme cela au bureau ?

Parfois.

Il a vraiment l'air de bien profiter de la vie.

Tout ce qu'il fait, il le fait en s'amusant.

Oui.

En s'amusant...

- Bonne nuit, MIle Wilson. - Bonne nuit, Finney. Et merci.

David ?

David, r�veille-toi. Tu vas �tre en retard.

Oui, maman.

Tiens, coucou.

- Quelle heure est-il ? - 2 h.

- Je devais rentrer � minuit. - Je ne pensais pas que tu attendrais.

Nous avons fini � 23 h,

et je n'aurais pas pu arriver � temps.

Ce n'est pas grave.

J'aurais pu arriver � l'heure,

mais j'ai d� rester pour la f�te.

Une f�te ? C'�tait bien ?

Inimaginable.

Leur foyer, les gens qui y �taient...

Fred Evans est venu apr�s le spectacle. Il a dans�.

Kitty Hobart.

Elle est assez �g�e une fois descendue de la sc�ne.

Et Battleship a fait un saut p�rilleux et il en a cass� sa montre.

Ah oui ? Quelle histoire.

- Qu'est-ce que c'est ? - Ceci ? Une petite surprise.

75 $ par semaine.

Une augmentation de 20 $ ! Que s'est-il pass� ?

- Tout est ta faute. - Ma faute ?

Oui. J'�tais assis, au bureau. Je regardais le calendrier.

J'ai bien d� le fixer durant une heure.

Je le suis dit: "55 $ par semaine."

L'ann�e prochaine, ce sera 65 $ . L'ann�e suivante, 75 $ .

Ce sont deux ann�es de ma vie, de notre vie,

� attendre un tel montant.

Je me suis lev� et j'ai fonc� dans le bureau de Camper

sans r�fl�chir. C'�tait pour moi le seul moyen d'arriver � mes fins.

Et il �tait l�.

Je n'oublierai jamais cet instant. Il bourrait sa pipe.

Je me suis avanc� vers son bureau et j'ai dit:

"M. Camper, je pourrais obtenir un salaire de 75 $ ailleurs.

"Voudriez-vous me garder ici � ce salaire hebdomadaire ?"

II n'a rien dit.

Il a continu� d'allumer sa pipe avec une allumette.

Elle s'est �teinte et il en a craqu� une autre.

Il ne m'a m�me pas regard�. Je l'ai cru en rogne.

Ou alors, il ne m'avait pas entendu.

Et puis, d'un coup, il a lev� son regard et a dit:

"75 $", et il a souri. Ce vieux sto��que a souri.

- Je devais �tre blanc comme un linge. - Dave.

J'ignore si je l'ai remerci�.

Je suis simplement sorti du bureau.

Oh, Dave.

Ma ch�rie,

tu ferais mieux de poser ton pr�avis d�s demain.

Nous prendrions un domestique. Nul besoin que je quitte mon emploi.

Nous avons d�j� discut� de tout cela.

Ce n'est pas un mariage.

Pourquoi cela ? C'est juste une id�e que tu en as.

Nous vivrions mieux avec deux salaires.

Avec le mien, nous pourrions �conomiser assez pour aller en Europe.

Mais...

tu seras ext�nu�e le soir.

Tu travailles tard. Ton horaire est pis que le mien.

Nous ne nous investissons pas dans notre couple. Nous voulons foyer et enfants.

Peut-�tre. Comme tout le monde.

Tu n'es pas comme les autres filles que nous connaissons et qui sont mari�es.

Elles avaient toutes de petits boulots inint�ressants.

Cela ne les d�rangeait pas de rester � la maison.

Mais tu as ce bon poste,

et tu t'y habitues un peu plus chaque jour,

tu assistes � des f�tes, comme ce soir,

tu rencontres des hommes tels que Stanhope. Des millionnaires.

Tout cela d�teint sur toi, mon c�ur.

C'est in�vitable.

Tu finiras par ne plus vouloir de mari, ni de foyer,

ni d'enfants, et ensuite, ce sera trop tard.

Une fille comme toi doit se d�cider � construire un foyer avec un homme.

C'est dans l'ordre des choses.

Ce que tu fais ne l'est pas.

Allez.

Allez, donne ta d�mission � Stanhope demain, veux-tu ?

Pose un pr�avis d'un mois, si tu veux.

Je ne peux pas faire cela, Dave.

Mon amour, nous trouverons une solution.

Nous ne devons rien faire sans r�fl�chir � notre int�r�t commun.

Vous �tes gar�s du mauvais c�t� de la route.

Vous �tes ici depuis plus d'une heure et vos phares sont �teints.

- Navr�. - Vous �tes navr� ?

Si je n'avais pas mal aux pieds,

je vous r�digerais la contredanse la plus longue de votre vie.

Bon sang, qu'ils me font souffrir !

Vous allez attraper la mort

avec ce petit morceau de lapin que vous avez autour du cou.

Voyons voir, o� en �tais-je ?

"Je pr�f�re les contrats individuels, car..."

Ah, oui.

"Je pr�f�re les contrats individuels, car..."

"Car je sais d'exp�rience que..."

J'ignore ce que je sais d'exp�rience.

- J'ai la t�te ailleurs. - Nous pourrons finir au retour.

Tu sais, j'estime grandement Underwood.

Tu crois qu'il mordra � l'hame�on ?

Oui, si tu te montres suffisamment convaincant.

Salut, J.D. Comment va ? Et ton dos ?

Tr�ve de politesses, fiston.

Qu'est-ce qui t'am�ne ?

Oh, non. Il est plus subtil que cela.

Il ne parlera affaires qu'apr�s deux heures.

- Salut, Van. - Salut, J.D.

- Et ton dos ? - Tr�ve de politesses, fiston.

Qu'est-ce qui t'am�ne ?

Voyez-vous �a !

Peu m'importe la raison.

Cela m'int�resse davantage de te parler de mon dos.

Van, j'ai un tout nouveau caisson � vapeur

qu'un type a invent� en Belgique. Je suis comme un gosse avec un nouveau jouet.

Cela fait un an que je n'ai pas pris un bain de vapeur.

- Ah non ? - Non.

Cela te pla�t ?

Fabuleux. Fantastique.

Nous avons assez tourn� autour du pot. Quel sale tour manigances-tu ?

De toute ta vie, a-t-on jamais r�ussi � te berner avec un sale tour ?

Pas vraiment.

Jouons cartes sur table: J'ai besoin de tes conseils.

J'aimerais lancer un hebdomadaire � 5 cents.

Oh, tu vas donc tenter de rivaliser avec moi ?

Oh, non. Il y a de la place pour nous deux.

Tu es un coq de combat rus�, Van,

mais je ne suis assez vieux pour avoir peur que tu me voles dans les plumes.

Je t'aurai pr�venu.

D�sol� de refroidir tes ardeurs.

Quelqu'un s'en est d�j� charg�.

� vrai dire,

si tu veux jouer sur la quantit� d'exemplaires vendus,

trouve une meilleure id�e.

- C'est-�-dire ? - Pourquoi commencer de rien ?

Pourquoi ne pas reprendre une affaire existante ?

- Que veux-tu dire, J.D. ? - Rach�te-moi mon National Weekly.

Pardon ? Racheter ton National Weekly ?

Mais ton prix serait prohibitif.

Et puis, c'est ton b�b�. C'est toi qui l'as fait grandir.

Je n'y avais m�me pas pens�.

- Reconnais que c'est une id�e. - Une id�e sid�rante.

Il faut de vieux renards comme moi pour montrer aux jeunots comme toi

qu'ils ne peuvent pas penser � tout.

Pourquoi diable n'y ai-je jamais song� ?

C'est sans doute ce caisson qui fait jaillir les id�es comme la sueur.

Oui, ce doit �tre cela.

4 millions d'exemplaires vendus par un seul homme,

- quel pouvoir ! - Tu sais faire les n�uds ?

J'y arrive sur une bouteille, mais pas sur moi.

- Et ce matin ? - Linda me l'a nou�.

- Va-t-elle bien ? - Oui.

- Tu ne la m�rites pas. - Je sais.

Et la r�union de tes directeurs ?

Elle aura lieu dans deux mois.

Je t'enverrai les chiffres dont tu as besoin

- et tu pourras t'y habituer. - Je ne te promets rien,

- le conseil aime ses habitudes. - Ou alors, il sera emball�.

Si oui, revoyons-nous.

Tu diriges et j'encaisse les dividendes.

Je jouerai au golf le reste de ma vie. Je pourrais en faire une profession.

C'est incroyable.

Il a pass� les 20 derni�res minutes � essayer de me convaincre.

C'est devenu son id�e. Je l'aurai bien eu.

Oh, c'est merveilleux, V.S.

- Finney, ramenez MIle Wilson. - Bien, monsieur.

Whitey, si la moindre rumeur se r�pand...

J'ai compris, V.S.

- Je ne peux m�me pas en parler � Linda. - Fais-moi confiance.

Ma confiance t'est acquise.

Je m'assurais juste que tu ferais preuve de discr�tion.

Bonsoir.

Bonsoir.

Qu'y a-t-il � d�ner ?

M. Et Mme Barker.

Oh, ces "mise-petit" de Barker. Je suis s�r qu'ils trichent.

- Moi aussi. - Impossible qu'ils jouent mieux que nous.

C'est ce que je me disais.

J'ai appel� ton bureau et demand� que tu me rappelles.

Tu ne l'as pas fait.

Je ne suis pas retourn� au bureau. J'ai pass� l'apr�s-midi au club.

- Que voulais-tu ? - Oh, rien.

Enfin, dis-moi. Que voulais-tu me dire ?

Trop tard. Mes l�vres sont scell�es.

Alors, ce ne devait rien �tre d'important.

Tu n'apprendras pas la raison de mon appel ainsi.

Que voulais-tu me dire ?

Oh, l'envie m'a pass�. Tout a chang� � pr�sent.

Oh, est-ce bien vrai ?

L'envie t'a pass�, dis-tu ?

L'envie t'a pass�, dis-tu ? En es-tu s�re ?

Tu sais, si tu annonces pique ce soir,

je te tordrai ton petit cou gracile.

Ton n�ud a �t� refait depuis ce matin.

Tr�s observatrice.

Je suis all� nager au club. On m'a aid� � le refaire.

Le monde est divis� en deux �coles.

Ceux qui font ressortir le bout des n�uds

et ceux qui n'en font rien.

Je suis personnellement tr�s tol�rante. On te le dira.

Ceux qui pensent que les bords devraient ressortir

devraient se voir expulser du pays.

Les frire dans l'huile serait un ch�timent trop doux.

C'est ce que je me dis aussi.

Ne bouge pas.

Notre boucher nous fournit un poulet odieux.

Vos foies de poulet sont un r�gal.

Molly doit y ajouter des �ufs, je pense.

Ted, tu es resplendissant.

Que deviens-tu ?

Qu'y a-t-il ? Que veux-tu ?

Simpson. Peux-tu rapporter du foie � Anne, mon ch�ri ?

Si l'on veut garder la forme, il faut y consacrer du temps.

Une fois par semaine, occup� ou non,

je vais passer un apr�s-midi au club.

J'ai nag� dans la piscine tout cet apr�s-midi.

Et je me sens un autre homme.

Incite donc Van � en faire autant. Je ne l'ai plus vu au club depuis des mois.

Merci.

Van, tu ne fais pas assez d'exercice.

- Tu... - Je vais sugg�rer � Molly

- de t'en pr�parer un pot. - Merci.

- Elle te donnera aussi la recette. - Oh, non, Linda.

Cela ne pose aucun probl�me.

- Tu en veux un ? - Oui, merci.

Molly, pourriez-vous pr�parer un pot de foie de volaille pour Mme Barker

- et lui �crire la recette, s'il vous pla�t ? - Oui, oui.

Mais je n'ai pas de pots.

- Bonsoir, Mme Stanhope. - Bonsoir, Finney.

- Finney, allez faire une course. - Bien.

Vous avez d�n�, n'est-ce pas ?

Non, madame. J'ai reconduit MIle Wilson apr�s avoir ramen� monsieur.

Je vois.

Ne d�sirez-vous pas que j'aille faire votre course, madame ?

Si. Si, Finney.

D�nez, puis allez acheter un pot pour Molly.

Oui, madame.

Ted a avou� avoir dit � Anne

qu'il nous prenait pour des tricheurs.

Oh, non, je n'en pensais rien.

PATIN � GLACE

LE PALAIS DE LA GLACE R�SERV�

SOIR� DE BIENFAISANCE DES PUBLICATIONS STANHOPE

Plus serr�.

Je pourrais te trouver des patins.

Oh, non. Cela ne me dit rien. Je me contenterai de regarder.

- Et voil�. - Attention, je me lance.

Je ne resterais pas l� si j'avais froid.

Je suis bien emmitoufl�e. Combien de temps allons-nous rester ?

Pas longtemps. Je n'appr�cie gu�re tout ceci.

J'ai re�u une invitation sp�ciale. Je dois donc rester un peu.

- Bonsoir, Mme Stanhope. - Bonsoir, MIle Wilson.

- Vous ne patinez pas ? - Non, je ne pr�f�re pas.

- J'ai un terrible rhume. - Oh, d�sol�e.

- Puis-je vous emprunter votre mari ? - Faites.

- Merci. Puis-je ? - Ce sera un honneur et un plaisir.

- Reste bien emmitoufl�e. - J'y compte bien.

C'est merveilleux que la compagnie organise des soir�es comme celle-ci.

Ne trouves-tu pas, V.S. ?

Ne m'appelle pas V.S. Iorsque nous dansons ou patinons.

D'accord, Van.

- Oh, une chenille. Es-tu partant ? - Absolument.

Oh, mes pieds !

- Comment y avez-vous �chapp� ? - J'ai un rhume.

Vous avez de la chance.

- C'est votre mari ou votre ami qui patine ? - Mon mari.

Le mien aussi. Mais je ne le vois pas. Ils se d�brouillent bien.

- �tes-vous venue l'an dernier ? - Oui. Et j'avais patin�.

- Depuis quand �tes-vous chez Stanhope ? - Chez Stanhope ?

Oh, cela fait trois ans.

Tenez, voil� Stanhope.

- O� cela ? - L�-bas.

L'homme barbu ? Oh, il est tr�s int�ressant.

C'est mon mari.

Le voyez-vous ? Stanhope est l�-bas.

C'est celui qui est bel homme.

Il est bel homme, n'est-ce pas ?

Et qui est avec lui ?

Sa secr�taire.

N'est-il pas mari� ?

Mon mari aussi.

Mais le mien n'a pas encore de secr�taire.

Vous partez, Linda ?

Dites � Van que je l'attends dans l'automobile.

- D'accord. - Merci.

Oh, quel amusement !

L'ann�e prochaine, j'aimerais les surprendre avec des pirouettes.

Mais tu en fais d�j�.

Que veux-tu dire ?

Ce petit man�ge avec Stanhope.

Mon c�ur, tu plaisantes, j'esp�re.

Je t'ai dit qu'un millionnaire dans son style te changerait.

- Je ne suis pas � la hauteur. - Dave.

Peut-�tre ai-je voulu dire que cela changerait tes attentes.

Tu es rest� assis ici � penser cela ?

J'ai �t� idiot. J'aurais d� le savoir d�s le d�but.

Je vais rentrer en taxi, Dave.

Et je n'ai pas besoin de ta bague non plus.

Tu n'en as jamais eu besoin. Ni de la bague ni de rien.

- Linda vous attend dans l'automobile. - Entendu.

Bonne nuit. Restez autant que vous voudrez.

Mais si vous avez du retard demain matin, vous serez vir�s.

Sacr� patron.

Un instant. Accordez-moi une minute.

Eh bien ?

Le mari de Mme Miller l'emm�ne en Europe.

Elle laisse derri�re elle un poste vacant difficile � combler.

J'ai pens� que, si Whitey...

Il est 22 h 30, madame.

Merci, Finney.

Et ce rhume, ma ch�rie ?

Attendre dehors n'a rien arrang�.

D�sol�, ma ch�rie. Je ne me suis pas rendu compte de l'heure.

Tu sais, Linda,

j'ai rat� une occasion de ne pas �tre �go��ste ce soir.

C'est-�-dire ?

L'une des directrices voulait Whitey comme assistante

et j'ai refus� son transfert.

Pourquoi cela ?

Ce n'�tait pas une vraie promotion.

Je me suis dit qu'elle me serait plus utile � son poste de secr�taire.

C'est pour le bien de la compagnie.

Les hommes d�tournent la logique pour servir leurs propres int�r�ts.

Tu devrais lui accorder cette promotion.

Il me faudrait des ann�es pour former une autre Whitey.

Je pr�f�rerais que tu lui accordes cet avancement.

La solidarit� f�minine...

Tu pr�f�rerais qu'elle soit promue aux d�pens de mon confort.

C'est � mon propre confort que je pense.

Une jeune dame s'est assise � mes c�t�s ce soir.

Elle ignorait que j'�tais Mme Stanhope.

Elle �tait persuad�e que Whitey �tait plus qu'une secr�taire.

Comment ? On t'a dit cela ?

II faut reconna�tre qu'elle est d'une beaut� peu commune.

Dans notre entourage, personne n'est aussi attirant qu'elle.

Et les gens pensent qu'intelligence et beaut� sont incompatibles.

Le dernier de nos soucis, Linda,

et Dieu merci, c'est ce que les gens pensent.

Puis-je �tre franche, Van ?

Je m'en soucie.

Je t'en prie, donne-lui cette promotion.

Je ne la lui donnerai pas pour cette raison,

parce que certains se font des id�es.

Je te le demande pour une autre raison, alors, comme une faveur,

comme si tu me demandais de renvoyer Simpson.

On ne peut comparer Whitey � un domestique. Son cas est diff�rent.

Je sais, mais les gens ne voient pas cela ainsi.

- � quel point son cas est-il diff�rent ? - Les gens ?

Depuis quand nous soucions-nous de ce que pensent les gens ?

Si on t'entendait, on pourrait croire que tu agis par jalousie.

Je ne suis pas jalouse.

M�me si d'autres l'auraient �t� depuis longtemps.

Oh, ma ch�rie.

Cette conversation devient ennuyeuse et d�sagr�able, surtout.

Tu ne la lui accorderas pas ?

Non, ma ch�rie.

- Emmenez-moi au club. - Oui, monsieur.

Je n'ai qu'une paire de valets.

Une paire de rois.

Bonne chance, Stanhope.

Tu as de nouveau six cartes, Van.

C'est la 3e fois, nigaud. Tu devrais te montrer plus souvent.

J'ignore comment c'est arriv�.

- � qui de distribuer ? - � moi.

Mme Stanhope au t�l�phone, monsieur.

- Je me couche. - Bien.

Oui ?

Van,

rentre � la maison.

J'arrive, ma ch�rie !

Bonne nuit !

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

H�, Pat, mon manteau, mon chapeau ! Vite, vite !

Allez !

H�, taxi ! Taxi !

Allez, allez, allez !

Merci.

Linda.

Mon amour.

Tout cela est arriv� car je t'aime tant.

- Non, ma ch�rie. Tout est ma faute. - Non, c'est la mienne.

Tu avais raison. Whitey sera transf�r�e d�s demain.

- Elle le m�rite. - Non, je t'en prie.

Qu'elle reste ta secr�taire. Tu y es habitu�.

Promets-moi de la garder.

Ma ch�rie, partons en vacances. La Havane, les Bermudes, Nassau.

- Quand ? - D'ici deux semaines.

Ach�te-toi de jolies tenues et attends-toi � un d�part surprise.

- Oh, mon amour. - Oh, ma ch�rie.

Je n'aurais pas d� te faire attendre dans la voiture.

Ma pauvre petite Linda et son nez qui coule.

Tu vas attraper mon rhume.

Qui, moi ? Je n'ai jamais attrap� de rhume.

Tu es enrhum�, V.S.,

et il fait si beau... C'est rageant.

Ce n'est rien. Ce rhume vaut des millions.

Underwood a envoy� les infos sur le National Weekly.

- Elles sont dans le coffre. - Bien.

Nous avons les chiffres, mais il faudra plus d'une semaine

pour tout compulser avant la r�union du conseil.

Qu'y a-t-il ? Que se passe-t-il ?

Oh, rien. Je viens de remarquer quelque chose.

Quoi donc ?

Un ancien proverbe chinois dit:

"Pour qu'un homme reste honn�te, ne le traite pas de menteur."

J'ignore tout des Chinois,

mais je sais qu'il nous faudra une bonne semaine pour tout �tudier.

Tr�s bien. R�serve-nous une heure chaque apr�s-midi.

Et, pour la compilation finale,

engage ton propre petit comptable ind�pendant,

- tu sais. - Oui, V.S.

Oh, et mets ces papiers dans le coffre.

J'ai dit que c'�tait fait.

Un instant, s'il vous pla�t.

M. Stanhope va-t-il prendre l'appel de la Havane ?

Dans une minute. Que la standardiste garde la ligne.

11300, 31600,

10000.

Quel est le total ?

La vieille fripouille semble avoir gonfl� le nombre de ses exemplaires.

3200000 exemplaires, en gros. C'est cela ?

En gros. � un millier pr�s, je le crains.

Ton comptable nous donnera les chiffres exacts.

L'heure est �coul�e. Arr�tons.

Que crois-tu que le conseil pensera

- de l'achat du National Weekly ? - Je me chargerai d'eux.

Mais j'ai r�fl�chi.

Ce vieux filou d'Underwood m'a rendu la t�che trop ais�e.

- Non, tu crois ? - Oui.

Quand il saura si j'ach�te ou non,

il fera une proposition � Hanson House,

qui paiera le double de ce que nous offrons

pour garder Stanhope � l'�cart de ce march�.

Je me pose des questions.

Oui ? Transf�rez-le.

C'est Harrington, depuis la Havane.

AIl� ?

Bonjour, Hal. Et ces maux de ventre ?

Mieux.

En fait, je n'ai plus de douleurs.

Non, mais j'ai autre chose.

Ce n'est pas mon estomac.

Le m�decin dit que j'ai une appendicite

et, dans 20 minutes, il va emmener ton cher employ�

et l'anesth�sier � l'�ther.

Je regrette que cela se produise en ce moment, V.S.,

avec la convention qui d�bute.

Ne t'en fais pas, Hal.

D�tends-toi et ne te d�p�che pas de revenir.

Reste donc l�-bas une quinzaine. Cela te fera du bien.

Tout ira bien. Croise les doigts. Au revoir.

Quelle mis�re. Une appendicite.

Hier, il �tait ici, � se plaindre de maux de ventre.

Qui va s'occuper de la convention � pr�sent ?

Je l'ignore. Je pense y envoyer Miller.

Il serait peut-�tre pr�f�rable que tu y ailles en personne.

Moi ? Cela fait des ann�es que je ne... C'est du boulot.

Underwood y sera, tu sais ?

Qu'est-ce qui me prend ? Bien s�r qu'il y sera.

Si tu crains qu'Hanson House soit dans le coup,

il vaudrait mieux lui filer le train, non ?

Whitey, tu es la nouvelle Mata Hari.

Cela me donnera une excuse pour y aller.

Mets-moi sur le premier vol

et que ma femme appr�te ma valise.

Bien, monsieur.

- Au revoir, Ellen. - Au revoir, madame.

J'attends cet appel depuis deux semaines.

Je savais exactement ce que j'emporterais.

J'ai tout pass� en revue une douzaine de fois.

J'ai une raison particuli�re de vouloir faire ce voyage.

Laquelle ?

Eh bien, nous nous sommes disput�s. Et c'�tait ma faute.

Et tu as �t� si occup� que je n'ai pas pu me racheter.

J'aimerais que cela soit comme une seconde lune de miel.

Oh, ma ch�rie.

Tu sais, parfois je reste assis dans mon bureau, � penser � nous.

Et je tente d'�tre lucide, et je pense l'�tre.

Et je me dis:

"De quel droit es-tu mari� � Linda ?

"Es-tu assez bien pour elle ?"

Et puis, je me dis que non.

Ensuite, je me dis: "Qui a le droit d'�tre avec elle ?

"Existe-t-il quelqu'un d'assez bien ?"

Et je me dis que non.

Ensuite, je me dis:

"Tu en as autant le droit qu'un autre, alors accroche-toi � elle."

Et je m'accroche.

Tu penses que c'est toi qui t'accroches ?

Si tu l�ches jamais, tu verras qui s'accroche � l'autre.

Combien de temps partons-nous ? Toute une semaine ?

Non, ma ch�rie.

Peu importe si ce n'est que quelques jours.

Nous resterons �veill�s, voil� tout.

Linda,

Harrington se fait enlever l'appendice � la Havane en ce moment,

et il faut que quelqu'un soit pr�sent � la convention.

Ne me dis pas que je ne t'accompagne pas.

Mais, ma ch�rie, ceci n'est pas notre escapade.

Nous nous y rendons toujours, mais pour deux semaines.

Deux jours me conviendraient. J'ai envie d'y aller imm�diatement.

Emm�ne-moi avec toi, Jake.

Mais je n'aurais pas de temps � te consacrer.

La journ�e, je serai � la convention

et, la nuit, je serai avec Underwood.

Je n'exige pas que tu me consacres beaucoup de temps.

Je veux juste te voir cinq minutes par jour, pendant que tu te rases.

Oh, ma ch�rie, tu vas �norm�ment me manquer.

Appelle-moi chaque jour.

� 19 h.

Deux fois par jour.

Deux fois par jour.

Par ici, je vous prie.

- Asseyez-vous, M. Jenkins. - Merci.

Il s'agit d'un poste de comptable personnel.

Avez-vous travaill� dans d'autres secteurs ?

Oui, madame, pour Harold Stone, le directeur des grandes surfaces.

J'ai sa lettre de recommandation.

L'agence dit que vous avez travaill� dans l'�dition. O� �tait-ce ?

Chez Hanson House.

Pendant combien de temps ?

Deux semaines.

C'est tout. Nous �tions une douzaine

� devoir compiler des donn�es concernant le National Weekly.

Quel genre de t�che �tait-ce ?

C'�tait un peu comme un bilan, mais pas tout � fait.

Nous disposions des r�sultats de toutes les agences de presse du pays.

Nous nous sommes pench�s sur leurs r�clames des 2 derni�res ann�es

afin d'�valuer leurs recettes du mieux possible

sans conna�tre la valeur r�elle des contrats.

Oui, c'est courant. Nous le faisons aussi.

Bien entendu, madame.

Vous commencerez demain. MIle Conners vous emm�nera au service du personnel.

Merci, madame.

T�chez de savoir � quelle heure M. Stanhope atterrit � la Havane.

Il n'est pas encore arriv�. L'avion a peut-�tre du retard.

Un instant, s'il vous pla�t.

La carte de M. Stanhope vient d'arriver. Il se rend � sa chambre.

- Voulez-vous patienter ? - Oui.

Pouvez-vous m'excuser un instant, Mary ?

AIl�, oui ?

Bien, passez-moi la communication.

AIl� ?

Oui, bonjour, Whitey. Que se passe-t-il ?

Quoi ?

Pour quelle raison, sinon ?

Ils ont pu se procurer les chiffres aupr�s de la Poste.

Et ils ont calcul� les recettes des r�clames, comme nous.

Tu as raison. Tu as raison.

Garde la ligne.

- D�sirez-vous des fruits, monsieur ? - Non, ce sera tout.

- Merci. - Merci, monsieur.

- Merci, monsieur. - De rien.

Whitey, tu n'as pas peur de l'avion, si ?

Oh, non.

Sors les documents du coffre et viens me rejoindre par le premier avion.

Underwood est ici et pas � New York.

Et d�p�che-toi, mon chou.

- As-tu aim� cela ? - Oui, beaucoup.

Grand Dieu.

Comme toujours, Whitey, tu as �t� un parfait messager.

Je n'ai fait que mon devoir. Comment va r�agir le destinataire ?

Vivement.

Apparemment, Underwood, ce filou, a fricot� avec Hanson House.

Nous allons y mettre un terme.

Nous allons le surprendre

- dans la poussi�re de la Havane. - Comment ?

Si je te fournis des machines � �crire et une douzaine de dactylos

pr�tes � tout pour notre cause,

penses-tu pouvoir me r�diger un contrat bien ficel�

pour M. Underwood, demain soir ?

- Il le faudra. - C'est ce que je voulais savoir.

Comment te sens-tu ? Fatigu�e ? Affam�e ?

Je l'ignore. Quelle heure est-il ?

- 13 heures. - Alors, affam�e.

- La chambre de MIle Wilson. - Oui, monsieur.

Oh, bonjour, Tom.

Je ne m'attendais plus � te voir � une convention, Van.

Les bonnes affaires sont l� o� on les cherche.

MIle Wilson, Tom Axel, de chez Hanson House.

- Ne sois pas trop polie avec lui. - Ravie.

Enchant�. Je vous ai parl� au t�l�phone.

- Je m'en souviens. - � plus tard, Tom.

- Au revoir. - Au revoir.

Les bonnes affaires sont l� o� on les cherche, c'est un fait.

Il est 20 h 30. � quelle heure passe le long m�trage ?

- Appelle voir. - Oui, et vite.

Tu ne peux pas appeler, elle attend un appel.

- C'�tait � 19 h. - Mais il n'a pas encore �t� pass�.

"...pour en revenir � la soci�t� de d�part."

Oh, je n'en peux plus, Whitey.

Je suis �reint�.

- Attention � ces documents. - Bien.

Tu ferais mieux de te reposer.

Quatre heures du matin, quatre heures de sommeil, petit d�jeuner,

discours � neuf heures et rebelote � onze heures.

- Tu penses avoir termin� ce soir ? - Je crois bien.

Tu ferais mieux de te reposer aussi.

Je vais taper quelques pages.

Ne peuvent-ils le faire ?

II y a certaines pages qu'ils ne devraient pas voir.

Tu es maligne.

Tu ferais mieux de dormir dans ma chambre.

Entendu.

- Bonjour et bonne nuit. - Dors bien.

... ma profession de publicitaire,

une contribution � la soci�t� am�ricaine,

une grande contribution.

Chaque foyer poss�de des dizaines d'objets.

Des objets que le monde ne se serait jamais procur�s

sans le concours...

- Quand rentres-tu ? - Demain matin.

- J'aimerais te parler ce soir. - � quel sujet ?

C'est important.

Ton conseil ne se r�unit pas avant jeudi.

Je me passe du conseil.

19 h, cela te convient ?

Au revoir.

- Au revoir. - Au revoir.

Quinze minutes � tuer.

- Tu ferais mieux de te reposer. - Je ne suis plus fatigu�e.

Je l'�tais voil� cinq ou six heures.

Mais l�, j'ai l'impression que je ne dormirai plus jamais.

Tu sais ce qu'il te faudrait ? Un bon verre d'alcool.

Ce n'est pas faux.

Bonne chance, V.S.

Merci, Whitey. Merci pour tout.

Tout est affaire de psychologie, J.D.

Si je me pr�sente � eux jeudi avec un contrat en main,

ils se diront que c'est bien.

Mais en leur demandant leur avis,

ils commenceront � pinailler, � s'inqui�ter, �...

Personne ne s'entendra.

Cela s'est d�j� produit maintes fois.

Mais de l� � signer un si gros contrat dans un h�tel...

- Nous avons des avocats. - � quoi servent-ils ?

C'est nous qui concluons ce contrat.

Puis-je me joindre � vous, madame ?

Que s'est-il pass�, V.S. ?

Je suis si heureuse pour toi.

Je le sais, Whitey.

Combien de verres a d�j� pris cette jeune dame ?

- Quatre, se�or. - Quatre ?

Apportez-moi un whisky ainsi que quatre autres.

Whitey, ce soir, nous faisons la f�te.

Cela ne r�pond pas. Dois-je essayer � nouveau ?

Oui, je vous prie.

- Tu me crois ivre, non ? - Non.

Tu devrais, car je le suis.

Merci pour cette charmante soir�e.

Merci � toi.

Bonne nuit.

Bonne, non, mais bien m�rit�e.

Je ne devrais pas laisser mes notes �parpill�es partout.

Va donc t'allonger si tu es un peu �m�ch�.

Dommage d'�tre au lit avec ses souliers, mais c'est plus fort que moi.

Nous avons beaucoup bu.

En effet.

Bonne id�e. Tu ferais mieux de partir.

Je pense que je vais manger un morceau.

Montez-moi du caf� noir et un club sandwich.

Tout de suite, M. Stanhope.

M. Stanhope peut maintenant prendre l'appel de New York.

Madame, voulez-vous que je vous passe la Havane ?

Oui.

AIl� ?

Je ne quitte pas.

Oui ?

AIl� ?

AIl� ?

M�me � La Havane.

- Je vous branche. - La communication a-t-elle �t� coup�e ?

Je pense bien. Un instant, je vous prie.

Oui ?

La communication avec New York a- t-elle �t� coup�e ?

L'appel vient de New York.

Pardon ?

Linda. Fais r�tablir la communication.

Veuillez rappeler New York.

Le num�ro est le R�gent 41644.

Linda. Linda ? Tu m 'entends ? R�ponds-moi !

La standardiste de New York dit que la ligne est en d�rangement.

Je suis vraiment navr�e.

Ce n'est rien, Whitey.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Bonjour, monsieur. Content de vous revoir.

- Mme Stanhope est lev�e ? - Oui.

Nous avons mont� son plateau voil� 20 minutes.

Bonjour, Ellen. O� est Mme Stanhope ?

Elle prend son bain.

Je l'attends pour le petit d�jeuner.

Madame l'a d�j� pris, monsieur.

Je crois que Simpson vous a servi le v�tre dans la salle � manger.

Dites � madame que je suis rentr�. J'aimerais la voir.

Bien, monsieur.

- Bonjour. - Tu sortais ?

Oui, j'ai un rendez-vous chez le coiffeur � 9 h 30.

Tu y vas plus tard, d'habitude.

Les coiffeurs sont arrogants, tu le sais.

On doit se contenter de ce qu'ils nous offrent.

D�neras-tu � la maison ce soir ?

Mais bien entendu.

- Oui, madame ? - Simpson,

dites � Molly de faire � d�ner pour un.

Je ne peux rien planifier tout de suite. J'ai un rendez-vous.

- Bien, madame. - Linda,

j'aimerais te parler avant que tu ne partes.

- Cela ne peut-il attendre ? - Non.

Pourquoi me traites-tu ainsi, Linda ?

- Moi ? - �coute-moi.

Helen Wilson est arriv�e � La Havane un jour apr�s moi.

Elle avait d�couvert quelque chose...

au sujet de mon contrat avec le National Weekly. Je l'ai rachet�.

Et c'est le plus gros contrat que j'aie sign�.

Et les �v�nements ont fait que...

Que j'ai d� conclure l'affaire � La Havane.

Tu vois, nous avons appris qu'Hanson House...

Les �diteurs, tu connais.

Eh bien, ils menaient une enqu�te sur cette revue.

Et Underwood, le propri�taire...

Ne veux-tu pas essayer de comprendre ? Je peux tout t'expliquer.

J'ai compris.

J'ai tr�s bien compris.

Tu pr�f�res ne pas croire ce que je te dis, m�me si c'est la v�rit� ?

Tu as fait abstraction du fait

que MIle Wilson �tait dans ta chambre � 2 h du matin.

Je sais que cela pr�te � �quivoque.

Et je ne te bl�me d'avoir ce sentiment.

Mais, crois-moi, tu te m�prends sur cette fille.

Je regrette.

Mais c'est ce que je ressens.

Linda.

Oh, Linda tr�s ch�re.

Bonjour, Mimi.

- Pouvez-vous m'h�berger quelques jours ? - Bien entendu.

Ce sera un plaisir de vous avoir ici.

- Van va venir ? - Non, Van est pris.

Oh, Mimi, vous aviez raison.

Je suis si malheureuse.

La secr�taire ?

Oui.

Elle est all�e � La Havane avec lui.

Il a refus� de m'y emmener. Je l'avais pourtant suppli�.

Puis, il n'a donn� aucun signe de vie durant deux jours.

Et quand je l'ai appel� � 2 h du matin,

c'est elle qui a r�pondu.

Dans sa chambre, � 2 h du matin.

Oh, ma pauvre enfant. Mes pauvres enfants.

C'est terrible.

Mais ne soyez pas trop dure avec lui.

Il vous aime vraiment.

Il m'aime ? Vous appelez cela de l'amour ?

Ma ch�re, les hommes sont ainsi faits.

Si honorables, talentueux et sages pour certaines choses,

ils se comportent comme de vilains garnements pour d'autres.

Vous n'en voudriez pas � un gamin d'avoir chip� une sucette,

s'il �tait laiss� seul dans une pi�ce qui en est remplie, si ?

Alors, vous n'avez aucun doute sur la question ?

En avez-vous ?

Non.

Non, aucun.

Mais j'avais pens� que vous, sa propre m�re...

Oh, �tant sa m�re, j'aurais pr�f�r� penser qu'il n'en �tait rien.

Mais une fille dans la chambre d'h�tel d'un homme

� deux heures du matin...

J'aurais pu pardonner une incartade spontan�e,

mais celle-ci �tait arrang�e, organis�e.

La nuit avant qu'il ne parte � La Havane et la nuit pr�c�dente,

il m'a dit � quel point il m'aimait.

� quoi pensait-il donc ?

Comment a-t-il pu me dire ces choses alors qu'il pensait �...

L�, l�, mon enfant.

M. Campbell est au t�l�phone, madame.

M. Campbell ? Je ne connais aucun Campbell.

Oh, c'est peut-�tre le garde-meubles. Excuse-moi, Joan.

AIl� ?

Je t'ai pri� de ne pas appeler, Van.

Je refuse de parler � tes avocats. Je veux te parler. J'ai le droit de...

Bonjour, Mme Stanhope.

Bonjour. Mme Carstairs est-elle pr�te ?

Elle arrive. Asseyez-vous.

Merci.

Ne bl�me pas Joan. Je l'ai forc�e.

Van, tu ne fais qu'empirer les choses.

Donne-moi une chance de t'expliquer.

- Je t'en prie, Van... - Linda, tu an�antis

ce que nous ne retrouverons jamais.

Nous nous aimons. Tu le sais. Nous nous aimons comme peu en sont capables.

Tu m'aimes toujours.

Je le sais. Le contraire serait impossible.

Par piti�, Linda. Nous avons besoin l'un de l'autre.

C'est le mieux que je puisse faire.

J'ignore si je veux en faire davantage.

Tu ignores � quel point le personnel est surexcit�.

- Ils ont h�te de commencer. - AIl� ?

J'ignore ce qu'Hanson House va...

Sur l'�le de France ?

Oh, Mme Stanhope.

Je le prends.

Oui ?

Mme Stanhope voulait une cabine de luxe et nous n'en avions aucune.

Mais nous avons eu une annulation.

Pouvons-nous mettre ses bagages dans l'autre cabine ?

Je vais vous donner un num�ro o� la joindre.

"Butterfield 82085."

Je vous en prie.

Tu vends d�j� pr�s de 6 millions d'exemplaires, V.S.

Que d�sires-tu ? En vendre 10 millions ?

D�sol�, les gars, j'ai du travail.

Viens, Frawley. Nous avons connu meilleur accueil.

Et notre scotch est meilleur.

- AIl� ? - Whitey ?

Que veux-tu, Dave ?

Eh bien, j'avais envie de t'appeler.

Je dois te laisser, Dave, je regrette.

R�servez-moi un billet pour les Bermudes.

S'il n'y a pas de bateau demain, alors pour apr�s-demain.

Es-tu jamais all�e aux Bermudes ?

- Non. - C'est un endroit magnifique.

Cela te dirait de m'accompagner ?

J'ai besoin de quelqu'un � qui parler. Quelqu'un d'une grande sagesse.

D'accord.

R�serve-toi une cabine de luxe.

Il nous faudra boucler plusieurs choses ce soir.

Je dois aller voir mes avocats. Je vais revenir.

Entendu.

LETTRES

TIMBRES

Serait-il possible de faire livrer ceci en express sur l'�le de France aujourd'hui ?

Non, c'est trop tard. Il largue les amarres dans 30 mn.

Inutile de l'exp�dier en express alors ?

C'est inutile.

Envoi express, s'il vous pla�t.

Cela fera 13 cents.

Mademoiselle, votre monnaie.

BUREAU DE POSTE

La jet�e des paquebots fran�ais. Vite.

Que tous ceux qui doivent d�barquer d�barquent !

J'aimerais vous parler.

- Nous partons dans quelques minutes. - Je n'en ai pas pour longtemps.

- Cela ne m'int�resse pas. - Vous �couterez quand m�me.

Mon mari m'aime. Il est innocent.

Vous voulez que je me remette avec lui. Et ensuite ?

Je n'y tiens pas. Au contraire, j'esp�re qu'il ne vous reverra plus.

Vous savez �tre franche.

Que tous ceux qui doivent d�barquer d�barquent.

Vous devriez filer.

Si vous partez maintenant, vous ne le r�cup�rerez jamais.

Oui. J'en suis consciente.

Il se sentira seul.

Sa vie ne se terminera pas, vous savez ?

Une fois remis, il se tournera vers la femme la plus proche.

- Et vous savez qui ce sera. - J'en suis s�re.

Demain, il m'emm�ne aux Bermudes. C'est amical, mais cela ne durera pas.

Bien vite, il voudra m'offrir des cadeaux.

C'est toujours ainsi que cela d�bute.

Et l�, il sera trop tard.

Car s'il jette son d�volu sur moi,

je ne lui tournerai pas le dos.

Il vous reste une minute.

Je serai un second choix, mais il sera relativement heureux.

Pas autant qu'avant, pas aussi heureux que s'il �tait avec vous,

mais aussi heureux qu'avec n'importe qui.

Vous partez toujours ?

Oui.

Vous �tes une idiote, et j'en suis reconnaissante.

Que tous ceux qui doivent d�barquer d�barquent.

O� �tais-tu ?

J'ai pr�f�r� envoyer les lettres ce soir. Je suis all�e � la poste.

- Tu as d�j� mang� ? - Non, pas encore.

Moi non plus. Nous irons d�ner plus tard.

- Excusez-moi. - Ce n'est rien, Anna.

Tu sais, demain, tu devrais aller

t'acheter des v�tements d'�t�, entre autres choses.

Tu me donneras la facture.

C'est inutile, V.S. J'ai suffisamment de v�tements.

Les femmes n'ont jamais assez de v�tements.

Je vais aller en faire une copie.

Linda.

Van.

Whitey !

J'ai pass� les trois derni�res nuits ici.

C'est la plus grosse dispute que nous ayons eue.

Toutes ces disputes et tous ces tracas

semblent toujours �tre engendr�s par une m�me chose:

Le manque de confiance en l'autre.

J'aurai au moins appris ceci:

Il ne faut pas chercher les probl�mes l� o� il n'y en a pas,

car si l'on n'en trouve pas, on en cr�e.

Il faut avoir confiance en l'autre.

Fin

French

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