All language subtitles for Shoot.Out.1971

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Original subtitles

QUAND SIFFLE LA DERNIÈRE BALLE

Je suis Bobby Jay Jones.

Ferme la porte et retire ton chapeau.

Et écoute-moi, Bobby Jay Jones.

Un détenu va sortir du pénitencier de Canyon City aujourd'hui.

Il cherche les ennuis.

- Donnez-lui-en! - Je ne veux pas d'ennuis ici.

Avec mes copains Skeeter et Pepe, on s'en occupe.

Sa premiÚre destination sera sûrement Weed City.

On le trouvera.

AprĂšs, il risque de venir ici Ă  Gun Hill.

Aucune chance.

VoilĂ  cinq double eagles.

Ton salaire pour le surveiller.

On va le surveiller.

Pour sûr!

Quand il partira de Weed City, je veux savoir oĂč il va.

Pour ça, tu toucheras 100 dollars de plus.

Et pas de petit clin d'Ɠil.

Je n'achĂšte pas un meurtre.

Si tu le tues, ça te rapportera zéro.

Ou peut-ĂȘtre mĂȘme pire.

Pour tirer sa peine dans un endroit comme ça,

il doit ĂȘtre vieux.

Non. Environ mon Ăąge.

Il a un nom?

Clay Lomax.

Il arrive, chef.

Je préfÚre que vous les gardiez.

Je compte sur vous pour dérailler

et revenir direct ici.

Les seuls ennuis que j'aurai,

je les choisirai moi-mĂȘme.

Je vais vous dire ce que je pense.

Vous ĂȘtes vraiment un affreux salopard.

C'est réciproque.

Je sais que vous me haĂŻssez,

mais pas autant que vous haĂŻssez ce type.

A bientĂŽt.

Bonjour.

Le train 12 de Kansas City arrive quand?

Le 12 de Kansas City?

Demain matin Ă  9 h.

Enfin, entre 8 et 10.

Trooper travaille toujours?

Ne vous levez pas pour moi.

Oui, il travaille toujours.

En bas de la rue.

A cÎté de...

A cÎté de quoi?

Je n'ai pas entendu.

De la banque.

A cÎté de la banque.

La banque Stockman.

Maudits soient mes yeux! Un fantĂŽme!

Tu veux quoi?

Voir s'il y a encore de mon sang sur le trottoir.

Il s'est effacé.

Ils t'ont relùché ou tu t'es tiré?

Personne ne se tire de Canyon City.

- Ces sept ans sont passés vite. - Pas pour moi.

Tu serais sorti plus tÎt si tu avais dénoncé l'autre type.

On m'a dit ça.

Il t'a tiré dans le dos.

- Un inconnu? - Non. Tu le connaissais.

- Non. - Si.

Mon associé.

Sam Foley?

Tiens...

De l'eau a coulé sous les ponts.

OĂč il est?

Qui?

Sam?

Il est parti depuis longtemps.

Parti oĂč?

Parti.

C'est offert par la maison, Clay.

Content de te revoir.

Autre chose a dĂ» te manquer, pendant sept ans!

Des débutantes bien fraßches.

Belles comme des poupées.

Elles n'ont pas 20 ans!

Sam Foley...

Combien?

Combien?

- 200 dollars. - Pas terrible.

C'est tout ce que j'ai. OĂč il est?

OĂč sont les 200 dollars?

Chez une femme, Ă  Kansas City.

Kansas City? Impressionnant.

Aucune femme ne garde rien sept ans!

Elle arrivera demain matin.

Pourquoi Ă  Weed?

Tout a commencé ici.

C'est le dernier endroit oĂč je l'ai vu.

Ce n'est pas cher payé pour...

C'est devenu une vraie terreur.

Mais c'est un notable.

Il me donnerait sûrement le double

pour ne pas te dire oĂč il est.

Si je te dis oĂč trouver Sam contre 200 dollars,

tu feras quoi?

Je te paierai

et je le tuerai.

Muchachas!

Salut, papy!

- Sers-nous du bourbon. - Tu n'es pas trop jeune?

On n'est pas trop jeunes. Mais tu es trop vieux, papy.

Des verres ou une tétine sur la bouteille?

Fais gaffe! Tu parles Ă  Bobby Jay.

Quel nom merveilleux! S'il m'offre un verre, j'accepte.

On m'appelle Alma.

- Et tu as quel Ăąge? - 20 ans.

Il te reste encore deux bonnes années.

Tu as vu ce vieux débris?

Je parie qu'il a 100 ans.

C'est assez d'années pour cinq personnes!

Si c'était une tortue, imagine...

Elles peuvent vivre jusqu’à 400 ans.

Et si les gens vivaient si vieux?

Alma... Qui t'a fait ce coquart?

Un client mal léché?

Un client mal léché!

Un homme, c'est comme un chien. S'il est trop vieux, on le tue.

Il faut en venir lĂ . Sinon, on va manquer de place.

Qui dĂ©cide qui doit ĂȘtre tuĂ©?

Moi, ma jolie.

Un jour, ce sera ton tour.

Si tu vis, tu vas vieillir.

Et si ça dure, tu seras vieux.

Pepe, tu as entendu quelque chose?

Et toi, Alma?

Bobby Jay... Viens, on va s'amuser.

Vous voulez vous amuser?

- Ils veulent s'amuser aussi, Alma. - Oui, bien sûr!

Vous avez Loulou, Pansy, Bertha...

Non. On a toi.

Désolée.

Allez, c'est mes copains!

Non, juste toi et moi.

Tu as peur?

D'accord.

Les trois mousquetaires! Pepe...

Je passe le dernier. Mais j'apprécie.

C'est 1,6 $ .

Mets ça sur l'ardoise, papy!

Les vieux devraient tuer les jeunes.

On parlait de Sam Foley...

RécupÚre ton argent et on en reparlera.

Et Emma?

Elle n'est plus ici?

Emma, viens lĂ !

Tu sais toujours décoincer la nuque?

Tourne-toi.

Tu es en colĂšre?

Tu cassais des cailloux?

Il a mal partout.

Je m'en fiche!

On en reparlera.

J'ai toujours bien aimé ce gars-là.

Moi aussi.

Et puis j'ai arrĂȘtĂ©.

C'est là qu'ils ont retiré la balle?

Ils l'ont retirée de ton dos, mais pas de ton esprit.

Bobby Jay!

Laisse-moi entrer!

Tu vas te taire, bon Dieu?

Laisse-moi entrer!

ArrĂȘte de taper, toi!

Laisse-moi entrer aussi!

Ferme-la!

Bobby Jay, je veux entrer!

Tu déranges tout le monde!

Il y a du monde?

Garde tes blagues et fais moins de bruit.

Tu as tes bottes. Botte-lui le cul!

Ton couteau est cassé.

J'ai envie de casser le reste dans le foie de ce mariolle.

On le touche pas, tu as dit.

Personne m'a jamais giflĂ©, mĂȘme pas mon pĂšre.

M. Foley a dit de ne pas le tuer.

- Il a voulu te tuer. - Il recommencera.

Faiblard, ton cheval.

Mon budget était faiblard aussi.

Il pourra sûrement vous porter, toi et ton argent.

J'espÚre que tu as bonne mémoire.

Je paye pour avoir des réponses.

Tu les auras.

Clay Lomax?

Vous connaissez Teresa Ortega?

J'ai quelque chose pour vous.

Je m'appelle Decky.

Ma maman m'a dit de t'appeler Tio Clay.

Ça veut dire oncle Clay.

C'est quoi, cette blague?

Exactement ce que vous voyez:

Une petite fille.

On m'a dit de vous la confier.

Maman dit que tu as un chapeau du Texas.

C'est un chapeau du Colorado.

J'attendais une enveloppe.

Une rĂšgle m'oblige Ă  la prendre?

Pas dans notre compagnie.

On doit faire le plein d'eau.

Décidez-vous, monsieur.

Sa mÚre était avec elle. Elle est morte prÚs de Kansas City.

Elle est morte?

De quoi?

A cause des hommes, d'aprĂšs le docteur.

Elle avait Ă  peine 30 ans.

J'aurais dit 50.

En tout cas, on l'a enterrée.

Que va-t-il arriver, si je vous la laisse?

A vous, rien.

A elle.

Dans la premiĂšre ville oĂč il y a un marshall,

je la lui confie.

Attendez...

On a trouvé ce papier épinglé sur la gamine.

Il y a votre nom dessus.

C'est peut-ĂȘtre mieux pour toi.

Que peut-on attendre d'un homme qui change de chapeau?

Decky... Et ton nom de famille?

Ortega.

C'est le nom de ta mĂšre. Et ton pĂšre?

Je n'en ai pas.

Tout le monde a un pĂšre.

Tu dois avoir 5 ans...

6 ans, bientĂŽt 7.

6 ans, bientĂŽt 7...

Alors, on fait quoi?

Vous vous sentez concerné, oui ou non?

Elle avait votre nom épinglé sur elle.

DrĂŽle de sens de l'humour!

Vous parlez de vous ou d'elle?

Aucune loi ne vous oblige Ă  l'emmener.

Je ne vais pas retenir le train, si vous vous défilez.

Restez poli!

Tant pis, monsieur.

Je vais la confier Ă  un marshall sur la ligne.

Ça vaut peut-ĂȘtre mieux.

Un homme qui change de chapeau...

Bon sang!

- Viens, petite. - Non!

Viens.

Je ne veux pas!

- C'est décidé? - Oui.

Pour avoir ça, il fallait l'emmener.

Ne me laissez pas ici, s'il vous plaĂźt!

Ne me laissez pas ici!

Je ne veux pas venir avec toi!

- Tiens-toi droite! - Non.

Tu vas atterrir sur les fesses.

LĂąche-moi! Tu me fais mal!

Je ne veux pas venir.

Ça ne partira jamais!

Moi qui voulais ĂȘtre gentille!

Du sucre?

Quatre cuillĂšres.

Je lui ai dit:

"Fais ce que tu veux, mais ne touche pas à mon Ɠil."

Il a foncé.

Comme un taureau sur du rouge.

Il t'a frappée?

Oui, en plein dans l'Ɠil.

Je suis idiote! J'aurais dĂ» m'en douter.

Ce qu'ils aiment, c'est faire de la peine aux filles.

J'ai ce qu'il te faut.

Je vends ça aux bagarreurs un dollar piÚce.

Je n'imaginais pas en proposer Ă  une femme.

C'est quoi?

Des vrais vers mexicains suceurs de sang.

C'est des sangsues!

Ça retire les traces de coups.

Tu sais bien que je ne cherche pas Ă  te rouler.

Regarde.

Mets ça sur ta joue et tu auras une peau de bébé.

Bon sang!

- Tu sais... - Quoi?

J'ai oublié de me faire payer.

- Par les trois types? - Oui.

Je ne savais pas combien demander.

Repoudre-toi le nez et bois ton café.

Récupérer l'argent, c'est l'affaire des hommes.

Qui a fait ça sur mon mur?

Un saligaud qui sait manier le couteau

et il a dû faire comme ça.

Je vais mettre ça sur la note!

Ne l'énervez pas avant son café.

Je vais faire la liste des objets

que vous avez abßmés, brûlés ou cassés!

Sers-nous du café.

Sers-toi toi-mĂȘme.

Sers-nous.

C'est quoi, ces machins?

Son petit déjeuner.

- Je te jure! - Tu te fous de moi?

La vieille Alma va les manger. Elle mange tout.

Allez, Alma, mange-les.

Mange, tu es une grande fille.

- Bobby Jay... - Quoi?

Il est allé attendre un train.

Il est monté dedans?

C'est trÚs intéressant, Skeeter. Il a fait quoi?

Il a volé une petite fille. Pas plus haute que ça.

Il va la ramener ici.

Le vieux bandit se met Ă  la traite des blanches.

Tu entends ça?

Tu es finie. Lomax amÚne ta remplaçante.

- Elle va manger ça? - Pour sûr!

Tu veux voir?

Trooper!

Donne-moi mon argent.

- Quel argent? - Pour cette nuit.

C'est toi qui nous en dois.

Pepe, on lui prend combien?

Je ne sais pas. Elle a un joli pactole Ă  son cou.

Rends-lui ça!

Rends-lui ça et sors ton fric!

Tu vas payer les dégùts.

On ne paye rien, papy, on se fait payer.

Ouvre le tiroir-caisse.

Méfie-toi, petit! Je pointe un revolver sur toi.

C'est vrai. Tu pointes un revolver sur moi.

Pourquoi tu as fait ça?

Légitime défense.

Il est mort!

Oui, pour sûr!

Oui, Skeeter. Les trois mousquetaires.

Suivant.

Bobby Jay Jones, écoute...

Notre frĂšre de sang revient sur son serment?

Vide le tiroir-caisse.

Tu sais cuisiner?

Mais si. Tu es engagée. AmÚne-toi.

- Clay... - Clay est parti.

Gun...

Hill.

Tu as mal aux pieds, je parie.

Ma maman dit qu'un cow-boy ne marche pas s'il a un cheval.

Reste lĂ , sinon je te fouette.

Sûrement pas.

C'est Trooper...

Les trois jeunes l'ont tué.

- C'est vrai? - Oui.

Et ils ont emmené Alma.

- Quelqu'un les poursuit? - Pas encore.

Avant de mourir, il a dit ton nom

et il a parlé de Gun Hill.

Je paierai les frais.

Je regrette.

Jamais eu d'enfant. Jamais eu envie.

Je me serais enfuie, de toute façon.

Selon moi, vous ĂȘtes la personne idĂ©ale.

Elle doit aller à l'école.

Je n'héberge pas les enfants. Je suis enseignante.

Vous leur apprenez quoi? A se débrouiller seuls?

Oui.

RĂ©vĂ©rend, vous ĂȘtes mon dernier espoir,

la seule personne vers qui je peux me tourner.

Je vous suggÚre de confier cette responsabilité au marshall.

Aux autorités?

La remettre aux autorités?

Je me suis mal conduit, autrefois, mais jamais Ă  ce point-lĂ .

Vous avez le cƓur dur, rĂ©vĂ©rend.

Vous ĂȘtes mĂȘme cruel.

Peut-ĂȘtre.

Mais pas assez pour me débarrasser d'une enfant en sa présence.

- Tu as du savon? - Non.

Moi, oui.

Tu pues. Va prendre un bain.

- EnlĂšve tes frusques. - Non!

- EnlĂšve-les ou je m'en charge. - Je ne veux pas!

Sale vieux putois! C'est froid!

Tu as dit quoi?

Sale vieux putois!

RépÚte ça et je te savonne la bouche.

Et toi? Tu pues aussi.

Quand tu seras propre, ce sera mon tour.

Tu es mon pĂšre?

C'est quoi, cette drĂŽle de question?

Puisque tu es si curieuse, ta maman et moi, on était amis.

Il y a cent ans.

- Tu n'es pas un oncle. - Non.

J'en ai eu beaucoup, des oncles,

mais ils ne valaient rien.

Maman disait que les hommes ne valaient rien.

Chaque fois qu'elle venait.

Elle venait oĂč?

Elle vivait avec d'autres dames. Je vivais chez des gens.

Quels gens?

Ça changeait souvent. Les derniers n'ont pas voulu garder mon chat.

Ils lui ont jeté des pierres.

J'espÚre qu'ils l'ont raté.

Non. Ils l'ont tué.

Je t'emmĂšne chez des vieux amis. Tu pourras garder un chat.

Je ne veux plus de chats.

Ils ont une belle maison, les Nelson. Une vraie ferme.

C'est encore loin.

On ferait mieux d'y aller.

Il ne va pas vers Gun Hill. Si on laissait tomber?

Dis qu'il s'est tiré au Mexique et récolte notre fric.

Tu réfléchis à ma place?

Je n'ai jamais les bonnes cartes.

Et les Nelson non plus, on dirait.

Les Indiens!

Qu'en penses-tu, Davy Crockett?

Des Navajos ou des Apaches?

Je ne sais pas!

C'est les Indiens?

Pire. Pire que les Indiens, Decky.

Cette odeur-là, c'est celle de la déveine.

- Tu te moques de moi? - Non. Rien ne sent aussi mauvais.

On va camper ici.

On va chasser cette mauvaise odeur.

Tu m'as dit que tu savais cuisiner.

Si on pointe un flingue sur moi, je sais voler,

marcher sur l'eau et changer un bĂąton en serpent.

- Alors tu m'as menti? - Oui.

- Oui quoi? - Je t'ai menti.

Tu ne crois pas qu'il faut te punir pour ça?

Me punir?

J'ai un Ɠil boursouflĂ©, un autre aveuglĂ© par la fumĂ©e,

j'ai trop mal pour me relever ou m'asseoir,

le soleil m'a brûlée. Comment tu veux me punir?

Il y a toujours moyen.

Bobby Jay, laisse-moi préparer à manger.

C'est une incapable.

Oui, c'est une pauvre incapable,

mais je veux qu'elle cuisine.

Et quand je veux qu'on fasse quelque chose, on le fait.

Il y a du nouveau?

Lomax s'est installé pour la nuit.

Il a un bon feu de camp.

Une crĂȘpe peut monter jusqu'oĂč?

OĂč elle est allĂ©e?

Encore un albatros! Il l'a attrapée au vol.

Quoi? Il a volĂ© ma crĂȘpe?

Les albatros peuvent manger une crĂȘpe sans s'arrĂȘter de voler.

- Ils volent Ă  l'envers. - A l'envers?

Pour Ă©viter la poussiĂšre. Ils aiment les crĂȘpes,

le tabac Ă  chiquer et les bonbons durs.

Saleté d'albatros! RamÚne-la-moi!

Les insultes ne marchent pas, avec eux.

Donne-moi ton assiette.

Les Apaches ont une formule magique pour rĂ©cupĂ©rer les crĂȘpes.

Garde le couvercle dessus.

Tiens-la bien fort en disant les mots magiques.

- Tu la tiens bien? - Oui.

RépÚte aprÚs moi.

Hoki-poki...

Dama-noki...

Ça n'a pas marchĂ©.

Mais si. Ça marche toujours.

Tu as regardé?

Avale ta crĂȘpe et dors. On part tĂŽt, demain matin.

- Tu sais monter Ă  cheval? - J'en monte un, lĂ .

Non, je veux dire toute seule.

Bien sûr. On me laissait monter, chez le marchand de chevaux.

Chez le marchand de chevaux?

Quel genre de travail tu faisais?

Je pouvais nettoyer les box.

Ils te payaient combien, pour ça?

Je t'ai dit. On me laissait emmener les chevaux dans leur box.

Si je dois te traĂźner Ă  Gun Hill, il te faut un cheval.

Je vais attraper ce petit alezan pour toi.

- C'est du vol. - Non.

Les chevaux sauvages n'appartiennent Ă  personne.

Au prochain ranch,

je l'échangerai contre un cheval de selle.

Allez... Descends.

Attrape-le!

Tu l'as eu!

- Un vrai petit gentleman. - Je peux le caresser?

Attention qu'il ne te morde pas.

C'est du vol! Je t'interdis de faire ça!

Tu me fais la leçon?

C'est du vol!

Tu es plus dure que du cuir de zébu.

Bon, d'accord...

Bon sang!

Va les retrouver.

C'est quoi, du cuir de zébu?

Un cuir qui résiste bien à la pluie.

Plus aucun doute.

Il se dirige vers Gun Hill.

Pas besoin d'en savoir plus.

Alors? On coupe par les collines et on prévient M. Foley?

Sûrement pas. Notre homme cherche les ennuis.

Je m'en fiche, que tu sois fùché.

Tu chiales pour ce poulain et pas pour ta mĂšre.

On ne m'a pas enlevée à elle. Elle m'a été enlevée.

Cuir de zébu.

Encore?

Attention aux morsures de serpent!

Bobby Jay...

Si tu partais en avant flinguer le vieux et la gamine?

On attendrait ici jusqu'Ă  ton retour.

Je ne veux pas le rattraper trop vite!

Je veux m'amuser avec lui!

Le flinguer?

Ce n'est pas assez amusant, Alma.

Tu n'as aucune imagination. Ni au lit ni ailleurs.

- Tu en sais quelque chose, Pepe. - Non.

Tu oublies que j'ai passé la nuit dans le couloir à écouter.

On te dédommage. On l'a mise sur ton cheval.

C'est bon, non?

Bon sang, regardez ça!

- Quoi? Quoi donc? - LĂ !

Elle a déchiré son pantalon avec son popotin.

Je n'y peux rien.

Je ne vais pas faire du cheval Ă  poil!

C'est vilain, Alma. Tu es une vilaine fille.

Ne fais pas ça!

- Tu n'aimes pas t'amuser? - Si, mais...

Bon, alors on va s'amuser. Et comment!

Je crois que tu es folle des chevaux.

Ils sont plus gentils que les gens.

Tu aimerais l'avoir?

- Je le vole. - Je sais.

Tu ne rĂąles pas?

Le poulain avait une mĂšre, pas celui-lĂ .

Il a un propriétaire.

On dira qu'il était énervé

et qu'il a sauté de l'enclos tout seul.

Tu grandis vite.

On fait quoi aux voleurs de chevaux?

On les pend.

Belle aprĂšs-midi.

Belle matinée.

Pour moi, c'est le matin. Je viens de me réveiller.

Je le connais, ce cheval.

Possible. Il vient de votre enclos. Vous voulez vous en débarrasser?

J'aurais laissé ouvert.

Un petit canasson comme lui, il doit valoir...

2 $ .

Il a une valeur sentimentale.

Il était à ma défunte femme.

Donnez-lui un prix sentimental.

20 $ .

Il y a une selle, avec?

Celle de ma défunte femme.

En fait, elle s'est tirée. Avec un rémouleur.

Pour la selle, il faut ajouter 10 $ .

Idéal, pour la petite dame.

Il veut se faire pardonner.

Ah oui, ma petite dame? Pourquoi donc?

Il essaie de se dĂ©barrasser de moi partout oĂč on va.

Je peux rester ici. Plus besoin de m'acheter un cheval.

Proposez-moi un prix.

Quinze pour le cheval, cinq pour la selle.

Quinze pour les deux.

Sortez l'argent.

Tu t'appelleras El Sueño. Ça veut dire "rĂȘve".

Elle s'appelle Fatty.

El Sueño!

- Je n'en veux pas. - C'est bon, le lapin.

Ça me rappelle mon chat. Je n'en mangerai pas.

- Tu vas manger quoi? - Des crĂȘpes.

Pas tous les jours.

Montre-moi tes jambes.

Elles vont bien. Mange ton chat.

Il fallait le dire. La selle les a mises Ă  vif.

C'est ma belle veste indienne!

Ce sera bientĂŽt ta belle veste indienne sans manches.

J'en fais des jambiĂšres.

Tu vas gĂącher ma veste et je ne mettrai pas de jambiĂšres.

Si. Un jour de plus et tes pieds vont tomber.

Je ne les mettrai pas.

Ils sont couchés pour la nuit.

Pepe, remplace-le.

Allez!

Oui, chef!

Oui, mon général.

Tu as une drÎle d'armée.

Une taffe, chéri.

Je t'ai donné un ordre.

Oui, chef!

C'est ta faute, tu n'as pas obéi!

Va lĂ -bas et surveille-les!

Je veux toutes les armes. Ici.

Les mains sur la tĂȘte.

Tournez-vous.

Il a un couteau dans sa botte?

Prends-le.

Tes amis...

Ils ont tiré chacun leur tour sur Trooper dans son fauteuil.

Ils ont visé le ventre

pour qu'il meure lentement.

Tu sais ce que ça fait, dans le ventre?

On ne peut pas bouger, on ne peut pas respirer.

On se remplit de sang, de douleur,

mais on ne peut pas mourir.

J'ai un homme qui te surveille.

Tu en avais un. C'est son fusil.

Pas dans le dos, monsieur! S'il vous plaĂźt!

Pourquoi vous me suivez?

Pour qui?

Il nous a dit de ne pas vous faire de mal.

- Qui? - Personne ne parle.

Dis-lui! Il va me tirer dessus.

C'est Sam Foley.

Skeeter a dit la vérité, monsieur.

Ils doivent juste le prévenir si vous venez à Gun Hill.

Foley le sait?

Bien sûr. Tu devrais y réfléchir...

Sale garce!

Il y en a d'autres?

Je te laisse les chevaux, vermine.

On se reverra peut-ĂȘtre.

Fais ta petite corvée, vermine.

Dis-lui que je viens.

Dis-lui.

Je sais ce que tu es.

Un bandit. VoilĂ  ce que tu es.

J'ai entendu les coups de feu, cette nuit.

J'ai cru que tu voulais tuer un autre lapin.

Les lapins n'ont pas d'arme.

Tais-toi et avance.

Bobby Jay, il faut rester sur la route.

On arrivera plus vite Ă  Gun Hill.

Tais-toi!

Écoute-le. Lomax n'arrivera pas avant demain matin.

Et on doit prévenir Foley.

Pas sans mes flingues.

- Il va encore pleuvoir. - Oui.

Et il va faire nuit.

Tu parlais beaucoup.

Maintenant, tu es grognon comme un pĂšre.

Ta mÚre t'a dit qui était ton pÚre?

Juste que c'était un beau gosse et un salopard.

Monsieur!

Venez vous abriter!

- Je m'occupe des chevaux. - Je vais t'aider.

Pas la peine. Entrez.

Tu sais comment sécher mon cheval?

- Frotte avec de la paille. - Oui, madame.

Entrez. Mettez cette enfant Ă  l'abri.

On va tout salir.

Faites-la entrer, il faut l'essorer.

Viens, on va te sécher.

Mlle Farrell, j'ai rempli ma chemise pour une semaine.

Tant mieux.

Et toi, ta chemise?

Elle n'est pas Ă  moi, elle est Ă  lui.

Donne du café à M. Lomax, Dutch.

Tu vas à quelle école?

Je ne vais plus à l'école, j'ai fini.

Si tĂŽt?

OĂč tu l'as eu, ton diplĂŽme?

A Kansas City, Kansas.

Tiens! Ça devait ĂȘtre trĂšs intĂ©ressant.

Ton école est prÚs d'ici?

Non, monsieur. Maman me fait la classe.

L'an prochain, il ira Ă  Gun Hill.

J'aime le cafĂ©. J'ai presque le mĂȘme Ăąge que toi.

Oui.

Ce n'est pas du vrai. Ma maman appelle ça du café doux.

Il sera dur, quand tu vas le boire.

- OĂč tu vas dormir? - Ici, avec toi.

Il y a de la place.

Et lui, oĂč il va dormir?

Dutch a deux lits dans sa chambre.

Tu appelles M. Lomax comme ça? "Lui"?

Son prénom, c'est Clay. Mais je ne l'appelle pas souvent.

Ne t'installe pas trop.

Je repars dĂšs que la pluie s'arrĂȘte.

Elle va durer.

La riviÚre déborde. Mes employés reviendront seulement demain matin.

Alors installe-toi bien, ma chérie.

Elle est trĂšs gentille, cette dame.

Elle élÚve bien son garçon, elle a une belle maison...

Tu serais bien, ici.

- J'irais jouer dans la grange. - Pourquoi pas?

Non. Elle m'appelle "ma chérie", mais je ne suis pas sa chérie.

Dors.

- Tu ne vas pas filer en douce? - Dors.

- Je ne resterai pas. - Tu resteras lĂ  oĂč je te laisserai.

C'est quoi, la premiĂšre lettre?

Un A.

- Et la deuxiĂšme? - M.

Comment tu le sais?

Je sais lire. Et aussi écrire.

Et l'arithmétique?

Les chiffres?

J'ai travaillé dans des banques.

Je peux t'apprendre des choses. Beaucoup de choses.

Dors, bon sang!

Tu es sacrément pressé d'aller la rejoindre!

Pas de juron. Ou je te savonne la bouche.

Les armes vont rouiller. Je peux les huiler.

Non merci, fiston.

Laisse-les lĂ .

Je vais me coucher. Bonsoir, monsieur.

Si tu veux lire, prends un livre de classe.

Je préfÚre dormir.

Il a l'air d'un bon garçon.

Il a ses défauts, mais c'est mon fils.

Vous avez le coup de main.

En fait, je suis un peu rouillée.

Pas servi Ă  boire Ă  un homme depuis la mort de mon mari. Cinq ans.

Decky est votre fille?

Quand vous nous regardez, c'est votre impression?

D'abord, on se dit que oui.

Mais l'instant d'aprĂšs...

Je n'en suis pas sĂ»r moi-mĂȘme.

Un homme est-il jamais sûr?

Avec certaines femmes.

Vous le croyez ou vous voulez le croire?

Cette enfant vous donne du souci.

Je suis triste pour elle.

Elle serait furax si elle le savait.

Elle ignore qu'elle est toute petite.

Elle ne veut pas qu'on ait pitié d'elle.

Comme la plupart des gens.

J'ai cherché à la mettre en pension. Je peux payer.

Je vous la garde. Sans ĂȘtre payĂ©e.

Je devrais vous payer tant que je peux.

Il risque d'arriver quelque chose qui réduira mes moyens.

Vous ĂȘtes gĂ©nĂ©reuse.

Égoïste.

Les femmes ont le sens pratique.

Si vous la laissez ici, vous reviendrez.

Pour ĂȘtre franc, ce n'est pas sĂ»r.

Je tente ma chance.

Je pourrais me faire passer pour un vagabond sympathique,

vous faire de jolies promesses.

Mais il y a cette enfant...

Vous devez tout savoir.

L'homme devant vous sort de prison.

Vous n'avez aucun compte Ă  me rendre.

C'est mieux que vous sachiez.

Il y a sept ans,

j'ai attaqué une banque avec mon associé.

Mon associé, mon ami...

Appelez ça un coup fourré ou une trahison.

Alors maintenant, je n'ai qu'une idĂ©e en tĂȘte.

Quitte Ă  retourner en taule.

J'accepte le risque.

On dirait un homme qui m'offre un boulot.

Je ne suis pas un homme.

Je maintiens ma proposition.

Je m'occuperai de l'enfant.

Pas la peine de revenir lĂ -dessus demain.

"Jette les dés, lance la piÚce,

"advienne que pourra."

L'important, c'est le présent.

Vous ne croyez pas, Clay? Le présent.

Je n'ai pas servi Ă  boire Ă  un homme depuis cinq ans.

C'est vrai.

Mais quand mes employés sont partis

et quand Dutch est couché,

je sers Ă  boire...

pour moi.

Jusqu'Ă  ĂȘtre soĂ»le.

Vous comprenez?

Jusqu'Ă  ĂȘtre assez soĂ»le pour oublier les jours Ă  venir.

Puis encore un peu plus pour oublier le présent.

Et encore un peu plus pour dormir seule.

Le taureau enragé s'est trouvé un coin au sec.

- Tu ne m'as pas obéi. - T'obéir?

Pepe, emporte l'artillerie dehors.

Sale petite vermine!

J'aurais dû t'écraser, là-bas.

D'ici peu, tu vas regretter

de ne pas avoir fait ça.

- Vous le connaissez? - Il va apprendre.

Tu as tes flingues.

Reprends la route.

Gun Hill n'est pas loin.

Il y a deux bordels, un hĂŽtel et Sam Foley.

- Il y a quelqu'un? - Personne de ta taille.

Viens ici!

Personne dans le baraquement?

J'ai quatre employés dans ce ranch. Ils vont bientÎt revenir.

J'ai peur!

Ils seront soûls et armés. Si j'étais vous, je partirais.

- Il y a des armes, lĂ ? - Non, monsieur.

Je te crois.

Va vérifier, Skeeter.

- Des armes dans l'autre chambre? - Non.

Je te crois aussi. Mais pas Skeeter.

Regarde bien, Skeeter!

Vérifie ici, Skeeter.

Je me suis occupé des flingues et des chevaux.

- J'ai un autre boulot pour toi. - Vite, j'ai faim.

Vite? Ce crétin veut que je fasse vite.

Le vieux nous est tombé dessus parce que tu t'es endormi.

Ne recommence pas!

Tu vas cavaler un kilomĂštre vers Gun Hill,

t'asseoir sous la pluie et attendre.

Si tu vois des bouseux se ramener,

tu vas tirer trois fois en l'air et revenir.

- Ras-le-bol! - Quoi?

Rien.

Surveille-le.

Fais-les partir!

Ce vieux bonhomme est ton héros?

Oui, c'est mon héros.

Il est plus fort que vous deux, alors attention!

Petite, tu ne sais pas que c'est juste

un ancien taulard et un poltron?

Ce n'est pas un poltron.

Il ne fera rien, petite.

MĂȘme si je te gifle, il ne fera rien.

Tu as des revolvers!

Toi, fais Ă  manger.

Occupe-toi des chevaux.

Oui, petite, on a des revolvers.

Ne les desselle pas. Nourris-les.

Vite, petit!

- Elle est qui, pour toi? - Ma mĂšre.

Reviens dans dix minutes ou je lui tire dans le ventre.

Je t'ai dit qu'on allait s'amuser.

S'amuser? Tout est sinistre, avec toi.

Tu parles comme ça à ton homme?

Un homme qui me laisse dans des habits mouillés.

Elle devrait peut-ĂȘtre les retirer.

A poil!

Va prÚs de la cheminée,

que je te voie toute jolie et toute rose.

Allez, obéis!

Pas devant les enfants.

Continue Ă  cuisiner, maman. Tu n'es pas un ange.

On t'a vue par la fenĂȘtre. Mais pas en entier.

Ça va venir!

Ne pousse pas trop loin.

Va par lĂ .

Allez!

On va se marrer, papa!

Maman...

Il fuit, ton toit. Tu devrais réparer ça.

C'est la fĂȘte aujourd'hui, maman.

- On veut les belles assiettes. - Non.

Elles me viennent de ma grand-mĂšre.

Elles sont vieilles. On les a assez vues.

Regarde cette main! On dirait qu'elle n'a pas besoin de moi.

Et l'autre gars? Pepe...

Quoi?

Je parie un dollar qu'il est plus malin.

- Quoi? - Il s'est tiré.

Ferme-la.

Pepe est stupide,

mais pas assez pour partir sous la pluie.

Je te parie qu'il est sec.

- Quoi? Sous la pluie? - Tu parles.

Il est chez Sam Foley depuis longtemps.

On devrait aller voir.

Ce type essaie de te rouler.

Il veut nous diviser.

Allez, on continue. On va se marrer!

Maman, donne-moi une tasse. Celle avec les roses.

Allez, maman!

Vous avez entendu parler du Suisse

qui a dĂ©gommĂ© une pomme sur la tĂȘte de son fils?

Il s'appelait Guillaume Tell.

Il nous faut un fils.

Et j'en vois un!

On pourrait se servir de toi.

Je ne t'ai pas entendue dire non!

Il la pose sur la tĂȘte d'un gosse. N'importe quel gosse.

Tu peux décider lequel.

Bon, d'accord. Je vais choisir la tĂȘte.

Pas lui!

Alors toi, va prÚs de la cheminée.

Pourquoi pas ma tĂȘte?

Allez!

Mets la tasse sur sa caboche.

Ou mets-la sur ton gosse.

Tiens, un petit pistolet de dame...

Zut! Ils avaient mis une seule balle.

Je voulais qu'il voie ça.

Bien visé!

Non, ma main visait l'anse.

Tu ne visais pas l'anse?

Allez, petit, la tasse suivante.

Je veux celle avec les fleurs.

Poule mouillée.

Petit salopard! Laisse-la...

La pluie s'est arrĂȘtĂ©e, on dirait.

Allez, maman, la suivante.

Je veux la petite tasse avec les marguerites.

Alors?

Qu'est-ce qui te prend, toi?

Oui, bien sûr.

Elle dit qu'elle veut un remontant.

Qu'en penses-tu, Alma?

Ma main est assez calme pour tirer?

Je ne supporte pas de te voir habillée.

Avant d'enlever tout ça, tu vas tirer le prochain coup.

Viens.

Tu veux essayer?

Lùche ça, Lomax!

Je vais tirer.

Lùche ça!

Il n'a plus qu'une balle.

Par terre, deux tasses, elle et lui.

- Cinq balles. - Tais-toi et va lĂ -bas.

Une balle me suffit.

Tu me connais, Lomax.

Attends d'avoir entendu mon cheval passer.

Si tu bouges, elle ne bougera plus.

La lumiĂšre!

Mon arme est sur la table.

Pour Decky et mon fils... Quand j'ai dĂ» choisir...

A votre place, si elle avait été ma fille,

j'aurais sûrement fait pareil.

Habille-toi. Je m'occupe des chevaux.

ArrĂȘte! Il boite!

Tu es seul? Pourquoi tu as la gamine?

- Descends! - Non.

- Donne-moi ton cheval. - C'est le mien. Je le garde.

C'est un bon cheval. Tu vas le tuer,

comme tout ce que tu touches.

Tu n'aurais pas dû dire ça.

Tu n'aurais pas dĂ», Pepe.

Decky?

Attends, je suis lĂ !

Attends!

Je suis lĂ !

Je vous ai dit toute la vérité, M. Foley.

Un café?

Si ça vous va, je préfÚre un peu de whisky.

Il est derriĂšre.

Excusez-moi de salir votre beau tapis.

TrĂšs mauvaises nouvelles, Bobby Jay.

Je suis désolé d'apprendre ça.

Vous avez dit qu'il était dangereux,

mais vous avez interdit de tirer.

J'ai perdu mes deux meilleurs amis, Ă  cause de cet ordre.

Bobby Jay, tu devrais aller Ă  l'hĂŽtel

prendre un bain et dormir.

On réglera ça plus tard.

Maintenant, je m'occupe de Clay Lomax.

Si ça vous va, je prĂ©fĂšre ĂȘtre payĂ© maintenant.

D'accord.

Pourquoi ne pas le faire tuer?

Par toi?

Oui, par moi.

J'ai déjà tué. Personne ne s'est plaint.

J'ai entendu dire.

Comme tout le monde. Entendu dire par toi.

Quand on achĂšte un meurtre, on achĂšte aussi le tueur.

Un tueur professionnel fiable est un homme silencieux.

Je suis un homme d'affaires, j'ai ma réputation.

Je te parle trop franchement?

Non, monsieur, vous me parlez trĂšs bien.

Je sais rester Ă  ma place.

Vous ferez quoi quand Lomax arrivera?

Je lui demanderai d'entrer, de s'asseoir,

de prendre un verre et un cigare. Je lui dirai:

"Clay, que veux-tu?"

J'ai perdu deux hommes et vous lui offrirez un cigare?

Un verre et un cigare.

Tiens. Cent dollars.

Je double la somme. Tire-toi.

Et Pepe et Skeeter?

Je dirai quoi Ă  leur famille?

J'ai perdu un cheval.

Un fusil.

Et deux revolvers.

Qui tu es?

Je tiens la maison de M. Foley.

Il y a d'autres gens, ici?

Bon, va prĂšs de la fenĂȘtre.

Si quelqu'un entre, je te fais pareil qu'Ă  ton patron.

Ramasse ton sac et donne-le-moi!

Tu continues Ă  t'amuser?

J'aime m'amuser aussi, comme tout le monde.

Mais c'est rare.

La moitié?

Je divise tout par deux. Toi et moi...

OĂč est Decky?

Range ça et je te le dirai.

Viens lĂ .

Juste lĂ .

Je ne vois pas de jolies tasses,

mais je vois une pomme dans cette coupe.

Prenez-la.

Prenez-la!

Posez-la sur sa tĂȘte.

Sans vous mettre entre nous deux.

Tu as entendu parler d'un Suisse

qui s'appelait Guillaume Tell?

Je te donne une chance.

Je vais ranger mon revolver

et je vais dégainer.

Je vais viser la pomme sur ta tĂȘte.

Tu crois pouvoir m'arrĂȘter?

Dégaine.

Elle a réussi à s'enfuir!

- OĂč? - Je ne sais pas!

On s'amuse bien.

Tu t'es bien amusé avec les enfants, pas vrai?

Un verre de whisky sur sa tĂȘte.

Ta deuxiÚme chance de dégainer.

Cible suivante.

Je vais la fournir moi-mĂȘme.

Tu vas apprécier puisque tu aimes t'amuser.

Restez sur le cĂŽtĂ© et posez cette cartouche sur sa tĂȘte.

Prenez-la.

Je vais te faire dégainer, vermine.

Je veux te voir comme Trooper t'a vu.

En train de rigoler.

J'ai ajouté une astuce.

Si tu ne tires pas et si j'atteins la cartouche,

elle te fera exploser la tĂȘte.

Je peux la rater.

C'est plus petit qu'une tasse

et tu es plus grand qu'une petite fille.

Quoi?

Elle a besoin d'un remontant.

Tue-moi, vas-y!

Mais arrĂȘte de te foutre de moi!

Tue-moi ou donne-moi une chance!

Tu me donnes une chance?

Tu es d'accord?

Tu veux bien lui donner une chance?

Elle a dit oui.

Prévenez le shérif.

Je vois que tu as changé de chapeau.

Ce n'est pas un chapeau du Texas.

- Et alors? - Rien.

Tu es mon pĂšre?

Tu me l'as déjà demandé. Tu vas recommencer?

Pas si tu ne veux pas.

Mais pourquoi tu es revenu?

J'aimerais bien le savoir.

Adaptation: Stéphane Lévine

Sous-titrage TVS - TITRA FILM

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