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Pr�c�demment...
Mlle Linklatter, vous avez �t� d�clar�e coupable
de meurtre sans pr�m�ditation.
Mais je suis pr�t
� suspendre le reste de votre peine.
Vous me draguez ?
J'esp�re que �a ressemble un peu � de la drague.
Comme �a, si un jour, je m'y mets...
�a vous choquera pas plus que �a.
- Comment c'�tait ? - Vraiment tr�s, tr�s bien.
J'aurais aim� parler � votre fils.
- Il est au lyc�e. - J'en viens. Il n'y est pas.
75 000 dollars.
- Pour une page de Rothstein ? - Je te l'avais dit.
Tu as le butin en ta possession.
- Je vais le buter. - Certainement pas.
D'abord, on r�cup�re les manuscrits.
D�barrassez le plancher !
"Donne-moi ces manuscrits."
Et toi, tu dis : "Sinon quoi ?"
Ce � quoi je r�ponds...
- Le m�me les a. - Saubers ?
Et tu sais pas o� il les a planqu�s ?
- Non. - Je te crois pas.
- Tu l'as tu� ? - Pas le choix.
Putain de merde !
Je sens qu'il s'est fourr� dans une histoire qui le d�passe.
Peter... o� es-tu ?
C'est pas vrai !
- Peter ! - Pardon, je savais pas o� aller.
Entre, voyons !
Je me suis mis dans le p�trin.
Tout le monde te cherche ! Y compris la police.
Je suis perdu...
Je viens vous demander conseil.
Dis-moi si tu as les Rothstein.
- Ce serait vous mettre en danger. - Ah bon ?
Assieds-toi.
Raconte-moi exactement ce qui se passe.
Visiblement, tu as les manuscrits !
J'ai peut-�tre...
certains carnets.
Que tu as trouv�s dans l'�pave, c'est �a ?
Je suis all� voir Halliday, le libraire.
Il m'a achet� un po�me.
Et depuis, il est mort.
Je sais plus quoi faire.
Tu as raison d'avoir peur !
Celui qui a tu� Halliday veut r�cup�rer les manuscrits !
- Je l'ai vu. - Quoi ?
J'ignore son nom, mais il sait que je les ai.
�a doit �tre le cambrioleur de Rothstein.
- Je lui ai tir� dessus. - Bon Dieu !
- Tu as une arme ? - �a se trouve.
�a suffit, on appelle la police.
- J'irai en prison ! - Tu seras � l'abri !
Je fais pas confiance aux flics.
Non, pas question ! �a d�truirait mes parents.
Mon p�re en a assez bav�, �a le tuerait.
Dans ce cas...
qu'attends-tu exactement de moi ?
Tu te rends compte du danger que tu cours ?
�videmment ! C'est pour �a que je suis l�...
�coute... Bill Hodges habite juste � c�t�.
- Il bosse avec les flics... - Je r�ponds de lui.
Il me d�noncera. J'aurais jamais d�...
Et un avocat ? Il est tenu par le secret professionnel.
S'il te d�nonce, il est radi� de l'ordre.
Il saura t'expliquer les recours juridiques
bien mieux que moi.
Peter, je t'en conjure...
- D'accord pour l'avocat. - Bon.
Mais pas un mot � Hodges ni � la police.
Je vous appelle.
Fallait m'appeler !
J'ai d� agir dans l'urgence. Je pouvais pas le retenir de force !
- Il est o� ? - Pas la moindre id�e.
Il a pris le large, en promettant de m'appeler.
- Ton Finkelstein, il est fort ? - Bordel � queue !
Oui, tr�s fort.
Donne-lui rencard et on le chope.
Pas comme �a.
- On le prot�ge ! - Pas s�r.
Il est arm�, figure-toi.
Quelqu'un lui en veut... S�rement l'assassin de Rothstein.
- Peter lui a tir� dessus. - Quoi ?
J'ai honte de le trahir.
Arr�te, Ida !
La situation est particuli�rement explosive.
Peter l'a tu� ?
Il lui a juste tir� dans la jambe. Mais �a l'a rendu plus f�roce.
Je vais persuader Peter de voir cet avocat,
en esp�rant qu'il puisse le raisonner.
- Tu sais pas o� il est ? - Mais non !
- Ida ? - Je t'assure, Bill, je sais pas !
Putain, �a sent pas bon.
Non, comme tu dis.
Peter n'est qu'un gamin.
- T'auras le num�ro de Finkelstein. - D'accord, merci.
�a va ?
C'est juste un peu...
irr�el, quoi.
J'osais pas en esp�rer autant. Et me voil�...
Vous n'�tes pas exactement libre, mais sous surveillance judiciaire.
- Vous l'avez d�j� dit. - J'enfonce le clou.
En cas de violation des clauses de votre lib�ration conditionnelle,
vous devrez retourner en d�tention.
Il faudra honorer vos rendez-vous avec le conseiller ou le psy.
Vous soumettre aux examens ou obligations de soins...
Je veux pas retourner en taule, rassurez-vous.
Et j'imagine que vous n'avez pas de point de chute ?
Ma caravane a �t� saisie pendant ma d�tention.
Viens vivre chez moi.
En attendant de trouver un logement.
Je peux pas...
Il te faut bien un toit et j'ai de la place.
Pas une bonne id�e...
Elle est pas si mauvaise non plus...
Tu vas subir un vrai choc sensoriel.
Tu pourras me parler, tu le sais.
OK, je vais �tre froidement pragmatique.
M�me si je suis ravi que vous n'ayez pas �t� intern�e,
vous devriez quand m�me demander votre hospitalisation en psychiatrie.
- Merde alors... - Il vous parle toujours ?
Oui ou non ?
Vous dites �a comme si c'�tait forc�ment n�gatif.
En attendant...
c'est Brady qui m'a pouss�e � parler en son nom au tribunal.
Et le juge a appr�ci�. C'�tait une bonne id�e.
Il m'a aussi conseill� de te faire t�moigner.
Et tu as �t� formidable.
Brady a contribu� � ma lib�ration autant que vous.
- C'est fort de caf�. - Bien s�r...
je vous suis tr�s reconnaissante de ce que vous avez fait pour moi.
Vous vous �tes battus.
Brady aussi. C'est tout.
C'est peut-�tre tout, mais si Brady continue � vous parler
et que vous suivez ses conseils,
y a un souci.
En fait, �a a des bons et des mauvais c�t�s.
Faut savoir faire le tri.
J'y arrive.
Il s'est trouv� une planque ?
C'est exactement �a !
Il est pas rentr�. Ses parents ont pr�venu la police.
Et merde. �a va compliquer les choses.
Je te le fais pas dire !
La police se doute qu'il a les manuscrits ?
�a, j'en sais rien. Mais bon...
Il a besoin d'un nouvel acheteur. Qu'il a peut-�tre d�j�.
- �a m'�tonnerait. - Mais s'il en trouve un ?
Avec tous ces flics, le futur acheteur
risque de pas ressortir les carnets avant des ann�es.
Fait chier !
T'aurais pas d� tuer Halliday !
Trop tard. Ce qui est fait est fait.
On a merd�. Je pourrai jamais les lire.
Arr�te de pleurnicher, bon Dieu !
Pour moi, y a pas que le fric qui compte !
Pour moi non plus ! Je l'ai aim�, ce type.
Et il m'a aim�e, c'est pas rien.
Il m'a m�me mise dans ses livres. Pas telle quelle...
Mais par petites touches. J'en suis s�re.
- Je t'ai pas reconnue. - Par petites touches !
Moi aussi, je r�ve de r�cup�rer ces carnets.
Pour v�rifier que t'es dedans ?
- Faut enlever ses parents. - Quoi ?
Pour avoir une monnaie d'�change !
Le kidnapping, je fais pas.
Va falloir t'y mettre. On a tu� des gens, Morris !
On peut plus reculer !
- T'es devenue folle ? - Elle me fera pas de mal.
M�me avec Brady dans la t�te ?
Plein de gens entendent des voix.
20 % de la population. C'est pas que des malades mentaux.
S'ils entendent Brady, si !
Tu veux l'aider, mais...
- Content de te revoir. - Merci.
Bon. Excusez-moi, mais j'ai un truc � dire...
Je vois vraiment pas comment vous exprimer ma gratitude.
Par o� commencer ?
J'aurais jamais tenu le coup sans votre soutien.
Vous �tiez tous les trois...
mon seul espoir.
Je l'oublierai jamais.
Lou, tu me parais encore instable. Je m'inqui�te pour toi.
Et pour Holly, si tu habites chez elle.
Oui, je comprends tout � fait...
Et je sais que j'ai besoin de voir un psy.
Je pourrai pas g�rer tout �a toute seule.
Mais...
l'id�e que je puisse faire du mal � l'un de vous...
Vous �tes comme mes fr�res et s�ur.
T'avais dit pareil � Brady et tu l'as but�.
Vous avez raison... d'�tre inquiet.
C'est vrai. Je le suis aussi.
Je dois tourner la page.
Et donc, avant toute chose, tourner la page Brady.
Si tu savais comme je regrette...
C'est ma d�tresse qui a tout d�clench�.
Mon incapacit� � subvenir aux besoins de ma famille.
Peter n'aurait pas tremp� l�-dedans si...
D'abord, on ignore dans quoi il trempe.
C'est Peter qui nous envoie l'argent !
Tu n'as pas compris ?
Si la manne tombe du ciel,
le cash provient souvent de sources plus terrestres.
De pr�ts bancaires...
d'h�ritages...
On aurait un riche oncle ?
L'argent, c'est Peter.
Il tente de pallier mes d�faillances.
Une interview t�l�vis�e ?
CNT lui offre 15 000 dollars pour une �mission en direct.
Et vous croyez que c'est une bonne id�e ?
�a renflouerait Lou. Elle est fauch�e.
Je vais m'en occuper, pour que �a d�g�n�re pas.
Pour vraiment se reconstruire, mieux vaudrait qu'elle disparaisse.
Elle a tu� Mister Mercedes,
elle peut dire adieu � l'anonymat.
Et �a peut lui ouvrir des portes. Avec � la cl� un livre, un film...
Un livre ? J'ai quand m�me un gros doute...
Je vous rappelle.
J'ai rendez-vous avec un client. Ciao.
Peter ?
Ma�tre Finkelstein.
- On vous a pas suivi, c'est s�r ? - Normalement, oui.
Je suppose que...
Mme Silver vous a expliqu�.
Effectivement, oui.
Pourquoi ici ?
D�sol�, j'ai pens� qu'ici, on serait pas d�rang�s.
Et la police peut pas entrer. Y a une loi, non ?
Pas vraiment.
Elle a le droit d'entrer partout, m�me si elle �vite les �glises.
Donc... je suis votre client. Vous �tes mon avocat.
- Et tout �a est confidentiel. - Dans notre int�r�t � tous deux.
Je t'expose la chose ?
- Tu d�tiens des objets vol�s. - Que j'ai trouv�s.
Peu importe. Ils ont �t� vol�s lors d'un cambriolage,
o� il y a eu mort d'homme.
Effraction suivie d'assassinat... c'est jamais bon.
J'�tais pas au courant du cambriolage.
Mais tu l'as appris. Et �a fait un petit moment.
�a risque de ne pas te plaire, mais...
selon le Code p�nal de l'Ohio,
tout individu li� � ce cambriolage,
m�me uniquement via le recel d'objets vol�s,
est coupable de meurtre.
Quoi ?
Autant que s'il avait tir�.
- Comment �a se fait ? - C'est l'�uvre des politiciens.
Aucun ne veut appara�tre laxiste.
Le procureur s'acharne toujours, dans ces affaires-l�,
car les cambriolages font peur.
Je me suis introduit chez personne !
Tu devrais m'autoriser � aller voir la police.
Je leur proposerai un accord d'immunit�,
�a me semble faisable.
Tu n'�chapperas peut-�tre pas � la prison,
mais si tu coop�res pleinement...
Ida dit que tu connais l'assassin de Rothstein ?
Je sais pas son nom. Mais je peux le d�crire.
Il faudra rendre tout l'argent, sans oublier les carnets.
Le fric, mes parents l'ont d�pens� !
C'est f�cheux. Mais les carnets sont nettement plus importants.
Et mes parents ?
Ils risquent aussi des ennuis ?
Possible, mais peu probable. Ils ignoraient d'o� venait l'argent.
Tu as une monnaie d'�change : les manuscrits
et des informations permettant d'arr�ter le tueur.
Voyez si la police veut n�gocier.
Et apr�s, je d�ciderai.
Ce sera pas aussi simple.
Ils n'accepteront aucun accord sans t'avoir rencontr� au pr�alable.
J'ai des infos pour toi.
C'est lui.
Le fils Saubers.
Dans la librairie ?
C'�tait sur le bureau d'Halliday.
On a pu avoir acc�s � la vid�osurveillance ?
Non, mais curieusement, Halliday gardait cette photocopie.
- D'o� tu sors �a ? - C'est Montez qui l'a envoy�e.
T'en avais plein les couilles, il t'a soulag�.
Bonjour le tableau !
Le gamin tombe sur les carnets, il va � la librairie,
et ensuite, le libraire est retrouv� mort.
Tu le dis toi-m�me : y a pas de co�ncidences.
On peut plus attendre. Faut enlever la m�re
et pr�venir son �clop� de mari
en lui disant de se taire s'il veut la revoir.
On enverra un message � Pete depuis le portable de Marjorie
pour le convaincre de nous livrer les carnets.
Et on la chope o� ?
C'est risqu� partout. Mais un peu moins chez elle.
Le p�re a une r�union de son groupe de parole � 19 h 30.
Profitons-en.
Ce serait pas s�rieux de repousser.
Tu crois vraiment que t'es dans ses romans ?
Sous diverses petites incarnations.
On s'aimait sinc�rement.
C�t� saloperies � balancer, j'�tais encore plus forte que lui.
Je le menais par le bout du nez. �a lui fichait la trouille.
Mais t'es qui ?
Dans les livres.
Plusieurs personnages f�minins.
Mais surtout...
Susan.
Susan Harris ?
Tu te fous de moi.
Relis le portrait qu'il en fait dans Le Coureur. C'est moi.
M�me sa fa�on de parler, �a vient de moi.
Tu es Susan ?
Le premier amour de Jimmy.
Et le mien.
Le soir, c'�tait � elle que...
je pensais dans mon lit.
Je disais en rigolant que Susan �tait ma veuve poignet.
C'�tait vraiment toi ?
Sa fa�on de la d�crire...
Me dis pas qu'il m'aimait pas.
C'est elle que Jimmy choisit � la fin.
Si c'est bien la fin...
J'�tais raide dingue de Susan, quand j'avais genre... 16 ans.
T'aurais jamais imagin� te la faire en vrai, hein ?
Putain, oui...
Oui, c'est �a... Jimmy !
C'est Susan. Susan !
Tu sais comment je t'appelais ?
Mon amour ! Jimmy, mon amour...
Jimmy Gold !
C'est toi, Gold !
- Je suis comment ? - Superbe.
Merci. Ils sont pr�ts ?
- Lou est en haut, je la pr�viens. - Merci.
Je peux vous parler ?
Oui, bien s�r.
Vous avez de bons rapports avec Montez ?
Pourquoi ?
J'ai vu le fils Saubers. Il est en mauvaise posture.
Il est pr�t � passer un accord d'immunit�.
Mais la n�go s'annonce difficile. Ne pourriez-vous pas...
intervenir en sa faveur aupr�s du proc ?
J'ai pas rencontr� le fils, juste le p�re. Il a les carnets ?
- Secret professionnel, h�las. - Vous pouvez d�mentir.
Donc, il les a.
Je ne peux rien dire, sinon qu'il court un grave danger.
- Plus vite on aura... - J'appelle Montez.
Merci, �a va nous aider.
Je dois passer au maquillage.
� plus. Dites-moi bonne chance.
- Merde ! - Merci.
Il t'a parl� de quoi ?
De certains trucs...
Comment �a, de certains trucs ?
Primo, on est associ�s, et deuzio, j'ai entendu des bribes.
Roland va d�fendre le fils Saubers ?
Possible.
Car il a les carnets.
Tant mieux. On les r�cup�rera, ainsi que la r�compense.
Mais c'est aussi extr�mement risqu�.
T'as bien attaqu� un tueur avec un presse-papier.
Il est plut�t optimiste, Finkelstein ?
Je sais pas trop.
Le gamin est dans un beau merdier. Il ferait mieux de me parler.
Je sais toujours pas o� il est, je t'assure.
La prochaine fois qu'il frappera � ta porte...
Faut le retrouver avant le tueur.
La voil�.
Je peux difficilement imaginer
ce que vous avez ressenti en entendant le verdict
et la condamnation.
Oui, c'�tait...
assez surr�aliste.
Pour vous, justice a �t� faite ?
Moi, je me plains pas.
La substitute, si. De nombreuses voix s'�l�vent
pour d�noncer ce verdict,
qui vous place presque au-dessus de la loi.
Vous savez...
le fameux adage...
"personne n'est au-dessus de la loi",
c'est un peu un mythe, je crois.
La vache...
Un mythe ?
On dit �a aux petites gens pendant que les pontes...
comme Nixon se font gracier. Lui �tait au-dessus de la loi.
Idem pour les banques : "Emp�chons-les de faire faillite !"
� cause d'elles, des gens sont morts, en Ohio.
Aucune n'a �t� condamn�e.
Les banques n'ont tu� personne au sens propre.
O.J. Simpson, si. Et Teddy Kennedy.
Et George Zimmerman. Le type qui a...
Elle s'en sort bien. M�me tr�s bien.
Sauf que...
- Elle a l'air... - Cingl�e.
L'id�e que...
nul n'est au-dessus de la loi, pas m�me le Pr�sident...
Voyons, Monica, c'est une blague.
Clinton. Nixon,
Andrew Jackson... Ils ont tous viol� la loi.
M�me Bush ! Enfin...
Il a quand m�me fait une guerre sous un faux pr�texte
pour que son vice-pr�sident fasse gagner des fortunes
� des soci�t�s militaires priv�es. Des gens continuent de crever...
Vaudrait mieux qu'elle se taise.
Elle prend des risques, avec ce genre de discours.
Ne craignez-vous pas de pousser la population
� se faire justice elle-m�me ?
Prenons ce libraire, par exemple...
Vous �tiez � peine lib�r�e qu'un justicier a suivi votre exemple
en tuant son agresseur sexuel.
- Quel est le rapport ? - Le c�t� "�il pour �il..."
N'est-ce pas ce contre quoi la substitute mettait en garde ?
Moi, je n'ai parl� qu'en mon nom.
Je ne me suis pas exprim�e pour la soci�t�.
Mais si je devais parler au nom de la soci�t�...
Quand la justice dysfonctionne,
quand les politiques jouissent de l'impunit�,
quand les garants de la loi
sont aussi ceux qui la violent, il est temps de faire la r�volution.
Mazette !
Voil� le chloroforme.
C'est n'importe quoi.
Je reste ici pour faire le guet.
N'oublie pas son portable, c'est capital.
J'attends que tu sois entr� et je recule le pick-up.
Fais-la sortir par-derri�re, comme on a dit.
T'es s�re ?
Gr�ce � notre otage, on r�cup�rera les carnets.
Faut voir grand, Morris.
Y a rien de mieux dans la vie.
Au secours !
Putain !
Chier !
Dans l'ensemble, �a s'est bien pass�.
M�me si vous m'avez fait peur, au d�but...
Bien jou�.
Merci.
On sera pay�s quand ?
Ils ont dit... d'ici 15 jours.
Je vous savais pas aussi cal�e en histoire.
C'est pas moi. C'est Brady.
C'�tait.
C'�tait...
Il disait toujours :
"Pour prendre le pouls de l'Am�rique, suffit de regarder le Pr�sident."
C'est donc Brady, le sp�cialiste �s pr�sidents.
Il vous soufflait ?
Brady est mort, Roland.
Brady n'existe plus.
Il me dit plus rien, parce que quand on est mort...
on est mort.
�a vous va ?
Tr�s bien.
- J'esp�re que �a vaut le coup. - Et pas qu'un peu.
Ta copine Alma Lane... elle �crivait � Rothstein.
C'est pas ma copine.
Tu disais la conna�tre.
Uniquement parce que je l'ai arr�t�e.
Il s'av�re que c'est une grande artiste. Admire.
C'est Rothstein, en arri�re-plan. Lis la l�gende.
"La r�colte des noisettes pour l'hiver."
Glauque. Franchement glauque. C'est de la haine, l�.
La vache...
�a date de quand ?
2002. C'est marqu� derri�re.
Il est temps que j'aille discuter le bout de gras avec Alma.
J'ai raccompagn� Lou en haut... Vous avez regard� ?
Je l'ai trouv�e bonne.
Moi, je dirais m�me super.
Juste un peu folle � lier.
Et sur l'autre front ?
J'ai appel� Montez. Il est pour une rencontre.
Le plus t�t possible. Il piaffe d'impatience.
Tant mieux.
�a vous dirait... un petit d�ner, m�me s'il est tard ?
Honn�tement, non.
- Tout va bien ? - Oui. Tr�s bien.
Qu'y a-t-il ?
C'est pas une bonne id�e, vous et moi.
Parce que ?
Parce que...
Je suis pour la durabilit�. Dans l'alimentation ou les relations.
Nous deux, ce serait pas...
durable.
Ce serait pas durable ? �a a m�me pas commenc� !
Oui, et d�j�, �a fonctionne pas.
J'ai fait quelque chose ?
Non, mais c'est ma d�cision, et j'aimerais que vous la respectiez.
Bon.
Bon.
C'�tait quoi, �a, si c'est pas trop indiscret ?
�a l'est. Un patron ne pose pas de questions personnelles �...
Je suis de nouveau ton patron ?
Tout � l'heure, j'�tais ton putain d'associ�.
Je vais voir comment va Lou.
Tu disais qu'il lui plaisait ?
C'est �vident.
J'ai foutu mon ADN partout, faut que j'y retourne.
T'es pas fich�, tu risques rien.
Toi, non. Moi, y a mon sang partout !
Comment �a se fait ?
Parce que �a se passe jamais comme pr�vu, bordel !
Elle l'a jou� Wolverine.
- T'as son portable ? - Oui.
- Passe. - Tiens.
- Scotche-lui la bouche, vite. - Oui, OK.
C'est fait ?
- �a y est. - Pousse-toi.
- Tu fais quoi ? - Des photos.
Pour l'�clop�, avant qu'il ameute la police.
Ses jambes, grouille.
T'appliques pas, active !
Je m'applique pas. Au contraire, je b�cle !
Allez, ferme la porti�re et en route !
Beau boulot, Tom.
- � la prochaine. - Salut, Tom.
Si t'appelles la police, elle est morte
Elle se r�veille, enfin !
Coucou, Marjorie.
�a va, ma ch�rie ?
Tu te sens mieux, mon c�ur ?
Je suis perdue...
Ma pauvre... Je vais t'expliquer.
Tu dois te dire : quelle journ�e de merde.
Mais tu sais ce que c'est, la vraie merde ?
Quand toutes tes journ�es se ressemblent.
Que t'es m�me plus capable de les distinguer.
Pour moi, l'enfer, c'est �a.
Cette journ�e-ci, tu t'en souviendras.
Enfin, si tu y survis.
Je vous croyais mon amie.
Je sais, d�sol�e. Tu t'es fourr� le doigt dans l'�il.
Le doigt, �a se fourre dans l'�il. Pas dans le nez.
Quoi que... �a se discute.
Des fois, on se fourre dans l'�il son propre doigt
et on se fourre dans le nez...
le doigt d'un autre.
Non ? Mais si.
Tu demandes que �a. Allez...
Les doigts... dans le nez !
T'es d�gueulasse.
Scotche-lui la gueule.
Au prochain coup, tu te noies dans le vomi.
Mais non, faut pas pleurer.
C'est la grande aventure !
Tu sais � qui je pense quand �a va mal ?
� Liza Minnelli.
Tout ce qu'elle a v�cu... Personne lui rend jamais hommage.
� part moi.
Tu sais ce qu'elle te dirait, l� ?
Elle dirait : "Money !"
Maman
Petey ch�ri ! Salut, tu me remets ?
Je suis s�r que oui !
Et tu te souviens de ta m�re !
Maman !
"Maman ! Maman !"
"Tante Olympe ! Tante Olympe !"
�a va chier !
Me niquer la jambe... Tu m�riterais que j'�gorge ta m�re.
Tu vas me faire le plaisir
de nous livrer les carnets d�s demain.
Sinon elle cr�ve.
Si t'h�sites, appelle ton daron. On le tuera peut-�tre aussi.
Encul� !
Reste poli, t�te de n�ud !
La touche pas, putain !
Contrairement au proverbe, ta bave de crapaud
atteindra ta ch�re m�re... qui en prendra plein la gueule.
Je te rappellerai � 6 h du mat'.
Pour te donner toutes les directives.
Des directives que tu suivras � la lettre.
Sinon ce sera "all�... maman bobo" !
Sale petit enfoir� !
Marjorie ?
Salut, Boogers.
C'est pas vrai...
T'as une seconde ?
Je suis en train de faire ma vaisselle.
Lou, elle est o� ?
Dans son bain.
Un bain moussant. Olivia trouvait que �a soignait tous les maux...
�videmment, elle se trompait.
Si tu m'expliquais ce qui s'est pass� ?
Je te r�p�te que j'ai pas envie.
Dis quand m�me.
Ma vie priv�e ne regarde que moi, d'accord ?
Foutaises ! On se m�le tous de nos affaires respectives.
Avec moi, tu t'es pas g�n�e.
Ma vie...
Si je veux r�ussir ma vie, je dois pouvoir la contr�ler.
Je dois tenir les r�nes.
Personne peut tout contr�ler. Regarde-moi !
Je suis diff�rente, tu le sais.
Avec moi, tout doit �tre � sa place, dans un certain ordre.
J'ai besoin de rep�res et de rituels.
Et donc ?
Et donc...
Quand j'ai su que Roland d�fendrait le gamin,
je me suis mise � avoir tr�s peur.
Parce que... c'est dangereux.
Et �a m'a fait prendre conscience que...
Enfin, voil� pourquoi.
Va falloir me faire un dessin, je crois.
Si je continue � le voir, je risque de tomber amoureuse.
Et de perdre le contr�le.
Tu sais combien j'aimais Olivia.
L'amour, c'est comme un arbre avec des branches qui poussent
et qui finissent par ne plus t'ob�ir...
C'est trop compliqu� pour moi d'�tre avec quelqu'un.
Jamais entendu pire b�tise.
On ne rompt pas avec quelqu'un parce qu'on a peur de l'aimer.
J'ai mis du temps � arriver l� o� j'en suis.
� fonctionner dans le monde ext�rieur.
Je dois me prot�ger comme je peux.
En restant aux commandes.
Je suis pas un sp�cialiste du monde ext�rieur, mais...
il me semble bien
qu'il permet au moins
de donner de l'amour et d'en recevoir.
On n'y a pas tous droit.
Toi, par exemple ?
"Saute, et le filet appara�tra" t'a dit Jerome.
Sage conseil.
Si cet homme te pla�t, mets-toi avec lui.
Le larguer pour garder le contr�le, c'est vraiment couillon.
T'es pas une couillonne.
Marjorie !
Je vais faire court.
Parce que le temps n'est pas mon alli�,
ni le tien, et encore moins...
le sien.
Mon Dieu !
Si t'appelles les flics,
on la tue, c'est pas plus compliqu� que �a.
Est-ce qu'on a envie de la tuer ? Non, �a salope tout.
Mais moi, je veux les carnets de Rothstein...
Je les ai pas, moi !
... Que ta sale petite ordure de fils a en sa possession.
Contacte ton con de rejeton et convaincs-le
d'accepter le march�.
Conseille-le bien, surtout.
On tuera personne
si on r�cup�re les carnets.
Sous-titres : Mathias FARRUGIA
Sous-titrage : DUBBING BROTHERS
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