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Original subtitles

- Non ! - Non, non.

Maman, non !

Non !

Papa !

Minty.

John.

Au moins tu te souviens de mon nom.

J'ai toujours peur que tu te r�veilles de l'un de ces vertiges et que tu oublies.

Johnny.

John.

Devine ce que j'ai re�u, ma Minty.

- Est-ce c'est... - C'est �a ?

C'est �a ?

- Donne. - Tu la veux ?

- Je la veux. - Viens la chercher.

Viens la chercher.

On l'a re�ue.

- On l'a re�ue. - Papa.

On l'a re�ue. On a re�u la lettre.

Johnny, lis-la-moi.

Pas besoin. Je m'en souviens.

"Moi, Joshua Abrams,

"apr�s avoir examin� les derni�res volont�s et le testament d'Atthow Pattison

"du comt� de Dorchester, Maryland..."

Tenez bon

Gardez vos mains sur la charrue

Tenez bon

Tenez bon

Si vous voulez aller au paradis Je vous dirai comment

Gardez vos mains sur la charrue De l'�vangile

Gardez juste vos mains sur la charrue

- Tenez bon - Tenez bon

- Tenez bon - Tenez bon

- Tenez bon - Tenez bon

Gardez vos mains sur la charrue

Tenez bon

Tenez bon

Amen.

Amen.

Je veux que vous reteniez quelques mots de Colossiens 3:22.

"Esclaves, honorez en toutes choses vos ma�tres selon la chair.

"Non pas seulement sous leurs yeux,

"comme pour plaire aux hommes,

"mais avec simplicit� de c�ur...

"dans la crainte du Seigneur."

Amen ?

- Amen. - Amen.

Amen.

Merci, r�v�rend Green, pour ces sages paroles.

Profitez tous de votre dimanche.

Le cuisinier a de la sauce pour votre pain de ma�s de ce soir.

- R�v�rend. - Dieu vous b�nisse.

Vas-y.

Fais attention en chemin.

- Au revoir. - H�.

- Je pars avec toi. - Robert, non.

- Tu es trop impulsif. - Je viens.

S'ils te frappent encore, tu mourras.

- Pars avec Mary. - Maman...

- Va-t'en. Pars maintenant. - Mary, vas-y.

Allez-y.

Ma�tre Brodess, pourrais-je vous dire un mot ?

Ma�tre Brodess, je crois que vous connaissez le mari de Minty, John.

Il travaille avec moi au moulin des Thompson.

Bien s�r que je le connais.

Je l'ai laiss� l'�pouser. O� veux-tu en venir ?

Minty et moi...

on souhaite fonder une famille.

Et...

on veut que nos b�b�s naissent libres.

On a donc engag� un avocat qui affirme que...

Tu as engag� un avocat.

Ben, mais de quoi parle ce n�gre ?

Eh bien, monsieur, on parle des derni�res volont�s

de votre arri�re-grand-p�re, Atthow Pattison.

Il a donn� ma femme, Rit, � votre m�re quand elle �tait enfant,

mais elle �tait suppos�e �tre lib�r�e � 45 ans.

Elle en a maintenant 57.

Tu as ce testament ?

J'ai une lettre de l'avocat, monsieur.

Il le dit clairement.

Ma m�re avait 46 ans quand vous avez vendu mes s�urs.

L'avocat dit que c'est ill�gal.

On est tous cens�s �tre libres � ses 45 ans.

On a perdu la trace de mes s�urs. Mais John et moi, on...

On veut que nos b�b�s naissent libres comme ils devraient l'�tre.

L�, �coute-moi bien, fille.

Ton p�re est peut-�tre libre, et ton mari aussi.

Mais toi, ta m�re et tes fr�res et s�urs...

Ils m'appartiennent � vie.

Et tes b�b�s m'appartiendront,

et leurs b�b�s m'appartiendront.

Tu m'as bien compris ?

Vous �tes le diable !

Vous �tes le diable, Edward Brodess !

Vous avez vendu mes filles au sud, o� personne ne conna�t leur nom !

Allons-y, maintenant. Allons-y.

- John. - Mes b�b�s.

Toi et Ben n'�tes plus les bienvenus ici.

Ne t'approche pas de mes esclaves.

� pr�sent, d�gage de ma foutue v�randa.

Allons-y, maintenant. Allons-y.

Si ce n'�tait de toi, j'aurais vendu cette fille il y a longtemps.

Mon ma�tre est un homme mauvais, Seigneur !

Vous savez qu'il est mauvais.

Si Vous ne pouvez changer son �me, prenez-le !

Prenez-le, Seigneur !

Foudroyez mon ma�tre !

Le Seigneur n'�coute pas les n�gres, Minty.

Je te le r�p�te depuis qu'on est enfants.

Depuis l'�poque o� j'ai eu la typho�de

et que m�re t'a demand� de me garder.

En ouvrant les yeux, la premi�re chose que j'ai vue,

c'�tait ton petit visage noir en train de prier.

�a m'a foutu une peur bleue.

Je me suis habitu� � ton visage.

Mais ces pri�res...

m'ont toujours donn� la chair de poule.

� quoi pensais-tu en embauchant un avocat ?

Tu croyais que p�re allait juste vous laisser partir...

presque la moiti� de ses biens... juste comme �a ?

Il m'avait pr�venu.

"Fils, avoir une esclave pr�f�r�e, c'est comme avoir un cochon pr�f�r�.

"Tu peux le nourrir.

"Tu peux jouer avec, lui donner un nom.

"Un jour...

"tu devras peut-�tre le manger ou le vendre.

"Tu le sais, et le cochon le sait.

"Si tu le vends, ce n'est pas plus culpabilisant que s�parer des porcelets.

"Et si tu dois le manger, tu oublieras son nom."

J'esp�re qu'un jour j'oublierai le tien.

Rentre � la maison.

Rentre, j'ai dit.

Edward !

Oh, Seigneur, Edward !

Si vous voulez aller au paradis Je vous dirai comment

Gardez vos mains sur la charrue De l'�vangile

Gardez vos mains...

Ici repose notre bien-aim� fr�re, mari, p�re.

Aujourd'hui, nous l'enterrons en m�moire...

B�nissez-nous au nom de Dieu le P�re.

N�GRESSE � VENDRE SANS R�SERVE PAR BRODESS & CO.

UNE BELLE N�GRESSE � VENDRE. "MINTY."

ENTRE 24 ET 25 ANS. ELLE EST BELLE ET TR�S COMP�TENTE.

John, John.

John, Johnny. Je dois partir. Je dois partir tout de suite.

Je sais. On part.

Je viens avec toi.

- OK ? - John, tu es libre.

S'ils t'attrapent, tu perdras ta libert�. Je ne peux pas vivre avec �a.

Tu n'y arriveras pas seule, Minty.

Qui va te prot�ger si tu tombes dans les vapes ?

Qui sera l� quand tu te r�veilleras ?

Tu as besoin de moi.

Attends-moi pr�s du portail.

Je vais dire au revoir � ma m�re.

D'accord.

Quand ce bon vieux char arrivera

Je te quitterai

Je te retrouverai Dans la Terre promise

Je te quitterai

Je suis d�sol�e de te laisser

Adieu, oh, adieu

Mais je te retrouverai au matin

Adieu, oh, adieu

Mais je te retrouverai au matin

Adieu, oh, adieu

Qu'est-ce que tu fais ici, John ?

Tu n'as rien � faire ici.

Je viens juste voir ma femme, monsieur.

C'est assez dur de ne pas pouvoir la voir.

Tu devras t'habituer � t'ennuyer d'elle.

Retourne chez les Thompson.

Oui, monsieur.

Hue ! Hue !

Qu'y a-t-il ?

Minty. Elle est partie.

Arr�te-toi l�, n�gro.

O� est-elle ?

- O� est-elle ? - Je vous l'ai dit, monsieur.

Je venais juste la voir pour lui souhaiter bonne...

A.C. THOMPSON USINE DE RABOTAGE

Je ne veux pas te regarder.

Je veux pouvoir dire que je ne t'ai pas vue.

Mais je vois ton c�ur.

Ils vont me vendre au bas de la rivi�re, d'o� personne ne revient jamais.

Je dois partir.

�coute-moi, ma fille.

Va � l'�glise du r�v�rend Green.

Demande-lui de prier pour ton p�riple.

Papa, le r�v�rend pr�che toujours l'ob�issance.

Fais ce que je te dis.

Va � l'�glise du r�v�rend Green.

Demande-lui de prier pour ton p�riple.

Oui, papa.

Je serai avec toi.

Vas-y, maintenant.

Je t'aime, papa.

Je t'aime aussi.

Qui est-ce ?

Minty. La fille de Ben Ross.

Ma fille, que fais-tu seule dehors � cette heure ?

Tu as perdu la t�te. Entre.

Mon p�re m'a dit de vous demander de prier pour mon p�riple.

- C'est toi qui as les vertiges ? - Oui, monsieur.

Et tu as l'intention de fuir.

Ils vont me vendre au sud...

loin de mon mari et de ma famille.

Ils sont donc motiv�s.

Pour eux, tu es de l'argent.

� moins que la rumeur dise que tu t'es enfuie.

Alors, la marchandise sera ab�m�e.

Ils vont te frapper, t'attacher, ou pire.

Si tu pars seule,

tu n'as absolument aucune chance.

Si les n�griers ne t'attrapent pas, les vip�res ou les loups le feront.

Peux-tu au moins lire, mon enfant ?

Peut-�tre qu'ils n'ont pas vu que tu �tais partie. Tu pourrais rentrer avant l'aube.

Je n'y retournerai pas.

Je veux �tre libre.

Le temps presse. Il est presque minuit.

Tu dois �tre � des kilom�tres d'ici avant l'aube.

Il faut que tu te souviennes de ce que je vais te dire.

- Tu peux faire �a ? - Oui, monsieur.

La peur est ton ennemi.

Aie confiance en Dieu.

L'�toile Polaire te guidera.

Suis cette �toile Polaire.

S'il n'y a pas d'�toiles, suis la rivi�re.

Si tu ne vois pas la rivi�re, �coute-la.

Quand la rivi�re se s�pare,

traverse la passerelle au-dessus du ruisseau affluent

et dirige-toi vers le nord.

Apr�s quelques jours,

le fleuve Delaware sera � ta droite.

Suis-le jusqu'� Wilmington.

Recherche un forgeron nomm� Thomas Garrett.

Je lui enverrai un mot.

Que Dieu soit avec toi, mon enfant.

Je ne l'ai pas vue, monsieur.

Je n'ai pas vu le visage de ma fille depuis que ma�tre Brodess nous a expuls�s.

Ben est un n�gre honn�te, Gideon. S'il dit qu'il ne l'a pas vue, c'est vrai.

Celui-l� sait quelque chose.

Je l'ai vu fouiner pr�s des cabanes quand Minty est partie.

Je vous l'ai dit.

Je ne l'ai pas vue.

Neveu ! Neveu !

Ceci est d�plac� !

Ces hommes sont mes travailleurs respect�s.

Si vos n�gres ont aid� mon esclave � s'enfuir, je vous tiendrai responsable.

Les chiens ont une piste ! Allons-y !

Allez !

Par ici !

Allez !

Minty !

Reviens tranquillement.

La famille s'inqui�te pour toi.

Ta m�re pleure.

Ta s�ur aussi.

Rentre � la maison.

Tu penses � sauter ?

Le suicide est un p�ch� contre Dieu.

Contre ceux qui te poss�dent aussi.

Du calme.

Du calme.

Finalement, j'ai d�cid� de ne plus te vendre.

Le fait est que tu m'as manqu�.

Tu as �t� l� toute ma vie...

comme ta m�re l'a �t� pour mon p�re.

Mon p�re a jur� de ne jamais vendre ta m�re.

Et je jure que je ne te vendrai jamais.

� pr�sent, tu peux me revenir...

et je ne te ferai pas de mal.

Tu peux rester � la maison,

rester avec John,

rester avec nous.

Tu aimerais �a ?

Je serai libre ou je mourrai.

Merde, Minty !

Je sais que tu es l�.

Tu ferais mieux de sortir.

Monsieur ?

Vous connaissez un forgeron par ici qui s'appelle Garrett ?

Attention, fille.

Vous �tes � moiti� habill�e.

Vous avez l'air � moiti� morte.

N'importe qui pourrait deviner ce que vous �tes.

L'homme que vous recherchez est au coin de la 4e et de Shipley,

� un peu moins d'un kilom�tre � l'ouest.

Merci, monsieur.

Puis-je vous aider, mon amie ?

Monsieur.

Vous connaissez un homme du nom de r�v�rend Green ?

Oui, en effet.

Nous y voil�, mon amie.

La fronti�re de la Pennsylvanie.

Devrais-je vous y conduire,

ou pr�f�rez-vous marcher seule vers la libert� ?

Je marche avec le Seigneur.

Philadelphie est � 40 km.

Trouvez la Soci�t� antiesclavagiste de Pennsylvanie

et demandez William Still.

Voici son portrait.

Pour le reconna�tre quand vous le verrez.

Jusqu'� notre prochaine rencontre, que Dieu vous b�nisse.

Que Dieu vous b�nisse, monsieur.

PHILADELPHIE, PENNSYLVANIE

S'il vous pla�t, monsieur.

Je cherche la Soci�t� antiesclavagiste de Pennsylvanie.

Au coin de la 5e et d'Arch. � un peu moins d'un kilom�tre plus bas.

N'ayez pas peur.

Il y a bon nombre d'entre nous, ici, � Philadelphie.

Marchez comme si vous aviez le droit.

Personne ne vous pr�tera attention.

Merci.

Puis-je vous aider ?

Monsieur, �tes-vous M. William Still ?

C'est moi. Et vous �tes ?

Un homme blanc nomm� Garrett m'envoie.

Tr�s bien.

Commen�ons avec votre nom complet et d'o� vous venez.

Ce livre est rempli de r�cits d'esclaves.

Je tiens un registre de la plupart des esclaves qui traversent Philadelphie.

Il y en a certains que je dois trouver. La plupart me trouvent.

Je m'appelle Araminta Ross Tubman.

Tout le monde m'appelle Minty.

Je viens du comt� de Dorchester, Maryland.

De la ferme d'Edward Brodess.

Edward Brodess est votre ma�tre ?

Ma�tre Brodess est mort.

Ma famille et moi appartenons � sa femme, Mme Eliza.

Pas vous.

Plus maintenant.

- Alors, o� sont les autres ? - Il n'y en a pas d'autres.

Vous pouvez me faire confiance. Je suis un ami.

Avec qui avez-vous fait le voyage ?

J'ai laiss� mon mari et ma famille.

Il n'y avait que moi et le Seigneur.

J'ignore si vous savez � quel point ceci est extraordinaire, mais...

miraculeusement, vous avez parcouru 160 km vers la libert�...

toute seule.

Voudriez-vous choisir un nouveau nom pour souligner votre libert� ?

La plupart des ex-esclaves le font. Celui que vous voulez.

Ils appellent ma m�re Rit.

Mais son nom est Harriet.

Je veux le nom de ma m�re et celui de mon �poux.

Harriet Tubman.

Harriet Tubman.

Votre ma�tre vous a-t-il d�j� bless�e physiquement ?

Avez-vous des blessures ou des cicatrices caus�es par des coups ?

Le superviseur m'a ouvert le cr�ne...

quand j'avais environ 13 ans.

J'�tais aux fourneaux avec le fils du ma�tre, Gideon.

Robert, mon grand fr�re, s'est �chapp� et nous a suivis.

Il se m�fiait que le ma�tre Gideon soit seul avec moi.

Quelques minutes apr�s, le superviseur d�barque pour trouver Robert,

aussi furieux qu'un chien enrag�.

Il a ramass� un poids sur le comptoir et l'a lanc� vers lui,

sauf que je me suis interpos�e.

�a m'a fracass� le cr�ne.

Ils ont dit que j'ai dormi pr�s de deux mois.

Apr�s, je me rappelle juste avoir vu ma s�ur �tre vendue.

Sauf que j'ai vu �a avant que �a n'arrive.

Attendez, vous...

Que voulez-vous dire par l� ?

Le Seigneur me l'a montr�.

Pour me pr�parer, j'imagine.

Mais quand c'est arriv�...

�a a fait si mal...

plus que n'importe quel coup...

plus que le trou dans ma t�te.

Le trou dans ma t�te a juste... rendu la voix de Dieu plus limpide.

POSSIBLES DOMMAGES C�R�BRAUX

Bonjour.

On y est presque.

Bonjour.

PENSIONNAT - JOUR - SEMAINE REPAS - LITS

M. Still.

Bon apr�s-midi.

Mlle Buchanon, bon apr�s-midi.

Permets-moi de te pr�senter Mme Harriet Tubman, une nouvelle venue.

Harriet, voici Marie Buchanon.

C'est une amie et la propri�taire de cet �tablissement.

C'est un plaisir de vous rencontrer, Harriet.

Madame.

Eh bien, je vais la laisser entre tes mains expertes, Marie.

Mesdames, bon apr�s-midi.

Approchez.

Venez.

Les salles publiques sont sur cet �tage-ci.

Voici la salle de jeu.

Dites bonjour.

- Bonjour. - Bonjour.

Et voici le petit salon.

Vous pouvez y venir quand vous le souhaitez.

Oui, je suis une femme. Oui, je suis une Noire.

Et oui, je poss�de cet endroit.

Ma m�re a �t� lib�r�e quand son ma�tre est mort.

Elle �tait enceinte de moi, et je suis n�e et j'ai �t� �lev�e libre,

ici m�me, � Philadelphie.

Vous pouvez prendre la derni�re chambre en haut � gauche.

Et le souper a d�j� �t� servi, mais je vais vous pr�parer une assiette.

Mais tout d'abord, vous devez prendre un bain.

Vous puez comme un vieil animal de basse-cour.

Il y a une baignoire dans la cuisine.

Je vais y verser un peu d'eau.

- Vous �tes n�e libre ? - Oui.

J'imagine que vous ne connaissez pas l'odeur de la peur...

quand vous devez fuir pour survivre.

En effet, Harriet.

Je vous demande pardon.

Je vais aller r�chauffer votre rago�t.

S'il vous faut quoi que ce soit, faites-le-moi savoir.

Alors, vous avez un amoureux ?

Mon mari, John.

Il est libre, comme vous.

Il allait courir avec moi, mais...

je craignais que s'ils nous trouvent, ils lui enl�veraient sa libert�.

Je l'ai donc laiss�.

Mais j'aimerais qu'il soit ici avec moi.

�a a d� �tre dur pour lui quand...

il a appris que j'�tais partie.

Les bateliers, on les appelle les Black Jacks,

ils voyagent de haut en bas du Delaware et de la baie de Chesapeake.

Ils peuvent peut-�tre lui dire que vous avez r�ussi.

Merci, madame.

Appelez-moi Marie.

Lavez-vous bien,

car demain nous allons vous trouver un emploi r�mun�r�.

Ralentis, Harriet.

On n'est pas pay�es par quantit�.

UN AN PLUS TARD

- Bonjour, Mme Harriet. - Jasper.

- Des nouvelles de ma famille ? - Oui, madame.

J'ai rapport� du bois d'�uvre de la c�te est.

Votre mari et votre famille savent que vous �tes en s�curit�.

Mon mari. Il a un message pour moi ?

Non, madame. Pas de message.

Merci.

Ce n'est pas mauvais.

Je connais M. Beechem sur Pine.

Je veux que vous lui apportiez �a cet apr�s-midi.

Harriet, comment vas-tu ?

Il me faut tes anges pour m'aider � ramener mon mari et ma famille.

Harriet, �a ne fonctionne pas comme �a.

Mes anges font partie d'un r�seau sophistiqu�,

ils ne sont pas l� pour ton usage personnel.

On fait ce qu'on peut pour ceux qu'on peut.

Je sens que quelque chose cloche, William.

Je ne peux pas dormir. S'il te pla�t, aide-moi.

�coute, Harriet...

Notre travail est devenu bien plus dangereux.

Les propri�taires d'esclaves sont frustr�s par le nombre de fugues.

Des juges f�d�raux, des mar�chaux et des chasseurs d'esclaves sont ensemble.

M�me le Congr�s menace d'adopter des lois pour apaiser le Sud.

- Si tu ne peux pas m'aider, j'irai seule. - Harriet, attends.

Attends une seconde.

Harriet, je ne veux pas que tu risques ta vie ou ce r�seau

parce que tu te sens seule.

Sauver des esclaves n�cessite des comp�tences et de la planification.

Il faut savoir lire, Harriet.

Peux-tu lire une affiche ou une carte ? Peux-tu au moins lire ?

Je concentre mon attention pour essayer de mieux entendre la voix de Dieu.

Tu sais ce qui se passerait si on t'attrapait ?

Ils te tortureraient jusqu'� ce que tu leur indiques ce bureau.

Tu as eu de la chance, Harriet.

Et il n'y a rien d'autre que tu puisses faire.

Ne me dis pas ce que je ne peux pas faire.

J'ai parcouru tout ce chemin seule.

Dieu regardait, mais c'�tait mes propres pieds.

J'ai couru, j'ai saign�, j'ai grimp�,

je me suis presque noy�e, je n'ai rien mang� pendant des jours,

mais j'y suis parvenue.

Alors, ne me dis pas ce que je ne peux pas faire.

Tu ne me connais pas.

C'est d�cid�. J'y retourne.

Sans mon mari et ma famille, je ne suis qu'une �trang�re, ici.

Si je suis libre, ils devraient l'�tre aussi.

Je vais aller les chercher, un par un, en commen�ant par mon mari.

J'ai besoin d'un costume pour lui et d'une robe pour moi pour sembler libre.

Marie.

Tu vas m'aider ?

Comment allez-vous ?

- Comment allez-vous ? - Bien.

Tu �tais confiante, pos�e,

assez sage pour savoir qu'il ne faut pas regarder un Blanc �tranger dans les yeux.

Tu ne veux pas d'ennuis.

Mais si les ennuis se pointent...

tu seras pr�te.

Essaie-le.

Oui. Tu seras pr�te.

Je vais te mettre en contact avec un homme qui te vendra un acte d'affranchissement.

Ce ne sera pas le tien. Ce sera celui de quelqu'un d'autre.

Il ne te correspondra pas exactement, mais il contiendra quelque chose de vrai.

La station est Dover, Delaware. Dover, Delaware.

Esp�rons qu'ils ne le liront pas de trop pr�s.

Ils se soucient plus des n�gres qui vont vers le nord.

Les fugitifs ne vont pas vers le sud.

Bonjour, monsieur. Comment allez-vous ?

Vos papiers.

- Dessa Dixon ? - Oui, monsieur.

- O� �tes-vous n�e, Dessa ? - � Philadelphie.

Le 18 juillet 1824, n�e en libert�.

�a dit ici que vous faites 1,67 m.

Vous ne faites pas plus de 1,50 m.

Ce jour-l�, je portais s�rement mes bottes hautes.

�a dit que vous avez une tache de naissance sur le front.

C'est exact, monsieur.

Merci, monsieur.

Allez-y !

Redressez ces rang�es !

"Cher M. Thompson."

Non. "Cher beau-fr�re,

"j'esp�re que vous accepterez ce modeste versement

"sur la dette que vous devait mon d�funt...

"mon bien-aim� d�funt... Edward.

"Veuillez accepter les 7,50 $ ci-joints.

"J'esp�re faire un autre versement le mois prochain.

"Votre voisine et belle-s�ur, Eliza Brodess."

On va devoir vendre des esclaves, m�re.

Notre stature dans cette communaut� est mesur�e en n�gres.

On ne peut pas vivre comme des pauvres.

Tu aimerais mieux garder les esclaves et vendre la ferme ?

On peut vendre les fr�res Ross.

� lui seul, Robert vaut 600 ou 700.

Si on vend aussi Junyah et Henry, on pourrait empocher autour de 1 600 $.

�a permettra de rembourser les dettes de p�re.

Tu n'auras pas � supplier.

On pourra continuer comme avant.

Avec toi qui es c�libataire et qui couches dans les bordels ?

On continuera comme avant.

Les autres n'auront qu'� redoubler d'efforts pour compenser la perte.

On va vendre des n�gres.

Tr�s bien.

Oui, monsieur.

D�sol�e d'avoir d� te laisser

Minty ?

Johnny.

Johnny, que t'ont-ils fait ?

Je n'ai besoin que d'un seul �il pour te voir.

Tu as l'air en forme, Minty. Tu as l'air en forme.

Pourquoi es-tu de retour ?

Ce n'est pas prudent.

Je suis venue te chercher, te ramener vers la libert�.

J'ai un costume pour toi.

Je vis librement � Philadelphie, mais je ne peux pas vivre sans toi.

Tu n'es pas heureux de me voir ?

J'ai entendu dire que tu t'�tais noy�e, Minty.

Jamais je n'aurais cru te revoir.

Je t'ai envoy� un message par les Black Jacks.

Quand j'ai appris que tu �tais en vie...

Minty...

je suis mari�.

Je sais que tu es mari�.

Tu es mari� avec moi.

J'ai pris une autre femme.

Tu as pris une autre femme ?

Elle s'appelle Caroline.

Elle est libre, comme moi.

Elle porte notre enfant.

Une autre...

Une autre femme porte ton enfant ?

Je croyais... Je croyais que tu m'aimais.

- Je t'ai... - Non.

Ne me touche pas.

- H�, h�. - Non.

Je t'aime comme jamais je n'ai aim�.

Plus que ma propre famille.

Tu m'as laiss�, Minty.

Tu m'as laiss�.

Tu es partie seule, et tu m'as laiss�.

Et j'ai pri� pour toi.

Gideon m'a arrach� l'�il d'un coup de fouet.

Et j'ai pri� pour toi.

Quand j'ai appris que tu avais saut� de ce pont

et que je croyais que tu �tais morte,

coinc�e dans les herbes de la rivi�re comme un animal...

j'ai pri� pour toi.

Tu as pris une autre femme.

Rentre, alors.

Rentre chez toi.

Minty, tu n'es pas en s�curit�, ici.

Tu dois partir tout de suite.

Rentre chez toi !

Je t'aime, Minty.

Je t'aime.

J'aurais donn� ma vie pour toi...

Arr�te.

... si tu m'avais laiss� faire.

Pourquoi, Seigneur ?

J'�coute Votre voix.

Vous m'avez dit de venir. Je suis venue.

Vous m'avez guid�e jusqu'ici.

Pourquoi me faire faire tout ce chemin pour me balancer �a en plein visage ?

Pourquoi Vous m'avez laiss�e vivre ?

Minty.

Minty.

John m'a dit que tu �tais ici.

Papa.

Je ne vais pas te regarder.

Mais que tu sois ici, maintenant, c'est un miracle.

Papa.

Araminta.

Tes fr�res sont cach�s dans la resserre � ma�s.

Mme Eliza se pr�pare � les vendre.

Ils sont l�-dedans en train d'attendre Robert.

Mary va avoir le b�b�,

et il ne la quittera pas avant qu'elle accouche.

- Junyah. - Minty.

Je ne peux pas croire que c'est toi.

- Henry. - Minty.

Minty, voici ma fianc�e, Jane.

De la ferme d'Horatio Jones.

Son ma�tre la bat durement.

Elle vient avec nous.

Phoebe aussi doit venir.

Elle craint d'�tre vendue et s�par�e de son b�b�.

Mon mari est d�c�d� au printemps dernier.

Elle est tout ce que j'ai.

Quand j'ai appris que tu avais gagn� ta libert�, je l'ai appel�e Araminta.

Elle sera sage, je le jure.

Ta s�ur, Rachel, a vol� le laudanum de Mme Eliza pour qu'elle reste calme.

O� est Rachel ?

O� est ma s�ur ?

Rachel a trop peur de s'enfuir, Minty.

Elle dit que Mme Eliza l'a � l'�il.

Et maman ?

Rit, elle est avec moi.

Mme Eliza m'a laiss� acheter sa libert�. Elle ne lui �tait plus tr�s utile.

Rit ne va pas bien depuis qu'elle a su pour ta noyade.

Je vais prendre soin de ta m�re. T'en fais pas pour nous.

Tr�s bien.

J'avais planifi� pour une autre personne, pas pour vous tous et un b�b� en plus.

Il est tard. Vous devez partir. Je vous enverrai Robert.

Allez-y.

Robert. Dieu merci.

Minty.

Comment va Mary ?

On a eu une petite fille.

Je l'ai mise sur le sein de sa m�re, et lui ai dit au revoir.

Tu devais les laisser.

Libre ou encha�n�...

Tu as choisi la libert�.

Tu es venue pour John.

Je croyais venir pour lui.

Je vois que je suis venue pour vous tous.

Il ne reste que quelques heures d'obscurit�.

Si vous partez tous, il faut y aller.

Partez.

Suis ta s�ur.

- Je t'aime, papa. - Vas-y, � pr�sent.

Je serai avec toi.

Papa, viens avec nous.

Ta m�re et moi nous en sortirons.

Je n'irai nulle part tant que tous mes enfants ne seront pas libres.

Pars, maintenant, vas-y.

Pars.

Je n'ai vu aucun d'entre vous.

Minty, je n'aime pas �a.

Le r�v�rend dit qu'il y a un lieu en enfer pour les fugitifs. Je me m�fie de lui.

Tu me fais confiance ?

- Oui. - Oui.

Ma fille.

C'est bon de te voir.

On m'a dit que tu �tais revenue.

Je n'y croyais pas.

Toi, l�ve �a pour moi.

Vous attendrez le jour l�, en bas.

La nouvelle s'est r�pandue.

Trouvez-les, merde !

- M'man, qu'y a-t-il ? - Cinq esclaves se sont enfuis.

Cinq esclaves. Plus de 2 000 $.

La ferme au complet ne vaut que 5 000.

Il y a un rat qui court,

et il va nous mener � notre perte si on ne le tue pas !

Rachel !

Oui, m'dame.

Pas de "oui, m'dame", sale garce noire. Tes fr�res se sont �chapp�s.

Quel est ton r�le dans tout �a, fille ?

Je ne sais rien, je le jure.

J'ignore de quoi vous parlez. Qui s'est �chapp� ?

Je vais te casser le cou.

Je ne sais rien, je le jure.

Foxx, am�ne ces deux n�grillons au march� et vends-les.

Oui, monsieur.

Non. C'�tait Minty.

Menteuse.

Minty est morte.

Elle est vivante. Elle est revenue.

Ce sont des mensonges de n�gres. Comme des fant�mes dans les marais.

J'esp�re que c'est vrai.

Bon Dieu, j'esp�re que ce l'est.

Foxx, rassemble quelques hommes et rejoins-moi � Poplar Neck.

Je m'occuperai de toi � mon retour.

Qu'est-ce qui te prend, gar�on ? D�gage de mon chemin.

Vous cherchez des fugitifs, monsieur ?

Que sais-tu � ce propos ?

C'est votre affiche, non ? Une esclave fugitive ?

Petite, forte, un trou dans la t�te.

O� l'as-tu vue ?

Je vous y am�ne pour un dollar.

Je suis un traqueur.

Je sais o� ils sont partis. Je peux vous aider � les retrouver.

- Un traqueur, tu dis ? - �a, et bien plus encore.

J'ai des tas de comp�tences qui font toutes les lettres de l'alphabet.

Mais je travaille pour de l'argent. Je ne suis pas un esclave.

Tu me dis dans quelle direction ils sont partis

ou je te fais exploser le nez du visage.

� l'est � partir de Poplar Neck.

Je connais Bigger Long !

Le meilleur chasseur d'esclaves du coin, mais difficile � obtenir.

Il a mauvais caract�re et co�te cher.

- Tu connais Bigger Long ? - On est comme des fr�res.

Il se tient dans des endroits o� on ne vous verrait pas, monsieur.

Mais je sais o� le trouver.

Trouve Bigger Long,

dis-lui de me rencontrer � Poplar Neck...

et j'aurai quelque chose pour toi.

La nuit derni�re...

cinq de mes meilleurs esclaves se sont enfuis.

�a fait trois hommes et une femme avec un b�b�.

Et je paierai...

trois cents dollars pour leur retour.

Sains...

et saufs.

Je veux aussi la fille qui les guide.

Je ne veux que personne d'autre que moi ne lui fasse du mal.

Je garde 200.

Ils peuvent se diviser le reste.

Deux cents dollars ?

Qu'est-ce qu'un sale b�tard comme toi va acheter avec 200 $ ?

Assez de chevaux blancs pour tenir jusqu'au car�me.

Dans ce cas, j'esp�re que tu es aussi bon qu'on le dit.

Bon chien.

Ils viennent droit vers nous.

Bigger les conduit par-derri�re.

Deux autres couvrent les routes.

- Il ne reste qu'ici par o� passer. - On va les attendre.

Ne les perds pas de vue.

Qu'est-ce qui cloche avec elle ?

Elle prie. Elle est particuli�re � ce point.

On fait quoi ? On attend ? C'est notre guide.

- Levez-la. - Ne la touche pas.

- Elle parle � Dieu. - Ils arrivent.

Il faut partir.

On ne peut pas aller par l�.

Il y a du danger.

Dieu a dit par o� on peut aller ?

� gauche.

Et maintenant ?

On traverse.

- Je ne peux pas nager. - Moi non plus.

Robert, transporte le b�b�.

Issac, aide Miz Lucy.

Et, Junyah, aide Jane.

Cette folle veut qu'on se noie.

Minty, arr�te tes sottises.

Il y a une femme �g�e et un b�b� avec nous.

On n'ira pas dans cette rivi�re. Venez, tout le monde.

J'ai dit qu'on y allait.

Tu seras libre ou tu mourras.

Je n'ai pas laiss� ma femme et ma famille

pour me noyer comme un rat.

Tu veux me tirer dessus ?

Vas-y.

Si elle se noie, qui va nous guider ?

Elle seule conna�t le chemin vers la terre libre.

Je veux voir la terre libre avant de mourir.

Je vais vous guider.

On va au pont. Suivez-moi. Venez, maintenant. Allez.

Allez !

Allez.

Oh, mon Dieu.

P�re c�leste.

Les rivi�res de l'eau vive coulent en moi.

Seigneur, aidez-moi � traverser.

Guidez-moi jusqu'au bout.

Que s'est-il pass� ?

Je les ai perdus.

Tu les as perdus ?

Ils ont disparu dans le brouillard...

Tu as merd�, n�gro.

Oh, Seigneur.

- Minty, je... - Ce b�b�, Araminta.

Appelle-la Minty.

� partir de maintenant, appelle-moi Harriet.

C'est mon nom de femme libre.

Je suis Harriet Tubman, chef de ce groupe.

On fait ce que je dis.

Excellent. Ce que je veux vraiment...

Harriet.

- Ce sont... - Mes amis et ma famille.

Des esclaves qui veulent �tre libres.

Je suis all�e au sud et les ai ramen�s.

Dieu m'a montr� le chemin.

Son �pouse est une femme libre...

enceinte de son enfant.

John ne voulait pas de mes b�b�s.

L'id�e qu'ils grandissent comme esclaves lui �tait insupportable.

Harriet.

Tu es tellement au-dessus de n'importe quel homme que j'ai rencontr�.

Tellement au-dessus.

Qu'est-ce qu'un homme pour une femme touch�e par Dieu ?

Tu te moques de moi, Marie ?

Non, pas le moins du monde.

Mais j'ai des questions.

Tu dis que la voix de Dieu te guide.

�a ressemble � quoi ?

Parfois �a pique.

Comme une gifle.

D'autres fois, c'est doux.

Comme un r�ve.

Il s'envole d�s mon r�veil.

C'est comme si j'avais appris � voir et � entendre Dieu

de la m�me mani�re que d'autres apprennent � lire un livre.

J'y accorde toute mon attention.

J'agis sans poser de questions.

Avant de me demander...

si j'ai vraiment entendu quelque chose.

Avant que je comprenne ce que �a signifie.

Je croyais que Dieu voulait que j'aille chercher mon mari.

John n'�tait qu'un moyen de me conduire l� o� on avait besoin de moi.

J'�tais l� avec un costume et pas de mari.

- Je me suis sentie idiote. - L'idiot, c'est lui.

Dieu a d'autres projets pour moi, M. Still.

Je commence � le comprendre.

Et c'est pourquoi je t'am�ne ici.

- Bonsoir, Martin. - Bonsoir, M. Still.

Qui sont ces gens ?

Voici le comit�...

les organisateurs et les membres du chemin de fer clandestin,

destin� � aider les esclaves � s'�chapper de la servitude.

Personne ne voit �a.

Seuls les initi�s.

Mesdames et messieurs.

Permettez-moi de vous pr�senter une femme extraordinaire,

Mme Harriet Tubman.

Harriet s'est �chapp�e de l'esclavage il y a tout juste un an,

et elle y est d�j� retourn�e pour en lib�rer d'autres.

Elle a ramen� neuf �mes sans en perdre une seule.

Pour souligner sa bravoure et son habilet�,

nous l'accueillons dans le comit� comme conductrice pour le chemin de fer.

C'est quoi, une conductrice ?

Celle qui accompagne les esclaves, les usagers, � des refuges, des stations,

g�r�es par des chefs de gare.

Descends, Moise

Jusqu'en terre �gyptienne...

Les conducteurs les plus courageux volent les esclaves sur les plantations,

juste sous le nez du superviseur.

Laissez les miens partir

Ils ont le travail le plus difficile.

R�COMPENSE DE 125 $ - "MO�SE" TREIZE ESCLAVES N�GROS

R�COMPENSE DE 200 $ VOLEUR D'ESCLAVES

R�COMPENSE DE 300 $ POUR LA CAPTURE DE "MO�SE"

La femme du ma�tre m'a marqu�e avec un fer br�lant.

Il m'appelait "n�gro" comme si c'�tait mon nom.

La fois o� je lui ai rappel� que mon nom �tait Mack...

il m'a battu violemment.

Si je lui avais dit que je partais,

elle aurait fait des histoires, et tout le monde l'aurait su.

Je n'ai pas pu faire mes adieux.

Bienvenue.

Ma s�ur est en danger. Tu m'as dit que tu pouvais la sauver.

J'ai dit qu'on essaierait, et on l'a fait.

Elle travaille dans la maison des Brodess. C'est impossible de l'atteindre.

- Je peux l'atteindre. - Non !

C'est imprudent d'essayer un truc comme �a en ce moment. Je l'interdis.

Tu l'interdis ?

Harriet, c'est une p�riode dangereuse.

Partout, tout le monde te cherche.

Ils cherchent Mo�se.

J'y retourne.

Rachel, apporte mes m�dicaments et monte.

- J'ai mal � la t�te. - Oui, m'dame.

- Et apporte-moi un autre brandy. - Oui, m'dame.

- Et nettoie cette chambre. - Oui, m'dame.

Mint.

- Minty, pourquoi es-tu l� ? - Viens avec moi.

Minty, ma�tre Gideon et Mme Eliza sont tr�s en col�re

depuis que tu es partie avec les gar�ons.

Ils ont pris mes b�b�s, j'ignore o� ils sont.

Ils savent que je ne partirai pas sans eux.

On les trouvera, Rachel, c'est promis.

Mon r�seau les trouvera et les rapportera au nord.

- Mais l� tu dois venir avec moi. - Non.

Je ne peux pas. Je ne le ferai pas.

Rachel !

Je ne te laisserai pas.

Je ne laisserai pas mes b�b�s.

Si tu essaies de m'obliger, je crie.

Rachel, o� es-tu ? Viens ici !

Attends.

Qu'en est-il de Mary, la femme de Robert ? Elle est toujours ici ?

Elle s'est trouv� un autre homme.

Ne la juge pas, Minty.

Ne t'avise pas de nous juger.

On fait ce qu'il faut pour rester sains d'esprit.

Tous ne peuvent pas s'enfuir.

Seigneur.

Vous devez veiller sur ma s�ur et ses enfants

jusqu'� ce que je les m�ne vers la libert�.

Prot�gez-la, Seigneur.

Ne les laissez pas lui faire plus de mal.

Vous �tes celle qu'on appelle Mo�se.

Vous le demandez ou vous me le dites ?

Je veux offrir mes services.

Quels genres de services ?

Je peux pratiquement tout faire, de A � Z.

Je connais les bois, les rivi�res d'ici, la plupart des gens. Je suis Walter.

Pourquoi devrais-je vous croire, Walter ?

La plupart des gens ne devraient pas.

Mais je me suis dit que

puisque vous parlez � Dieu...

et qu'il semble vous r�pondre...

vous pourriez peut-�tre nous pr�senter.

J'ai des explications � donner.

L�, il faut partir.

Arr�tez-les !

Qu'allons-nous faire de Moise ?

Cette peste menace notre existence m�me.

On dit qu'il est noir comme la nuit.

C'est l'un de ces abolitionnistes blancs d�guis�s en Noir.

Le Congr�s doit imm�diatement adopter le Fugitive Slave Act !

Il est temps d'agir !

Tu as des nouvelles ?

Un esclave de la ferme des Vern a entendu une rumeur.

Il dit que l'esclave qui a emmen� au loin tes esclaves,

celui que tout le monde cherche partout...

est celui qu'on appelle Mo�se.

Non, Mo�se n'est pas un n�gre.

Et ce n'est pas une femme.

C'est un abolitionniste d�guis� en Noir.

Ou peut-�tre... peut-�tre que c'est une petite chose de cette hauteur...

appel�e Harriet Tubman.

Je ne connais aucune n�gresse du nom d'Harriet Tubman.

Et Araminta Ross, alors ?

On m'a dit qu'elle se cache � Philadelphie.

- Ce bateau va vers le nord ? - Il va � Baltimore.

Pourquoi tout le monde s'emballe ?

Ils ont adopt� le Fugitive Slave Act.

Sauvez-vous.

- Il faut tout de suite aller au nord. - Pas sans mes fr�res.

- Harriet. - Attendez. Attendez-moi.

Je serai de retour.

Ramenez-les.

On va vers le nord !

�coutez-moi. Fugitifs, attention.

Il y a des chasseurs d'esclaves parmi nous.

Le Congr�s a adopt� le Fugitive Slave Act,

qui permet aux chasseurs d'esclaves de pourchasser les esclaves

dans tous les �tats de l'Union,

et qui oblige les forces de l'ordre � remettre les fugitifs.

Vous vous �tes battus pour arriver ici.

Pr�parez-vous � vous battre encore ou � aller plus au nord, au Canada.

William ! William !

Harriet ! Dieu merci. J'ai envoy� cinq hommes te chercher.

Tu dois monter dans un train vers le nord.

J'ai fait monter ta famille dans le dernier train avec Douglass.

- Il verra � ce qu'ils arrivent bien. - Merci.

Je me battrai tant que ma famille sera en s�curit�.

Non. Pour le bien de tout le r�seau, il faut te faire sortir d'ici.

OK. Je serai sur le quai dans 15 minutes. Je dois faire mes adieux � Marie.

- D�p�che. - OK.

Laissez-le tranquille ! L�chez-le tout de suite !

C'est un homme libre. Il a les papiers pour le prouver.

Allez-y !

Le voil�. Il est parti par l�.

�tez vos mains de l� !

Ne me touchez pas !

- O� est-elle ? - Vous l'avez rat�e !

Dites-nous o� elle est.

Je vous l'ai dit, Dieu a des projets pour elle.

- Quels sont-ils ? - Vous aimeriez le savoir, p'tit blanc ?

Mais elle...

elle a v�cu assez longtemps pour accomplir la volont� de Dieu.

Elle le sait.

Elle est plus fut�e que vous.

Elle est plus fut�e que vous.

L�chez-moi !

L�chez-moi ! Esp�ce...

Elle n'est pas ici.

Allons-y.

Tu attends quoi, tra�tre ?

Le ma�tre a parl�. Tu devrais ob�ir.

C'est fini ! On est complets !

Ne courez pas !

Pour l'amour du ciel, vous avez le droit d'�tre libres !

Restez et battez-vous.

Dieu est de votre c�t�.

Minty ! Ne bouge pas !

Harriet !

Marie.

Ils l'ont tu�e.

Tu dois tout de suite monter sur le bateau.

Assurez-vous qu'elle soit en s�curit�.

Tout va bien.

Vous �tes en s�curit�.

Ch�re Harriet et sa famille.

�a me brise le c�ur de vous �crire de si mauvaises nouvelles.

Votre s�ur, Rachel, est all�e rejoindre ce bon ami des esclaves,

l'ange de la mort.

Je suis soulag� qu'elle ait enfin trouv� la paix.

Je prie pour ses enfants.

Bien � vous avec affection et tristesse, le r�v�rend Samuel Green.

Harriet.

Je suis vraiment navr� pour ta s�ur.

Je l'ai laiss�e tomber, William.

Nous l'avons laiss�e tomber.

Harriet, voici le s�nateur William Seward.

Mme Tubman.

C'est un honneur de vous accueillir chez moi.

Mes condol�ances.

Comment puis-je aider ?

Huit cents kilom�tres.

Huit cents kilom�tres de la ligne Mason-Dixon au Canada.

Une distance inconcevable.

Les chasseurs d'esclaves surveillent tous les voyages vers le nord.

Que Dieu aide les hommes sans acte d'affranchissement.

Comment allons-nous faire traverser les passagers des fermes du sud

jusqu'� la fronti�re du Canada ?

On ne peut plus les semer. Il faut se battre.

La seule fa�on pour que la Fugitive Slave Law soit non appliqu�e

est de tuer une douzaine ou plus de chasseurs d'esclaves.

�a calmera leurs ardeurs.

Il a peut-�tre raison.

La guerre civile est peut-�tre notre seul espoir.

On ne peut pas juste abandonner et attendre la guerre.

Il faut recommencer � donner leur libert� aux esclaves,

par train ou en cal�che, � dos de cheval, ou � pied, s'il le faut.

Harriet...

le trajet de Maryland jusqu'au Canada est de 965 km � partir de la fronti�re.

Ton plus long p�riple �tait de 160.

�a te prendrait des mois, pas des semaines. Tu ne peux...

Je n'arr�terai pas de secourir des esclaves parce que c'est loin.

La plupart d'entre vous n'ont jamais connu l'esclavage.

Vous �tes n�s libres.

�a fait si longtemps que vous l'�tes que vous avez oubli� ce que c'est.

Vous �tes devenus habitu�s et importants.

Vous avez de jolies maisons...

de jolies femmes.

Mais je me souviens.

Des enfants battus parce qu'ils ne travaillent pas

avant m�me qu'ils comprennent ce que c'est.

Des filles viol�es avant d'avoir leurs premi�res r�gles.

Des fr�res fouett�s jusqu'� ce que leur dos soit en lambeaux.

Des s�urs vendues sans leurs b�b�s.

J'essaie de ne pas penser � ce qu'ils ont travers�...

� ce que traversent ceux qui sont toujours esclaves.

Mais... j'ai entendu leurs plaintes et leurs soupirs.

J'ai vu leurs larmes.

Et je donnerais jusqu'� la derni�re goutte de sang dans mes veines pour les lib�rer.

Alors, je n'abandonnerai pas.

Je ferai ce que j'ai � faire, j'irai o� il faudra,

peu importe de quelle fa�on...

pour lib�rer autant d'esclaves que possible...

jusqu'� ce que cette b�te,

ce monstre appel� esclavage, soit mort et enterr�.

Amen.

FRONTI�RE ENTRE NEW YORK ET LE CANADA 1858

Allez.

On y est presque.

Je veux que vous soyez tous pr�ts, car le temps presse.

- Oui. - C'est vrai.

Je vois le signe

Oui

- Je vois le signe - Oui

Je vois le signe

H�, Seigneur, le temps presse

C'est le signe du jugement

- H� - C'est le signe du jugement

- H� - C'est le signe du jugement

H�, Seigneur, le temps presse

- Je dois courir jusqu'� la roche - H�

- Je dois courir jusqu'� la roche - H�

Je dois courir jusqu'� la roche

H�, Seigneur, le temps presse

- Aucun refuge - H�

- Aucun refuge - H�

Aucun refuge...

Ton p�re va �tre arr�t� pour avoir cach� un groupe de fugitifs de Dover.

L'un d'eux a �t� attrap� et il a confess�.

Ils sont en route pour arr�ter ton p�re.

Je sugg�re qu'on y aille.

Le temps presse

- Aucun refuge - H�

- Aucun refuge - H�

Aucun refuge...

- Tu as construit ce que j'ai demand� ? - J'ai fait de mon mieux.

�a devra faire l'affaire.

C'est Minty.

Ne crie pas.

Je suis venue te chercher. On va aussi aller chercher papa.

Je vais enlever ma main, mais ne crie pas, d'accord ?

Oh, doux J�sus !

Prends-moi.

Je suis pr�te � partir. Ram�ne-moi � la maison.

Je veux voir mes filles. Je veux voir mes b�b�s.

Maman, je ne suis pas un ange qui t'am�nera au paradis.

C'est Minty... je vais t'amener au nord.

Tu n'es pas ma Minty.

Ma Minty n'est qu'une fille ordinaire.

Je suis Harriet Tubman.

Je suis Mo�se.

C'est exact.

Mo�se, la voleuse d'esclaves.

Tu dois faire ce que je te dis.

O� est papa ?

Je ne peux pas arr�ter de te regarder.

Je dois te regarder.

� pr�sent, tu viens chercher qui ?

Toi, papa.

Moi ?

Tu as h�berg� des fugitifs ?

Ils ont attrap� l'un d'eux et il a parl�. Ils viennent te chercher.

Il faut partir tout de suite.

Ben. Notre Minty est Mo�se. Celle dont tout le monde parle.

Je sais, je sais.

Je vais vous amener au nord pour voir Robert, Henry et Junyah.

Mais d'abord, toi et papa devez aller � l'�glise du r�v�rend Green.

- Vous y serez en s�curit�. - OK.

D�p�che-toi. Ensuite, rejoins-moi � la ferme des Brodess.

Oui, patronne.

�a suffit. Je n'en veux pas.

C'est pour tes nerfs, m�re.

Je n'en veux pas !

Cette fille essaie de m'empoisonner.

Elle m'en veut pour sa m�re.

M�re, tu es angoiss�e.

J'�touffe dans cet endroit.

C'est comme �tre en prison, en attente de mon ex�cution...

entour�e de gardes hostiles au visage noir.

Gideon !

Gideon !

- On veut un d�dommagement. - Qu'il descende.

�tant donn� qu'il s'av�re

que Mo�se est une n�gresse de votre ferme,

nous croyons qu'il est tout � fait appropri�

que vous nous payiez des d�dommagements pour la perte de nos biens !

Nous n'avons pas une telle somme.

- O� est ta m�re ? - Sortie avec ma�tre Gideon.

Nous vivons une situation difficile, comme vous tous.

- Vous devrez donc vendre la ferme. - Oui !

Non !

Non.

Comme vous, nous sommes des victimes de cette n�gresse infernale !

Elle est sortie ?

Fille, va nous chercher du brandy dans la r�serve.

J'ai une meilleure id�e.

N'aie pas peur, Anger.

Je suis la s�ur de ta m�re. On est une famille.

O� est ton fr�re, Anger ?

Le marchand l'a amen�.

Nos r�coltes sont maigres, notre fortune a presque disparu.

Mon gagne-pain, ma propre sant�, a �t� ravag� !

- Comme vous, nous sommes des victimes ! - Oui.

Elle a raison.

Mais tu es qui ?

Appelle-moi comme tu veux.

C'est ce que vous faites, vous, les Blancs.

Il faut travailler ensemble pour trouver cette voleuse

et la br�ler sur le b�cher comme Jeanne d'Arc.

- Oui ! - Elle a raison !

Et j'ai un plan.

Je vais mettre la fille de sa s�ur aux ench�res.

Mettre des affiches partout.

Pr�te ?

�a, c'est pour ma s�ur et son fils.

Saluez votre m�re et votre fr�re.

Harriet Tubman viendra chercher sa ni�ce.

Et quand elle le fera,

nous l'attendrons !

- C'est exact ! - Oui !

- O� est Foxx ? - Coinc� aux chiottes. Allons-y.

Une minute.

Descends, Moise

Jusqu'en terre �gyptienne

Dis au vieux pharaon

De laisser les miens partir

Il nous faudra une plus grosse charrette.

Attendez.

Emmenez-moi avec vous, je vous en prie.

Mon ma�tre essaie de me tuer.

Il nous faudra vraiment une plus grosse charrette.

Ils vont devoir passer par ici.

Tous les autres chemins sont bloqu�s.

Il faut se plier � la lettre de la loi

Et prendre toutes les pr�cautions pour ramener cette fille dangereuse en vie.

Sachez qu'elle sera jug�e et ex�cut�e

par les m�thodes les plus s�v�res dont on dispose,

telles que r�gies par les lois de l'�tat du Maryland.

Je vais me faire pipi dessus.

Tu connais ton ma�tre mieux que les lignes de ta main.

Sois lui.

Bonjour, messieurs. Qu'est-ce qui se passe ?

La voleuse d'esclaves est en cavale.

Cette d�mone, Mo�se.

On a une surprise pour elle.

J'esp�re que vous attraperez cette salope avant que les miens se fassent des id�es.

Si l'un d'eux ose souffler son nom sur ma ferme, je le battrai durement.

C'est une dr�le d'�poque quand un homme ne peut faire confiance � ses esclaves.

La meilleure des chances.

Il faudra v�rifier la charrette, monsieur.

Navr� pour le d�rangement.

Un instant.

�tes-vous parent avec Luther Grant ?

Oui, monsieur.

C'est mon p�re.

Il me semblait avoir vu une ressemblance.

Dites � votre p�re qu'il me doit un whisky.

Dites-lui que Ned Utley n'a pas oubli�.

Bonne journ�e. Allez-y.

- Vous aussi, Sh�rif. - Reculez.

Aucun signe d'eux ?

Pas encore. Juste les pi�tons habituels, des chevaux et quelques fermiers.

Le fils de Luther Grant est pass� avec une charrette pleine de ma�s.

- Le fils de Luther Grant ? - C'est exact.

Il lui ressemblait.

Vous, venez par ici.

Luther Grant n'a pas de fils.

Il a cinq filles et une n�gresse qui lui ressemble.

Quand ces p'tits blancs se rendront compte qu'elle les a d�pass�s, elle sera loin.

L�, on sait qu'elle va vers le nord.

On devrait la retrouver et empocher la r�compense.

Tu pourras peut-�tre avoir du temps seul � seul avec elle.

Raconte-moi encore.

Le s�nateur Seward m'a vendu une jolie maison sur sa propri�t�.

Assez grande pour tout le monde.

Toi et papa...

Robert,

Henry, Junyah,

et aussi Anger.

Pas de ma�tre qui nous oblige � faire quoi que ce soit.

On sera ensemble.

Je vais te g�ter...

et prendre soin de toi.

Je t'aime, maman.

Je t'aime aussi, Minty,

Elle est vide.

Allez !

Mets tout le monde � l'abri. Tout de suite.

Allez en dessous.

- Vite. On a de la compagnie. - OK. Allons-y.

Walter,

promets-moi que tu emm�neras Anger et mes parents en lieu s�r.

Pourquoi ? Qu'est-ce que...

Je refuse que Gideon les pourchasse.

Tu veux m'aider ? Aide ma famille.

Emm�ne-les en lieu s�r.

Promets-le-moi.

- Tr�s bien. - D'accord.

Vas-y, maintenant.

Allons-y.

Attrape-la !

Je la veux vivante.

Tu vas mourir, salope.

Vivante, j'ai dit.

Minty !

Minty !

Minty !

Mon nom est Harriet.

Jette ton arme.

Jette ton arme !

Descends de ton cheval.

Descends de ton cheval.

� genoux.

�a n'avait pas � se terminer ainsi.

Tu aurais pu rester avec nous...

si tu avais su te comporter.

Mais tu �tais indisciplin�e et sauvage.

J'imagine que c'est ce que j'aimais chez toi.

Et tu m'aimais aussi.

Je le sais.

Tu priais pour moi quand j'�tais malade, tu demandais � Dieu de me garder en sant�.

Je demandais � Dieu comment un petit gars malade pouvait me poss�der.

Mais je te poss�de, Minty.

M�me maintenant, tu es � moi.

Je n'ai jamais �t� � toi, Gideon.

Je n'ai jamais �t� la propri�t� de personne.

Depuis que ton p�re a vendu mes s�urs,

j'ai pri� Dieu pour qu'il me rende assez forte pour me battre.

Et depuis, j'ai pri� pour �a.

J'ai r�alis� que j'avais droit � une de ces deux choses...

la libert� ou la mort.

Si je n'avais pas l'une, j'avais l'autre.

Tu sais ce qu'ils feront de toi quand ils t'attraperont ?

Ils vont t'arracher un membre apr�s l'autre,

te goudronner et te br�ler vive.

M�me si je ne serai pas l� pour le voir,

je peux presque le sentir.

Comme un cochon r�ti.

Tu vas mourir juste l�.

Dans un champ de bataille gel� et ensanglant�.

Les g�missements d'une g�n�ration de jeunes hommes...

qui agonisent autour de toi...

pour une cause perdue.

Pour une fa�on de penser malfaisante et inf�me.

Pour le p�ch� de l'esclavage.

Les entends-tu ?

Dieu ne veut pas que les gens poss�dent les gens, Gideon.

Notre heure approche.

Tu as essay� de d�truire ma famille, mais tu ne peux pas.

Tu as essay� de d�truire mon peuple, mais tu ne veux pas.

Dieu m'a montr� l'avenir, et mon peuple est libre.

Mon peuple est libre !

DEUX ANS APR�S LE D�BUT DE LA GUERRE CIVILE

Imaginez qu'un serpent s'enroule autour de votre pied.

Et qu'il s'�lance pour vous mordre.

Vous prenez peur et vous demandez � un m�decin d'enlever le venin.

Mais le serpent s'accroche.

Et alors que le m�decin l'enl�ve, le serpent vous mord encore...

mais � un nouvel endroit, cette fois.

Vous vous rendez compte qu'il n'arr�tera pas tant qu'on ne l'aura pas tu�.

RIVI�RE COMBAHEE, CAROLINE DU SUD 1863

L'esclavage existe encore.

Ces rizi�res en aval nourrissent les troupes rebelles

avec le labeur de 1 000 esclaves toujours en servitude.

Notre mission est de lib�rer ces esclaves.

On attend depuis des ann�es pour se battre dans cette guerre contre notre oppression,

et elle ne sera pas gagn�e sans nous.

Nous devons agir maintenant.

- Vous �tes pr�ts � tuer le serpent ? - Oui !

Venez dans l'eau

Venez dans l'eau, les enfants

Venez dans l'eau

Dieu va troubler ces eaux

Pr�ts.

HARRIET TUBMAN A �T� LA CONDUCTRICE

A PLUS CONNUE DU CHEMIN DE FER CLANDESTIN,

EN MENANT PLUS DE 70 ESCLAVES

VERS LA LIBERT�.

DURANT LA GUERRE CIVILE,

HARRIET EST DEVENUE UNE ESPIONNE

POUR L'ARM�E DE L'UNION.

ELLE �TAIT � LA T�TE DE 150 SOLDATS NOIRS

LORS DU RAID DE LA RIVI�RE COMBAHEE,

LIB�RANT AINSI PLUS DE 750 ESCLAVES.

HARRIET RESTE L'UNE DES RARES FEMMES

DANS L'HISTOIRE DES �TATS-UNIS

� AVOIR MEN� UNE EXP�DITION ARM�E.

PAR LA SUITE, ELLE S'EST REMARI�E

ET A CONSACR� SA VIE

� AIDER LES ESCLAVES LIB�R�S,

LES A�N�ES ET LE DROIT DE VOTE DES FEMMES.

ELLE EST MORTE ENTOUR�E DE SES PROCHES

LE 10 MARS 1913, � ENVIRON 91 ANS.

SES DERNIERS MOTS FURENT :

"JE PARS POUR PR�PARER UN ENDROIT POUR VOUS."

Sous-titres : Sandra Giroux

French Canadian

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