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Chut !
Pourquoi ? Ce n'est pas un enterrement !
Ou si ?
Elle va vraiment �pouser cet acteur ?
Acteur ou plombier, qu'importe ! Quand une fille veut se marier...
Pas mauvais !
N'est-ce pas magnifique ?
J'ai chant� comme �a, un jour.
Une seule fois suffit.
Pardon, mesdames.
Bonjour, docteur.
Je m'appelle Durkee. Rex Durkee.
Bonjour, M. Durkee.
Il est bel homme.
Lilly a de la veine.
Ce devrait �tre le plus beau jour de la vie de Lilly
et toi, tu tires une tronche d'un kilom�tre.
Je ne peux pas m'en emp�cher.
Si seulement elle attendait de mieux le conna�tre...
Allons, maman ! O� est pass�e l'audace des Turner ?
Rex et moi seront heureux, je le sais !
Tu as toujours �t� si impulsive.
Il t'a compl�tement tourn� la t�te.
C'est un beau parleur...
Tu ne le comprends pas. Il est diff�rent des gar�ons d'ici.
Apr�s tout, c'est sa vie.
Allez, ch�rie ! Tu es ravissante.
D�p�chez-vous ! Tout le monde attend la mari�e.
Tous mes v�ux de bonheur !
Merci.
Maman ? Je n'y vais pas sans un sourire.
Maman, fais un effort.
Allez, allez, allez... Alors ?
Voil� qui est mieux.
Tout ira bien.
Merci.
Que le Seigneur vous b�nisse et vous garde � jamais.
Amen.
Mesdames et messieurs !
Vous avez devant vous le plus heureux des hommes !
Je viens d'�pouser la plus jolie fille de Buffalo.
JEUNES MARI�S
Attends-les ici, ch�rie. Je vais chercher les billets.
J'en ai pour une minute.
C'est ballot, j'ai oubli� d'encaisser ce ch�que.
Prends les cent dollars que maman nous a donn�s.
Que ferais-je sans toi, hein ?
Gardez la monnaie.
�a donne envie de partir. On ne va jamais nulle part.
Tu vas encaisser mon ch�que tous les samedis, non ?
- Au revoir, belle-maman. - Prenez soin de ma petite fille.
Et comment ! Elle ne manquera de rien.
Et venez passer l'�t� � New York avec nous.
On prendra une location � Long Island. Qu'en dites-vous ?
Vous allez adorer Long Island.
Voil� Harry et les autres...
H� bien, ch�rie ! Nous voil� partis pour notre lune de miel.
Voil�, mets-toi � l'aise.
- Merci. - Bien jou�, George.
Je n'avais pas pris le train depuis mes onze ans.
�a va changer � partir de maintenant.
- Embrasse-moi. - Oh non, Rex !
Pas devant tous ces gens !
On arrive quand ?
H� bien, j'allais t'en parler, justement.
On ne va pas vraiment � New York. Pas encore.
- On ira plus tard. - Mais tu m'as dit...
Je ne voulais pas en parler devant tout le monde.
Je sais ce que ta famille pense de moi.
C'est que le music-hall ne va pas fort en ce moment.
Je vais devoir changer mon fusil d'�paule, pour un temps.
Mais ne t'en fais pas, ch�rie.
Laisse Rexie s'occuper de tout.
De tout ?
D�p�chez-vous ! Faites vite, vite, vite !
Vous ne pouvez pas rater ce fabuleux num�ro !
Le professeur Rex Durkee,
venu tout droit d'Orient...
Tout droit du Bronx, oui !
Voyez le professeur ex�cuter ses tours de magie qui ont �merveill�
les t�tes couronn�es d'Europe et d'Asie !
Observez bien.
J'ai l� un cerceau en acier.
Rien ici !
Rien ici.
J'ai ma�tris� ce ph�nom�ne aupr�s des gourous d'Inde
qui le connaissent depuis des si�cles.
Vous pouvez inspecter le cerceau.
� pr�sent, regardez attentivement.
Pile � l'heure, ch�rie.
Je ne devrais pas sortir avec toi, �a me tracasse.
Ne sois pas b�te.
Tu as de la personnalit�, tu as de la jugeote.
Je t'ai rep�r�e d�s que tu as rejoint la troupe.
Laisse Rex s'occuper de tout et tu iras loin dans ce m�tier.
- Mais je... - �coute... J'ai tout arrang�.
Je connais une gargote o� on mange le meilleur chop suey de la ville.
Et ta femme ?
Cesse donc de t'inqui�ter pour des broutilles.
Je lui ai dit que j'allais voir mon agent.
Je ne sais pas...
Viens l�, ch�rie.
Hazel, tu pourrais me pr�ter un ou deux...
Pardon !
- Tu n'�tais pas oblig� de mentir. - Je n'ai pas menti.
- �a change quoi ? - Tout !
Tu nous a promis une vie d�cente.
Arr�te de r�ler, tu veux !
Je n'ai pas r�l� une seule fois en six mois.
Ne mens pas, Rex. J'ai horreur du mensonge.
Pas maintenant !
Comment va la petite famille ?
- Salut, Dave. - Tu veux quoi ?
J'avan�ais dans le blizzard,
quand j'ai vu de la lumi�re et je me suis dit :
"Cette cabane est habit�e par des blancs."
Et ta gorge ?
Affreux. Je retourne voir le m�decin, ce soir.
Pas un sou ! Fini, les avances !
Et puis, il n'y a pas de place pour les ivrognes dans ma troupe.
Arr�te de picoler, sinon...
Moi ? Je n'ai pas bu une seule goutte depuis...
Tu m'as entendu.
C'est pour soigner ma laryngite.
Tu sais bien qu'il a mal � la gorge.
Tu prends toujours son parti !
Une minute, patron, elle n'a rien fait.
Rex, arr�te. Il est souffrant.
Et maintenant, au turbin ou tu es vir� !
- C'�tait l�che. - Oh, tais-toi !
Il est petit et malade.
Pourquoi tu ne pars pas, toi aussi ?
- Pour une bonne raison. - Laquelle ?
J'attends un b�b�.
C'est bien vrai ?
Enfin, Rex !
Ce que tu peux �tre idiote !
Entre, Dave.
Salut, ma reine. Je t'ai apport� de la soupe.
Merci.
Go�te-l� avant de dire merci.
Je t'ai achet� deux histoires d'amour.
J'aurai connu l'amour par mes lectures au moins.
- Vous avez eu du monde ? - Non.
Je te l'ai d�j� dit : sans toi, c'est plus pareil.
J'�tais une sacr� attraction, c'est vrai.
Personne ne lui passait ces b�tons comme moi.
Je vous ferai remarquer que c'est de la vraie soupe au poulet.
J'ai connu le poulet, personnellement !
Sinon, voici les derniers potins :
Hazel file le parfait amour avec un guerrier oubangui.
Il est fou d'elle.
Il va vouloir lui passer la bague au nez.
Tu le vois en train de dire :
"Hazel, je t'aime" ?
�a manque un peu de lumi�re, ici.
Il te faut autre chose ?
Non, merci. Tu es adorable.
Je passais dans le coin, c'est tout.
Dave ?
Demande � Rex s'il rentre d�ner.
Non, attends. Ne lui dis rien. Il va encore s'en prendre � toi.
Durkey ?
Moi ?
J'ai un mandat d'arr�t pour Rex Durkey.
C'est pas lui.
- Un mandat ? - O� puis-le trouver ?
- Je suis sa femme. - S�rement pas.
Il a �pous� cette dame en 1927. Ils n'ont pas divorc�.
Cette fois, son compte est bon.
Il m'a pris tout ce que j'avais. Toutes mes �conomies.
Il m�riterait qu'on le pende.
Je reviendrai. Ne partez pas d'ici.
Attendez... �a veut dire que je suis pas mari�e ?
Je le crains. C'est un cas classique de bigamie.
Je le cueillerai apr�s le spectacle. Mon adjoint fait le guet.
Sale coup, ma belle.
Je sais ce que c'est.
J'ai t�l�phon� � Hazel. Il s'est taill�.
Elle l'a vu filer � la gare une valise � la main.
Non, non, ma reine. Ne te fais pas de mouron.
Je vais prendre soin de toi.
CERTIFICAT DE MARIAGE Lilly Turner Dixon - David Dixon
BUREAU DES ADMISSIONS
Comment s'appelle-t-elle ?
Lilly Turner. Dixon.
Vous avez une allumette ?
Quel �ge a-t-elle ?
Oh, environ...
vingt-deux ans.
Mari�e, bien s�r ?
Oui ! Depuis hier.
Et elle va avoir un b�b� aujourd'hui ?
La nature est pas merveilleuse ?
Tu te sens bien ?
Au poil.
C'est exactement comme �a que je voyais ma vie.
Dommage que le b�b� n'ait pas surv�cu.
Non, c'est mieux ainsi. Qu'avais-je � lui offrir ?
Tu as une cigarette ?
Allons, fais-moi un sourire.
Je ne devrais pas te parler ainsi,
tu as �t� chic.
Je t'invite � d�ner.
On va manger de la dinde. Tu l'entendras glousser.
Non, tu as trop d�pens� d�j�. Je ne puis accepter.
On est mari�s, non ?
Tu ne vas pas rentrer chez tes vieux.
Non.
On s'en sortira, va !
Songe d'abord � bien r�cup�rer. Je trouverai du boulot.
Un chapiteau pour un jeune homme brillant.
Tiens.
Cherchons homme � t�te de chien pour cirque. Ivrognes s'abstenir.
C'est tout moi !
C'est quand tu veux !
Tu perds ton temps.
J'aime les filles qui jouent les difficiles.
Et si on allait � l'h�tel ?
Pas int�ress�e.
�coute, ch�rie. Regarde la v�rit� en face.
Tu as besoin d'amour.
On emploie encore ce terme ?
Tout �a pour un ivrogne qui ne t'apporte rien ?
- Viens ! - Je dois retrouver Dave.
- Ah oui ? O� �a ? - Je l'attends.
Ah oui ? Regarde.
Nuit apr�s nuit, semaine apr�s semaine. Tu en retires quoi ?
Ne sois pas si dure avec toi-m�me.
Pourquoi pas ?
Cela fait bien longtemps que je suis dans le m�tier
et j'ai bien d� voir un million de filles, plus ou moins.
Du vent !
Que veux-tu ?
- Vous parler, patron. - Moi aussi.
Tu es plein tous les soirs et je ne veux pas d'ivrognes, ici.
Si Lilly veut rester, tr�s bien.
Mais si je te vois saoul encore une fois, tu es vir�, compris ?
Tu ferais mieux.
- Trop tard, patron. - Quoi ?
C'est ce que je venais vous dire. On arr�te.
Nos bagages sont pr�ts. Nous partons tout de suite.
Tu veux dire que Lilly part avec toi ?
C'est elle qui a eu l'id�e.
D�p�chez-vous, faites vite, faites vite !
Entrez, braves gens ! C'est gratuit !
Venez �couter la conf�rence du docteur McGill.
�a d�marre dans une minute.
Entrez ! Et le corps humain n'aura plus de secrets pour vous.
Entrez donc, c'est gratuit !
Avancez et venez admirer les plus beaux sp�cimens
d'hommes et de femmes vivant en ce monde.
Braves gens, que voulons-nous tous ?
Je vous le demande. Quoi ?
Le bonheur.
Mais comment avoir le bonheur sans la sant� ?
Et c'est de cela dont je vous parler : la sant� !
Je peux dire, sans crainte d'�tre d�menti,
qu'en suivant � la lettre les instructions de mon livre,
vous ne tomberez plus malades.
Avant que l'on fasse circuler cet ouvrage remarquable,
je souhaite vous pr�senter
la femme la mieux galb�e au monde.
V�nus elle-m�me aurait de quoi �tre jalouse.
Un parangon de f�minit�.
Un parfait exemple d'esprit sain dans un corps sain.
Bonjour � tous.
J'�tais une enfant difforme et pratiquement infirme.
Nul n'aurait r�v� un tel r�tablissement.
Aucune femme ne doit d�sesp�rer
de sa silhouette, son visage ou son teint.
En v�rit�, des milliers de femmes mal dans leur peau
ont aujourd'hui une sant� radieuse et une silhouette �l�gante
gr�ce au livre du Dr McGill.
Je suis ravie d'avoir l'occasion de lui t�moigner ma gratitude.
Et voil�, braves gens !
Comment prendre femme � 60 ans et plus ?
Ce petit bonhomme vous montrera comment vous transformer
en un vigoureux sp�cimen de virilit�
comme il l'a fait.
Frederick le grand !
Raconte ton histoire, Fritz.
J'�tais ch�tif et malingre � l'�ge de 16 ans.
Je ne pesais que 40 kilos.
Puis j'ai rencontr� le Dr McGill
et je lui ai achet� un exemplaire de son livre.
J'ai ainsi pu r�aliser une s�rie d'exercices
destin�s � �toffer mon buste, redresser mes �paules
et am�liorer ma posture.
Je vous remercie.
Non, ma reine, ne fais pas �a ! Non !
J'ai eu un mal de chien pour en trouver.
Tu avais promis d'arr�ter.
- Ma gorge... - Mon �il !
Tu es vraiment s�v�re.
C'est une laryngite aigu�.
� force d'aboyer sous la pluie, ma r�sistance faiblit.
Tu n'en as aucune.
Tu es f�ch�e ?
C'est ton estomac. Enfin, ce qu'il en reste.
�coute, ma reine...
La B�te de Berlin !
Toi... Toi ! Un de ces jours, je te casserai en deux !
- O� est ton sens de l'humour ? - Toujours � te moquer de moi, hein ?
�crasez, vous deux. Tu veux quoi, Fritz ?
Il te reste des cachets, Lilly ?
- Dans ta malle. - Je ne t'ai pas sonn�.
Qu'as tu, Fritz ? Ta t�te carr�e te fait encore mal ?
Lilly...
Tu es toujours f�ch�e avec moi. Que vais-je faire ?
Un toutes les heures.
Que fais-tu ?
Je n'ai pas fait expr�s.
� tout � l'heure, ma reine. J'ai rendez-vous avec un r�verb�re.
Je ne supporte pas de te voir toujours avec ce bonhomme.
C'est mon mari.
Comment peux-tu rest�e mari�e � cet ivrogne ?
Change de rengaine.
Pourquoi tu ne m'aimes pas ?
� cause de la moustache.
Oui, c'est �a.
Tu ne l'aimes pas ?
Ne me dis pas que tu es fid�le � ce Dave.
Il y a eu d'autres hommes. Beaucoup d'hommes.
Je te veux !
C'est inutile, tu le sais !
Il faut que tu sois mienne !
Je t'ai d�j� dit non un million de fois !
Je vais t'enrouler une chaise autour du cou !
Eh bien, Lilly, encore en train de d�fendre ta vertu ?
Lisez votre livre, doc.
Le chapitre sur la toux.
L'ap�tre de la sant� !
Si votre public vous voyait...
Je ne fais que labourer les vignes du Seigneur.
Tu es une grande tentation pour ma faible nature...
Et vos mains baladeuses.
Ne serait-il pas temps que nos magn�tismes...
Que voulez-vous dire ?
Tu sais bien.
Un petit rendez-vous clandestin, peut-�tre ?
Un nid d'amour ?
Vous pourriez combler une femme de bonheur.
Quand ?
Un dimanche pluvieux.
Voyons, nous sommes vendredi...
On vous demande.
Tu sais quoi, maman ? Je disais justement � Lilly
que mon lumbago me reprend.
Ce Fritz arrive toujours � dispara�tre
quand il faut porter des trucs lourds.
C'est moi, l'homme fort de la troupe.
Il va pleuvoir, on dirait.
Dave ? Tu fermeras.
Dis � Fritz de suivre la route principale.
Le carosse de madame est avanc�.
Comment tu trouves ?
- Quoi donc ? - Ma mousatche.
Ne me dis pas que tu as ras� ta magnifique moustache.
Tu me l'as demand�.
�a te donne une sale t�te.
Tu ne montes pas � l'avant avec moi ?
Sans moustache ? S�rement pas !
Tu peux d�marrer, Fritz.
Bonne nuit, ma reine.
La derni�re pose, mesdames et messieurs,
est un formidable chef-d'�uvre de sym�trie et de charme.
� pr�sent, l'homme fort d'Allemagne
et sa force surhumaine.
S'il te pla�t !
Arr�te ! Tu m'�nerves !
Je ne me sens pas bien.
Je...
D�p�che-toi, Fritz ! On t'attend.
Je n'ai pas envie...
Je n'ai pas envie...
Qu'est-ce qu'il a, le boche ? Il lui manque une case.
J'ai toujours dit qu'il �tait marteau.
Qu'a-t-il ?
Lilly, vite, il faut encha�ner.
J'arrive.
J'ai des abeilles dans la t�te.
Emmenez-moi chez un toubib. Vite !
Qui est responsable de ce scandale ?
On veut me ridiculiser.
Un docteur en m�decine, ici !
Et ma fiert�, dans tout �a ?
Que peut-il faire de plus que moi ?
C'est lui.
Il le fallait, doc.
Pas un mot de plus. Tu es vir�, compris !
Va-t-en !
Si Dave part, je pars aussi.
Voyons, Lilly...
Vous avez entendu. Alors ?
Que puis-je faire ?
J'ai besoin de toi pour le show.
Alors, Dave reste.
Bien envoy�, ma reine.
Qu'est-ce que tu attends ?
Tr�s bien, Madame M. ! Que le spectacle continue !
Vous avez une allumette ?
Merci, Charlie.
Comment vont les affaires ?
Si le m�decin s'�ternise, ce sera une course du tonnerre.
Je ne m'appelle pas Charlie.
- Vous savez quoi ? - Quoi ?
Vous �tes mieux sans casquette.
Il faut me voir en chapeau melon.
- Qui est malade ? - L'homme fort se sent faible.
En ville depuis longtemps ?
Cela m'a sembl� long. Trois mois.
Le krach boursier vous a d�log� de Wall Street ?
Voil�.
J'ai troqu� mon yacht contre un taxi.
Voyez, histoire de rester � l'air libre.
Vous partez o�, ensuite ?
Toujours la m�me ville, il n'y a que le nom qui change.
J'adore cette vie. Je suis une boh�mienne dans l'�me.
Bont� divine, doc, vous �tes s�r ?
Ce n'est pas que temporaire ?
J'ai bien peur que non. Il est atteint de parano�a.
Sans doute h�r�ditaire.
Vous voulez dire qu'il a le ciboulot en cale s�che ?
Il faut l'interner le plus vite possible.
Il ne faut pas qu'il le sache.
Il croit qu'on va juste l'hospitaliser quelques jours.
Eh bien, McGill. Nous voil� dans le p�trin.
Qu'allons-nous faire ?
Soit on trouve un rempla�ant, soit on ferme.
Dire qu'on avait le vent en poupe...
Juste quelques jours de repos.
O� est Lilly ? Je veux Lilly...
Lilly ! Je ne veux pas y aller !
Va avec le docteur comme un bon gar�on.
Courage, ce ne sera pas si terrible.
J'ai un ami qui est devenu fou. L'asile l'a lib�r� avant huit mois.
Fou ?
Asile ?
Doucement, il plaisantait.
Non, je n'irai pas ! Je reste ici !
On ne m'�limine pas comme �a.
C'est toi qui m'a fait �a. je vais te r�gler ton compte !
Je ne partirai pas.
Non, non !
Je n'irai pas !
Donnez-nous un coup de main.
Emmenez-le dans votre taxi.
Vous avez vu comment il l'a soulev� ?
...et voil� pourquoi je dois mon physique athl�tique
au Dr McGill.
Si je n'avais pas pleinement profit� des enseignements de son livre,
je serais encore un avorton. Je vous remercie.
Et maintenant... le finale !
Mes amis, j'attire votre attention sur le fait qu'il s'agit
d'une charge de 150 kg.
Ne partez pas.
Le plus important va commencer.
Tu as toujours l'impression d'�tre un rigolo ?
Mais j'y prends un certain plaisir.
C'est mieux que faire le taxi.
Cette part du boulot, oui.
Jamais vu autant de pluie. C'est un v�ritable d�luge.
Vu ce qui tombe dehors, je t'ai apport� ton d�ner.
Merci, Dave. O� as-tu pris l'argent ?
Dans ton sac. Des hamburgers. Sans oignons, plein de cornichons.
Comme tu aimes.
O� vas-tu ?
Reste, on va d�ner tous ensemble.
Bien s�r, il y en a assez pour trois.
Bien, merci.
Tu pourrais attendre d'avoir fini avant d'�ternuer.
Tout le monde a ri.
Bont� divine, qu'y puis-je ?
Cette estrade est aussi a�r�e que le Grand Canyon.
Je tremble de partout.
M. Chandler ?
Vous d�nez avec nous ?
Non, merci.
Je d�ne avec Lilly et Dave.
Nous manquons de victuailles, mais nous aurions ador� que vous d�niez avec nous.
Je vais � l'h�tel manger un plat chaud.
Je n'ai pas l'habitude de camper.
De nouvelles maladies, doc ?
Ne fais pas le malin !
L'air du soir est satur� de microbes.
Lilly ?
Tu remarques qu'il pleut ?
Ce n'est pas dimanche.
Jamais vu autant de dimanches aussi secs !
Allez.
- O� est la monnaie ? - Quelle monnaie ?
Tu as pris cinq dollars dans mon sac.
J'allais justement t'en parler, ma reine.
J'ai d� soigner ma gorge.
Bob ? Le caf� va refroidir.
Merci.
�a, c'est que j'appelle la vraie hospitalit� sudiste !
Tu l'as dit, Samson.
On a sillonn� tout le Sud.
Au d�but, c'�tait avec la troupe de Windy Van Hooten, pas vrai ?
- Des cornichons ? - Non, merci.
Oui, moi et la reine, on est all�s partout aux �tats-Unis.
Hormis New York. Tu es all� � New York ?
J'y ai fait mes �tudes.
- Ah oui ? Quelle �cole ? - � Columbia.
Un universitaire, hein ?
Hein, ma reine ? Je t'avais pas dit que l'universit�, c'�tait du bidon ?
Regarde-le !
Il bosse dans un cirque pour des g�teaux et du caf�. Et pourquoi ?
Pour �a, des g�teaux et du caf�.
Tu as �tudi� quoi ?
Sur mon dipl�me, il y a �crit G�nie civil.
Mon vieux �tait pompier dans le civil.
Rien � voir, gros b�ta ! Tu construis des voies ferr�es ?
Oui. Mais pour l'instant, elles sont en train de rouiller.
Tu marques le pas ?
Tu fais de la gonflette.
�a ne te ronge pas de ne pas faire ce que tu aimes ?
Je ne suis pas le centre du monde, je l'ai d�couvert il y a longtemps.
Il faut attendre son tour.
Parfois, on attend en vain.
Si l'on a assez foi en soi-m�me, �a finit par arriver.
Belle philosophie de la vie !
Je vous montre un tour de cartes ?
Tu es diff�rent, je l'ai toujours su.
Encore du caf� ?
Nom d'un chien, Bessie ! Tu veux me briser le cou ?
Ils nous suivent ?
Ils sont juste derri�re. Pourquoi ?
Parce que ! On a un ivrogne inanim� sur la banquette arri�re
et tu ne r�agis m�me pas.
Pendant ce temps, elle se pr�lasse, toute seule avec lui.
�a faisait longtemps qu'elle s'�tait pas d�got�e un amant.
�a m'�c�ure de la voir jeter son d�volu sur un si gentil gar�on.
Il ne sait pas quel genre de femme c'est.
C'est un si gentil gar�on.
Tu attends quoi ?
Quoi encore ?
Comme je te le disais. Ils se sont arr�t�s.
Tu n'aurais pas d� faire �a.
Je n'ai rien fait.
Vous �tes embourb�s ?
On va avoir besoin d'une d�panneuse.
Dave dort toujours ?
Dormir ? Il est dans le coma, oui !
Nous allons continuer jusqu'� la prochaine ville
et vous envoyer une d�panneuse.
Lilly, venez donc avec nous.
Non, merci, je coule avec le navire !
�a risque de prendre au moins 3 heures de vous envoyer une d�panneuse.
On prend la pluie, ici.
� quoi penses-tu, Bob ?
� Dave ?
Si c'est le cas, il faut que tu saches...
Je suis mari�e avec lui...
mais on n'a jamais...
jamais habit� ensemble.
Je lui dois une fi�re chandelle. Je ne l'oublierai jamais.
Mais �a n'a rien � voir avec nous, pas vrai ?
Tu me crois ?
Je te crois.
Pour toujours.
Si j'ai pas le job au Mexique,
je trouverais peut-�tre � Boulder Dam.
On y embauche des ing�nieurs � tour de bras.
Je ne crois pas que tu m'�coutes.
- C'est ill�gal, tu sais ? - Quoi donc ?
Qu'un homme ait des yeux comme les tiens.
Et moi qui m'efforce de planifier notre avenir...
Ne songeons pas � l'avenir. Savourons l'instant pr�sent.
Je me sens rena�tre.
Lilly, voil� que tu pr�ches, maintenant !
Aide-moi.
Ne faisons pas attendre notre public.
Mesdames et messieurs, je dois mon physique athl�tique au Dr McGill !
Lilly !
O� est Lilly ?
Je veux Lilly.
S'il redevient violent, ce soir,
- mettez-lui la camisole. - Oui, docteur.
�a te dirait, du faisan r�ti et un verre de bourgogne ?
- Il est bon, votre faisan ? - Pardon ?
On sert du roast-beef, du r�ti de porc et du rago�t.
Deux roast-beef.
Comme on se retrouve !
Content de te voir, ma jolie.
�a fait un bail.
Vous faites erreur. Je ne vous ai jamais vu.
Excusez-moi !
J'ai cru que vous �tiez quelqu'un de ma connaissance.
�a alors ! On me prend toujours pour quelqu'un d'autre.
Tu as une cigarette ?
Oui...
Merci.
Il fait froid pour septembre, non ?
Tu devrais peut-�tre retourner � l'arri�re.
Non.
Bob.
C'est � cause de cet homme au restaurant ?
Pourquoi donc ?
Tu es tellement distant depuis que c'est arriv�.
Tu n'as pas froid, � l'avant, ma reine ?
On g�le dans cette voiture. Je t'apporte de l'eau de feu.
Bois un coup, ma reine. �a t'�vitera d'attraper la grippe.
Tu as m�me du givre sur ton chapeau.
Allez, �a te fera du bien.
Pourquoi pas ?
- Bob ? - Non, merci.
Alors, je ne suis pas assez bien pour toi, hein ?
Toi seule peut en juger.
Oui, je t'ai menti. Qu'est-ce que tu croyais ?
J'ai voulu chiper ma part de bonheur.
C'est � mourir de rire.
Rien ne dure en ce bas monde.
Tu ne vois pas de quoi je parle, n'est-ce pas ?
Non...
Tu es un brave gars, tu n'as jamais fait de faux pas.
Oui, j'ai connu cet homme.
C'�tait mon petit copain.
Qu'est-ce que �a peut faire ?
On dirait qu'il ne va pas revenir. C'est la tuile.
Quelque chose a d� se passer pour qu'il disparaisse ainsi.
J'ai ma petite id�e l�-dessus.
Peu importe ! On fait quoi, maintenant ?
On l�ve le rideau ou pas ?
J'ai rameut� quelques p�kins, mais ils risquent de filer.
- Sauf si je les enferme ! - La ferme !
On essaie de r�fl�chir.
Dans cette position ?
Ce num�ro n'a fait que nous porter la poisse.
J'ai une id�e.
Je pourrais �pater la galerie avec quelques tours de cartes.
J'en ai un nouveau. Choisissez une carte au hasard.
N'importe laquelle.
Je t'aurai pr�venu, McGill. Mes nerfs sont � bout.
� vous, alors.
�a suffit. Envoie la musique. Il faut commencer le spectacle.
Comme vous voulez. Vous ne savez pas ce que vous ratez.
�a va, ma reine ?
Tout est simplement au poil.
Fais quelque chose !
Je vais te dire ce que tu peux faire...
C'est r�ciproque !
Tout le monde est en place. Allons-y.
Merci au Dr McGill � qui je dois ma sant� resplendissante. Merci.
Ne partez pas, braves gens !
H�las, nous ne prenons pas assez soin de notre corps.
Mon livre, que vous pouvez acheter d�s � pr�sent,
mettra tous les m�decins au ch�mage.
Les sceptiques, les incr�dules,
les 'messieurs-je-sais-tout' ne voudront pas le lire.
Les esprits ouverts et intelligents
d�sireux d'apprendre ce qui est bon pour eux...
J'ai eu tort, Lilly. Rien n'a d'importance.
Rien � part �a.
Et voici, pour vous distraire et vous �difier,
un jeune homme � la musculature prodigieuse...
Si vous lisez mon livre comme il l'a fait...
Robert Chandler ?
Il est � l'h�tel.
T�l�gramme pour lui.
Je le prends.
Vous pouvez signer ?
Ah, oui.
C'est des halt�res en bois ?
Vous nous accusez de berner notre public ?
S�r qu'elles sont en bois !
Venez donc au spectacle demain.
Pour devenir costaud comme vous ?
J'ai pas besoin de muscles.
J'ai de la cervelle !
La salle de bains est au bout du couloir.
Oh, Lilly !
Sublime cr�ature !
Vous �tes une cr�ature, � votre mani�re.
Une cr�ature sauvage et primitive.
Tu �veilles la b�te en moi, Lilly.
Quand je te regarde, le temps n'existe plus.
Je vois en toi l'incarnation des sir�nes de l'Antiquit�.
Vous m'en direz tant !
Tu me rends la vie tr�s difficile.
Je dois constamment livrer bataille � mes bas instincts.
Entre nous, Lilly...
- que dirais-tu si un jour... - McGill !
Et voil�. Le sort s'acharne contre moi.
J'arrive, ma ch�re.
Fritz s'est �vad�. Je l'ai vu !
Il chevauchait un �l�phant rose ?
Non, je ne plaisante pas, Bob. Je l'ai vu !
Un t�l�gramme pour toi.
Doc, Fritz s'est �vad�.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Je l'ai vu. Il m'a d�visag� derri�re la vitre.
- Tu es fou. Il est intern� ! - Pas ce soir, en tout cas.
Il est dans cette ville. En libert� !
Jeune homme, laisse-moi te donner un conseil.
L'alcool fait de terribles ravages sur le cerveau.
Tu me crois ?
Arr�te avant qu'il ne soit trop tard.
Mais je l'ai vu !
M�fie-toi du tord-boyaux qu'on te refile.
Je l'ai vu !
�coute, mon gars,
tu n'as pas un dollar ou deux ? Il faut que j'aille au magasin.
Je suis � cran depuis que j'ai vu Fritz.
J'ai mal � la gorge !
Bien s�r.
Merci, Bob.
Lis �a.
Votre candidature a �t� retenue.
Pr�sentez-vous au plus t�t � Denver
pour la construction du barrage Alcazar � Mexico.
La Compagnie de Construction Newton.
Mexico, "au plus t�t" !
Oh, Bob !
C'est enfin arriv�. C'est merveilleux pour toi.
Pour nous.
Nous partons cette nuit. Il y a un train qui part � 1h45.
- Mais... - Non.
Ne discute pas, s'il te pla�t.
C'est la chance que j'attendais. Je veux te sortir de tout �a.
Mais comment faire ? Il y a tant de choses...
Tu m'aimes, non ?
Tu le sais.
Alors, o� est le probl�me ?
Tu as pay� ta dette envers Dave. Au moins mille fois.
Il ne s'opposera pas � ce que tu divorces.
C'est un nouveau d�part pour nous.
Je ferai un travail que j'aime
et tu seras avec moi. Songes-y.
J'y songe.
Alors, c'est oui ?
Oui.
Fais tes bagages. Je vais t�l�phoner � la gare.
Je serai pr�te, ch�ri.
Il fait frisquet, ce soir.
J'ai horreur de ce temps.
�a relance ma laryngite.
Puis-je vous parler en priv� ?
Approchez.
Sachez, jeune homme
que je g�re un �tablissement respectable !
Bonjour, Mac.
Bonjour.
�coutez, vous m'avez mal compris.
Je veux un flacon d'Argyrol.
Et...
des �couvillons.
Pourquoi ne pas l'avoir dit ?
Bob !
Vous entrez une minute ?
J'ai une chose � vous dire.
D�sol�, Mme McGill, mais...
Vous �tes un gar�on trop bien pour une femme comme �a.
Vous et moi pourrions �tre bons amis.
D�sol�, Mme McGill, je dois aller t�l�phoner.
Excusez-moi, s'il vous pla�t.
Salut, ma reine,
ma gorge br�le comme l'incendie de Chicago.
Si tu m'examinais, mon infirmi�re pr�f�r�e ?
Merci d'avoir pli� mon linge.
Que ferais-je sans toi ?
Ouvre la bouche bien sagement.
Tu pleures.
Qu'y a-t-il, ma reine ?
C'est parce que je bois � nouveau ?
�coute, je vais arr�ter. Je te le promets.
Je ne veux pas te rendre malheureuse.
Je ne suis pas malheureuse. C'est juste que...
Je vais voir le Dr McGill.
Ma reine ?
Si je m'endors, tu n'arriveras pas � me r�veiller.
O� est Lilly ?
Tu as essay� de m'�loigner d'elle !
Ma Lilly !
Tu m'as enlev� ma Lilly ! Tu m'as pris ma Lilly !
Tu es � moi !
Personne ne t'aura !
Personne ne t'aura !
Je te tiens, maintenant.
Je te tiens !
Je te tiens !
D�gagez. Lib�rez le passage.
Vous �tes sa femme ?
Il faut que vous sachiez. Il a l'�pine dorsale bris�e.
�a veut dire que...
Je vous en dirai plus � l'h�pital.
On va devoir y rester longtemps ?
J'en ai peur. On fera tout notre possible.
H�, ma reine...
Ne t'en fais pas, ma reine.
�a va aller.
Bien s�r que �a va aller.
Tu restes avec moi, hein ?
Hein, ma reine ?
Bien s�r.
Pardon, madame, on doit le mettre sur la civi�re.
Je ne peux pas le quitter.
Je sais.
Il faut que tu saisisses ta chance.
Je ne peux pas partir...
sans toi.
Il le faut.
Ce n'est pas possible.
Il n'y a pas d'autre moyen.
Mais pas pour toujours. Je ne peux pas te perdre � pr�sent.
O� que tu sois, je t'aimerai toujours.
L'employ� de la gare, de nouveau, au t�l�phone.
Il me dit qu'il a vos r�servations.
Dites-lui de les annuler.
Rends-moi un service, ma reine.
Demande au docteur s'il a une bouteille.
Ma laryngite, tu sais.
�a fait atrocement mal.
Sous-titres : Yusuf Samantar VHS RIP et mini adapt : Matduha
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