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T'en veux pour moi ? J'arrive ! Allez, au boulot.
Merci.
Merci.
Je serai capable d'arriver Ă Marseille.
Gardez-le pour vous.
Je ne veux rien savoir.
C'est vrai qu'il y a eu des hommes de l'armée en Pologne ? Oui, mais c'est
vrai qu'il y a eu des hommes de l'armée en Pologne ? C'est vrai qu'il y a eu des
hommes de l'armée en Pologne ? C'est vrai qu'il y a eu des hommes de l'armée
en Pologne ? C'est vrai qu'il y a eu des hommes de l'armée en Pologne ? C'est
vrai qu'il y a eu des hommes
de
l'armée en Pologne ?
Je sais pas.
Comment tu t'appelles ? Bojarski.
Czeslaw Jan Bojarski.
On va dire Jan. On vous en parle ? Je ne travaille pas ici, monsieur.
Il paraĂźt ĂȘtre du talent, Jan.
C'est bien.
Ah bon ? Mais tu sais qui suis-je ? Bien sûr.
Tout le monde vous connaĂźt.
Alors tu sais que je ne suis pas venu pour parler de mécanique.
Moi aussi je suis dans les faux.
Pas la peine de mentir.
Ton copain m'a déjà vanté tes mérites.
Alors tu vois, comme je n'aime pas la concurrence, tu vas bosser pour moi.
C'est pas juif ? Il a eu que des qualités ce garçon.
Regardez-moi ces visas, M.
Tellermann.
Mieux, vous ne trouverez pas.
Avec ça, vous ĂȘtes dĂ©jĂ en Suisse.
Merci, merci beaucoup.
Ăa fait 7 000 avec la visa.
On avait dit 5 000.
Que voulez-vous ? J'ai dĂ» revoir mes prix Ă la hausse.
C'est tout ce que j'ai.
Et ça, ça doit bien valoir un petit quelque chose.
Je ne comprends rien en allemand.
J'ai appris l'espagnol.
Alors, vous me pĂȘchez ? On se marie bientĂŽt ? J'ai pas les blagues la
semaine prochaine ?
Une cafetiÚre qui se découvre toute seule à l'heure du réveil.
Une invention Ă moi.
Il est 19h, hein ? Oui, il me reste quelques réglages à faire.
Comment t'es arrivé en France ? J'étais officier pendant la guerre.
J'ai été fait prisonnier.
Je me suis évadé d'un camp en Hongrie.
C'est comme ça que je suis venu ici.
Tu me fais marcher.
Non, pas du tout.
Sinon, hormis les cafetiĂšres, Ă quoi tu rĂȘves, M.
Kozsarski ?
L'encre coule grĂące Ă une bille trĂšs fine qui roule quand on appuie le stylo
sur le papier. C'est absolument révolutionnaire.
Vous savez donc que nous vendons de l'encre,
pas seulement des stylos.
Et plus les stylos fuient, plus nous vendons de l'encre, voyez-vous.
Alors pourquoi je voudrais d'un stylo qui ne fuit jamais ? Parce que...
Je tape, ça se jette et ça se rachÚte.
Tous les mois pour les écoliers, toutes les semaines pour les sténodactylo.
Imaginez un peu les bénéfices.
Vos dessins sont intéressants, je ne dis pas.
Merci. Mais il ne vous fera pas la mauvaise mort, Claude.
J'ai apporté un prototype.
Dites-moi, vous avez déposé un brevet.
Je suis en train.
Méfiez-vous, ça ne suffit pas en droit des affaires.
Croyez quoi que je vais vous voler ? Essayez un peu et je vous traĂźne devant
les tribunaux. à votre avis, Bojary, le juge croira à qui ? Un émigré polonais
ou un ancien résident ?
J'ai jamais dĂ» leur donner.
Tu les supportais. Et je regrette.
Papa ! Ăa va, ma chĂ©rie ? Oui.
Elle est oĂč, maman ? Elle est toujours lĂ . On va la voir.
Allez, va.
Ăa te va bien ? Je te prĂ©viens, ce soir, ma mĂšre est particuliĂšrement odieuse.
Ah bon ? C'est pas son genre, pourtant.
Et ton rendez-vous, ça s'est bien passé ? Tant pis pour eux.
J'ai épousé un inventeur, moi, pas un vendeur de cravate.
Ăa pivote ! Ah, mais dites donc ! Et vous pouvez Ă©galement rĂ©gler la hauteur
grùce à cette petite colonne hydraulique. Vous voyez la poignée, là ?
LĂ ? Un peu bas, lĂ .
Vous pouvez la remonter. La poignée est juste ici, regardez.
Et vous la réglez à votre convenance. C'est formidable.
Et tu as déjà trouvé un fabricant que ça intéresse ? Pas encore, mais j'ai
quelques contacts.
Yann, si tu veux, le temps doit revenir.
Je peux te trouver du travail dans mon entreprise, aux livraisons. Ăa te dirait
? Papa, Yann est ingénieux.
Oui. Enfin, n'empĂȘche qu'on ne pourra pas vous aider Ă©ternellement. Alors c
'est tout Ă fait si la France ne reconnaĂźt pas son diplĂŽme.
En attendant, la France vous accueille et nous, on vous loge.
Mais alors, vous avez des appartements partout.
Peut-ĂȘtre, mais ça fait quand mĂȘme un loyau Ă moi.
Ce qu'on va faire, c'est que vous me dites combien on vous doit et je vous
fais un chÚque. Vous ne tracassez pas avec ça.
Vous serez toujours les bienvenus.
J'arrive, ma puce.
J'adore quand tu me flippes.
Mais monsieur, je vous l'ai déjà dit, je suis né à Dansk. Mes papiers ont été
perdus pendant la guerre.
Dans ce cas, vous n'existez pas.
Mais enfin, c'est absurde. Vous voyez bien que j'existe.
On ne peut rien pour vous.
Et entre nous, c'est bourré de fautes d'orthographe.
Prenez déjà écrit en français.
Et Bojarski.
Et Dogue.
Dogue. Dogue, c'est Dogue.
Pas la peine de revenir lundi.
Ah, mais nous, on a été embauchés pour deux semaines.
Ouais, mais il y a des Français qui m'ont demandé, ils passent en priorité.
Putain de merde, mais qu'est-ce que tu racontes ? Tu crois qu'ils portent l
'avion mieux que nous, c'est ça ? Non, mais ils font moins d'histoire.
La preuve. Laisse tomber, Dogue. On va pas mettre de la cervelle lĂ oĂč il n'y
en a pas, de toute façon.
Liberté, égalité, fraternité.
Putain, je vais me barrer de ce pays de merde.
Ne refais pas, je ne me suis pas évadé, j'ai été gracile.
Et toi, comment ça va ? J'ai cru comprendre que ce n'était pas la joie.
Ăa va, ça va, je me dĂ©brouille.
Tu es pÚre de famille maintenant, pas vrai ? Qu'est-ce que vous me brûlez ?
Il est beaucoup trop vert.
Et je ne parle pas de la qualité de l'impression.
Les couleurs bafent sur les cÎtés.
Il est vraiment laid.
Tu vois pourquoi j'ai besoin de toi.
Mes gars sont des brĂšles.
Il me faut quelqu'un pour redresser la barre.
J'ai jamais copié le billet, moi.
Il faut un début à tout.
Je te rassure, ils sont vrais, ceux-lĂ .
à la vÎtre, monsieur l'ingénieur en matiÚre pleine.
Ingénieur conseil.
Conseil ou pas de pareil.
Vous ĂȘtes moins heureux que je.
Que vieillesse se passe, tiens, tiens, tiens, la gaieté me transporte, tiens,
tiens, tiens, je me sens aérien, mais l'attiré que l'on frappe à ma porte, et
je reconnais la voix que j'aime bien, tiens, tiens, tiens, c'est le frangant
qui vient.
Non, non, non, c'est le patron qui m'a demandé de rester un peu plus parce qu
'on a pris du retard.
Oui, je dois te laisser lĂ .
Oui, embrasse la puce.
Qu'est-ce qu'on fait avec tes balances, hein ? Allez,
tu te lĂšves dehors.
Qu'est-ce que tu fais ?
J'admire ton travail.
Si ils les mettent comme toi, quand ils n'y arrivent pas, ça finit assez mal
pour eux en général.
Cinq ans si tu te fais choper pour des faux papiers, trente pour des faux
billets.
Bienvenue dans la cour du vent.
Suzanne ?
Ăa va.
Je t'ai attendue toute la nuit.
Le patron m'a donné ma journée. Il a validé mes prototypes.
Je suis Ă vous deux.
Ă moi toute seule.
J'ai déposé Aline chez ma mÚre.
Donc ? Les voisins pourraient nous voir.
On n'a rien Ă cacher.
Qu'est-ce que c'est
? J'ai touché une avance pour le brevet de mon stylo.
Tu vois, je savais qu'un jour ton talent serait reconnu.
... ... ... ...
Ok, on sort.
Allez, allez, allez ! OĂč ĂȘtes-vous ? Faites attention, c'est dĂ©licat !
ArrĂȘtez-vous de se dire ! ArrĂȘtez-vous de se dire !
Bonjour Monsieur.
Je m'en ai jamais vu d'austérieux.
C'est bien le problĂšme.
MĂȘme nos agents du mal Ă distinguer le vrai du faux.
Je n'Ă©tais pas censĂ© ĂȘtre un falsifiable.
J'ai fait remonter l'information au ministĂšre. Qui alertera aussitĂŽt l
'Elysée ? Non, non.
Prenons le temps d'évaluer l'ampleur de la production qui circule.
Je ne prendrai aucun risque avec la sécurité de nos billets.
Je ne vous demande pas de prendre des risques. Je vous demande de me faire
confiance.
Je voulais retrouver vos faussaires.
Et les arrĂȘter, comme toujours.
Attendez-vous, mon vieux.
Vous avez l'air Ă cran.
RĂ©cemment, alors qu'il Ă©tait Ă Washington, oĂč il Ă©tait reçu pour une
série de conférences avec ses collÚgues du FBI, le commissaire principal Matéi a
Ă©tĂ© rappelĂ© d'urgence pour prendre la direction de l'enquĂȘte sur le braquage
de Rambouillet, qui a fait cinq morts, dont deux gendarmes. Nous avons pu l
'interviewer dÚs son arrivée à l'office central pour la répression du faux
bonnayage. Commissaire ! Commissaire Matéi, pour les actes d'une seconde ! Un
mot sur le braquage du fond de la Banque de France ? La seule chose que je peux
vous dire Ă ce stade de l'enquĂȘte, c'est que je vous refais ces victimes
innocentes. Je ferai tout pour envoyer les coupables en prison.
Merci, commissaire.
France Angleterre de rugby acteuse à Colombes. Les Français en maillot de
comble débordent les Britanniques.
Le maréchal Montgomery.
VoilĂ .
Fais quoi avec mes billets ?
Il y a des rÚgles pour les écouler, tu ne
peux pas les dépenser comme ça.
C'est rien de bon.
Regarde ailleurs, je te regarde.
Ăa va aller bien ?
Il
est là ? Commissaire, un bijoutier nous a appelé pour signaler un client qu'il a
payé avec une liasse de vos billets.
Et dans le lot, il y a les billets qu'on cherche.
Il y a un nombre de clients ? Non, pardon, commissaire, ne bougez pas.
Police, ouvrez.
Sortez de ce véhicule. Et le jeune homme aussi.
Allez.
On me dit que tu ne veux pas nous parler, Serge.
La tĂȘte du fourgon de la Banque de France, ça te dit quelque chose ? Cinq
morts, dont deux gendarmes.
Ăa allait.
Tu vois ? Ăa, c'est l'arme qu'on a trouvĂ©e sur toi.
Et une arme, ça sert à de la mémoire.
Je sais pas de quoi vous parlez.
Je me disais qu'une étude balistique pourrait nous aider à prouver que c'est
bien cette arme qui a servi Ă braquer le fourgon.
Mais c'est Ă rien.
Tant mieux pour toi.
Si tu nous donnes un petit coup de main, on fait comme si on n'avait jamais vu
cette arme.
Par contre, continue Ă faire le malin et tu finis la tĂȘte sur le billot.
Ă toi de voir.
Toi, tu files avec les marchandises.
Pierrot, Lucien, vous brûlez le reste. OK, patron.
Garde, les gars.
Toi, t'embarques, t'es blague ? T'as Kakairi, lĂ , tu l'embarques. On se
retrouve dans la voiture.
Croyez-vous.
Mais qu'est-ce qu'on voit derriĂšre ? Allons, allons.
Les gars.
Ils sont lĂ ! Bouge pas !
l'eau
J'ai une grande nouvelle Ă vous annoncer.
Ă partir de maintenant, je vais travailler ici.
Je m'installe Ă mon compte.
Quand est-ce que t'as décidé ça ? Bah, hier.
Il y a encore un gars qui s'est blessé au labo, on travaille sans protection, c
'est n'importe quoi.
Je veux plus y retourner, je préfÚre bosser pour moi. Enfin, si t'es d
'accord, bien sûr.
De toute façon, je te fais confiance.
Ăa va ?
Ah, par contre, il faudra faire trĂšs attention.
Parce que des fois, je vais travailler sur du plastique. Il y aura parfois des
cuves à haute température.
Donc, interdiction de rentrer ici.
Tu veux mourir ? Mais toi aussi, tu seras prudent, du coup.
Vincent.
Tu viens ? L'analyse des empreintes relevées dans l'atelier n'a rien donné.
Elles n'appartiennent Ă aucun criminel connu de nos services.
C'est probablement celle de l'imprimeur.
Jamais incarcĂ©rĂ© ni mis en garde Ă vue. Ăa peut vouloir dire deux choses. Soit
il est trĂšs prudent, soit c'est un nouveau.
Et dans les deux cas, ça revient au mĂȘme,
on n'a rien pour nous aider.
Alors on fait quoi ? On classe l'affaire ? Non, on attend.
Un faussaire, ça ne change pas de métier.
Ma main a coupé qu'il va bientÎt reprendre du service.
Et quand il le fera, messieurs, on sera lĂ pour le coincer.
... ... ... ...
L'invention qui va changer notre vie.
Ah bon ? Tu me la montres ? DĂšs qu'elle sera au point.
Mais par contre, je vais avoir besoin de toi pour taper mes brevets.
Tu vas voir.
Toi, tu seras fier de taper les Bojarskis. Tu peux au moins me dire Ă
quoi servira cette invention ? Ă t'emmener danser ? Tous les jours, mĂȘme,
si tu veux.
Numéro 131, piste 2.
Madame, vous avez besoin d'aide ?
Il est magnifique. Merci.
J'aurais voulu que tu sois lĂ .
Moi aussi.
Pardon.
Vous inquiétez pas. La place des hommes n'est pas son salle de travail.
Parle pour ton mari.
Qu'est-ce que j'ai encore fait, moi ?
Une petite photo pour l'album.
Un kilo dessus.
Coupe la tĂȘte, s'il vous plaĂźt.
Ăa ferait 300 francs.
Super miso. La volaille, c'est lui. L'osaille, c'est moi.
Il est tout neuf, ce billet.
Ah bon ? Bonjour, madame Touvenot.
Bonjour. Votre commande est prĂȘte, hein ? Alors, 500, 600...
et 700.
Merci beaucoup.
Et en vous souhaitant des trĂšs bonnes fĂȘtes de fin d'annĂ©e.
Monsieur.
Mode poulet.
Je suis étonné.
Allez, au revoir, merci.
Il dit qu'il n'est pas lĂ .
Il a un pari pour se brever.
Je ne t'ai jamais demandé s'il avait une maßtresse.
Non, non, non, arrĂȘte.
Tu ne connais jamais vraiment son mari, c'est un fait.
Moi, si.
Mais tu n'es mĂȘme pas capable de me dire ce qu'il fait exactement comme mĂ©tier.
C'est un inventeur.
Il invente des choses. Qu'est-ce que tu ne comprends pas lĂ -dedans ? Comme tu
veux.
OĂč est-ce que je le place, ton directeur de la PJ ? Loin de moi.
J'ai aucune envie de lui parler de mon enquĂȘte, c'est pour lui dire que c'est
fini. C'est bien la peine d'organiser tous ces dĂźners si tu veux pas faire de
rondes jambes.
Catherine, allez ouvrir, s'il vous plaĂźt.
Bon, je le mets en face de Solange.
Solange.
C'est ma collĂšgue du service presse de chez Chanel.
Fais un effort, André.
Monsieur Perrier.
Désolée, madame Matéi, je vous l'enlÚve une minute.
DĂ©pĂȘche-toi parce que t'es pas prĂȘt.
ImprimĂ©s avec les mĂȘmes plaques que celles utilisĂ©es par Scola et sa bande.
On en est bien sûr.
Assurés certains.
Et cette fois, ils font leurs papiers eux-mĂȘmes.
Ă la Banque de France, ils sont sur le cul.
Ouais, c'est pas trop tĂŽt.
Perrier, on relance les opérations de surveillance.
Papetier, Indique, Imprimeur, tout le toutime.
C'est pas trÚs juste de dire des choses comme ça.
Parce que c'est juste, elle m'essaie de le faire toute seule.
Tiens, prends ton pied.
Tu veux t'essuyer ?
Faut que je me prenne l'air.
Tu vas oĂč, lĂ ? Faut changer les idĂ©es.
Attends, n'ouvre pas !
La
police ? T'es con ! Suzanne, Yann, je vous présente Jackie,
on va se marier.
Tout est dans les hanches ma cocotte ! Allez
Suzanne, Ă ton tour ! Montre-nous ce que tu fais faire
!
Michel, je t'engage.
Il faut que je demande Ă mon mari.
C'est pas à ton mari qu'il faut demander. Il a été élevé chez les
jĂ©suites. Tu pourrais ĂȘtre sĂ»r qu'il est neuf.
Et toi, le boulot, ça va conduire ? Oui, ça va.
J'ai montĂ© une entreprise de transport Ă Montreuil. Ăa marche plutĂŽt bien.
J'ai engagé quelques reprises de justice pour conduire les camions.
Et toi, lĂ ?
C'est pas des emmerdes, tout ça ? Tout le monde a le droit à une seconde
chance. Regarde, toi, t'es devenu un citoyen modĂšle.
Exact.
J'ai obtenu mes papiers.
J'ai mĂȘme eu droit Ă ma carte d'artisan.
AprĂšs, t'as pas attendu de l'avoir pour gagner ta vie.
Tu m'as pris pour un Polonais.
Et voilĂ .
Vous avez de la chance, hein. Jusqu'Ă ce matin, je les prenais plus, ceux-lĂ .
Ah bon ? Pourquoi ? Trop de courant de circulation.
Mais qu'est-ce qui a changé depuis ce matin ? Ah, la Banque de France a
annoncé qu'elle allait rembourser tous les faux qu'on lui présente.
Nous, on dit Ă la radio.
Avec le pognon que ça va leur coûter.
C'est l'heure de vous amuser.
Ah, par contre, il y a une erreur.
Il y a un manque.
C'est quoi, ces conneries ?
Il va falloir ĂȘtre plus spĂ©cifique. La fin du Minerva et Hercule, vous comptez
me le dire quand ? On ne pouvait pas laisser proliférer tous ces faux plus
longtemps.
C'est bien que le mois dernier, on en a encore détecté plus de 200.
Et je vous laisse imaginer tout ce qu'on a raté.
Ăa nous coĂ»te une fortune.
Entre nous, le riche lieu, c'est rien.
La vraie nouveauté... La voile.
Regardez-moi cette beauté. De terre et mer.
infalsifiable. Et c'est supposé me remonter le moral.
Comment je fais pour arrĂȘter mes faussaires, moi ? Qu'importe votre
enquĂȘte ou l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
Ăa vous excite de me faire la guerre ? Ăa vous donne de l'importance ? Vous n
'ĂȘtes pas le centre du monde.
Bon,
on va pas trop tarder, quand mĂȘme, hein. T'as du boulot, demain ? Demain, c'est
dimanche ! Oh lĂ , c'est quoi, le dimanche, Jackie ? Je sais mĂȘme pas.
Viens, Jackie. Non, non, merci.
Viens, je te jure.
Ah non, c'est plus grave. Est-ce qu'il y a un temps pour la natalise ?
Je peux vous régler, s'il vous plaßt ? Non, non, moi, je t'ai dit les affaires,
moi. Bien, c'est moi qui fais ça. Pourquoi ? J'ai mis l'argent dans la
merde. Ah, putain. Alors, ça, c'est pour vous.
Ăa, c'est pour vos yeux.
Et ça, c'est pour... J'ai fait la table, quand mĂȘme.
On va sur les murs.
Allez, messieurs.
Les mains sur le mur, on se dĂ©pĂȘche.
Et on présente ces papiers.
Qui sont tes papiers ? Juste ici, dans lĂ . On peut savoir ce qu'ils ont fait ?
C'est quoi, ton nom ? Bojarski.
C'est pas de chez nous, ça.
Moi, quand je vois des métés qui se baladent avec des Français, je trouve ça
louche. Pas toi ? Attendez, qu'est-ce qui est louche ? J'ai pas bien compris.
Laisse tomber, Suzanne.
Ăcoutez votre mari, madame.
C'est Ă qui, cette oseille ? C'est mon argent.
C'est dans le portefeuille.
Ne perds pas tes papiers.
Merci monsieur.
Mesdames, bonne soirée.
Il est con.
Demain j'irai pour tes plans.
Non.
Tu ne vas rien faire du tout.
Tu as peur de la police toi maintenant ?
Bon, écoute, Suzanne.
Ăa m'a pris 10 ans pour obtenir des papiers. Ăa te va comme explication ?
Je ne veux pas de
problĂšme, moi.
C'est pour ça qu'on a fait trop de vacances.
C'est pour ça qu'on a fait trop de vacances.
On travaille chez les flics maintenant.
Tu fais dans le pratique d'armes ? Ah non, je fais dans ce qui paye. Tu
devrais essayer, c'est pas mal.
Tu sais combien ça peut te coĂ»ter si les flics te prennent ? ArrĂȘte avec tes
grands airs.
Toi, t'as pas toujours été coublant.
Ăcoute-moi, pour des types comme nous, il n'y a qu'une chose Ă faire.
Il faut passer inaperçu. Ah oui, c'est ça, exploiter jusqu'à l'os.
Putain, c'est ça la vie.
ArrĂȘte de me regarder comme ça parce qu'on n'est pas Ă l'armĂ©e, donc je te
dois rien. T'as raison, tu me dois rien et je te dois rien non plus.
Je ne veux plus le voir.
Je n'ai rien Ă comprendre.
Tu es en train de me mettre en danger et ma famille avec.
Maintenant, tu sors de ma vie.
C'est clair ? J'en peux
rien.
Commissaire. Je vous laisse.
Le général me parlait de vous pas plus tard qu'hier. Je ne suis pas en termes
Ă©logieux, vous pouvez me croire. Je sais que vous m'enquĂȘtez, mais j'ai besoin de
plus de moyens. Vous avez déjà 12 officiers à temps plein.
Vous savez combien ça nous coûte ? Pas autant que de changer de monnaie tous
les deux ans.
J'ai parlé aux spécialistes de l'APJ. Ils sont persuadés que les contrefaçons
sont produites par un gang d'experts. Permettez que je vous parle franchement.
Le gang, on s'en moque. C'est le graveur qui compte.
Il suffit que je le coince pour mettre un terme Ă leur trafic. S'il suffit de
le coincer, qu'est-ce que vous attendez ? Un conseil, Matéi.
Passez moins de temps à faire des mondanités et plus derriÚre votre
bureau.
Je voulais t'avoir.
Quoi ? Tu connais ce cabane ? Non.
Tu me caches quelque chose ? Il fallait absolument que tu viennes ici en pleine
nuit ? Allez, viens, je te ferai visiter demain matin. Non.
Ce soir.
Tu vois quoi, Suzanne ? Je veux savoir avec qui je vis.
Ăa, c'est un dĂ©odorant Ă billes.
C'est le mĂȘme principe que le stylo, mais en plus gros.
Je vais le faire breveter. Bon, arrĂȘte, Yann.
Dis-moi ce que tu fabriques vraiment ici.
Tu les as volés ? Non,
pas du tout, ils sont Ă moi.
Tu voulais savoir ce que je fabriquais ici depuis tout ce temps, ben voilĂ .
Maintenant, tu sais.
Je les écoule billet aprÚs billet, jour aprÚs jour.
Chaque fois dans un lieu différent, à Paris.
Tes brevets, lĂ , c'est du vent ? Tout le monde s'en fiche des inventions d'un
polac.
J'en avais marre de te traiter comme un moins que rien, comme un parasite.
J'en pouvais plus de la honte.
Mais je dirais quoi aux enfants quand tu croupiras en prison ? Mais ça n'arrivera
pas. Ah bon ? Pourquoi ? Je prends mes précautions.
Mais t'es plus malin que tout le monde en somme.
Ouais.
Le mien sera encore plus beau que l'original.
Tu vas continuer ? Si je travaille d'arrache-pied, d'ici un an, j'en aurais
produit des centaines d'exemplaires.
Et nous, pendant ce temps, on devient quoi ? Mais quoi ? Tu préférais peut
-ĂȘtre quand on vivait au crochet de tes parents ? Ou que j'enchaĂźnais les petits
boulots minables ?
C'est bon.
On travaille.
Comment ça se trouve ? Seront punis de travaux forcĂ©s Ă
perpétuité, ceux qui auront contrefait ou falsifié des données de banque
autorisées par la loi.
Bravo, ça se lit trÚs bien.
Les enfants, le petit dĂ©jeuner est prĂȘt.
Je t'ai pas dit, je vais passer le permis.
Je te laisse t'occuper des enfants.
Alors comme ça, on rend visite à ses anciennes amours.
Ăa me manquait de courir aprĂšs.
Attention, commissaire.
C'est important de faire de l'exercice.
TrĂšs combien de temps Ă tirer ?
Qu'est-ce que tu dirais si je plaçais un bon mot à la direction pour toi ? Tu
pourrais gagner quelques mois.
Et en échange de quoi ? Qu'est-ce que tu peux me dire là -dessus
? C'est de la belle ouvrage, hein ? Mais encore.
Quoi ? Vous voyez cet étal ? Je sais.
C'est une des rares erreurs du graveur.
Le vrai terre et mer de Betalfane. Ce n'est pas une erreur, c'est une
signature.
Vous avez une tige ?
Pourquoi il signerait ses propres billets
? Pour distinguer les vrais des faux.
Au risque de se faire remarquer.
Justement, il veut qu'on reconnaisse son talent.
Le rĂȘve d'un grand copiste, c'est toujours de faire mieux que l'original.
En tout cas, c'est pas pour épater les petits commerçants.
C'est-Ă -dire ? Vous ne le connaissez pas, mais lui, il vous connaĂźt.
Il veut vous toucher, vous émouvoir.
Votre client, c'est pas un malfrat.
C'est quoi, alors ? Un artiste qui gagne beaucoup plus en écoulant ses billets
que vous en enquĂȘtant sur lui.
Et ses complices le laissent faire sans rien dire ? Qui vous dit qu'il a des
complices ? Non.
C'est nous l'autre six personnes au moins.
Le général Massu est entré dans Alger avec pour mandat... C'est une vraie
petite merveille cette caméra.
Il devra aussi combattre le FLN qui lutte pour l'indépendance de l'Algérie.
Oh, l'Algérie.
On ne va pas trouver autre chose comme sujet.
Tu dois te régaler avec ça.
Tu parles et ça ne sert jamais. Ăa doit coĂ»ter la peau des fesses.
Vous les vendez chers, vous pouvez ? Certains, oui.
Panique Ă la Banque de France.
Au ministĂšre des Finances, on se demande si les faux billets qui prolifĂšrent ne
seraient pas l'Ćuvre des soviĂ©tiques pour dĂ©stabiliser notre Ă©conomie, rĂ©vĂšle
une source qui préfÚre rester anonyme.
Papy, ça veut dire quoi, anonyme ? Ăa veut dire qu'il veut rester cachĂ©.
Ou bien, ça veut dire que personne ne le connaßt.
Si ça se trouve, c'est vrai ce qu'ils disent.
Peut-ĂȘtre que t'es un espion russe envoyĂ© pour dĂ©stabiliser l'Ă©conomie
française.
Allez, dis-moi tout.
T'es un rouge ? Je te sers de couverture.
J'avoue.
Par contre, je travaille plus pour eux.
Je suis un fugitif.
J'ai refusé par amour.
C'est dommage.
Ah bon ? Au moins, c'est romantique, un espion.
C'est fidĂšle Ă quelque chose, Ă des convictions.
Vous verrez, les annales, elles sont formelles.
Pour obtenir ce résultat, ils ont mélangé du papier calque et des feuilles
Ă rouler les cigarettes.
50-50.
à raison de 10 feuilles à rouler par billet, ça fait un paquet de 100 pour 10
billets.
C'est un coup à dévaliser tous les tabacs de France.
Ăa peut vous ĂȘtre utile. On a analysĂ© chaque marque de papier. Job, Zigzag,
Rilacroix. Et alors ? Ils n'utilisent que du papier OCB.
Allez, messieurs, servez-vous.
Nous devons dĂ©couvrir lĂ oĂč ils s'approvisionnent.
S'il faut mettre un gars de chez nous dans tous les tabacs du pays, il va
falloir recruter.
MarĂ©chal, vous m'avez l'air motivĂ©, c'est vous qui mĂšneriez l'enquĂȘte.
Commencez par demander Ă OCB s'ils ont eu des ruptures de stock dans certains
tabacs récemment.
Quand vous aurez la liste, vous irez interroger les bureaux Ă l'ice
concernés, un par un.
Compris ?
Merci, monsieur.
Bonne journée.
Les Ă©pingles rouges, c'est tous les tabacs oĂč un client inconnu est venu
acheter du papier Ă rouler par boĂźte de sang dans les six derniers mois.
Mon appartement, comment c'est possible ? Si notre type s'approvisionne partout
sur le territoire, on n'est pas plus avancé.
Alors oui.
Je ne pensais pas que vous alliez décrocher.
Vous appelez souvent les gens en espérant qu'ils ne décrochent pas ? Non.
Seulement quand je me sens d'humeur bavarde.
Vous tombez bien, j'ai votre travail sous les yeux.
Ah oui ? Vos billets sont plus vrais que nature.
Chapeau.
Ăa n'a pas Ă©tĂ© facile.
J'ai dĂ» concevoir de nouvelles machines.
Justement, je me posais la question, pourquoi avoir choisi de copier le terre
et mer plutĂŽt que le riche lieu ? C'est plus rentable.
Plus difficile aussi.
Ăa me fait plaisir que vous l'ayez remarquĂ©.
C'est vrai que sur celui-ci, les filigranes sont plus complexes.
Les visages du recto doivent se superposer parfaitement avec ceux du
verso.
Et le visage de ces deux femmes aussi.
Leur regard est moins frontal que celui du Richelieu.
Elle ne dévisage personne.
Je peux vous poser une question personnelle ? Allez-y.
Pour qui faites-vous tout ça ? Vous voulez dire qui d'autre que vous ? Vous
n'allez pas me dire que je suis votre seul public ? Et vos complices, qu'est
-ce qu'ils en pensent ?
Vous travaillez seul, n'est-ce pas ? Ăa doit ĂȘtre Ă©puisant, tous ces
déplacements.
Je vais devoir vous laisser, maintenant.
Je vous préviens.
Ăa prendra le temps que ça prendra, mais je vais vous arrĂȘter.
Quand j'en aurai assez, j'arrĂȘterai de moi-mĂȘme.
Non, vous n'arrĂȘterez jamais.
Parce que vous ne faites pas ça pour l'argent.
Pas vrai ?
Désolé, monsieur, on ferme.
Oui, monsieur, j'y vais tout de suite.
Présentez vos papiers s'il vous plaßt
Allez, circulez.
Papa ? Est-ce que Sophie peut venir dormir chez nous samedi prochain ?
Sophie qui ? Sophie, ma meilleure amie depuis la primaire.
Je t'ai parlé d'elle cent fois.
Je t'ai déjà dit, je ne veux pas que tu invites des gens à la maison.
Mais je comprends pas. J'ai les félicitations à l'école. Pourquoi tu me
punis ? Bon, bĂȘte d'entendre, s'il te plaĂźt.
Personne ne vient chez nous. On est toujours tout seuls. T'es jamais lĂ .
Si je travaille si dur, c'est pour que tu aies une meilleure vie que moi Ă ton
Ăąge. Ah oui ? Et quelle vie t'avais en Pologne ? Tes parents, ils faisaient
quoi ? T'en parles pas, on sait rien.
Mais parce qu'il y a rien Ă savoir.
C'est comme ton travail. Je suis incapable de dire Ă mes copines ce que
tu fais. C'est quoi l'un des trucs que t'as inventé ? Le dernier truc ? C'est
un truc qui m'a permis de t'acheter cette télévision, justement.
Tu m'enfiles !
T'as déjà perdu tes amis, tu veux aussi perdre tes enfants ?
Depuis deux mois, il ne se fournit en papier que dans le sud de la flotte. C
'est parti de Nice, puis Cannes, Toulon, Marseille.
Ensuite, il a remonté la vallée du RhÎne jusqu'à Lyon.
Il est méthodique.
Trop.
Regardez, aprÚs Lyon, il a bifurqué vers Grenoble. Il suit le réseau ferré.
Il est moins prudent qu'avant.
Et s'il continue comme ça, il sera bientÎt à ...
Il va venir, c'est sûr.
Il a appelé le patron hier pour vérifier qu'il avait bien été livré.
Si, il se méfie et qu'il va dans un autre tabac.
Impossible.
Il est méthodique.
Ăa va, le gars ? Non, pas trop. Tu peux abandonner, s'il te plaĂźt ?
C'est un bon départ, c'est un bon départ. Allez, c'est parti.
Qu'est-ce qui se passe ?
Je suis malade. Vous avez vu l'état de ma voiture ? Monsieur ? Bonjour, j'ai
téléphoné hier pour vous demander du papier.
Ah, c'est vous ? Ne bougez pas, je vais chercher votre commande.
Il faut y aller, vite ! Police !
Mon
sang,
c'est pas vrai ! Faites relever les empreintes.
Et appelez l'APJ qui nous envoie le type des portraits robots.
Il sera pas lĂ avant demain.
Et alors ?
Vous avez mieux Ă proposer ?
Excusez-moi, monsieur.
Le train de 22h12 pour Paris nous part bien sur ce quai ? Non, il est annulé,
monsieur. Il part demain Ă 14h15.
Parfait.
Vous avez de la chance. Avec le salon de bécolage, nous sommes compris
habituellement.
Merci, monsieur.
M. Matéi, votre taxi est réservé pour demain.
Merci.
Donnez-nous 10 minutes pour préparer votre chambre. On s'occupe de votre
bagage.
Vous pourrez prĂ©venir quand la chambre 23 sera prĂȘte ? Merci.
Bonsoir, une vodka, s'il vous plaĂźt.
Bonsoir, monsieur.
Vous avez du feu, s'il vous plaĂźt ? C'est vous qu'on
voit aux actualitĂ©s ? Le commissaire des phobies ? Ăa fait bien longtemps qu'on
ne m'avait pas reconnu.
Mes jours de gloire sont derriĂšre moi.
Aux jours de gloire, alors !
Qu'est-ce que vous faites dans la vie, monsieur ? Brabant.
Maurice Brabant.
Je suis représentant en outil de bricolage.
Je suis ici pour le salon qui s'ouvre demain.
Je suis incapable de planter un tout.
Vous ĂȘtes bricoleur ? Un petit peu.
Et comment devient-on reprĂ©sentant en outillage ? Mon rĂȘve, c'Ă©tait de devenir
ingénieur.
Je serais sûrement aujourd'hui sans la guerre si j'étais resté en Pologne.
Mais Brabant... Brabant, j'ai dû préciser mon nom pour trouver du
travail.
S'il vous plaĂźt.
Oui, monsieur.
Et vous, vous ĂȘtes investi pour le travail ou pour une cure ? J'ai l'air de
faire une cure.
Le travail, alors.
Vous ĂȘtes sur la piste d'infomonnaie.
Pardonnez-moi.
J'adore les fĂȘtes d'hiver.
Je suis mĂȘme abonnĂ© au magazine DĂ©tective.
Il faut bien passer le temps Ă en tourner.
J'avais une piste, oui.
Et ? J'Ă©tais à ça de l'arrĂȘter.
Huit ans que je traque le mĂȘme type.
Huit ans que je fais du surplace et que je fiche ma carriĂšre en l'air.
MĂȘme ma femme ne me supporte plus.
Parce que vous parlez de votre travail Ă votre femme.
Pas vous ? Vous savez, les perceuses, les visseuses, ça n'intéresse pas grand
monde.
Alors que vous... Moi, je ne suis pas un exemple.
Deux divorces, trois mariages.
Votre prochaine restation.
Ce n'est pas moi le plus Ă plaindre dans cette histoire.
Ah oui ? Vous imaginez fabriquer des chefs-d'oeuvre à longueur de journée
sans pouvoir en parler Ă personne ? C'est comme d'ĂȘtre le nĂšgre d'un prix
concours.
La place, ça mangerait de l'intérieur.
Peut-ĂȘtre pas lui.
Oh si.
Comment vous pouvez le savoir ? Je commence Ă cerner le bonhomme.
Bon.
Je vous ai fait remettre comme ça.
C'est pas mal.
Vous ĂȘtes sĂ»r ?
Ăa me gĂȘne.
Vous allez me vexer.
Et merci pour la conversation.
J'étais du mort-bavard ce soir.
Marche-toi ! ArrĂȘte ! Je ne veux plus jamais te voir ici ! Tu m'entends ? Je
ne veux plus jamais ! ArrĂȘte ! Tiens, la dauphine.
C'Ă©tait pour fĂȘter ton permis.
RĂ©ponds-moi, tu l'aimes ? Ăa
fait
deux ans que tu m'as promis d'arrĂȘter.
Les deux ans sont passés et rien n'a changé.
J'en peux plus d'avoir la trouille que la police débarque, tu comprends ça ?
ArrĂȘte ! ArrĂȘte ça !
Les enfreins correspondent à celles retrouvées il y a dix ans dans l
'entrecĂŽte du gang d'extraction.
Qu'est-ce qu'on fait ? On les diffuse ?
Pour prendre le risque qu'ils disparaissent ?
Non, on garde ça pour nous.
Et comme vous le savez, dans quelques mois, nous opérons une transition
progressive vers le nouveau fond.
Dans ce contexte, nos experts ont mis au point une toute nouvelle génération de
billets, proprement, infalsifiables.
Bien, merci mesdames, merci messieurs. Jacques, je vous laisse la parole.
Merci monsieur le directeur.
Nos ingénieurs ont repensé le papier en intégrant de nouvelles trames et des
motifs en filigrane inédit.
Ce nouveau billet imprimé en taille douce est sensiblement moins haut que le
riche vieux. La Banque de France a décidé de rendre hommage à ...
Sous-titrage ST'
501
Ne le fais pas, c'est passé.
La douleur va et vient.
C'est l'habitude.
Et ça fait combien de temps qu'elle est partie ? Ma douleur ? Ah, Suzanne.
Un an bientĂŽt.
Et tu penses qu'elle va revenir ?
Si ça peut te consoler, moi, j'ai tout perdu, que ce soit Jackie, mon boulot,
ma boĂźte. Je te donne l'argent Ă tout Paris, je suis dans la merde.
Je ne sais mĂȘme pas vers qui me retourner.
C'est pour ça que je suis venu aller partir ?
Bon, Suzanne, elle n'en prouve plus de cette W.
Ah oui ? Et toi, tu l'as supportée, cette W ? Il te faut combien pour sortir
la tĂȘte de l'eau ? Oh, autour de 10 000.
Tiens.
Pas besoin de me rembourser.
Ah ouais, mais moi, je ne peux pas prendre ça comme ça.
J'ai pas dit que c'était sans contrepartie.
J'ai besoin que tu travailles pour moi.
T'as compris ce que je fais ici ? Bah, la France, elle voulait pas de nous,
alors que t'en es pas compagnon.
RÚgle numéro une, ne pas écouler plus d'un billet par boutique.
Un commerce, un billet, une rue.
RÚgle numéro deux, rien d'ostentatoire.
Les grosses bagnoles, les belles flammes, tout blime.
RÚgle numéro 3, la discrétion.
Tu changes rien Ă tes habitudes. Ăa tombe bien, j'ai pas d'habitude.
Salut papa.
Tu pourrais m'embrasser quand mĂȘme ? Je peux pas, je suis en retard.
Ah, Yann.
C'est le portrait craché de sa mÚre à son ùge.
Je te souhaite bien du courage.
Tu racontes encore ? Je vous laisse.
Pierre va te préparer, ton pÚre est là . C'est bon !
Comment tu vas ?
Ma mĂšre va me rendre folle, mais je visite un appartement demain.
Toi ça va mieux, t'as vu le médecin ? Parle de stress, de surmenage.
Je voulais te dire, je vais arrĂȘter.
J'ai dû recommencer à zéro pour le bon appart, mais dans un an maximum, c'est
terminé.
Je te le promets.
L'autre jour, je rĂȘvais que tu te faisais arrĂȘter.
J'étais presque soulagée.
Mais toi, derriÚre les barreaux, il m'a tout fait. Tu étais fiÚre.
Je n'irai jamais en prison.
MĂȘme si la police me trouve.
Je suis meilleur que n'importe quel graveur de la bande française.
Pierre, dĂ©pĂȘche-toi ! Qu'est-ce qui t'est arrivĂ© ? Ma
grand-mÚre a traité de polac à l'école.
Tu le ramÚnes ce soir, il a son cours de catéchisme demain matin. Oui, oui.
Tu vas me raconter.
Yann, j'attends toujours que tu signes les papiers du divorce.
C'est le devoir de maths, j'y arrive pas.
Tu sais que j'étais pas si mauvais que ça en maths quand j'avais ton ùge.
Ouais, les fractions, je comprends rien.
Bah oui, mais ça dépend comment on t'explique aussi.
Ăa, c'est M.
Zolowski. Quand il parle, on dirait du latin.
Ah, les Polonais.
Bon.
Alors, tu peux venir l'intituler ?
Un jardinier plante des géraniums sur le pourtour circulaire d'une courbette.
Alors, au revoir.
Dans trois jours, si t'as pas tout remboursé, je te fais bouffer tes
couilles. T'as compris ? Oui, c'est bon, c'est bon.
Putain de merde.
Qu'est-ce qui t'arrive, hein ? Ăa, c'est un mari jaloux, ça. On s'en fout.
Et Tric, j'ai bien bossé. Avec un faux bon appart au tiercé, j'ai réussi à en
avoir trois vrais.
Pas mal, hein ? Ah oui.
T'as 5 billets à écouler par jour, tu gagnes 25 francs par billet.
Tu connais beaucoup de boulots qui payent aussi bien ? Non.
Ăa suffit pas ? Si, ça me suffit, mais qu'est-ce qu'il y a ? Il y a un
problĂšme.
Tu devais me rendre 8 000 nouveaux francs en monnaie.
Là , il y a 7 700 petites coupures, il y a 300 avec les bonapartes, ça fait 8
000. Non, il manque 300.
Viens par ici.
Lis les numéros des billets. Non, je veux pas lire. Lis les numéros des
billets.
39, 320 et V60.
Lis les numéros des billets.
39, 320, V60. C'est les mĂȘmes.
Ăvidemment que c'est les mĂȘmes, vu que c'est moi qui les ai faits.
C'est le bureau réaliste.
Non, mais non, ça suffit maintenant.
Tu vas arrĂȘter de me prendre pour un con.
Tu crois que je ne suis pas capable de recréer de mes faux ? Attends, Boyarsky,
s'il te plaĂźt.
Je déconne, je ne recommencerai pas. J'ai besoin de cet argent, vraiment.
On va faire une pause, je te rappelle.
Oui, allĂŽ ? On est lui-mĂȘme Ă la Paris.
J'attendais votre appel.
Tout Ă fait.
S'il vous plaĂźt.
Je voudrais... Je voudrais... Dix bons, dix trésors.
Bien sûr.
Bonjour, mademoiselle. C'est un malpoli.
Est-ce qu'il y a un problĂšme ? Je n'en ai plus assez.
Je vous demande une minute.
J'arrive, j'arrive.
Ne repassez pas les mobiles.
J'en ai quatre.
Le directeur m'a confirmé. J'en aurai d'autres demain matin si vous voulez
repasser. Si vous ĂȘtes lĂ , oui, j'irai repasser.
Attendez, monsieur, votre argent.
Merci.
Au revoir, monsieur.
Vous croyez que c'est comme ça que le poste est récoffébillé ? Possible.
Et ce serait malin.
Imprudent, surtout.
Et nouveau.
S'il avait fait ça depuis le début, ça fait belle lurette pour le récoffrer.
Vous savez ce que ça veut dire, Perrier ? Qu'il ne bosse plus tout seul.
Il a engagé quelqu'un, et ce quelqu'un ne respecte pas les rÚgles.
Ăa fait 15 ans qu'on ne l'attend soit pas.
Merci Ă vous.
On a presque fini.
On te fait une petite démonstration ? Oui, bien sûr.
Vous travaillez sur quoi ? La nouvelle invention de papa.
C'est un peu la tienne, quand mĂȘme.
Une machine à café à dose unique.
On prend un emballage, on y met une dose de café moulu. On glisse dans la machine
l'eau.
Elle chauffe comme dans une cafetiĂšre normale.
Elle passe à travers l'emballage perforé, qui joue le rÎle de filtre.
Et aprĂšs, on la jette.
Une dose, un café.
Tu t'es remis Ă tes inventions alors ?
M'enlĂšve !
Toi, tu bouges plus ! T'es avec qui au téléphone ? Raccroche pas !
C'était qui ?
Personne.
Une erreur.
On continue ? Bon, je suis prĂȘtĂ© et toi aussi.
Alors si tu veux qu'on t'emmĂšne Ă l'hĂŽpital, tu nous dis pour qui tu
bosses. Ăcoutez, je me dis, moi, je travaille seul, moi.
Un génie comme toi, ça m'étonnerait.
Ăcoutez, je m'en fous, vous croyez... Putain de quoi, mon hommage, moi.
Tu sais que si tu parles, tu tombes sous l'article 138 du code pénal.
Pour te la faire courte, ça dit que celui qui dénonce un contrefacteur peut
obtenir une excuse absolue toi.
Ăa te parle ? Non, ça ne me parle pas.
En clair, si tu balances ton patron, non seulement t'évites les travaux forcés,
mais aussi la prison.
C'est vrai, ça ? Je me trimballe pas avec le code pénal.
Alors il va falloir me croire sur parole.
Détachez-moi et aprÚs, on prend.
Bon, Pierre, on y va ?
Yann, c'est Flo Bojarski ? Oui.
Vous ĂȘtes en Ă©tat d'arrestation.
Qu'est-ce que tu me dis qu'elle est vraie ?
Vous allez oĂč mademoiselle ? Je vais chez moi.
Ăa fait combien de temps que vous ĂȘtes mariĂ©e ? 20 ans, mais on vit plus
ensemble depuis un an.
Je voulais me faire croire qu'en 20 ans, moins d'un an, vous n'avez jamais rien
vu.
Qui vous ĂȘtes pour savoir ce qu'il fallait voir ?
rien pour l'instant.
Remontez, fouillez partout.
Désossez-moi cette maison s'il le faut, compris ? Oui, monsieur.
Détachez-le.
Je vais trouver.
Vous le savez que je vais trouver ? Non, justement, je ne sais rien du tout.
C'est sans doute encore une de vos fausses pistes, monsieur le commissaire.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Ăa, c'est une machine Ă cafĂ© de toute derniĂšre
génération.
Je n'osais pas vous le demander.
Une dose en café.
Le dosage parfait.
Vous avez déjà le slogan publicitaire.
Je suis inventeur.
Ăa n'a pas l'air trĂšs Ă©conomique, votre affaire.
Peut-ĂȘtre, mais c'est pratique et c'est trĂšs bon.
Je fais venir un marteau-piqueur ou on rÚgle ça entre gens civilisés ?
Mais qui vous a aidé à bricoler tout ça ? Personne.
Mon épouse n'y est pour rien.
Promettez-moi qu'elle sera pas inquiétée, je vous explique tout.
Madame, madame, s'il vous plaĂźt.
Reculez, s'il vous plaĂźt.
Reculez, reculez.
Encore une, s'il vous plaĂźt. Non, pas d'image de la famille.
C'est dingue.
Allez.
J'ai une mauvaise nouvelle.
La Banque de France a refusé de m'engager.
Les USA et l'URSS sont trĂšs bien battus pour se joindre au service, mais le
général a mis son veto.
Il n'a pas dû apprécier qu'un Polonais fasse mieux que ses graveurs français.
Si on m'avait dit qu'un jour, De Gaulle connaĂźtrait moins.
J'en ai bavé sur celui-là .
Je trouvais le regard sans vie.
Sur le vÎtre, il y a plus d'éclats, c'est vrai.
J'ai essayé d'améliorer un peu l'original.
Pas je dis, on parle de toi.
La cour et le jury réunis décident à la majorité absolue de condamner Boyarsky,
Yann Cheslov, à la peine de 20 ans de réclusion criminelle et ordonnent la
confiscation et la destruction de tous les billets qu'il a contrefaits.
C'est une célébrité, ici.
Dehors aussi, tu sais.
Les voisins s'en sont toujours parmi.
Ta mĂšre non plus, j'imagine.
Toi qui avais raison.
J'aurais dĂ» arrĂȘter plus tĂŽt.
de pardon d'avoir mis tout ce temps.
Et maintenant, s'il vous plaßt, le clou de la vente, un véritable faux billet,
un Bojarski que la police surnommait le Cézanne de la fausse monnaie.
Pour ce Bojarski original, période Bonaparte, considéré comme son chef-d
'oeuvre, la mise Ă prix est Ă 1 000 euros.
Je vais prendre 1 000 euros. 1 000, 1 100, 1 200, 1 300, 1 400, 1 500, 2 000,
2 100, 2 200, 2 300, 2 400, 2 500, 3 000, 3 500, 4 000.
Sous-titrage FR ?
Merci.
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