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Lilia, on est arrivé. Cette fois, on doit gagner contre Daly.
Je sais, on lui vole le 7 de carreau !
Oui, on doit lui prendre.
Plus fort, Sofiène !
Bonjour.
Bonjour.
Attends-moi !
Mamie est en haut.
Maman.
Lilia.
Tu as pu arriver à temps.
J'en reviens toujours pas.
Ils font le lavage mortuaire.
Hayet.
Mamie t'attend.
- Et les psalmodieurs ? - Ils sont partis prier.
Ton oncle est parti, ma Lilia.
Je lui ai dit : "Lilia arrive, viens l'accueillir."
Il est parti.
Il m'a laissée.
La pauvre...
Que Dieu lui accorde sa miséricorde.
Hayet !
Que Dieu te donne la force.
Néfissa, que Dieu te vienne en aide.
Que Dieu protège ta Lilia.
Daly est prêt dans la chambre de Mamie.
Tu veux le voir avant qu'ils l'emmènent ?
Si tu n'as rien à lui dire, tu le bénis.
On joue à la Chkobba ?
Vous savez jouer ?
Qui veut commencer ? Coupe, Lilia.
Après ce sera toi, Sofiène.
Tricheur !
Non, j'ai pas triché !
J'ai le 7 de carreau. Je tombe toujours dessus.
Non, tu triches.
Non, c'est pas vrai.
S'il vous plaît, laissez-moi le voir.
Je vous en prie.
Laisse-le.
Allez-y.
Les hommes arrivent pour l'emmener.
Mon oncle.
Dis pas ça.
Arrête d'anticiper le pire.
Elle connaît pas les détails.
Tu parles, rien ne lui échappe.
De quoi vous parlez ?
Rien.
Ta mère insiste inutilement.
Ton frère est trouvé nu, mort dans la rue, et j'ai tort ?
Quoi ?
Nu ?
Oui, maman, j'arrive.
Maman, c'est vrai ?
C'est vrai.
Comment tu vas ?
Ça a donné quoi, l'autopsie ?
Rien du tout.
Aide-moi.
Dans ce pays, c'est une malédiction.
T'as quelqu'un, c'est pour ça ?
Qu'on te voit plus.
Je t'aiderai si tu as des enfants.
Pourquoi t'es dans le noir ?
Tu veux un mojito ?
T'as pensé à moi au duty-free ?
C'est dans la chambre.
Dis rien à ta mère.
T'inquiète.
C'est choquant, cette histoire.
N'y pense plus.
Quoi, n'y pense plus ?
C'est tout ?
Tiens, Wahida.
Le cimetière est plein, maman.
Il faudrait choisir le verset à graver.
Elle perd son tunisien.
Si seulement !
On rentre, les filles ?
Il ose venir jusqu'ici ?
Quel culot !
Hayet, dis-lui de partir !
Je ne veux plus le voir !
Laisse-moi !
Dire qu'à l'époque, il n'y avait que des oliviers ici.
Paix à l'âme des oliviers.
Sans enfant ni descendance.
T'inquiète pas pour moi.
Regarde qui est là.
- Mes condoléances. - Merci.
Mes condoléances.
Entrez, mon oncle arrive.
On est de la police.
On peut parler à quelqu'un ?
Une minute, je reviens. Asseyez-vous.
C'est la police.
La police ?
Ils veulent quoi ?
Pourvu que personne ne les voie.
Pardon de vous déranger.
Il y a des points à éclaircir
au sujet du décès de Mohamed-Ali Dhahbi.
Quoi ?
Mohamed-Ali avait-il des conflits ou des ennemis ?
Non.
On a besoin du moindre élément pour...
comprendre l'état dans lequel on l'a trouvé.
Vous n'aviez pas parlé d'une crise cardiaque ?
À quoi bon encore fouiner ? C'est fini.
C'est ce que dit le médecin légiste,
mais le procureur a besoin de plus d'éléments,
pour savoir s'il ouvre une enquête.
Après avoir profané son cadavre,
vous voulez me causer un scandale ?
Vous connaissez Lotfi Dhahbi ?
C'est mon fils.
L'ancien député.
Bien sûr.
Grâce à lui, on a vite obtenu le rapport d'autopsie.
Mais il reste des incompréhensions.
Des incompréhensions ?
Que voulez-vous comprendre ?
Qu'y a-t-il à comprendre ?
Excusez-la, elle vient d'enterrer son fils.
Je vous en prie.
Descends !
Je sais que tu es là !
Qui crie comme ça ?
Il fait un boucan devant les voisins !
Qui l'appelle au milieu de la nuit ?
Il n'est pas là, Daly.
Je sais qu'il est là !
J'ai dit non ! Arrête, tu vas réveiller les voisins.
Laissez-moi le voir.
Je partirai pas !
Va nous débarrasser de cette plaie.
Il nous fait un scandale.
Daly n'est pas là.
S'il te plaît, va-t'en.
Je dois le voir.
Lâche-moi, je partirai pas.
On a appelé la police.
Va-t'en !
Aïcha !
Prends-les.
Où est Mehdi ?
Il est pas venu ?
Comme d'habitude.
Comment ça, Alice ?
Elle est à la maison ?
J'ai dit que je bossais.
Je t'aide ?
Ils vont la rendre folle.
C'est qui ?
C'est quoi, ces manières ?
- C'est qui ? - La police.
Mange.
La police ?
Oui, la police.
- Pourquoi ils sont là ? - Je sais pas.
Ton frère n'est pas allé les voir ?
- Si, il y est allé. - Alors quoi ?
Je sais pas, je vais voir.
Ne les fais pas monter.
Discutez en bas.
Ça pique.
On a de nouveaux éléments à voir avec vous.
On a compris qui était Daly.
Pour nous, ça explique comment on l'a trouvé.
Un café, un thé ?
Merci, on ne reste pas.
Je veux bien un verre d'eau.
C'est-à-dire "qui était Daly" ?
Pardon ?
Vous êtes qui, déjà ?
La fille de sa sœur.
En gros, ses inclinations...
et les personnes qu'il fréquentait,
ça peut expliquer son décès.
Vous auriez dû tout nous dire depuis le début.
Vous dire quoi ?
Pour son orientation sexuelle.
Ça change quoi ?
Ça change beaucoup. Toute information est utile à l'enquête.
Vous pensez à une agression homophobe ?
En l'absence de traces de violence,
le médecin a conclu à une crise cardiaque.
Son cœur a dû s'arrêter lors d'une relation...
enfin, un rapport sexuel.
Vous pouvez le prouver ?
On peut le déterrer pour vérifier.
Vous êtes fous ? Manquerait plus que ça !
Merci à vous.
Paix à son âme.
Il l'a cherché.
Pardon ?
Dites aussi qu'il le mérite !
Un peu de respect.
Le corps de mon frère est encore chaud.
C'est votre faute s'il s'est permis de dire ça.
C'est facile d'être loin.
Pour compliquer les choses ?
Qui s'occupait de Daly ?
Qui gère les courses ? Les repas ? Les factures ?
Je l'ai accepté comme il est.
Il y a un contexte.
Et ça l'a mené où, ton contexte ?
À la tombe.
Rien du tout.
On a gâché sa vie, pourquoi lui donner une dignité dans la mort ?
Oui, maman, j'arrive.
Viens !
C'est toujours moi !
Descends, je vais t'aider de l'autre côté.
Descends un peu.
C'est bon ?
Coupe ici.
Passe-moi le sécateur.
Quoi ?
Montre-moi.
Doucement, s'il te plaît !
Maman, on n'a jamais parlé, toi et moi, de Daly.
Pourquoi vous étiez fâchés ?
Longue histoire.
Au contraire.
Comment ça ?
Tu veux que je te dise quoi ?
À Sousse.
Il n'en a pas été capable.
Maintenant, il est mort.
Viens voir.
Regarde, elle est jolie.
Je la connais.
C'est la première fois que j'entre dans sa chambre.
Compris quoi ?
On sent qu'il a jamais été heureux.
Ton mari est un con et personne te dit rien.
T'inquiète. Je vais bien, merci.
Que voulez-vous savoir ?
J'ai la sensation qu'on ne se parlait pas.
Des années qu'on s'était pas vu.
Vous veniez souvent ici, non ?
Non.
Il allait ailleurs.
Avant, c'était notre café.
On s'est connu ici.
Tu te souviens qu'on l'avait marié.
Ta grand-mère avait tout organisé.
Il était d'accord ?
Il a accepté.
Et vous ?
Et après ?
Il s'est renfermé.
Il s'est mis à boire.
Vous n'avez pas cherché à le revoir ?
Souvent.
Mais il est mort avant.
Fais le tour avec un chapeau.
Il y a des fans, déjà.
Des gouines ?
C'est rare de vous voir ici.
C'est ta copine ?
Quelle bombe, c'est fou !
Elle a de la chance.
Sacré vagin !
Vagin, ça veut dire "bombe".
Lâche-moi !
C'est une jalouse.
Et Zak, il est comment ?
Il est circoncis ?
Bayrem !
Où est la bière ?
Mohamed-Ali Dhahbi, vous le connaissiez ?
Nos condoléances.
Paix à son âme.
Merci.
Vous le connaissiez ?
En fait,
il y a des choses qu'on ignore.
Vous savez quelque chose ?
Daly était très fatigué vers la fin.
Pourquoi tu dis ça ?
On est pas dans Columbo ou New York, unité spéciale.
Allez, un peu d'ambiance !
Pourquoi ?
Les filles !
Les filles ! Attendez !
Je voulais te parler seule.
Ça va te sembler bizarre.
Et je sais par qui.
Mais je peux rien faire.
Je vais en prison si je porte plainte.
Je suis désolée.
Comme tu sais...
Depuis la mort de Daly, je ressasse.
Daly, ce soir-là,
a quitté La Cabane avec un ami, Bédis.
Depuis, Bédis a disparu. Son portable est éteint.
C'est qui, Bédis ?
Tu sais où il habite ?
J'y suis allé, je l'ai pas trouvé.
Il est peut-être chez sa famille.
Dans un village, à une heure de Sousse.
C'est quoi leur relation, avec Daly ?
Ils étaient toujours ensemble.
Tu veux y aller ?
Tu sais, Daly quand il buvait, il avait plus de filtre.
Il disait tout ce qu'il pensait.
Ça dérangeait beaucoup.
Tu veux dire que c'est pour ça qu'il est mort ?
Je sais pas.
Et tu m'impliques pas.
Compris ?
Compris.
Tu sais comment aller à Saadallah ?
C'est par où ?
Continue tout droit sur ce chemin...
Les enfants !
Les enfants !
Je peux vous parler une minute ?
Vous connaissez un Bédis ?
- Oui, je le connais. - Vraiment ?
Tu peux l'appeler ?
Tu lui veux quoi ?
Je veux juste lui parler.
Bédis.
Il y a une dame qui te cherche.
- Bonjour. - Bonjour, ça va ?
C'est toi, Bédis ?
Oui, c'est moi, tout va bien ?
Oui, je veux juste te parler de Daly.
On pourrait parler quelque part...
seuls ?
Retournez là-bas.
- Attends-moi. - On y est presque.
Alors, pourquoi t'es là ? T'es qui ?
Je suis la nièce de Daly.
Il paraît que tu étais avec lui, le dernier soir.
Je veux savoir ce qui s'est passé...
Qui t'a dit ça et t'a envoyée ici ?
Si toi, tu le sais, tout le monde le sait.
Je lui ai rien fait ! Pourquoi moi ?
Je le jure, j'ai rien fait !
OK, t'inquiète pas.
J'ai rien à voir avec cette histoire !
Regarde-moi.
N'aie pas peur.
Je te crois.
Écoute-moi.
Je ne te veux aucun mal.
N'aie pas peur.
C'est toi, la Lilia de France ?
Daly m'a beaucoup parlé de toi.
Il vous souhaitait du bien, à toi et ta copine.
Pourtant on n'en a jamais parlé.
Daly, paix à son âme, sentait les gens.
Quand je suis parti, il était vivant.
Comment il a fini dans cet état ?
Il s'est passé quoi pour qu'il se retrouve...
nu ?
Il s'est mis nu tout seul.
Il se comportait comme un fou.
Vous étiez ensemble quand il s'est mis nu ?
Vous étiez...
T'insinues quoi ?
Daly était comme mon père.
Et tu le laisses comme ça ?
Il a refusé que je le rhabille.
Il se débattait et criait.
Ça attirait trop l'attention.
Crois-moi, c'est la vérité.
Tu sais où il allait après ?
Si tu sais quelque chose, Bédis, il faut le dire.
Ne protège pas un tueur.
Et moi, qui me protège ?
Tu crois qu'ils vont m'écouter ?
Ils attendent que ça qu'on meure !
Toutes mes condoléances.
Merci.
C'est qui, celle-là ?
Je lui déroule le tapis rouge ?
Paix à son âme.
Regarde qui est là.
Pourquoi elle est là ?
Elle est venue de Paris.
Daly était mon ami. Je l'estimais beaucoup.
Qu'il repose en paix.
Tu t'en souviens ?
Toutes mes condoléances.
Maman, c'est Salah.
Salah, il est parti.
Il vous aimait beaucoup, toi et Lilia.
- Qu'il repose en paix. - Merci.
Je vais dehors avec les hommes.
Mes condoléances.
Mes condoléances, paix à son âme.
Mange un peu.
Maman, tu fais quoi ?
Et alors ?
Je t'ai déjà vue nue.
C'est devenu un problème ?
T'as qu'à laisser la porte ouverte.
Ne fais pas l'idiote.
Je vous ai vues.
Je m'habille et on en parle ?
Depuis quand ton père le sait ?
Réponds.
C'est pas le sujet.
Comme d'habitude.
Il te monte contre moi.
C'est le moment de régler tes comptes avec papa ?
Je sais.
Tu as raison.
Alors ?
C'est cette fille-là ou c'est toi ?
Tu as toujours aimé les garçons.
Je suis comme ça.
Tu verras comme elle est bien.
Comment tu as pu mentir à ce point ?
Mais j'ai pas pu.
Ça va te passer.
Me passer ?
Et tu me dis "Ça va passer" ?
Ce serait plus simple si tu l'étais pas.
Plus simple pour qui ?
Plus simple pour toi.
Pour venir en Tunisie facilement.
Tu aurais pu y penser !
Tu es folle ?
Ici ?
Pourquoi pas moi ?
Regarde-moi.
Et tu veux que j'accepte aussi vite ?
Maman, excuse-moi.
Lâche-moi, Lilia.
S'il te plaît, sors d'ici.
Qu'est-ce qui vous arrive ?
Avant, on était toujours ensemble.
Toute une foule à la plage.
T'es pas au courant ?
Quoi ?
Si.
Je te dis autre chose ?
La pauvre.
Elle est devenue moche à un point !
Elle était magnifique avant.
Si tu la vois, tu la reconnais pas.
Et Sami est toujours collé à Sayédi.
C'est qui, Sayédi ?
Quelles commères, pires que les femmes du Fark !
C'est pas tout. Il est pédé.
Pardon ? C'est normal, de parler comme ça ?
Les gros mots, ça te gêne pas, si ?
Ça, je m'en fous.
Mais ce que tu dis, c'est pas normal.
T'es trop malin, ça te dépasse.
D'ailleurs, c'est puni par la loi.
Quoi, Aïcha ? J'ai pas de problème avec eux.
C'est la loi tunisienne.
Cette loi n'est plus de notre époque.
Quelle époque ? Tu fais genre t'es moderne ?
Comme une maladie contagieuse...
Je deviens maire et je vous marie.
Je fous le camp de ce pays.
On le télécharge ce soir !
Il manquait plus que ça.
Vos papiers et ceux du véhicule.
C'est une voiture de location ?
Oui.
Je suis venue de France pour l'enterrement de mon oncle.
Mes condoléances.
Vous conduisez comme ça en France ?
Vous avez bu, Lilia ?
Pardon, je me suis trompée de sortie...
Réponds-moi, tu as bu ?
Non.
Les papiers de ton amie.
Elle est française, elle les a pas.
On fait quoi ?
On va au poste, on fait un alcootest ?
Pourquoi on irait au poste ? Y a rien.
Tu veux m'apprendre mon travail ?
Tu fais quoi dans la vie ?
Pardon ?
Voilà.
La Tunisie vous fait grandir
et vous l'abandonnez.
Normal.
Quand on peut sauver sa peau...
Là-bas, il y a du travail.
Et de l'argent.
On fait comment maintenant, Lilia ?
Tu peux partir.
Pardon.
Je t'ai pardonné, vas-y.
Doucement !
Connard !
T'es partie te baigner ?
C'est pas encore la saison. Tu vas tomber malade.
Non ça va. L'eau était bonne.
Donne-lui du halva.
Non, il a mangé assez de sucre.
Il y a des fruits secs dedans.
C'est trop sucré.
J'ai pas dormi.
Oui, t'as mauvaise mine.
Ta mère m'a dit.
Il faut la comprendre.
La vie de Daly nous a fait souffrir.
Compris ?
Comme toi.
Crois-moi, c'est la meilleure solution.
Tu fais quoi ?
Je vais dormir.
Dans la chambre de Daly ?
Maman, tu veux regarder "Questions pour un champion" ?
Pourquoi ?
C'est péché pendant le deuil.
C'est pas marqué dans le Coran.
Le Coran ?
T'as vraiment honte de rien.
C'est le bazar.
Je te prends la tension ?
Arrête avec ça.
Prends-la à tes patients et laisse-moi.
Viens, il y a un oiseau.
Encore ?
Vite !
Hayet, l'oiseau est revenu.
Il est là.
Ouvre.
Il est où ?
Laissez-le, il va sortir tout seul.
Attends.
J'ai une technique.
Doucement !
Vole, petit oiseau, vole.
C'est ça, chante !
Il va sortir par là.
Lotfi a appelé.
J'ai dit que je restais avec maman au cas où des gens viendraient.
On vous a convoqués car il y a du nouveau.
Le patron du restaurant où Mohamed-Ali a passé sa dernière soirée
nous a dit qu'il était parti avec un jeune.
On l'a retrouvé.
Il lui a fait quelque chose ?
Non, il affirme l'avoir quitté vivant.
Par contre, il dit que certaines personnes
auraient voulu faire taire Daly, car il les dérangeait.
Mais pour nous,
elles sont au-dessus de tout soupçon.
On ne peut rien leur faire.
Qui ça ?
Que va-t-il se passer, commissaire ?
S'il y a une enquête et un procès,
je vous garantis que ma mère ne pourra pas le supporter.
Comme vous le savez, elle est âgée.
Dieu la préserve.
Écoutez, Monsieur Lotfi.
Le rapport d'autopsie n'évoque aucune trace de coups et blessures.
J'ai eu le procureur et il va classer l'affaire.
Le sujet est clos.
Merci pour votre travail et votre compréhension.
C'est normal. Vous faites beaucoup pour Sousse.
Appelez-moi quand vous voulez.
Je vous remercie.
Excusez-moi, cet homme, il a été libéré ?
Non.
Il est détenu pour un autre motif qui vous regarde pas.
Quel motif ?
Mademoiselle,
vous n'avez pas bien entendu.
Ça ne vous regarde pas.
C'est pas grave, dites-moi.
Homosexualité.
L'article 230, c'est plus clair ?
Vous avez des preuves ?
Le médecin doit l'ausculter.
Arrêtez-nous tous, alors.
Pardon ?
Répétez ?
Je sors avec une femme, arrêtez-moi.
Écoutez.
Dans ce pays, il y a une loi, on doit l'appliquer.
Arrêtez-moi.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Elle ne sait plus ce qu'elle dit.
Lève-toi !
Si vous insistez, on peut enquêter.
Vous êtes devenus fous ?
Wahida, tu viens ?
Je reste avec ma fille.
Je t'aime.
Il y a plusieurs vices de procédure.
...d'appliquer l'article 230.
Bédis m'a beaucoup aidé.
Moi, c'est Moncèf.
Si tu as besoin, je suis là.
D'accord ?
C'est comme si Daly m'avait dit de veiller sur toi.
Bonjour, ma chérie.
Bon anniversaire.
Elle était là pour Daly, tu te souviens ?
Je lui ai dit de venir.
Tu es incorrigible !
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