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Colbert!
Quelle joie de vous voir!
Toi aussi, d'Artagnan.
Letemps presse.
Mon chĂąteau est tout proche.
Votre message n'est arrivé qu'hier.
Impossible de vous recevoir en grande pompe.
Ma visite doit restersecréte.
D'Artagnan?
Qui l'accompagne?
Je ne le reconnais pas.
Peu importe, il n'y en a qu'un.
On est assez nombreux.
Tenez-vous prĂȘts avec le carrosse.
Je ne pouvais ratercette occasion,
malgré le risque.
Vous retrouverez vos gens avant que le soleil ne soit à son zénith.
Dis-moi, d'Artagnan, comment est le garçon?
Le garçon!
Allez!
Encore!
Bien joué!
Des yeux dans le dos!
Jet'ai bien dit d'avoirdes yeux dans le dos!
Tu apprends, maistute bats encore Ă laloyale.
On afait de Philip un vrai gentilhomme de France.
Maniement de l'épée avant le petit déjeuner,
puis Athos
lui enseigne le grec et le latin.
Colbert!
Quel plaisirinattendu!
Je suis ravi, Athos.
- Bienvenue. - Merci.
Ăa, trĂ©s cher, c'est unefeinte habile.
Situ veux l'utiliser au jeu de cartes,
sois certain det'en souvenir dans les "discussions" qui suivront.
Tu veux l'apprendre?
Montre-moi.
Voici notrefilleul, Philip.
MonsieurColbert, un vieil ami.
Aramis, Porthos...
Trés honoré.
Va dire Ă notre adorable Marianne que nous mourons defaim.
Et embrasse-la de mapart.
Marianne s'occupe du chĂąteau.
Elle a été lanourrice de Philip à son arrivée ici.
Comment letrouvez-vous?
Extraordinaire.
Absolument extraordinaire.
Dix hommes. Avec moi aux écuries.
Suivez le capitaine.
Je peux t'aider?
Pourunefois quetu es lĂ !
De lapart de d'Artagnan.
Il est revenu, avec un ami.
Je sais, tout est prĂȘt.
Dis-moi, Marianne,
qui est ce Colbert?
Les négociations avec l'Espagne ont abouti?
Tout Ă fait.
J'ai l'accord avec moi.
Il ne reste qu'Ă persuaderle roi
qu'un mariage pourle salut de laFrance
doit passeravant ses préférences quelque peu excentriques.
Bonne chance!
Baron?
Le petit déjeuner, enfin!
Comment ça"enfin"? II Ă©tait bel et bien prĂȘt.
Bonjour,
monsieurColbert.
Je crois Ă la vertu persuasive de la dot de l'lnfante.
600000 doublons espagnols
feront un meilleuravocat que moi auprés de Louis.
Ses coffres sont vides.
Louis acceptera ce mariage,
mĂȘme Ă contrecoeur.
Et je mettraifin Ă ces guerres futiles avec l'Espagne.
Colbert, vite!
Les ennuis arrivent.
On ne doit pas vous voir.
Retenez-les!
Messieurs, vous me décevez.
J'espérais croiserlefer avec vous, avant votre reddition.
Emmenez-les!
Les épées!
Hors de mon vin!
Les chevaux!
L'escalier!
Lariviére est là .
Vos gens sont surl'autre bord.
Vous y serez en sécurité.
Sergent!
Lùchez vos épées.
Qu'attendiez-vous?
Lùchez vos épées.
N'obéissez pas! Pas pourmoi!
Les autres aussi.
Emmenez-le au carrosse.
Je me demande comment ce sera, lĂ -bas.
Votre Altesse ahĂąte d'y ĂȘtre?
Pas pourle pays, pourl'homme.
Difficile de sefaire une idée avec un portrait aussi ancien.
Savez-vous ce que je pense?
Que vous avez occulté tout portrait récent.
Votre Altesse, pourquoi l'aurais-jefait?
Pourme cacherce qu'il est devenu.
Je peux vous assurer que Louis de France est bel homme
et trés digne.
C'est un cynique et un débauché
aux nombreuses maĂźtresses.
On dit aussi
qu'il est hadetous les Français.
De quitenez-vous ces mensonges?
Je dois épouser ce roi qui m'est inconnu.
Mais sije ne puis l'aimer, sachez
que politique ou pas, le mariage ne seferapoint.
Ecartez-vous! Faites place!
Abaissez lagrille!
C'est prĂȘt?
Amenez-le.
Gardez-les!
- LĂ ! - Troptard!
Vingt anstroptard...
Ontrouvera.
Commandant?
VoilĂ , capitaine.
L'homme du carrosse doit porterceci.
Nul ne doit le voir.
Courage, mon garçon.
Amenez-le à l'intérieur.
OĂč m'emmenez-vous?
Eliminez l'escorte.
En ligne.
DĂ©pĂȘchons.
Vite!
Vous allez bientĂŽt rentrer.
LĂąchez-moi!
Attachez-le.
Qu'ai-jefait? Dites-le-moi.
Emmenez-les et attendez dehors.
Tu veux taliberté, non?
Que me voulez-vous?
Qui a ordonné ça?
Ces chiffres, rectifiés parmes soins,
sont Ă montrerau roi.
L'original doit m'ĂȘtre retournĂ©.
C'est fait.
Et ceux qui l'ont vu?
Tous morts.
Chercapitaine,
il ne reste qu'une personne,
hormis moi-mĂȘme, qui connaisse
le visage que cache le masque defer...
Vous.
Milord?
Je sais pouvoircompter survotre silence, capitaine.
Rassurez-vous, vous n'avez point de crainte Ă avoir.
Revenez avant le crépuscule.
J'aurai lestitres de propriété de votre domaine.
Vous voilà propriétaire.
C'est elle, laLa Valliére!
La catin du roi!
Toi et ton beau carrosse!
Ăa aide d'ĂȘtre lamaĂźtresse du roi!
Sortez laputain!
VoilĂ ton roi, catin!
Regagnetabauge,
sale putain!
VoilĂ comment vousfinirez!
Madame, je vous saurais gré de prévenirSaMajesté que j'attends
pourl'entretenir d'unfait important.
Alors, monsieurColbert,
dites-moi de quoi il retourne et j'en informerai SaMajesté.
Vous ĂȘtestrop bonne.
Mais il est vital que je parle à SaMajesté
en personne.
Je n'en doute point. Je le luiferai savoir.
SaMajesté sera enchantée de savoirque vous attendez.
Comment se porte SaMajesté aujourd'hui?
Dois-jefaire quérirle médecin?
SaMajesté a-t-elle besoin d'une saignée?
SaMajesté araison. A quoi bon du sang,
si ce n'est celui d'autrui?
J'oubliais...
Colbert attend, pourvous parler
de cette parvenue espagnole que vous allez épouser.
Je sais que vous devez lefaire.
Mais pas question qu'elle vous posséde.
Elle ne peut vous aimercomme moi.
Cela est impossible.
Je suis la seulefemme
Ă vous aimervraiment.
Ăamarche!
Quoi?
Donne un chiffre et je lefais.
Fascinant...
Des six, des quatre, n'importe!
Essaie les six.
Allez, mes jolis,
soyez bons.
Ily a untruc!
Point detruc.
Question de doigté et d'entraßnement.
Montre-moi ces dés.
Il me semble que nos amis lĂ -bas
mordent à l'hameçon.
Vous voulez voir?
Et vous?
Approchez-vous de lagrille, quetout le monde voie.
Ontient les dés comme ça.
Intéressant.
On met les chiffres voulus sous ces deux doigts.
Ăa voustente?
Oublie-les et montre-nous.
On atoujours besoin d'argent!
Tout le secret
est dans le lancer.
Comme ceci... sept.
- Je veux essayer. - Non, moi!
Non, moi le premier!
Volontiers.
Parfait.
Belle démonstration.
Regagnez votre cellule
et comportez-vous en ĂȘtres sensibles,
en grands-parents adultes.
Avancez!
Encore un, Votre Majesté.
Désormais vous pourrez me voler impunément, grùce au sceau royal.
Ne bafouillez pas, Fouquet, je ne suis pas idiot.
Vous ne l'ĂȘtes pas davantage.
Qui plus est, l'état de mesfinances
m'interdit de vous payer.
Je puis vous assurer...
Cessez de jouerĂ l'innocent.
Apréstout, c'est le Trésorque vous volez,
pas moi.
Avisez-vous detoucher Ă mon argent espagnol
et votretĂȘte coiffera une pique!
Mon amour!
Venez boire un verre.
Vous en avez sûrement besoin,
et quel merveilleux reméde vousfaites...
Prenez garde,
je peux défaire cela.
Jeferais de nouveau appel à vos remédes.
Colbert atout arrangé pourdemain?
Tout, Votre Majesté.
J'aitous les détails.
On vam'assassinerdemain, mon amour.
Au vu detout Paris.
Qu'importe, je n'y serai mĂȘme pas.
Vous avez dit...
Je vous expliquerai.
Vous le savez,
on atenté de soulever lapopulation contre moi.
Je vais leurmontrer quel est leterrible pouvoir
de celui qui a Ă©tĂ© investi parle ciel lui-mĂȘme!
L'idée vient de lui. Dites-lui.
J'ai appris qu'un jeune gascon
ressemblait defaçon stupéfiante au roi.
Il vaprendre laplace de SaMajesté
pourl'arrivée de l'lnfante.
L'idée doit vous plaire.
Et là , il seratué pardes ennemis de la couronne.
Soigneusement choisis...
Pourquoi accepterait-il?
Pourson bien-ĂȘtre.
Et le salut de ses amistrés chers.
Une heure plustard, je réapparaßtrai,
indemne!
Le roi est mort! Vive le roi!
Preuve de la divinité du roi.
Plus aucune main n'osera venirvous défier.
Vous deviendrez une légende vivante.
Ces chiens ne m'aiment pas,
mais aprés ceci,
ils me craindront.
Allez, jeune homme.
Debout.
Votre épreuve s'achéve. Plus que quelques minutes.
Partez maintenant.
Je vous retrouve Ă Fontainebleau dans une heure.
Ne vousfaites pas voir, mon chéri.
HĂątez-vous.
Dites-moi,
est-ce la coutume, dans votre contrée perdue,
de resterassis en présence de son roi?
II ne me croit pas. Dites-lui, Fouquet.
Vous ĂȘtes en prĂ©sence de SaMajestĂ© Louis,
roi de France et de Navarre.
Debout, paysan.
On vous auraparlé de moi.
Vous arrivez de loin mais vous a-t-on parlé de moi?
Certainement.
Qui ne connaĂźt pas Louis, roi de France?
VoilĂ qui est bien mieux.
Laredingote, qu'il l'essaie.
Nous allons pouvoirsatisfaire votre curiosité.
"Nous"?
Fouquet, pourunefois j'utilise le royal "nous"
sans me sentirridicule.
Nous, mon bon ami...
Nous deux neferons qu'un,
pourune journée.
Ce qui devrait suffire.
Poursuivez, Fouquet,
c'est Ă vous d'expliquer, pas Ă moi.
Vous ĂȘtes lĂ
pourremplirunetùche secréte.
Demain, vous remplacerez le roi.
Si vous obéissez à lalettre, vous serez récompensé
et les mousquetaires seront relùchés.
Sinon...
Cocher, en avant.
Allez, racaille!
Qu'on vous entende! Plusfort!
Vous ne pouvez m'échapper!
Nous sommes seuls.
Satanées cloches!
Leurson m'atoujours rendufou.
Louis, mon amour,
comment saurez-vous que c'est fini?
En gardant au moins
un oeil surParis.
Le voyez-vous?
Votre Majesté!
Votre main, imbécile.
Allez-y.
Votre Majesté, permettez quelques mots d'accueil?
Votre Majesté al'airsurpris.
Je ne m'attendais pas Ă vous voirici, M. Colbert.
Philip!
Vous l'ignoriez?
Je vous le jure.
Les mousquetaires?
Embastillés.
J'ignoraistout ça. Vous ĂȘtes peut-ĂȘtre en danger.
Soyez prudent.
Tout est à la convenance de SaMajesté?
Tout est parfait.
Il al'airmieux que prévu.
Compagnie!
Que s'est-il passé?
Vous n'avez rien?
Avez-vous vu le roi?
Voici le roi!
Le roi!
Le roi est sauf!
Reculez!
Louis, regardez!
C'est fait!
Le roi est sauf.
Son carrosse!
Les mousquetaires! Usez de votre pouvoir.
Mesfidéles amis!
Mesfidéles amis!
Nous remercions Dieu
ainsi que vous-mĂȘmes
pourl'accueil réservé à lareine.
Pourmarquerce jour,
nous ordonnons
pardécret royal
que les portes de laBastille soient ouvertes!
Et que ceux qu'elle abrite
et quiy sont incarcérés, bénéficient d'une grùce
et redeviennent des hommes libres!
Dieu vous bénissetous!
Vous ĂȘtes plus habituĂ©e que moi Ă ceci.
Je vousfais
mes excuses pource qui est arrivé.
Je suis si heureuse que SaMajesté soit sauve!
Mais qui étaient ces hommes?
Ces hommes?
Dieu seul le sait.
Je dois avouer que Votre Majesté me surprend.
J'avais votre portrait,
mais çane montre pastout.
Certainement pas.
On m'a aussi dit des choses...
Lesquelles?
Qui ne correspondent pas Ă ce que je vois.
Vous ĂȘtestrĂ©s diplomate.
Cela vousfĂąche?
S'il vous plaĂźt de le croire...
Il n'est pas question de me plaire.
Mon seul espoir est que votre vie ici
vous plaise.
Elle me plaira, j'en suis sûre.
Cocher, plus vite!
PourfĂȘtermon immortalitĂ©:
Feux d'artifices et procession solennelle!
Que cela est plaisant!
Pourquoi cet arrĂȘt?
C'est Fouquet.
Votre Majesté.
Cocher, demi-tour.
Qu'est-ce Ă dire, Fouquet?
II est en vie.
Il est en vie.
Vous avezfailli! Lmbécile!
Comment avez-vous pu?
D'Artagnan!
Vite, le subterfuge ne peut durer. Il est au palais.
Porthos, derriére.
Ilfaut le convaincre de partir.
Glorieux, non?
Oui, mais n'oublie pastes amis,
ilst'attendent dans un carrosse.
D'Artagnan?
De nouveau réunis, Fouquet.
Ily avait longtemps.
Vous connaissez Aramis,
et Athos.
Porthos, bien sûr.
Vous avez lĂ un objet inestimable.
Ăa vate plaire, Porthos.
Messieurs, vous ĂȘtes libres de partir.
Voustous.
Emmenez l'imposteur et vous aurez la vie sauve.
On s'en chargeranous-mĂȘmes.
Il vient.
Allons-y! Vite!
Pardonnez-moi mais SaMajesté al'airsoucieux.
Qu'en est-il?
Je dois partir. Je suis navré.
Je vous en prie.
Il lefaut.
Promettez-moi de vite me revenir.
Je vous le promets.
Je reviendrai.
Fouquet?
Etes-vous lĂ , Fouquet?
Mon cherFouquet,
on vous cherchait.
Je vous croyais entrain de discuteravec le roi.
Oui, bien sûr.
OĂč est-il?
Le roi?
Nul ne sait oĂč letrouver.
Je parle de d'Artagnan et de ses amis.
Les mousquetaires? Lls étaient ici?
Ne jouez pas au plusfin avec moi, Colbert.
Ils le paieront de leurvie.
Je vous prie de m'excuser.
Je doistrouvermon roi.
Attendez dehors, je vous prie.
SoeurAnne,
vous ĂȘtes convoquĂ©e Ă Paris.
Vous ĂȘtes dĂ©gagĂ©e jusqu'Ă votre retour
de votre voeu de silence.
Que Dieu vous accompagne.
Bernard,
queljoie dete voir!
Avez-vous bien dormi?
Nous avons dormi.
On n'est guére mieux logés ici qu'à laBastille.
Porthos, vous risquez d'ĂȘtre saoul dĂ©s midi
et me devoirunefortune ce soir.
Comment sais-tu que c'était moi?
Vous restez longtemps?
Letemps que les choses setassent un peu.
Vous ĂȘtestous impliquĂ©s,
ou votre jeune ami seulement?
Qui est-ce?
Ne reconnais-tu paston roi quandtu l'as devant toi?
Compris.
"MĂȘle-toi detes affaires, Bernard."
Un seul homme sait oĂč nous sommes.
Il se présentera comme étant M. Guillaume.
Tu leferas descendre.
Si quelqu'un d'autre venait?
Jette-le en bas!
Va-t-elle mefaire attendre longtemps?
SonAltesse Royale veut se montrer Ă vous sous son meilleurjour.
A moi? Ou à ce rustre avec qui elle était hier?
Victoria,
dites Ă M. Colbert
que je verrai SaMajestĂ© dĂ©s que je serai vĂȘtue.
Si votretĂȘte est toujours survos Ă©paules,
c'est parce que vous seul pouvez le retrouver.
Mais votretemps est compté!
Mes hommes cherchent partout.
Votre Majesté...
SonAltesse Royale l'lnfante d'Espagne.
Madame,
merci d'ĂȘtre venue.
Votre Majesté.
Veuillez vous asseoir.
Votre Majesté s'est remise des événements d'hier?
Merci. Nous sommes remis.
Nous parlerons de ceci plustard. Je vous aifait venir,
certes, pourvous revoir, mais aussi pource document,
simpleformalité,
qui nécessite votre signature.
Fouquet, ayez l'amabilité...
Je peux vous assurer quetout est en ordre.
Pardonnez-moi, mais je n'entends point votre langue.
Je vous demande pardon.
Je demandais s'il avait été convenu de signeravant le mariage
et non aprés, comme le veut la coutume.
Avant, aprés...
Quelle importance, pourdeux jours!
Vous n'allez pas refuser!
Je ne vois pas de raison de se hĂąterinutilement.
Inutilement!
Peut-ĂȘtre ne s'agit-il lĂ que d'un problĂ©me de protocole.
N'est-ce pas, Fouquet?
Peut-ĂȘtre, Votre MajestĂ©...
"Peut-ĂȘtre!" On dirait deux perroquets!
II serafait comme il vous plaira.
Nousferons rédiger
un nouvel accord,
aprés la cérémonie.
Merci, madame, d'ĂȘtre venue.
Votre Majesté, il vaudrait mieux...
C'est ça, allez vous occuperde cette sorciére!
On ne peut se permettre un incident diplomatique.
Qu'afait l'autre crétin hier?
Vous pensez qu'il apu se confier?
On est jamais sûrde rien.
On est jamais sûrde rien.
Qui est-il?
Mon amour.
Dieu merci, vous ĂȘtes lĂ !
Tous ces incapables vont me rendrefou.
Tout devait ĂȘtre si simple.
Il devrait ĂȘtre mort.
Mon pauvre Louis.
Répondez-moi!
Votre Majesté, j'ai pris laliberté de convoquer
quelqu'un qui saura mieux vous répondre que moi.
SiVotre Majesté veut me suivre...
Entendu, Fouquet.
Allons écoutervotre informateur.
Priez pourqu'il dise la vérité.
Aramis...
Qui suis-je?
Vous?
Votre Majesté.
Mére!
II est monfrére?
C'est la vérité, Philip.
Nous étions là quand d'Artagnant'a amené.
Ton pére atout de suite vu le danger.
Des jumeaux... Des jumeaux héritiers dutrÎne de France.
Inconcevable.
On afomenté des guerres civiles pourmoins que ça.
Pourquoi moi?
Pourquoi c'est moi que mon pére a choisi?
II n'avait pas le choix.
Il apris l'un des deux bébés, le plus proche de lui
et il nous l'a confié.
Personne ne sait lequel
est né le premier?
Personne.
Celane se peut!
Colbert et les mousquetaires avaient la confiance de votre pére.
Je ne suis au courant que depuis deux ans.
Et il est encore en vie?
II est votrefrére!
Ne luifaites aucun mal.
Savez-vous que des liens invisibles relient les jumeaux?
En vous attaquant Ă lui vous vous mettriez en grand danger.
Je ne vous demanderai pas votre parole,
carvous ne vous sentez pastenu de larespecter.
Souvenez-vous de mamise en garde.
Ce sont les derniéres paroles que vous entendrez de moi.
"Pas le choix", d'Artagnan.
Tes propres paroles. Et on a couronné monfrére.
Pource qu'on en sait, je pourrais fort bien ĂȘtre le premiernĂ©.
Tu voudrais lui prendre sa couronne?
Ferais-je un plus mauvais roi que lui?
Bien meilleur.
Tuferais un bien meilleurroi.
Attention Ă ce quetu dis.
De latrahison.
Exact. C'est vilain detrahir.
Ce n'est pas pournous.
Trop risqué.
Gare aux grandes désillusions, mon suzerain.
Ils ont raison, mon garçon.
Oublietout ça.
Songe Ă la campagne, les grands espaces, les arbres...
Et Marie-Thérése?
Qu'adviendra-t-il d'elle?
J'en ai un!
Merveilleux, ma chére! II mefaut vous égaler.
Il est vrai que SaMajestĂ© peut ĂȘtre
d'humeurchangeante.
Il est parfois de bonne humeur.
Votre Altesse en a elle-mĂȘme fait l'expĂ©rience.
MonsieurColbert, j'ai découvert que vous étiez bon.
Bien que pourvous, ce mariage ne soit qu'un arrangement politique.
Croyez-moi, je caresse l'espoir
qu'il soit plus que ça.
Merci, Colbert. Je le souhaite aussi.
Des chasseurs!
Ce sont les chevaux du roi.
Oui, il me semble.
Allons le surprendre.
Nous risquons de dérangerla chasse.
Pensez-vous! Le roi s'amuse, il risque d'ĂȘtre de bonne humeur.
Celame plairait, Colbert.
Le voilĂ .
Je le prends, madame.
Ma chére,
vous ĂȘtesformidable.
Non contente d'ĂȘtre laplus belle,
vous chassez mieux que n'importe quel homme.
Mon Dieu, faut-il qu'on metraque jusqu'ici?
Vous abusez de vos priviléges à notre cour.
Priviléges, Votre Majesté?
L'lnfante n'en anul besoin
pourcirculercomme bon lui semble.
Nous sommes navrée
d'avoirdérangé votre partie de chasse!
Ne bougez pas.
Et il ne vous attaquerapas.
Expliquez-lui, il ignore qu'il a affaire Ă SonAltesse.
Reconduisez-la Ă l'abri de ses appartements.
A plustard, madame.
Quant Ă vous, Colbert,
vous ne m'avez été d'aucune aide cet aprés-midi.
La chasse continue.
Jamais,
pourrien au monde, je n'épouserai cet homme.
Partez et ne revenez jamais ici.
Etranger, quelle affairet'améne ici?
MonsieurBernard?
Qui le demande?
Je suis monsieurGuillaume.
Vous venez pourvos amis.
Faites vite, ils partent bientĂŽt.
Colbert, venez avec nous.
Nous nous sauvons.
OĂč est Philip?
Lci!
Nous avons l'art du déguisement.
Sans oublier que Porthos a vidé labarrique.
D'autres aussi s'enfuient.
L'lnfante a quitté Paris. Je n'ai rien pufaire.
Qu'est-il arrivé?
L'inévitable... Louis est arrivé,
cette catin de La Valliére est arrivée.
Si Marie-Thérése arrive en Espagne, ça signifie laguerre
et lafin detoute mon oeuvre.
Tiens, pourtoi l'ami.
Merci.
Trés aimable à vous.
Du vin, les gars! Du bon vin!
Buvons-le au square.
Non, prenons cette rue.
Pas d'inquiétude à avoir.
Ces crétins ignorent ce qu'ils cherchent.
Laprincesse ne doit pas quitterlaFrance.
Quefaire?
Quand le roi apprendra son départ...
Il enverralatroupe.
Il nousfaut laretrouveravant.
Comment?
Nous y arriverons.
Mais comment?
Je sais oĂč latrouver.
Il nousfaut des chevaux!
Nous sommesfiers d'eux. "Chantel", un grand chasseur. Et...
mon ardent destrier.
Regardez-le de plus prés.
Vous ĂȘtes nerveux. Ajustetitre.
Je suis l'ambassadeurdu roi d'Espagne,
protégé parla couronne...
Parrien dutout.
OĂč est-elle?
OĂč est-elle?
Je vous en supplie!
Je sais!
Lly a une heure.
Laroute du sud.
LĂ -bas!
Halte-lĂ !
Qui ĂȘtes-vous? C'est un outrage!
N'ayez crainte, Votre Altesse.
Ecoutez-moi.
Comment osez-vous?
Vous ĂȘtes en danger! Venez!
Les soldats!
Eteignez cette lanterne!
Convainquez-la.
Nous les retiendrons.
Eteignez ça.
Ecoutez-moi!
Letemps presse!
Je dois vous emmener!
- Non. - Il lefaut!
Nous parlerons plustard.
Qu'ils partent.
Prenons parles bois!
Qu'ils descendent de cheval!
Elle n'est pas lĂ !
Nous les poursuivons?
Nous les avons assez retenus.
Quefait-on?
Les dames...
On ne peut les abandonner.
Les dames! Bien sûr, Aramis.
J'ai été élevé en Gascogne pard'Artagnan.
J'aitoujours cru que mon pére était mort à Sens.
J'ignorais qu'Ă Paris setrouvait mon double,
le roi de France.
Je vous le jure,
Louis et moi sommes jumeaux.
Je ne l'ai appris que ce matin.
Qu'allons-nousfaire?
Quelque chose...
de magique.
Attention Ă lamarche.
Ăa va?
OĂč irons-nous demain?
Vos yeux sont verts.
Nous savons si peu de choses l'un de l'autre.
Ilfaut prévenird'Artagnan.
De quoi?
Que c'est lefrére du roi que vous voulez épouser.
Bernard, écoute!
Qui c'est?
Sois prudent.
Qui valĂ ?
Du calme, Bernard.
Nul ne sait qu'on est lĂ .
J'ai cru que...
Soyez pas idiots.
Entrez donc.
Net'en vapas.
Il est tard.
Nous devons partir.
Reste.
Reste ici.
Personne ne sait qu'on est ici.
Jet'en prie.
Vite, allons!
Cettefois,
tu net'échapperas pas.
Pourquoi le garderen vie?
II est monfrére.
Et puis,
il mourrabientĂŽt
en s'étouffant
avec ses propres cheveux.
Je ne dois y ĂȘtre pourrien.
Pourrien.
J'aimerais le savoirdéjà mort.
Surpris, Colbert?
Vous l'avez arrĂȘtĂ©e?
ArrĂȘtĂ©e? Pastout Ă fait,
mais elle aura du mal à de nouveau nous échapper.
N'ĂȘtes-vous pas soulagĂ©? J'ai sauvĂ© votre propre diplomatie.
Ainsi que la dot espagnole, bien sûr.
Bien entendu, double bénéfice...
Que demanderde plus?
Pardonnez-moi, j'ai Ă faire.
Vous resterez ici.
Votre Altesse,
puis-je vous ĂȘtre utile?
Ecartez-vous de mon chemin.
Peut-on vous demander oĂč vous allez?
On le peut.
Le roi ne souhaite pas vous voir.
Vous vous en prenez bien Ă votre aise
pourquelqu'un d'aussi ordinaire.
Le roi m'accorde ce privilége.
Ne l'oubliez pas,
Votre Altesse.
Je veux voir l'ambassadeurd'Espagne.
C'est malheureusement impossible.
Comment vous permettez-vous...
Son Excellence a succombé à un accident.
Une chute de cheval.
Tragique.
Difficile de croire cela.
L'ambassadeurne montait pas.
Les chevaux leterrifiaient.
Ceci explique cela.
Oui, qu'il a été assassiné.
Gardes!
Escortez SonAltesse Ă ses appartements.
Elle est souffrante.
En cas de besoin, n'hésitez pas à me lefaire savoir.
Sortez.
Obéissez-moi.
Sortez!
Vous avez été maladroite, Votre Altesse.
Vous n'ĂȘtes plus en Espagne.
Bien que vous ayez unetrĂ©s haute opinion de vous-mĂȘme,
n'oubliez pas
que demain je serai lareine de France,
pas vous.
Croyez-vous que cela changera quelque chose?
Vous ĂȘtestrĂ©s jeune, trĂ©s jolie,
maistrés nave.
Et vous, madame, avectoutes ces années en plus,
ĂȘtes assezfolle pourcroire que je n'aurai aucune influence.
Votre influence se vérifiera en voyant si votre rustre amant
dépérira à mort à laBastille,
ou si, torturé, il suppliera qu'on l'achéve.
Cette pensée semble vous donnerquelque émoi.
Pourquoi?
Etrange passion...
Pardonnez-moi.
Jeferai mon possible
pourqu'unetelle passion demeure lettre morte.
Quel bonheurde vous savoirsauve.
Je prĂ©fĂ©rerais ĂȘtre en libertĂ©.
Nous avons l'ordre d'accompagner SonAltesse Ă ses appartements.
Dans ce cas, ilfaut obéir.
Permettez que je vous accompagne.
Il mefaut avouerque l'un des charmes de votre compagnie
réside dans lefait de pouvoir pratiquervotre langue natale.
Souvenez-vous, à la courde votre pére,
j'avais quelque compétence en lamatiére.
N'as-tu vu passerpersonne?
Je suis aveugle.
On ne peut laisserfaire ça et se considérerdes mousquetaires.
Eh bien, quefaire?
Marie-Thérése m'a suggéré une idée, mais...
franchement...
Ditestoujours.
Ăa s'inspire du dernieremprisonnement de Philip
et dépend de la capacité de Marie-Thérése à faire
ce qu'elle dit pouvoirfaire.
J'hésite.
N'oublions pas que c'est unefemme remarquable.
Tout seraprĂȘt pourle retour de SaMajestĂ© demain.
Qu'il en soit ainsi.
Je me marie, certes,
mais pas question de rater un jourde chasse pourcela.
Qui est-ce?
Mon amour?
OĂč ĂȘtes-vous? Je vous croyais Ă Fontainebleau.
J'allais...
Comment ĂȘtes-vous venue?
J'ai marché.
Etes-vous seule?
Mes gardes?
Lls sont postés mais ne se sont aperçus de rien.
Majesté, je vous en prie, accordez-moi un instant.
Croyez-moi, mon voeu n'est point de vous déplaire.
J'ai là un présent.
Un bijou defamille.
Chez nous, on dit
que celui qui le portera Ă son mariage
verratous ses voeux exaucés.
Il est exquis.
Il n'y apas plus beau en Europe.
Je le porterai.
Votre Majesté est gracieuse.
Je ne vous ai quetrop retardé. Excusez-moi.
Non, attendez!
Seulement...
Quellefemme extraordinaire vousfaites.
Hier.
Oui, hier!
Hier, j'ai vu l'image de mon roi.
Vous m'avezfui!
Pas vous.
J'avais peurde ne pas répondre à vos désirs.
A mes désirs?
Pas de message, madame.
Dois-jefaire envoyer quelqu'un au palais?
Le roi ne saurait tarder.
Apportez du champagne.
Je souhaite ĂȘtre votre Ă©pouse
et répondre aux exigences de Votre Majesté.
Monfrére?
Que ressentez-vous pourlui?
Rien.
Rien dutout.
Il vous apourtant fait l'amour.
Je pensais que c'était vous.
Comment pouvais-je deviner?
RĂ©alisez-vous que vous ĂȘtes au courant d'un grand secret
et qu'il vaut plus que la vie detout homme
oufemme?
II vaut tout pourlareine de France.
Et sa vie?
Que donneriez-vous
pourla sauver?
Je marchanderais la vie d'un homme qui m'ahumiliée?
Venez.
Voyons de plus prés
cette "loyauté".
Catin!
Faites cesserce bruit!
Cessez!
Qu'y a-t-il, madame?
Ce qu'ily a...
Je vais Ă ma chambre.
Je ne veux ĂȘtre dĂ©rangĂ©e parpersonne!
Mon cherColbert,
parbonheur je ne vous ai pas raté.
Nous avonstous deux rendez-vous Ă laBastille.
DĂ©pĂȘchons!
Venez.
A quoijouons-nous?
Ne soyez pastimide.
Nous avonstout notretemps, Majesté.
Tout letemps possible et imaginable.
Soyez patient.
Je vaisfaire votre bonheur.
Buvons Ă l'amour.
Ceci est un affront.
Juste quelques questions comme celle-ci:
Qui avez-vous vu cet aprés-midi?
Parlez, ne nous obligez pas à testervotre résistance.
HĂątez-vous!
Laissez-moi vous couvrir.
Il est lĂ -haut. DĂ©pĂȘchons!
Du bel ouvrage, ma chére.
A nous de prendre le relais.
Athos, cherche ses vĂȘtements.
Tu permets?
Gardetestalents pourplustard.
Je crois me souvenir...
Voyez lapeine que l'on prend pourvous évitertout désagrément.
Puis, nous passerons Ă lapratique.
OĂč sont les mousquetaires?
Aramis,
pars devant, t'occuperde la serrure.
Athos, lalanterne.
Soufflons un peu.
Ăapeut nous ĂȘtre utile.
Aramis!
Vous pensez pouvoiraider votre jeune ami?
Montrons-lui l'imposteur.
Abaisse lalanterne.
Avance, net'occupe pas deton dos!
Ne le réveillez pas!
Voyons s'il aime ce masque.
Passe son bras.
L'autre.
Plus prés.
DĂ©pĂȘche-toi.
On vient!
Aramis, viens!
Allez!
Laisse!
Ne nous lĂąche pas maintenant.
C'est fait!
Alors, monsieurColbert,
faut-il réveillervotre jeune ami?
Souhaitez-vous lui parler?
Vite, l'escalier!
Mon Dieu!
Libérez-moi!
J'ai peine Ă respirer!
Puissiez-vous, ainsi que votre roi, finiren enfer.
Et vous, puissiez-vous nous y attendre.
Fouquet!
C'est moi, le roi!
M'entendez-vous?
C'est moi!
C'est un ordre! Je suis le roi!
Faites-letaire.
Venez, il suffit.
Monsieura dû réviserson attitude.
Nous parlerons plustard.
Fouquet, je vous en prie!
Des ordres pourle gouverneur.
Laissez passer.
Je ne comprends pas.
Vous mettez le sceau royal en question?
Pourquoi vous deux?
Pourquoi pas?
Le roi nous a confié laBastille,
inutile de discuter. Les clés...
Pas si vite!
Porthostient à vous rendre vos bontés passées.
Mettons-le ici.
Jamais on ne letrouvera.
Colbert?
Aramis.
Tu l'astrouvé?
Mon Dieu!
C'était le commandant!
Le gros mousquetaire et l'autre, l'ont jeté dans une cellule.
Tu l'as vu?
Je le jure. Il est Ă laBastille.
Et l'homme dans le masque?
Fouquet!
OĂč est le roi?
II serait à laBastille et l'imposteur, à l'église.
Ils sont à l'église.
J'ai d'importantes nouvelles.
Cette hideuse prison, laBastille...
Mes amis,
on vaprendre des mesures drastiques,
les régles vont changer.
On voustraitera
comme des ĂȘtres humains.
Que contient-il?
Du ravitaillement.
Parles pouvoirs qui m'ont été conférés pardécret royal,
j'Ă©couterai vos requĂȘtes avec indulgence maisfermetĂ©.
Aramis,
je viens avectoi!
Va chercherd'Artagnan à la cathédrale!
Libérez le commandant.
Toi, reste ici.
Louis...
Exécutez mes ordres.
TraĂźtre!
Fouquet...
L'autre...
libéré!
Athos, toi et moi...
Reste avec laprincesse.
Faites place!
Je vous en prie!
Votre Altesse Royale, Eminence...
Que chacun reste Ă saplace.
DĂ©pĂȘchons, Philip!
Commandant!
En arriére, Philip!
Mourez!
Votre Eminence,
le roi souhaite que la cérémonie
reprenne.
Cet homme n'est pas Louis de France!
Eminence!
Je puis solennellement vous assurer
que cet homme est monfils.
Laissez-lapartir!
Elle ne peut nuire qu'Ă elle-mĂȘme.
Je vous demande
de répéteraprés moi
ce serment sacré:
"Moi, Louis de France..."
"Vous prends,
"Marie-Thérése..."
Sous-titres: Alain Delalande
Sous-titrage: DUBBINGBROTHERS
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