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-Pourquoi t'es là ? -Maman rentre
à la maison. -Elle sort quand ?
-Demain.
...
-Et Valeria ?
-Elle est partie.
-Comment tu te sens ?
-Comme une merde.
-Rentre chez toi, alors.
-Non.
Pas tant qu'elle y sera.
Après 17 ans d'absence, voilà qu'elle veut faire semblant
de faire partie de ma vie.
-Mais c'est aussi chez elle. Vous êtes sa famille.
-C'est plus chez elle.
Giacomo, Costanza et Michela, c'est ma famille.
J'ai grandi avec mon frère et mon oncle.
-T'avais 13 ans quand
c'est arrivé.
T'as jamais eu
l'occasion de vraiment la connaître, ce serait l'occasion.
-Je pourrais lui demander pourquoi elle a tué mon père.
-Tu peux pas me demander de choisir entre toi et maman.
Je te demande de rentrer,
pas pour elle ni pour Costanza, pour moi.
-Bonjour, Valeria. -Bonjour.
-Tu n'entres pas ? -Non, j'ai
des choses à faire.
...
-Salut.
Tout va bien ?
Tu me fais mal, arrête.
Tu me fais mal.
...
-Alors, finalement, tu veux tous les prendre ?
-Tu veux que je prenne ton sac ?
-M. Dal Masso, s'il y a quoi que ce soit, n'hésitez pas à m'appeler.
-Merci.
-Vous devriez réfléchir à un placement en centre privé.
-Les centres privés coûtent cher.
Au revoir. -Au revoir, monsieur.
-On y va ? -Au revoir, Azzurra.
-Asia !
-Tu m'as fait peur.
Je te reprends tout de suite. -Tu reprends rien.
Il est compliqué, ce tatouage.
Je reviens et je finis le travail.
-Ca va être long ? -C'est bientôt fini.
-Où est Graziano ? -J'en sais rien.
-Je te balancerai pas.
-C'est très gentil à toi.
-Un tatouage, c'est pas un gribouillage, c'est sacré.
Ca reste sur la peau des gens pour toujours.
T'as déjà oublié tout ce que t'as appris ?
Tu t'es fait quoi à la main ?
-Je me suis coupée en nettoyant la machine.
-Il faut se laver les mains avant de mettre les gants.
...
-Allô, le commissariat ?
...
-Tata, fraise ou chocolat ?
-Qu'est-ce que tu dis ? -Fraise ou chocolat ?
-Hmm... Ca dépend. Pour quoi faire ?
-Pour mon gâteau d'anniversaire.
Viens.
-Elle a invité toute sa classe.
Ils vont saccager
la maison.
On compte sur toi ?
-Je te promets rien.
Ta mère t'en fait toujours
un au chocolat.
-J'aime aussi les fraises et la chantilly.
-Moi, je préfère le chocolat.
-D'accord, alors au chocolat.
Je sais pas le faire toute seule.
-Je vais le préparer et tu vas organiser la fête.
-Hmm, hmm.
-On va faire les courses.
Tu dis au revoir ? -Au revoir.
-Au revoir.
-Oh, je suis vraiment désolée.
-La pelle et la balayette sont dans la véranda.
-Oui, oui.
Attention, ne va pas
te blesser.
Attends, laisse.
On peut peut-être en sauver quelques-unes.
Sonnerie de téléphone
...
-Andrea ?
*-Salut. On a reçu un appel de La Morra,
sûrement pour un meurtre.
On passe te prendre ? -Non, non.
Je me débrouille.
A tout à l'heure.
Je dois partir, ça a l'air urgent.
-Tu dîneras avec nous ? -Non, je rentrerai tard.
...
Toussotements du moteur
Oh, merde.
Oh... Oh...
Soupir
Elle tente de démarrer la voiture.
Soupir
-Ca sert à rien de me regarder comme ça.
Je t'ai demandé de finir ton assiette.
Sinon, tu resteras ici toute la soirée.
Tu te comportais comme ça, au centre ?
Ils t'ont pas dit qu'on gaspillait pas la nourriture ?
Hé...
Donne.
Allez, ouvre la bouche.
Ah, c'est bien. Tu vois que t'y arrives quand tu veux.
Une autre, allez.
Ouvre la bouche. Ouvre.
Ah...
Allez, continue.
Elle crache.
Merde !
...
-Capitaine.
Elle est pas un peu vieille,
cette voiture ?
-On t'a demandé ton avis ?
-Je l'emmènerai au garage.
-Il faut jamais critiquer la voiture du chef.
-Mario Cattaneo.
Ravi. -Valeria Ferro.
-Navré pour ta voiture. T'arrives à temps.
G. Torri dit que sa femme
est en vie, qu'il ne l'a pas tuée,
sinon, il nous aurait pas appelés.
Comme si les coupables n'appelaient jamais la police.
Selon lui, sa femme s'est sentie mal, elle est enceinte.
Il l'aurait appris aujourd'hui. -T'as appelé les hôpitaux ?
-Oui, mais ça n'a rien donné.
J'ai même appelé son gynécologue. Il n'était au courant de rien.
Par là.
-Attendez ici. -Bien.
...
-Viens, je vais te montrer le garage.
Torri n'en a rien à faire de sa femme, tout le monde le sait.
-Qui ça ?
-Les gens du coin.
Il s'est marié avec elle pour l'argent.
Il l'a tellement trompée
qu'il lui restait plus qu'à se débarrasser d'elle.
Par là.
La chaux était encore fraîche, mais elle a durci
le temps qu'on ait l'autorisation.
Maintenant, on peut casser.
-Allons-y. -Comment on peut
enterrer sa femme
dans son garage ?
Il faut vraiment être fou.
...
Essayez là.
-Y a pas de cadavre,
là-dessous.
-C'est bon, arrêtez.
Je comprends pas.
-Merci de votre aide.
La Scientifique va prendre le relais.
Tu vas organiser les recherches.
Il y a un fleuve à côté, il faut l'inspecter.
-Ca marche.
...
-Où est passée votre femme ?
-Moi aussi, j'aimerais bien le savoir.
-Où est-elle ?
-Vous rigolez ?
-Répondez.
-Dites-le-moi. -Pourquoi avoir
coulé de la chaux
dans votre garage ?
-Je refais une partie du sol. -Vous comptiez
l'enterrer là ?
-Quoi ? -Vous avez creusé un trou,
avant de changer d'avis
et de le recouvrir. -Quoi ?
-Où est-elle ?
-Vous racontez
n'importe quoi !
Vous devriez être en train de la chercher.
-Calmez-vous et asseyez-vous.
Qu'est-ce que vous avez fait, ce matin ?
-Je suis allé courir. -A quelle heure ?
-A 9h30.
-Votre femme était chez vous ?
-Oui, mais plus à mon retour. -Vous êtes rentré à quelle heure ?
-Vers 13h. -Vous avez couru
plus de 3 heures ? -Oui.
-Il pleuvait des cordes, ce matin.
-J'aime bien courir sous la pluie.
Et puis, j'étais heureux.
-Pourquoi vous l'étiez ?
-Alessandra venait de m'annoncer
qu'elle était enceinte. -Où avez-vous couru ?
-Autour de La Morra.
-Vous avez fait quoi en rentrant ?
-Je suis allé au garage pour finir les travaux.
-Vous avez couru sous la pluie et vous foncez finir
les travaux ? -Oui.
Une fois dans la maison, j'ai vu le sang.
Alessandra n'était plus là.
Elle répondait pas à son portable, alors j'ai appelé la police.
-A quelle heure vous avez remarqué qu'elle était pas là ?
-Vers 14h30, je crois.
Ouais, bon... Ecoutez,
il faut pas croire ce qu'on dit sur moi,
dans le coin.
J'ai fait des erreurs, mais c'est du passé.
Ces dernières semaines, Alessandra et moi,
on s'est beaucoup rapprochés.
Il faut que j'aille
récupérer ma fille.
-La Scientifique est chez vous. Vous ne bougez pas d'ici
avant les 1ers résultats.
-Ils vont arriver bientôt ?
Ils doivent être là
pour le dîner.
-Papa a appelé et il a dit qu'ils restaient à Turin
pour acheter une encre spéciale. -Pourquoi
ils m'ont pas emmenée ? -Tu dois aller à l'école.
Ils viendront demain matin.
Mais cette nuit, on va rester
tous les deux.
Attends.
Regarde-ça, c'est le livre préféré de ton papa.
Je te montre.
T'as vu ça ?
-Moi aussi, je veux un tatouage.
-T'es trop petite pour en avoir. Un jour, on t'en fera un magnifique.
Plein de gens viennent parce que c'est à la mode, mais ton papa
m'a appris que le tatouage est une façon de transformer son corps.
Les jambes, les bras et le dos
deviennent une carte qui symbolise
les évènements les plus marquants de ta vie.
Les dates, les personnes et les choses dont tu veux te rappeler.
-T'en as combien, toi ?
-Les miens sont pas intéressants, j'aime mieux en faire
aux autres.
On pourrait
dessiner ensemble un beau tatouage pour papa.
-Un beau tatouage, comme dans le livre ?
-Non, plus beau encore.
Petits coups contre une porte.
-Azzurra !
...
Oh, putain, il manquait plus que ça.
Azzurra, ouvre-moi.
Tout va bien ?
Hein ?
Pourquoi tu pleures ?
-Pas envie rester ici toute seule.
-Je comprends, mais il va falloir t'y habituer, chérie.
Tiens, sèche tes larmes.
Tu crois que ça m'amuse de te laisser seule à la maison ?
Je dois travailler, et je suis déjà en retard.
-C'est quoi ton travail ?
-Je réponds au téléphone, 8 h d'affilée.
Je peux aller aux toilettes qu'une fois.
Ils me donnent un salaire de misère
et me traitent comme un moins que rien.
Tu me laisses ? Sinon, je vais devoir finir plus tard.
On frappe à la porte.
-Oui, entrez.
-Les relevés téléphoniques.
Hier, il a passé 2 coups de fil
à sa femme.
A 13h15 et à 13h20.
-Il a appelé les secours du fixe ?
-Oui, à 9h47.
*-Centre de secours, j'écoute.
Allô, il y a quelqu'un ?
*-Oui, attendez un instant.
*-Allô, vous êtes là ?
Vous m'entendez ? Tout va bien ?
*Grésillements
-Tu veux réécouter ?
-Non, c'est pas la peine.
Pourquoi avoir menti ? -Je vois pas de quoi vous parlez.
-L'heure à laquelle vous avez appelé votre femme.
On a retracé
deux appels : 13h15 et 13h20. -J'ai dû me tromper.
Hier, ça a été une journée vraiment difficile.
-Vous avez dit être rentré à 13h15 et être allé directement
dans le garage.
Pourquoi vous l'auriez appelée du garage ?
-Sûrement pour lui dire que j'étais rentré.
-Vous n'avez pas appelé à 14h30, après avoir
vu le sang. -Et alors ?
-Pourquoi ne pas l'avoir fait ? -Je sais pas.
-Il y a du sang chez vous, elle a disparu
et vous n'appelez pas ? -J'ai appelé
la police. -Vous l'avez déjà frappée ?
-Vous déconnez ou quoi ?
-Répondez.
-J'en ai assez, ça commence à me soûler.
-On a pas terminé.
-Vous l'attachiez
pendant l'amour ?
Elle aimait ça ou vous l'obligiez ?
On a trouvé des menottes.
C'était pour elle
ou les autres ?
Quand avez-vous commencé à la tromper ?
Vous ne l'avez
jamais aimée.
Vous l'avez mise enceinte par accident.
En l'épousant, vous profitiez de la fortune
de son père.
-Non, cette fois...
le bébé qu'on attend,
c'est la preuve de l'amour qu'il y a entre nous.
-Pour moi, c'est pas une preuve.
On frappe à la porte.
-Capitaine ?
On a les résultats de la Scientifique.
Il y a des traces de liquide amniotique dans le sang.
-Rien dans la voiture de Torri ? -Non.
Lombardi dit qu'on peut plus retenir Torri.
-Y a pas de cadavre,
y a pas de meurtre.
-On doit intensifier les recherches.
-Papa va venir me chercher ?
-T'inquiète pas, il sera là à 17h pétantes.
Tu me promets d'être sage ?
-T'as vu, Laura est revenue.
-Ouais. Sa mère est morte.
Il paraît que c'est son père qui l'a tuée.
-J'ai changé d'avis.
Si tu manquais l'école ?
On finira le tatouage
pour ton papa.
Viens.
-Le portable de Torri a borné au fond de la vallée.
Couvrir toute la zone qu'il a parcourue
va prendre du temps.
-J'aurais dû vous renvoyer à Turin. -J'aurais plus de prise
sur Torri. -Je te donne 48 h.
En plus, on a pas le budget pour vous loger.
Tu devais avoir hâte de t'éloigner un peu de Turin.
-On va pas recommencer.
-Tu veux éviter le sujet.
-J'ai fait une erreur.
Je t'ai demandé pardon.
Que puis-je faire de plus ?
-Je ne t'aurais jamais forcée à rester,
mais c'était pas la peine de partir comme une voleuse.
-Le père d'Alessandra n'aime pas notre façon de travailler.
Il donnera 200 000 E à la personne qui trouvera sa fille.
-Il manquait plus que ça. -Fais-le changer d'avis.
-Tu me mets dans la même chambre qu'un gamin comme Rinaldi.
Je préfère être seul,
tu comprends ? -Lombardi nous donne 48 h.
Tu peux y arriver. Venez.
Il est encore temps de retirer votre offre de 200 000 E.
Je comprends ce que vous éprouvez,
mais l'argent ne ramènera pas
votre fille.
-Mon argent est la cause de tout ça,
alors ça va se conclure avec. -C'est-à-dire ?
-Je ne retirerai pas
mon offre.
Je ne peux pas compter
sur vous. -Nous faisons tout notre possible,
et nous espérons qu'elle est vivante.
-Enfin, Alessandra est morte.
Vous savez quel âge
a ma petite-fille ?
Cette enfant va devoir dormir sous le même toit que l'homme
qui a tué sa mère.
Mais lui n'aura pas un seul
centime.
J'ai vu clair dans son jeu, j'ai compris tout de suite.
-S'il ne peut avoir votre argent,
pourquoi l'accuser ?
Téléphone
...
Salut, Giacomo. J'allais t'appeler.
*-Alors, tu viens ?
-Je vais pas pouvoir venir au goûter.
*-Ca va faire de la peine à Costanza.
-Je dois raccrocher. Ciao.
...
*-Allô ? -Ma chérie.
*-C'est pas trop tôt. Qu'est-ce qui s'est passé ?
-Calme-toi, Roberta. Je vais t'expliquer.
-C'est Graziano qui les a
presque tous faits.
Ils sont magnifiques.
-Est-ce que Graziano a changé, récemment ?
-J'ai l'impression qu'il est toujours le même.
-Non, moi, je trouve qu'il a changé, et il a changé
de priorités. -C'est quoi, ses priorités ?
-Sa famille. Sa femme et sa fille Laura. Et après,
c'est son travail.
Il s'est beaucoup investi dans son salon de tatouage.
-Un investissement financier.
-Non, je parlais de sa passion.
-On voit pas beaucoup d'argent passer.
-Et avant, c'était quoi,
ses priorités ? -Il était moins au salon.
-Que faisait-il ?
-On est seulement ses assistants.
-Il avait beaucoup de maîtresses.
On est en train de les interroger.
Il vous a déjà demandé
de le couvrir ? -Non.
-Moi, oui.
Il y a pas mal de temps.
-Vous saviez
qu'Alessandra était enceinte ? -Non, je savais pas.
-Moi non plus. -Si quelqu'un
lui a fait du mal, il a une double responsabilité.
-Tiens, je l'ai fini.
-Bravo, il est très joli.
-Bonjour. -Bonjour.
-Je m'appelle Valeria. -Et moi, Laura.
-T'as dessiné quoi de beau ? -C'est Sissi,
mon chat. -Tu as un chat ?
-Elle s'est enfuie hier matin, elle est pas revenue.
-J'espère qu'elle reviendra bientôt.
Merci pour votre coopération.
-Viens, on va finir le dessin.
Hop.
-Elle voulait quoi,
cette casse-couilles ? -Hé, pas de gros mots.
-Laura, ce soir,
je vais apporter plein de bonnes choses pour le dîner.
Tu savais pas ?
Graziano m'a invitée à manger.
-Excusez-moi, je reviens tout de suite.
Torri s'est tapé la moitié du village, pire que Franck Sinatra.
Et il les frappait.
-Elles ont dit ça ? -Quelques-unes, oui.
C'est pour s'exciter.
-Autre chose ? -Tout ce qu'a dit Torri est vrai,
mais ce sont de vieilles histoires.
Ces filles ont rien à voir là-dedans, Torri a agi seul.
J'ai presque fini.
Tu sais qu'il me reste ? La femme du Cne Cattaneo.
Tu m'étonnes qu'il déteste Torri.
-Vas-y mollo, quand même.
-Au fait, cette histoire de chambre, ça te pose pas
de problème ? -Pourquoi t'y tiens autant ?
-C'est pour Luca que ça m'inquiète. Je ronfle comme un sonneur.
-Le contrat de mariage a été modifié, ils sont sous la communauté
de biens. -Et ça nous a échappé ?
-C'est trop récent.
La base de données n'a pas été mise à jour.
-T'es sûr que la voiture a été examinée ?
-Oui, elle est encore sous scellés. -S'il est pas allé courir,
qu'a-t-il fait pendant 3 h ?
-Il a pas pu porter
le corps. -Non.
Il faut passer le véhicule
au peigne fin.
-T'as fait les courses ?
-Ouais, j'ai préparé un bon petit plat.
On doit simplement le réchauffer.
-Merci.
Tu m'as sauvé. Je pouvais pas demander à Marco
de garder à nouveau Laura.
-Tu dînes pas avec nous ?
-Je vois mon avocat.
-Papa.
-Ah, voilà ma petite étoile. Viens ici.
Je dois m'en aller. Je te laisse avec Asia, mais je reviens.
Va la voir.
...
Claquement de porte
Hé.
-Tu m'as fait peur.
-Il faut que je te parle.
-De quoi ?
-Je voulais m'excuser pour hier.
T'as dû me trouver bizarre, mais c'était pas à cause de toi.
-C'est pas grave pour hier.
-Qu'est-ce que t'as ? Hmm ?
C'est toi qui es bizarre, là.
-Non, pourquoi ?
-Quand je suis venu te voir, hier,
je savais pas que ma femme avait disparu.
Je l'ai appris quand je suis rentré chez moi.
Et maintenant, la police me croit.
Alors si jamais ils viennent t'interroger,
ne leur réponds pas.
Ils sont du genre à vite changer d'avis.
-Oui, d'accord.
Démarrage de la voiture
-(Putain.)
...
Désolé, ça a été plus long que prévu.
-Viens, on va à côté.
-C'est bon, arrête.
-Je t'ai attendu pour le dîner jusqu'à 23h.
Qu'est-ce que t'as foutu ?
-J'étais chez mon avocat. Je t'avais prévenue, non ?
-Jusqu'à 1h du mat' ?
Je pense que t'étais plutôt en train de te taper une pouffiasse.
C'est qui, cette salope ? Réponds.
C'est qui, cette salope ? -Personne.
-C'est qui ?! -Arrête de hurler.
-Je croyais que tout allait changer, après ça.
-Après quoi ?
-Après la disparition de ta femme.
-C'est quoi le rapport avec elle ?
Asia, qu'est-ce que t'as dit ? Répète.
-Lâche-moi !
-Papa.
Claquement de porte
-Ma chérie.
-Pourquoi
vous vous disputez ?
-On se dispute pas. Il faut dormir.
-Papa, pourquoi on rentre pas à la maison ?
-Parce que la police est chez nous, ma chérie.
On doit encore attendre 2 jours et on pourra y retourner.
-Maman est morte ?
-C'est Asia qui t'a raconté ces horreurs ?
-La police est venue nous voir.
Elle a posé des questions à Marco et Asia.
-Quel genre de questions ? -Je sais pas.
J'étais en train de dessiner Sissi. T'aimes mon dessin ?
-Oui, il est très beau.
Très beau. -C'est pour faire un tatouage.
-Viens ici, approche.
-T'as pas répondu à ma question sur maman.
-La vérité, c'est que je sais pas où est maman.
Elle est là, près de nous,
mais je sais pas où.
-Et Sissi est avec elle.
-Oui, oui, j'en suis presque sûr.
-Tu lui as bien mis des croquettes dehors ?
-Sa gamelle est pleine. -Merci, papa.
Je t'aime.
-Moi aussi, je t'aime, ma chérie.
-"Vous arrivez en retard une fois sur deux",
mais d'où ils sortent ça ?
-Papa, tu manges pas ?
-Ils m'ont bien eu avec leurs conneries.
Ils m'ont bien eu.
-Tu veux lire le journal ?
-"Femme disparue. 200 000 E à qui la retrouve."
"Une voiture renverse une petite fille"
Putain de merde.
...
T'as vu ? Il y a aussi une télé.
-Je peux venir avec toi ?
-Ce que j'ai à faire, c'est pas pour les enfants.
Petit rire Pourquoi tu ris ?
... Laisse, laisse.
Si jamais t'as faim, y a des sandwichs.
...
Enlève ton manteau, il fait chaud.
Tu restes ici jusqu'à ce soir, OK ?
-Mon nounours... Où est
mon nounours ? -A la maison.
Joue avec ta poupée, c'est pareil.
-Mon nounours.
Mon nounours !
-C'est fou tout ce qu'il a entassé
dans sa voiture.
-Hé... Regarde-ça.
-"Désolé pour votre parechoc, je vous laisse mon numéro, au cas où
les dégâts vous paraîtraient importants.
Toutes mes excuses.
Filippo Bianchi."
-Bonjour, monsieur Filippo Bianchi ?
Je suis le Cne Ferro, de la brigade criminelle de Turin.
Non, j'ai simplement besoin d'un renseignement.
Vous avez embouti une voiture, avant-hier.
C'était où et à quelle heure ?
Merci, désolée de vous avoir dérangé. Au revoir.
C'est un voisin de Torri.
Il est sorti de chez lui vers 11h.
La voiture était garée derrière la sienne.
-Il ne l'a pas utilisée.
Alors qu'est-ce qu'il est parti faire ?
Où tu vas ? -Refaire son parcours.
...
Bips de téléphone
Giacomo : "Tu seras là pour le dîner ?"
...
-Bonjour. Je peux vous aider ?
-Cne Ferro, de la brigade criminelle de Turin.
Vous avez un moment ?
A. Torri serait une de vos clientes.
Vous la connaissez ? -Je crois pas, non.
C'est la femme qui a disparu
il y a 2 jours ? -Ouais, c'est elle.
En revanche, son mari, G. Torri,
est déjà passé à la boutique, lui ?
-Il a quelque chose à voir avec sa disparition ?
-Depuis quand avez-vous une liaison ?
Vous vous êtes vus quand,
la dernière fois ?
-Hier soir.
-A quelle heure ?
-Il est venu à l'heure de la fermeture.
-Racontez-moi tout ce qui s'est passé.
Le moindre détail peut compter.
-Ca fait des mois qu'il vient acheter des cadeaux pour sa femme.
Après, on est devenus amis, si on peut dire.
Il me plaisait.
D'habitude, il venait chez moi.
Mais l'autre jour, il est venu ici,
et je l'ai emmené à l'arrière.
Je sais pas ce qui m'a pris.
Mais il était bizarre. Il s'est arrêté en pleine action.
Il regardait dans le vide, et il est parti en courant
juste après.
Hier, il a voulu me parler.
Mais il a juste réussi à me faire peur.
-Il a dit quoi ? -Que si quelqu'un venait
m'interroger,
j'avais intérêt à rien dire.
Version Française : IMAGINE
Adaptation : Fanny BERAUD
Direction Artistique : Vincent VIOLETTE
Avec les voix de Valeria Ferro : Ingrid DONNADIEU
Marco : Jérémy PREVOST Graziano : Serge FALIU
Dal Masso : Philippe VINCENT Andrea : Florian WORMSER
Asia : Zina KHAKHOULIA Gerardo : Jean-Jacques NERVEST
Unité Fiction ARTE France
Sous-titrage télétexte IMAGINE
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