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-Mon père a une banque. -Et toi ?
-Un jour aussi, j'en aurai une.
-J'ai vu papa.
Et puis maman, étendue par terre.
Elle saignait à la tête.
J'ai cru qu'elle était morte aussi.
-Le capitaine Ferro veut voir Filippo.
-Où étiez-vous, hier soir,
avant de rentrer ?
-J'ai dîné avec des amis.
-Pourquoi appeler votre frère et pas la police ?
Il s'est contredit.
-On a tué son père.
Ecoute,
c'est une famille importante, donc un homicide important.
Alors on va retrouver l'homme à la cagoule,
laisser Filippo tranquille et clore l'affaire.
-Je succède à mon père.
-Que puis-je faire ? -T'en aller.
-J'ai été contente, quand j'ai appris la nouvelle.
Voilà ce que je ressens.
-On attend quoi ?
-Dans le testament, il y a un 5e héritier.
-De quoi vous parlez ?
-Bonjour, M. Perrone. -Bonjour.
-Filippo !
Choc au sol
On frappe.
-Entrez.
Qu'est-ce que tu veux ?
-Que tu rentres à la maison.
Ecoute...
Tu as le droit de t'énerver, mais rentre.
-Je suis très occupée.
-Je sais que j'ai eu tort.
Mais j'avais peur que ça se passe comme ça.
-Si tu m'avais parlé,
je me sentirais pas trahie.
-Tu peux pas dire ça.
Me demande pas de choisir entre vous.
Je ne te demande pas
de pardonner, mais juste de rentrer.
Et pas pour elle, mais pour moi.
La porte s'ouvre.
-Valeria ? Désolé. Filippo Mantovani.
-Quoi, Filippo Mantovani ?
...
-Capitaine, parlez-nous !
-Vous pouvez dire un mot à la presse ?
-Que s'est-il passé ?
-Va-t'en.
-Encore elle ? -Il ne laisse
approcher personne. Va-t'en.
-Qu'elle dégage !
C'est sa faute, s'il s'est suicidé !
Toi, ta carrière est foutue !
-J'ai merdé, sur ce coup.
J'étais plus lucide.
J'aurais pas dû l'interroger après avoir vu mon frère.
-Tu pouvais pas prévoir ça.
-Si. Au contraire.
C'est notre boulot, de tout prévoir.
-Valeria, réfléchis.
Pour en arriver à un tel geste,
peut-être que Filippo était vraiment coupable.
-Tu crois même pas ce que tu dis.
Téléphone
...
-Oui ?
Oui. On arrive tout de suite.
-Achille Manzi, toxicomane.
Vol et attaque à main armée.
Guglielmo Mantovani est son 1er meurtre.
-Une patrouille l'a contrôlé.
Il y avait des traces de sang dans son coffre.
Et puis ceci.
Ca a été volé chez les Mantovani.
C'était coincé dans la roue de secours.
-Et le sang ? -On l'analyse en ce moment même.
-C'est le sang de la victime.
Je peux le faire. C'est qu'une formalité.
-On a perquisitionné chez lui ?
-Ils ont trouvé 30 000 euros en espèces.
-C'est lui ? -Hmm.
-Alors on commence.
...
-Vous savez ce qui est écrit là ?
Le sang trouvé dans votre coffre est celui de G. Mantovani.
Ca aussi, ça appartient aux Mantovani.
Vous savez ce que ça veut dire ?
Que vous êtes accusé du meurtre
de Guglielmo Mantovani.
-Oui. -Vous dites oui à quoi ?
-Oui, je l'ai tué.
-On vous a payé pour ça ?
On a trouvé 30 000 euros chez vous.
Vous a-t-on payé pour tuer G. Mantovani ?
-Non.
-Très bien.
Comment vous avez fait ?
-Vous le savez déjà.
-Dites-le-moi.
-J'ai laissé la voiture à un kilomètre de la villa.
J'ai endormi les chiens
et j'ai escaladé le mur.
Je suis entré par la fenêtre.
Le vieux regardait la télé sur le canapé.
Il a fini par me voir.
Je lui ai sauté dessus.
Avant même qu'il n'ouvre la bouche.
Et je l'ai tué.
Sa femme est arrivée.
Je l'ai frappée et j'ai volé ce qui me plaisait.
Vous êtes contente ?
-Vous les aviez repérés
depuis quand ?
-2 semaines, peut-être 3.
-D'où vous
les espionniez ?
-J'ai cherché un endroit en hauteur. -D'où ?
-D'un arbre. J'avais des jumelles.
-Comment saviez-vous que les domestiques
seraient absents ?
-J'ai vu que le dimanche, ils avaient leur soirée.
-Pas tous les dimanches.
-Donc, j'ai eu beaucoup de chance.
-Il faut que je le voie, putain !
Je suis sa femme !
-Ne m'obligez pas
à vous faire raccompagner.
-Ne me touche pas !
-Elle est malade.
-Il a tout avoué. -J'ai entendu.
Pourquoi toutes ces questions ?
-Pour dissiper un doute.
-Andrea, ça te dérangerait de...
-Je me suis pas trompée. J'ai pas pu me tromper.
-Je sais que c'est difficile à accepter.
Mais culpabiliser ne sert à rien.
C'est notre boulot, qui veut ça.
Allez, rentre. Je te rejoins.
-Qu'est-ce qui s'est passé ?
-Rien. Ils m'ont relâché.
-Qu'as-tu à voir avec la mort
de Mantovani ?
-Rien. J'y vais. Je suis crevé. -Attends.
-Filippo s'est suicidé. Tu es au courant ?
-On vient
de l'apprendre.
-Paolo...
Pourquoi tu refuses de nous parler ?
On est tes parents, non ?
-Demande à maman.
-Paolo, je t'en prie.
-La question n'est pas mon lien avec Mantovani,
mais son lien à elle.
Tu savais que maman se l'était tapé ?
C'est pour ça qu'elle a
démissionné.
Pas vrai, maman ?
Pardon... Tu savais pas.
T'avais les yeux bandés ?
Comment t'as fait pour pas comprendre ?
Elle s'est même fait mettre enceinte
par Mantovani.
Fichez-moi la paix.
Merci.
On frappe.
-Maman ?
Que fais-tu ?
-Je choisis ses habits pour l'enterrement.
Il faut quelque chose de sobre.
Il portait beaucoup de vêtements de sport. Alors ?
-Je trouve ça très bien.
-Ils ont arrêté l'assassin de ton père.
-Quand ça ?
-Je ne me rappelle plus.
La police a téléphoné.
-Et c'est qui ?
-Filippo était innocent.
-Maman, c'est qui ?
-Je ne sais pas.
Il s'appelle Achille.
J'ai oublié son nom de famille.
Regarde, j'ai choisi celle-là.
Hein ?
-Oui.
-Eva pense que c'est à cause de moi.
-C'est pas à cause de toi.
-Si. Elle a raison. C'est ma faute.
Filippo était fragile et je l'ai agressé.
Mais j'aurais dû le protéger.
C'est ce que doit faire une mère.
-Filippo avait honte et le vivait mal.
Il n'assumait pas de vous avoir menti.
-Pourquoi ne m'a-t-il rien dit ? -Tu te le demandes ?
Il avait peur de papa.
Papa nous gardait unis par son autorité.
Grâce à la peur.
Il ne faisait rien avec amour.
-Je suis au courant.
Ton père n'était pas un homme parfait.
Mais je l'aimais.
Et par amour, on pardonne beaucoup de choses.
-Même le mal qu'un père fait à ses propres enfants ?
Tu n'étais pas au courant ?
Pour Paolo
et le testament ?
-Comment peux-tu penser
que je le savais ?
Leonardo...
Tu ne me détestes pas ?
-Non. Pourquoi tu dis ça ?
...
Une porte s'ouvre et se referme.
Quelqu'un approche.
...
-Les Mantovani ont porté plainte.
Pour abus de pouvoir et incitation au suicide.
On a déjà réfléchi à une stratégie de défense.
Comment tu te sens ?
-Comme une merde.
Costanza me manque.
Elle me manque beaucoup.
-Rentre chez toi, alors.
-Non.
Pas tant qu'elle y sera.
Après 17 ans, elle veut faire semblant de faire partie de ma vie.
-C'est aussi chez elle.
Où veux-tu qu'elle aille ?
-Ca n'est plus chez elle.
Giacomo, Costanza et Michela, c'est eux, ma famille.
J'ai grandi avec mon frère et mon oncle. Pas avec elle.
-T'avais 13 ans. Tu étais petite.
T'as jamais eu l'occasion de la connaître.
Je pense que ce serait l'occasion.
-Je dois parler avec elle ?
Et lui demander pourquoi elle a tué mon père ?
-Je dis juste que...
Tu devrais lui faire face.
-Je peux pas.
...
-Tu t'es disputée avec mamie ?
-Oui.
Il y a très longtemps.
-C'est pour ça qu'elle est partie en Australie ?
-Oui. C'est pour ça.
-Tu l'aimes pas, en fait.
-Je sais pas trop, ma puce.
C'est difficile à expliquer.
Et même à comprendre.
-Mais elle, elle t'aime.
Vous pouvez pas faire la paix, et puis voilà ?
-Vas-y, tu vas être en retard.
Allez, dépêche-toi !
-Je veux qu'elle ait plus que ses yeux pour pleurer !
-Calme-toi. -Mon cul !
Qu'est-ce que tu fous là ?
-Je viens prendre mon poste. Me regarde pas comme ça.
J'y suis pour rien, moi.
-Tu fais quoi ?
Viens.
-Tu dois me prendre pour un malade.
C'est ça ?
-Tu devrais apprendre à gérer ta colère.
-Avec lui ? Non.
-Je suis désolée, pour ton frère.
-Il faut vraiment être désespéré pour faire ça.
*-C'est demain qu'auront lieu les obsèques.
Le conseil d'administration se réunira rapidement
pour nommer le nouveau PDG.
Sonnette
-Je peux entrer ?
S'il te plaît.
-Tu veux boire quelque chose ?
-Non. Je veux juste que tu t'assoies près de moi.
Allez, assieds-toi là.
-Je t'écoute.
-C'est quoi, ça ? -Rien.
Laisse tomber.
Non, non, non.
On peut pas. Arrête.
-Et pourquoi ça ?
-Tu es ma soeur.
Rire désabusé
-J'ai pas envie de rentrer.
-Tu peux rester dormir pour cette nuit, si tu veux.
Je vais te chercher des draps.
Bonjour.
-Bonjour.
-T'as réussi à dormir ?
-Pas beaucoup.
Alors... Lait écrémé,
céréales, et un kiwi. J'ai bon ?
Comment tu l'as découvert ?
-Je te l'ai dit.
Par ma mère.
-Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
-C'est arrivé quand elle travaillait chez vous.
Ca a duré quelques mois.
Et se sentant coupable, elle a démissionné.
-Ton père n'est pas au courant ?
Non. Enfin, maintenant, si.
Pourquoi ?
-Ca a dû être un choc, pour toi.
Le téléphone sonne.
-Excuse-moi.
...
C'était la banque. Mon investiture officielle
aura lieu aujourd'hui.
Eva ?
"Ta mère n'est pas en faute. Parle-lui.
Je file à l'enterrement."
...
-Excusez-moi.
-Que fais-tu là ?
C'est le dernier endroit où tu devrais être.
Va-t'en.
Viens avec moi. Sors de là.
-Mes condoléances.
...
On frappe.
-Qu'est-ce que tu fais ?
-La femme de Manzi était à l'enterrement.
J'ai pas vu avec qui
elle a parlé.
Regarde ici.
Il est entré par le garage.
La fenêtre, c'était une mise en scène.
Quelqu'un lui a donné
la télécommande.
-Filippo ?
-Non. Filippo, non.
Manzi aurait pu tout lui mettre sur le dos.
C'est la personne
que sa femme est allée voir.
Manzi nous ment
car il espère gagner quelque chose grâce à son silence.
-On en parle à Lombardi ? -Non.
On en parle à personne.
...
-Leonardo, tout va bien.
-Pars avec moi.
-Quoi ?
-J'ai une maison au Kenya.
On est bien, là-bas.
Tu pars avec moi ?
Allez. Viens avec moi.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Je peux plus rester ici.
Pas après tout ça.
On pourrait changer de vie.
...
-Fonce chez la femme de Manzi.
Et vérifie si elle a de l'argent sur elle.
Mademoiselle ?
Mademoiselle, arrêtez-vous.
Je suis de la police.
Alors ?
-La femme de Manzi n'est pas rentrée.
Rinaldi est sur place.
Ca me paraît difficile de retrouver cet argent.
-Et Leonardo ?
-Sa voiture est devant chez la fille.
Mattei y est.
-Quelle est leur relation ? -C'est sa secrétaire.
Elle n'a aucun antécédent.
Selon toi, il aurait payé Manzi pour qu'il tue son père ?
-Lui aussi, oui.
Qui Filippo a-t-il tout de suite appelé ?
-Leonardo.
-Pourquoi je suis ici ?
Je n'ai rien fait de mal.
-Combien vous lui avez donné ?
-Je ne l'ai jamais vue.
-La secrétaire de Leonardo Mantovani
et la femme de l'assassin de son père dans les mêmes toilettes.
C'est un hasard ?
Combien vous lui avez donné ?
Comment vous a-t-il convaincue de devenir sa complice ?
-De quoi vous parlez ?
-Couvrir un assassin est un crime.
-Leonardo n'est pas un assassin.
-Vous êtes amoureuse.
Vous l'avez fait pour ça.
Des trucs aussi stupides, on les fait
seulement par amour.
-Ce n'est pas un assassin.
Cette femme l'a fait chanter.
-Pourquoi ?
-Sinon, son mari aurait dit à la police
que Filippo l'avait payé pour tuer leur père.
Leonardo ne voulait pas que ça se sache.
Il ne voulait pas blesser sa mère.
C'est la vérité.
C'était Filippo.
Leonardo est innocent.
-Alors pourquoi vous a-t-il envoyée livrer l'argent ?
-Il m'a dit que la police était à l'enterrement.
C'est là qu'elle lui a fait du chantage.
Il avait peur d'être suivi.
Téléphone
"Il vient d'acheter ce billet d'avion. On fait quoi ?"
-Vous le croyez encore innocent ?
-Qu'est-ce que c'est ?
-Un aller pour Nairobi.
*-Ce téléphone est hors connexion.
-Putain.
Quelqu'un entre.
Hé ! T'étais où ?
Pourquoi t'as éteint ton téléphone ?
-J'ai été arrêtée.
-Comment ça ?
Quand ça ?
-Après avoir donné l'argent à cette femme.
-Que leur as-tu dit ?
-Que j'avais
jamais vu cette femme.
-Ils t'ont crue ?
Pourquoi t'ont-ils laissée partir ?
-J'en sais rien.
Ils pensent
que tu étais de mèche avec Filippo.
C'est vrai ?
Je t'aime et je suis prête à m'enfuir avec toi.
Mais dis-moi la vérité.
Je sais que tu y es pour quelque chose.
Cette femme me l'a dit,
dans les toilettes.
Je sais comment te traitait Guglielmo.
Si tu l'as fait,
ça m'est égal.
Mais dis-moi la vérité.
-Oui.
Oui, c'était moi.
-Vous êtes en état d'arrestation. -Mains derrière le dos.
-Pourquoi un seul billet d'avion ?
-Où avez-vous trouvé Achille ? -A la Falchera.
J'ai demandé et j'ai fini par le trouver.
Il avait l'air prêt à tout.
-Il a failli tuer votre mère.
-Ce n'était pas prévu.
C'est la seule chose
qui nous a échappé.
-C'est pour ça que Filippo est revenu à la villa ?
-C'est uniquement ma faute.
Un soir, Filippo nous a raconté, pour l'université.
Moi, à la banque, tout le monde m'écrasait.
Au début, j'en ai parlé par provocation.
Comme ça.
Filippo m'a pris au sérieux.
-Pourquoi "nous a raconté" ?
-Quand ? -A l'instant.
C'est qui, "nous" ?
-Je n'ai pas dit ça.
Merde...
...
-Tu sais pourquoi je t'ai invitée à déjeuner, le jour de l'expo ?
Je t'invite jamais, d'habitude.
Il y avait du poisson dans la soupe.
Et tu t'es sentie mal.
Je voulais que tu restes à la maison.
Je voulais que ce type te tue,
toi aussi.
Tu pensais que papa faisait quoi
quand il venait dans ma chambre
tous les soirs ?
Tu savais.
Et tu n'as jamais rien fait.
Elle gémit.
Une voiture approche.
...
-Eleanor Mantovani est vivante.
-On pouvait pas imaginer... -On aurait dû !
Une autre personne allait mourir et tu t'en fous.
Sonnette
-Salut, maman.
-Si tu es encore venu te défouler, c'est pas le moment.
-Où est papa ?
-J'en sais rien.
Je ne sais pas où il dort.
-Tu m'as tout dit,
sur Guglielmo ? Maman, parle !
Sinon, je passe cette porte
à jamais.
-Pourquoi tu me fais ça ?
-Je veux la vérité.
-Je ne voulais pas, Paolo. Je n'ai jamais voulu.
Un jour, je faisais le ménage dans son bureau,
et lui, Guglielmo, il a fermé la porte à clé.
J'ai lu dans son regard ce qu'il allait faire.
Je n'ai pas réussi à l'en empêcher.
-Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
-Pour ne pas que tu penses que tu étais
une erreur. Ce qu'il a fait était horrible.
Mais il y a eu ta naissance.
Tu es la chose la plus belle qui me soit jamais arrivé.
Je voulais te garder.
Je voulais t'élever et t'aimer.
Je voulais ce qu'une mère veut pour son enfant.
-Il faut que tu le dises à papa.
-Je ne sais pas comment.
Ni par où commencer.
-Tu as raison.
Je vais le faire.
Ce soir, il rentrera à la maison.
C'est pas ta faute, maman.
Pardonne-moi, maman.
-Bien sûr, que je te pardonne.
...
-Bonjour. -Bonjour.
-Tu n'entres pas ? -Non.
J'ai à faire.
ANDREA NORZI : Jeune homme MARTINA HAMDY : Mannequin
RENATO LIPRANDI : Notaire ANTONINA HELENE NOWICKA : Mannequin
CLARISSA DEL POZZO : Mannequin LUCIA LUCIANO : Jeune femme
HUYNH THI PHOUNG THAO : Serveuse GIORGIO SERRA : Homme âgé
GIOVANNA GIACONE : Policière
SABRINA CRITTINO : Secrétaire Lombardi
Version Française : IMAGINE
Adaptation : SABRINA BOYER
Direction Artistique : VINCENT VIOLETTE
Avec les voix de VALERIA FERRO : INGRID DONNADIEU
ANDREA RUSSO : FLORIAN WORMSER GIORGIO : CONSTANTIN PAPPAS
GIORGIO : CONSTANTIN PAPPAS GERARDO : JEAN-JACQUES NERVEST
GIACOMO : JEAN-MARCO MONTALTO EVA : LAURENCE CHARPENTIER
PERE DE PAOLO : HERVE CARADEC MERE DE PAOLO : ANNE PLUMET
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