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-Tu peux pas te conduire comme ça.
-Je me fous de ce qu'on dit. -Pas moi.
-Je me suis toujours comportée
comme ça. -Je sais,
mais je te demande de ne plus le faire.
-Excuse-moi.
-Notre recours
a été admis.
Elle devra pointer chaque semaine, il faudra déposer
le dossier à la préfecture. -Je le ferai.
-T'en parleras
Ă Valeria ? -Elle comprendra pas.
-Tu dois lui dire, c'est pas seulement ta mĂšre, c'est aussi
la sienne. -Et Giacomo ?
-Tu sais quel jour on est ?
C'est le jour des visites.
-Bonjour, maman.
-Bonjour, mon chéri.
Eh bien, tu n'as pas amené de photos, aujourd'hui ?
-Pas de photos.
-Pourquoi ?
-Le recours a été admis, tu vas sortir plus tÎt.
-Valeria le sait ?
Cliquetis de la clé dans la serrure
...
Crissements de pneus
...
Bips venant de la voiture et aboiements au loin
...
-Alors, tu as une banque ?
-Mon pĂšre a une banque. -Et toi ?
-Eh bien, moi, un jour, j'aurai aussi une banque.
-Bonsoir, Leonardo.
-Catarina ?
Que faites-vous lĂ ? C'est cher,
vous allez y laisser
votre salaire. -Oui, mais on fĂȘte
l'anniversaire d'une amie.
TrĂšs bien.
Bonne soirée.
A demain.
-Salut.
C'est ma secrétaire.
-Et alors, elle te plaĂźt ?
Peut-ĂȘtre que c'est toi qui lui plais.
-Et Ă toi alors, hein ? Je te plais pas ?
Brouhaha de conversations
...
-Salut, Eva.
-Salut.
-Bravo.
-M. le président. -Tes photos sont trÚs authentiques,
n'est-ce pas ? -Oui.
-Tu vas rester un peu en Italie,
maintenant ?
-Ton pĂšre doit ĂȘtre fier de toi.
-Oui, je crois qu'il est fier de moi.
Excusez-moi. -Je t'en prie.
-Alors, tu aimes ce que tu vois ?
-Beaucoup, oui.
*-Vous avez un nouveau message.
*Bip
*-Paolo, pourquoi tu ne réponds pas ?
A ton travail, ils disent que tu es malade.
Rappelle-nous, maman se fait du souci. Salut.
...
-MERCI BEAUCOUP, LEONARDO.
-Alors, content ? -Quel faux cul.
-Merci, monsieur. -Santé.
Téléphone
-Désolé, c'est mon frÚre.
Filippo, qu'est-ce qu'il y a ?
-J'adore cet endroit.
-Putain, qu'est-ce que tu racontes ? Appelle la police.
Appelle la police !
Leonardo, n'entre pas, s'il te plaĂźt, n'entre pas.
Mon chéri, n'y va pas, n'y va pas.
Non.
Non. Sanglots
Non.
...
Il vomit.
...
-Je veux les enregistrements des caméras de surveillance.
-Déjà fait.
-C'est sa femme ? -Oui, E. Mantovani.
-Elle peut parler ? -Elle est sous le choc.
-Madame, je suis
le capitaine Valeria Ferro, vous pouvez
me dire ce que vous avez vu ?
-J'étais au lit.
Je suis descendue parce que j'ai entendu du bruit.
Guglielmo baignait dans une mare de sang.
Et c'est lĂ qu'ils m'ont frappĂ©e Ă la tĂȘte.
-Vous avez vu
leur visage ?
Merci, je vous laisse tranquille.
-Ils ont forcĂ© une fenĂȘtre sur le cĂŽtĂ© ouest.
-Un systÚme d'alarme ? -Pas enclenché, ils ont donné
des somnifĂšres aux chiens. -C'est lui qui a
trouvé ses parents ? -Non,
c'est le plus jeune des frĂšres, Filippo.
-Ils ont aussi une fille. -Oui, on essaie de la contacter.
SirÚne d'ambulance qui s'éloigne -Filippo.
Je suis Valeria Ferro de la brigade criminelle.
Vous pouvez me dire ce que vous avez vu ?
-Vous ne pouvez pas
le laisser tranquille ?
Il me semble que mon frÚre n'est pas en état de répondre.
-Alors vous allez nous aider. Quand ĂȘtes-vous revenu ?
-AprĂšs son appel. -Qu'a-t-il vu ?
-J'ai cru
qu'elle était morte.
J'ai vu papa,
et puis maman, étendue par terre.
Elle saignait au niveau de la tĂȘte.
J'ai cru qu'elle était morte, elle aussi.
-On peut aller voir ma mĂšre ?
-Accompagne-les Ă l'hĂŽpital.
Quelqu'un est entré ? -On t'attendait.
...
On frappe Ă la porte.
Quelqu'un entre.
-Merci.
C'est la camĂ©ra donnant sur la fenĂȘtre par oĂč il est entrĂ©.
Il savait qu'il y avait des chiens,
que les domestiques étaient absents
et que l'alarme ne fonctionnait pas,
sinon il n'aurait pas forcĂ© la fenĂȘtre.
-M. Mantovani l'enclenchait avant d'aller au lit. Il a dĂ» agir avant.
-Qu'a-t-il volé ? -La famille fait une liste.
Résultats de l'autopsie : mort d'une hémorragie
provoquée par des blessures à l'arme blanche.
Apparemment, il a essayé de se défendre.
-Il est possible que Mantovani ait surpris l'assassin.
Pourquoi il aurait épargné sa femme ?
-Mme Mantovani.
Commissaire divisionnaire Lombardi. Mes condoléances.
-Vous avez trouvé quelque chose ?
-On pense à un homicide lié au cambriolage.
On vous tiendra au courant.
-Excusez-moi.
Le capitaine Ferro voudrait poser quelques questions
Ă Filippo.
-Pourquoi ? -Oui,
je n'en vois pas la raison.
-On n'en a pas pour longtemps.
-Ne te fais pas de souci.
-Je suis désolée
de vous demander ce dernier effort.
OĂč Ă©tiez-vous hier soir,
avant de rentrer ?
-Je suis allé dßner avec des amis,
et aprÚs, on est allés au cinéma.
-Et aprĂšs ?
-Je suis resté un peu avec eux, et puis je suis rentré.
-Pourquoi appeler votre frĂšre au lieu d'appeler la police ?
-J'en sais rien. Je crois que j'avais peur.
Quelqu'un entre.
-Pourquoi vous étiez si pressé
de rentrer ?
-J'ai pas l'impression que j'étais pressé.
-Moi, je crois que si.
Vous ĂȘtes sorti du cinĂ©ma et vous ĂȘtes rentrĂ©,
mais vous vous ĂȘtes dĂ©pĂȘchĂ©. Pourquoi ?
-Quand je suis arrivé, j'ai vu les chiens par terre.
J'étais inquiet.
-Mais vous vous dĂ©pĂȘchiez dĂ©jĂ
en arrivant au portail.
-Excusez-moi.
J'ai oublié
de vous dire quelque chose.
Pendant que je rentrais à la maison, ma mÚre m'a envoyé un message,
elle voulait des médicaments. -Je peux le lire ?
-Oui.
-Vous n'ĂȘtes pas allĂ© les acheter ? -J'Ă©tais presque arrivĂ©
quand j'ai lu le message,
j'ai préféré aller voir comment elle allait.
Elle devait pas ĂȘtre Ă la maison.
-Pourquoi ?
-Elle devait subir une intervention, un lifting.
Elle devait ĂȘtre hospitalisĂ©e hier et ĂȘtre opĂ©rĂ©e ce matin.
Mais comme elle se sentait pas bien, elle est restée à la maison.
Ecoutez, je suis épuisé, je me rappelle plus de rien.
Je peux y aller ? -Oui, vous pouvez y aller. Merci.
On n'a pas une vidéo sur laquelle on voit un homme cagoulé
qui entre et qui ressort avec un sac ?
-Ca se voit qu'il ment.
Il s'est dĂ©pĂȘchĂ©
d'arriver Ă la villa.
-A cause du message de sa mĂšre.
-Il s'est contredit.
-On a tué son pÚre et il croyait que sa mÚre allait mourir.
Ecoute, c'est une famille importante,
donc c'est un homicide important, on a déjà la presse
sur le dos.
On va essayer de mettre un visage sur l'homme cagoulé
et clore l'affaire. OK ?
-Bonjour. Vous ĂȘtes au courant
pour M. Mantovani ? -Oui.
-Un cambriolage, apparemment. Que vous est-il arrivé ?
-Quoi ? -A la main.
-Je me suis coupé en cuisinant.
-Si tu as besoin de quoi que ce soit,
nous sommes lĂ . -Merci.
-J'aimais beaucoup ton pĂšre. -Merci.
On tape Ă la porte.
-Leonardo, je suis désolé. -Oui, mais on doit s'occuper
de choses pratiques.
-Que puis-je faire ? -Partir.
-Excuse-moi ?
-Je vais prendre la direction du groupe.
Et j'ai pensé à quelques changements.
-T'es en train de me licencier ? -Non.
Je te rends service.
Je t'ai obéi pendant des années,
maintenant, c'est toi qui devrais m'obéir,
alors je préfÚre t'épargner ça.
-Et le fait que ton pĂšre m'avait choisi comme vice-directeur
n'a rien à voir avec ça, n'est-ce pas ?
Je vois que la douleur t'a anéanti.
-Cette banque appartient Ă ma famille.
Je dois agir dans notre intĂ©rĂȘt. Tu as une semaine.
-Je n'ai pas besoin d'autant.
Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
-Tu ne nous as jamais rappelés.
Ton pÚre et moi, on s'inquiétait.
Qu'est-ce que tu t'es fait ? -Rien, je me suis coupé. Laisse.
-Qu'est-ce qu'il y a lĂ -dedans ?
-Rien. Comment va papa ?
-Oh, il est un peu déprimé.
Ca lui coûte de vendre le garage.
Il va organiser un pot
pour saluer ses clients.
Tu viendras ? -Je sais pas. Je crois pas, non.
-Paolo...
Tu ne réponds pas à mes appels.
Hier soir encore, tu n'as pas répondu.
Pourquoi tu te comportes comme ça ?
-Tu me demandes vraiment pourquoi ? -Paolo.
-Parce que tu as gùché ma vie. Va-t'en, maman, allez.
Va-t'en.
...
-Merci.
-Madame, vous ne voulez pas essayer
de manger quelque chose ?
-Je n'ai pas besoin d'une infirmiĂšre, Titi.
Tu peux débarrasser.
-Mais oui, prenons-nous-en aux domestiques, c'est mieux.
Un classique.
-Mais comment faites-vous ?
Tous les 3, comment faites-vous pour ĂȘtre aussi calmes ?
-Il faut bien que quelqu'un le soit.
-Et toi, mon chéri, tu ne nous as pas
encore dit ce que voulait la police.
-Si, il te l'a dit.
Il est arrivé en premier, c'est pour ça
qu'ils voulaient lui parler. -Et tu leur as dit
quoi ?
-Je leur ai dit tout ce dont je me souvenais.
Combien de fois tu vas me le redemander ?
-J'y vais.
Filippo.
-Pourquoi maman me lĂąche pas ?
-Parce que maman est bouleversée.
Comme toi.
-La police croit que je l'ai tué. -Non, Filippo,
ce genre de chose, il faut mĂȘme pas que tu y penses.
Maintenant, il va falloir ĂȘtre fort.
J'ai besoin que tu sois fort.
-C'est facile pour toi. T'étais pas là .
T'as pas vu maman par terre.
-Mais maman est vivante.
Et toi, tu n'es pas seul.
Eva et moi, on est avec toi.
-C'est vous qui avez trouvé les chiens ?
-Oui.
-Vous pourriez me dire oĂč ? -Oui, juste lĂ .
-Enlevez votre veste.
Andrea, enlĂšve
ton manteau. -Quoi ?
-Ton manteau, enlĂšve-le.
-C'Ă©tait oĂč ? -Ici.
-Ici ? -Oui.
-Et l'autre ? -Juste lĂ .
-Ici.
-Va éteindre la lumiÚre.
Qu'est-ce que tu vois ?
-Rien.
-Filippo n'a pas pu voir les chiens.
-Ouais, bon, il a menti.
Pourquoi ?
...
-Qu'est-ce que tu fais ?
Tu es folle ? Elle rit.
-Qu'est-ce qui te prend ? Pourquoi tu te comportes comme ça ?
-Comment, comme ça ? -On dirait que
tu te fiches de ce qui s'est passé.
Papa est mort, mais je suis encore lĂ .
S'il te plaĂźt, parle-moi.
Dis ce que tu ressens. -Maintenant, tu veux parler ?
J'ai été contente d'apprendre la nouvelle.
VoilĂ ce que je ressens.
-Eleonora, toutes mes condoléances.
-Merci, Paolo. J'apprécie que tu sois là , tu sais ?
Guglielmo t'aimait énormément.
-Tu m'accompagnes dehors ? -Ouais.
Apparemment, je suis le 1er.
-Ouais. Je suis contente que ce soit toi.
Qu'est-ce qu'il y a ? -Pourquoi ?
-Tu es froid, je te sens distant.
Je croyais que t'étais venu pour moi.
-Oui, mais on a décidé de ne plus se voir.
-Vous pouvez pas l'emmener comme ça !
-Filippo ! -Sans mĂȘme
nous avoir prévenus !
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Ils l'emmĂšnent, tu vois pas ?
Qu'est-ce qu'il fout lĂ ? -Mais pourquoi ?
-Qu'est-ce que j'en sais ?
...
-Valeria.
-Allez-y, je vous rejoins. -OK.
-Giacomo ?
-Salut. -Pourquoi t'es lĂ ?
-T'as cinq minutes,
que je t'offre un café ?
-Qu'est-ce qui se passe ?
Qu'est-ce que t'as Ă me dire ?
-Maman rentre Ă la maison.
-Elle doit encore faire un an.
-Non, enfin si, mais ils ont accepté
notre recours. -Votre recours ? Quel recours ?
-C'est grĂące Ă Michela.
Si je te l'avais dit, tu m'en aurais empĂȘchĂ©.
-Quand est-ce qu'elle sort ?
-Demain.
Avec obligation de pointer.
Elle va habiter chez nous.
-T'es vraiment malade.
T'es malade.
Quelqu'un entre.
-Il est Ă toi.
Tout va bien ?
Porte qui claque
-Il y a 3 ans, t'as raté ta 1re année
à l'université.
Tu t'es disputé avec ton pÚre, t'es parti en vrille,
tu as dĂ» ĂȘtre hospitalisĂ©. -Non.
-Si. C'est pour ça que tu prends encore ces cachets.
C'est des anxiolytiques.
Tu prends aussi des antidépresseurs. -Comment
vous le savez ?
-T'as falsifié ton livret universitaire.
Ton pÚre était un homme trÚs autoritaire.
Va savoir ce qu'il se serait passé s'il l'avait découvert.
Donc tu l'as tué.
-Je n'ai tué personne.
-En effet, pas toi. T'as payé quelqu'un pour le faire.
Ta mĂšre devait pas ĂȘtre chez elle, mais elle y Ă©tait,
donc tu t'es dĂ©pĂȘchĂ© de rentrer.
*T'avais peur qu'il la tue.
T'as dit avoir vu les chiens, mais tu ne pouvais pas les voir.
-Qu'est-ce qu'il fait lĂ , lui ?
-On a découvert qu'il avait falsifié son livret universitaire.
-Dis-moi qui t'as payé ?
-Je comprends pas. -Qui ?
Qu'est-ce que tu fais ?
ArrĂȘte.
T'as fait assassiner ton pĂšre ?
C'est toi qui as fait assassiner ton pĂšre.
-Ca suffit.
-Giorgio, attends un peu. -L'interrogatoire est fini, allez-y.
-Giorgio, il dit pas la vérité.
-C'est pas lui qui m'intéresse, c'est toi.
Qu'est-ce qui se passe ?
...
-Maintenant, maman va ĂȘtre au courant.
-Mais non, elle en saura rien. Qui va lui dire ? Hein ?
-La police lui dira. -Ils t'ont laissé partir.
Ils ont absolument rien contre toi.
-Non, Leonardo, maman va tout découvrir.
T'as qu'Ă lui parler, toi.
Moi, je vais me remettre Ă bosser. -Filippo, ne t'inquiĂšte pas.
Attends-moi lĂ .
-Qu'est-ce qui s'est passé ?
-Ils l'ont juste interrogé.
-Mais pourquoi ? -HĂ©.
-Pourquoi il descend pas ? -Laisse-le tranquille.
-Je veux juste comprendre pourquoi il a été interrogé.
Filippo.
Mon trésor, qu'est-ce qui se passe ?
-ArrĂȘte, tu vois pas qu'il est bouleversĂ© ?
-C'est ton fils.
Tu préfÚres croire qui ? Eux ou lui ? Hein ?
Allez, viens.
-Tu peux venir chez moi si tu veux.
-Je vais aller chez Giorgio.
-Elle est sortie avec un an d'avance,
mais ça devait arriver...
-Je veux pas la voir.
Pour moi, elle n'existe plus.
D'aprĂšs toi, j'ai fait une erreur en partant ?
Giacomo a tort.
-Vous ĂȘtes diffĂ©rents. -Mais toi,
tu aurais fait pareil ?
-Oui, j'aurais fait la mĂȘme chose.
-Alors pourquoi je me sens si mal ? -Oh...
Oh, allez, viens par-lĂ .
-Tu pouvais me le dire pour ta mĂšre.
J'aurais compris pourquoi t'étais bizarre.
-Est-ce que je peux rester ici un moment ?
...
-Tu lui as dit quoi, Ă Costanza ? -Que tu es partie
en voyage il y a pas mal d'années.
Et que maintenant, tu as décidé de revenir.
Pour ĂȘtre avec ta famille.
Ca, c'est ton cadeau
pour elle.
-Qu'est-ce qu'il y a dedans ? -Ca va lui plaire.
-Et Valeria ?
-Elle est partie.
Mais elle reviendra... tu verras.
Raffut
...
...
-Tu fais quoi ?
-Bonjour. Je t'ai fait un peu de place dans l'armoire.
Je suis pas en train de te demander en mariage, hein,
j'ai juste fait de la place.
Je fais ça pour ĂȘtre gentil, tu vois ?
J'aimerais qu'on se mette d'accord,
tu es venue ici de toi-mĂȘme.
Sonnerie de téléphone
-Andrea ?
J'arrive.
Ils ont trouvé du sang chez les Mantovani.
C'est pas celui de la victime.
-On sait Ă qui il est ? -A l'un des enfants. Je dois filer.
-On attend quoi ?
-Il manque encore une personne. Il y a un 5e héritier.
-Mais de quoi vous parlez ?
Maman ?
Porte qui s'ouvre
-Bonjour, monsieur Perrone. -Bonjour.
-C'est une plaisanterie ?
-Non, M. Mantovani. -Je ne resterai pas
dans la mĂȘme piĂšce que cet homme.
-Leonardo, assieds-toi.
-M. Perrone, je vous en prie.
"Moi, Guglielmo Mantovani, prends
les décisions suivantes de façon irrévocable.
AprĂšs ma mort, 1/3 de mes biens, meubles et immeubles,
sont destinés à ma femme Eleonora,
et le reste réparti entre mes 4 enfants, en 4 parts égales :
Une part à Paolo Perrone, enfant conçu..."
-Tu le savais ?
-Laissez-moi continuer. -Tout ça,
c'est une farce.
-Leonardo. -S'il vous plaĂźt.
"... Que je reconnais comme héritier légitime.
Je demande pardon Ă ma femme.
Une part Ă mon fils Leonardo, Ă qui je demande pardon de l'avoir
toujours tenu dans l'ombre
alors qu'il aurait voulu briller de sa propre lumiĂšre.
Mais comme il ne nous a jamais vraiment ébloui,
je désigne Paolo
pour me succĂ©der Ă la banque..." -Je ne resterai pas lĂ
Ă me faire baiser ! -Leonardo.
-Je vous en prie, continuez.
-"Une part Ă mon fils Filippo,
en priant pour qu'il devienne l'homme qu'il devrait ĂȘtre.
Et une part Ă ma fille, Eva.
MĂȘme si je ne lui ai pas montrĂ©, je l'ai aimĂ©e.
Elle était mon bijou le plus précieux."
...
-Viens.
On monte ?
Maman ?
C'est pas celle-lĂ .
...
-Papa ?
-Elles sont arrivées. Viens.
Et la voilĂ .
-Bonjour, Lucia.
Je suis contente que tu sois lĂ . -Merci, Michela.
-Il t'a montré tes affaires ? -Oui, vous avez tout gardé.
-Ah, ça, c'est Giacomo.
-Et toi, tu dois ĂȘtre Costanza, c'est ça ?
-T'as l'air plus jeune sur les photos.
-Costanza. -Je l'étais, oui.
-Vas-y, arrache le papier.
-Il est magnifique !
-Qu'est-ce qu'on dit ?
-Merci. -C'est bien.
Si on allait se laver les mains ?
Comme ça, on prépare le dßner. Allez.
-Je me suis bien fait enculer.
Mon pĂšre arrive Ă m'humilier mĂȘme aprĂšs sa mort.
Il a peut-ĂȘtre raison, je vaux rien. -Non.
J'ai vu ce que tu as fait pour la banque.
Personne ne méritait ce poste
autant que toi.
-Alors pourquoi il m'a fait ça ?
...
-Non, Leonardo.
-Pourquoi ?
-Non, lĂ , j'ai pas envie. -Si t'as envie, allez.
-Je t'ai dit non.
Va-t'en.
Va-t'en.
Va-t'en.
Sonnette
-Salut.
-Salut.
...
-Tu l'as encore ?
-Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
-Toi, t'étais au courant ?
-Oui.
Je l'ai appris il y a 3 jours par ma mĂšre.
Mais pour le testament, je savais pas.
-On fait quoi maintenant ?
-On fait rien.
-Comment ça, rien ? Maintenant, on est frÚre et soeur.
Si on n'a pas rĂ©ussi Ă s'aimer avant, peut-ĂȘtre que...
maintenant, ce sera possible.
Sonnette
-Paolo Perrone ?
-Oui ?
-Je vous prie de bien vouloir me suivre.
-TrĂšs bien.
-Ils ont arrĂȘtĂ© Paolo ?
C'est la 1re bonne nouvelle de la journée.
-T'es qu'une merde.
-OĂč est Filippo ? -Quoi ?
-OĂč est Filippo ?
-Dans le salon, je crois. Pourquoi ?
-On a reçu ça de l'université.
-Putain. Maman !
Attends !
-EnlÚve-moi ça.
Comment as-tu pu nous mentir ?
T'avais peur de ton pĂšre ?
-Ca suffit, maman.
-C'est pour ça
que la police est aprĂšs toi.
C'est toi qui l'as tué.
-Ca suffit !
Ca suffit, calme-toi. Maman.
Viens avec moi.
-Je suis en liberté conditionnelle. Je viens signer.
Savez-vous oĂč je dois aller ?
-Au fond du couloir. -Merci.
-Excusez-moi.
-Oui ? -Vous ĂȘtes le capitaine Ferro ?
-Oui. Bonjour. -Bonjour.
Nous sommes les parents de Paolo. -Oui ?
-Pourquoi l'avoir arrĂȘtĂ© ?
-On ne l'a pas arrĂȘtĂ©.
Il a été convoqué au sujet du meurtre de G. Mantovani.
-Mais qu'est-ce qu'il a Ă y voir ?
Vous pensez qu'il l'a tué ?
-Non, le capitaine ne pense pas ça, pas vrai ?
-On a juste des questions Ă lui poser.
-Mon fils n'est pas un assassin.
Et M. Mantovani le connaissait depuis longtemps,
il lui a donné un travail.
-Je t'en prie. -Vous devez m'écouter.
-Il y a un bar, lĂ devant,
attendez lĂ -bas que je vienne vous donner
des nouvelles. -Merci.
-Le technicien est arrivé.
POLICE SCIENTIFIQUE
-On a trouvé un autre sang
que celui de la victime chez les Mantovani.
Vous allez devoir vous soumettre Ă un test ADN.
-Non, je ne crois pas que ce soit nécessaire.
Pourquoi ce serait le mien ?
-OĂč Ă©tiez-vous dimanche, aux alentours de minuit ?
-J'étais dans un bar. Seul.
-Et cette blessure Ă la main ?
-J'ai eu un accident de voiture.
-Les caméras de la villa ont filmé un homme de votre taille
et de votre corpulence. -Non, c'était pas moi.
-Si ce n'était pas vous, avec le test, ça ne fera plus de doute.
Sans votre consentement, je ne peux pas l'effectuer.
Et si vous refusez, j'en tirerai
des conclusions.
-Il n'y a besoin de faire aucun test.
Ce sang, c'est le mien.
Je n'étais pas à la villa le soir du meurtre,
mais j'y étais dans l'aprÚs-midi. -Pourquoi ?
-J'avais appris que Guglielmo était mon pÚre.
Gianfranco, celui que
je croyais ĂȘtre mon pĂšre,
doit subir une greffe de rein,
et j'étais le candidat tout désigné.
Mais ma mĂšre m'a empĂȘchĂ© de faire les analyses
et m'a tout raconté.
Sa relation avec Guglielmo
quand elle était employée de maison chez eux.
Ces analyses allaient révéler que Gianfranco n'était pas mon pÚre,
donc on a inventé
une excuse,
et il attend un autre donneur.
-Que s'est-il passé ce jour-là ?
-Je lui ai dit que j'étais au courant,
mais il s'est pas laissé démonter.
Il m'avait trouvé un travail,
d'aprÚs lui, ça aurait dû largement me suffire.
-Vous l'avez détesté, non ?
-Oui.
Mais je l'ai pas tué.
-Et le sang alors ?
-On s'est disputés, je me suis énervé,
j'ai donné un coup dans un vase et il s'est cassé.
-Mais pour autant, vous n'avez pas d'alibi.
-Filippo ?
T'es lĂ ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Je te cherchais. Tu sais que t'as pas le droit d'ĂȘtre lĂ .
-Elle me déteste.
-Elle te déteste pas. Elle est juste en colÚre.
Quand on est en colĂšre,
on dit des choses qu'on pense pas.
-Jamais elle me pardonnera.
-Tu sais quoi ?
On va prendre le coupé de cette conne
et on va aller se balader.
Il faut que tu sortes d'ici. Hein ?
Filippo !
-Non !
Non !
Non !
ANDREA NORZI : Jeune homme
MARTINA HAMDY : Mannequin RENATO LIPRANDI : Notaire
ANTONINA HELENE NOWICKA : Mannequin CLARISSA DEL POZZO : Mannequin
LUCIA LUCIANO : Jeune femme HUYNH THI PHOUNG THAO : Serveuse
GIORGIO SERRA : Homme ùgé GIOVANNA GIACONE : PoliciÚre
SABRINA CRITTINO : Secrétaire Lombardi
Version Française : IMAGINE
Adaptation : SABRINA BOYER
Direction Artistique : VINCENT VIOLETTE
Avec les voix de VALERIA FERRO : INGRID DONNADIEU
ANDREA RUSSO : FLORIAN WORMSER MICHELA : CAROLINE MAILLARD
GIORGIO : CONSTANTIN PAPPAS GERARDO : JEAN-JACQUES NERVEST
GIACOMO : JEAN-MARCO MONTALTO EVA : LAURENCE CHARPENTIER
PERE DE PAOLO : HERVE CARADEC MERE DE PAOLO : ANNE PLUMET
Sous-titrage télétexte IMAGINE
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