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*-On va commencer
par la liaison avec Paola. OK pour tous ?
Ensuite, on reprendra avec notre invité.
Je te mets
sur la 4. -Comme tu veux.
Oui, d'accord.
*-Lamberto, tu veux la photo ? -Oui.
Mettez-moi la photo de la fille. On va commencer avec ça.
Oui, très bien.
...
*-Non, doucement. Tu vas l'abîmer.
C'est un peu la mienne aussi.
Après, lui montera sur le podium.
Allez, venez là.
Tous ensemble. Oui.
On frappe.
-Oui, entre.
-Mon trésor, papa sera bientôt là.
Tu viens
à côté avec moi ? -J'arrive.
Fermeture de la porte
*-Silence sur le plateau !
-Nous sommes en duplex avec le lieu des recherches.
C'est un complexe industriel abandonné
que les riverains appellent "la petite Bucarest"
car on y compte "nombre de cas d'agressions sexuelles
commis par des Roumains".
Paola, vous êtes là ?
*-Oui.
Oui, Lamberto, je vous entends.
Ici, plus d'une centaine de gens s'emploient activement
aux recherches.
La brigade mobile a été rejointe
par des volontaires.
La disparition de Sara a secoué la ville.
*-Merci, Paola.
Nous recevons ce soir
un invité : Giancarlo Damiano,
le père de Sara.
Il nous a demandé
de ne pas l'interroger, il est venu
lancer un appel. -Va te coucher.
-Je veux voir tonton.
-Renzo... -Allez vous coucher.
-Et merde.
-Surveille ton langage, jeune fille.
*-... à cette jeune fille que son père cherche désespérément.
Sara aurait dû participer dans 15 jours à un concours de plongée.
Nous allons maintenant
accueillir notre invité, M. Giancarlo Damiano.
-(C'est à vous, allez. Dépêchez-vous.)
-Monsieur Damiano...
Bienvenue parmi nous.
Je vous en prie.
-Depuis 2 semaines,
nous nous posons de nombreuses questions
sur la raison pour laquelle tout ceci nous arrive.
Nous cherchons des réponses et n'avons
aucune piste.
Ce que nous voulons,
c'est que notre fille,
Sara, revienne au plus vite parmi les siens.
Si vous avez vu quelque chose... -Pardon, je dois vous interrompre.
J'aurais souhaité
ne pas devoir vous annoncer cette nouvelle...
Paola, vous êtes là ?
*-Oui, Lamberto. -Vous confirmez
la nouvelle que j'ai reçue ?
*-Oui, hélas, je vous la confirme.
Je viens de recevoir le communiqué officiel.
-Merci, Paola.
Il y a des moments
comme celui-ci
qui mettent à rude épreuve notre professionnalisme,
mais le devoir d'informer prévaut.
-Je peux finir ?
*-A cet instant même, l'affaire de la disparition
de Sara Damiano
vient de se résoudre tragiquement.
Sanglots
C'est avec une grande tristesse,
monsieur Damiano,
que je dois vous dire
que le corps de votre fille Sara...
vient d'être retrouvé.
...
...
...
-Combien de temps ?
-Ca fait 5 et 3.
Encore une fois.
-Arrête, Costanza. Je vais exploser.
-Allez, encore.
-Bon, mais c'est la dernière fois.
Donne le départ. -Vas-y.
Téléphone
...
-Giacomo ?
-Qu'y a-t-il ?
-Prends-la.
Je te laisse finir. J'y vais.
-Coucou, poussin. -Coucou, maman.
-Je file.
-Salut, Valeria.
-Maman...
-Coucou.
-Bisou.
-Va jouer un peu.
-Allez.
-Tu sais mettre ton pyjama ?
Notre recours
a été admis.
Elle devra pointer chaque semaine.
Le dossier à la préfecture... -Je le déposerai.
-Tu le diras à Valeria ?
-Elle comprendra pas.
-Giacomo, tu peux pas lui cacher ça.
C'est ta mère, mais aussi la sienne.
-D'accord.
Brouhaha de foule, communications radio
...
-Les gens veulent comprendre. -S'il vous plaît !
-Ils sont tous sortis ?
-Oui, mais on les tiendra pas
à distance longtemps.
Au rez-de-chaussée, 2 Roumains dormaient.
On les a embarqués pour les interroger.
-Bien.
Bon, on va voir.
...
-La victime est bien Sara Damiano ?
-Rentrez chez vous, y a rien à voir.
-Reculez, reculez.
-On peut pas entrer alors qu'on l'a trouvée ?
-Vous aviez fouillé là
dès le début. -Elle était sous l'eau.
-La Criminelle s'en charge. Tu me déposeras le dossier.
-Capitaine, que savez-vous ?
-Des informations ?
-La Criminelle enquête ?
Couinements de rats
Couinement et battements d'ailes
...
Déclics d'appareil photo
-Hé !
Arrêtez-vous !
Brouhaha des journalistes au loin, bips radio, hélicoptère
...
Vous l'avez trouvé ? -Pas encore, non.
Je demande des vêtements secs. -Non. Je veux ce photographe.
-On le cherche. -Qui l'a fait entrer ?
T'es qui ? -C'est le nouveau.
-Tu l'as fait entrer ?
-Gerardo, emmène-le.
-Quel nouveau ? -C'est moi qui l'ai choisi.
Le bâtiment a plein d'entrées, c'est la faute de personne.
-L'enfoiré lui a appris en direct la mort de sa fille.
Il faut pas que ça paraisse. -Je m'en occupe.
Essaie de te calmer.
Que doit-on faire ?
-Il faut enlever l'eau.
"Croquants au sésame"
-Voilà. J'en prends une autre.
Déclic
Une dernière.
-Pardon pour tout à l'heure.
Parfois, je m'emporte.
-C'est pas grave. -Ton nom ?
-Luca Rinaldi.
-Valeria Ferro.
Allez, c'était toi ?
-Quoi ? -Qui l'a fait entrer.
-Ca suffit. Fous-lui la paix.
Elle a dû être tuée le jour de son enlèvement.
On en saura plus après l'autopsie.
-Traces de violences sexuelles ? -Rien d'apparent.
-On a trouvé l'ongle ?
-Ici, il y a
du sang.
Ca peut être l'arme du crime.
-Et il y en a par terre ? -Non.
-Vous avez vérifié
le reste du sol ?
-Oui. Il n'y a rien.
...
Pas s'approchant
-T'as trouvé quoi ?
-Il n'y avait pas d'eau. -Comment ça ?
-Regarde la gouttière.
Elle a été cassée par l'arbre et ça a inondé le sous-sol.
Ces oiseaux sont tout jeunes, donc l'arbre est tombé récemment.
La météo parle d'un gros orage il y a 10 jours.
C'est pour ça que l'arbre est tombé.
Le sous-sol était sec quand on y a amené Sara.
Le tueur ne voulait pas cacher le cadavre,
mais le relier à des agressions.
-Pour incriminer les Roumains.
-Pourquoi un agresseur occasionnel concevrait une telle mise en scène ?
Celui qui l'a tuée devait la connaître.
"Croquants au sésame"
...
"Nouveau message : Tu nous manques en classe."
"Accepter l'invitation"
Cliquetis de vaisselle, discussions de repas
...
-Salut.
...
-Et tata Rosa, on la réveille pas ?
-Laisse-la dormir, elle est fatiguée.
Renzo, tu as parlé à Giancarlo ? Il rentre quand ?
-Son téléphone
est toujours éteint.
-On dort ici ce soir ?
-On restera au moins jusqu'au retour de Giancarlo.
-Il est à la télé ?
-T'es bête, c'était hier soir. -Chut.
...
Sonnerie d'école
...
-T'as vu ?
Paolo... -Il est revenu ?
-Donc Christophe Colomb part en Espagne...
Bip
Les Espagnols acceptèrent son idée d'une nouvelle voie.
"On révise ensemble, cet après-midi ?"
-Personne n'imaginait où arriverait Christophe Colomb.
C'est-à-dire ?
-Je veux parler de Castelli aux flics.
-Tu ne dis rien à personne.
-Si c'est lui ?
-Il a fait quoi, M. Castelli ?
-Rien, trésor. Ta soeur se fait mousser.
-T'as peur de perdre ton boulot.
-Respecte ta mère.
-Elle pense à elle et pas à Sara.
-Tu veux les blesser encore ? En racontant une histoire
hypothétique ?
Allez, on y va.
-Allez.
Brouhaha des journalistes
...
-Bonjour. Je suis Valeria Ferro, de la Criminelle.
Vous êtes le frère de Giancarlo ? -Bonjour.
-Voici ma femme, Anna, et nos 3 enfants.
-Votre frère est là ?
-Il n'est pas encore rentré de Milan.
Nous avons
dormi ici pour épauler ma belle-soeur.
-Elle dort
encore.
-Mes condoléances pour votre nièce.
-Sara était une jeune fille merveilleuse.
-Vous étiez très liées ?
Ca t'ennuierait
de me parler de vous deux ?
-Pardon, on était en route pour l'école,
et après, on doit aller au travail.
-Bien sûr. On en parlera plus tard.
Merci. Au revoir. -Au revoir.
Viens, Cristina.
-Andrea ?
Convoque la cousine de Sara, et sans sa mère.
Appelle aussi Giancarlo et Rosa Damiano pour l'identification.
Je vais au parc de la piscine,
où on l'a vue en dernier.
"Piscine municipale"
...
"A la famille Damiano"
"Tu nous manqueras, douce Sara"
...
"Préfecture de police"
Que fais-tu là ? -J'attends mon papa.
-Ton dessin est magnifique.
-Salut.
-Salut. Que fais-tu dans le coin ?
-Je devais... renouveler la licence pour l'alcool.
-Pourquoi tu m'as pas demandé ?
-Michela finit tard. Tu peux garder Costanza ?
-Je suis pas sûre d'être à l'heure.
-Alors ce soir, tu restes avec moi.
-Je passerai peut-être te chercher. -Viens, poussinette.
-Je prends mon cahier.
-La main.
-Ciao, tata.
-Vas-y.
-Transfère ces photos. -C'est quoi ?
-Des messages laissés dans le parc. Tentez de retrouver les auteurs.
T'as lu le dossier de Catricalà ? -Oui.
-Qui a vu Sara ? -Une camarade, après l'entraînement.
-Elle rentrait seule ? -Oui.
-Pas avec son père ?
-Ce jour-là, il est resté pour désinfecter la piscine.
-On a vérifié qu'elle n'avait pas rendez-vous ?
-Les relevés téléphoniques n'indiquent rien.
-Elle fréquentait un garçon ? -Non.
Son dernier copain a déménagé l'an dernier.
-T'as trouvé le photographe ? -Oui. Il a vendu le cliché.
Lombardi est dessus.
Catricalà est là.
Regarde les résultats de l'autopsie.
Le pantalon baissé fait partie de la mise en scène.
Pas de violences sexuelles.
La blessure mortelle est celle du crâne.
Une 2e sur la nuque est due à une chute.
La mort date de sa disparition.
On a un horaire plus précis : entre 19h et minuit.
-Et le sang sur la pierre ? -C'est celui de Sara,
mais il y a des traces d'une autre substance.
-J'attends votre appel.
-T'as bloqué la photo ?
-Préviens quand tu écartes un collègue.
-Catricalà ? Il sert à rien.
-C'est à moi d'en décider.
-Pour la photo, c'est réglé ? -Oui.
Et ça m'a coûté un paquet de pognon.
Pourquoi mon autorité ne marche pas sur toi ?
-Parce que je suis ta préférée et tu me soutiens toujours.
-Capitaine ? La cousine de Sara est là avec son père.
-Merci.
-Vas-y. Hein.
Raconte ce qui s'est passé. Allez.
-Maman veut pas. -Maman comprendra.
-Il y a 4 mois, ma mère a été licenciée du supermarché.
Avec Sara, on voulait se venger de Castelli.
-Qui est Castelli ? -Le gérant.
-Vous vouliez vous venger comment ?
-En lui volant des trucs.
L'idée venait de moi.
Castelli nous a surprises et emmenées dans son bureau.
Il était furax et menaçait de tout dire à nos parents.
J'avais très peur.
Je faisais que m'excuser devant cet enfoiré
qui avait viré ma mère,
alors que Sara n'avait pas peur. Elle était courageuse.
Pas du tout comme moi.
Je me le pardonnerai jamais.
-Quoi donc ?
-De l'avoir laissée seule avec lui.
-Tu l'as laissée seule ?
-A un moment, M. Castelli m'a dit que je pouvais y aller,
qu'il passait l'éponge,
mais que Sara devait rester.
-Pourquoi ?
-Il disait que c'était elle qui avait volé,
mais c'était pas vrai.
J'aurais dû rester avec elle, et au lieu de ça, je me suis enfuie.
-Que s'est-il passé après ?
-J'ai attendu sur le parking. Elle a mis du temps à sortir.
Elle était bizarre. Elle a pas voulu
me raconter.
Chaque fois que j'en ai parlé, elle a esquivé.
-Que s'est-il passé, selon toi ?
-Je pense qu'il a essayé de profiter d'elle.
-Vous et votre femme
étiez au courant ?
Vous n'avez rien fait ?
-Non.
-Pourquoi ?
-Maman avait peur d'être encore licenciée.
-Non...
-Elle a été réembauchée ? -Oui.
-On a pensé que Cristina
avait inventé cette histoire pour éviter une punition.
M. Castelli
est très respectable.
Il est marié, il a deux enfants.
J'ai aussi parlé à Sara,
elle m'a dit qu'il ne lui avait pas fait de mal.
Mais maintenant...
après ce qui vient d'arriver,
on a préféré venir tout vous raconter.
-Je vous ai convoqués.
-Bonjour, M. Castelli. Pardon pour le retard.
-T'en fais pas, Anna.
-Tu as été très courageuse.
-Renzo ?
-Allez, viens.
-Pourquoi sont-ils là ? -Je vous en prie, entrez.
-Vous croyez que ce M. Castelli a tué ma fille ?
-On ne sait pas encore.
Sara ne vous avait rien dit ?
-Elle se confiait rarement à moi.
Pour elle, seul Giancarlo comptait.
-Où est votre mari ?
-Donne plus de poussée. Allonge tes jambes,
d'accord ?
Allez, Antonella.
Giancarlo !
Certaines sont venues quand même, alors je les ai entraînées un peu.
-Ecoute... Je me sens pas de les entraîner pour l'instant.
-Je peux m'organiser.
-Je te remercie.
-Giancarlo...
La fédé a téléphoné.
Pour l'inscription de Sara au concours.
Tu veux que j'inscrive
une autre à sa place ?
-Non.
Je m'en occupe...
Je m'en occupe.
...
Sonnette
*-Qui est là ?
-Bonjour. C'est Giancarlo Damiano, le père de Sara.
Martina est là ? *-Pour quoi faire ?
-Je suis son entraîneur à la piscine.
*-Martina ne va plus aux cours de plongeon.
*-Mais papa, c'est le père de Sara. S'il te plaît !
*-On en a déjà parlé. Fini, la piscine.
*Raccrochage
Ouverture de porte
-Bonjour.
-Bonjour.
-Désolé d'être venu sans prévenir.
Sur ta fiche, il n'y a pas de téléphone.
-C'est pas grave.
-Je voulais te demander une chose.
Dans deux semaines,
ma fille aurait dû participer à un concours
auquel elle tenait beaucoup.
Et je...
souhaiterais que tu y ailles
à sa place. -Je ne viens plus à la piscine.
-J'ai vu ça.
Pourquoi tu ne viens plus ?
Tu es très douée.
Il faudrait s'entraîner chaque jour.
Ca t'irait de passer demain à 16h ?
-Je dois rentrer.
-Martina ?
Promets-moi que tu vas réfléchir.
C'est pour toi.
-C'est quoi ?
-C'est pour toi.
-Au revoir. -Ciao.
-Giancarlo,
rappelle-moi quand tu auras ce message.
Je suis pas à la maison.
Rappelle-moi vite. OK ?
-C'est là.
-Non, je peux pas.
-On ne pourra pas autopsier si vous ne...
-Je vais pas pouvoir.
-Je reviens tout de suite.
-C'est pas une entorse à la procédure ?
-Fais une réclamation.
Madame...
Ca ira
si je vous montre une photo ?
C'est votre fille ?
Sanglots
...
-Où étais-tu ?
-J'ai loupé le train.
-La police m'a emmenée voir Sara.
Paolo n'est pas rentré de l'école. Il répond pas au téléphone.
Je sais pas où il est.
Et t'étais pas là.
-Je te demande pardon.
-Ne me laisse plus toute seule.
J'y arrive pas, toute seule.
...
-Vous allez me reposer cette question stupide ?
Je ne vous dirai plus rien.
-Que s'est-il passé avec Sara ce jour-là ?
-Rien. Je l'ai effrayée un peu et je l'ai laissée partir.
-Ce n'est pas ce que dit
sa cousine.
-Et merde. Fait chier.
-Votre femme ne vous plaît plus ? -Ne la mêlez pas à ça.
-Comment était habillée Sara ?
Elle avait une jupe courte.
Vous y pensez encore, hein ?
Vous pensez à ses belles jambes nues, lisses et blanches,
à ses seins,
et vous jouissez près de votre femme.
-Laissez ma femme en dehors de ça.
-J'ai rencontré des tas de types comme vous.
Ils racontent tous la même histoire.
Que leurs victimes les ont provoqués,
qu'ils ne les ont pas forcées.
Ils confondent peur et acceptation.
Ils se regardent dans la glace en pensant
être de vrais hommes. Mais ce sont des lâches
qui s'imposent par la violence.
Que s'est-il passé entre vous et Sara ce jour-là ?
-Elle a pris l'initiative.
-Et elle a aimé ça, c'est ça ?
-Oui.
-Pourquoi relâcher Cristina ?
-J'ai avoué avoir trompé ma femme avec une ado.
Il vous faut quoi d'autre ?
-Pourquoi l'avoir fait sortir ?
Pourquoi ?
-Je voulais profiter
de la situation.
Mais c'est elle qui a tout fait.
Elle est revenue me chercher.
On s'est vus durant un mois. Elle me faisait
éprouver des sensations que je n'avais jamais ressenties.
-C'est votre parole contre celle d'une ado morte.
-Elle était très mûre.
-Il me faut des preuves.
Vous vous appeliez ? Textotiez ?
-Non, elle ne voulait pas.
Elle avait peur que son père le découvre.
Elle était terrorisée.
Elle parlait de lui sans arrêt.
Elle m'a quitté pour lui.
On faisait l'amour sur une colline,
et elle m'a demandé de la ramener.
Elle m'a dit ne plus vouloir qu'on se voie
parce qu'elle avait peur de le faire souffrir.
-Comment faisiez-vous pour vous voir, sans téléphoner ?
-C'était convenu.
On allait sur la colline. -Par où ?
-Par la Via delle Fornaci.
-Où exactement ?
-A l'angle de la station-service.
...
-Il a quand même pu la tuer.
-C'est pas lui qui l'a tuée.
-M'attends pas pour dîner, ma chérie.
On va devoir faire l'inventaire du dernier mois.
Je sais pas quand je pourrai me libérer.
Oui.
Ciao.
Oui, à plus.
-Où étiez-vous mardi 13 entre 19h et minuit ?
-Je vous ai dit la vérité.
-Vous avez eu une relation avec une mineure,
et c'est elle qui y a mis un terme.
Où étiez-vous mardi 13 ?
-Je l'ai pas tuée. -Où ?
-J'en sais rien. Ca fait tellement longtemps.
-J'ai tout mon temps.
-En mathématiques, le rapport entre deux grandeurs...
est exactement le même...
-Je dois rentrer.
-Tu veux voir la chambre de Sara ?
Viens.
-T'es sûr que tes parents diront rien ?
-Ils sont pas là.
-On dirait
un magasin de fringues. -L'armoire était pleine.
Dès qu'il rentrait, mon père lui ramenait une nouvelle fringue.
Regarde tout ce qu'il y a.
-Celle-là, ma mère
n'a jamais voulu me l'acheter. Trop décolletée.
-Tu veux l'essayer ?
-Tu crois que je peux ?
Chute
Ce rouge-là, il vaut hyper cher.
-Prends-le.
*-Mardi 13, à dîner ?
Ah, oui.
Oui, oui. C'est nous qui pouvions pas.
Non, non.
Demande pas à ma femme. Laisse. Merci.
-Pourquoi tu lui fais ça si c'est pas lui ?
-Parce qu'il le mérite.
-Je me souviens pas.
-J'avais invité mon chef pour le dîner, ce soir-là.
C'était la 1re fois qu'il venait.
Pour moi,
c'était une soirée très importante.
Tenez. Vous pouvez le joindre à ce numéro.
...
-Voilà les résultats des analyses sur la pierre.
L'autre substance, c'est du tartan.
Le parc près de la piscine est peut-être le lieu du crime.
-Valeria, tu peux venir ?
-A plus tard.
-Il y a deux mois, Sara est venue me voir
et m'a demandé si je pouvais l'entraîner.
-Mais son père l'entraînait. -Oui. Ca m'a surpris aussi.
Giancarlo et Sara étaient inséparables.
Ils gagnaient tout.
Je suis bon entraîneur, mais elle avait déjà le meilleur.
Je lui ai dit. -Elle a répondu quoi ?
Pourquoi ce changement ?
-Elle ne voulait plus s'entraîner avec lui.
-Mais elle n'est pas venue avec vous.
-On s'est téléphoné,
mais je voulais qu'elle réfléchisse.
Je voulais pas faire de tort à mon collègue.
Et puis, c'est arrivé.
-Giancarlo était au courant ?
-J'en sais rien.
-Merci, monsieur Salvucci. -Au revoir.
-Au revoir.
-On ne voit le père qu'à la télé, il ne vient pas ici,
on découvre que sa fille avait une relation avec un type de 40 ans,
c'est une piste sérieuse.
T'en dis quoi ?
On le convoque et on le pousse un peu ?
-Non.
Je vais aller lui parler.
-T'as été interviewé, toi ? -Non.
-Les copines de ta soeur sont trop idiotes.
Elles se battent pour être interviewées.
Elles la détestaient,
et là, elles se vantent d'être ses copines.
Moi, ta soeur, je l'aimais bien. Elle était géniale.
-Ma cousine m'a dit que Castelli avait essayé, avec Sara.
-Ca m'est arrivé qu'un vieux essaie avec moi.
Je l'ai jamais dit à personne.
Tu connais le pharmacien près de l'école ?
-Hum.
-J'allais acheter des médicaments pour maman.
Il a insisté pour prendre ma tension.
Il disait que c'était amusant.
Il m'a fait asseoir sur ses genoux et m'a tripotée, ce porc.
-Que faites-vous là ?
Enlève cette robe.
-Pardon, madame.
-Attends-moi, Chiara.
-T'es fou ? Tu n'as aucun respect pour ta soeur !
-Chiara ! Chiara !
-Ca va durer combien de temps, encore ?
C'est la police,
qui nous a convoqués.
Que pouvait-on faire ?
-Non.
Rentre.
Je préfère y aller seule.
...
Sonnette
Porte
Salut, Rosa. Je t'ai fait quelques courses.
-Non. Va-t'en.
-Quoi ? Qu'y a-t-il ?
-Sara serait vivante sans la mauvaise influence
de ta fille.
-J'étais pas au courant.
-Menteuse.
Renzo et toi saviez tout. La police me l'a dit.
Honte à vous.
Bris de verre
Laissez-nous.
On veut plus jamais vous voir.
...
-Bonsoir, madame.
Je peux vous parler 5 min ?
-Revenez demain. Ce n'est pas le moment.
-Castelli n'est pas l'assassin de votre fille.
Mais ils entretenaient
une relation.
-Cristina a dit qu'il l'avait obligée à...
-C'est ce qu'il semblait.
Mais ils ont continué à se voir.
Après un mois, Sara l'a quitté.
Votre mari est là ?
Je peux lui parler ?
-Je sais pas s'il...
-Madame...
Vous m'avez dit que Sara ne se confiait qu'à lui.
Je dois lui parler.
-Je vais le chercher.
La policière dont je t'ai parlé veut te voir.
-Non. -Je lui dis quoi ?
-Ce que tu veux. -Fais-le toi-même !
-Bonsoir. Je suis le capitaine...
-Oui, ma femme m'a dit. Mais je...
je ne peux pas vous aider.
-Je crois que si. -Non.
Je n'ai rien à vous dire.
D'ailleurs, allez-vous-en.
-Sara vous avait dit qu'elle changeait d'entraîneur ?
-Du vin ?
-Giacomo ? -Salut.
-Salut, tonton. -Salut, ma belle.
T'es en retard.
-Costanza ?
-Elle dort. Faut pas la laisser ici.
-A notre époque, ça te choquait pas. -Je vieillis.
-Allez, au dodo.
-Merci, c'est gentil. -Bonne soirée. Ciao.
...
"Identifiant : Sara Damiano Mot de passe : c'estl'eau"
"Chérie, où es-tu ? Rentre, on est inquiets !"
*-JOYEUX ANNIVERSAIRE !
*-Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire
*-Allez, vas-y, qu'on le mange !
*-Joyeux anniversaire.
*-Fais-moi un sourire.
Tous mes voeux, mon amour.
Vas-y, danse. Tous mes voeux, mon amour.
*Applaudissements
*-Super.
*-Que tu es belle. *-Bon anniversaire, championne.
"Vidéo postée par Giancarlo Damiano"
Version Française : IMAGINE
Adaptation : PERRINE DEZULIER
Direction Artistique : VINCENT VIOLETTE
Avec les voix de VALERIA FERRO : INGRID DONNADIEU
ANDREA RUSSO : FLORIAN WORMSER GIANCARLO DAMIANO : BERNARD GABEY
CASTELLI : MATHIAS KOZLOWSKI PERE DE PAOLO : HERVE CARADEC
MERE DE PAOLO : ANNE PLUMET ROSA : NATHALIE DUVERNE
RENZO : JEAN-FRANCOIS KOPF GIACOMO : JEAN-MARCO MONTALTO
MICHELA : CAROLINE MAILLARD
Sous-titrage télétexte IMAGINE
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