All language subtitles for American Guerilla in the Philippines 1950

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Original subtitles

Ce film a �t� tourn�

avec l'aide du gouvernement philippin

dont maints dirigeants ont combattu

pour la lib�ration des Philippines.

Nous remercions aussi le minist�re am�ricain de la d�fense

pour son aide pr�cieuse.

Plongez! Ils reviennent!

Je suis salement bless�, Chuck! Je vais mourir?

T'es bless�, mais tu vas t'en tirer.

Y a un hosto dans le coin?

Cebu, � 15km, monsieur.

Mitchell, va chercher de l'aide.

Oui monsieur.

Tu connais la route?

Je viens avec vous.

Allons-y!

Y a des Japonais par ici?

Seulement ceux-l�.

Voil� les Philippines au printemps 42.

Et voil� le dernier homme du torpilleur du 3�me Escadron,

� bord duquel le G�n�ral MacArthur

s'�tait �chapp� de Corregidor un mois auparavant.

Trois jours durant, on se cacha dans un phare isol� et d�sert

sans savoir quoi faire ni o� aller.

Toujours pas de signal?

Je fais de mon mieux.

De toute fa�on, �a changera rien...

mais je veux des nouvelles de la guerre.

Bien monsieur,

je vais essayer.

C'est mon tube pr�f�r�!

Je te l'avais dit...

Nous interrompons ce programme, pour une �mission sp�ciale.

Voici la Voix de la Libert� de Corregidor.

Bataan est tomb�.

Les troupes am�ricano-philippines sur cette �le � feu et � sang

se sont rendues � l'envahisseur.

Isol�s par la mer,

coup�s de toute source d'aide,

ces combattants ont endur� tout ce qu'un homme peut endurer.

Mais il a fallu prendre une d�cision.

Ceux qui se battent avec foi sont plus solides,

mais ils ne sont pas en acier.

Il faut finalement se rendre.

Ils sont � bout de force. Donc Bataan est tomb�.

Pourtant ce n'est pas un �chec,

car leur comportement fut un mod�le

pour les peuples �pris de libert�.

Bien... Voil�...

T'as les laissez-passer de MacArthur?

Dor�navant, vous �tes tout seuls.

Si vous pouvez gagner l'a�rodrome, il y a un vol pour l'Australie.

Mais c'est � 300km d'ici!

Le seul moyen, c'est se s�parer pour �tre discret. Voyagez seuls ou � deux.

Chuck, partez le premier. On va faire un d�part toutes les 30 minutes.

Tr�s bien.

J'esp�re qu'on se reverra.

Prends soin de toi Joe.

Bonne chance!

Mr Palmer!

Je l'accompagne, monsieur.

D'accord.

Gaffe � ton bras Joe.

Je peux vous accompagner, monsieur?

Pourquoi pas!

La marche fut longue.

Sur les chemins, dans la jungle, sous une chaleur �touffante.

Parfois dans l'eau jusqu'� la taille. Et partout, des gens,

Toujours des gens, en fuite.

On a appel� �a "la crue japonaise".

Pourtant, il n'y avait pas de japonais. Pas encore. NOUS �tions la crue.

Les japonais �taient les murs inond�s par la crue.

Notre marche dura 16 jours.

On s'arr�tait juste pour rafra�chir nos pauvres pieds et nous reposer.

Et toujours des gens en exode.

On arriva dans une ville o� on eut dit que la crue s'�tait engloutie.

Tacloban, sur la rive N-E du Leyte.

Reculez!

Il n'y a ni vivres, ni essence.

Alors passez votre chemin. Ne vous attroupez pas. Circulez.

C'est s�rement mieux ailleurs. On ne rentre pas.

Sergent, qui commande ici?

Le colonel Benson. Il est en haut.

Bien, merci.

Je vais voir le colonel. Toi, va voir ce qui se passe.

On doit voir le colonel am�ricain.

Il ne re�oit personne.

Ma cousine est tr�s malade,

Si elle ne va pas � l'h�pital, elle mourra.

D�sol�, vous devez attendre votre tour.

Il doit juste signer ce papier.

Madame, les ordres sont les ordres.

Ma cousine va accoucher.

On ne trouve pas de m�decin.

Il faut faire une c�sarienne.

Je comprends mais il est impossible de s'occuper des probl�mes de chacun.

Je dois voir le colonel, il faut qu'il signe ce papier

Restez calme, j'ai des ordres. Vous attendrez.

Que voulez-vous?

Enseigne Palmer, du Torpilleur du 3�me Escadron.

3�me Escadron? Quand es-tu arriv�?

A l'instant. Je viens de Cebu.

Je veux voir le colonel. C'est d'ordre militaire.

MacArthur ou pas, le colonel va m'engueuler, mais vas-y.

Merci.

Reculez!

Colonel Benson?

Enseigne Palmer, du Torpilleur du 3�me Escadron.

D'o� viens-tu?

J'ai march� depuis Cebu.

A quatre pattes?

Presque.

Quelle est ta requ�te?

Mitchell et moi voulons aller � l'a�rodrome.

Pour quoi faire? Les Japonais l'ont pris il y a 10 jours.

�a vous �vitera un long voyage, restez ici pour vous rendre.

Se rendre?

Je viens de recevoir l'ordre de nous rendre, ce soir � 20h.

Nous y compris?

Y compris vous. On organise une f�te ce soir.

Venez donc boire un coup.

Super, mais j'ai d'autres projets.

Vous avez une meilleure id�e?

J'ai pens� qu'en bateau nous pourrions rejoindre l'Australie.

Quel genre de bateau?

A moteur.

Nous n'en avons pas.

Alors en bateau � voile.

A voile!?

Vous connaissez la distance?

Environ 1800 km.

Plut�t 1950. Et puis, un bateau, �a s'ach�te. Tu as de l'argent?

40 dollars et 10 pesos.

Moi qui pensais que les marins �taient fut�s.

Mais passons.

Au nom de l'harmonie entre les r�giments,

un pr�t peut s'envisager.

Disons 2000 pesos?

Vous �tes tr�s g�n�reux.

Pas de quoi. Ce n'est que de l'argent.

Bien s�r, si les Japonais l'apprennent, j'aurai des ennuis.

Mais bonne chance, Palmer.

Merci colonel.

Au fait, va voir le Lieutenant Gibbs, au fond du couloir.

Demande lui de nouveaux v�tements.

Tu ne peux pas te balader comme �a. L'Amiral n'appr�cierait pas.

Je sais que vous �tes occup� mais un cas urgent requiert votre attention.

Tout est urgent.

�a concerne...

Une fille

ou plut�t sa cousine, qui va accoucher par c�sarienne.

Comme si on avait besoin de �a!

Vous avez juste un papier � signer.

Charmante, hein? Bien, faites la venir.

Un joli minois pourrait me distraire.

Merci.

Bonne chance colonel.

Vous aussi.

Capitaine!

Vous �tes s�r?

Madame?

Madame!

Vous pouvez y aller.

H� Chuck!

Chuck! Ici!

Merci capitaine.

Premi�re porte � droite en haut des escaliers.

Ces hommes viennent de l'a�rodrome Del Monte.

Ils viennent d'arriver.

Raconte lui.

Pas besoin, le colonel m'a racont�.

Qui veut aller en Australie?

Nous partons ce soir, si vous voulez venir.

Partir comment?

En voilier.

En voilier? Il est fou?

On y conna�t rien en bateaux. On est dans l'Arm�e de l'Air.

J'ai 2000 pesos pour acheter un bateau et l'approvisionner.

C'est �a ou un camp de concentration japonais. Alors?

Oui... Mais en voilier...

Tu veux revoir ta station-service, non?

Alors saisis ta chance. D�cidez-vous!

Mieux vaut se noyer que mourir de faim dans un camp japonais.

Ok. J'y vais!

Moi aussi.

J'en suis.

Bien. Voici 1000 pesos.

C'est pour le ravitaillement Je vais vous faire une liste.

Trouvez-moi tout �a, Je m'occupe du bateau.

Rendez-vous sur le quai � 18h.

Allez-y.

Noix de coco, bananes, mangues,

poisson s�ch�, k�ros�ne, lait.

Minute! 375 pesos pour 25 briques de lait?

T'as dit de prendre du lait.

Mais �a fait 10$ la brique.

C'est la guerre.

Chuck!

Regarde ce que j'ai trouv�.

Il est pas mignon?

Oui mignon comme tout.

�a fera un bon r�ti!

Tu comptes manger Wilmer?

Jusqu'� la moelle! Embarque le.

Et arrime le bien!

Et vous, d�p�chez-vous de charger!

Mr. Palmer!

Mr. Palmer!

Je voulais vous remercier pour ce que vous avez fait.

�a n'�tait rien.

Ma cousine serait morte.

Maintenant elle a un fils.

Un gar�on? G�nial! Je la f�licite!

Vous y allez vraiment en banca?

C'est mon intention.

On est en pleine mousson du sud-ouest.

Tant pis. C'est �a ou les Japonais.

Vous avez d�j� conduit une banca?

Non, et vous?

Plusieurs fois.

Venez avec nous. Vous savez cuisiner?

Oui. Mais alors qui va se battre?

Avec quoi? Des jouets?

Qu'est-ce qu'une jolie fille comme vous...

On peut se cacher dans les collines.

Se cacher? Qui a envie de se cacher?

Mon pays coule et tout le monde fuit!

Ecoutez.

Le gouvernement am�ricain a investi 2650$ pour me former.

L�-bas, je pourrai exercer mes talents.

Faux. La guerre, c'est ici.

Si vous voulez vous battre, restez ici.

Vous n'�tes pas philippine, �a ne vous concerne pas.

Je suis fran�aise, mais c'est ici chez moi.

C'est mon peuple.

Je resterai ici et je me battrai tant que je le pourrai.

C'est votre droit.

Je ne voulais pas vous offenser.

Je n'ai pas le droit de vous parler ainsi.

Ce n'est rien.

Au revoir.

H� Chuck!

Il est temps de partir.

Comme on dit ici: "Dieu est avec vous"

Merci.

Vous �tes s�re de pas vouloir venir?

Non.

Retire la passerelle.

Hissez les voiles!

Comment �a "les" voiles?

J'en ai pas vu.

Bougez-vous! La VOILE, hissez la voile!

OK, bande de bleus, je vous montre.

Prends la corde.

Tirez.

Je vous surveille, suivez le mouvement!

Faites contrepoids!

Venez vite, on chavire!

Voici le plus fut� de l'�quipage.

A b�bord!

Tourne! Tourne!

Tourne!

La jeune femme avait raison.

Le voyage dura � peine 72 heures.

Je n'ai jamais vu une telle temp�te.

�a s'appelle une Chibasco. �a arrive sans pr�venir.

C'est s�r!

Au moins on est tous l�.

Qu'est-ce qu'on fait maintenant?

Je crois bien qu'il va falloir nager.

On est � quelle distance?

On est � 12km environ.

M�me � pied �a serait trop pour moi.

Je ne vais pas vous forcer.

Vous pr�f�rez donc que des Japonais vous rep�chent.

Allons-y!

Moi, je sais pas nager.

Moi, je veux pas. Pas 12km.

Ok. Si on y arrive, on vous enverra un bateau.

Quand on commence � nager, il faut pas s'arr�ter:

�a donne des crampes.

Venez les gars elle est bonne!

Ne parlez pas et criez encore moins, il faut s'�conomiser.

Doucement.

Quelle heure est-il, tu crois?

A peu pr�s midi.

Chuck!

Regarde, j'ai pied.

Chuck!

Je ne peux pas faire un pas!

Tu dois y arriver.

Je ne peux pas bouger mes jambes!

Essaie. La mar�e monte! Plus que quelques minutes!

Impossible. Si je bouge, je bascule et je me noie.

Je peux pas non plus nager.

Mes muscles ne r�pondent plus.

Je vais me noyer.

Essaie. Tu peux y arriver. Tu dois.

Pas la peine, Chuck. C'est fini.

Attends. Je viens t'aider.

Tiens, je peux pas bouger non plus.

On va quand m�me pas se noyer.

Regarde!

Un bateau!

O� sommes-nous?

On est dans un village de p�cheurs au bord du Leyte.

Le Leyte? C'est notre point de d�part!

Ne parlez pas, buvez.

Vous nous avez rep�ch�s tous les 10?

Seulement neuf. Nos hommes poursuivent les recherches.

Qui �tes-vous?

Miguel. Je suis instituteur.

Les Japonais!

Pas de panique. Les Japonais sont loin. A 8km.

Ils �taient l�. Ils ont tout fouill� et sont partis.

Vous savez que les Japonais vous tueront si vous cachez des Am�ricains.

Nous le savons.

Il �tait loin lorsqu'on l'a trouv�.

Dans cette pi�ce.

Il y a un docteur dans votre village?

Le m�decin est � trois jours.

Allongez-vous s'il vous plait.

C'�tait l'un de nos hommes.

Je l'ai peu connu mais il �tait bon.

Il n'avait pas demand� � �tre ici.

Il n'est pas peut-�tre pas mort sous les bombes

mais au moins il a voulu rester dans la lutte plut�t que de se rendre.

C'est tout ce que je sais de lui.

�a apaisera peut-�tre ses proches.

Bien, vous pouvez l'emmener.

Notre p�re, qui es aux cieux,

Que ton nom soit sanctifi�,

Que ton r�gne arrive,

Que ta volont� soit faite sur la terre comme au ciel,

Donne nous aujourd'hui notre pain de ce jour,

Pardonne nous nos offenses,

Comme nous pardonnons aussi � ceux qui nous ont offens�s,

Et ne nous soumets pas � la tentation,

Mais d�livre nous du mal.

Partez! Les Japonais! Vite!

Attendez!

Les Japonais peuvent croire � un acte de r�bellion.

Je vais leur apporter le corps.

L'Am�ricain est enterr� et tu ne diras rien.

Viens.

Bienvenue dans notre village.

Les Am�ricains sont-ils l�?

Ils sont partis.

O�?

L�-bas dans les montagnes.

Nous sommes venus vous sauver.

Vous nous flattez. Vous �tes trop bon.

Banzai!

Nous aiderez-vous � les trouver?

Vous ne les trouverez pas, ils se sont �vapor�s.

Vous mourrez tous si vous les cachez.

On ne les cache pas. Ils sont venus arm�s. Nous ne sommes pas arm�s.

Ils sont rest�s arm�s. Nous n'avions pas d'armes pour les chasser.

Maintenant que vous �tes arriv�s avec vos armes, ils se sont enfuis.

O� sont-ils all�s?

Qui sait o� ils ont pu aller?

Toi!

Il dit la v�rit�?

Oui, mais ils sont rest�s 1 heure � peine.

Tout Philippin qui prot�ge un Am�ricain sera abattu.

Les Philippines font d�sormais partie du Japon.

Banzai!

Tu vas o�, Juan?

J'allais nulle part!

Je suis venu voir mon bateau.

Tu allais balancer les Am�ricains.

Non, je le jure!

Vous savez que je ne mentirai pas!

Je le jure!

Assieds-toi. On t'a apport� quelque chose.

C'est un poulet.

Mange le!

Mange tout.

Tout?

Tout.

Mange!

Je ne peux pas!

Tu appartiens � la Cinqui�me Colonne et tu es mauvais.

On va t'abattre.

Non, c'est pas vrai! Vous pouvez pas me tuer!

Non, ne tire pas. Je ne dirai rien. Je le jure!

Tout l'�t� et l'automne 1942, la cavale continua,

sans jamais savoir o� nous allions.

Les patrouilles japonaises �taient devenues plus actives.

Les Philippins nous appelaient les "Am�ricains bambous",

car on ressemblait � des �pouvantails.

L'id�e de tuer les Japonais

ne nous avait m�me pas travers�s.

On se contentait de rester en vie.

Mais l'impatience croissait parmi nous. Nous �tions nerveux.

J'estime que l'�tat me doit pr�s de 800$ d'arri�r�s.

796,46$, pour �tre pr�cis.

Reste en vie, si tu veux le d�penser.

J'y compte bien. Je n'ai pas �t� pompiste toutes ces ann�es

pour finir par tout laisser � mon stupide cousin.

J'ai rep�r� un joli lopin � Pocatello.

On va finir notre vie dans ces for�ts!

Pas vrai Palmer?

Pas moi. Je suis un citadin, moi.

Cette vie rurale m'ennuie. Repartons vers le nord.

A notre point de d�part?

Possible. Coupe plus court, Mac.

Imagine si l'�tat me croit mort

et donne ma paie � mon cousin!

Ils peuvent pas. Je leur ferai un proc�s.

Patrouille!

Va voir, Mitch.

Couvrez moi.

Ce fut notre premi�re satisfaction depuis 7 mois et demi.

Nous avions tu� nos premiers Japonais.

Vous avez souvent d� penser que l'Am�rique vous avait oubli�s.

Mais c'est faux. MacArthur finira par revenir.

Il chassera les Japonais de ces �les.

L� d'o� ils viennent!

Qu'est-ce que c'est?

En attendant,

nous autres Am�ricains sommes ici,

et c'est donc � nous

de faire ce qu'on peut en attendant son retour.

Bien s�r on n'est pas nombreux et on n'a pas beaucoup � donner,

ni armes, ni munitions, ni m�dicaments.

Pas m�me de lits.

Mais on a foi en une chose: La libert� des Philippines!

Mes gars vont maintenant passer parmi vous.

Et si vous aimez votre pays autant que nous,

si vous voulez que vos enfants et leurs enfants soient libres,

prouvez le maintenant.

Donnez-nous de quoi acheter le n�cessaire, on fera le reste.

Des sous pour les Philippines?

Rien du tout? Pas d'argent?

Il a fait une belle trouvaille!

Voil� quelque chose d'authentique!

Peut-�tre.

Allons lui parler.

Bonjour sergent.

Palmer. Je suis un Marin. Les autres sont de l'Arm�e.

Si vous pr�parez une vraie guerre, on aimerait vous rejoindre.

D�sol�, on n'enr�le pas encore.

Peut-�tre plus tard, si �a marche. On vous trouvera un truc � faire.

A la prochaine.

H� Mac!

Quels patriotes! T'as vu la camelote!

Ferme la.

On se tire.

Vive les Philippines!

Imposteurs.

Imposteurs?

Toute guerre compte ses parasites.

Quel sale business!

Pas �tonnant qu'ils ne souhaitent pas que les choses changent.

Ecoutez.

On ira nulle part. Regardez...

Mes jambes ne me porteront pas plus...

Mais j'ai encore 200 pesos.

Alors si on trouvait un autre bateau pour aller en Australie?

Jamais!

Ce sera sans moi.

Moi non plus.

D'accord.

Faites comme vous voulez, si je trouve une banca, je me tire.

Un instant s'il vous plait.

Vous parliez d'un bateau pour l'Australie?

Je peux peut-�tre vous aider.

Vous avez un bateau � vendre?

Mieux vaut ne pas parler ici.

N'importe qui peut �tre de la Cinqui�me Colonne.

Venez chez moi dans 1 heure,

Voici l'adresse.

On pourra parler.

Bonne journ�e messieurs.

Comment savoir s'il est pas lui-m�me de la Cinqui�me Colonne?

On peut pas savoir.

On vient voir monsieur Martinez.

Entrez messieurs vous �tes attendus.

Messieurs, patientez ici, je vous prie.

Merci.

H� Chuck!

Jette un coup d'�il.

Ne serait-ce pas...

Si c'est bien moi!

Vous!

Je me suis souvent demand�e... �a fait plaisir de vous revoir. Tous les deux.

Je me demandais justement comment vous trouver.

Nous venons de revenir en ville

On attendait un officier naval.

C'est vrai que je n'en ai pas l'air.

Entrez je vous prie.

Tante, Lou, voil� Mr. Palmer.

Mr. Palmer!

Bonjour madame, heureux de vous revoir.

Je vous pr�sente Jim Mitchell.

Et voici ma cousine, Mme Romero.

Mr. Palmer, Mr. Mitchell.

Comment allez-vous madame?

Tr�s bien, et mon fils aussi gr�ce � vous.

Mon mari vous remercierait, s'il n'avait p�ri � Bataan.

C'est un plaisir de vous rencontrer.

Nous avons souvent pens� � vous, on vous croyait en Australie.

On n'est pas all� loin. La mousson nous a frapp�s le 3�me jour.

Le Seigneur a �t� cl�ment, vous �tes vivants.

Aussi vivants qu'on peut l'�tre quand on se cache dans les collines.

Ah, vous avez trouv� ma demeure.

Je n'ai pas eu l'occasion de me pr�senter,

Je m'appelle Juan Martinez.

Je suis Chuck Palmer et voici Jim Mitchell.

Mr Palmer nous a aid� � conduire Maria � l'h�pital.

Alors vous connaissez d�j� ma femme et ma famille.

Depuis le temps que je souhaitais vous remercier. On vous doit beaucoup.

Oh ce n'est...

Ma femme m'a souvent parl� de vous.

De votre bont�...

Et bien pour �tre franc Mr. Martinez,

J'ignorais que votre femme �tait...

...votre femme! Pour moi, c'�tait juste une belle dame en d�tresse.

Vous aviez parl� d'un bateau.

Oh oui! Le bateau...

Je vais vous pr�senter l'homme qui peut vous conseiller.

Il est assez loin d'ici. On y va?

Quand vous voulez, mais nos habits...

Ne vous inqui�tez pas, on va s'en occuper.

Bien.

Ravi de vous avoir revue.

Par ici s'il vous plait.

Bonne chance � vous deux.

Colonel Demalanta, voici les Am�ricains en question.

Enseigne Palmer et Mr Mitchell, de la Marine Am�ricaine.

Pourquoi aller en Australie?

Pour rejoindre notre escadron et reprendre le combat.

Vous r�alisez que nos eaux sont surveill�es par les Japonais

et que votre id�e est tr�s p�rilleuse?

C'est pas mieux d'�tre traqu� tout le long du Leyte.

Je vous indiquerai volontiers o� trouver un bateau,

si, en �change,

vous nous rendez service, � moi et au peuple Philippin.

Dites-nous, Colonel.

J'ai oui dire qu'un certain Colonel Phillips

a organis� des gu�rillas � Mindanao et a communiqu� avec MacArthur

pour unifier toutes les gu�rillas.

Je n'ai jusqu'� pr�sent pas �t� capable de communiquer avec le Colonel Philips

pour lui faire savoir que nous participerons � l'entreprise.

Ce sera un voyage difficile.

D'abord, il faut traverser les eaux du Golfe de Leyte,

puis les jungles des Montagnes Diuate,

jusqu'au QG du Colonel Phillips.

J'ai envoy� trois de mes hommes et ils ont �chou�.

Si vous, un officier am�ricain et votre ami,

acceptez cette mission

je suis s�r que le colonel Philips trouvera un moyen de vous envoyer en Australie.

Vous n�gociez ferme!

J'ai pas le choix. Je dois le contacter.

Qu'en dis-tu, Jim?

C'est pas pire que la banca.

On vous fournira des armes et on vous aidera du mieux qu'on peut.

OK, Colonel. On d�marre quand?

Avec un peu de chance, cette nuit.

Anim�s par l'espoir de gagner l'Australie,

nous part�mes avec le bateau vol� pour le Golfe de Leyte,

par le D�troit de Surigao.

On naviguait de nuit, loin des couloirs japonais.

Le jour, on dormait dans des planques bien camoufl�es.

On faisait des tours de garde.

On volait des bidons d'essence ici et l�

et on �tait ravitaill� par des Philippins toujours contents d'aider.

On tra�ait vers le sud, les Japonais toujours derri�re nous.

Jusqu'� ce qu'enfin, notre voyage termin�,

nous empruntions des routes cauchemardesques au c�ur de Mindanao.

Dans un monde dont nous ignorions l'existence.

Trois h�ros, chancelants, fatigu�s, les pieds en sang,

rong�s par les insectes, les habits d�chir�s, les cheveux en p�tard,

avan�ant � l'aveugle.

Si je m'en sors, je boirai tant

que plus tard, rien qu'en m'en souvenant, je serai ivre.

Qu'est-ce qu'il dit?

Qu'il est fermier.

Demande lui s'il y a des Japonais par ici.

Il dit qu'il n'y a personne.

Demande-lui o� sont les am�ricains.

Il a entendu parler du Colonel Phillips?

H� faites le taire!

Que font-ils?

Ils tirent.

J'ai entendu.

H� Mac, ils appartiennent s�rement � ces fameuses gu�rillas am�ricaines.

Je t'avais dit qu'on s'�tait tromp� de route.

Ce n'est pas les Philippines, on est en Afrique!

Voil� Tarzan en personne.

Attendez ici.

Excuse-moi mon pote,

mais si ma m�moire est bonne, ce truc dans ta bouche, c'est une cigarette.

Tiens, on dirait qu'ils savent parler.

"Je reviendrai. Douglas MacArthur".

C'est une nouvelle marque on dirait.

T'as une allumette?

Vous venez d'o�?

Georgie. Pourquoi?

Comment �tes-vous venus ici?

A la nage. �a vous va?

Ok marin.

Vous pouvez entrer.

C'est qui, lui?

Lui? Juste un officier de la Marine.

Il est l�-haut.

Colonel Phillips?

Entrez.

Enseigne Palmer, du Torpilleur du 3�me Escadron.

Quel diable t'envoie?

Le Colonel Demalanta. Il organise la r�sistance � Leyte.

Palmer va vous informer de nos projets

de joindre le mouvement de lib�ration.

Comment va ce vieux bougre?

Il va bien.

Assieds-toi. Un verre d'eau?

Alors, que veut-il?

Si vous lui donnez des armes, il combattra les Japonais � Leyte.

Ecoute bien Palmer.

Dis-lui qu'on s'en fout s'il ne tue personne.

MacArthur veut un service d'espionnage,

un gouvernement civil, une administration.

Une arm�e du peuple pr�te � agir quand on lui demandera et pas avant.

Tu saisis?

Oui monsieur.

Tr�s bien.

Retourne lui dire qu'il peut s'y mettre.

On compte �tablir des stations radio sur les c�tes,

comme �a on sera au courant de tous leurs faits et gestes.

Mais il faut d'abord s'organiser. Ok?

J'avais pas pr�vu de rentrer � Leyte.

Si je suis venu ici, c'est pour que vous m'aidiez � aller en Australie.

On ne veut pas d'hommes en Australie, on les veut ici.

Tu veux �tre utile? Qu'est-ce que tu connais en radio?

Rien du tout.

Peu importe.

Voil� un manuel. �tudie-le.

Il y a des gars qui peuvent t'aider.

Tu seras responsable

de la radio de Leyte.

Qui? Moi?

Oui toi!

�a nous �vitera de devoir ramener d'Australie un homme suppl�mentaire.

On a de belles perspectives pour les hommes brillants comme toi.

Oui Monsieur.

Ainsi le Gouvernement du Leyte Libre,

avec l'aval du pr�sident Queson et du G�n�ral MacArthur,

fut �tabli en secret.

On partait de z�ro,

mais les gens r�agirent vite, offrant ce qu'ils pouvaient.

Des pi�ces automobiles, de l'huile de moteur, des armes, du papier,

des sacs, des vis, des boulons, des tringles, de la ferraille...

Tout ce qui pourrait servir � une arm�e et une administration.

Quelle joie quand on voyait arriver un vieil accumulateur.

Il en manquait toujours.

Et quand nous en trouvions un,

on le traitait avec une extr�me pr�caution.

Et �a en �tait!

Nous le rafistolions, le testions,

et nous nous f�licitions chaque fois qu'il fonctionnait.

Il nous fallait de l'argent. Et donc, il fallait en imprimer.

Un joaillier grava des blocs de bois selon le mod�le du Colonel Phillips.

Vu la quantit� dont nous avions besoin, On utilisa une cha�ne de montage.

Un homme coupait le papier, un autre le pla�ait dans un cadre

puis le tamponnait avec de l'encre � base de suie et de glyc�rine.

On utilisait du papier d'emballage ou du papier de bloc-notes.

Mais �a ressemblait � de l'argent

et c'�tait aussi utile que de l'argent.

On publia m�me notre propre journal.

Les maigres nouvelles nous venaient des quelques radios planqu�es.

Le journal �tait lu � voix haute chaque semaine dans 500 villages.

Avant, la communication d�pendait des coursiers.

A pr�sent, avec du fil barbel�, qu'on avait tendu, enroul�,

et pendu aux arbres avec des bouteilles comme isolant,

en 6 semaines nous avions 150km de c�bles t�l�graphiques.

Pour le gasoil, on fabriquait

de l'alcool de palme dans 9 distilleries.

Nous faisions 10km avec 4 litres.

L'alcool ne servait pas qu'aux autos.

On disait "boire du gasoil",

vu qu'il avait des fonctions d�riv�es.

Nos armes, 2 bouts de tuyau superpos�s.

Nos balles, des vieilles tringles, remplies de poudre des mines marines.

Du souffre, du gros sel et de l'antimoine.

Et quand ils �taient finis.

Nous les essayions.

On a m�me fait un canon avec un large tuyau, un pic comme percuteur

et une amarre comme protection.

Une id�e t�moignant de notre ing�niosit�...

Puis on organisa une arm�e et on entra�na nos gu�rilleros.

On pratiquait la lance, au cas o� on manquerait de munitions.

On apprenait � avancer dans la jungle de nuit,

� tracer des cartes et � les lire,

� donner les premiers soins,

� faire des pi�ges en bambou, le long des routes menant � la ville.

Pour que les Japonais, en cas d'assaut,

se fassent empaler.

En bref, on dressa une arm�e et on restaura un gouvernement.

On donna au peuple la foi en la victoire.

Il n'y avait pas que la guerre et ses pr�paratifs.

Les Philippins adorent faire la f�te.

Des musiciens natifs, en fuite,

faisaient des bals de collectes.

Id�al pour se tordre une cheville.

H� Chuck!

La fille en mauve, tu la trouves pas sexy?

Si, tr�s.

Excusez-moi, vous voulez danser?

Se�ora Martinez?

Mr. Palmer!

Eh bien, on se retrouve.

Oui. Voulez-vous manger?

Non merci.

C'est tr�s bon!

Je n'en doute pas.

Vous ne dansez pas?

Quand on me le demande.

Vous �tes demand�e.

Votre mari n'est pas venu?

Il a promis de venir plus tard.

Devez-vous aussi vous asseoir l�?

Non. Le mariage donne des privil�ges.

Votre robe est tr�s sexy.

Merci. Mon mari me l'a offerte � mon arriv�e il y a 5 ans.

Vous la portez aussi bien qu'une native. Seulement 5 ans?

Et pourtant mon mari dit que je suis plus philippine que lui.

Je me souviens de votre patriotisme.

Comme la fois o� vous m'aviez raisonn� sur le quai, avec fermet�.

Vous avez d� me trouver assez t�tu.

T�tu?

Born�!

Vous l'�tes?

En tout cas, c'est ce qu'on dit de moi.

Finalement, vous �tes encore l�.

Voyez o� m�ne l'ent�tement! Ou est-ce votre pouvoir de persuasion?

Mon mari m'a dit que vous avez bien aid� le Colonel Demalanta.

Il semble tr�s actif dans la gu�rilla.

Oui. Il ne pourrait en �tre autrement.

Et vous?

Je fais ce que je peux.

Ce d�sir de rentrer chez vous, c'est parce que vous �tes mari�?

Non, je ne suis pas mari�.

Une copine, peut-�tre?

Je ne suis pas fianc�, si c'est ce que vous vouliez dire.

Je connais si peu de choses sur vous et vous connaissez tout de moi...

On ne peut pas dire tout.

Mon mari, ma famille, mes origines.

Et vous?

Oh il y a peu de choses � dire.

J'ai bien bourlingu�. Mes parents ont divorc� quand j'�tais gosse.

Ma m�re �tait enseignante.

On d�m�nageait sans cesse. J'�tais toujours le "nouveau voisin".

Je devais faire avec. Que �a me plaise ou non.

Mais �a m'a jamais plu. Voil� pourquoi je n'arrivais jamais � garder un emploi

ni � me poser.

J'�tais du genre agit�.

Et maintenant?

Maintenant, je pourrais me poser, oui.

On retourne danser?

Je pr�f�rerais rester ici.

On devrait aller danser.

Major.

Major? Vous n'�tes pas Enseigne?

Enseigne dans la Marine, Major dans l'Arm�e C'est le m�me grade.

Comment allez-vous?

C'est un plaisir de vous revoir.

Je vous apporte un message de la part du Colonel Demalanta.

"Le football est arriv� et le jeu est maintenu comme pr�vu."

Bonne nouvelle! Merci.

Je dois une fois de plus vous saluer.

Et comme d'habitude je vous souhaite bonne chance.

Bonne soir�e.

Bonsoir major.

C'est un jeune homme tr�s s�duisant.

Oui, vraiment...

Demalanta en pense le plus grand bien.

�a fait du bien de savoir qu'on nous oublie pas.

Oui mais n'oublie pas de faire attention en portant cette caisse.

Palmer, je reviens du sous-marin.

Il faut faire des rapports sur la navigation japonaise.

Combien de postes radio ont-ils envoy�?

Quatre.

H�las, les autres caisses sont pass�es par-dessus bord.

Par-dessus bord?

Il va falloir se d�brouiller en attendant la prochaine cargaison.

Je ne sais pas installer une station. Je ne saurais par o� commencer.

Trouvez un ing�nieur pour vous aider.

Sinon demandez � Martinez.

G�n�ral MacArthur exige ces rapports.

Il veut des informations sur la flotte japonaise. D�brouillez-vous.

Je vis Martinez et il nous aida.

Une grande aide.

Mais il fallut un mois entier

pour qu'une seule station soit pr�te.

On prit le moteur d'une raffinerie,

le g�n�rateur de la salle de cin�ma,

le circuit �lectrique des voitures

le gasoil nous le fabriquions.

Le r�sultat ne fut pas tr�s joli, mais c'�tait une radio,

et �a fonctionnait.

Et au moins gr�ce � Dieu,

Leyte �tait pr�te, sauf pour les indicatifs d'appel et les codes,

� �mettre sur les ondes.

Continue. Il nous faut une r�ponse.

On leur dit quoi, si on a une r�ponse?

Que je ne suis pas mort

et qu'on n'envoie pas ma paie � mon cousin.

Dis-leur comme on se marre ici!

Ils r�pondent.

Qui? D'o� �a vient?

C'est San Francisco!

Lieutenant, radio non identifi�e.

Provenance?

Leyte, aux Philippines.

Ils disent qu'ils n'ont pas de code.

Qu'ils donnent leurs noms.

On va v�rifier. �a peut �tre des Japonais sous une fausse identit�.

Il dit �tre l'Enseigne Palmer, de la Marine Am�ricaine.

On va voir �a.

Ils veulent la date de naissance de ton p�re

et la couleur des yeux de ta m�re.

Comment?

Attends. Alors, il a 52 ans.

1890. Non, 13 novembre 1891.

Yeux bruns.

C'est dingue: San Francisco!

On est presque � la maison!

La prochaine fois on aura Pocatello!

Attendez un instant!

Que disent-ils?

Ils disent: Rdv � 16h pour le trafic.

Formidable!

Essaie encore. On y est presque.

T'as vu, Chuck, je barbote!

Quand t'auras fini, viens nous aider!

Les Japonais arrivent!

Il nous reste un peu de temps?

Non. Ils sont l�!

Emportez tout ce que vous pouvez!

Mes bottes!

O� est la radio am�ricaine?

Je sais pas, monsieur.

Ils sont partis o�?

Qui sait? Les Am�ricains s'�vaporent.

"Je reviendrai. G�n�ral MacArthur"

C'est la maison de Juan Martinez?

Oui.

Vous �tes sa femme?

En effet.

O� est votre mari?

Au lit. Il dort. Il est malade.

Dois-je l'appeler?

Non, ce ne sera pas n�cessaire.

Suivez-moi.

Vous connaissez un officier am�ricain du nom de Palmer.

Je connais beaucoup d'Am�ricains.

Vous �tiez au bal de Tacloban il y a 6 semaines.

Possible. Je vais souvent au bal.

Un bal de collecte pour la gu�rilla.

Pour la Croix Rouge.

Peu importe! Vous avez dans� avec Palmer.

Inutile de nier. C'est �crit ici.

Que voulez-vous?

Ce Palmer. O� est-il?

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

O� est sa station radio?

Je n'en ai jamais entendu parler.

Il y a une r�compense de 10000 pesos.

Je ne sais rien � ce sujet.

Mais vous connaissez Palmer!

Oui.

Vous aimez les Am�ricains.

Vous aimez les Blancs avec des gueules de porc bouilli!

C'est vous, Juan Martinez?

Oui.

Vous �tes un gu�rillero?

Je suis un planteur.

Vous �tes ami avec des Am�ricains.

Vous avez accueilli des gu�rilleros,

Vous leur avez donn� de l'argent, des vivres et de l'�quipement radio.

J'ai un compte-rendu de tous vos dons.

Vous voulez l'�couter?

Ce n'est pas n�cessaire.

Vous niez �tre un gu�rillero?

Je vous ai dit que je suis planteur.

O� est Palmer?

L'homme qui vous rend visite.

Je ne sais pas.

O� est sa station radio?

Je ne sais pas.

Tu vas parler!

Juan!

Regardez!

Voil� comme on traite les gu�rilleros!

Alors, o� est l'Am�ricain? Parlez!

D�s lors, �a devint vraiment dangereux. On avait excit� les Japonais.

La riposte fut imm�diate et f�roce.

Ils arrivaient toujours plus nombreux,

battant, assassinant, d�termin�s � nous �radiquer.

Parfois j'apercevais Jeanne dans un village recul�.

Elle aussi �tait maintenant recherch�e.

Nos rencontres �taient br�ves,

car le danger r�dait.

M�me une rumeur sur notre pr�sence dans un village nous mettrait en danger de mort.

Chuck.

Jeanne.

Je suis venue f�ter No�l avec vous.

No�l?

Vous aviez oubli�?

En effet. �a fait si longtemps que j'ai pas vu un calendrier!

Puis-je entrer?

Venez! N'essayez m�me pas de partir!

Comment saviez-vous o� j'�tais?

Il y a toujours moyen de savoir. Je vous ai ramen� un arbre.

J'ai pas trouv� de sapin.

No�l sans arbre n'est pas No�l.

Merci d'�tre venue.

J'en avais envie.

C'est pas un No�l comme les autres.

C'est bien mieux.

Je trouve aussi.

Ce sera � jamais le plus beau.

Je me souviens du No�l de mes 12 ans.

J'ai eu une ch�vre.

J'ai toujours pens� que c'�tait le plus beau No�l. Jusqu'ici.

Quand j'avais 12 ans, on laissait nos chaussures devant la chemin�e et...

Les chaussures?

En France, on pend pas de chaussettes.

On posait nos chaussures pr�s du feu.

Et on allait � la messe de minuit. Puis c'�tait le "r�veillon".

C'est quoi?

Un vrai �v�nement � 12 ans.

Un genre de repas apr�s minuit. Des hu�tres et du vin blanc.

Je me souviens la premi�re fois que je l'ai fait, je me suis sentie tr�s grande.

Le matin, apr�s la venue du P�re No�l,

on s'asseyait pr�s du feu et on chantait.

Chuck!

Attends ici.

Jim?

Les Japonais ont attrap� Miguel.

Il a �t� transperc� � la ba�onnette. Il a r�ussi � ramper jusqu'ici.

Amenez le � l'int�rieur.

Attention, sortez le du brancard.

Mettez-le sur le lit.

Doucement.

Que va-t-on faire?

Que peut-on faire? Pas de m�decin � moins de 80km.

Alors c'est � toi de l'op�rer.

Qui moi? Tu es fou?

Quelqu'un doit le faire.

Je suis pas m�decin.

Il y a urgence.

On ne peut pas le laisser mourir.

Et s'il pr�f�rait mourir?

Personne ne pr�f�re mourir.

Chuck.

Je t'aiderai.

OK, si c'est sa volont�, je ferai ce que je peux.

Comment ne serait-ce pas sa volont�?

Demande-lui.

Il te souhaite bonne chance.

Vas me chercher de l'eau chaude.

C'est du sulphathiazole. �miette le.

Les pierres sont chaudes?

Oui.

Il faudra les enrouler dans une couverture pour lui tenir chaud.

Ouvre cette bouteille d'antiseptique.

Sur mes mains.

Mets tout le savon.

Parfait.

Prends le sulphathiazole.

Ouvre �a Jim.

Plus qu'une dose de morphine.

Donne la au pic de la douleur.

Jeanne, am�ne �a.

Retire sa chemise.

Il est mort.

Tu esp�rais quoi? Je t'ai dit que j'y connaissais rien.

"Je reviendrai. MacArthur".

La semaine prochaine...

Il le fera.

Quand? Quand on sera fum�s et mis � s�cher?

Il viendra. Les Japonais vont bien finir par s'�puiser.

Tout comme nous.

Je sais ce que tu ressens. Je sais � quel point Miguel comptait pour toi.

Mais tu ne peux pas renoncer. Ne perds pas espoir. Tu dois continuer.

Miguel esp�rait, et regarde le maintenant, les tripes � l'air.

Si on perd l'espoir, on perd tout.

Des mois p�nibles s'annon�aient.

Ce No�l marqua un changement au Leyte.

Nos sous-marins arrivaient d�sormais r�guli�rement,

charg�s d'armes et de vivres.

La gu�rilla attaquait de toutes parts.

On savait qu'on avait le dessus.

Mais quand reviendrait MacArthur? La question se posait plus que jamais.

Regardez �a!

C'est pas vrai!

Ils veulent peut-�tre nous effrayer.

C'est r�ussi.

Chuck! Viens voir �a!

Chuck!

Chuck que se passe-t-il?

Il fallait que je te voie. Je suis venu faire mes adieux.

Tu pars?

O�?

Handig Point.

Demalanta a re�u l'ordre de surveiller

la navigation du chenal et relever les champs de mines.

Au-del� des lignes japonaises!

Que faire? Dire que je suis pas libre?

Je t'aime.

C'est pour No�l prochain.

2 b�timents sur la ligne de 20m, en direction du terrain central.

Orientation: 0, 9, 0. Distance: 1600m.

Heure: 10:21.

Cap estim�: 3, 5, 0. Vitesse estim�e: 25 n�uds.

Quelle allure!

Tiens-toi pr�t. Distance: 1400m. Orientation: 0, 6, 0.

Heure: 10:23.

OK, �a y est! Envoyez le!

Comment s'appelle cet homme?

Palmer, monsieur.

Dis � Palmer: Bravo et tirez-vous.

Ils disent: "Bravo et tirez-vous".

Ils disent: "Bravo et tirez-vous".

�a y est. On emporte le matos. Je me charge du t�l�phone.

Jim, oublie la radio, il faut se tirer!

Chuck!

Pas de Japonais au village?

Non.

Ils sont partis hier dans 2 camions.

Venez tous avec moi. On a du bon poulet.

Comme � Pocatello.

Les Japonais!

Les Japonais!

O� sont-ils?

Ils arrivent. Y a 2 camions. Partez sur le champ!

A l'�glise! Venez!

Couvrez les fen�tres! Fermez la porte!

Je m'excuse de vous infliger �a!

Emmenez les femmes dans la sacristie, vite!

Veille � ce qu'elles restent l�.

Je peux avoir une arme?

Reste en dehors de �a.

J'�tais soldat � Bataan.

Bien alors prends �a.

Couvre cette fen�tre.

C'est quoi?

Des canons.

Ils sont gros!

Ils sont loin.

Les n�tres? Ceux de MacArthur?

Il a dit qu'il reviendrait, non?

Des avions!

Baisse toi, idiot!

Avions am�ricains?

S�rement! Les Japonais n'en auraient pas autant!

Ils vont l�cher des bombes?

T'en fais pas, quand ils le font, ils touchent seulement des Japonais.

Du moins, j'esp�re.

Chuck, que fait-on? On va soutenir MacArthur?

Ecoute, moussaillon, on l'a attendu 3 ans. Attendons le.

Bonjour, p�re. Et votre drapeau, pourquoi ne flotte-t-il pas?

C'est pour accueillir MacArthur.

Il aimerait aussi le drapeau philippin.

Vous croyez?

Am�ne moi notre drapeau.

Je les avais gard�es pour le jour de la lib�ration. Je vous les offre.

C'est adorable. Merci!

D�sol�, on n'a plus de glace depuis un bon bout de temps.

G�nial! Je la boirais m�me bouillante!

T'imagines, �a fait 3 ans que je vendrais mon �me juste pour une,

et l�, juste quand MacArthur nous am�ne tous les Etats-Unis!

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