All language subtitles for Mister.Frost.1990.720p.BluRay.x264.AAC-[YTS.GG - YTS.BZ] fre

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian Download
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish Download
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian Download
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian Download
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian Download
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Tu es sûr qu'il n'y a personne ?

Personne ? Tu déconnes !

Plein de poulets nous attendent.

On y donne le bal des retraités de la police.

Sale con !

Suis-moi.

Mais qu'est-ce que c'est que ça ?

T'occupe ! Regarde plutôt par là.

Putain...

Qu'est-ce que je te disais ?

Oh ! Mais qu'est-ce que ça pue !

Ça pue le rat crevé.

Tu pètes de trouille, dégueulasse !

Oh, sale con !

Eh ! On dirait que c'est pas fermé à clef.

Oh, nom de Dieu ! On se casse, viens !

Approchez-vous, inspecteur.

Je vous offre un café ?

Merci.

Vous savez que je suis inspecteur ?

Vous l'êtes ?

Oui.

Oui, je le suis. Ça se voit tant que ça ?

Non, n'allez surtout pas le croire.

C'est moi qui suis un peu voyant.

La présence d'un policier chez vous ne vous surprend pas ?

Bien peu de choses me surprennent, vous savez.

Oh...

Ayez la gentillesse de surveiller le café, pendant que j'en profite pour...

terminer quelque chose.

Vous n'éprouvez aucune curiosité quant au motif de ma visite ?

Oh, c'est tout le contraire.

Trompons l'attente avec l'entremets que voilà.

L'omelette norvégienne.

Glace vanille, meringue et génoise au cognac.

Vous en voulez ?

Franchement, pas à cette heure-ci, merci.

Oh, très bien.

Voyez-vous, je ne m'intéresse qu'aux trophées.

Rien qu'une bouchée ?

Non, franchement.

Parce que j'adore la cuisine, mais j'ai fort peu d'appétit

et le nombre de mes amis est encore plus réduit.

Alors, un café et une...

gentille conversation ?

Ma visite n'a rien d'officiel.

Vous pouvez me mettre à la porte.

Non, inspecteur.

Je n'ai pas saisi votre nom.

Monsieur ?

Detweiler.

Brigade de la police judiciaire.

J'apprécie, sachez-le, monsieur Detweiler.

Croyez que j'adore qu'on passe me voir à l'improviste, mais...

que se passe-t-il donc ?

C'est plutôt difficile à dire, vous voyez ? Mais...

Nous avons arrêté deux jeunes gens volant des voitures de collection.

Ils ont raconté une bien curieuse histoire.

Vous avez une Aston Martin, ici, non ?

Oui, oui, elle est splendide.

Elle risque de ne jamais quitter mon garage, hélas.

Je ne prends pas de leçons de conduite.

Oui.

Bref, les deux hommes...

ont tenté de fracturer votre garage.

Dans le but de vous voler votre Aston Martin.

Et, sur place,

ils n'en ont rien fait.

Déçus par le modèle ?

Il y avait un mort à l'intérieur.

Ah, oui ! Le mort, oui.

Quand vous êtes arrivé, je finissais de l'inhumer.

Je m'attendais à ce genre de réponse.

Ah. Vous croyez que je blague.

J'espère, sinon, nous n'avons pas le même sens de l'humour.

Et si je vous demandais de l'exhumer ?

Oh, alors,

je vous suggérerais de bien vouloir repasser demain.

Je prévoyais autre chose.

Alors, on se revoit demain.

Avec un mandat d'arrêt.

Ça me paraît une bonne idée.

Votre manteau, inspecteur.

Là.

Des hommes, des femmes,

et méme des enfants.

C'est l'effarant tableau d'un horrible carnage.

Le ministre de l'Intérieur a assisté à l'exhumation

d'une dizaine de cadavres mutilés.

Jamais la Grande-Bretagne n'avait connu de crime d'une telle ampleur.

Par l'horreur de ses actes,

Mister Frost, le meurtrier présumé,

rappelle les assassins à la tronçonneuse,

les Américains Ed Gein et Edmund Emil Kemper.

À l'heure où je vous parle, on ne sait rien de ses antécédents.

Il dit qu'il y en a eu 24.

Je vais contrôler, pour m'assurer qu'il n'y en a pas plus.

D'accord.

Je vous rappelle.

Commissaire.

Je l'ai dit, je collectionne les trophées.

S'il vous plaît.

Deux ans plus tard, quelque part en Europe...

Ouais !

Félicitations, docteur Day.

Mais le sourire que vous arboriez à l'instant

était tout à fait déplacé.

Je sais, ça m'a échappé.

Bonjour, Philippe.

Bonjour, docteur.

Vous avez vu ? Vous êtes en première page, ce matin.

- Qui, moi ? - Non, votre hôpital.

Vous m'avez donné de faux espoirs.

Eh ! Mais je l'ai gardé pour vous.

Salut, Simon.

Tu t'es réveillé tôt ?

Tu crois quoi ?

Je t'entendais marcher,

au-dessus,

aller et venir comme un fauve, toute la nuit.

Toute la nuit !

Je m'excuse, Simon.

Simon...

Il me faut la camionnette.

Tu veux te faire passer pour un malade ?

Ça te regarde, au fond, tu es libre.

De quoi tu parles ?

Tu sais, je te connais comme mon fils, et depuis longtemps.

Et il y a les articles des journaux.

Ça, c'est mon affaire.

Je m'inquiète pour toi.

Oui, je sais.

Je te remercie.

Essaie de me la rapporter à peu près entière.

Et rappelle-toi bien que le frein

est à gauche et l'accélérateur à droite.

Merci, Simon.

Va au diable.

Merci, Simon !

Et toi, tu regardes quoi ?

Yeah !

Eh !

Ouais !

Docteur Larcher, on vous demande à l'accueil.

Bonjour, Christopher.

Bonjour, docteur.

Ça va, aujourd'hui ?

Je vais assez bien.

J'ai encore fait le même rêve.

Tu as vu son visage, cette fois ?

Ce n'était pas mon père.

- Je sais pas qui c'était. - Il faudra en parler.

Il va se passer des choses, aujourd'hui.

- Quelque chose cloche ? - Oh, non.

Comment veux-tu, avec un ange gardien comme toi ?

J'ai l'impression de poser pour le portrait de famille.

Et toi ?

Professeur Reynhardt ? Inspecteur Corelli.

Je dois vous confier la garde de Mister Frost.

Il est à vous.

Soyez le bienvenu à St Clare.

J'espère que vous vous plairez ici.

Inspecteur, n'est-il pas temps de lui ôter les menottes ?

Vous en êtes responsable, maintenant, vous savez ?

Très bien. Joseph, conduisez-le à sa chambre.

En deux ans,

personne n'a pu se procurer la moindre indication.

Ce Mister Frost est sans identité.

À Interpol, on va clore le dossier.

Personne ne connaît son prénom.

Ni sa nationalité.

Nulle part, on ne relève de lui la moindre trace officielle.

Au point qu'on est tenté de se demander

si l'homme en question existe.

Ce qui n'a pas empêché cette boucherie.

On l'a amené d'Angleterre en Allemagne, en Suisse, puis ici.

En deux ans, il n'a rien dit ?

Exactement.

Pas une syllabe.

Je suppose que vous savez que le record dans ce domaine

est de moins d'un an.

Dites-le à Mister Frost !

Quels sentiments vous inspire le passé de M. Frost ?

J'ai feuilleté le truc, là, qu'on a...

distribué à un peu tout le monde.

C'est gentiment écrit, bien fait et bien relié,

facile à lire.

Mais je pense qu'il aurait fallu quelques photos pour l'illustrer.

Car moi, professeur, j'ai vu les photos des victimes.

La plus jeune avait dix ans.

Alors,

s'il faut vraiment dire ce qu'il m'inspire,

je crois que ce fils de pute

devrait être éliminé.

Au lieu de passer des vacances

dans votre petite ferme modèle.

J'ai compris.

Vous êtes un nostalgique du temps où l'on employait des méthodes

beaucoup moins douces, c'est ça ?

Non.

En général, pas du tout.

Bien.

Je tenais particulièrement

à vous présenter mon équipe médicale.

Les Drs Day, Larcher,

Elias, Hollander et Sabowsky.

Je m'occuperai de vous.

Mais ils m'assisteront à tour de rôle.

Si un problème se présentait,

pensez que je désire en être informé.

Docteur Day.

Voudriez-vous dire à cet individu que son discours,

comme lui-même, m'accable d'ennui ?

On n'applaudit pas ?

Enfin une parole !

Vous venez d'arriver, c'est très encourageant.

Dr Day, je vous prie, dites à tous ces raseurs qu'il est

totalement inutile de m'adresser des discours mielleux.

Si je choisis de parler, ce sera avec vous.

Et avec vous seule. C'est clair ?

Et maintenant...

Excusez-moi, mais je retourne dans ma chambre.

Parce que mon voyage m'a...

exténué.

Joseph, reconduisez monsieur.

Mais qu'est-ce qui lui a pris ?

Il a parlé.

En trois quarts d'heure,

nous avons réussi là où l'analyse et le penthotal avaient échoué.

- Il nous a parlé. - Non, à moi.

Sarah, vous êtes la seule femme dans l'équipe.

Ça doit expliquer sa réaction.

S'il devait persister dans cette fixation,

il est possible que je travaille à travers vous.

Pour commencer.

Je ne suis pas formée comme marionnette.

Docteur Day.

M. Frost a fait un tour d'Europe

et désarçonné mes confrères les plus en vue.

Je réussirai, quelle que soit la manière.

Mais s'il a choisi de parler avec moi...

- Docteur Day ! - Il...

L'incident est clos.

Je t'en prie.

Je n'aime pas le ton que vous adoptez.

Sarah, viens, je te raccompagne.

Je ne vous retiens pas.

C'est pour ma mère.

Il lui faut l'air de la montagne.

Les toubibs n'y connaissent rien.

Sally pourrait s'en charger ?

- Alors ? - Alors... d'accord.

Professeur Reynhardt ?

C'est moi, j'écoute.

Je m'appelle Felix Detweiler.

J'ai arrêté M. Frost il y a deux ans.

Oui, j'ai entendu parler de vous.

Je vous demande quelques minutes, pas plus.

Je dois vous parler de Frost, c'est important.

Je n'ai vraiment pas une minute, pour l'instant.

Mais je crois que vous n'êtes plus de la police.

Je vois assez mal ce que...

Frost... Il faut que vous sachiez que ce n'est pas un patient ordinaire.

C'est le diable en personne.

On m'a mis au courant de votre obsession, Monsieur...

Detweiler.

En fait, M. Frost vous intéresse d'une telle manière

que vous êtes allé jusqu'à harceler mes collègues suisses et allemands.

Je ne tolérerai pas davantage vos divagations.

Franck, reconduisez monsieur, je suis très en retard.

On vous fera signe si nécessaire.

Le jour où vous le ferez, il sera déjà trop tard.

Ça suffit, ne nous forcez pas...

Oh, je vous en prie !

Alors, monsieur Frost ?

Pardon du retard,

j'avais un problème avec un autre patient.

Très bien.

Bon.

Je suis le Dr Day,

mais je crois que je ne vous apprends rien.

Je dois avouer que je n'ai pas eu le temps de voir le dossier,

donc nous allons seulement faire les présentations.

Vous pouvez sortir.

On a été enchantés d'entendre votre voix dès hier.

J'avoue avoir été flattée

que ce soit à moi que vous vouliez parler.

Mais je crois que vous auriez intérêt

à parler avec le Pr Reynhardt.

Pour lui, votre cas est vital et il le prend très à cœur.

Vous n'êtes pas redevenu muet, monsieur Frost ?

Mais quel enfoiré !

Vous m'avez ôté les mots de la bouche.

Le Dr Elias est demandé à la bibliothèque.

Inutile d'être un génie pour comprendre ce que cachait ce miroir.

Alors, épargnez-moi votre sourire de triomphe inapproprié.

Ça m'a échappé.

Ce qui me ferait plaisir,

c'est d'être autorisé à cuisiner. Ça me manque, les petits plats.

Nous verrons. Ça dépendra de vos progrès avec moi.

Bien sûr.

Pourquoi m'avez-vous choisie ?

Vous êtes jeune, forte.

Vous ne croyez ni en Dieu ni en moi, vous représentez

votre siècle et la science.

Il me faut cette confrontation.

Même si l'issue est inéluctable.

Oh...

Permettez ?

C'est mignon.

Camelote.

J'y tiens énormément.

Vous valez mieux.

Bravo ! Vous allez faire un malheur à notre arbre de Noël.

Vous devez en avoir marre de mes histoires.

Oh, non, voyons, ne dis pas ça, Christopher.

Tu sais l'affection que j'ai pour toi. Des gens tiennent à toi.

Tu vas rentrer chez toi, où ton père t'attend.

Il me faut encore du temps.

Encore un peu.

Ils sont là, qui m'attendent dehors.

Ces gens pleins de haine !

Ça ne me sert à rien de penser que la vraie vie, c'est là.

J'y serai tout seul.

Vous viendrez pas.

Tu te trompes, je serai là dès que tu auras besoin de moi.

Sarah.

- Franck, tu m'as fait peur. - Excuse-moi.

Écoute, Sarah, euh...

Écoute.

On pourrait sortir ensemble, si tu es libre ce soir.

Je t'invite à dîner.

- Pas ce soir, je suis prise. - Oh, bon, très bien.

Ben, écoute, c'est l'anniversaire de mon frère,

je l'emmène au resto. Tu peux venir.

- Oh, non. - Mais si, c'est moi qui t'invite.

Je te remercie, Sarah.

Ok, Franck.

Allez, viens.

Mister Frost, raconte un peu.

C'est quel genre ?

Oh, tu sais, le genre ordinaire. Il a d'énormes canines bien acérées.

Des griffes à la place des ongles.

Les yeux injectés de sang.

Il rugit pour avoir à manger.

Tu l'as pas encore rencontré.

Oh, pour ça, si.

Il ne parle qu'avec elle.

Il t'a dit pourquoi ?

Non. Il a dit que c'est comme ça.

Quel honneur !

J'ai choisi ce métier pour voir un cas de ce genre.

Ah, bah, qu'est-ce qui se passe ?

Joyeux anniversaire

Joyeux anniversaire

Bon anniversaire, Roland.

Joyeux anniversaire

Joyeux anniversaire

Oui, oui !

Bravo !

Ouais !

Ouais !

Ouais !

Monsieur Frost.

Monsieur Frost !

À St Clare, on fait asseoir les cinglés ?

Nous évitons ce genre d'expression, ici.

Nous préférons, par principe, "patients"

ou "malades", pour les cas extrêmes.

Que diriez-vous de moi ?

Vite, je suis plein d'espoir.

24 cadavres enterrés sous votre pelouse, dont des enfants,

torturés à mort.

Dur d'imaginer plus extrême que ça.

Impossible. Des ténèbres, je suis le prince.

Alors, vous êtes bien tombé :

le Dr Elias a un patient qui se prend pour Lucifer

et, bien sûr,

ce cher vieil Henry préfère s'appeler Méphistophélès.

Ils sont fous, ce n'est pas pareil, Sarah.

Je n'aime pas cette façon de m'appeler Sarah.

Comment expliquez-vous que personne ne sache rien de vous ?

Pas de date ni de lieu de naissance.

Famille, nationalité inconnues.

Si c'est un cas de génération spontanée, vous êtes unique.

Non, il y en a d'autres.

Vous trouverez les détails au volume 26

de Psychothérapie et analyse,

à la page 684, ligne 15.

On regarde ?

Non, ces petits tours ne m'ont jamais plu.

Vous rappelez-vous le policier qui vous a arrêté ?

Je n'ai pas de mémoire, je suis seulement la mémoire.

Un certain...

euh... Rottweiler.

Detweiler.

C'est ça.

Il semble très attaché à vous.

Il vous a suivi partout, d'un pays à l'autre.

- C'est un fanatique. - Sait-il quelque chose sur vous ?

Tous les fanatiques ont des infos, car je les effraie plus

qu'ils ne révèrent leur Dieu.

Parfois, vous vous associez à Dieu. C'est bizarre.

En fait, qui êtes-vous ?

Le croque-mitaine. Bouh !

La vérité est donc tellement incroyable ?

Allez le demander à...

à ce Rottweiler, puisqu'il y croit.

Doucement !

Bonjour.

Viens là, mon chien.

Va.

Joker !

Ça suffit ! Allez, au pied !

Bonjour. Je regrette de vous déranger, je cherche M. Detweiler.

Ce veinard.

Je suis le Dr Sarah Day.

Que lui voulez-vous ?

Je l'ai vu l'autre jour, à St Clare, j'aimerais lui poser

quelques questions.

Vous êtes psychiatre, c'est ça ? Parfait.

Vous lui collerez une étiquette ridicule sur le front.

Paranoïa, cyclothymie.

J'ai besoin de son aide pour un de mes patients.

Vous me dites où je peux trouver ce M. Detweiler

ou j'entre me mettre au chaud pour l'attendre.

La maison est froide, pas la peine.

J'ai autre chose à foutre.

Joker, tu es plus accueillant.

- Tu sais ça ? - Oui.

Joker est idiot.

Bon, ben, ça va, entrez.

Bonjour, monsieur Frost.

Est-ce que tout va comme vous voulez ?

A-t-on su veiller à votre bien-être et confort ?

Sachant que j'avais un moment de libre,

j'ai songé que nous pourrions faire connaissance.

Je pense que vous souhaitez entendre quelques mots de notre travail ici.

Peut-être avez-vous vu

que j'emploie une méthode basée sur l'effort collectif.

Euh, que...

qu'il sera vraiment difficile qu'un seul de nos confrères

se consacre presque exclusivement à...

à vous.

Je vous ai vue à l'hôpital.

Oui, je suis le Dr Sarah Day.

Je suis navrée de la façon dont ça s'est passé.

Oui.

Ils n'ont pas daigné m'écouter. Votre présence m'étonne.

Moi, je veux vous entendre.

Je tiens beaucoup à savoir ce que vous vouliez dire au Pr Reynhardt.

Ça vous étonne de me trouver dans une église.

Non. J'imagine que vous êtes croyant.

Oui, je crois fermement en Dieu.

Et aussi fermement au démon.

Frost n'est pas dérangé, Dr Day.

Il n'a pas sa place dans votre hôpital.

C'est le mal que vous avez introduit chez vous.

Qu'est-ce que le mal, pour vous ?

Le mal.

Quand vous dites "le mal",

ça veut dire le diable, l'antéchrist, Satan ?

- Ça veut dire quoi ? - Pourquoi venir me voir ?

- Nous n'avons rien à nous dire. - Monsieur Detweiler.

Ce malade a fait l'objet d'examens et de réexamens,

par des sommités de la psychiatrie

qui ne sont parvenues à aucun résultat.

Apparemment, il n'y a qu'à moi que ce M. Frost a choisi de parler.

Il a parlé de nouveau ?

Oui. Avec moi, il parle.

Il m'a parlé de Dieu. De Dieu et des fanatiques.

Il m'a parlé de faire la cuisine, de son choix de ne parler qu'à moi.

C'est pourquoi je dois avoir toutes les données.

Venez avec moi.

C'était ma femme,

Carole.

La fille de Simon.

Je vais vous raconter une chose qui vous aidera à comprendre.

J'ai été le dernier à entendre la voix de Frost, avant vous.

Dans une prison anglaise.

Trois mois après son arrestation.

Il attendait son procès.

Il avait demandé à me voir.

Vous êtes triste.

J'espérais ne jamais vous revoir.

Oui et, dites, est-ce que vous...

est-ce que vous avez regardé cette...

cette...

Vous savez, mon film, ma vidéo.

Oh, je vois.

Des critiques, des notes ?

Vous êtes ignoble.

Oh, et vous, trop gentil.

- Je suis un amateur. - Malade.

Malade, malade, malade. Malade.

Je voulais aussi vous parler de Carole.

Vous l'avez laissé tomber. Toute seule, ce soir-là.

Et ces voyous ont forcé la porte.

Oui, je sais, c'est trop bête.

Vous étiez allé au pub.

Tu veux savoir ce que fut sa toute dernière pensée, Felix ?

Elle t'a détesté

pour n'avoir pas su lui sauver la vie.

Et je te le dis, parce que, parfois...

Mais...

J'ai le sentiment que la culpabilité

forge le caractère. Si, si, je t'assure.

Il savait tout.

Je l'ai toujours senti. Il savait tout.

Il savait bien comment m'écraser.

Qu'y avait-il dans ce film ?

Allons-nous-en.

Je ne devrais pas avoir cette cassette.

Et encore moins vous la donner.

Qu'est-ce que c'est ?

Frost filmait ses victimes tandis qu'il les torturait.

Je n'ai pu regarder ça que l'espace de quelques minutes.

J'ai voulu la conserver afin de ne jamais oublier,

jamais faiblir.

Pourquoi croyez-vous que Frost parle avec moi ?

Si les voies du Seigneur sont impénétrables,

alors, celles du démon sont également impénétrables.

Vous ne croyez pas à ça ?

Non. Ça, non.

Entrez.

Sarah ?

Excuse-moi, je peux te dire un mot ?

Excusez-moi.

Je reviens.

Quelqu'un t'a dit, au sujet de Christopher ?

Non, qu'y a-t-il ?

Quand on est entré dans sa chambre, il avait disparu.

- Oh... - Rassure-toi.

Son père nous a téléphoné pour dire

qu'il était simplement rentré.

- Où est mon fils ? - Au sous-sol.

Christopher ?

Tu sais bien que je ne permets à personne

de venir ici en mon absence.

Et je te prie de remettre ce fusil où tu l'as trouvé.

Ça n'a rien de drôle.

Mais tu as toujours voulu que je m'intéresse à tes fusils.

Tes beaux fusils, hein ?

Que tu nettoies avec amour.

Et baisse le canon de cette arme. Ce n'est pas un jouet.

C'est un jouet, petit père.

Un jouet.

Je me rappelle tout ce que j'ai appris.

Je peux...

L'armer.

Pose ça, Christopher.

Tu m'entends ?

Je me rappelle même où est la détente.

T'as vu ?

Admettons que vous soyez qui vous prétendez être.

Que venez-vous fabriquer chez nous ?

J'ai...

envie...

de remettre de l'ordre.

Vous avez, en quelques années, anéanti

ce que les siècles avaient fait.

Il y avait le bien et le mal. Le mal d'un côté, le bien de l'autre.

Il y avait lutte.

Il y avait combat. Moi, je menais le bal.

Puis sont venus les petits génies de la science.

Vous voyez ? On néglige tellement l'âme humaine.

Vous êtes des cérébraux, des tièdes. Vous ne croyez à rien.

Ils avaient une âme à vendre, en ce temps-là, les gens.

On me la vendait pour la jeunesse ou pour être riche.

Aujourd'hui, vous croyez pouvoir vous passer

de M. Frost, mais où est votre enthousiasme ?

Où est la passion ? La vie ?

Que voulez-vous de nous ? De moi ?

Docteur, il faudrait m'empêcher de pisser au lit.

C'est un horrible problème.

J'ai tellement honte.

Non, je vous demande pardon. Non, écoutez.

Je veux... j'ai besoin de révéler au monde

votre impuissance.

Votre impuissance devant les pouvoirs immémoriaux

des forces sauvages.

Tout ça est très général.

Non, c'est tout à fait précis, voyons.

D'après vous, quel est le pire que, en ce siècle scientiste,

une brillante psychiatre puisse faire à un patient ?

Quel pourrait bien être le geste barbare, l'acte,

où l'on verrait la négation d'un siècle de progrès ?

Vous ne voyez pas ?

M... meur...

Meurtre, Sarah Day.

Le meurtre ?

Vous voulez que je vous tue ?

Ah...

Bien.

Je crois avoir fait de grands progrès, aujourd'hui.

Je vous prescris un petit sédatif léger.

Vous me provoquez pour que je me révèle.

Lâchez mon poignet, monsieur Frost.

D'accord.

Joseph !

Oh, à propos...

des nouvelles de votre protégé ? Un gentil garçon, Christopher.

Non.

Il va nous manquer, c'est certain.

Le Dr Reynhardt est attendu en salle d'hydrothérapie.

Vous connaissez bien les risques d'une telle confrontation.

En me fondant sur ce que vous dites,

je conclus que c'est un paranoïaque dangereux.

Et vous savez que l'objectif du paranoïaque

n'est pas de guérir, mais de vous détruire.

Dans des circonstances normales, je ne vous l'aurais pas confié.

Ce n'est pas votre domaine.

Mais ce ne sont pas des circonstances normales.

Cette cassette vous a profondément affectée.

Elle ne doit être qu'une information.

Je ne suis pas une machine.

Sans retourner le fer dans la plaie, je vous avertis.

Si vous entrez dans son délire, ne fût-ce qu'un instant,

vous vous condamnerez deux fois.

Dans votre carrière médicale

et votre équilibre mental.

Je sais.

Je sais.

Allô ?

Oui, Louise.

Je vous l'envoie.

J'ai une mauvaise nouvelle.

Il est arrivé malheur à Christopher ?

Non, non, lui n'a rien.

Il y a trois heures, il a tué son père.

Maintenant, il se promène quelque part, avec une arme.

Non, ce n'est pas Christopher.

Je ne vous crois pas, c'est impossible !

Je suis vraiment navré.

Je me rappelle,

dehors.

C'était il y a longtemps.

Je ne voyais que la boue et la saleté.

Ma mère m'avait donné

un sac en plastique avec un poisson.

Un poisson rouge.

Il était mignon, il nageait.

Et les gens se bousculent, partout.

La haine peinte sur les visages comme sur des murs.

Et le sac explose.

Personne ne s'arrête.

Je ne suis jamais tranquille.

Et je leur disais : "Stop !"

J'étais mouillé, en plus.

Et maman en faisait toute une histoire.

Il n'y avait plus d'eau pour mon poisson.

Les océans, ça va.

La musique, aussi, les vagues.

Mais pas pour longtemps.

Le poisson meurt.

Mais je ne connais pas cette femme.

Du tout.

Je n'ai jamais eu de mère. Mon père ne m'emmenait nulle part.

Tous morts.

Christopher était sur le point de quitter l'hôpital.

Je vois.

Voyons, euh...

qu'est-ce que je peux faire ?

Je n'en sais trop rien.

Peut-être pourrais-je convaincre la police

de vous tenir au courant des recherches ?

Oh, oui.

C'est une bonne idée, merci.

Est-ce que...

Christopher a eu un contact avec...

Frost ?

Non.

Sarah, descends au standard immédiatement !

Un problème avec ton frère.

Louise s'efforce de le calmer, mais...

Je vous ai fait comprendre qu'on ne souhaitait pas vous voir ici.

Ce n'est pas l'avis de tous, monsieur...

Qu'est-ce que tu as ?

Sarah, je deviens fou, tu comprends ? Complètement.

Roland, calme-toi. Calme-toi.

Je viens, je fais au plus vite. J'en ai pour vingt minutes.

Attendez !

Vous l'avez laissé sur la table.

- Je conduis. - Merci.

Roland ?

- Roland ! - Stop !

Roland, que se passe-t-il ?

Regarde.

Surtout, tais-toi.

Regarde.

Regarde-moi.

Attendez, Sarah.

Laissez-le faire.

Mes jambes, je les sens.

Je remarche, Sarah.

Je remarche !

Une ambulance, Sarah.

Tout de suite. Vous m'entendez ?

Mais vous voyez ?

C'est là.

On ne distingue presque plus la blessure.

C'est pas croyable.

Pas concevable !

Par là, vous pensez "impossible" ?

Non, c'est possible.

La preuve !

Vous disiez que son état était définitif.

Ce genre de rémission se produit une fois sur...

je ne sais pas, un million de cas.

Je ne vous apprends pas que la médecine

n'est pas une science exacte.

Bien, disons que, pour une fois, je suis ravie d'être dans mon tort.

Venez chez moi. On appellera un taxi.

Mais non, je vais me débrouiller.

Montez boire un verre, si vous voulez.

Ben, j'ai pas vraiment... soif.

Vous m'avez appelée Sarah, aujourd'hui, au moins deux fois.

Ah, bon ?

Ça m'aura probablement échappé.

Vous n'avez pas soif, vous êtes sûr ?

Je ne me rappelle plus la dernière fois où j'ai été sûr d'un truc.

Écoutez...

Je n'ai aucune envie de passer la nuit seule.

Je serais très heureuse si vous vouliez rester.

Ne croyez pas que je ne sois pas tenté de dire oui.

Mais c'est...

Oh, je sais, ça ne se fait pas si vite.

- C'est plus compliqué. - Non...

Mais c'est ça.

Et vous m'auriez déçue en disant autre chose.

Vous me plaisez vraiment.

Et je sais pourquoi.

Mais êtes-vous sûre d'être attirée vers moi...

- pour les bonnes raisons ? - Comment ça ?

Navré. Bonsoir.

Eh, Saint Felix !

Faites de beaux rêves.

On les analysera ensemble.

Alors, votre... C'est ça, oui.

Votre frère retrouve l'usage de ses jambes

et Christopher pratique le tir sur des prêtres,

et c'est moi que vous soupçonnez, moi qui suis prisonnier ici.

Je demande ça en toute franchise.

C'est ça, oui.

Pour prouver mon pouvoir, c'était ce que j'avais de mieux à faire.

Pour Christopher, je vous l'accorde.

Mais pour mon frère ?

Non, on voit souvent sortir le bien du mal, et vice versa.

Mes voies sont impénétrables.

Donc,

admettons que je vous tue. Qu'est-ce que ça prouverait ?

Que vous croyez en moi. Que je suis plus fort que le temps.

"Que le temps."

Enfin, quand déciderez-vous de reconnaître que l'idée

est complètement idiote ? C'est une vieille image.

Le diable au XXème siècle !

La connaissance remplace la foi.

On fait naître des bébés-éprouvette et les deux Grands

ont assez de têtes nucléaires pour détruire la planète 35 fois.

On saccage les forêts, mais le foot fait les gros titres.

Des touristes sont tués

par des enfants de cinq ans dont les aînés

se prostituent pour du crack. Voilà votre mal !

Le mal est quotidien !

On trouve ça tout naturel et l'Homme en est responsable.

Votre diable n'est qu'une facette du showbiz.

Vous savez, vous me faites penser à un vieux comédien sur le retour,

qui veut briller, dans l'indifférence générale.

La ferme !

Assez, bon Dieu !

Pourquoi parlez-vous tant ?

Je n'ai aucune intention de me justifier,

je n'ai rien à dire.

Les mots m'ennuient, je les ai inventés.

Je sais très bien, oui, ce qu'ils cachent !

Et c'est peut-être ma plus grande invention !

Taisez-vous un peu !

Vous avez parlé à Christopher ?

Il est attiré vers moi comme l'abeille par le miel.

Sarah, Sarah...

Pour vous, c'est un enjeu colossal.

L'enfer nous attend.

Je sais, oui.

Simon ?

Me dis pas que tu es insomniaque aussi.

Simon ?

Que faites-vous ici ?

Qui êtes-vous ?

Carole...

Oh, mon Dieu !

Carole.

Puisse le Seigneur avoir pitié de ton âme, Carole.

Puisse le Seigneur avoir pitié.

Docteur Day ?

Saint Felix à l'appareil.

Je fais attention à ne pas vous appeler Sarah, désormais.

Et, euh... je vous invite à díner, demain soir.

Quel culot !

Voilà, c'est tout.

Ah, euh...

Au risque d'y perdre mon auréole,

je vous quitte avec un baiser.

Sarah, c'est Franck.

On a de gros ennuis avec Frost.

J'ai rien dit à Reynhardt, mais il faut que tu viennes !

Viens dès que tu pourras, c'est très urgent.

Où est-elle ?

Où elle est ?

Elle ?

Si c'est de lui que tu veux parler,

j'ai dû l'abattre.

Je ne pouvais rien faire d'autre.

Il cherchait ta gorge.

Comme s'il était devenu fou.

Une bête qui n'attaquait jamais personne.

Qui n'avait jamais grogné.

N'avait jamais grogné.

Tu t'es jamais dépêchée comme ça quand j'avais besoin de toi.

Que se passe-t-il ? Qu'est-ce qui ne va pas ?

Joue pas les psychiatres avec moi.

Je suis pas en consultation.

On serait plus tranquilles dans mon bureau. Tu veux ? Viens.

Cesse de parler comme si j'étais malade !

Pourquoi refuses-tu de me voir ? Pourquoi ?

Parce que je suis pas une affaire au lit ?

Dis, c'est ça ?

Bon Dieu, ça pourrait être ta faute.

Oui, c'est ma faute.

Sarah ! Sarah !

Sarah !

Sarah...

Et puis ce type qui n'arrête pas de te renifler

comme un clebs en chaleur !

Arrête de le voir !

Ça va...

Ça va.

Non !

Sarah, Sarah !

Joseph, ne vous inquiétez pas.

Allez-vous-en, je m'en occupe !

- Que faites-vous là ? - Disons que c'était...

une prémonition.

Oui, ce sera plus simple.

- Une minute, attendez. - Où allez-vous ?

Sarah !

Non...

N'y allez pas. Non !

Vous avez gagné.

Je crois tout ce que j'ai vu, je crois en vous.

J'ai des doutes.

Non, je crois qu'il fait nuit et que vous avez eu très peur, tout ça.

- Mais, demain, vous jacasserez... - Faites revenir Christopher, par pitié !

Non. Il n'y a qu'une façon d'interrompre la machine.

Je crois en vous ! Je crois en vous !

N'est-ce pas ce que vous vouliez ?

Vous oubliez...

Non, c'est pas ça, Sarah.

Allez dormir, vous avez eu une dure soirée.

Dormons un peu, c'est mieux.

Sarah...

Vous êtes sous son emprise.

Ça ne peut que lui faciliter votre destruction.

Je sais très bien ce que je fais.

C'est ce que disent tous les drogués.

Il ne me fait pas peur.

C'est ça qui l'intéresse.

Dr Day ?

Ce garçon s'est échappé de votre service.

Vous êtes en partie responsable de lui.

Croyez-moi, je n'ai aucune idée de l'endroit où il se cache.

Un curé, un rabbin.

Pourquoi, docteur ?

Si vous cachez quoi que ce soit

pouvant permettre d'arrêter le massacre,

vous pouvez me croire,

- vous le paierez. - Ne me menacez pas.

Christopher ne peut être accusé dans cette affaire.

Je sais. Ben, voyons.

Un pauvre malheureux obéissant à une irrésistible impulsion.

Etc., etc.

Gardez donc ça pour le procès.

Je ne suis pas le juge ni le jury.

Vous ne dites pas tout ce que vous savez.

Si vous changez d'avis,

vous savez où me joindre.

- Bonjour, docteur. - Bonjour.

Je dois te dire...

Je sais, mais je suis pressée et...

Non, j'ai pas idée de ce qui a pu se passer hier soir.

J'avais un peu bu et j'ai perdu la tête.

Ça ne m'arrive jamais.

Pourquoi ne rentres-tu pas te reposer ?

Où est Frost ?

Le Pr Reynhardt

est passé le prendre il y a un bon quart d'heure.

Ils sont partis en salle de jeux.

- Reynhardt le met avec les autres ? - Ben, faut croire. Et...

il m'a dit qu'il prendrait ses repas en bas.

Comme tout le monde.

Je présume que le roi est une allusion à moi, en blanc.

Quant au fou noir, c'est sans commentaire.

N'est-ce pas un symbolisme un peu appuyé ?

Hein ?

Cette fois, c'est terminé. Je vous retire ce cas.

Voilà encore un de vos sortilèges.

Il arrive que la peur produise ce genre d'hémorragie.

L'hémophilie, aussi.

Vous cherchez ma destruction, mais nous avons intérêt

à nous comprendre.

Je suis le chaos.

Mon destin est de détruire.

Si je crois avoir dépassé ma fascination,

ma révulsion et ma frayeur,

c'est pour vous connaître et comprendre ce qu'il y a de déroutant en vous.

Des mots !

Rien que des mots.

Vous êtes restée à ce stade.

Très vite,

vous allez passer de mon côté.

Vous me sous-estimez.

Non, je vous connais très bien.

Saurez-vous venir jusqu'à moi ?

Bonjour.

Saint Felix, c'était presque un baiser.

Vous avez quoi, là-dedans ?

Doucement.

Sans pedigree,

père inconnu.

Un immense besoin de tendresse et d'amour.

Tu aurais peut-être préféré des chocolats ou une bouteille de vin ?

Allez dîner, ne m'attendez pas. J'ai encore du travail.

Bon, allez, viens.

Viens, petit chien.

Doucement. Allons, viens, mon petit chien.

- Il est très ému, en fait. - À quoi ça se voit ?

Il est toujours comme ça.

Plus on est prêt à croire à sa puissance,

plus puissant il devient.

C'était mon obsession. Deux ans à passer pour un fou.

Il ne s'agit pas de savoir si on y croit.

Je dois trouver une riposte !

J'étais dans l'erreur.

J'étais fou.

Par la seule idée qu'il est le démon, on le crée de toutes pièces.

On m'a enlevé le cas.

Bon.

Dans peu de temps,

votre vie reprendra son cours.

Et votre place dans tout ça ?

On la connaîtra bientôt.

Je vous attendrai jusqu'au bout.

Ouais, vas-y !

Faut l'attraper !

- Dépêchez-vous ! - Le laissez pas partir !

- Allez ! - Vite !

Salaud !

- Dépêchez-vous ! - Allez !

On va l'attraper !

Aïe !

Je le vois plus !

- Peut-être là-bas. - Par là !

Vite, par ici !

Là, là, là !

Eh,

qu'est-ce que tu veux ?

Ah, tu veux une chambre, hein ?

T'es un veinard, toi, j'en ai une qui vient de se libérer.

D'ordinaire, on doit prendre des réservations un an à l'avance.

Non, allez, je rigolais, quoi.

Alors ?

Laisse ça tranquille !

Nous disons la 14, voilà.

En vrai, c'est la chambre numéro 13,

mais vu la superstition des clients...

J'aurais pu l'appeler n'importe comment,

mais j'suis comme ça, hein, on se refait pas.

Tu vas au premier étage, fils, tes chiottes fuient pas, chambre 14.

Mais la flotte coule chaude seulement entre 8 h et 9 h le matin.

Et pas question d'faire la cuisine ici !

T'as faim, tu vas au resto de l'autre côté.

Tiens ! Allez, vas-y.

Eh, p'tit,

tu veux un p'tit coup à boire ?

Hein ?

Je m'appelle Raymond Reynhardt.

Je suis âgé de 43 ans.

J'enregistre ces quelques mots le jour même de ma mort.

Je ne demande pardon à personne.

Ni à ceux que j'ai pu décevoir,

ni à ceux que je n'ai pas su guérir.

Je doute qu'il y ait beaucoup de monde à mes funérailles.

J'ai gaspillé des années de vanité,

d'ambition et de lâcheté

et j'arrive à ce brillant résultat.

Bravo, professeur Reynhardt.

Bravo.

Repose en paix.

Allons, ne restez pas là. Dégagez !

- Ça fait combien de temps ? - Envoyez la bâche !

La bâche !

Dépêchez-vous !

Bon Dieu, il faut monter là-haut !

Non, il a dit qu'il sauterait.

Je suis sûr qu'il le ferait.

Dépliez tous ensemble !

Voilà.

En arrière !

Attention, dépliez !

Allons-y. S'il vous plaît.

Ce n'est plus la nuit, je ne suis plus effrayée.

Je vous demande de faire en sorte que le Pr Reynhardt vive.

La différence

avec de la ciboulette et un demi-citron. Je n'en ai pas.

Je vous en prie, ne le tuez pas.

Pourquoi ? C'est lui qui nous sépare.

Même si Christopher est arrêté, vous en trouverez d'autres, hein ?

C'est vrai, cet hôpital est une mine d'or.

Mais vous allez m'en empêcher.

Ça pourrait être simple, si...

Enfin, si je...

si j'avais...

Quoi, quoi, quoi ? La foi ?

Sarah...

vous l'avez.

Bienvenue à bord.

Inspecteur Corelli.

Vous vous êtes magné.

- On m'avait dit... - J'espère que c'est important.

Important ?

Vous diriez que ça l'est, le p'tit enfoiré qui s'amuse à prendre

les curés pour des pigeons d'argile ?

Combien il vaut pour vous ?

Les curés, moi, j'en chierai pas de pendule.

Si ça l'amuse de les plomber...

Si j'ai sauté sur le téléphone, c'est pour vous aider.

Vous voyez ?

Alors ?

Alors ?

Alors, chambre 14.

Aidez-moi.

Aidez-moi, je vous en prie.

Vous lui direz un mot pour moi ?

Je t'écoute.

Dites-lui que c'était pas moi.

Je me suis vu faire tout ça dans un cauchemar.

Il n'y avait rien à faire pour m'arrêter.

Rien du tout.

Dites-le-lui.

À ma mère.

Tu lui diras.

Hein ?

Non !

Il venait d'avoir 23 ans. Vous le saviez ?

Il aimait la nature.

Il aimait le jazz.

Quand il me souriait, je me sentais aussi jeune que lui.

Je passe vous prendre en fin de journée ?

On ira où vous voudrez.

Sarah, je pense beaucoup à vous.

Vous occupez mes pensées, constamment.

À ce soir.

D'accord.

Dis-moi, l'ami,

crois-tu que, lorsqu'on aime quelqu'un,

c'est une raison suffisante pour se mêler de ses problèmes ?

Et si je te disais que tu es sur le point

de faire une très grosse bêtise, tu m'écouterais ?

Non.

Non, bien sûr que non.

Jamais je ne laisserai quiconque la détruire.

Vous voyez ?

J'ai gagné mon pari.

Oui.

Je te paierai quand tu couperas cette foutue musique, d'accord ?

Allez, viens.

Merci.

La marche, c'est fait.

Voyons comment je m'assieds.

Salut.

Eh !

Dans trois mois, je me vois champion de claquettes,

et toi, tu tires une tronche comme si tu revenais du cimetière.

Ça t'attriste, j'aurais pas cru ça.

Je ne suis pas triste, mais rassurée.

Qu'y a-t-il ?

Je me rappelle ce que papa disait :

chaque chose a son prix écrit dessus.

Roland, si on vient te dire...

Quoi qu'on dise, ne pense pas de mal de moi.

Je t'aime.

De quoi est-ce que tu parles ?

Sarah !

Quand j'avais 13 ans, je voulais devenir prêtre.

Et puis j'ai changé d'avis.

Pourquoi ?

Devinez.

Qu'est-ce que vous voulez ?

- Du tabac. - J'y vais.

Je serais rassurée si vous restiez. Dormez sur...

Je serai très bien.

Ne vous en faites pas.

Essayez de dormir un peu.

Sarah...

Vous allez me tuer.

Car je suis le diable.

Comme on brûlait les sorciers jadis, à nous deux, nous annulerons

- des siècles de civilisation. - Taisez-vous.

"Le Dr Sarah Day, psychiatre de la fin du XXème siècle,

"pénètre dans la chambre d'un patient

"et l'abat de sang-froid."

Je remporte une écrasante victoire.

Vous êtes mort.

Non.

Je ressuscite, Sarah !

Vous avez cru en moi.

Et rien ni personne ne me résistera plus.

Je suis revenu,

Sarah.

Je suis plus puissant que votre savoir.

Plus fort que vos belles paroles.

Et plus fort...

Oui, plus fort que le temps.

Sous-titres : Sandrine Niggeler

Sous-titrage : TransPerfect Media France

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.