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Original subtitles

...

...

- M. le procureur. - Je vous écoute.

- On a fait évacuer le bâtiment.

- On a fait évacuer le bâtiment.

Le système vidéo a été détruit au niveau

des rayonnages. Ils ont pris des employés en otage.

- Ils veulent quoi ? C'est pas une banque.

- On n'a reçu aucune revendication. On essaie d'établir la liaison.

- La Crim' est là aussi ?

- Oui.

- Oui.

Ils travaillent souvent avec la Doc. Ils m'ont proposé leur aide.

- Bon. La copine de Coste, Nielsen, elle fait partie des otages ?

- Bon. La copine de Coste, Nielsen, elle fait partie des otages ?

- On l'ignore. Elle ne fait pas partie des employés évacués,

mais elle n'était peut-être pas là. - Où est Coste ?

mais elle n'était peut-être pas là. - Où est Coste ?

- Elle va arriver.

- OK. Apportez-moi un café.

- M. le procureur ? - Oui ?

- On essaye d'établir un contact. Voulez-vous superviser les échanges

avec le négociateur ? - Non. J'appelle

avec le négociateur ? - Non. J'appelle

le preneur d'otages directement. Appelez.

Tonalité.

Tonalité.

...

Allô ?

La Documentation est cernée.

La Documentation est cernée.

Discutons pour trouver une solution.

*-OK, Mathias.

- Raph ?

Coupez le haut-parleur. Coupez !

Coupez le haut-parleur. Coupez !

Raph ? Que fous-tu là-dedans ?

- La situation est grave.

- La situation est grave.

Vous êtes au coeur d'une enquête de l'IGPN qui vise à savoir qui

a décidé de laisser entrer cette femme armée à l'intérieur

a décidé de laisser entrer cette femme armée à l'intérieur

de la Documentation

criminelle.

- Elle est belle, la parité dans la police française.

- Elle est belle, la parité dans la police française.

- Coste !

- C'est moi qui l'ai faite entrer. Et j'ai en effet une petite idée

- C'est moi qui l'ai faite entrer. Et j'ai en effet une petite idée

de la gravité de la situation.

...

...

...

...

...

...

- Donnez-moi la sérénité d'accepter les choses

que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses

que je peux et la sagesse d'en connaître la différence.

- Que s'est-il passé ensuite ?

- Que s'est-il passé ensuite ?

- Je sais pas. J'étais pas là. On frappe.

- Le juge en ligne

pour vous. - Ah !

- Je vous accompagne. - Excusez-moi.

- Coste, arrêtez les conneries. Vous jouez le jeu. OK ?

Wurlitzer est

un mec carré, mais il n'aime pas qu'on se foute de sa gueule.

un mec carré, mais il n'aime pas qu'on se foute de sa gueule.

- N'importe quoi.

- J'étais contre votre garde à vue, mais vu vos antécédents,

- J'étais contre votre garde à vue, mais vu vos antécédents,

ça a été le bordel. - "Mes antécédents" ?

- Vous savez bien. Vous êtes allée trop loin.

Prise d'otages

Prise d'otages

dans un service de police, intervention de la BRI.

Vous pensiez à quoi ?

- Je sais que ça peut me coûter ma place et même plus.

- Je sais que ça peut me coûter ma place et même plus.

- Alors profil bas,

OK ? Coopérez. Je ne veux pas perdre un bon élément comme vous.

OK ? Coopérez. Je ne veux pas perdre un bon élément comme vous.

- C'est un long détour pour faire un compliment,

mais je prends.

- Excusez-moi. Reprenons.

- Excusez-moi. Reprenons.

Reprenons au moment

où vous êtes arrivée

dans cette affaire. - J'y suis arrivée en retard,

comme d'habitude.

Je suis arrivée en retard pour de vrai.

Je suis arrivée en retard pour de vrai.

Un café, s'il te plaît. Bonjour. Excusez-moi.

On avait rendez-vous à la Doc. - Vous étiez en retard.

C'est pas bien. Entre-temps, Marissa Martenot là, a porté

à ma connaissance un cas intéressant.

- Un cas de quoi ? - D'ERREUR JUDICIAIRE.

- Un double, s'il te plaît.

- J'ai été accusée à tort d'avoir tué quelqu'un.

- J'ai été accusée à tort d'avoir tué quelqu'un.

- Votre lien avec la victime ? - C'était mon parrain. Du programme.

- Des Alcooliques anonymes.

- On a trouvé mon ADN. - Vous étiez sur le lieu du crime ?

- On a trouvé mon ADN. - Vous étiez sur le lieu du crime ?

- Oui, mais il était déjà mort

à mon arrivée. Mais le lendemain, j'avais son sang sur moi

à mon arrivée. Mais le lendemain, j'avais son sang sur moi

et j'étais dans un état d'ébriété avancé.

- Le lendemain ? Pourquoi vous n'avez pas appelé les flics ?

- Le lendemain ? Pourquoi vous n'avez pas appelé les flics ?

- C'est parce que je l'ai trouvé mort que j'ai bu.

Après, j'ai pas osé appeler les flics. Ils ne m'auraient pas crue.

Après, j'ai pas osé appeler les flics. Ils ne m'auraient pas crue.

- Coincée pour quel mobile ? - Ma fille avait 16 ans.

On a menacé de me la retirer si je ne suivais pas une cure.

On a menacé de me la retirer si je ne suivais pas une cure.

Sauf que vu mon état ce jour-là... - OK.

La police a pensé que votre parrain voulait vous dénoncer et donc

La police a pensé que votre parrain voulait vous dénoncer et donc

que vous l'auriez tué. Un parrain ne peut pas faire ça.

Il y a longtemps, j'ai souvent accompagné un de mes proches

aux Alcooliques anonymes. Je sais qu'un parrain ne peut pas

aux Alcooliques anonymes. Je sais qu'un parrain ne peut pas

dénoncer son filleul.

- Visiblement, les flics n'étaient pas au courant. Ni le procureur

- Visiblement, les flics n'étaient pas au courant. Ni le procureur

qui m'a inculpée.

- Quelque chose ne va pas,

mais je n'arrive pas à savoir ce que c'est.

Le dossier est incomplet. L'image est floue.

Le dossier est incomplet. L'image est floue.

Je dois procéder à des recoupements

avec les autres P. -V. présents à la Documentation criminelle,

avec les autres P. -V. présents à la Documentation criminelle,

mais on ne me laissera pas entrer avec elle or, j'ai besoin d'elle.

- Il faut trouver une solution.

- Il faut trouver une solution.

- Ah !

Bip.

Bip.

C'est... C'est là.

C'est... C'est là.

- Vous êtes sûre de vous ? - Oui.

- Comment vous avez découvert ce passage ?

- Comment vous avez découvert ce passage ?

- Un ami agent d'entretien a partagé cette information avec moi.

- Oh !

- Oh !

Ben... Pardon.

Je ne voulais pas vous faire peur. Il se racle la gorge.

Je travaille ici depuis 3 ans et je... William,

Je travaille ici depuis 3 ans et je... William,

c'est moi.

- Je n'ai aucune raison d'avoir peur. Je sais qui vous êtes.

- Je n'ai aucune raison d'avoir peur. Je sais qui vous êtes.

Vous êtes William Thomas. Agent d'entretien.

- Oui. Exact. - Oui.

Et je vous remercie.

- Merci ? De quoi ?

- Vous faites toujours très attention à remettre chaque objet

- Vous faites toujours très attention à remettre chaque objet

à sa place sur mon bureau. Merci. - De rien.

- Astrid Nielsen. - Euh...

- Astrid Nielsen. - Euh...

En... Enchanté. Je vous accompagne à votre bureau ?

- Par là ? - C'est plus court.

- Par là ? - C'est plus court.

- C'est par là. - C'est par là.

- C'est par là. - C'est par là.

Si on croise quelqu'un, dites que vous êtes stagiaire. OK ?

...

...

...

...

...

- Compte-rendu de l'audition de l'affaire Duchemin.

Le parquet veut une copie de suite. - C'est toujours de suite.

Le parquet veut une copie de suite. - C'est toujours de suite.

Portable.

Il rit.

J'ai reçu une AUP.

J'ai reçu une AUP.

- Une ? - Une Alerte Unité Police.

- Ah ! Votre hobby.

- Oui. Lire les alertes en temps réel, c'est mon truc.

- Oui. Lire les alertes en temps réel, c'est mon truc.

Je suis taillé pour ça. Je fais partie de la grande maison Poulaga.

- La grande maison quoi ? Il soupire.

- La grande maison quoi ? Il soupire.

- "Femme en semi-liberté depuis hier

"n'est pas retournée dans sa cellule. Considérée comme évadée."

"n'est pas retournée dans sa cellule. Considérée comme évadée."

- Et alors ? - Je l'ai vue

il y a 2h devant la Doc avec Mlle Nielsen.

- Elle a dû partir. Vous êtes sûr ? - Je vais demander à Astrid.

- Gilles.

Notification.

- Même ma fille me croit coupable. Elle a carrément coupé les ponts.

- Même ma fille me croit coupable. Elle a carrément coupé les ponts.

Je n'ai plus qu'elle. Si je veux me battre aujourd'hui,

c'est pour elle.

- On peut retirer les brassards. On est en sécurité ici.

- On peut retirer les brassards. On est en sécurité ici.

- Je dois élaborer une stratégie de recherche.

Il me faut des mots-clés.

Il me faut des mots-clés.

Cette étape importante demande de la concentration.

- Merci d'expliquer ça. - Je dis

cela car cette étape demande de la concentration.

cela car cette étape demande de la concentration.

- On se tait. - Merci.

- Ca va ?

- Vous avez dit :

- Vous avez dit :

"on se tait." - De l'eau ?

- Oui. - Venez.

- Une très grande concentration. - On vous laisse.

- Une très grande concentration. - On vous laisse.

- Merci.

- Avec qui étiez-vous devant la Documentation criminelle ?

- C'est la même chemise qu'hier. - Oui. Problème de machine.

- C'est la même chemise qu'hier. - Oui. Problème de machine.

- Merde ! Qu'est-ce qu'il fout là, lui ?

- Merde ! Oh !

- Merde ! Et merde !

Gilles ! Ecoutez-moi. - Merde !

Gilles ! Ecoutez-moi. - Merde !

- Gilles !

Hé ! Pas de panique. Je vais tout vous expliquer.

- Non ! Là, vous cachez... Une fugitive !

- Non ! Là, vous cachez... Une fugitive !

- Quoi ? - Une évadée de prison.

- Donnez-moi votre arme.

- Marissa, non.

- Marissa, non.

- Commandant.

- Gilles !

Il faut rappeler votre femme... Ah !

Coup de feu.

Coup de feu.

- Je peux vous parler seul à seul ?

- Mathias, tu peux me retirer ces trucs ? C'est ridicule.

- Je ne sais pas si le tutoiement est approprié, commandant Coste.

- Je ne sais pas si le tutoiement est approprié, commandant Coste.

- Notre relation te sert pour te rapprocher de mon père,

mais s'il y a un risque pour ta carrière, t'es plus là.

- J'ai toujours été clair sur la nature

de cette relation. - Enfoiré !

de cette relation. - Enfoiré !

- J'essaye

de comprendre à quoi tu pensais. Complicité d'évasion !

Tu risques la radiation.

Tu risques la radiation.

Tu imagines

dans quelle situation tu m'as mis ?

dans quelle situation tu m'as mis ?

- M. le procureur.

- M. Wurlitzer.

- Nous venons d'en discuter.

- Nous venons d'en discuter.

A ce stade, vous allez bientôt devenir un des protagonistes

de cette histoire. Vous devriez nous laisser en tête à tête

de cette histoire. Vous devriez nous laisser en tête à tête

avec la prévenue.

- Mais je suis en charge

de cette affaire. - Non.

Vous étiez en charge de l'évasion de Mme Martenot.

Vous étiez en charge de l'évasion de Mme Martenot.

Mais cette enquête est une enquête de l'IGPN

dans laquelle vous êtes partie prenante.

dans laquelle vous êtes partie prenante.

- Je vais sortir aussi.

C'est la meilleure solution.

- Oui. Bien sûr.

- Oui. Bien sûr.

- Eh oui !

- Bien.

Il se racle la gorge.

Et si nous reprenions ?

- Marissa Martenot nous a emmenées dans un endroit sans fenêtre.

- Marissa Martenot nous a emmenées dans un endroit sans fenêtre.

Dans les rayonnages de la Doc.

- Prenez les téléphones.

- Prenez les téléphones.

- Ben alors ? - Le téléphone !

- Donnez. - Vous aussi.

- Il est... - C'est à lui.

- Et le vôtre.

- Et le vôtre.

- Je l'ai laissé à l'étage. - OK. On y va. Allez-y.

- Au revoir.

- Si je comprends bien, à partir de là,

- Si je comprends bien, à partir de là,

il n'y a que vous comme témoin. - Non.

Il y a aussi Astrid Nielsen. - Oui.

Je l'entendrai en temps utile.

Continuez.

Téléphone.

Plusieurs téléphones sonnent.

Plusieurs téléphones sonnent.

- Ils veulent négocier.

C'est plutôt bon signe, ça.

C'est plutôt bon signe, ça.

Vous devriez décrocher. - Oui.

- On va leur expliquer.

Ca va aller. - Oui.

- Je ne sais pas. J'avais pas prévu que les choses se passent comme ça.

- Je ne sais pas. J'avais pas prévu que les choses se passent comme ça.

Téléphones. - Il faut décrocher.

Commandant, il faut décrocher.

Commandant, il faut décrocher.

Téléphones.

...

*-La Documentation est cernée. Discutons pour trouver

*-La Documentation est cernée. Discutons pour trouver

*une solution. - OK, Mathias.

- Raph ? *-J'étais là

*au moment de la prise d'otages. - Tu n'as rien à voir là-dedans ?

*au moment de la prise d'otages. - Tu n'as rien à voir là-dedans ?

*-C'est compliqué.

La preneuse d'otages veut juste qu'on étudie son cas.

La preneuse d'otages veut juste qu'on étudie son cas.

- Une femme seule et tu n'as rien tenté ?

- Je te dis qu'elle ne veut pas d'argent.

Elle veut qu'on étudie son cas et on peut faire ça dans le calme.

Elle veut qu'on étudie son cas et on peut faire ça dans le calme.

- Tu étais par hasard à la Doc ? *-Ecoutons-la.

Si elle a fait 5 ans de taule pour rien, on lui doit au moins ça.

Si elle a fait 5 ans de taule pour rien, on lui doit au moins ça.

- Elle a pris en otages un service de police.

- Je sais, mais... C'était pas prévu. Ca a dégénéré.

- Une seule femme armée, nous, on peut vite régler ça.

- Une seule femme armée, nous, on peut vite régler ça.

- Tu es gonflé de dire ça. Elle peut faire autant de dégâts qu'un homme.

*Te connaissant, tu n'aurais pas envie d'annoncer des morts au J. T.

*Te connaissant, tu n'aurais pas envie d'annoncer des morts au J. T.

Laisse-moi du temps.

- Tu as 2h. Après,

*on donnera l'assaut.

Raph ?

Trouvez-moi un moyen de rentrer là-dedans.

...

...

...

...

...

...

...

...

...

- Vous ne pouvez pas entrer.

- J'ai une arme. C'est pas à vous de décider si je rentre ou pas.

- J'ai une arme. C'est pas à vous de décider si je rentre ou pas.

- Quand je travaille ici, je travaille seule.

Je dois être seule pour pouvoir réfléchir, sinon je n'y arrive pas.

Je dois être seule pour pouvoir réfléchir, sinon je n'y arrive pas.

- Pas d'entourloupe.

- Faites-lui confiance.

- Pourquoi ? - Elle prouvera votre innocence.

- Pourquoi ? - Elle prouvera votre innocence.

- Vous avez pris nos téléphones et cette pièce n'a aucune autre issue.

Vérifiez.

Je ne peux que travailler sur votre dossier.

- Allez-y. - Merci, Mme Martenot.

...

...

...

- Ils vont lancer l'assaut. - Il reste 1h à Coste.

- On a trouvé un accès.

Risqué, mais ça donne une bonne approche.

Risqué, mais ça donne une bonne approche.

- Quel pourcentage sans grabuge ?

- On n'a pas de vue claire, mais d'après nos caméras thermiques,

- On n'a pas de vue claire, mais d'après nos caméras thermiques,

je dirais 75%.

- Combien de temps pour préparer l'assaut ?

- 10 minutes.

- Je peux vous poser une question ?

Pourquoi vous ne vous êtes pas servie de cette énergie

pour vous défendre ?

Marissa, si vous voulez que je vous aide, il faut me parler.

Marissa, si vous voulez que je vous aide, il faut me parler.

Il faut me faire confiance.

- C'était qui ?

- C'était qui ?

La personne de votre entourage qui allait en réunion. C'était qui ?

- Mon grand frère.

Il avait fait les mauvais choix de vie, fréquenté

les mauvaises personnes. J'ai cru que je pouvais l'aider.

les mauvaises personnes. J'ai cru que je pouvais l'aider.

- Béatrice, ma fille, avait aussi un frère. Un petit frère.

- Vous avez perdu un enfant ?

- Vous avez perdu un enfant ?

- C'est à ce moment-là que j'ai commencé à boire.

Il avait 6 ans. C'était un petit soleil.

Elle soupire. Et quand 2 ans plus tard,

on m'a mise en préventive pour le meurtre de mon parrain,

ça a été le coup de grâce. Je me suis laissée glisser.

ça a été le coup de grâce. Je me suis laissée glisser.

Ma vie était déjà foutue, alors à quoi bon me battre ?

- Pour Béatrice.

Elle a quel âge ?

- 21 ans. On vient de me dire qu'elle était enceinte.

- J'ai trouvé. Vous pouvez entrer.

Non. Attention.

- Quoi ? Je ne vais pas rester dehors.

- Non. Vos chaussures. Il faut les enlever.

Le jour du meurtre,

votre parrain présidait une réunion aux Alcooliques anonymes.

votre parrain présidait une réunion aux Alcooliques anonymes.

J'ai pu identifier tous les gens

qui y étaient. Ca a été compliqué.

qui y étaient. Ca a été compliqué.

L'anonymat garanti par l'association ne m'a pas aidée. Là.

Certains n'ont pas été identifiés par les enquêteurs.

Certains n'ont pas été identifiés par les enquêteurs.

La seule personne à connaître

leur véritable identité étant l'homme assassiné, votre parrain.

leur véritable identité étant l'homme assassiné, votre parrain.

- Et évidemment, Marissa faisait une parfaite coupable.

- Oui.

- Mais je n'étais pas à cette réunion. C'est un élément

qui a été retenu à charge

contre moi. - C'est pourtant

contre moi. - C'est pourtant

la preuve de votre innocence.

*-Prenez le relais. *Communications radio.

*-Prenez le relais. *Communications radio.

...

- On donne l'assaut.

- Il reste 15 mn à Coste pour trouver une résolution

sans violence. - Ca laisse l'effet de surprise.

sans violence. - Ca laisse l'effet de surprise.

- Les éléments qu'elle a trouvés sont solides.

Il faut continuer l'enquête sur le terrain pour trouver

Il faut continuer l'enquête sur le terrain pour trouver

le vrai coupable.

- J'ai quand même pointé une arme sur des fonctionnaires d'Etat.

- L'Etat est toujours très prévenant

- L'Etat est toujours très prévenant

avec les victimes d'erreurs judiciaires. Et je témoignerai.

Donnez-moi votre arme.

Donnez-moi votre arme.

Marissa, faites-moi confiance.

...

...

...

...

*Communications radio.

...

- Aucun visuel sur la suspecte.

- Aucun visuel sur la suspecte.

- Pas... Pas toucher. Pas toucher.

Notification de portable.

- Nous allons devoir faire une pause. Nous reprendrons plus tard.

- Nous allons devoir faire une pause. Nous reprendrons plus tard.

- Merde !

Merde ! Merde !

Merde ! Merde !

- Vous collaborez avec le commandant Coste

sur des enquêtes. - Oui.

sur des enquêtes. - Oui.

- Mais vous êtes avant tout rattachée

à la Documentation criminelle.

- Absolument.

Je suis chargée de gestion des ressources documentaires.

- Qui avait connaissance de cette entrée dérobée

- Qui avait connaissance de cette entrée dérobée

de la Documentation criminelle ?

- Les équipes de la Brigade de recherches d'intervention.

- Les équipes de la Brigade de recherches d'intervention.

- Quelle est la nature de votre collaboration

- Quelle est la nature de votre collaboration

avec le commandant Coste exactement ?

- Je regarde autrement

- Je regarde autrement

exactement.

- Hum...

- Le moment le plus important est celui où je dispose

- Le moment le plus important est celui où je dispose

les différents éléments du dossier. Dans une enquête, chaque étape

est détaillée dans les P. -V. Chaque témoignage est consigné.

est détaillée dans les P. -V. Chaque témoignage est consigné.

Chaque élément laisse une trace. Ma pensée est essentiellement visuelle

Chaque élément laisse une trace. Ma pensée est essentiellement visuelle

et j'ai besoin de voir l'enquête et les éléments

pour qu'ils s'assemblent.

Ensuite...

Ensuite...

J'observe.

Je réfléchis. Je cherche un faisceau d'indices concordants

Je réfléchis. Je cherche un faisceau d'indices concordants

avec les autres dossiers. Je connais les dossiers.

Et j'attends.

Parfois, un élément se distingue.

Là.

- "Présence de silice, de carbonate de sodium

"sur la scène de crime."

"sur la scène de crime."

Ca vous dit quoi, ça ?

- Les réunions qu'animait la victime avaient lieu

dans une usine désaffectée

dans une usine désaffectée

qui fabriquait du verre.

- D'où la présence de silice. - Elément considéré comme un élément

- D'où la présence de silice. - Elément considéré comme un élément

à charge contre Mme Martenot.

Du silice et du carbonate ont été prélevés sur ses semelles

Du silice et du carbonate ont été prélevés sur ses semelles

comme sur la scène de crime. Elle était suspecte

et les enquêteurs en ont conclu qu'elle les avait déposées là.

et les enquêteurs en ont conclu qu'elle les avait déposées là.

Seulement, c'est une question de point de vue. Connaissez-vous

l'énigme des 9 points ? - Bien sûr.

l'énigme des 9 points ? - Bien sûr.

C'est un jeu d'esprit. Pour le réussir, il faut sortir du cadre.

- Exactement. Il faut sortir du cadre

- Exactement. Il faut sortir du cadre

et changer de point de vue.

Mme Martenot avait du silice sur ses semelles

Mme Martenot avait du silice sur ses semelles

mais peut-être pas parce qu'elle les avait déposées sur la scène

de crime. Peut-être parce qu'elle les y avait ramassées.

de crime. Peut-être parce qu'elle les y avait ramassées.

- Pourquoi penser ça ? - Le fait qu'elle n'ait pas assisté

à la réunion ce jour-là. - Pourquoi l'a-t-on accusée elle

à la réunion ce jour-là. - Pourquoi l'a-t-on accusée elle

et pas un

ou une autre ? - C'est la dernière à avoir appelé

la victime. Les enquêteurs ont supposé que son parrain voulait

la victime. Les enquêteurs ont supposé que son parrain voulait

savoir pourquoi elle était absente.

Ivre, de peur d'être dénoncée et de perdre la garde

Ivre, de peur d'être dénoncée et de perdre la garde

de sa fille, Mme Martenot l'aurait fait taire définitivement.

C'est une expression imagée qui signifie le tuer.

C'est une expression imagée qui signifie le tuer.

- Oui, mais ça peut se tenir.

- Pourtant, ce n'est pas ce que disent le silice

- Pourtant, ce n'est pas ce que disent le silice

et le carbonate de sodium.

- Pourriez-vous m'indiquer

- Pourriez-vous m'indiquer

les toilettes, s'il vous plaît ? - Bien sûr.

- Navré. J'ai des ordres. Je vais devoir vous emmener en cellule.

- Navré. J'ai des ordres. Je vais devoir vous emmener en cellule.

- T'inquiète. Je sais que tu y es pour rien.

Elle soupire.

Qu'est-ce que tu fous ? Merde ! - Il y a un dégât des eaux

Qu'est-ce que tu fous ? Merde ! - Il y a un dégât des eaux

et les cellules sont inutilisables. On doit vous mettre ici.

C'est pas confortable, mais c'est inondé, donc bon.

C'est pas confortable, mais c'est inondé, donc bon.

- Merci. Fais gaffe que le commissaire ne te tombe pas dessus.

- Aucune chance. C'est son idée. - Hein ?

- Aucune chance. C'est son idée. - Hein ?

Astrid.

*Astrid, c'est moi.

- Raphaëlle ? *-Oui.

- Raphaëlle ? *-Oui.

- Raphaëlle. - Oui. Ca va ?

- Oui. Ca va.

- Oui. Ca va.

Je n'ai pas mes lacets. Je n'ai pas ma montre ni mon sac.

- Je suis désolée. - Moi aussi, je suis désolée.

- Je suis désolée. - Moi aussi, je suis désolée.

Mais M. Wurlitzer est un homme très rigoureux et très précis.

Mais ça va aller, Raphaëlle. - Ecoutez-moi. On a peu de temps.

Mais ça va aller, Raphaëlle. - Ecoutez-moi. On a peu de temps.

*J'ai besoin de savoir ce que vous pensez de Marissa.

- C'est-à-dire ?

- C'est-à-dire ?

*-Ce que vous pensez de son dossier.

- Je pense qu'elle est innocente du meurtre dont on l'accuse.

- Je pense qu'elle est innocente du meurtre dont on l'accuse.

- Je pense comme vous, mais pourquoi elle s'est enfuie alors ?

La seule explication, c'est qu'elle n'était pas là

La seule explication, c'est qu'elle n'était pas là

pour prouver son innocence. Elle cherche autre chose.

- Elle cherche peut-être l'identité du vrai meurtrier.

- Elle cherche peut-être l'identité du vrai meurtrier.

- Pourquoi ne s'est-elle pas

*plus défendue ?

*C'est ça qui a faussé l'enquête. - Vous a-t-elle dit autre chose ?

*C'est ça qui a faussé l'enquête. - Vous a-t-elle dit autre chose ?

- Oui. Elle m'a dit qu'elle avait perdu un enfant 2 ans auparavant.

- Oui. Elle m'a dit qu'elle avait perdu un enfant 2 ans auparavant.

Vous pensez à quelque chose ?

- Mes droits n'ont pas été respectés.

Je connais mes droits. - Mais vous avez refusé

Je connais mes droits. - Mais vous avez refusé

l'assistance d'un avocat. - Oui. Il ne s'agit pas de cela.

Je veux passer un appel. J'ai le droit.

- Bien sûr. Bien sûr.

- Désolé. Question de protocole. C'est moi qui dois taper le numéro.

- Désolé. Question de protocole. C'est moi qui dois taper le numéro.

Vous pouvez l'écrire ? - Je connais la procédure.

- Tenez.

- Tenez.

- William Thomas.

06 32 67...

Ah ! - Qu'y a-t-il ?

Astrid ?

- Je n'ai pas ma montre. Quelle heure est-il, s'il vous plaît ?

- Je n'ai pas ma montre. Quelle heure est-il, s'il vous plaît ?

- 19h45.

- Ah !

Il est en pleine réunion à l'atelier d'aptitudes sociales.

Il ne décrochera pas. Je dois trouver un autre numéro. Ah !

Il ne décrochera pas. Je dois trouver un autre numéro. Ah !

Je sais.

01 08 42

43 50.

Carré, c'est moi. Rond, c'est lui. Je n'ai pas de couleurs.

Carré, c'est moi. Rond, c'est lui. Je n'ai pas de couleurs.

Carré, c'est moi. Rond, c'est lui. Il faut suivre les... Flèches.

Téléphone.

Téléphone.

- Testuo Tanaka.

- Bonjour, Testuo Tanaka.

Je suis dans une situation délicate. Pourriez-vous me rendre

Je suis dans une situation délicate. Pourriez-vous me rendre

*un service ? - Tout ce que vous voulez.

- Ah !

Voilà.

Allez immédiatement à l'atelier d'aptitudes sociales

Allez immédiatement à l'atelier d'aptitudes sociales

*11 rue des fossés.

Demandez à William Thomas de faire partir à la Doc criminelle

Demandez à William Thomas de faire partir à la Doc criminelle

à l'attention du capitaine Perran la cote GRM-753

au 3e sous-sol entre les rayonnages

C28 et C96. L'entrée est sous scellés.

C28 et C96. L'entrée est sous scellés.

*William saura comment faire. - OK.

- Au revoir. Il faut dire au revoir.

- Au revoir. Il faut dire au revoir.

- Oui. Vous êtes sûre qu'il a pu retenir toutes les infos ?

- Oui. Absolument. C'est Testuo Tanaka.

- Oui. Absolument. C'est Testuo Tanaka.

...

...

...

- Bonjour.

- Vous êtes William Thomas ?

- Oui. C'est moi.

- Je suis Testuo Tanaka.

Je porte un message d'Astrid Nielsen.

Je porte un message d'Astrid Nielsen.

Elle a besoin

de votre aide. - Bien sûr.

Comment puis-je l'aider ? J'attends ce moment

Comment puis-je l'aider ? J'attends ce moment

depuis si longtemps.

- C'est pas vrai. Ca fait des mois qu'on numérise tout page après page

et ce boulot titanesque va disparaître en un clin d'oeil.

- Il reste les copies papiers. La pierre dure 10 000 ans,

- Il reste les copies papiers. La pierre dure 10 000 ans,

le papier 1 000 ans, le support numérique 10 ans.

- Comment pouvez-vous être aussi rétrograde ?

- Comment pouvez-vous être aussi rétrograde ?

Mais c'est l'avenir. - Je préfère le support physique.

J'aime ouvrir un dossier. Je connais les dossiers.

J'aime ouvrir un dossier. Je connais les dossiers.

Ceci étant dit, pour avoir échangé avec une personne du service,

je pense que cette personne pourrait nous aider.

je pense que cette personne pourrait nous aider.

- Quelqu'un du service ?

- Oui. - Mais j'ai déjà fait venir

le service informatique 3 fois.

le service informatique 3 fois.

- William. - Oui.

- J'aurais besoin de votre aide. Toutes affaires cessantes.

- J'aurais besoin de votre aide. Toutes affaires cessantes.

- Bien sûr. Je descends. - Attention.

- C'est l'homme de l'entretien. - William Thomas. Oui.

- Ah !

- Ah !

Je vous en prie.

- Euh...

- Là. - Pardon. Excusez-moi.

Il se racle la gorge.

Il se racle la gorge.

- Allez-y.

- Voilà. - Voilà.

- C'était ça.

- C'était ça.

- C'est... Vous êtes doué, mon garçon.

- Merci.

Je retourne à mes néons. - Oui.

Je retourne à mes néons. - Oui.

- Pardon.

- De rien. "Mon garçon", c'est... C'est votre fils ?

- Non.

- Quelques jours plus tard, M. Gaillard m'a présenté

mon employeur actuel.

J'ignore si je pourrai payer ma dette envers Astrid,

J'ignore si je pourrai payer ma dette envers Astrid,

mais aujourd'hui, je suis heureux de lui rendre la pareille.

- Vous savez... - Oui ?

- Vous savez... - Oui ?

- Pour moi aussi, Astrid compte énormément.

- Oui.

Bon. Allez. C'est par là.

Une porte s'ouvre.

Une porte se ferme.

C'est bon.

Là.

Photo.

Lieu fascinant,

non ? - Pour la 1re fois,

j'ai l'impression d'entrevoir ce qu'il y a dans sa tête.

j'ai l'impression d'entrevoir ce qu'il y a dans sa tête.

Je me sens presque impudique. - Oui.

- J'espère qu'un jour, c'est elle qui nous fera visiter les lieux.

- J'espère qu'un jour, c'est elle qui nous fera visiter les lieux.

- Bien sûr.

La dernière. Allez.

...

...

...

...

...

...

...

...

On frappe.

- Vous avez demandé un médecin ? - Oui.

Cela fait partie de mes droits selon l'article 63. 1

du code pénal. - Oui.

du code pénal. - Oui.

Le message est passé.

Le médecin est arrivé.

- Merci.

Comment je l'ai enfumé, ton mec. - Mon mec ?

- Ton ex ? - D'après lui,

on n'a jamais été en couple. - OK.

on n'a jamais été en couple. - OK.

- Quel con ! Regarde ça. Je ne peux pas bouffer ça, moi.

- Tiens.

- Mes préf' ? - Bien sûr.

- Merci, Nico.

Alors comme ça, tu as enfumé le proc.

Alors comme ça, tu as enfumé le proc.

- Oui. J'ai eu les autorisations nécessaires.

Hier, j'ai interrogé la codétenue de Marissa.

Hier, j'ai interrogé la codétenue de Marissa.

- Et ? - Elle s'appelle Violetta Flores.

- Sérieux ? - Oui. La fille qu'on avait arrêtée

- Sérieux ? - Oui. La fille qu'on avait arrêtée

la 1re fois qu'on avait bossé avec Astrid. Elle lui aurait parlé

des compétences hors normes d'Astrid de la Doc.

des compétences hors normes d'Astrid de la Doc.

- Elle n'est pas venue la voir par hasard. Elle l'a ciblée.

- Oui.

- Et l'enquête ?

- Au point mort.

Mathias vient de faire une conférence de presse.

Il a essayé de retourner les journalistes.

Il a essayé de retourner les journalistes.

Il ne faisait pas le fier.

- Parfait.

C'est le moment de le ferrer.

Téléphone.

- Oui ? *-Carl Bachert

- Oui ? *-Carl Bachert

à l'appareil. Le commandant Coste et l'agent Nielsen

souhaitent vous parler. *-Elles ont déjà eu leur chance.

souhaitent vous parler. *-Elles ont déjà eu leur chance.

Je dois filer au Ministère pour rendre des comptes.

Je passerai après. *-Je pense

que c'est important. Elles veulent passer aux aveux.

que c'est important. Elles veulent passer aux aveux.

- C'est quoi encore, cette histoire d'aveux ?

- Le dénouement. - Je m'adressais au commissaire.

- Le dénouement. - Je m'adressais au commissaire.

Vous êtes toujours suspectée

de complicité de prise d'otages. - M. le procureur,

la balle est dans votre camp. Soit vous poursuivez sur votre voie

la balle est dans votre camp. Soit vous poursuivez sur votre voie

et vous continuez à passer pour un incompétent aux yeux de la presse

et vous continuez à passer pour un incompétent aux yeux de la presse

soit vous nous laissez faire. - Ah ouais ! D'accord.

Vous êtes avec elle maintenant. - Je suis avec le bon sens.

Vous êtes avec elle maintenant. - Je suis avec le bon sens.

Et avec mes équipes.

- Qui sont ces gens ?

- Ils nous ont aidés. Il manquait une pièce du puzzle pour comprendre

- Ils nous ont aidés. Il manquait une pièce du puzzle pour comprendre

pourquoi Marissa avait fait ça. - Pour prouver son innocence.

- Perdu. Si c'était ça, pourquoi elle se serait enfuie

alors qu'on approchait du but ? Non. Elle est venue nous voir

alors qu'on approchait du but ? Non. Elle est venue nous voir

à la Doc pour autre chose. Elle est venue à cause de son fils.

- Quand j'ai étudié son cas,

j'ai vu la cote d'un dossier d'accident de la route.

j'ai vu la cote d'un dossier d'accident de la route.

Je l'ai écarté,

mais j'ai appris que le fils de Mme Martenot était mort. J'ai compris

mais j'ai appris que le fils de Mme Martenot était mort. J'ai compris

que c'était la clé.

- Le fils de Mme Martenot a été renversé par un chauffard.

- Le fils de Mme Martenot a été renversé par un chauffard.

Délit de fuite. On n'a pas retrouvé

le conducteur. L'enfant est mort avant d'arriver à l'hôpital.

Elle était là pour savoir qui conduisait la voiture.

Elle était là pour savoir qui conduisait la voiture.

- Quel rapport avec le meurtre

dont on l'accuse ? - Tout.

- A cause de la silice laissée sur la scène de crime par le coupable

et transférée sur les semelles de Mme Martenot.

et transférée sur les semelles de Mme Martenot.

- Nos équipes ont vérifié les relevés. Ils s'avèrent tous justes.

Cela confirme la théorie

de Mlle Nielsen. - Merci.

de Mlle Nielsen. - Merci.

Le véritable coupable du meurtre dont Mme Martenot a été accusé

était présent à la réunion des Alcooliques anonymes.

était présent à la réunion des Alcooliques anonymes.

J'ai identifié

tous les participants. - On avait donc une liste.

tous les participants. - On avait donc une liste.

Si on arrivait à faire le lien entre l'un des noms de la liste

et l'accident, on avait

un faisceau d'indices concordants. Elle répète.

un faisceau d'indices concordants. Elle répète.

- La voiture qui a renversé l'enfant avait percuté

un muret. Le conducteur s'était peut-être blessé.

un muret. Le conducteur s'était peut-être blessé.

J'ai demandé de l'aide à Paul. - C'est qui ?

- Paul Thomas.

- Paul Thomas, médecin.

- Paul Thomas, médecin.

- Vous vouliez voir un médecin ?

- J'ai réussi à mettre la main sur un dossier en traumatologie

- J'ai réussi à mettre la main sur un dossier en traumatologie

ouvert par un service

d'urgences le lendemain de l'accident.

Un dossier au nom d'André Mougue.

Un dossier au nom d'André Mougue.

- Qui est sur la liste. - Oui.

- André Mougue a consulté un service d'urgences pour un trauma à la tête

- André Mougue a consulté un service d'urgences pour un trauma à la tête

le lendemain de la mort du fils de Marissa.

2 ans après, il a participé à une réunion des Alcooliques anonymes

2 ans après, il a participé à une réunion des Alcooliques anonymes

présidée par le parrain de Marissa.

- Il aurait raconté l'accident pour soulager sa conscience

- Il aurait raconté l'accident pour soulager sa conscience

et le parrain aurait fait le lien

avec le fils de Marissa. - VOILA.

- L'appel passé à Marissa, c'était pour lui dire ça.

- L'appel passé à Marissa, c'était pour lui dire ça.

Il a compris qu'il avait été démasqué

et quand Marissa est arrivée, il avait tué le parrain.

et quand Marissa est arrivée, il avait tué le parrain.

- C'est là

que nous autres

entrons en scène.

entrons en scène.

Mes amis ! Mes amis !

Astrid a besoin de notre aide.

Nous nous sommes répartis tous les noms de cette liste

Nous nous sommes répartis tous les noms de cette liste

afin d'en apprendre le plus possible sur lui.

Chacun s'est mis en danger. A priori un véritable challenge.

Chacun s'est mis en danger. A priori un véritable challenge.

Que voulez-vous ? Aider Astrid leur a donné des ailes.

- Merci. - Pour ma part, je suis allé voir

- Merci. - Pour ma part, je suis allé voir

Géraldine Crimo.

- Et moi, Fabrice Denis. - Kevin Onvitch.

- Et moi, Fabrice Denis. - Kevin Onvitch.

- C'est Testuo Tanaka. - Je devais rencontrer André Mougue,

mais je l'ai pas vu.

Il est directeur commercial. Il est souvent en déplacement.

Il est directeur commercial. Il est souvent en déplacement.

Il arrive à 11h

aujourd'hui. - On doit arriver avant Marissa.

aujourd'hui. - On doit arriver avant Marissa.

- Ca nous laisse moins d'une heure.

- Et vous avez démêlé tout ça alors que vous étiez en garde à vue ?

- Et vous avez démêlé tout ça alors que vous étiez en garde à vue ?

- Absolument.

- C'est la différence entre vous et nous. Certains se la jouent perso.

- C'est la différence entre vous et nous. Certains se la jouent perso.

Nous, c'est le contraire.

- Cravate de travers. - En plus.

- Bonne journée.

- Et vous alors ?

Quel était votre rôle ?

- Moi ?

Non. Aucun. Je suis juste venu en ami. Ca pose pas de problème ?

Non. Aucun. Je suis juste venu en ami. Ca pose pas de problème ?

- Avance !

- Calmez-vous.

- Avance, je te dis !

- Avance, je te dis !

- Arrêtez.

- Saute, bordel !

- Putain ! - Ton gilet !

- Putain ! - Ton gilet !

- Saute, bordel ! - J'ai rien fait.

Vous vous trompez.

Je vous assure.

- Saute ! - Pitié.

- Saute ! - Pitié.

- Marissa !

Posez cette arme. N'aggravez pas

la situation.

- Vous savez pas. Vous savez rien.

- Vous savez pas. Vous savez rien.

- Ca ne ramènera pas

votre fils. - C'était un accident. C'est vrai.

Je ne voulais pas. - Il sera puni. Posez cette arme.

Je ne voulais pas. - Il sera puni. Posez cette arme.

- C'est trop tard. - Non.

Vous n'avez commis

aucun crime. - Ca fait 7 ans que j'attends ça.

aucun crime. - Ca fait 7 ans que j'attends ça.

Vous ne pouvez pas me retirer ça.

- Regardez. - Tu fais quoi là ? Raph !

- Regardez. - Tu fais quoi là ? Raph !

- Pose ton arme.

Pose ton arme. Vous pouvez encore changer

Pose ton arme. Vous pouvez encore changer

ce qui peut être changé.

Et pensez à votre fille. Elle a besoin de vous.

Allez.

Voilà.

Voilà.

- Raph, pousse-toi !

Coup de feu. A terre !

- Je voulais pas.

- Je voulais pas.

Je voulais pas. - Bouge pas !

- Je voulais pas.

- Raph, ça va ?

...

...

...

...

*Radio ambulance.

Ca va, ma Raph ?

- Tu m'appelles "Ma Raph" ?

- Mais on s'en fout là. J'ai flippé. Ca va ?

OK. Embarquez-la. Je reste avec toi.

OK. Embarquez-la. Je reste avec toi.

- Alors si je vous suis bien, vous avez endossé un crime

- Alors si je vous suis bien, vous avez endossé un crime

que vous n'avez pas commis

pour assouvir une vengeance. - C'est ce qui m'a fait tenir.

pour assouvir une vengeance. - C'est ce qui m'a fait tenir.

Mais j'ai pas réussi à tirer. Ca n'a pas de sens.

- Au contraire. Ca prend tout son sens. C'est la voix de la raison.

- Au contraire. Ca prend tout son sens. C'est la voix de la raison.

Allez. Embarquez-la.

Je me réjouis de savoir que vos jours ne sont pas en danger.

- Pas autant

que moi, M. le procureur.

- Mais vous avez foutu un sacré bordel. Faudra rendre des comptes.

Votre responsabilité

Votre responsabilité

sera engagée. Eh oui !

Il va falloir apprendre à respecter les règles.

On frappe. - Entrez.

Astrid. - Raphaëlle.

J'ignorais que la convention exige d'apporter des fleurs.

Je peux redescendre en acheter. - Non. C'est nul. Les fleurs,

Je peux redescendre en acheter. - Non. C'est nul. Les fleurs,

ça ne se mange pas.

Vous pourriez aller me chercher du vin et du chocolat ?

Vous pourriez aller me chercher du vin et du chocolat ?

Je ne plaisante pas.

Je plaisante. Je plaisante quand je dis que je ne plaisantais pas.

- Je sais. - Vous avez compris ?

- Je sais. - Vous avez compris ?

- Oui. - Vous faites des progrès.

Je vous dois beaucoup.

Sans vous, je... - Il ne faut pas couper la parole,

mais je ne peux pas vous laisser poursuivre.

La seule responsable, c'est moi. Sans vous...

- On ne va pas faire un concours de bons points. C'est ridicule.

- On ne va pas faire un concours de bons points. C'est ridicule.

- Disons qu'une boussole n'est rien sans son dé

à coudre. - Non.

à coudre. - Non.

Un dé à coudre n'est rien sans sa boussole.

Petit rire d'Astrid.

Petit rire d'Astrid.

- C'est très amusant, car à part nous, personne ne peut comprendre.

- Ben... C'est peut-être ça, l'amitié, Astrid.

- Ben... C'est peut-être ça, l'amitié, Astrid.

...

...

...

...

...

...

Quelqu'un siffle. - Hé !

Applaudissements et hourras.

... - On boit un coup pour fêter

... - On boit un coup pour fêter

votre retour.

- Il est un peu tôt, non ?

- "Content de vous voir". - Un café qui parle. Merci.

- "Content de vous voir". - Un café qui parle. Merci.

- Ca va ?

- Ca va. Et vous ?

- Oui. Content de te voir. - Moi aussi.

- Oui. Content de te voir. - Moi aussi.

Je reviens.

- Content de vous voir, Coste. - Moi aussi.

- Content de vous voir, Coste. - Moi aussi.

- Entrez.

Asseyez-vous. - Non. Ca ira. Merci.

- Une information a été ouverte pour demander la révision

- Une information a été ouverte pour demander la révision

du procès de Mme Martenot. Mais la décision a été annulée.

Malgré le braquage, le parquet s'est montré clément. Elle dormira

Malgré le braquage, le parquet s'est montré clément. Elle dormira

chez elle ce soir.

- Je n'aurai pas foutu ma carrière en l'air pour rien.

- Je n'aurai pas foutu ma carrière en l'air pour rien.

- J'ai eu Wurlitzer. Il a rendu ses conclusions et son enquête

vous a blanchie.

vous a blanchie.

Bon retour parmi nous.

- Merci. Et pour le capitaine Perran ?

- Ca ne dépend pas de lui.

- Ca ne dépend pas de lui.

La procédure disciplinaire déclenchée par la... Saute d'humeur

du capitaine Perran a été déposée à la direction pour court-circuiter

du capitaine Perran a été déposée à la direction pour court-circuiter

l'IGPN, mais Wurlitzer a insisté pour récupérer le dossier.

J'ignore ce que vous avez fait,

J'ignore ce que vous avez fait,

mais il a été conquis. - C'est surtout Astrid.

Il a été impressionné.

- Hélas, je n'ai pas que des bonnes nouvelles à vous annoncer.

- Hélas, je n'ai pas que des bonnes nouvelles à vous annoncer.

Ca concerne Astrid.

Le parquet a mis son nez dans son statut particulier

Le parquet a mis son nez dans son statut particulier

et a soulevé

des lièvres. - Du genre ?

- Elle n'a pas le droit

d'interroger les suspects.

d'interroger les suspects.

- Il y aura des poursuites ?

- Non. Ils passent l'éponge pour Astrid, mais...

- Non. Ils passent l'éponge pour Astrid, mais...

Ils ont une condition.

Astrid ne devra plus participer aux enquêtes

de la Brigade criminelle. - Bien sûr.

- Je suis désolé.

- Des mots comme des cartes.

- Des mots comme des cartes.

Tout volera. C'est certain.

Une balle sans impact.

Pour moi, ça ne sert à rien.

Pour moi, ça ne sert à rien.

Et je vois rouge, rouge, rouge.

Oh ! Je vois rouge, rouge, rouge.

Oh ! Je vois rouge, rouge, rouge.

Et je vois rouge, rouge.

- C'est ici que je me sens le mieux. A la Documentation criminelle.

- C'est ici que je me sens le mieux. A la Documentation criminelle.

J'effectue mes recherches ici.

Il s'agit de la mémoire de la police. 5 km d'archives.

Il s'agit de la mémoire de la police. 5 km d'archives.

- Je risque dans mes actes de souvent taper du poing,

de rechercher le contact

de rechercher le contact

et de ne regretter rien.

france. tv access

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