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Original subtitles

Je transmettrai votre message au capitaine Nolan � son retour.

Appelez-le tout de suite.

- Bien, monsieur. - Compris?

Appelez-le tout de suite!

Bon sang.

Il est furax, hein?

Le boss demande � te voir tout de suite.

Il ne manquait plus que �a.

Bonne chance.

Entrez.

- Excusez-moi. - Que s'est-il pass�?

C'�tait l'amiral Dawes sur votre fr�quence.

- C'�tait l'amiral Dawes en personne. - Et alors?

Je lui ai dit ce que vous m'aviez dit...

que vous �tiez absent et qu'on cherchait encore le lieutenant Lawson.

- Et? - �a n'a pas eu l'air de lui plaire.

Moi non plus, �a ne me pla�t pas. Et Lawson?

- Introuvable sur la base. - Cherchez-le ailleurs.

Envoyez la patrouille c�ti�re. Trouvez-le-moi, o� qu'il soit.

Oui, capitaine. C'est fait.

Si c'est d�j� fait, il n'y a rien d'autre � dire, alors?

Non, capitaine, rien.

Je pensais que vous voudriez �tre inform�.

SUD-OUEST PACIFIQUE - PRINTEMPS 1942

Lieutenant Lawson!

Si tu vas � la coop�rative, rapporte-nous des bi�res.

Quelqu'un a-t-il vu le lieutenant Lawson?

- Sam, o� vas-tu? - Je vais me chercher un truc � bouffer.

- Tu viens? - Non, j'ai d�j� mang�.

Le voil�!

Lieutenant Lawson!

Le capitaine Nolan veut vous voir imm�diatement.

- Qui, moi? - Exact, lieutenant.

S'il vous pla�t. Montez.

D'accord, je monte.

- Pourquoi veut-il me voir? - Je n'en sais rien.

� ce soir, les filles. Premier arriv�, premier servi.

Tirez � la courte paille.

On est arriv�s.

- Ne coupez pas le moteur. - � vos ordres.

- Le boss veut me voir? - Et comment!

- Bien, mon capitaine. - Salut, John.

De quoi s'agit-il?

Ils m'ont dit que tu me cherchais. C'est vrai?

Au fait,

comment �a s'est pass� avec cette dr�le de nana, hier soir?

Je croyais que la dr�le de nana �tait avec toi.

Je l'ai amen�e, mais c'est toi qui lui plaisais. C'est pour �a que je suis parti.

Sans vouloir �tre impoli,

je pr�f�re me passer de tes services dans ce domaine.

Sympa. Et moi qui croyais te rendre service.

Enfin, pourquoi cette agitation? J'allais me mettre � table.

J'ai un boulot pour toi.

Quoi, avant ma permission?

Oui, avant ta permission.

D'accord, mais je prends l'avion de demain midi.

Tr�s aimable � toi, mais �a va durer un peu plus longtemps.

Impossible, John. J'ai une permission d'un mois.

- Plus tard. - C'est �a.

Demain midi, je serai dans l'avion. Et dimanche soir, � San Fransisco.

Tu pars cet apr�s-midi.

Tu seras aux Nouvelles-H�brides dimanche soir.

Aux Nouvelles-H�brides?

J'ai ton ordre de mission.

Tu travailleras avec une unit� de combat britannique.

Il leur faut quelqu'un qui parle japonais.

Une unit� de combat? Quoi?

Qu'est-ce que c'est que �a?

D'abord tu retardes ma permission et maintenant, tu me parles de combat?

Tu as trois autres officiers du service des transmissions ici.

Dont deux qui parlent mieux japonais que moi.

- Ils sont bien plus vieux que toi. - C'est bien, ils sont m�rs.

Mais qui m'en veut?

C'est moi qui t'ai choisi. Et ce n'est pas parce que je t'en veux.

Les Anglais organisent �a pour nous

mais �a va exiger un homme en bonne condition physique.

C'est � nous de fournir l'homme. � mon avis, tu es l'homme id�al.

Non, John, n�gatif.

Choisis Antonelli, il aime les manoeuvres militaires. Pas moi.

C'est vous que j'envoie, lieutenant.

"Lieutenant"? C'est Sam, tu as oubli�?

Asseyez-vous.

- Ne sois pas... - Asseyez-vous, lieutenant.

Je dois me conformer aux instructions de mes sup�rieurs.

Des grosses pointures.

Pour ce faire, je suis oblig� de me d�brouiller avec mes meilleurs hommes.

Je sais que tu es loin d'�tre fait pour ce travail,

mais tu es le seul � remplir les crit�res physiques.

Heureusement, c'est tout ce qui semble les int�resser.

Fais tes bagages et pr�sente-toi � l'agent de transport dans 25 mn.

Tu as parl� d'une unit� de combat.

�a veut dire des Angliches qui courent partout,

jouent au soldat et se font tirer dessus, c'est �a?

Tu ne t'en souviens plus ou peut-�tre ne le sais-tu pas

mais je me suis port� volontaire ici parce qu'en tant que linguiste,

j'allais devenir officier et passer mon temps � c�t� d'une radio

� �couter ces Orientaux machiav�liques.

S'ils veulent changer les r�gles,

je risque de renoncer � ma mission.

C'est ton droit.

Et dans ce cas,

tu devras envoyer un autre officier.

N'est-ce pas?

L'ordre stipule: "Du personnel qui parle japonais."

Si tu renonces � ta mission, la marine acceptera avec joie

et t'enverra l�-bas en tant que simple marin.

Tu veux que je m'en occupe tout de suite?

Oui, mon capitaine?

- Je n'ai pas le choix? - Non.

Il se trouve que cette op�ration est men�e par les Anglais dans notre int�r�t,

un peu de courtoisie ne serait pas de trop.

- De la courtoisie? - Oui.

�a se passera mieux si tu ne les appelles pas "Angliches". Entre autres.

Je me fiche de bien m'entendre avec eux ou non.

�coute, esp�ce de salopard, tes probl�mes ne m'int�ressent pas.

On a perdu deux torpilleurs � m�me pas 3 km de cette baie.

Je dois passer l'apr�s-midi � �crire � des parents rest�s au pays.

"Ch�re Mme Smith, un truc bizarre est arriv� � votre fils hier soir. Il a br�l�."

Que suis-je cens� leur dire? "Dommage qu'il ait �t� si b�te.

"S'il avait parl� japonais, il aurait pu se planquer dans un bureau.

"Cette mission venue, il aurait pu dire: 'Pas moi."'

Allez, d�gage. Je n'ai pas de temps pour toi.

Les Anglais n'auront pas de temps � consacrer � tes �go�stes...

J'esp�re qu'ils te colleront une balle dans la t�te.

Je suis s�r qu'on s'entendra tr�s bien, mon capitaine.

Ils vont l'adorer.

Allez, ouste!

- Lancez-le-moi. - Y a pas le feu, si?

Tu sais quoi? Je crois que ce clown n'est pas heureux ici.

C'est bien vrai. Cet idiot ne serait heureux nulle part.

Allons-y.

C'est bon, reculez.

Voil�.

Un peu plus � gauche.

Bonjour.

- Le bateau nous attend. - Quel bateau?

Voici votre bateau, lieutenant.

C'est trop gentil.

Bon voyage, lieutenant.

Gauche, gauche, gauche, droite, gauche!

�a me fait une belle jambe. Voil� tout.

Droite, gauche! Les bras en l'air.

On a d�j� assez de mal � trouver de l'eau.

Attention, avec vos barriques d'eau! Poussez-vous de l�!

Balancez-moi ces bras, gardez la t�te haute!

On se remue, ou je vous fais marcher toute la journ�e!

Et d�gagez-moi ces barriques d'ici!

Bon, les paris sont clos. Termin�.

� vos marques, pr�ts, partez!

Connolly.

Ton canasson est toujours sur la ligne de d�part.

C'est pas juste, Tosh!

Pourquoi?

Mon jockey ne fait qu'utiliser sa cravache.

Si le tien ne se r�veille pas un peu,

tu me devras deux paquets de clopes.

Il a raison, Connolly.

M�me toi, tu cours plus vite que ce cr�tin.

Mais ce n'est pas juste.

Va pleurer dans ton coin, petite nature!

Mais c'est injuste, Campbell. Regardez!

Objection! Enqu�te de l'organisateur!

Messieurs, objection accord�e! Ce fichu canasson a �t� dop�.

� quoi tu joues, putain?

Ne contredis pas l'organisateur. Sinon, je te signale � l'association des jockeys.

Laisse-le. Je crois qu'il a p�t� un c�ble.

Fais gaffe, Thornton.

Allons-y!

Caporal McLean, formez les rangs.

Scott, rep�re droit ici.

On s'aligne, allez.

- Caporal. - � vos ordres.

Allez chercher les soldats Rogers, Currie, Rafferty et Riddle.

Que se passe-t-il, sergent?

�a ne te regarde pas.

- Bonjour, lieutenant! - Salut.

Le commandant s'excuse. Il voulait vous accueillir personnellement.

- Ce n'est pas grave. - Il revient d'une reconnaissance.

Le colonel Thompson vous attend. Suivez-moi.

- Suivez-moi. - D'accord.

Je suis dispens� de missions, sergent.

Vraiment?

�coute, mon gars, on a tes galons.

Si c'est n�cessaire, je te crucifierai moi-m�me.

Tu es sur la liste parce que je t'y ai mis.

Si tu veux un entretien priv�, tu l'auras.

Et tu finiras devant une cour martiale

� cause de tes conneries.

Tu m'as bien compris?

Oui, sergent.

Tosh, qui c'est, �a?

C'est un foutu Amerloque, non?

Non, ce n'est pas un Amerloque.

C'est Blanche-Neige.

Tout � fait charmante.

�a suffit!

II n'y a pas de quoi rire.

- Vous, Hearne! - Sergent.

Vous �tes cens� �tre au garde-�-vous!

Par ici, lieutenant!

Le colonel Thompson va vous rejoindre dans un instant.

Garde-�-vous!

� vos rangs!

Un, deux, trois, quatre...

Bonjour, lieutenant.

Bienvenue aux Nouvelles-H�brides.

Lieutenant J.G. Sam Lawson au rapport...

conform�ment aux ordres.

L'adjudant s'en occupera.

Plut�t exotique, pour un quartier g�n�ral militaire, non?

Oui.

Je me demande parfois quel genre d'artiste Gauguin serait devenu

s'il avait eu la malchance de choisir cet endroit et non Tahiti.

Oui, je crois qu'il aurait manqu� d'inspiration.

Je ne sais pas comment �taient les aborig�nes, ici,

mais il n'y en a plus.

Je suis s�r qu'il n'aurait pas trouv� les quelques habitants actuels � son go�t.

Cette partie est enti�rement japonaise. Pas tr�s gaie.

Et ici, nous avons notre propre groupe,

qu'il aurait sans doute trouv� un tout petit peu plus agr�able.

Ce que nous avons ici, c'est le restant d'un QG de brigade

compos� en majorit� de gars de mon r�giment

et auxquels sont venus s'ajouter un dr�le d'�chantillon de types

qui nous ont rejoints quand on a quitt� Singapour dans l'urgence.

Beaucoup d'entre eux voulaient �chapper � l'arm�e autant qu'aux Japonais.

Mais votre commandement a d� vous en informer.

Non, on ne m'a rien dit.

Ces derniers temps, le nombre de victimes a augment� de fa�on alarmante.

Mais je suis s�r que la petite balade qu'on a organis�e

va changer tout �a, car nous devrons, entre autres,

p�n�trer dans leur base principale.

Super. Quand partez-vous?

D�s que les hommes seront inform�s.

Vous partirez dans une demi-heure environ.

Je pars dans une demi-heure?

�a ne sert � rien de les laisser ruminer �a, vous savez.

Entrez.

Vous m'avez demand�.

Oui, Freddie. Je voulais discuter avec vous avant de parler aux hommes.

- Comment vous sentez-vous? - Tr�s bien.

Tant mieux. Freddie �tait port� malade, ces derniers jours.

D�sol�, je ne vous ai pas pr�sent�s.

Voici le lieutenant Lawson, de la marine militaire am�ricaine.

Lieutenant Lawson, le capitaine Hornsby, qui dirigera cette patrouille.

Enchant�. Content que vous veniez.

�a en fait au moins un.

Ce voyage est sans doute in�vitable.

Je vais informer les hommes dans quelques minutes. Vous voulez vous changer?

Vous avez apport� d'autres v�tements?

C'est tout ce que j'ai. Quel genre de v�tements?

�a peut �tre quelque chose de simple.

- Adjudant! - Colonel!

Emmenez le lieutenant dans les magasins

et aidez-le � choisir une tenue appropri�e pour l'occasion.

� vos ordres.

Notre service de blanchisserie est un peu primitif.

Nous utilisons l'eau de mer pour tout sauf pour boire,

donc ne vous inqui�tez pas si vos affaires sont naus�abondes.

"Naus�abondes"?

Et la bouffe?

Naus�abonde aussi.

� plus tard.

Suivez-moi, lieutenant.

- Vous avez bien dit une demi-heure? - Oui.

Oui, c'est bien ce que je pensais.

Quel type �trange.

Il est am�ricain.

Oui, mais il parle japonais, non?

Apparemment, et je ne me sens pas � la hauteur pour lui faire passer un test.

Vous vouliez me parler, colonel?

- Vous avez dit... - Oui, pas grand-chose.

Je voulais m'assurer que �a irait.

Bien s�r que oui.

Si vous n'�tes pas tout � fait remis, je peux envoyer O'Neill.

Non, je vais bien.

Et c'est une merveilleuse opportunit�

de leur faire vraiment mal, pour une fois.

Oui. Esp�rons seulement qu'ils ne nourrissent pas les m�mes ambitions.

� vos rangs!

INTENDANCE - INTERDICTION DE FUMER

Qu'est-ce que c'est?

Chacun � son poste!

Tenez-vous pr�ts!

� vos armes! Feu!

Que les hommes restent hors de port�e de l'ennemi, capitaine.

Vous, restez en arri�re. Dans la zone de s�curit�.

Restez dans la zone de s�curit�.

La patrouille de Trevor?

Qu'ils ne touchent pas nos hommes!

II n'y arrivera jamais.

Feu!

Ils seront bient�t � l'abri des balles ennemies.

Ils sont hors de port�e?

Ils le sont � pr�sent.

Soyez pr�ts � tirer.

Ne quittez pas des yeux la jungle.

Foutu bordel.

Un sacr� foutu bordel.

Infirmier militaire!

Brancardiers!

Dans une semaine,

la marine am�ricaine propose d'envoyer un convoi dans ces d�troits.

Nous savons que les Japonais n'ont pas d'avions dans cette zone,

donc � moins de rencontrer des forces en surface,

la pr�sence am�ricaine en ces eaux ne devrait pas �tre d�tect�e.

Enfin, jusqu'�

jeudi matin,

lorsqu'ils arriveront en vue des c�tes japonaises.

En temps normal,

les Japonais communiqueraient ces informations

� leurs forces a�riennes et navales ici.

Et en l'espace de 24 heures, ce convoi pourrait se retrouver � leur merci.

C'est clair, jusqu'ici?

Oui, colonel.

Hearne!

Tosh.

- Quoi? - Regarde.

Les strat�gies et les d�cisions importantes de la marine am�ricaine

ne vous int�ressent peut-�tre pas

mais si vous patientez un moment,

vous d�couvrirez qu'il peut �tre utile de pr�ter attention.

- J'�coute. - Bien.

Le but de notre op�ration est d'emp�cher la nouvelle

de la pr�sence am�ricaine en ces eaux d'atteindre la base principale de l'ennemi.

Les Japonais transmettent des rapports sur la situation

� leurs bases de Rabaul et Truk le mercredi et le dimanche.

Si on arrive � d�truire leur �metteur

avant la transmission de mercredi soir,

c'est-�-dire avant que le convoi ne soit en vue

de leurs c�tes ici,

au moins une partie de la mission aura �t� couronn�e de succ�s.

C'est ici que le lieutenant Lawson, de la marine am�ricaine, entre en sc�ne.

Juste avant la transmission de mercredi soir,

vous d�truirez l'�metteur japonais.

Le lieutenant Lawson utilisera notre �quipement radio

pour transmettre leur bilan habituel en japonais.

- Colonel? - Oui, Hearne, qu'y a-t-il?

La mission devrait-elle prendre fin

si le lieutenant Lawson subissait

un incident malencontreux?

Un incident?

Oui, je comprends

mais il est un peu t�t pour envisager un abandon de l'op�ration

ou un incident qui affecterait le lieutenant, d'ailleurs.

- Bien. - Un enthousiasme non contagieux, j'esp�re.

Moi aussi, lieutenant.

Si �a peut r�pondre � votre question,

le r�le de Lawson dans cette mission n'est pas essentiel.

C'est une fa�on de gagner du temps.

Si, pour une raison ou une autre, il ne pouvait transmettre le message,

nous rendrions d�j� un service consid�rable en d�truisant l'�metteur japonais.

Oui.

Une telle avanc�e sur le territoire japonais n'a jamais �t� tent�e...

Foutue mission suicidaire.

Campbell.

Il est temps de tirer sur ton autre bras.

La ferme.

Je me demandais pourquoi ce Trevor n'�tait pas pass� par l� ou par ici

au lieu de passer en plein milieu.

- Les mines, mon vieux. - Des mines?

Oui. Si les Japonais envoyaient des forces importantes contre nous,

ce petit bout de jungle serait beaucoup trop proche pour nous.

Nous avons donc install� un champ de mines ici

et �a a bien march� un temps, �a les a tenus � l'�cart

et nos patrouilles pouvaient aller et venir � leur guise.

Une nuit, les Japonais ont eux aussi install� quelques champs de mines.

�a nous a co�t� sept hommes avant qu'on le d�couvre.

Il n'y pas aucun moyen d'y �chapper?

Pas si vous voulez aller vers le nord, lieutenant.

Sans vouloir para�tre trop prudent, ne vaudrait-il pas mieux partir de nuit?

Les hommes vous donneraient raison.

- Ce serait logique, non? - En effet.

Mais pour rallier le camp ennemi d'ici mercredi soir,

nous avons peu de temps.

Nous avions pr�vu de partir hier soir

mais malheureusement, votre �quipe a mis du temps � vous livrer.

L'op�ration a �t� retard�e � cause de moi?

J'en ai bien peur.

D�sol� pour le retard, ce n'est pas moi qui pilotais ce foutu bateau.

Patrouille, garde-�-vous!

- Poursuivez, s'il vous pla�t. - Colonel.

Sergent Johnstone, mettez vos hommes au repos.

Rompez!

Repos.

�coutez-moi bien.

Si on passe ce terrain � d�couvert sans s'attirer les tirs ennemis,

c'est que la patrouille rencontr�e par Trevor et ses hommes est partie

et que nous serons relativement tranquilles jusqu'� notre entr�e dans la jungle.

Johnstone et moi partirons devant.

Vous vous r�partirez en groupes de quatre

que le lieutenant Lawson enverra toutes les 25 secondes.

- C'est clair. - Oui.

Caporal McLean,

vous passerez derri�re avec l'op�rateur radio Scott et le lieutenant.

Hearne, idem pour vous.

En tant qu'infirmier, vous serez derri�re.

S'il y a des victimes en chemin,

ne vous arr�tez pour les soigner

que s'ils se trouvent � moins de 200 m du point de repli.

- C'est clair, Hearne? - Oui, mon caporal.

Sergent Johnstone, mettez vos hommes en route.

� vos ordres!

En route vers les barricades.

- T'as entendu, Connolly? - Avance.

Ne te fais pas tirer dessus avant d'�tre de l'autre c�t�.

Pourquoi?

Parce qu'oncle Tosh ne pourra pas s'occuper de toi.

Barricades, pr�ts.

Allez, on se d�p�che.

Trois rangs!

Rang avant:

Riddle, Thornton, Griffiths, Currie!

Rang du milieu:

Rafferty, Rogers, Connolly, Campbell!

Rang arri�re:

Lieutenant Lawson, Hearne, caporal McLean, Scott!

Capitaine, et les quatre gars qu'ils ont laiss�s l�-bas?

Si on arrive � traverser sans probl�me,

ils viendront les prendre apr�s.

Et sinon?

Ils viendront tous nous chercher cette nuit.

- Sergent? - Capitaine.

- Vous �tes pr�t? - Affirmatif.

Bien.

C'est parti.

Vingt-cinq, vingt-quatre,

vingt-trois, vingt-deux...

Tire-toi d'ici,

avant de partir, sache que je te donne un bl�me.

Pour avoir mont� la garde avec tes lacets d�faits.

...sept, six, cinq...

Tu seras dans l'�quipe des H�brides.

...un, partez.

Si tu vas dans les bois Tu ferais bien de te d�guiser

Si tu vas dans les bois Attends-toi � �tre �tonn�

La ferme!

Esp�ce d'idiot.

Thornton, qu'est-ce que t'as?

J'ai mal � la t�te. Je crois que je suis timbr�.

Je crois qu'il n'a pas toute sa t�te.

Comment �a?

Je crois qu'il a perdu la boule.

- Quelle boule? - Maboul.

- Maboul? ...vingt-quatre, vingt-trois...

L'arm�e ne l'aurait pas accept� s'il avait �t� maboul, non?

Non, ce bon vieux Thornton va bien.

Il a connu plus de batailles que vous n'avez eu de repas chauds.

C'est un bon gars.

� moins qu'il ne p�te un plomb.

...sept, six...

�a n'arrive pas souvent.

...cinq, quatre... - Il n'est pas m�chant.

...trois, deux, un. Allez-y.

Vingt-cinq, vingt-quatre,

vingt-trois...

Ne restez pas align�s, idiots. Dispersez-vous vers la gauche.

Allez, dispersez-vous. R�fl�chissez.

C'est super, lieutenant.

Le lieutenant a d�j� eu � faire ceci par le pass�.

Pas besoin d'�tre Napol�on pour savoir qu'il ne faut pas rester align�s.

C'est tout � fait exact.

Il a raison.

...sept, six, cinq,

quatre, trois, deux...

Il a raison, vous savez.

...un. Allons-y.

Allez, reprenez le boulot.

T'as retrouv� un cousin, Campbell?

Va te faire voir, sale cockney.

Silence!

C'est merveilleux de vivre dans la nature.

Pour les cochons.

Regardez mes mains. On dirait du boeuf hach�.

Excusez-moi, vous avez un probl�me de dents?

�a s'appelle l'hygi�ne dentaire.

Vous devriez essayer.

Vous avez entendu, les gars?

II nous prend pour des cochons, ce foutu brigand.

Vous me donnez du feu, lieutenant?

Regarde �a.

Ils commencent � faire copain-copain, non?

Et pourquoi pas?

Comme tu dis, c'est une question de classe.

Blanche-Neige, je ne sais pas,

mais Hornsby a � peu pr�s autant de classe qu'une pute syphilitique.

J'adore ce moment de la journ�e.

- �a me rappelle toujours... - Moi, �a ne me fait rien.

Vous �tes un citadin dans l'�me.

Je viens d'une famille de paysans.

- On a un petit domaine dans le Cotswolds. - Vraiment?

- Sergent Johnstone? - Oui?

- Levons le camp. - � vos ordres.

Riddle passera devant.

Tr�s bien, Riddle, devant.

Pourquoi moi? Je fermais la marche, hier.

Silence, les gars.

Parce que t'es charmant, voil� pourquoi. Ne discute pas! Devant!

- Connolly, ferme la marche. - Moi?

D'accord.

Attendez une minute avant de vous mettre en marche.

Une patrouille de Japs. Au bout de cette piste.

- Ils sont cinq � arriver. - Ils t'ont vu?

Je crois pas.

D�gagez la piste. Ne tirez qu'� mon signal!

Capitaine, votre sac!

On les a eus!

Rogers, baisse-toi, bon sang!

Reste � couvert, cr�tin!

Rafferty! Rogers! Tuez ces hommes!

Griffiths! Thornton! Prenez leurs armes!

Allez, ne laissez aucune trace.

Vous avez entendu les ordres. Allez.

Pas une trace. Pas sur la piste.

Tosh, par ici.

Allez, nettoie-moi �a.

C'est �a. D�gage le passage.

- Par l�. - Tosh, vite!

Dans les sous-bois. C'est �a.

�a va aller, Connolly.

Riddle, va au bout de la piste et couvre-nous.

- Allez, Riddle, vite! - D�gagez la piste.

- Je crois que Riddle est foutu. - Merde.

Campbell, vas-y. Si tu en vois d'autres,

tire pour nous avertir et reviens vite ici.

- � vos ordres. - On se d�p�che, Campbell!

II essaie d'avoir une permission.

C'est �a, hein?

T'essaie d'avoir une perm?

- Hearne. - Quoi, capitaine?

Et ces deux-l�?

Quel idiot. Mets ta main l� et appuie bien, d'accord?

II n'en a plus que pour 5 mn.

Lui se remettra si on le ram�ne au camp.

Mais ce n'est pas sur notre route?

Non.

Bien, sergent,

avons-nous d'autres pertes?

L'Amerloque dit que Riddle est mort.

- C'est tout? - Non, ce n'est pas tout.

Currie et Connolly.

- Morts tous les deux? - Non.

Comment �a, cr�tin? Tu peux pas t'exprimer clairement?

Currie est mort.

Connolly est bless�.

Sergent, enlevez les cadavres japonais de la piste.

Vous avez entendu. D�gagez la piste. Allez!

Et faites dispara�tre ces t�ches de sang.

Ne t'inqui�te pas. Hearne prend bien soin de toi.

Allez, Rogers, vas-y.

Il para�t que t'es un sacr� footballeur, Connolly.

Bient�t tu seras chez toi

et tu joueras peut-�tre dans l'�quipe de l'arm�e.

Je ne sais pas si...

Tu n'aurais pas d� arr�ter de fumer.

Tu aurais pu tirer une taffe.

Ramassez les casques.

Je prends sa jambe. Prends-le comme �a, on le pose � droite.

Scott, aide-nous.

- On n'a pas toute la journ�e. - Bien.

Le casque, idiot!

Je crois que tout est nettoy�.

Un beau match.

Le sang chaud de Hornsby: 5,

L'�quipe imp�riale du Japon: 3.

Tous marqu�s par Hornsby.

Comment �a, tous les huit?

II veut dire que notre petit Hornsby

a d�ploy� ses forces avec une tactique tellement infaillible

qu'on s'est entretu�s.

Non, c'est impossible.

Impossible? Va chercher les balles.

Il n'y aura pas �crit "Made in Japan" dessus.

Tr�s bien, sergent, allons-y.

Allez.

Rafferty.

Tu fermes la marche.

Pleurons un bon coup et n'oublions jamais

Allez, on se d�p�che.

Plus on vit longtemps

Plus on risque de mourir

Regardez ceux qui pleurent

Ces satan�s hypocrites

C'est fantastique, les gars

T'en connais pas d'autres?

Si, quelques-unes

mais pour l'instant, celle-ci me pla�t beaucoup.

Chantes-nous-en une que tu d�testes.

Campbell, as-tu d�j� r�alis� que si tu te cassais l'autre bras,

il te faudrait un ami pour d�boutonner ta braguette?

Capitaine Hornsby! Par ici! Des Japs!

O� �tes-vous?

On arrive, esp�ce de singe!

Allez, capitaine, ce salaud nous �chappe!

Ramenez-vous ou c'est la d�faite!

Hearne!

Allez, montrez-vous!

II y en avait deux, un lieutenant et un caporal.

J'ai eu le caporal. J'ai touch� l'autre. Il est peut-�tre mort.

- O� est-il? - Il a disparu l�-dedans.

Hearne, va voir ce qu'il a.

Caporal, prenez des hommes et commencez � chercher.

- Quatre, tout de suite. - Il doit �tre quelque part.

Campbell et Scott, montez � la tour.

Essayez de rep�rer quelque chose.

Lieutenant, venez avec moi.

- Allez. - Je ne peux pas monter.

- Toi et ton satan� bras. - Allez, vas-y.

�a fait plus d'1 km de haut.

Qu'est-ce qu'il y a, l�-haut?

Des instruments pour mesurer la pression atmosph�rique.

On a la m�me chose au camp.

Bon sang, Hearne!

Je les descends?

Non, laisse-les.

Si Hornsby les voit, il nous les fera porter jusqu'� la base.

Ne t'inqui�te pas, Thorny.

Les serpents adorent les Japs.

Il faudra que t'ailles en acheter un au Monoprix.

On ne le trouvera jamais l�-dedans.

Retournons-y.

On dirait que ton ami est rentr� � Tokyo.

- Hearne? - Quoi?

Alors?

- Il peut marcher? - Non.

- Mais il doit... - Non.

Tr�s bien, aidez-le. Allez.

Qu'est-ce que vous avez?

Je ne peux pas poser le pied par terre.

Il y des milliers de pistes.

Comment va-t-on le retrouver au retour?

C'est facile.

On va semer des cailloux dans la for�t,

comme Hansel et Gretel.

Allez, Gunga Din.

Ce truc p�se une tonne.

Mettez-le l�.

D�sol�, on n'a pas pu avoir la RoIls Royce.

�a pourra vous servir.

Merci.

Bonne chance, sergent.

- Caporal? - Oui?

L�. �a va?

C'est fait.

- Tiens. - Qu'est-ce que c'est?

- Des comprim�s de chlorure. - Je pr�f�re une clope.

- T'en as plus? - Je suis � sec.

Hearne, on doit y aller.

� samedi, d'accord?

Oui. Merci.

Ne me remercie pas pour les clopes.

Tu devras me les rendre. Ne l'oublie pas.

Promis.

N'oublie pas de desserrer le garrot, sinon tu vas perdre ta jambe.

� bient�t.

Bon repos, sergent.

Faut croire que t'es le nouveau sergent, Jock.

- Ils sont par l�? - Oui.

Bon. Hearne, Campbell, suivez-moi.

Allez, on se bouge, Campbell.

Je savais que ce sale Jap �tait par l�.

Quoi?

- Couvrez-moi. - D'accord.

Ils sont partis. Allons-y.

Tu m'entends? II n'y a plus personne. Allons-y.

Attention!

C'est pas tous les jours qu'on tue un officier, pas vrai, lieutenant?

II n'avait qu'un couteau.

Que vouliez-vous? Que j'attende qu'il vous le lance?

Non.

Non! C'est moi, Campbell!

Qu'est-ce que tu veux?

Vous m'aviez dit de ramasser �a.

Esp�ce d'idiot. Tu aurais pu te faire tuer, � courir comme �a.

Allez, on y va.

Allons-y.

O� vas-tu? C'est toi qui fermes la marche, tu te souviens?

Casse-toi, sale Amerloque. J'esp�re que tu t'�craseras!

- Comment sais-tu que c'en est un? - �a se sent.

Je croyais vous ne sentiez que nos dollars.

Hearne, lieutenant, caporal McLean, avec moi.

Faites diversion une minute.

Rogers.

Vous le voyez?

O� est-ce qu'il est?

On peut dire qu'il est un peu partout � la fois.

On pourrait m�me dire qu'il nous a encercl�s.

C'est �a. Les Amerloques nous bombardent avec de vieilles bottes de l'arm�e.

Une mine.

Il aurait d� faire attention.

H�, regardez-moi �a.

Une gare chinoise, avec des crabes.

Thornton, va me trouver l'horaire du prochain train pour Glasgow.

"Prochain train pour Glasgow."

Qu'est-ce qui se passe?

Silence, bon sang. Avancez!

Caporal, envoyez deux hommes pour voir s'il y a quelqu'un.

Thornton, � gauche.

Rafferty, � droite.

Ils se d�placent de travers. Ce doit �tre des crabes orientaux.

Lieutenant, vous venez?

Un vrai panier de crabes, hein?

Donnez-leur un b�cot. Il faut �tre affectueux en famille.

La ferme.

Personne au rez-de-chauss�e. Rafferty est en haut.

Emp�chez-les de m'approcher.

Campbell, d�barrasse-toi des crabes.

Pourquoi moi, sale p�dale?

- Ce gosse qui est parti en fum�e... - Rogers?

Oui, Rogers.

Vous croyez qu'il avait eu le temps de baiser?

Je ne sais pas. Ce n'est pas vraiment mon domaine.

Je suis peut-�tre fou mais...

je ne me laisserai pas tuer comme un de ces pauvres gosses.

C'est ce que vous dites maintenant.

Mais face au danger, vous seriez le premier � donner votre chemise.

Ma chemise?

Vous vous r�v�leriez �tre un v�ritable h�ros.

On parie?

� 8 contre 5.

Et je vous pr�te l'argent.

Vous ne vous en d�barrasserez pas comme �a.

C'est l'heure de prendre la rel�ve.

C'est ton tour. Griffiths, l�-bas.

Il faudrait une bombe pour le r�veiller.

Plut�t un tremblement de terre.

Tosh, file-nous du feu.

Qu'est-ce que tu fais?

- D'o� tires-tu ces clopes? - �a te regarde?

- Tu les as piqu�es � Johnno, hein? - Dis pas n'importe quoi!

D'o� vient ce sang, alors?

Si, esp�ce de salaud, tu les as vol�es!

Elles ne lui serviront plus. Qu'est-ce que t'as?

- Ce sont les miennes! - Va te faire foutre!

- Me fais pas chier! - Allez, arr�tez!

Casse-toi, Tosh! Arr�te. �a suffit!

Arr�te, Tosh.

Que signifie cette minable d�monstration?

Je vais le tuer!

II m'a donn� un coup de pied. Dans le bras.

Son bras! Je vais lui en mettre un en travers de la gorge!

J'ai donn� ces cigarettes au sergent Johnstone.

La ferme, Hearne. On ne t'a pas sonn�.

- Eh bien moi, je vous parle, compris? - Pardon?

J'ai dit qu'il avait vol� ces cigarettes...

Je me fiche de toi et de tes sales cigarettes!

C'est bien dommage!

Caporal McLean, donnez-lui un bl�me. Je ne veux plus en entendre parler.

Il se croit o�, � l'�cole des officiers?

Hearne, il semble que tu ne seras content

que lorsque tu te seras attir� de graves ennuis.

- C'est ce que tu veux? - Je veux juste rentrer.

Avec un peu de bon sens, vous nous auriez d�j� fait faire demi-tour.

Merci. Autre chose?

Oui, mon capitaine.

Votre derni�re patrouille a �t� un vrai d�sastre.

D�cimer celle-ci ne vous rapportera pas de m�dailles.

Pourquoi ne rentrez-vous pas chez vous avant de nous faire tous massacrer?

Moi, j'ai mieux � faire!

Merci. Je n'oublierai pas vos pr�cieux conseils.

Caporal, cet homme est plac� sous mandat d'arr�t.

De retour, vous monterez son dossier d'accusation pour la cour martiale.

Content de vous, Hearne?

Tout doux. Calme-toi.

Il est assez cingl� pour te faire descendre.

Caporal, pr�parez-vous � partir dans cinq minutes.

� vos ordres.

Rafferty, va chercher Griffiths.

Allez, on ouvre la marche.

Certains des hommes sont aussi peu enthousiastes que vous.

Ils ne se sont pas non plus port�s volontaires pour la mission.

En effet.

Comme toute l'op�ration profite � la marine am�ricaine,

son but doit leur sembler bien flou.

De plus, ils ont autant envie de rentrer au pays que vous.

C'est ce qu'on va faire? Rentrer?

Peu importe ce que vous ressentez avant les �v�nements.

Pour vous, c'est sans doute une perte de temps.

Vous auriez pu �tre objecteur de conscience.

Dans ce cas, il fallait avoir le cran de le dire en temps voulu.

Ah oui?

Le fait est qu'une fois impliqu�,

on a une certaine responsabilit� envers les autres.

Ils comptent sur vous.

Et aucun de vos arguments sophistiqu�s de me fera changer d'avis.

Vous comprenez?

Oui, je vous entends.

Mais vous n'avez pas r�pondu � ma question.

Scott!

Capitaine.

Tr�s bien, caporal, on quitte les lieux.

...sinon, tu risques de r�veiller Blanche-Neige ou la tapette.

Ne dis pas de b�tises.

Moi aussi, je veux rentrer.

Et si on le faisait vraiment?

Si on rentrait chez nous?

On pourrait toujours dire

que la tapette et Blanche-Neige se sont perdus.

R�fl�chissez. Dans six mois,

les Japonais seront encore dans cette partie de la jungle,

et nous, on sera dans la n�tre...

tout ceci n'aura rien chang� du tout.

Tu plaisantes, hein?

C'est �a, Scottie.

Je plaisante toujours.

Voil�, c'est l�.

Qui monte la garde?

On se s�parera au point de jonction.

Lawson, Hearne et Scott viendront s'occuper de l'�metteur avec moi.

Le caporal McLean conduira les autres

dans le quartier sud o� sont concentr�s les baraquements.

Votre objectif sera de faire diversion.

D'apr�s ce qu'on voit, il n'y a qu'un op�rateur radio.

Id�alement, il faudrait le neutraliser avant minuit

puis attendre que le lieutenant

ait envoy� son message avec notre poste �metteur.

Si tout se passe bien, on d�truira leur �metteur juste apr�s minuit

et on se retirera sans avoir besoin de votre aide.

Allons-y.

Si vous entendez de l'agitation avant minuit,

vous devrez faire diversion.

Si vous n'entendez rien apr�s la grosse explosion,

vous pouvez vous retirer sans r�v�ler votre position.

- Compris? - Oui, capitaine.

Lieutenant, vous ouvrez la marche?

Allons-y, Scott.

Bonne chance.

Allons-y.

Allez, on n'a pas plus de 15 mn. Bougez-vous le cul!

J'arrive.

Et surtout, pas de bruit.

Capitaine.

Tosh!

Hearne, esp�ce d'idiot!

- Alors? - Je regarde.

Allons.

Oh non, s'il te pla�t. Non.

Alors?

II est cass�. Trois valves �cras�es.

- Des valves? - Des "tubes", pour vous.

- Vous �tes s�r? - Oui.

Hearne, esp�ce de salaud! Tu l'as fait expr�s.

Non, M. Hornsby.

Appelle-moi correctement, compris?

Compris?

Oui, j'ai compris

et les Japs comprendront aussi si vous ne parlez pas moins fort.

D�sol�, je n'ai rien pu faire.

Jetez-le dans les broussailles! On est d�j� en retard. D�gage.

- On a des pi�ces de rechange? - Non.

Vas-y.

L�, sous la hutte.

Vite.

Ils ont un g�n�rateur qui fonctionne.

Tout l'endroit est �clair�.

Ils n'attendent pas de visite, hein?

Dispersez-vous. Couvrez-vous.

Ne les r�veillons pas.

Vous allez utiliser des grenades?

�a va �tre difficile. Elles risquent de rebondir sur ces panneaux.

Oui. Sans doute.

- Scott. - Capitaine?

Y a-t-il une chance

que tu puisses faire fonctionner leur �metteur?

II faudra que je regarde, mais c'est � peu pr�s la m�me chose.

Tant mieux. On va essayer, alors.

Essayer quoi?

Si on entre tous les trois sans se faire remarquer,

je m'occuperai de lui

et vous deux, vous pourrez envoyer le faux message avec leur �metteur.

Plut�t ironique, non?

Qu'est-ce que vous essayez de faire? Ce ne sont pas les ordres.

Non. Mais l'un de nous va devoir entrer l�-dedans

pour d�truire leur �metteur.

Alors pourquoi ne pas essayer?

Les ordres �taient tr�s simples, capitaine.

Envoyer le message avec notre �metteur.

Et en cas d'�chec, d�truire le leur.

Personne n'a parl� de...

Taisez-vous. Je vais aller m'occuper de l'op�rateur.

Quand vous me verrez revenir � la fen�tre, rejoignez-moi avec Scott.

On envoie le message, on d�truit leur �metteur et on part.

- C'est clair? - Oui, capitaine.

Non, je refuse d'y prendre part.

Vous d�sob�issez et vous outrepassez vos droits.

Vous ferez ce qu'on vous dit.

Et la sentinelle?

Tenez-le en joue, mais ne tirez que s'il tire.

- Pas m�me s'il me voit. - Pas m�me s'il vous voit?

Je vais marcher jusque l�.

M�me s'il me voit, il pensera que je suis l'un des siens.

- Capitaine. - Qu'y a-t-il?

Vous auriez l'air moins anglais sans votre casquette.

Capitaine. Je vous pr�viens.

Vous d�sob�issez aux ordres du colonel Thompson.

Si vous y allez, je ne vous suivrai pas.

Vous m'entendez?

Je n'ai pas le temps de discuter, lieutenant.

Vous savez ce que vous avez � faire.

Il est � la fen�tre.

Qu'est-ce qui se passe?

J'ai dit que je ne le rejoindrais pas.

On n'a plus beaucoup de temps.

Qu'est-ce que vous faites?

Je l'avais pr�venu.

Allez, Scott. D�p�chons!

- Tu es pr�t � �mettre? - Oui, je crois.

- O� est ce foutu lieutenant? - Je ne sais pas.

Lawson!

Je l'avais pr�venu.

Je sais.

Mais ils sont l�-bas, ils vous attendent.

Allez-y.

Allez, vite!

O� est le lieutenant?

Comment le saurais-je? Je ne l'ai pas vu. Et toi?

Bien s�r que non.

Alors allons-y.

Je ne sais pas.

Faites ce que vous voulez. Moi, j'y vais.

Je n'attendrai pas cet idiot plus longtemps.

J'arrive, Hearne.

Que faites-vous l�? Vous deviez partir il y a 3 minutes.

Oui. Je vous attendais, je croyais...

Bon sang.

�a, c'est une surprise.

On dirait qu'il y a toute l'arm�e de l'air japonaise.

Regardez-moi �a.

On se croirait dans une usine a�ronavale.

C'est incroyable.

On peut f�liciter la reconnaissance a�rienne am�ricaine.

Partons. Venez.

Ne me laissez pas l�!

Pourquoi vous vous arr�tez?

- C'est par o�? - � droite.

- Allez. - Faites le tour.

� droite, allez!

Couvre-nous, Thornton.

- Qu'est-ce que c'est? - Dispersez-vous.

Bonjour, messieurs.

Ici le commandant Yamaguchi

qui a le plaisir de vous parler.

Vous �tes sans doute surpris d'entendre ma voix.

Pour m'assurer

que vous m'entendiez,

j'ai d� faire ce discours cinq fois aujourd'hui.

Mais demain, quand nous nous rapprocherons de vous,

vous n'entendrez que quatre discours.

Samedi,

si vous n'�tes pas encore morts ou captur�s,

il n'y en aura que deux.

Captur�s?

Sur votre plan, vous verrez

qu'� mesure que vous irez vers le sud,

vers votre base,

votre situation sera semblable � de l'eau

dans un entonnoir.

Qu'est-ce qu'il raconte?

Vous comprenez?

De l'eau qui passe dans un entonnoir.

O� que vous soyez et quel que soit votre itin�raire,

vous finirez par avoir envie d'arriver � votre base.

� mesure que l'entonnoir se resserrera,

que vous vous rapprocherez de la base,

nous aurons de moins en moins de terrain � couvrir

pour vous trouver.

Nous avons trouv� votre �metteur.

La d�couverte de nos forces a�riennes dans cette r�gion

vous a surpris

et vous devez communiquer cette information � votre base.

Mais on ne vous en laissera pas le temps.

Dans trois jours,

vous serez tous morts ou captur�s.

Cependant, il y a une alternative.

R�fl�chissez-y bien.

Si vous vous rendez tous maintenant,

dans une semaine, quand

vos plans et les n�tres ne seront plus un secret,

vous serez rel�ch�s

et autoris�s � rentrer sur votre base.

C'est une proposition raisonnable.

Vous devriez y r�fl�chir.

Mais attention, vous devez tous vous rendre.

Il ne peut y avoir d'exception.

Je m'adresserai � nouveau � vous demain,

j'esp�re que le bon sens aura pr�valu.

Si vous souhaitez profiter de notre proposition,

tirez une seule fois pour nous le faire savoir.

Tu peux aller te faire foutre.

C'est tout. Bonne journ�e, messieurs.

Bonne journ�e � toi, esp�ce de sale nain jaune.

Ils doivent �tre juste derri�re nous.

S'ils ont de bons haut-parleurs, ils peuvent �tre loin.

Qu'en pensez-vous, lieutenant?

De quoi?

Apparemment, ils nous ont cern�s.

Vous croyez qu'ils sont sinc�res?

Ne fais pas l'idiot.

Il a dit qu'ils nous traiteraient bien.

Ils vont te trancher la t�te, oui.

Depuis quand es-tu sp�cialiste?

Qu'est-ce que t'en sais, grande gueule?

Un peu plus que toi, face de porc.

J'ai vu ce qu'ils peuvent faire � l'h�pital de Singapour.

T'�tais si occup� � fuir que t'as jamais vu de Japs,

ni ce qu'ils ont fait � nos gars.

Ils ne vont pas nous bichonner, on a vu la piste d'atterrissage.

Il a raison.

- Bien s�r. Tirons-nous d'ici. - Allons-y.

Allez, on y va.

Essayez de dormir.

Je suis crev�.

Il faut que je dorme.

J'en peux plus.

Bonjour, messieurs.

On est samedi.

L'�tau dans lequel vous �tes se resserre rapidement.

Je croyais que vous accepteriez ma proposition.

Au lieu de �a, vous avez march�

toute la journ�e, et sans doute une bonne partie de la nuit.

Un remarquable effort.

Votre chef doit �tre un homme d'une grande d�termination.

Vous n'avez aucune raison d'en �tre satisfaits

car sa d�termination born�e

m'a oblig�

� modifier les termes de notre contrat.

Cette proposition est limit�e dans le temps.

Vous avez jusqu'au coucher du soleil pour vous rendre.

Ensuite, on tirera � vue.

En temps de guerre, il faut savoir �tre dur.

D�sol� si ces nouvelles r�gles ne vous plaisent pas,

mais tout d�pend de votre chef.

N'oubliez pas, vous n'avez qu'� tirer une fois.

N'oubliez pas non plus

que vous devez tous vous rendre.

C'est clair? Tous.

Je vous donne quelques minutes pour prendre une d�cision.

Alors, lieutenant?

Quoi? Vous voulez abandonner?

Pas question.

Ils ne mettront pas la main sur moi.

Demain � cette heure-ci, je serai au camp.

Vous ne savez pas ce que vous dites.

M�me le Jap a dit que c'�tait de votre faute.

On devrait se rendre.

- Qu'est-ce que t'en penses? - �coute, mon pote,

je me fiche de savoir pourquoi l'Amerloque veut continuer

parce que je sais qu'il est tar�, de toute fa�on.

Et si tu pr�f�res croire ce Jap, vas-y, mais sans moi.

Je pr�f�rerais te flinguer que leur faire confiance.

D'ailleurs...

de beaucoup.

Comment savez-vous que les Japs mentent?

Comment savez-vous qu'ils sont si diff�rents?

Tu as raison, ils sont pareils que nous.

Le commandant jap pourrait mentir, comme moi je le ferais.

Vous restez ind�cis.

J'en suis d�sol�.

Une fois repos�s,

vous changerez peut-�tre d'avis.

Les conditions restent les m�mes.

Vous avez jusqu'au cr�puscule pour vous rendre.

C'est tout.

Je le savais. Il veut nous d�sarmer et nous tuer.

Comment le savez-vous?

Tu veux attendre? Ils ne vont pas tarder.

- Dans ce cas, rendons-nous. - Attention.

Ils arrivent.

- D�gagez les lieux. - Baissez-vous!

Couteau.

Allez, foutons le camp d'ici.

Sortez-le de l�. Vite.

- Allez les gars, aidez-nous. - Sortez-le de l�.

- Griffiths, va chercher mon sac. - � vos ordres.

- McLean? - Oui?

Mets-toi derri�re lui. Emmenez-le sur la colline.

Allez.

Descendez-le.

- Il ne peut pas bouger. - Allez.

Vite, d�p�chez-vous.

Allez, bon sang.

Bougez-vous le cul! Allez!

- Allez! - C'est par l�.

Je vais les attirer l�-bas.

C'est par l�.

Jour et nuit, on est � votre service.

Allez, les gars.

Ne le laissez pas tomber.

Attention aux truites carnivores.

Doucement.

Tu p�ses une tonne.

Voil�.

Doucement, Thorny.

Tosh, mon vieux, c'est comment?

Pas si terrible.

�a va aller.

C'est des conneries, mon pote.

Je sais par o� c'est entr�, mais pas par o� c'est sorti.

Oui, tu fuis un peu.

Redresse-toi!

�a te fait chialer, hein?

- C'est assez serr�? - Oui.

Mets ton doigt sur le noeud. Voil�.

Tr�s joli. Me voil� par� pour aller au bal.

�a vient. Enl�ve ton doigt � mon signal.

� vos marques, pr�ts, partez.

C'est bon. Pas de quoi s'inqui�ter.

Toi, non, mais moi, peut-�tre.

Ce satan� Amerloque ne revient pas.

Ce n'est pas grave.

Thornton ne va nulle part, hein?

Non, c'est l'andropause.

- Il peut marcher? - Seulement sur l'eau.

Oui.

C'est foutu, alors.

Vous entendez, les gars? Si l'un de nous devient fou...

On n'a plus qu'� le laisser ou � se rendre, hein?

Je te l'ai d�j� dit, personne ne se rendra.

Qu'est-ce que tu vas faire de lui?

Tu vas pas quand m�me le porter jusqu'� la base?

T'es si intelligent, Hearne. Qu'est-ce que tu vas faire de lui?

�coute, esp�ce de sale p�dale �cossaise!

C'est d�j� assez dur d'�tre transperc� de partout

sans avoir � �couter tes conneries!

Silence.

On vous entend depuis la piste.

- Qu'est-ce qui se passe? - C'est Thornton.

Il ne peut pas marcher.

Et moi, je disais que soit on le laissait ici, soit on se rendait.

Et si tu me laissais m'en occuper?

En attendant, repose tes quilles, on part avant la tomb�e de la nuit.

- Je reviens tout de suite, Thorny. - Merci, Tosh.

Il faut le mettre en bouteille, ce sang.

Regardez-moi ces deux-l�.

On dirait que Blanche-Neige a trouv� son premier nain.

�a s'est av�r� �tre une vraie partie de plaisir.

- Il en a pour longtemps? - Je ne sais pas.

Mais il ne sera plus l� la semaine prochaine, c'est s�r.

O� vas-tu?

Qu'est-ce que tu vas faire?

Tu sais ce que l'Amerloque va faire?

- Quoi? - Il ne te laissera pas ici vivant.

Il pr�f�rera te tuer.

- Me tuer? - Pourquoi pas?

Ce qu'il veut, c'est rentrer au camp.

Il se fiche de toi. Je l'ai entendu le dire.

Va te faire foutre.

Le seul moyen de t'en sortir sain et sauf,

de te faire soigner, c'est de te rendre avec nous.

Je vais aller parler aux Japs avec McLean et Griffiths.

Si tu fais �a, je te colle une balle.

Ne sois pas stupide.

- On a le choix? - Sale trouillard.

Tu veux juste sauver ta peau, hein?

�coute, Thornton.

Bon sang,

tu peux pas me laisser tranquille?

Je suis d�sol�.

Vraiment.

Je disais �a pour toi.

Allez, prends une goutte d'eau.

Allez.

Je te la tiens. Bois.

McLean! Vite! R�veille-toi!

R�veille-toi! Thornton est mort!

On ne sait pas ce que l'Amerloque va faire.

Qu'y a-t-il?

Allez, debout.

- Quoi? - Thornton est mort. Allons-y!

- Et Tosh. - On le laisse ici.

On peut pas le laisser.

Une fois avec les Japs, on sera sauv�. Et lui aussi.

Debout!

Debout, cr�tin! O� sont-ils?

Comment le saurais-je?

C'est vous qui �tiez de garde.

Bande de salopards!

- Vous allez les rattraper? - Non, c'est trop tard.

Ils sont plus proches des Japs que nous.

Leur seule fa�on de rester en vie, c'est de dire au commandant o� on est.

Allons-y.

Bonjour, messieurs.

D'apr�s ce que vos camarades m'ont dit,

vous devez sans doute m'entendre.

Comme vous le savez,

vos camarades ont d�cid� de sauver leur vie

en se rendant et en nous donnant votre position.

Mais vous vous �tes enfuis,

donc leur bonne foi est encore mise en doute.

Leur reddition ne vaut rien � moins que vous ne vous joigniez � eux.

Si vous vous rendez avant le cr�puscule,

je tiendrai ma promesse.

Vous serez bien trait�s

et rel�ch�s dans quelques jours � peine.

Campbell ne m�ritait pas d'�tre bien trait�.

Il avait sur lui les effets personnels de l'un de nos officiers,

le lieutenant charg� des transmissions

qui �tait port� disparu depuis mardi dernier.

On a d�couvert son corps hier.

Notre lieutenant �tait tr�s aim� de ses hommes.

Je n'aurais pas pu faire grand-chose pour les arr�ter,

m�me si je l'avais voulu.

C'est un incident dont nous n'avons pas � nous vanter.

Mais le probl�me reste entier.

Vous devez d�cider du sort de vos deux camarades

qui restent nos prisonniers.

C'est � vous de d�cider s'ils resteront en vie.

Si vous voulez rester en vie,

vous devez persuader vos deux amis de se rendre. Compris?

Oui, commandant.

Vous pouvez leur parler.

Lieutenant? Tosh?

C'est moi, McLean.

Le commandant a raison. Au sujet de Campbell, je veux dire.

Ils nous ont montr� ce qu'il avait vol� � l'officier,

il lui avait coup� le doigt pour avoir la bague.

On n'aurait rien pu faire pour les arr�ter.

Mais nous, on va bien.

Il faut que vous les persuadiez.

Je sais qu'on n'aurait pas d� partir avec Campbell comme �a.

Je sais qu'on n'aurait pas d� leur dire o� vous vous cachiez,

mais c'�tait l'id�e de Campbell, et on croyait bien faire.

Si vous ne vous rendez pas,

c'est nous qui allons payer.

Votre caporal vous donne d'excellents conseils.

Vous n'avez plus le choix.

Soit vous vous rendez et vous avez la vie sauve,

soit vous essayez d'emp�cher l'in�luctable,

auquel cas ma proposition ne tiendra plus

et vos deux camarades mourront ce soir.

La d�cision vous appartient. Vous avez jusqu'� la nuit tomb�e.

Piti�,

faites ce qu'il dit.

Tosh, s'il te pla�t!

Je me fiche de ce qu'ils leur feront.

Ce Jap fera ce qu'il a d�j� d�cid�.

�a n'a rien � voir avec nous.

Si vous voulez dire qu'on ne se rendra pas,

je suis d'accord.

Mais si vous croyez qu'on atteindra le camp demain,

vous �tes dingue.

C'est exactement ce qu'on va faire.

Arriv�s � la clairi�re qui borde le camp,

si on est deux,

on aura deux fois plus de chances de s'en sortir.

Mon pote,

tu me suivras jusqu'au bout.

�coutez, lieutenant,

ni vous ni moi ne voulons mourir, hein?

Je n'ai jamais cru les conneries que le Jap nous d�blat�re.

Je sais qu'une fois qu'il aura mis la main sur nous,

il nous descendra, quoi qu'il dise.

Donc jusqu'� pr�sent,

la seule fa�on de s'en sortir vivant, c'�tait de retourner au camp.

Mais maintenant, on a une autre solution.

Une solution � laquelle personne n'a pens�.

Sauf moi.

- Quoi? - C'est tr�s simple.

On fait demi-tour en direction du nord pendant deux ou trois heures,

on quitte la piste, on dort pendant deux ou trois jours

et ensuite, on rigolera bien.

- On rigolera? - Oui.

Parce qu'une fois que les bombardiers japonais

se planteront dans les navires amerloques lundi matin,

le commandant japonais ne nous cherchera plus.

Pas vrai?

II se foutra de savoir o� on est.

On peut se reposer pendant deux jours ou trois,

prendre notre temps pour revenir au camp,

et personne ne dira rien.

Qu'est-ce qui vous chiffonne?

Je n'ai jamais demand� � ce qu'on m'envoie ici.

Mais si j'en r�chappe, ce sera:

"Bien jou�, Hearne.

"Tu les as bien eus.

"Tu peux rentrer chez toi,

"dans le trou paum� d'o� tu viens."

Et vous, lieutenant?

Ils vous nommeront pr�sident?

Non.

Se laisser tuer

ne changera rien � rien pour personne, sauf pour nous.

�coutez,

le commandant jap n'ira s�rement pas nous chercher

au nord.

Qu'en dites-vous?

Tu sais combien de types se feront tuer sur ces navires

si on n'a pas le cran d'essayer de les arr�ter?

Deux cents Amerloques se feront zigouiller.

- Ils n'auraient pas d� s'engager. - Des centaines?

Des milliers.

Vous vous foutez bien des Amerloques,

parce que si leur survie d�pend de notre retour au camp,

ils sont pour ainsi dire foutus.

Non, ce qui vous d�range, pire que si on vous avait mis un balai dans le cul,

c'est cette vieille tapette, Hornsby,

parce que vous savez que vous l'avez laiss� tomber.

Et l�, vous ne vous �tes pas tromp�, pour une fois.

C'est vrai.

Vous auriez aussi bien pu le tuer vous-m�me.

Mais nous faire tuer n'y changera rien.

C'est Hornsby, votre probl�me.

Comme tous ces marins am�ricains.

Si vous voulez commencer � jouer les h�ros,

j'ai un autre probl�me � vous soumettre.

Je ne viendrai pas avec vous.

Tu as oubli� ton probl�me.

Moi.

Je te l'ai d�j� dit,

il faut que l'un de nous deux revienne vivant.

Et si tu ne m'accompagnes pas, je serai oblig� de te laisser ici.

Mort.

Compris?

Compris.

T�che de ne pas l'oublier.

Messieurs, c'est l'heure!

Je vous donne 30 secondes.

Si vous ne vous rendez pas,

je serai dans l'obligation d'ex�cuter vos deux camarades.

Laissez-moi lui parler.

�coutez-moi, lieutenant, je vous en supplie.

�coutez-moi. Ils vont nous tuer.

Comme ils ont tu� Campbell.

S'il vous pla�t, lieutenant, ne les laissez pas faire �a.

Vous pensiez vraiment que j'allais vous tuer?

Allez, ne t'arr�te pas.

Debout.

On est presque arriv�s.

Qu'en savez-vous?

On doit �tre tout pr�s.

Non, �a va, commandant.

Merci.

Debout, fils de pute ou je te massacre!

Debout.

Rebonjour.

Vous devez �tre �puis�s.

Vous avez parcouru du chemin pendant la nuit.

Un remarquable effort.

Remarquable mais peu efficace.

Ta gueule, saloperie de jaune.

Vous avez �t� rapides

mais nous avons �t� plus rapides encore.

Vous d�couvrirez que vous �tes pr�s du champ

qui entoure votre base.

Certains de mes hommes sont d�j� sur les lieux.

En bref, vous �tes cern�s.

Vous �tes rendus au bout de cet entonnoir dont je vous ai si souvent parl�.

Je comprends votre d�termination,

mais sacrifier sa vie � un objectif

qui ne peut �tre atteint est idiot.

Vous avez fait preuve de courage.

Cela prouve que vous �tes intelligents.

Rendez-vous et vous vivrez.

Je vous assure, les m�dailles des h�ros morts pour la patrie sont en cuivre.

Elles ne font qu'alourdir les cercueils.

Esp�ce d'idiot!

Croyez-moi,

votre situation est vraiment d�sesp�r�e.

Toutes les pistes qui m�nent � la jungle sont surveill�es.

Cela signifie

que vous ne pouvez plus vous cacher,

ni revenir sur vos pas.

Qu'est-ce que c'est?

Allez chercher l'adjudant.

Je vous laisse trois minutes, le temps

que vous puissiez v�rifier

que je ne mens pas.

� l'issue de ces trois minutes,

vous devrez vous rendre ou mourir.

Tirez un coup de feu pour indiquer que vous vous rendez.

Sinon, mes hommes viendront vous tuer.

Alerte!

- Que se passe-t-il? - Je ne sais pas.

Allez chercher le colonel Thompson! Vite!

- Appelez le sergent-chef. - � vos ordres.

Que se passe-t-il?

- Qu'est-ce que c'est? - Je n'en ai aucune id�e.

J'ai fait appeler le boss.

- Que les hommes se pr�parent � tirer. - Bien.

Allez, plus vite que �a!

Vous vous croyez en vacances?

- � vos postes! - Allez!

Assurez-vous que les hommes restent en arri�re.

Vous connaissez la manoeuvre!

Restez en arri�re!

Restez hors de port�e des tirs ennemis!

Pr�t!

- Bonjour. - Bonjour, sergent-chef.

- Tout est pr�t? - Oui.

- Les mortiers? - Tout est en place.

On dirait des haut-parleurs.

D'autres bonnes id�es?

Je perds patience.

Il doit penser qu'on a une chance de s'en sortir.

- Qui donc? - Guchi.

Pourquoi nous donnent-ils trois minutes?

Pourquoi ne viennent-ils pas nous chercher?

Oui.

Pourquoi?

Je ne sais pas.

Peut-�tre qu'ils sont trop peu.

Peut-�tre qu'ils ont peur de sortir et de devoir nous chasser dans le champ.

Oui, et d'avoir � g�cher toutes ces balles pour nous descendre?

Peut-�tre.

Mais on est encore deux

et l'un de nous a des chances de s'en sortir.

Il vous reste deux minutes et demie.

On aurait bien besoin d'�tre couverts.

- Tu crois que tes gars agiront? - Oui.

En petit-d�jeunant.

Toute aide sera pr�cieuse.

Et si on tirait ce coup de feu...

- Pourquoi g�cher une balle? - Comment �a?

Si on tire une fois, on s�mera le doute dans la t�te des Japs.

Mais si on arrive � tuer leur commandant,

ils n'auront plus personne pour leur donner des ordres.

Ils courront dans tous les sens.

�a pourrait nous donner de l'avance.

Et c'est ce qu'il m�rite, ce salaud, non?

Par ici.

Deux minutes.

Il ne vous reste plus qu'une minute et demie.

- � vos armes! - En joue!

Les autres, en arri�re! Restez hors de port�e!

�a a march�.

Ils se sont retir�s.

N'oublie pas de zigzaguer.

Tu zigues, je zague.

Regardez!

Ils rentrent!

Vous les reconnaissez?

Couvrez-les, sergent! Vite!

Couvrez ces hommes!

Corrigez vers la droite, sergent!

Orientez vos tirs plus � droite!

Plus � gauche!

Allez!

- Tout va bien. - Il est en vie.

- Il se rel�ve. - Il est vivant!

Cessez le feu!

Cessez le feu!

Mitrailleurs, pr�parez-vous � nous couvrir.

Doucement, mon gars.

Il y a d'autres survivants?

II n'y avait que vous deux?

Qui �tait avec vous, l�-bas?

J'ai dit:

"Qui �tait avec vous, l�-bas?"

L�-bas...

un foutu h�ros.

Il a tu�...

quinze Japs...

� lui seul.

Il en a tu� quinze?

Trente, si vous pr�f�rez.

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