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Courir a toujours été important dans notre famille,
surtout courir pour échapper à la police.
C'est difficile à comprendre. Tout ce que je sais, c'est qu'il faut courir,
courir sans savoir pourquoi, à travers les champs et les bois
Et l'arrivée n'est jamais une fin,
même en songeant que des foules stupides peuvent nous acclamer.
C'est ce à quoi ressemble la solitude du coureur de fond.
Réjouis-toi, mon pote, ce sera bientôt Noël.
Le genre de mec triste, hein ?
Retour à la maison. Cette fois nous avons gagné le gros lot.
Quoi ? Cet endroit ? Nous serons tous foutus dans une semaine.
- Enthousiaste, n'est-ce pas ? - Vous savez, je me demande parfois
si je crois en tout cela.
Lorsque tu auras autant de pratique que moi, tu ne te poseras plus cette question.
- Revenez ! - Qu'est-ce que ces imbéciles essaient de faire ?
- Je vais descendre et le secouer, le mec. - Je crois avoir deviné,
c'est cet imbécile de Houghton, encore une fois.
On est en retard, j'espère que l'agent l'aura noté.
Quel bordel de merde.
On dirait l'endroit sinistre où ils ont enfermé Monte-Cristo.
Je vais vous dire, on dirait notre future demeure.
Mince, regardez ça, une vraie maison de redressement.
- Pour quoi faire ? - Un bien long séjour, mon pote.
Allez, asseyez-vous, nous allons vous retirer ces bracelets.
Ces putains de bracelets font mal.
- Regardez-moi ça... - Espérons que ça ira comme ça.
- C'est un centre de détention. - J'espère que Maman a préparé le dîner.
- Attends. - Allons, nous n'avons pas toute la journée.
- Très bien. - Dis : "Monsieur" quand tu parles à un agent.
- Il mérite une putain de leçon, celui-là. - Par ici, les gars.
Alignez-vous face à l'agent. Bonjour, Harry. Toujours occupé ?
Apparemment tu travailles encore en pensant à la retraite.
Comme nous tous, non ?
Enlève les mains de tes poches, mon garçon. Allez, en ligne !
Voilà. Six nouvelles recrues, et c'est aussi une belle équipe.
Ouais. On dirait qu'on va nous désinfecter.
Calmez-vous.
Vous croyez que vous êtes dans un camp de vacances ?
Maintenant, les gars, notez vos matricules. 988, 989, 990, 991, 992, et 993.
- Bon, tous pour vous, M. Craig. - Tout à fait, M. Fenton.
Bon, déshabillez-vous, tous. Mettez tout par terre. Allez, secouez-vous !
- Les sous-vêtements aussi, monsieur ? - Si ce n'est trop vous demander, mon garçon.
Enlevez-les ! Allez.
On va vous mettre à la dernière mode.
Quelle grande gueule. On va bientôt s'occuper de lui.
Ouais.
Allez, dépêchons. Le Gouverneur attend de vous voir.
Bon.
- Chef, c'est un grand jour pour nous. - Comment cela, monsieur ?
Eh bien, quelque chose que j'ai espéré longtemps.
Cela donne un sentiment d'accomplissement.
Entrez.
À vos rangs ! Montrez-vous !
Alignez-vous devant le Gouverneur.
Cou droit, poitrine en avant. Bras aux côtés, épaules en arrière.
- Où est ta cravate ? - Je...
Ne réplique pas !
- Quel est ton nom, mon garçon ? - Elliot, monsieur.
- Et le tien ? - Smith.
Dis : "Monsieur" lorsque tu réponds au gouverneur.
Monsieur Smith.
Ça ne te mènera pas loin ici, mon garçon.
Eh bien, tout ce que j'ai à vous dire est ceci.
Je n'ai pas à savoir ce que vous avez fait.
Vous êtes ici afin que nous tentions de faire quelque chose de vous,
pour vous transformer en laborieux et honnêtes citoyens.
Eh bien, comme nous le voyons, ce ne devrait pas être trop difficile.
Nous aimons que les choses fonctionnent bien ici, bien sûr.
À la fois pour vous et pour nous.
Le plus tôt nous obtiendrons votre collaboration, le plus tôt vous sortirez d'ici.
Si vous jouez franc-jeu avec nous, nous jouerons franc-jeu avec vous.
Nous voulons que vous travailliez dur et jouiez franc.
L'athlétisme, les sports, de bonnes compétitions internes.
Nous croyons en tout cela.
Entrez.
Ah, vous êtes là, Stacey. Juste un instant.
Eh bien, comme je le disais, nous sommes divisés en maisons.
Or, aucun d'entre vous n'est fier d'être ici,
mais il n'y a aucune raison pour que vous ne soyez pas fiers de votre maison.
Stacey ici présent, est fier d'être le chef de la maison Drake,
- N'est-ce pas, Stacey ? - Tout à fait, monsieur.
Eh bien, Stacey, je vais te confier ces gars.
- Je veux que tu leur expliques les règles. - Oui, monsieur.
- Oui, allez-y, alors. - Allez, allez !
Excellentes nouvelles.
L'école de Ranley va s'affronter à nous lors de notre Journée des sports
C'est la première fois dans notre histoire qu'une "public school"
aura uni ses forces aux nôtres. Qu'en dites-vous ?
- Voilà de bonnes nouvelles, monsieur. Félicitations. - Merci.
Mais, c'est aux gars que je pense. Cela va vraiment les stimuler.
- Misez vraiment à fond sur leur courage. - Ranley va concourir dans tous les sports, monsieur ?
Oui, mais ils ont eu la générosité d'offrir une coupe spéciale
- pour la course de cross-country. - C'est notre meilleure chance, monsieur.
Eh bien, je parie que ce Stacey devrait pouvoir nous gagner ce challenge.
Je doute qu'à l'école Ranley il y ait quelqu'un capable de le battre.
S'ils en avaient un, il serait déjà champion, monsieur.
Eh bien, M. Brown, j'espère que votre première impression sur nous
ne sera pas trop critique. Je sais que certains de vos jeunes gars
de l'école de formation pensent que nous, les hommes plus âgés, sommes hors-course.
- Pas du tout. - Si, vous le pensez.
Cela n'est pas surprenant, après toutes ces théories d'un nouveau genre
dont vous avez été nourri.
Mais les théories ne fonctionnent pas souvent dans la pratique, souvenez-vous en.
Je suis très impatient de faire mon possible pour aider ces garçons.
Bien que, évidemment, je me rende compte que le travail d'éducateur à Borstal...
- N'est pas une tâche facile. - Eh bien, je vous propose de circuler un peu
avec moi, juste pour avoir une vision claire des choses,
ensuite nous vous laisserons tenter de faire de votre mieux.
je suis venu, me suis introduit par effraction et j'ai récolté le centre de détention
- Par quelle connerie es-tu arrivé ici ? - Allez, ferme-la.
À qui crois-tu que tu parles ?
- Un connard de cockney par l'accent ! - Et toi un maquereau de Liverpool.
Très bien, quand nous serons entrés, je vais l'écrire sur ta gueule avec ça !
- D'accord ! - Maintenant, tu vois, ferme-la,
ou je vais te briser les couilles en petits morceaux !
Tu trouves ça drôle ?
- Non, non. - Eh bien, qu'as-tu en tête ?
Je me demandais seulement si tu étais l'assistant du gouverneur ?
Tu verras que ça paye de jouer le jeu du gouverneur ici.
Chacun d'entre nous est classé,
et tu ne sors pas tant que tu n'as pas eu la meilleure note.
Je ne prends aucun risque, de perdre des privilèges
parce que l'un des gars provoque un esclandre et donne à la maison une mauvaise réputation.
Et n'oublie jamais, qu'ils ont le pouvoir.
Sais-tu ce que je ferais si j'avais le pouvoir ?
Je prendrais tous les flics, gouverneurs,
putes de luxe, officiers, et membres du Parlement,
et je les collerais contre ce mur pour les baiser,
parce que c'est ce qu'ils aimeraient faire à des mecs comme nous.
- Eh bien, tu apprendras. - Nous verrons.
Un taf, copain ?
- Tu plaisantes. - Fais marcher tes méninges.
- Il est "le papa". Stacey. - Quoi "le papa" ?
Eh bien, il arrange tout ce qui ne va pas ici.
- Quoi ? Répète ? - Ouais.
Je passe. Je passe.
Bon, les gars, près de vos lits. Allons, alignez-vous.
- Allez, c'est l'extinction des feux. Allez. - Allez, viens.
Allez, alignez-vous là-bas !
Allez, grouille-toi. Allez, Stacey.
- Froid, mon garçon ? - Ça va, monsieur.
Pour le confort et l'hygiène, pas de shorts PT sous le pyjama.
- Prenez son nom, M. Fenton. - Oui.
Allez, viens, va au pieu.
Allez, quittez les chaussettes, les maillots. Dans vos lits. Vite, les gars.
- Allons-y. - Bonne nuit, les gars. Qui est pour le thé du matin ?
Envoyez-vous un "bâton de poète".
Entrez.
- Colin Smith, 993 monsieur. - Bon. Entre, Smith.
Assieds-toi.
- Cigarette ? - Non, merci.
Eh bien, tu es un petit nouveau ici, n'est-ce pas, M. Smith ?
- Ouais. - Ouais. Eh bien, moi aussi
Deux nouveaux garçons ensemble, façon de parler.
Eh bien, peut-être pouvons-nous nous entraider.
Comment, monsieur ?
Eh bien, tu peux m'aider en me disant tout sur toi.
Maintenant, par exemple, comment as-tu atterri ici ?
- Pourquoi ce magnétophone, monsieur ? - Ne t'en fais pas pour ça.
- Non, je ne veux pas. - Tout ce que tu dis est strictement confidentiel.
Ça ne sortira pas de ces quatre murs.
OK ?
Alors, comment as-tu atterri ici ?
- Eh bien, je n'ai pas eu de pot, non ? - Oui, je sais tu n'as pas eu de pot, mais pourquoi ?
J'ai été attrapé. Je n'ai pas couru assez vite.
Eh bien, maintenant, ce que tu as cassé, c'était quoi ?
- Boulangerie. - Boulangerie, ouais.
Que pensais-tu de ça à l'époque ?
Je ne pensais pas à quoi que ce soit, J'étais trop occupé à casser.
Oui, mais...
Eh bien, décris tout simplement ce que tu as fait avec tes propres mots.
Raconte-moi ça.
nous avons sauté par-dessus le mur de la boulangerie puis fait irruption dans le bureau.
Je pense que tu peux en dire un peu plus que ça, Smith.
Certes, tes nerfs étaient à vif, n'est-ce pas ?
tu as senti la peur.
Eh bien, si j'avais eu peur, je veux dire, je n'aurais pas cassé, non ?
Ouais, d'accord, assez juste.
Regarde, je veux que tu m'aides.
Je vais dire un mot et je veux que tu répondes avec n'importe quel mot
qui te vient en tête, d'accord ?
Comme, si je te dis, «Nourriture», à quoi penses-tu ?
Je suis désolé, je n'ai pas la moindre idée.
Eh bien, veux-tu le faire pour moi ?
- Dis un mot pour moi. - Magnétophone.
Magnétophone. Bureau.
Je ne sais pas pourquoi j'ai dit bureau, c'est venu comme ça.
Maintenant, je vais en dire un pour toi.
Eau.
Football.
Football.
Ciel.
Neige.
Neige, en effet.
- Fille. - Écoutez...
Je veux savoir ce que vous essayez de faire avec moi ?
- Je ne comprends pas. - Maintenant, allons, Smith,
s'il te plaît, je suis en train de t'aider, aide-moi.
- Fille. - Garçon.
Garçon.
- As-tu une petite amie, Smith ? - En quoi ça vous regarde ?
Oh, bon.
- Fusil. - Chevaux.
- Couteau. - Fumée.
- Voiture. - Boussole.
- Père. - Mort.
Pourquoi dis-tu ça ? Ton père est mort ?
Eh bien.
- Quand est-il mort ? - La semaine passée.
La semaine passée ?
Je suis vraiment désolé. Ta mère a été très affectée, je suppose.
- Non. - Elle ne l'est pas ?
Pas vraiment.
Eh bien, je pense que ce sera tout pour le moment. Merci.
- Vous voulez dire que je peux y aller maintenant, monsieur ? - Oui.
Très bien, je vous remercie beaucoup, monsieur.
- J'espère que vous ferez tout pour le mieux ici. - J'espère que vous aussi, monsieur.
- Quoi ? - En quelque sorte.
Je vois. Bon. Merci.
Eh bien, ils se conduisent certainement rudement sur le terrain.
En fait, ils sont fougueux, M. Brown. S'ils ne l'étaient pas, ils ne seraient pas ici.
Chacun d'entre nous doit dépenser son énergie dans quelque chose, vous savez.
"Mens sana in corpore sano", hein ?
Eh bien, c'est mieux que certains trucs psychiatriques qu'on nous pousse à prendre.
Vous pouvez me croire.
Oui, mais sûrement, conviendrez-vous qu'un réajustement affectif
pourrait être la réponse à certains de leurs problèmes.
Eh bien, naturellement, je le fais, si je ne le faisais pas, je ne serais pas ici, n'est-ce pas ?
Non.
Mais comment pouvons-nous lutter contre l'agressivité de base...
- Que ces gars ressentent évidemment ? - En la canalisant dans la bonne direction.
Je me demandais si la vie n'était pas un peu plus compliquée
qu'un match de football.
Vas-y, Col, prends-le. Vas-y.
Allez !
- Tu as vu ça ? - Tu l'as eu là-bas.
Juste au centre, Don.
- Prends-le. - Faute !
- C'est une faute Ref ! - Allez.
Allez, Ref, c'est évident...
- Tu as avalé ton sifflet, Ref ? - Allez.
- Allez, viens. - Vas-y, Col.
Prends-le, vas-y.
- Allez, viens. - Contourne-le.
- Allons, Col - Allez, allez. C'est ça. Tu es bon.
- Tu es bon, mon garçon. - Kyle !
- Tire ! - Allez, vas-y.
- Bien joué, mon pote. - Très bien.
Parfait, tout le monde.
Sortez de là.
Du calme ! Du calme sous la douche !
À vos ordres, monsieur. Classe 22.
C'est ce nouveau garçon, Smith, qui a marqué le but, n'est-ce pas ?
- Oui, monsieur. - Il sait courir.
- Il n'est pas mauvais, monsieur. - Eh bien, il pourrait nous être utile.
- Nous ferions bien d'avoir un œil sur lui. - Oui, monsieur.
- Où est-il ? - Il est sous la douche..
Bon. Venez, Brown.
Très bien, maintenant, à vous de jouer ! Bougez-vous !
C'était un excellent but, Smith.
- C'était un excellent but ! - Merci, monsieur.
Bonjour.
Souvent, un moment comme celui-là peut être un grand tournant dans la vie d'un garçon.
Il n'est pas difficile de deviner quelle sorte de vie avait ce garçon à la maison.
- Où diable étais-tu ? - Dehors.
Tu n'es jamais là quand je te cherche.
Me voici, en difficulté, et tu n'es pas là pour m'aider.
Il est toujours dehors. Il court les filles !
- Il court les filles ! - Très bien.
Taisez-vous, vous tous !
- Comment va papa ? - Le docteur est avec lui maintenant.
Pauvre diable. Cela brise le cœur de le voir.
Je ne sais pas. C'est la dernière chose à laquelle je m'attendais.
- Tout ira bien, maman. Ne t'inquiète pas. - Ne sois pas stupide.
Même le médecin a dit qu'il n'y à plus rien d'espérer.
Il essaie d'obtenir l'admission de ton père à l'hôpital,
- Mais je sais qu'il ne le fera pas. - Non.
Maman, pourrais-je avoir un peu d'argent pour aller au cinéma ?
Non, tu n'en auras pas.Tu peux aller voir ta tante Vi
- et regarder sa télévision. - Tu ne veux pas.
- Elle n'a que la BBC. - Tiens-toi tranquille.
Ne vois-tu pas que ta mère est fatiguée ?
Vous n'obtiendrez jamais de me conduire à l'hôpital.
Je ne suis le cobaye de personne.
- Quand est-ce que papa va mourir, Colin ? - Il ne va pas mourir, Johnny.
Le docteur l'a dit à maman hier.
- Nous ferions mieux de laisser aller. - Il semble que oui, mais il est très mal.
Il souffre beaucoup et nous n'avons rien pour le soulager.
Je vais avoir besoin de vous pour voir s'il supporte ça bien.
C'est un moment difficile, mais tout ce que nous pouvons faire désormais est de veiller à son confort.
J'y veillerai demain.
Je n'irai dans aucun hôpital, entendu ?
- Je n'irai pas à l'hôpital ! - D'accord, nous savons que tu n'iras pas.
Je vais être en retard au travail. Billy, prends cette ordonnance à la pharmacie.
- Je ne prendrai pas de pilules. - Comme tu voudras.
- Maman, je peux y aller ? - Je peux y aller !
Tais-toi !
Ne te soucie pas de la pharmacie. Il ne prendra pas les pilules.
Maintenant, cours chez Mme Rolly, et ramène un peu de cet antalgique à base de plantes.
Mike ! Attends un peu.
Salut Col.
- Comment va ton père maintenant, Col ? - Il dort.
- Tu viens ? - Où ça ?
Je ne sais pas. Viens.
- Où as-tu appris à conduire comme ça ? - Moi cousin avait un taxi.
Écoute. Évitons de nous planter sur la route.
Je vais me mettre ce machin sur le dos.
- Qu'y a-t-il là dedans ? - Je vais mettre ça.
- Tu veux une clope ? - Volontiers.
- Tu y es. - Merci.
Où devons-nous aller maintenant, James ?
Qui pensez-tu que je suis, le putain de chauffeur ?
Tu te tais, ou tu sors et tu marches.
Allez, roule-lui dessus. Meilleure chance la prochaine fois.
- Allons à Londres. - Nous n'avons pas assez d'essence.
- Oh, les perruches ! - Ralentis, alors.
- Ralentis. - Nous aurons celles-là.
- Bonjour, splendides. Prêtes pour faire un tour ? - Qui sont-ils ?
- Je ne sais pas. Ne fais pas attention. - Dérape, fais voir.
Ne sois pas comme ça, ma chérie. J'essaie juste ma nouvelle voiture,
un cadeau d'anniversaire offert par mon vieux. Tu viens ?
- Je parie que ce n'est pas la sienne. - Il est honnête.
- J'ai 21 ans aujourd'hui, hein, mon pote ? - C'est vrai, oui.
- Tu viens ? - Où allez-vous donc ?
- Où veux-tu aller ? - Londres.
Moi aussi. Nous y allons, n'est-ce pas, Colin ?
Eh bien, ne comptez pas sur moi. J'ai bien mieux à faire de mon temps.
Ne sois pas comme ça chérie. On peut faire un petit tour, un aller-retour rapide,
monter dans les collines, admirer le paysage.
J'ai dit, ne comptez pas sur moi.
- Quoi qu'il en soit, ce n'est pas ta voiture. - Il est honnête.
- Allez, viens. - Allez, viens, on va aller faire un tour.
Non je dois faire les courses de maman, aujourd'hui
- Fais-les demain. - Tais-toi, toi.
Bon, écoute, je t'aiderai à les faire plus tard.
Allez, mon canard, ne joue pas les farouches.
Viens, Audrey.
- Eh bien, pas trop loin alors. - Comme tu voudras, chérie.
- Mettez-vous à l'aise. - Je ne dois pas trop tarder.
- Tout va bien ? - D'accord.
C'est parti.
- Je suis soufflé. - Ton vieux doit être bien friqué,
- pour t'acheter une voiture pour ton anniversaire. - Oui, il l'est.
Où l'as-tu trouvée ?
Nous l'avons trouvée sur un dépotoir, n'est-ce pas, Mike ?
- Ouais. - Mais gardez-le pour vous.
Vous l'avez volée, n'est-ce pas ?
- Disons que je l'ai empruntée. - Vous devriez avoir honte de vous.
Je voulais une bouffée d'air frais. Je la rendrai ce soir.
- Tu vas finir en prison un de ces jours. - Si tu ne fais pas attention.
Ça me sortira de ce trou.
Est-ce la seule façon de s'en sortir ?
- Donne-moi, une autre solution. - Tu peux arrêter ça pour commencer.
Londres est l'endroit où j'ai toujours voulu vivre.
J'y suis allé une fois avec un copain. Nous avons fait une excursion d'une journée,
on a regardé tous les magasins. Oxford Street était très agréable.
Vous auriez dû voir Piccadilly Circus. Oh, c'était merveilleux,
tout illuminé comme en plein jour.
- Ils jouent là tous les films en exclusivité. - Ouais, je sais.
Phyllis avait un bon boulot il est venu me chercher à la gare.
Je voulais rester là, y trouver un emploi.
Il ya d'autres endroits que Londres, tu sais.
Eh bien, je ne pense pas.
- Bon, je rentre à la maison maintenant, de toute façon. - Pourquoi ?
- Allez, Gladys. - Quoi ?
- Je vais vous reconduire. - Ne te tracasse pas, nous allons prendre le bus.
Comme tu voudras.
- Où l'as tu abandonnée ? - Où nous l'avons trouvée. Personne ne m'a vu.
Il ne saura rien,
jusqu'à ce qu'il se retourne et voie que quelqu'un
a piqué son chapeau et son manteau.
Eh bien, c'est mon dernier. Ça fait cinq shillings de foutus.
Laisse-moi la place. Enlève tes mains.
C'est parfait !
- À bientôt. - Au revoir, les gars.
- Allez, viens. - Quoi ?
On fait parts égales, tous pour un et un pour tous,
unis nous sommes forts, divisés nous tombons.
T'es un putain de poète, n'est-ce pas ? Voilà ce que tu es.
Quelqu'un à la maison ?
- Je ne veux pas de prendre de pilules. - Comme tu voudras.
Papa.
Plus vite.
C'est là que Stacey les lâche toujours, monsieur.
Tu n'approches pas, Smith.
Merde alors, ralentis salopard.
Bien, bien géré, Smith. Bien géré.
J'avais deviné que vous étiez un sprinter lorsque vous avez marqué ce but,
mais vous tenez aussi bien le fond. Ce fut une bon coup à l'instant,
- Tu as poussé juste au bon moment. - C'est arrivé comme ça, monsieur.
- Que veux-tu dire par "c'est arrivé" ? L'instinct ? - Monsieur ?
Que veux-tu dire par je ne l'ai pas planifié ? Tu n'as pas réfléchi ?
- Il s'est trouvé que je pouvais le faire, monsieur. - Eh bien, c'était un bel effort, en tout cas.
On n'obtient rien sans effort, n'est-ce pas, mon garçon ?
- Non, monsieur. - Eh, Stacey ?
Non, monsieur.
J'étais coureur moi-même.
Plutôt pas mauvais, aussi, mais un peu laborieux.
Tu sais, on pourrait envisager de t'entraîner pour cette course de fond,
avec l'aide de Stacey ici, bien sûr.
Et, qui sait, avec un peu plus de style et plus de stratégie,
et, bien sûr, de l'effort, tu pourrais nous remporter cette coupe ?
- Monsieur. - Eh bien, je te laisse.
Et, toi aussi, Stacey.
Quoi qu'il en soit, la concurrence stimulera Stacey.
Nous devons gagner cette course.
- Qu'est-ce... - Répugnant bâtard.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? - Je t'avais dit de te retenir, n'est-ce pas ?
Allez.
Attrape-le, Stacey. Vas-y.
Arrêtez, arrêtez. Allez arrêtez ! Cessez ce combat.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? - Mettez leurs noms au rapport, M. Roach.
Je les verrai demain à 3:00 dans mon bureau.
Très bien, entre là-dedans ! Bouge-toi !
Allez. À l'intérieur.
Ne force pas, utilise les pinces.
Mets ça à côté.
On dirait que tu vas devenir notre champion coureur maintenant, Smithy.
Ouais, ne dis donc pas de conneries.
- Eh bien, tu as battu Stacey. - Et alors ?
Nous irons tous les deux au mitard, au pain et à l'eau
lorsque le gouverneur en aura fini avec nous.
Non, regarde, s'il pense que tu peux gagner cette coupe,
- Il fera de toi son favori. - Écoute, je suis le favori de personne.
Si je pouvais courir aussi vite que toi, je serais déjà hors d'ici.
Pourquoi foutre le camp ?
La meilleure chose à faire est d'être rusé, et de rester où tu es.
Tu vois, je vais les laisser réfléchir ils ont promis de m'entraîner,
mais ils ne le feront jamais, les salauds.
Pour me soumettre, ils devront me coller une corde autour du cou.
- C'est un travail qu'ils ne rechignent pas à faire. - Gaffe, le vieil homme arrive.
Les gars ici démontent du matériel pour la ferraille.
Plus tard, nous essaierons de leur trouver quelque chose de plus constructif,
vous savez, pour mieux déterminer si un garçon a une aptitude ou une compétence particulière.
Et ce n'est pas toujours facile, bien sûr, parce que parfois,
ils peuvent se montrer, bon, disons peu coopératifs et, ensuite,
s'ils ne donnent pas satisfaction d'une manière quelconque, les gars sont renvoyés ici.
Ce n'est pas vraiment une punition, mais ils n'ont plus qu'à tout recommencer.
C'est la seule solution.
Bon. Eh bien, je vous montre le chemin, n'est-ce pas ?
- Mes respects, monsieur. - Bonjour, Craig.
Eh bien, vous pouvez voir ce que sont ces objets, ou plutôt ce qu'ils étaient.
Je ferais attention, monsieur. C'est, vous savez, parfois c'est absolument...
Regardez.
Très bien.
Merci, Smith.
Du pain et de l'eau, le pied.
Tu ne verras sûrement pas la cellule.
Il t'a souri, un vrai sourire.
- Maman, papa ne reviendra-il plus jamais ? - Tais-toi. Il est mort.
Allez, entrez vous autres. Je vais préparer votre dîner.
Merci, la belle.
- Mme Smith ? Et, c'est votre fils, c'est lui ? - C'est exact.
Voulez-vous vous asseoir ?
J'ai été désolé d'apprendre... pour votre mari.
C'était un excellent travailleur, et il a bien servi notre entreprise.
Nous avons décidé de vous payer 500 Livres d'assurance en espèces.
- C'est ce que vous vouliez, n'est-ce pas ? - C'est vrai.
Vous êtes le nouveau chef de famille maintenant, c'est bien vous ?
- Je le suis. - Eh bien, il le sera, quand il aura trouvé un emploi.
- On peut toujours vous embaucher ici. - Non, merci.
Voulez-vous signer ce reçu, s'il vous plaît ?
C'est une honte de devoir attendre la mort d'un pauvre vieux diable
avant de recevoir enfin 500 Livres.
Allons.
Au revoir tous les deux.
"Aura bien servi l'entreprise." Comme un forcené il travailla.
Je suppose qu'ils sont heureux que cela ait eu lieu après la dernière grève...
Papa est sorti en pleine forme. Il avait aussi obtenu l'augmentation.
- Vous l'avez reçu, comme il faut ? - Oui, merci.
Mam ! Mam !
Avez-vous tous été gentils pendant mon absence ?
- Johnny m'a frappé. - Tais-toi, toi bon gros...
Ferme ta grande bouche !
Bon, maintenant, ça ira.
Quoi de neuf, alors ?
Tu ne pouvais pas attendre que le pauvre diable soit froid ?
Eh bien, j'étais juste entré un instant pour voir si tu avais besoin d'aide, ma chérie.
- Ne sois pas comme ça. - Je n'ai pas besoin d'aide pour ça.
- Je sais assez bien me débrouiller. - Je n'en veux pas à ton argent, ma chérie.
Je gagne assez de mon côté.
- Mince alors, c'est quoi ? - Des billets de cinq Livres !
- Regarde tout ce papier. - Des billets de cinq.
- Qu'allons-nous en faire ? - Brûlons-les.
Tu ressembles tout à fait à ton père,
- tu es un putain d'idiot. - Combien y a-t-il, maman ?
- Ne me dérange pas. - Tais-toi !
- Vous allez acheter une nouvelle maison. - Une Rolls Royce !
Donne-moi un sèche-cheveux !
Va vite acheter des bonbons et arrête tes bavardages.
Maman, achète-moi un sèche-cheveux !
- Allons, ne... Faites comme votre Mam dit. - Garde tes mains auprès de toi.
Je suis le patron maintenant.
- Tu crois ? - Je ne crois pas, je le sais.
Pour l'amour de Dieu, Colin, n'avons-nous pas eu assez de peine ?
Bon, je vais sortir chercher ce téléviseur.
D'accord, patron ?
Regardez la petite miss Muffet avec son tuyau.
Espèce de salaud.
J'ai assez de problèmes sans que tu en rajoutes.
- Moody, ma chérie. - Qu'est-ce qui te prend, Stacey ?
Je ne sais pas ce qu'il a.
- Je ne peux pas lui tirer un mot. - J'en ai ras-le-bol.
- Ça vous dérange ? - Et alors ?
Il en va ainsi de plusieurs centaines d'autres fichus détenus,
mais sommes-nous découragés ?
- Oh, non ! - Non !
Vachement, asticot.
- Viens, Stacey, fumer une cigarette. - Même deux, Penny.
- Va veiller dehors la venue du maton. - D'accord
- Je te le dis, je suis le premier. - Pourquoi ?
Regarde, tout va bien, maintenant, quoi ?
Crache sur le mur, et qui sait quoi d'autre.
Ne dis pas de conneries.
Juste parce que le gouverneur t'a pris en train de te bagarrer, et alors ?
Ouais, tu auras seulement trois jours, au pain et à l'eau,
- quelque chose comme ça. - Ça me fait une belle jambe.
- Se farcir leur viande de cheval. - Et leurs patates pourries.
- Et leur pudding du jeudi. - Vous déconnez.
Le Gouverneur m'a vraiment dans le nez, comment être son chef de maison etc...
Le gouverneur s'appuie sur des certitudes, et si tu n'es pas une valeur sûre, il te mate.
Eh bien, tu es sûr.
- Je l'étais. - Gaffe. Le maton arrive.
Bon, les gars, tous en ligne ici, et, Stacey, coupe ce tuyau.
Lâchez les outils là-bas. Allez, tous les autres, bougez-vous !
À droite, vite, marchez !
Allez.
- Je pense que Stacey s'est enfui. - Laisse faire.
- J'ai été avec lui toute la matinée. - C'est la faute de ce nul de Smith.
- Attention, matons. - C'est bon, les gars,
- Quelqu'un a-t-il vu Stacey ? - Il est retenu pour un souper.
Combien de soupers avez-vous, M. Craig ?
Quatre soupers, et aucun avec Stacey.
- De quel groupe était-il ce matin ? - Cooper, quel groupe ?
- Allons, mon garçon. - Groupe jardinage, monsieur.
Je vais vérifier auprès de l'agent.
Allez, Robins, tu sais où est Stacey.
- Laisse-moi tranquille, veux-tu ? - Walsh, tu es son copain,
- Et toi ? - Je ne l'ai pas vu depuis hier.
- Et toi que dis-tu ? Où est-il ? - Il est parti en lune de miel.
- Où est le problème, alors ? - Quand avez-vous vu Stacey pour la dernière fois ?
Juste avant le déjeuner. Je l'ai envoyé couper le tuyau.
- Je vais le chercher et le trouver. - Bon.
Faites comme si c'était un fuyard, Mr. Fenton.
- Ouais. - Je vais chercher le chef.
- Ouais. - Je m'en fous du fuyard,
- Cette putain de patate a le goût de ciment. - Toutes les plaintes auprès du cuisinier.
- Cette sauce est comme de l'eau. - Très bien, jette-la.
Ils essaient de cacher un secret dans cette viande ?
Oui, tu crois qu'ils auraient tué cette viande avant de nous la servir...
Si ma vieille savait que je mange ces ordures, elle en aurait les couilles qui saignent.
Arrêtez ça !
Arrêtez ça !
- Ça suffit, les gars. - Les gars, allez, arrêtez ça.
- Calmez-vous, calmez-vous. - Très bien.
Arrêtez ça !
Arrêtez ça !
Allez, arrête !
Ça suffit !
Allez, restez tranquilles ! Calmez-vous maintenant ! Allez.
Joseph, arrête !
Taisez-vous ! Allez, calmez-vous !
- Taisez-vous ! - Silence !
Silence !
Allez, arrêtez !
Ce n'est pas drôle. Cessez cela.
La nourriture d'ici pue !
Calmez-vous !
Arrêtez ça !
- Eh bien, voyons ce que vous en pensez, Roach. - Je pense que ça pourrait être de la faute de Smith, monsieur.
- C'est un personnage assez complexe. Je... - Il n'y a rien de complexe dans un combat.
À mon avis, Stacey peut l'avoir provoqué.
En tout cas, avec Stacey introuvable, il n'y a rien que je puisse entreprendre,
ou qui puisse expliquer ce combat. Que dites-vous, Fenton ?
Eh bien, je pense qu'il est possible, monsieur, que Stacey l'ait trouvée un peu saumâtre.
Il était fier de sa position, cela le valorisait beaucoup.
Oui.
M. Fenton, ça fait sûrement partie de notre politique ici, de diriger un garçon difficile,
puis, quand il est acculé dans un coin, d'observer sa réaction.
- Je suppose que c'est ça. - Eh bien, sans doute est-ce ça.
En mettant la pression sur un jeune garçon, vous arrivez à savoir ce qu'il vaut vraiment.
Pas encore de nouvelles de Stacey, monsieur, mais nous tenons les autres sous contrôle.
- Tout est calmé ? - Oui, monsieur.
Nous gardons les trois agitateurs leaders en cellule.
- Je ne pense que nous n'aurons pas d'autre trouble. - Bien.
Chef, vous ne seriez pas surpris, compte tenu de ce qui s'est produit,
si j'annulais le concert de ce soir.
Non, monsieur, ça leur donnerait une leçon.
Peut-être, mais j'ai décidé le contraire.
Le concert aura lieu, et nous aurons notre journée sportive.
Chef, j'espère que vous et le personnel me connaissez assez
pour savoir que la dernière chose que je ferais serait de rendre votre travail ici
plus difficile, en sapant, en quoi que ce soit la discipline.
- Certainement, monsieur. - Si nous donnons trop de
place à la punition,
nous pouvons porter tort à nos relations avec le public, en général,
et aussi avec les gouverneurs de l'école Ranley.
Tout à fait. Tout à fait.
Eh bien, ce n'est un secret pour aucun d'entre vous
que je considère cette possibilité d'unir nos forces
avec une "Public School" lors de notre Journée des sports, comme un grand pas en avant dans notre histoire,
dans l'histoire de Borstal.
Donc, Padre, il ne vous est pas nécessaire d'annuler la moindre de vos dispositions
pour le concert de ce soir, sauf que je veux parler aux garçons
- avant qu'il ne commence. - Très bien, monsieur.
Eh bien, messieurs, je pense que c'est à peu près tout.
- M. Brown, puis-je vous dire un mot ? - Certainement.
Quelque chose vous préoccupe, Roach ?
C'est dommage pour Stacey, monsieur. Il va cruellement manquer aux sports.
Ne vous inquiétez pas. Nous gagnerons cette coupe sur Ranley.
Vous pensez à Smith ?
Eh bien, j'ai vu quelques coureurs dans ma carrière. Croyez-moi, il va tous nous surprendre.
La manifestation de ce matin, dans la salle à manger
je vais devoir faire un grand effort pour l'oublier.
Si vous avez n'importe quelle plainte raisonnable concernant la nourriture,
elle doit être faite au bon moment et auprès de la bonne personne,
c'est-à-dire moi. Alors, retenez bien cela et souvenez-vous-en.
Bien sûr, je sais ce qui a déclenché tout cela. Un garçon s'est enfui.
En l'occurrence, c'était un garçon dont nous avons pensé beaucoup de bien.
Il sera repris.
Il sera ramené et sévèrement puni.
On me dit que l'une des raisons pour lesquelles il a fui, c'est qu'il a été déçu.
Déçu ?
Je me demande s'il se rend compte combien c'est décevant pour moi.
Cet établissement a une très bonne renommée, et quiconque tire cette renommée vers le bas
tire aussi chacun d'entre vous vers le bas.
Et, maintenant, regardons du bon côté.
Vous avez appris la Journée des Sports contre le Ranley,
avec des garçons semblables à vous, mais qui ont bénéficié d'avantages
que vous n'avez pas eus.
Je veux que vous gagniez, et, en particulier, Je veux que vous gagniez la coupe
pour la course de fond.
Pour cela, et pour aucune autre raison, J'ai décidé de laisser le rideau se lever
sur notre concert de ce soir.
Alors, amusez-vous, et donnez à nos amis ici tout le soutien nécessaire.
Les gars, nous avons la chance d'avoir ici, ce soir,
l'un de vos très vieux amis, le mien aussi,
M. Roland Benton, avec ses imitations d'oiseaux.
Donc, nous allons lui réserver un accueil vraiment chaleureux.
Merci.
Et, je voudrais maintenant que vous veniez avec moi marcher sur un sentier de la campagne anglaise.
Et, là-bas, que voyons-nous posé sur la clôture du fermier Giles,
sinon un merle.
Maintenant, les gars, je veux me joindre à vous
en chantant ce bon vieil hymne que vous avez entendu si souvent dans la chapelle,
Jérusalem.
Merci.
Eh bien, n'as-tu rien à dire pour ta défense ?
Je voudrais juste dire que c'était autant ma faute que celle de Stacey, monsieur.
Nous pouvons laisser Stacey hors de ce propos, il est en bien grande difficulté.
Oui, monsieur.
Nous ne pouvons pas accepter que tu te battes comme une bête sauvage.
Si tu veux exercer ta force, Je suis sûr que M. Roach, ici présent,
se fera un plaisir de te prendre en main.
Bon, maintenant, j'ai quelques nouvelles plus gaies pour toi.
Tu as prouvé ta volonté au travail.
Nous allons te sortir du magasin, et te promouvoir au jardin.
Je vous remercie, monsieur.
Je veux que tu me promettes que tu vas continuer de courir.
C'est mon ambition de te voir gagner cette coupe
de l'école Ranley pour nous.
- Qu'en dis-tu ? - Je vais me faire de mon mieux, monsieur.
Je suis sûr que tu le feras.
Allez, maintenant ! Debout, debout ! debout, debout !
Le soleil est levé et brille ! Allez, Robins. Saute du lit maintenant ! Je vais te secouer !
Très bien, alors, ça mon gars !
Allez, qu'est-ce que tu penses que tu fais là ?
Tu ne peux pas rester là toute la matinée !
Allez, tu as la maladie du sommeil, ou quoi ?
Hello, hello.
Rapport au maître de maison. Allez !
Allons donc ! Assez d'étirement. Allez. Préparez-vous.
- Très bien, alors, venez ! - Très bien.
Là-bas, les gars, levez-vous !
Allez, Tyler ! Tu n'es pas encore levé. Allons, habillez-vous.
Qu'est-ce qui ne va pas avec toi, Smith ?
Tu penses être exempté ou quoi ? Allez ! Allons-y !
Tais-toi.
Très bien, va à l'entraînement pas de tire-au-flanc ici !
Allez, laisse-moi sortir d'ici.
Qui a mon pot ?
Un, deux. Un, deux.
Un, deux. Plus haut les genoux !
Gauche, droite, gauche, droite, gauche... Les genoux plus haut, Smith.
Beaucoup plus haut que ça ! Gauche, droite, gauche, droite. Encore plus haut !
Levez le menton. Gauche, droite. Un et deux, et un et deux.
Un et deux.
Touchez vos orteils. Étirez les jambes, et gardez la tête baissée.
Un, deux, trois, quatre. Un, deux, trois, quatre.
Tirez les coudes en arrière là. Un, deux. Un, deux.
Un, deux. Un, deux.
Plus vite ! Un, deux. Un, deux.
- Un, deux. Allez. - Bonjour, Craig.
Bonjour, monsieur.
Tout est normal, monsieur. 34, cinq à l'infirmerie, deux aux cuisines, un aide-cuisinier, monsieur.
- Continuez, Craig. - Très bien.
Silence !
- Roach. - Bonjour, monsieur.
Je vois dans le rapport sportif que Smith
fait de bons temps dans les courses d'entraînement.
Meilleurs que je ne pensais, monsieur. Je crois que vous aviez raison.
- Vous n'avez toujours pas confiance en lui ? - Je ne saurais dire, monsieur.
Eh bien, nous le verrons bientôt, d'accord ?
- Mettez-les au repos. - Repos !
Eh bien, les gars, vous avez tous entendu dire que si vous jouiez à la balle avec nous,
nous allions jouer à la balle avec vous.
J'ai dit à un garçon ici, que moi-même et tout le personnel étions prêts à lui faire confiance.
- Et nous tenons notre parole. Smith. - Monsieur ?
Déverrouillez la porte, M. Craig.
Smith, vas-y. Le trajet habituel.
Tu l'as fait plusieurs fois sous surveillance,
mais cette fois tu vas le faire tout seul.
Sois de retour à l'heure habituelle, hmm ?
- Prêt à y aller. - Oui, monsieur.
- Qu'est-ce que tu vas m'acheter, maman ? - Où irons-nous d'abord ?
Tu sais ce que je veux, n'est-ce pas ?
J'aime ça.
Arrête.
Tiens-toi tranquille.
Cc'est beau.
Où allons-nous maintenant, maman ?
Mince, je suis crevé.
- C'est ce que je veux. - Allez.
- Vite. - C'est ma robe.
Ça devrait les faire taire.
Pas mal pour 20 £, hein ?
Ah, merveilleux.
Merveilleux combien les choses sont bon marché quand on peut payer en espèces.
- Espérons que ça dure. - Ne t'inquiétes pas.
Il y a eu mieux.
Maintenant à vous deux.
Vous avez tous deux été bons pour moi, alors ne discutez pas.
Tiens voilà, Colin, ceci est pour toute ton aide.
Non, ça va comme ça.
Non, ça ne va pas comme ça, prends. Allez, prends.
Voilà l'homme à la bière.
Smith, allez. Mets tes chaussures.
- Tiens voilà, chérie. - Je te remercie.
- Voici la monnaie, Colin. - Bof.
- Tu as les clopes ? - Oui, je les ai.
- Tiens. Fume donc à en crever. - Bof.
- Cache nous ça, chérie, veux-tu ? - Audrey.
Le gars derrière le bar ne voulait d'abord pas m'en vendre,
il disait que j'étais mineur.
Bien envie d'y retourner et de lui casser quelques dents.
Ne fais pas le con.
À rendre malade.
Qu'as-tu raconté à tes parents ?
J'ai dit à ma mère que je sortais pour rester toute la nuit avec Audrey.
- J'ai dit que je serais avec Gladys. - Une belle paire de rusées !
- Bon, rinçons nous le gosier. - Voilà c'est pour nous.
Santé.
Quatre pour Skegness, s'il vous plaît.
Quatre pour Skegness. Première classe.
- Je t'ai entendu. - J'avais cru que non.
Tu ne devrais pas gaspiller ton argent comme ça.
Ne t'inquiètes pas, il y en a beaucoup d'autre de là où il vient.
Allez, mon gars. Je n'ai pas toute la nuit.
Tiens, tiens !
- Colin, mets la main dessus - Attends-moi.
- Pas question d'arrêter. - Cesse de pousser.
C'est mieux.
Et descends ceux-là. C'est bien, chérie.
Je vais t'aider.
Allez, poupée, donne-moi un baiser.
Attends une minute. C'est assez.
Je ne voulais pas ça.
Allez, viens.
- Vous êtes mariés, n'est-ce-pas ? - Oui.
Les gens se marient jeunes aujourd'hui, vous savez.
Eh bien, vous pouvez payer maintenant, C'est 1 £ chacun pour la chambre.
Voilà.
Allez, vous deux.
Dormez bien.
Allez.
Venez maintenant. Allez.
Le premier dans l'eau est mouillé.
Je suis venu à Skegness avec maman et papa quand j'avais quatre ans.
Ils étaient heureux ce jour-là et ils étaient bien en fonds,
et pendant qu'ils maniaient la pagaie sur la mer, je me suis enfui pour essayer de me perdre.
Et je me suis perdu.
Mais je n'ai pas dû rester longtemps perdu,
parce qu'après environ quatre heures,
ils sont arrivés et m'ont trouvé assis sur les marches de ce grand bâtiment,
chantant et agitant ce bâton vers tous ceux qui passaient.
Je n'ai pas eu le temps de pleurer qu'ils m'avaient déjà ramené sur la plage.
J'essayais toujours de me perdre quand j'étais gamin.
Cependant, j'ai vite découvert qu'on ne peut jamais vraiment se perdre.
- Que vas-tu faire maintenant ? - Chercher un emploi, je pense.
Qu'est-ce que ton vieux a fait avant de mourir ?
C'était un travailleur, qui suait ses tripes pour 9 £ par semaine.
- Il ne s'est jamais senti vraiment bien. - C'est la même chose pour tout le monde.
Il y avait toujours des querelles à la maison et,
presque toujours pour des questions d'argent.
Papa et maman se sont battus comme chien et chat.
Papa a menacé de casser la gueule de maman
parce qu'elle le trompait avec d'autres mecs.
Maman maudissait Papa de ne pas amener assez d'argent à la maison.
C'est ainsi que la plupart des gens vivent.
Je commence à comprendre que ça devrait changer.
- Allez, essaie de me rattraper. - Non, reviens.
Col ?
Col ?
Col, où es-tu ?
Je suis à tes trousses.
- Col. - Bouh.
J'avais du sable dans les yeux.
Tu vas bien ?
Il fait beau ici.
Super.
Qu'est-ce qu'on va faire quand on reviendra à Nottingham ?
Profiter, je l'espère, prendre du plaisir.
Travailler.
Je pensais qu'il serait merveilleux de grandir.
Je pense que c'est ça.
C'est vrai, mais cependant pas de la façon dont je le pensais.
Pourquoi, qu'est-ce que tu en penses ?
Je ne sais pas. Peut-être que nous ne savons pas encore grand chose.
J'en sais assez, tu sais, pour vouloir en savoir plus.
J'ai appris beaucoup ces derniers temps.
Le problème, c'est que je ne suis pas tout à fait sûr de ce que j'ai appris.
Je vais te dire une chose que je sais, je t'aime beaucoup, Audrey.
- J'aimerais que nous puissions rester ici pour toujours. - C'est bien, n'est-ce pas ?
Tu n'es jamais sorti avec quelqu'un avant ?
Oui !
Je veux dire,
pas comme la nuit dernière.
Que dirais-tu d'une autre tasse de café ?
- J'ai juste assez pour notre billet de retour. - Troisième classe.
- Ouais. - Tais-toi, ramasse-miettes.
Ne sois pas comme ça, mon canard.
Regarde, ça suffit, mec, ouais.
Tant pis si nous ne pouvons pas rentrer.
Retour, retour, arrière. Je souhaite que nous n'ayons jamais à revenir en arrière, d'accord ?
Allez, allons-y.
je veux vous parler ce soir du défi de la prospérité.
Le patriotisme est méprisé par les intellectuels aujourd'hui,
mais je crois que la Grande-Bretagne arrive à une époque
où elle sera plus grande que jamais...
Bravo !
...et je vous demande vraiment de le croire,
parce que c'est là notre force. Ce dont je suis à la recherche...
Je sais ce que je recherche.
...c'est un esprit de consécration, comme si nous sentions un couronnement,
ou à une naissance royale.
- Oh, mon Dieu, regardez-le. - Il veut une couronne.
De nos jours, alors que nous jouissons tous d'un luxe plus grand que jamais,
avec nos prestations de chômage,
et nos allocations familiales, et nos pensions de vieillesse...
Je ne me gênerais pas pour encaisser la mienne.
...Je crois qu'une nouvelle mode d'auto-discipline
se répand dans le pays.
Fais gaffe à toi, mon garçon.
Nos jeunes n'ont jamais été infectés
par la maladie du continent
l'existentialisme
Contrairement aux Américains, nos cousins d'abondance,
nous nous sommes montrés fort pour faire face au virus de l'État...
Regarde, les télé boys !
...pour la réalisation complète de l'Amant de Lady Chatterley.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Nous ne voulons pas le son.
Eh bien moi si. Ça te dérange ?
Oui... ou la côte...
Je te l'ai dit, c'est notre maison.
Tu es un vrai mixer, n'est-ce pas ?
- Toujours en train de bouger. - Et je donne les ordres ici.
Pas à moi, n'essaie pas.
Je ne sais pas ce que tu gagnes à te foutre en boule comme ça,
tu détruis notre foutue relation ?
- Mais non. - Tu as une clope ?
Non, ne te fous pas de ma gueule, mon pote.
Et quant à toi, je commence à avoir assez de tes conneries.
Tu m'insultes jeune bâtard !
Recule. Je vais te tuer.
Colin ! À quoi est-ce que tu joues ?
Eh bien, il essaie de m'apprendre ce que je dois faire dans ma propre maison.
- Je vais faire sauter ta barraque. - Maintenant, regarde ici... Tais-toi, toi !
Tout dans cette maison m'appartient donc tu n'y détiens aucun droit.
Rien ne t'appartient.
- Maintenant, monte le son. - Fais-le toi-même.
Tu n'as pas à me parler comme ça. Monte le son.
Je ne reçois pas d'ordres de n'importe qui.
C'est ce que tu penses.
Je trime du matin au soir,
et tout ce que tu sais faire c'est de t'asseoir avec cet empoté bon-à-rien.
Tu as amené ce polichinelle ici avant que mon père soit froid.
Dehors.
Et ne reviens pas jusqu'à ce que tu gagnes un peu d'argent !
...de la grande époque élisabéthaine.
Stupide idiot !
J'ai froid.
Ça pourrait aller avec un nouveau manteau.
T'aurais dû y penser lorsque ta vieille était bourrée de fric.
Nous avons eu du bon temps à Skeggy, n'est-ce pas ?
Nous avons tout fait.
Col, quelle est la première chose que tu ferais si tu gagnais 75.000 ?
Je compterais.
Comment s'en sortir ?
Présente tes mains. Allons.
Nous n'aurions pas dû venir ici, nous ne trouverons rien.
Ne parle pas si vite.
Tu connais personne qui veut acheter de la farine ?
Éteins-ça, idiot d'imbécile.
C'est mieux comme ça.
- As-tu trouvé quelque chose ? - Non, et toi ?
Non, rien encore.
- Ça y est. Allez. - Peut-être, qu'il y a plus.
Non, c'est tout ce que nous allons prendre. Allez.
Colin, nous pourrons obtenir quelques livres de ça.
C'est trop lourd ! Remets-le en place et éteins cette lumière.
Ne claque pas la porte.
Nous sommes à la maison.
Regarde-toi, tu ressembles à un canard en cloque.
Maintenant, alors, maintenant, alors, maintenant, alors, c'est quoi cette grosseur à ton ventre, mon chéri ?
- Quelle grosseur ? - Cette grosseur là.
- C'est vrai, c'est une excroissance. - Une excroissance ?
- Cancer. - Le cancer ? Un garçon, de ton âge ?
Oui, c'est dans la famille, M. l'agent.
Mon oncle Albert en est mort, le mois dernier,
et je vais y passer ce mois-ci des suites de celui-là.
- Il l'avait dans le ventre, aussi, hein ? - Non, il l'avait dans la poitrine.
Le mien a commencé dans la poitrine, puis il a glissé vers le bas, vous voyez.
Il me semble qu'un gars dans ton état devrait être à l'hôpital,
et non traîner dans les rues. Je pense que tu ferais mieux de venir avec moi.
Sors de là.
- Viens ici et ouvre-la. - Ouais, d'accord.
Non, non, non.
- Qu'est-ce que c'est ? - Seulement moi.
Ah, vous voilà de retour ? C'est quoi tout ce bruit ?
Rien. Nous ne faisons que casser une noix de coco que nous avons bien méritée.
Il ya assez de noix dans cette maison. N'as-tu trouvé aucune autre maison où aller ?
Je suis juste venu pour dire bonsoir, Mrs. Smith.
Eh bien, fais vite et surtout fais moins de bruit.
Bonne nuit, alors.
Quelle bonne main.
De l'argent.
Il y a 45 £, 15 et quatre pence 1/2.
- Combien as-tu trouvé ? - 25 £, et 10 shillings, je crois.
Ça fait 25 £, 10 shillings, plus 45 £, 15 et quatre pence 1/2...
71,5 £ and quatre pence 1/2.
Tu viens à Skeggy avec nous alors, canard ?
Avec quoi espèce d'effronté ?
71 £,5 et 4 pence 1/2 voilà de quoi.
Ah, oui, mais nous n'allons pas à Skegness, pas encore en tout cas.
- Pourquoi pas ? - On va le cacher.
Le cacher ? Pour quoi faire ?
Nous ne voulons pas être comme notre Jack au bas de la route, tu vois ?
Il a récolté 200 £ lorsqu'il a volé ce bureau.
Dès qu'il a eu les sous, il est parti au sud, pour s'acheter une tenue de blouson noir
et une batterie de drums bongo. Il a même pris un taxi pour revenir.
Tout le monde savait qu'il avait fait un casse.
Quand il est rentré à la maison, les flics l'attendaient.
- Quelqu'un l'a donné, tu peux être sûr. - Bien sûr que quelqu'un l'a donné.
Il ya toujours quelqu'un qui veut faire une bonne action envers la flicaille.
S'ils ont deux pence de plus que toi,
ils pensent que tu veux les voler.
Donc, il faut un peu ruser, un peu dissimuler, si tu veux l'utiliser un jour.
Où allons-nous le cacher alors ?
Que penses-tu de là ? Ce serait pas mal ?
Sûr comme une banque.
Nous sommes des voleurs bâtards, mais nous ne sommes pas naïfs.
Je me sens fatigué d'avoir réfléchi à une idée comme ça.
- Oui, tu es un génie. - Va chercher des clopes.
- Va chercher des clopes. - Où vais-je prendre les sous ?
- C'est con y'en a pas ! - D'accord.
C'est quoi ça ? Nous ne pouvons pas la laisser ici.
Il faut planquer cette chose-là.
- Elle ne le remarquera pas de toute façon. - Non, on se marre.
Mets-la dedans.
S'ils ne peuvent pas la trouver, et qu'ils ne peuvent pas trouver le pognon,
ils ne pourront rien prouver contre nous.
Ç'est bien au milieu, ça va ? Un peu plus ici.
Nous pourrons l'arroser au matin !
- Colin ! - Quoi.
Il y a un homme qui veux te voir.
- Qui ? - Je ne sais pas. Allez, lève-toi.
- Colin Smith ? - Ouais ?
Je veux juste te poser quelques questions.
- Pourquoi ? - La routine.
Sais-tu où est la rue Papplewick ?
N'est-ce pas à la sortie de la route Alfroin ?
Il y a un boulanger au milieu, vers le bas, sur la gauche.
- Le connais-tu ? - Je vois, à côté d'un pub.
- Non, ce n'est pas ça. - Désolé, alors je ne vois pas.
Si tu veux savoir, mon pote,
il ne quitte jamais sa télévision, tu n'as rien contre lui
Tu ferais mieux de chercher quelqu'un d'autre,
parce que tu gaspilles les impôts
que je paye, à rester piqué là.
Tout ce que je veux savoir, c'est où tu étais hier au soir.
M'occupais de mes propres affaires.
Il ya eu un cambriolage la nuit dernière, et de l'argent a été volé.
Dis-moi où est cet argent et je vais essayer de t'éviter la probation.
Ai-je l'air de savoir quoi que ce soit sur cet argent ?
- Que se passe-t-il là ? - Je pose juste quelques questions.
- Vous êtes son père ? - Non, heureusement pas.
Amène-moi le petit déjeuner sur la table, veux-tu ?
Tu ne peux pas me duper, tu sais, il est donc inutile d'essayer.
- Dis-moi où est cet argent. - Et c'était combien ?
- Était-ce 3 £ et 8 pence 1/2 ? - Jeune bâtard voleur.
Nous allons t'apprendre à piquer l'argent qui ne t'appartient pas.
Hé la mère ! Passe un coup de fil à mon avocat, tu veux ?
Très bien, Colin, juste une seconde.
Astucieux, n'est-ce pas ?
Nous n'aurons de cesse que cette histoire soit éclaircie, tu sais ?
Regarde, tout ça c'est très bien que nous parlions comme ça,
tu sais, comme si c'était un jeu, mais je veux que tu me dises de quoi il s'agit,
parce que, honnêtement devant Dieu, Je viens de sortir du lit,
et te voilà à la porte
en train de m'accuser d'avoir volé beaucoup d'argent,
de l'argent dont je ne sais rien.
Je veux dire, que tu as de l'argent dans la cervelle, comme tous les flics.
Je veux une réponse de ta part.
Je vais te dire. Je te propose une transaction.
Quel genre de deal ?
Je vais te donner tout l'argent que j'ai,
soit une livre et quatre pence et demi,
si tu veux bien mettre fin à cette torture et me laisser rentrer prendre mon petit-déjeuner.
Il fait un putain de froid debout ici, et je vais y choper la crève.
Tu n'entends pas grouiller mes tripes ?
Très bien, mon garçon.
Mais tu n'as pas fini d'en entendre parler bien davantage, tu sais.
Fais bien attention à ça !
Tu peux le réparer pendant que tu y es.
Ça te dérange ?
Blâme ton gars, pas moi.
J'essaie juste de nettoyer le gâchis que vous avez fait.
À bientôt.
Sherlock Holmes,
j'espère que toutes ces putains de banques ont été volées
pendant que tu es venu bidouiller ici.
Ils viennent fouiller chez vous et tout. Et ils ne sont pas plus avancés.
Continue de dire des mensonges jusqu'à ce que ton visage bleuisse.
Pourquoi ne prenons-nous pas l'argent maintenant ?
Nous pourrions emmener Audrey et Gladys à Skegness,
et prendre le temps de vivre avant d'aller au trou.
Nous n'allons pas nous faire prendre, et nous passerons de bons moments plus tard.
J'espère que tu as raison.
Bonjour.
Que faisaient ces flics dans la maison aujourd'hui ?
- Mêle toi de tes affaires. - Je ne te parle pas.
Ils essayaient de lui mettre un vol sur le dos.
Oui, et je parie qu'ils avaient de bonnes raisons.
Écoute, je n'aime pas vivre dans la cuisine d'un voleur.
Qui te le demande ?
C'est toi, Gordon ?
C'est moi, chérie.
La télé déconne encore. Tu veux bien la réparer ?
De suite.
Je n'ai jamais eu d'ennuis avec la police.
Tu veux dire que tu ne t'es jamais fait prendre.
Bon, allons chercher les filles.
- Donnez-nous des frites. - Et un cabillaud.
Ma chance fout le camp. J'avais les flics à la maison aujourd'hui.
Ces bâtards ont fouillé partout.
- Que cherchaient-ils ? - Que penses-tu ? De l'argent.
- J'espère que tu n'as rien piqué. - Ça va.
Tu vois, ils ne peuvent rien me mettre sur le dos tant qu'ils n'ont pas trouvé le blé,
et ils... Eh bien, ils ne le trouveront pas.
- Sois prudent, malgré tout. - Tout va bien.
Dès que ce sera moins chaud,
nous irons à Skeggy pour profiter plus que jamais.
La commande là.
Pourquoi ne cherches-tu pas un job, maintenant, Col ?
Qu'est ce que ça a à faire avec toi ?
Col !
Ne t'en fais pas, chérie.
- Quel est le problème avec lui alors ? - Je ne sais pas.
Peut-être que je vais trouver un emploi.
Ce n'est pas que je n'aime pas le travail,
c'est que je n'aime pas l'idée de m'asservir moi-même
et que les patrons puissent en tirer tout le profit. Ça me paraît mauvais.
Mon vieux disait que les travailleurs devraient gagner tous les profits.
Non, non, c'est ce que je pense. Je parie que c'est comme ça que ce sera à l'avenir.
Et cela sera si je fais ce qu'il faut pour ça.
Le problème est que je ne sais pas par où commencer.
Qu'est-ce que tu veux faire, Col ?
Je ne sais pas, vraiment.
Vivre, je suppose.
Voir ce qui arrivera.
Reste avec moi cette nuit, Col.
Bonjour. Te voici à nouveau.
- J'ai des nouvelles pour toi. - Quoi ?
- Tu as été identifié. - Par qui ?
Il y a une femme qui jure ses grands dieux qu'elle t'a vu, toi et ton copain, sortir de cette boulangerie.
Qui qu'elle soit, elle accuse des personnes innocentes,
parce que la seule boulangerie où je sois allé est celle de notre rue
- Pour chercher un peu de pain sur le crédit de ma mère. - Maintenant, arrête de me baratiner.
Je veux savoir où est cet argent.
De l'argent. Tu aurais dû le dire. Demande à ma mère.
Elle l'a emmené au travail pour se payer du thé à la cantine.
Je crois que c'étaient quelques shillings,
parceque je l'avais mis sur la télé hier au soir. Pour vous dire la vérité,
j'ai presque eu une crise quand j'ai vu qu'il avait disparu,
parce que j'espérais m'acheter quelques clopes avec ces pièces ce matin.
Très bien mon gars, mais tu devrais faire gaffe où tu mets les pieds,
parce que, si je te coince tu vas disparaître pour un sacré bout de temps.
Quoi qu'il en soit, je ne pense pas que la vie soit bonne à vivre, sans clope, et toi ?
Je veux dire, je suppose que tu pourrais...
tu pourrais même pas les ramasser dans la rue, par ce temps.
tu pourrais les faire sécher, mais ce ne serait plus le même goût,
c'est que, rester dehors sous l'eau de pluie, ça les transforme,
ça les change en bourre de foin, il leur manque le goût.
Quoi qu'il en soit, si jamais je vois cet argent, tu peux être certain que je te le ferai savoir
au téléphone, bon, je veux dire, parce que 2 shillings sont 2 shillings, non ?
- Tu ne les vois pas traîner dans la rue. - Toi sale petit bâtard voleur !
Bonjour, monsieur. Tout est en ordre.
- Bonjour, monsieur. - Bonjour, monsieur.
Bonjour, les gars.
- Bonjour, monsieur. - Smith.
J'ai parlé avec le médecin à propos de ton check-up.
Je pensais que tu serais heureux de savoir, que tu es solide comme un roc.
Bien, monsieur. Je vous remercie, monsieur.
Eh bien, c'est important, tu sais,
si jamais tu penses à pratiquer l'athlétisme de haut niveau.
Tu sais, je ne puis imaginer qu'il y ait aucun autre honneur
qu'il puisse donner à un homme une plus grande satisfaction,
que de représenter son pays aux Jeux Olympiques.
- Non, monsieur ! - Les Jeux olympiques.
Je pense que c'est l'une des meilleures idées que la civilisation ait jamais eue.
Soit dit en passant, est-ce que ta mère descend
pour le grand jour contre l'École Ranley ?
C'est un peu trop loin pour qu'elle vienne, monsieur.
Eh bien, le moment venu,
quand tu diras au revoir à Ruxton Towers,
tu t'apercevras que tu as un grand avenir devant toi en tant qu'athlète.
- Bien, mets-y toute ta volonté. - Oui, monsieur.
Poursuis ces soirs d'entraînement dans la campagne, veux-tu ?
Oui, monsieur. Je vous remercie, monsieur.
Voici des nouveaux qui arrivent.
Très bien, campeurs, prenez vos clés à la réception.
Ici, mon pote, qu'est-ce que tu veux, lit et petit-déjeuner ou pension complète ?
Allez, j'ai besoin de plus que ça, je suis un garçon en pleine croissance.
Ferme ton clapet, veux-tu ? Tu vas me mettre en colère.
Regardez, voici Flash Smith.
Tu ferais mieux de te laisser distancer, camarade. Ce type est le papa.
- C'est mon dîner ! - Chut, machin, c'est papa Smith.
Allez, on se disloque. Continuez d'avancer !
- Donne-lui en un autre. - Avancez !
Qu'est-ce que c'est ?
Assieds-toi ici avec moi.
- Comment as-tu atterri ici ? - J'ai été pris à forcer une voiture.
J'ai cogné un flic. Gladys a été mise en probation.
Pas de chance.
- Comment va Audrey ? - Elle va bien.
Elle aimerait avoir de tes nouvelles.
- Elle ne peut pas attendre jusqu'à ce que tu sortes. - Eh bien, moi non plus.
- Tu ne sens pas une drôle d'odeur ? - Une odeur horrible.
Ça ne serait pas toi, par hasard ?
Si c'est le cas, nous devrons te nettoyer un peu, non ?
Laissez-le. C'est un de mes amis de mon bled.
Je pensais que je pouvais sentir Nottingham. Il pue pire que Liverpool.
- J'ai dit ça suffit, d'accord ? - Je peux me défendre seul.
- Bien sûr que oui, c'est pour ça que tu es ici. - Il y a eu la malchance, c'est tout.
Le roi des potes de ce Borstal, tu te souviens ?
- Que veux-tu dire ? - Eh bien, c'est un grand sportif.
Ouais, il court comme un maudit lévrier, fabriqué par le vieux Smudgey.
C'est le gouverneur. Il me pousse sur le coup de cette course de fond.
- Quoi ? - Ouais,
une course contre un tas de connards d'une "public school".
Il me pousse vers le haut comme un cheval de course.
Seulement on ne prend pas aussi grand soin de moi qu'un cheval de course, c'est la seule différence.
Il veut que je devienne un coureur professionnel. Je suis heureux de travailler pour de l'argent.
Pour un Shilling une bouffée, jusqu'à une Guinée pour un soupir,
et la retraite avec pension de vieillesse à 32 ans.
Oui, mais il suffit de penser, cependant. Pense à toutes ces parts de gâteau.
Tu auras une grosse Jaguar,
et une charmante secrétaire pour répondre aux lettres de tes fans.
Penses-y, Smudge, pris d'assaut dans les rues.
Pas celui-ci.
De quel putain de côté es-tu tout d'un coup ?
C'est le garçon aux yeux bleus du gouverneur maintenant.
- Monsieur le Directeur. - Bonjour, bonjour.
Je crois que vous connaissez le Président de notre Conseil d'Administration.
- Bien sûr. - Oui, en effet, en effet.
Bon, alors, je vais aller dire un mot à mes garçons.
- Eh bien, je vais vous voir bientôt. - Oui.
Bien.
- Je dis, c'est gentil à vous de venir. - Pas du tout.
Mes espions m'ont dit que vous aviez un champion coureur.
Je crois.
Nous espérons bien qu'il va vous déposséder de la coupe de course de fond.
Entre vous et moi, j'espère bien qu'il va le faire.
- Très généreux de votre part, Peter, mon vieux. - Pas du tout.
Je sais ce que cela signifie pour vous.
Venez donc prendre un verre de Sherry, voulez-vous ?
Bonne idée.
Maintenant, écoutez, vous autres, il serait préférable de ne pas me laisser tomber aujourd'hui.
Putain, je ne veux pas que vous m'emmerdiez.
- Bonjour. - Comment allez-vous ?
- Je suis M.Craig. - M. Scott. Ravi de vous rencontrer.
- Vos garçons prennent les porte-manteaux de ce côté. - Très bien, merci.
Par là, les gars
- Bonjour, les garçons, ravi de vous voir. - Bonjour.
- Salut. - Salut.
- Salut, les gars. - Comment allez-vous ?
Bonjour.
- Comment va cette articulation ? - Terriblement mal.
- Elle ne peut pas être pire que la mienne. - Tu veux parier ?
- Chez vous, comment est la bouffe ? - Pardon ?
- La nourriture. Grub. - Assez triste.
Je vois que nous avons beaucoup de choses en commun ?
Oui, nous devons lutter ensemble et unir nos forces.
Ouais, c'est une idée. une petite révolution.
Allez, Castro. On y va.
- Très bien. - T'as pas une tige, par hasard ?
- Une tige ? - Ouais, tu sais, une clope.
Non, désolé, nous ne sommes pas autorisés à fumer.
- Ouais, qu'est-ce qui se passe si vous êtes pris ? - Nous sommes fouettés sur les fesses.
- Vous payez pour aller à cette école ? - Eh bien, nos parents, oui.
Ben putain.
- Le personnel est sévère ici ? - Les matons ?
Ouais, ils pensent qu'ils le sont, mais nous savons les manipuler.
Oui, nous arrivons à les faire déraper.
- Qui fait la course ici aujourd'hui ? - Pourquoi, mon pote là-bas.
Bonne chance alors.
Merci. Bonne chance à toi.
Tu vas en avoir besoin, mon pote. Tu n'as pas une chance.
Allez, les gars. Nous y voilà.
- Après toi - Non, après toi.
Allez, viens.
Bien sûr, vous ne voulez pas limiter votre vitesse avant de partir, les gars ?
Bonjour. Bonne chance.
Excellente chance à vous, les gars. Bonne chance.
Excellente chance, les gars.
Bonne chance à vous, les gars.
Maintenant, tu es le seul de Ranley que nous ayons à surveiller ?
- Oui, monsieur. Merci. - Bonne chance.
Bonne chance. Bonne chance.
Bonne chance à vous.
- Excellente chance. - Voici Smith, monsieur,
Je vous parlais de lui.
J'ai entendu de grandes choses sur vous.
- Vous êtes prêt pour battre l'école Ranley ? - Nous ferons de notre mieux, monsieur.
C'est une bonne idée.
Oui, eh bien, nous comptons sur vous, Smith. Et aussi, sur vous tous.
Nous souhaitons y arriver, monsieur.
Maintenant, Roach, vous dirigez ?
J'ai un pari sur le nombre sept, Gunthorpe.
Mon fils, Willy, me dit qu'il est le meilleur coureur dans leur école.
J'espère que vous êtes un bon perdant, mon colonel.
Quand vous serez prêt, Roach.
Attention les gars, prenez votre position au départ !
- Qui encouragez-vous ? - Numéro 14.
Smith ? Plutôt déloyal envers Willy, n'est-ce pas ?
C'est à Willy que je pense.
Si votre fils ne quitte pas cette clique miteuse de Chelsea avec laquelle il traîne,
c'est là que nous serons, vous et moi l'an prochain.
Mesdames et Messieurs, voici une épreuve de cross-country longue de cinq miles
entre l'école et Ranley Ruxton Towers.
prêts, les gars ? À vos places.
Lève les genoux plus-haut. Allez, Smith, plus haut.
Eh bien, quand le jour sera venu pour vous de dire au revoir à Ruxton Towers,
vous comprendrez que vous avez un grand avenir devant vous en tant qu'athlète.
Si vous y mettez tout votre cœur.
Grande belle Jaguar, et belle secrétaire pour répondre aux lettres de tes fans.
Pris d'assaut dans les rues.
Si vous jouez à la balle avec nous...
Jeune bâtard voleur.
...on va jouer à la balle avec vous.
Que voulez-vous dire ?
Il court comme le putain de lévrier de ce vieux Smudge.
Le roi des potes de ce Borstal, vous savez.
Athlétisme, sports
Où diable es-tu allé traîner ?
Johnny m'a frappé.
- Tais-toi, bon gros... - Ça suffit
Il court les filles ! Il court les filles !
Arrête ça pour commencer.
- Je ne veux pas non plus de prendre de pilules. - Tais-toi.
Tout dans cette maison m'appartient aussi laisse ça en ordre.
Il veut donner une putain de leçon, celui-là.
Il apprendra.
Ils doivent être à mi-chemin maintenant.
C'est mon ambition de te voir gagner pour nous cette coupe de l'école de Ranley..
- Reste derrière, Smith. - Ralentis, sale bâtard
Tu te crois intelligent, n'est-ce pas ? Dis-moi où est cet argent.
Je te ferai sortir de probation. Vous êtes son père ?
Dis-moi où est cet argent.
Quelle est la première chose que tu ferais si tu gagnais 75.000 Livres ?
Fille.
Je ne comprends pas pourquoi vous tentez toujours de fuir les choses.
Pourquoi ? Pourquoi, alors ?
Ils sont là, ils arrivent en haut de la colline
Oui, quelqu'un arrive au le sommet de la colline maintenant.
Nous ne pouvons pas voir encore qui c'est.
Est-ce que ça va être l'école Ranley, ou celle de Ruxton ? C'est Smith !
- On dirait votre homme. - La coupe est à nous !
...il est largement en tête.
C'est une merveilleuse avance. C'est une victoire facile pour Towers Ruxton.
je ne peux pas voir encore qui est derrière lui.
Attendez une minute. C'est le numéro sept. Le numéro sept est Gunthorpe.
Je crains que ton gars n'ait aucun un espoir de le rattraper maintenant.
Gunthorpe essaie de se rattraper, mais il n'a pas grande chance.
Gunthorpe force.
De bonnes jambes, Gunthorpe, mais il ne va jamais y arriver.
Allez, Smith, mon garçon. Allez, Smith.
Il a une bonne avance là. Et il a de l'énergie en réserve.
Gunthorpe tente de gros efforts pour le rattraper. Il n'y arrivera jamais.
Allez, Smith. Allez.
Le plus tôt nous aurons votre coopération, le plus tôt vous sortirez d'ici
Et n'oublie pas, ils ont le pouvoir.
Que voulez-vous faire, Col ?
Tu ferais mieux de tenir ta langue,
Nous t'emmenons en taule, tu vas récolter quelques contusions pour ta peine.
Je pense que vous feriez mieux de venir avec moi.
Qu'est-ce...
Je ne peux imaginer de plus grand honneur pour un homme que de représenter Towers Ruxton
aux Jeux olympiques.
Athlétisme, sports, sur les terrains de sport...
de niveau national...
Tu vas apprendre à te faire confiance, et nous continuerons à nous faire confiance,
et il y aura davantage de confiance autour de toi.
- C'est ce que tu penses. - Comprends ça, souviens-toi
Arrière. Je souhaite que nous n'ayons jamais à revenir en arrière, n'est-ce pas ?
- Quel est le problème avec lui ? - Pensez-vous qu'il va bien ?
Il prend une pause, je pense.
Nous avons déjà eu un coureur de retour au village
qui s'arrêtait parfois une minute ou deux sur la ligne d'arrivée
pour montrer ce qu'il pensait vraiment de ses entraîneurs.
C'est le garçon aux yeux bleus du Gouverneur, n'est-ce pas ?
Eh bien, tu vas apprendre.
De quel foutu côté es-tu tout d'un coup ?
Tu n'iras nulle part sans effort, mon garçon.
Je ne suis le cobaye de personne.
Cours, cours, cours !
Allez, Smith.
Cours, cours, cours !
- Allez, Smith ! - Cours !
Cours, cours, cours !
Allez, Smith, jeune homme ! Dépêche-toi !
- Cours ! - Allez !
- Cours ! - Cours !
Vas-y, mon garçon !
Smith ! Allez !
- Allez ! - Vite, cours !
Allez, Smith, cours !
Cours, cours, cours !
Allez !
Cours, cours, cours !
- 26 tout juste, monsieur. - Bien, continuez, Craig.
On a tiré cela au clair, M. Craig.
Bon, le garçon au bout, là-bas, ramasse-ça.
Secoue-toi, mon garçon !
Allez, Smith, bouge toi !
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