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Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Mettez votre nom, Monsieur !
Un sacré beau cheval que vous avez là !
Il a l'air d'avoir pas mal crapahuté !
4 sous la journée pour mettre le cheval au corral.
1$ dans l'étable ! Si vous décidez de rester ici !
- Nous avons un tarif spécial ! - Ce sera le corral !
Les gens qui arrivent en ville me demandent toujours
ce qu'un pendu fait devant une pension pour chevaux !
- Je leur dit que... - J'ai rien demandé.
CONFESSION D'UN TUEUR - MCMLVIII (Confrontation A Boot Hill)
Ma foi en l'homme a quelque peu décliné depuis 20 ans que je lui
coupe les poils du visage.
J'ai pas eu beaucoup de chance au départ.
Il était plutôt malfaisant.
Superbe. Que pensez-vous que ça donnera avec mon teint ?
Sénorita, au saloon, qui remarquerait une robe ?
Les journées sont de plus en plus longues.
Tu crois qu'elle a une chose en tête pour ce soir ?
Du tord-boyaux ? Quoi d'autre ?
Du tord-boyaux... servi avec des robes !
Occupez-vous de ça, voulez-vous ?
Sachant le nombre de repas que vous m'avez servi,
- je n'ai qu'une réponse. - Laquelle, Mr Maynor ?
Trop ! Votre mère sait comment gagner sa vie !
Ce sont ses affaires ! Moi, je m'occupe des tables !
C'est un gâchis de ressources naturelles, Sally !
- Autre chose, Mr Maynor ? - Pas maintenant !
- Vous êtes Con Maynor ? - C'est possible !
J'ai toujours pensé que cette photo ne me rendait pas justice.
Il semble un peu pâlot.
Ça fait une semaine que vous êtes là !
Avant, vous étiez à Chuckwater ! Il y a 6 jours, à Spruce.
Ah ? Vous connaissez bien certains de mes amis, fiston ?
Vous avez tué 3 hommes dans ces endroits.
Un de ceux-là était de votre famille ?
Voici un mandat pour votre arrestation.
- Et alors ? - Je suis là pour ça, Maynor.
Seul ? - Je suis un Marshal des Etats-Unis !
Drôle de titre pour un type comme vous !
- Vous m'emmenez où ? - A St Louis !
A St Louis, hein ? Vous voyez, fiston...
ils vous faut un bon conseil et je vais vous le donner.
Ramassez ce mandat et retournez à St Louis.
Pas sans vous ! - Je suis plutôt mal vu à St Louis !
- Surtout maintenant. - Vous valez 200$ pour moi.
- Mort ou vif ! - Une chasseur de primes ?
Vous repartez avec moi où vous serez pendu à St Louis.
Dégainez ! - J'ai peut-être besoin de ce conseil après tout !
Dégainez. Un bourreau ne vous laissera pas cette chance.
Alors, c'est toi le plus grand, maintenant ?
Con était un ami. Vous ne le vouliez pas vivant !
- Vous l'avez forcé à tirer. - Il a tiré le premier.
Faites vite votre enquête.
Avec cette météo, ce sera pas du luxe !
Il faut aller chercher le shérif !
Je le dis depuis 20 ans, Monsieur.
Cet évier devrait être plus proche de ce fauteuil.
Mais je serai peut-être mort d'ici que ça arrive !
Vous n'avez pas paensé à rapprocher le fauteuil.
J'ai pensé à pas mal de choses. Trop penser ferait pendre...
le seul croque-mort, médecin et barbier de Mountain City
à la plus grande branche du plus grand arbre.
Ce ne sera pas si facile.
Ça fait partie de mes petites surprises.
Trouver un barbier, trouver un croque-mort !
Y a eu une fusillade à l'hôtel, il y a une heure !
- On va requérir mes services. - Ceux du croque-mort ?
Pour l'enquête ce soir. Un peu de parfum sur le visage ?
Jamais vu autant de gens pressés de l'enterrer !
- On l'aimait peut-être pas ! - Là, vous avez tort !
Il était populaire dans cette ville !
- Pourquoi ? - Il était généreux !
A droite, à gauche, il était populaire !
- Et les hommes qu'il a tué ? - C'était pas dans le coin !
- Vous restez en ville ? - Jusqu'à la fin de l'enquête.
Comme ça, j'aurai du travail. Le rasage, ça paie double !
Vous avez entendu les témoins de la fusillade, Melle Sally.
Quelque chose à ajouter à leurs témoignages ?
Veuillez parler plus fort, Melle.
Je n'ai rien vu de différent par rapport aux autres.
Mais vous étiez plus proche que tous les autres, exact ?
Je n'ai ni vu ni entendu quelque chose de différent.
Vous pouvez partir, Melle.
En vertu des témoignages apportés ici,
et en temps que légiste nommé par le shérif de Mountain City,
le défunt est mort suite à sa rencontre avec le Marshal Welsh.
Le défunt a également refusé le mandat lui étant adressé
ainsi, les actions du Marshal étaient légales et justifiées.
J'aurai besoin d'une signature pour vos constatations.
Rien de plus facile, Marshal.
J'espère que ce sera légal comme si c'était un vrai juge !
Il est suffisamment réel pour le travail qu'il a à faire !
Dois-je vous dire ce que vous pouvez en faire ?
- Quel est le problème ? - Ce papier ne précise pas
que l'homme que j'ai tué était Con Maynor !
- Qui est Con Maynor ? - L'homme qui repose là !
- Jamais entendu parler. - C'est pas facile à croire !
- A vous de voir. - Quelle différence ça fait ?
Les autorités de St Louis ne croiront pas le Marshal sur parole.
Un homme est mort. Les autorités devraient être satisfaites.
Pas assez pour l'homme que j'ai tué, ce Con Maynor !
- Pour qui est-ce important ? - Pour moi !
Vous n'étiez pas obligé de le tuer.
Vous auriez pu l'emmener chez le shérif Hinkle.
Il n'était pas recherché dans ce comté. Le shérif ne peut arrêter
des hommes recherchés dans un autre comté.
Est-ce exact, Shérif ?
C'est pour cela qu'existent les chasseurs de primes, non ?
Ceci est irrecevable, Mr Sloane !
L'identité du défunt n'a pas vraiment été établie, Marshal !
En cette occasion, vous n'aurez pas votre argent apparemment.
Exceptés vos frais de voyage.
- Il résidait à votre hôtel. - Exact, Marshal.
Si vous le voulez par écrit, le juge se soumettra de bonne grâce.
Melle ?
Je vous parle. Vous savez qui était le défunt !
- Je ne connaissais pas son nom. - S'il n'est pas un client régulier,
je vous ai vu lui parler.
Je parle à tous les clients, je ne connaissais pas son nom.
Amusant. Personne ne semble connaître le défunt.
C'est pour ça qu'il ne révélait pas qui il était.
Surtout sachant qu'une prime de 200$ était sur sa tête !
Doc, ne refermez pas trop vite ce cercueil !
L'étranger veut se faire prendre en photo.
Là, on en a deux pour le prix d'une !
Y a quelqu'un ? - Je ne suis pas ouvert, j'allais partir.
- Je vous paie le double. - Alors, je suis ouvert.
- Prenez votre équipement. - On va faire ça ici.
- Ce n'est pas pour ma photo. - Je me prépare.
Faites vite. Ça devrait satisfaire les autorités de St Louis.
- Ils nous tiraient dessus ! - Non, pas sur nous !
- Vous pouvez le réparer ? - Non.
C'est le seul appareil-photo que vous ayez ?
Combien de temps pour en trouver un autre ?
Le plus proche est à Wichita. Deux semaines !
Deux ? Le cadavre ne sera plus présentable à ce moment-là !
Si ça vous intéresse, on a tiré sur le labo photo.
- C'est pas possible ? - Il me faut une déclaration.
- J'aimerais vous aider. - Vraiment ?
J'étais poli. L'homme sur qui vous avez tiré à l'hôtel
n'était pas d'ici, je n'avais pas de requête officielle.
- Vous saviez qui il était. - Vous voulez une déclaration
mais l'homme que vous avez tué était peut-être Con Maynor.
- Mais peut-être pas ! - Merci infiniment.
Vous avez encore des choses à faire à Mountain City ?
Vous quittez la ville ce soir ?
On me doit 200$ et j'ai l'intention de les récupérer.
- Qui va enterrer Con Maynor ? - Celui que vous avez tué ?
La ville, j'imagine.
Quel nom vont-ils mettre sur la tombe ?
Très probablement aucun. Juste une simple marque.
Ses nombreux amis risquent de ne pas apprécier !
Y a une autre chose qu'ils détestent encore plus.
Les chasseurs de primes qui viennent dans leur ville
et qui tuent une personne de leur connaissance pour de l'argent !
Ils n'aiment pas ça, vous voyez ?
- Je suis un policier fédéral. - Moi également et j'aime pas ça !
- Quand apprendras-tu à additionner ? - Les chiffres sont faux ?
Tu as tout faux !
- Je voudrais une chambre. - Pas sûr d'en avoir une.
Il faut combien de temps pour que vous le sachiez ?
Je m'occupe du Marshal, Will !
Il a peur pour la réputation de l'hôtel, c'est ça ?
Tout ce que vous faites est important !
Vous êtes assez vieux pour savoir que rien ne compte.
Assez vieux pour savoir à qui je loue une chambre !
Les tables sont prêtes pour le petit-dej, Mr Creavy.
- Bonne nuit, Sally. - Bonne nuit.
Voyons si on peut faire à nouveau payer les clients.
- Je ne vous veux pas dans ma chambre. - Personne d'autre non plus, on dirait.
Vous êtes venu pour me dire ça ?
Cette chambre n'a pas l'air de vous vouloir non plus !
Vous savez donc où je vis alors partez !
- C'est pas ce qui m'intéresse. - Je signerai aucun document.
- Est-ce clair ? - Vous vous sentez si importante
pour tenir tête à un Marshal de cette façon ?
Vous étiez plus rapide que lui, vous l'avez forcé à tirer.
- Un sacré héros, hein ? - C'est pas mon but.
De plus, je ne savais pas que je serais le plus rapide !
Une autre fois, quelle que soit la ville où je me trouverai,
- je ne serai pas si rapide. - Il a eu aucune chance.
Il avait tué trois hommes. Eux non plus ont pas eu de chance.
Et si vous aviez aimé un de ces hommes assassinés,
qu'auriez-vous fait si Con en avait eu fini avec eux ?
Vous l'auriez épousé ou l'auriez pris dans vos bras ?
Faites quelque chose pour vos mains !
Les mains d'une femme sont censées être douces !
- Que savez-vous des femmes ? - Et cette façon de vous habiller.
Et cette chambre ! Vous avez peur d'être... vivante !
Vous avez peur des hommes, Melle ?
Est-ce pire que vous, qui êtes empli de haine ?
Non, peut-être pas. C'est la même chose.
Haïr ou avoir peur des gens, ils finissent par mourir.
Qui est votre mère ? J'en ai entendu parler, qui est-ce ?
Facile à découvrir. Prenez donc un verre au Crystal Palace.
- Et votre père ? - Quel rapport avec vos 200$ ?
Rien... Rien du tout !
Le corps de Con est chez le barbier.
Le docteur l'a bien arrangé.
- Parle donc d'autre chose. - Pourquoi ?
Tu veux te leurrer en croyant que personne n'est mort ?
Ce minuscule Marshal aura du mal à récupérer sa mise.
On m'a dit qu'il cherche à faire une déclaration à ta fille !
Il risque pas d'avoir quoi que ce soit avec Sally !
Pas comme sa mère ! - Patton, apprends donc les bonnes manières !
Laisse. Il est stupide mais sacrément mignon !
- Tant que ça durera. - Regardez ça, Mr Sloane.
Je pense que ça durera pendant un bout de temps !
Alors, Mr Sloane ? - J'ai trop bu de whisky de toute façon.
Vous avez déjà vu quelqu'un tirer plus vite que moi ?
D'une autre côté, le verre ne pouvait vous tirer dessus !
Parfois, cela peut ralentir la vitesse d'un homme !
Celle d'un autre. Pas la mienne !
- Tu connaissais bien Con ? - Si tu le dis !
- Tu l'aimais bien ? - Suffisamment.
On a eu une sécheresse, il y a trois ans.
J'ai dû abattre mon bétail. J'aurais été fini si Con Maynor
n'était pas venu me prêter son propre bétail.
Sans rien me demander, j'avais pas un sou.
Connaissant Con, c'était sûrement pas son propre bétail.
Je suppose que je ne le connaissais pas assez.
Je sais juste qu'il aurait pu se faire pas mal de fric à Dodge.
Au lieu d'attendre deux ans que je le rembourse.
- Tu l'as remboursé. - Il m'a jamais mis la pression.
Con Maynor a été bon avec moi. Et avec d'autres aussi.
- Ce Marshal est rapide. - Plus que moi ?
Je sais pas. Je te demanderais bien de le découvrir.
Les est un être humain. Tu n'es pas là pour l'utiliser.
Peut-être mais je vais avoir sûrement besoin de lui.
C'est pas fait pour le matin mais à l'heure sombre de la nuit.
Mourir est fait pour la nuit. Ce n'est que de la menuiserie.
Qu'importe les heures de travail du charpentier !
- Vous avez raison. - Gracias, mon amigo mexicain !
Tu sais Corky, j'ai réfléchi.
Ils ont pas pendu un Mexicain depuis un sacré bail !
- Y en a plus, Tex. - Ils sont malins, alors.
Tu sais quoi ? Un type comme Con Maynor...
il a le droit à sa famille quand on l'enterrera.
Particulièrement si sa famille, c'est son frère !
On devrait aller au ranch de Charlie maynor lui annoncer la triste nouvelle.
Ça va créer des troubles ! Charlie a mauvais caractère !
Possible. - Tu crois qu'on devrait faire ce devoir chrétien ?
On le doit à la mémoire de Con.
La nourriture est une belle chose. Et servie par une jolie fille,
comme l'a dit la poétesse: 'Le paradis, c'est maintenant' !
Mais il est vrai que les poétes parlent de miches de pain
plutôt que de jambon et d'oeufs.
Sally, occupe-toi bien du Marshal !
Pauvre enfant ! Que dit la Bible...
sur les péchés paternels pour les générations futures ?
Dans son cas, ce serait plutôt les péchés maternels, non ?
Je vous demande pardon sincèrement, Mr Patton.
- Rien de personnel. - Vous ne savez rien du tout.
Bonjour Marshal. Bien dormi ?
- Vous servez toujours ? - Choisissez une table.
De toutes les tables, pourquoi celle-ci ?
C'est quoi, le souci ? C'était celle de Con Maynor ?
Parlant de péché, n'oubliez pas de venir ce soir à la danse.
- Quelle danse ? - Au Johnson Hall.
Nous levons des fonds pour une école.
- Qui a besoin d'une école ? - En termes légaux...
c'est une question tendancieuse, Mr Patton.
Depuis quand la danse vous intéresse, Mr le Juge ?
- Je vends les billets. - Oh. Dans ce cas,
pas de danger que les gamins deviennent vite des étudiants.
Si j'étais rancunier, cette remarque pourrait me déplaire.
C'est votre droit aussi.
Donnez-moi ce que vous voulez.
Nous l'avons peut-être même si vous ne le voyez pas !
Je suppose que vous n'avez pas ce genre de choses.
- Demandez et nous verrons bien. - C'est pour... une dame.
Une chose qu'elle peut porter, hein ? Un chapeau ?
Un corsage ? Une chose que personne ne doit voir sauf vous ?
- A porter là ou... là ? - Non, c'est quelque chose...
- qu'on ne porte pas. - Oh, dommage !
- Un parfum peut-être ? - Non.
- Une chose pour ses mains. - Ses mains ?
- Ses mains sont... rêches ! - J'ai une crême là...
faite à partir du suif d'un mouton !
Vous n'êtes pas l'amoureux d'une femme qui trait les vaches !
Elle ne trait pas les vaches Et je suis pas son amoureux !
Pas aujourd'hui mais ce soir, qui peut savoir, hein ?
Mais avec un tel cadeau, c'est comme un médicament !
- Combien ? - Deux cents !
- Ni ce soir, ni demain ! - Pourquoi vous dites ça ?
Parce que vous n'êtes pas assez grand ?
Vous y pensez sans arrêt ? Je suis Mexicaine !
Nous sommes petits et il nous faut apprendre ce qu'est la moquerie !
Parfois pire. Mon mari Miguel est mort depuis 5 ans.
Il était plus petit que vous. Mais dans ses bras...
Vous pensez qu'une folle comme moi avait la chance d'avoir un mari.
Je pense que Mr Bonaventure avait beaucoup de chance.
- Que voulez-vous ? - Juste vous voir.
Je dormais. Le restau est fermé pour la journée.
Si ça vous gène, fermez donc la porte.
Mais personne ne remarquerait rien de toute façon.
- Pourquoi ? - Je ne suis pas ma mère.
Je ne laisse pas entrer les hommes dans ma chambre.
- Vous m'avez laissé entrer ! - Je n'ai pas peur de vous !
- Pourquoi ? - Parce que vous êtes comme moi !
Seul. Vous cachez votre solitude derrière une arme.
Comme moi derrière un tablier. Je ne suis pas dupe.
Comme vous le faites avec les autres.
Ils me semblaient géants quand j'étais petite.
Des hommes riants qui tournaient autour de ma mère.
Ils lui payaient à boire, plaisantaient avec elle.
Ils la touchaient... Dois-je vous en dire plus ?
Non, vous venez juste de me dire ce que je suis !
Ne voyez-vous pas que si vous n'étiez pas différent...
je ne vous aurais pas laissé entrer dans ma chambre.
C'est censé être bon pour vos mains !
200$ ! Une somme pour avoir tué votre frère !
- 200$ ! - Je vais chercher mon arme.
- Ne la prends pas, Charles. - Il aura pas sa prime.
Personne n'a identifié votre frère.
Voilà pourquoi le Marshal est encore en ville.
Il attend que quelqu'un vienne à son aide.
- Je pars avec vous. - Charles...
Con était ton frère et tu n'as pas suivi le même chemin.
Il était infatigable et il était avide de tout !
- C'était mon frère. - C'était un tueur !
Et recherché. Tu ne prendras pas le même chemin que lui !
Ils l'enterrent demain à Boot Hill, Mr Maynor.
Tout le monde y sera !
Vous avez vite cloué le cercueil, pas vrai ?
Une photo de lui dans 2 semaines, ce serait impossible.
Son propre tueur ne le reconnaîtrait pas !
Vous avez eu la chance de voir qui il était !
- Bien sûr. - Vous savez qui il est.
Je ne sais même pas qui est son frère.
Un frère ? - Il possède un ranch en dehors de la ville !
Je sais qu'il a appris la mauvaise nouvelle aujourd'hui.
Il sera à Mountain City demain pour les funérailles.
- C'est sûr qu'il y sera ? - C'est certain.
- Il est fier. - Y a pas de quoi !
Raison de plus ! Il acceptera pas que son frère soit enterré
dans une tombe inconnue !
Comment se fait-il que vous boitiez, Doc ?
J'étais en train de regarder des tireurs en pleine action.
Une balle a ricoché et m'a bousillé la jambe.
Je ne suis pas monté à cheval depuis 20 ans.
Ça répond à votre question ?
Vous avez parlé de Maynor au Marshal !
Je n'ai pas prononcé de nom, pas vrai ?
Bougez pas comme ça, je risque de vous couper le nez !
C'est arrivé à un barbier. C'était un sacré chantier !
Chaque fois que le gars éternuait, sa tête éclatait !
Et quand il pleuvait, il se noyait.
Il faut être prudent !
- Sally, c'est moi. - C'est votre jour de congé ?
Vous venez vous asseoir ici, c'est ça que vous faites ?
- Seule ? - J'ai toujours été seule.
La plupart du temps, y a des gens autour.
Mon jour de congé, je les fuis. Et je me retrouve seule.
Je préfère. Je vous ai pas remercié pour la crême.
J'en ai mis, elle est bonne mais elle sent un peu mauvais.
Y a une chose que j'ai dit qui vous a mis en colère ?
Je ne me rappelle pas mais je ne suis pas en colère.
- J'en suis contente. - Des gens comme nous...
et ça n'arrive pas si souvent, on ne peux se permettre de...
- Se permettre quoi ? - Se permettre d'être...
... susceptibles ! De trop vite s'offenser !
Sinon, nous serions seuls toute notre vie !
Une danse est prévue ce soir en ville...
vous accepteriez une invitation ?
S'il vous plaît, Luke !
Selon moi, cette danse est un pur et total triomphe.
- Joyeuse, agréable et profitable. - Pour qui ?
Voyons ça, Mr Sloane. Qui a besoin d'intellectuels ici ?
On danse ce soir... et on enterre demain matin !
Une tranche de vie, mon ami.
Suffisante pour le jour est le mal de celui-ci !
Ce Marshal a déjà quitté la ville ?
- Pas encore. - Il faut espérer, non ?
Cessez d'espérer ! L'espoir s'est évanoui !
Ils ont dû acheter des billets pour notre splendide soirée.
A comprendre que c'était un bon investissement.
J'espère sincèrement qu'il ne fera pas d'histoires.
Y a pas de danger !
Alors ?
Vous pouvez mettre un terme à ma peu reluisante carrière
- mais laissez-moi vous informer... - Quoi ?
Le fait que vous n'êtes pas le bienvenu ici.
Luke...
vous êtes la 2ème fille à qui je demande de danser.
- C'est amusant. - Je ne moque pas de vous.
Je le sais. Sally, j'ai fait une grosse erreur.
Je vous ai impliqué dans tout ça !
Quitte à vous blesser, à vous faire pleurer.
Et je n'ai rien pu faire.
On ne peut sécher les larmes d'une fille avec une arme.
Mais vous pouvez... toujours l'embrasser !
- Retournez à l'hôtel. - Que ferez-vous ?
Jill, il s'est évanoui, froid comme la pierre.
Il a tué la bouteille, t'auras ton pourcentage, de quoi te plains-tu ?
C'est pas un gentleman, il a même pas retiré son galure !
C'est les bottes, moi, qui me mettent en colère !
- Il est encore en ville. - J'en suis fort aise.
T'es idiot surtout !
Charles Maynor va venir en ville pour l'enterrement.
Il est si fier qu'il va identifier le corps du Marshal.
Il va identifier son frère et tuer le Marshal.
Il peut essayer. Je suis peut-être stupide.
Mais il a emmené Sally danser ce soir.
- Ça voudrait dire quoi ? - Qu'il essaie de lui faire
signer cette déclaration et récupérer le prix du sang.
Et si j'allais à sa recherche ?
Personne ne te demande de tirer sur le Marshal.
Tout dépend comme tu le sens si tu lui tombes dessus.
- Je me sens bien. Très bien. - Pas besoin de le rechercher.
Le Marshal évite beaucoup d'ennuis à tout le monde.
Qu'il vienne me voir !
Il vient voir Jill. Il essaie toute la famille.
Les, je ne veux pas de fusillade ici !
- Mme Crane ? - C'est moi, Jill Crane.
Je voudrais vous parler. C'est possible en privé ?
Restez, les gars.
J'ai emmené Sally danser. Elle s'est mise à pleurer.
Les larmes des filles sèchent très vite !
Quand cesse le sang de couler d'une blessure ?
Vous le savez mieux que moi. De plus, quand on est jeune,
on pense toujours que les choses vont aller mieux !
- En quoi croyez-vous ? - Elles changent en effet.
Mais surtout pour le pire.
Le petit homme discute vraiment beaucoup avec Jill.
Une douce conversation peut-être.
C'est pas ma façon d'obtenir quelque chose de Jill.
Je doute que toi et le Marshal ayez le même genre d'idées !
- Pourquoi être venu ici ? - Pour voir la mère de Sally.
Vous l'avez vu. - Je dois vous demander une chose.
Comme signer un papier pour récupérer votre prime ? - Non.
- Alors, quoi ? - C'est au sujet de Sally.
- Pourquoi venir me voir ? - Parce que dans ce monde,
seules 2 personnes assises ici se soucient de ce qui lui arrive.
Vous êtes malin et j'ai toujours eu peur des hommes malins !
Vous avez raison, je me soucie de ce qui arrive à Sally.
Beaucoup. Mais ça ne l'aide ni elle ni moi !
Pendant 5 ans, elle a traversé la rue quand elle me voyait.
- Que pouvait-elle faire ? - Que pouvais-je faire ?
Vous auriez pu vous sortir de cet endroit.
- Vous pourriez cesser de tuer. - Pour devenir quoi ?
Tout ce que je sais faire, c'est tenir une arme.
Du Dakota à la frontière mexicaine où j'ai traîné,
des hommes tirent et tuent. Par amour, par haine,
et l'argent. Moi, je me fiche d'eux, ainsi je ne les hais pas.
Et je n'ai jamais été assez proche d'eux pour les aimer.
Alors, je tue... pour de l'argent !
Il est facile de se tromper sur un homme.
Surtout s'il gagne sa vie avec une arme.
Mais vous n'avez pas tué pour de l'argent.
Vous deviez prouver ou cacher quelque chose !
Je me suis trompée sur vous.
Je ne suis pas venu ici pour parler de moi.
Pour ce que vous vouliez me demander...
je ne sais pas comment y répondre !
Sauf peut-être en vous donnant ma bénédiction !
- A quoi ça va me servir ? - A rien du tout ! Rien du tout !
- Marshal, debout ! - Pourquoi ?
- Je ne tire pas sur un homme assis ! - Vous risquez la pendaison.
Personne ne sera pendu dans cette ville pour vous avoir tué.
Les... - J'ai rien à voir avec toi, Jill !
- Et lui et Sally ? - Quoi, lui et Sally ?
Peu importe, elle ira mettre des fleurs sur sa tombe.
- Je suis pas encore mort. - Et ça, ça me rend malade.
- Debout, Marshal. - Me tirer dans le dos...
dans une allée sombre, ce serait plus sûr, non ?
Vous parlez beaucoup ! Vous et moi, on se tire dessus !
C'en est presque amusant.
Mais vu comment nous sommes Jill et moi,
vous emmenez sa fille dans les collines.
Qui est le beau-parleur maintenant ?
- J'attends... mon grand ! - C'est pas ce que tu crois !
Pourquoi vous ne l'avez pas tué ?
Y avait pas de prime sur sa tête !
J'ai quelque chose pour vous.
Mieux que le médicament pour les mains.
- C'est pour qui ? - Pour la senorita que...
vous avez emmené danser.
C'était juste quelqu'un que...
Croyez-vous que je connaisse pas les hommes ?
Et ce qui est caché entre vous et la senorita.
- Qu'est-ce que c'est ? - Une chemise de nuit.
La soie la plus fine, la dentelle la plus belle.
Fabriquées en Espagne, il y a des années.
Combien ? - Je n'ai pas toujours été commerçante, senior.
Acceptez-la comme cadeau !
Merci beaucoup, Mme Bonaventure.
- Comment va Patton ? - Bien, il va bien.
Un peu endommagé mais il va bien.
Continuez ! - Une des balles a sectionné un tendon du poignet.
Quand ça sera guéri, il sera aussi bon pistolero que moi
- comme cavalier ! - Il est très agité.
La piqure n'a pas encore fait son effet !
- Il faut tuer ce Marshal. - D'accord !
Trouvez la bonne personne pour faire le travail !
- Cela doit se faire ce soir. - Vous voulez pas l'examiner ?
On respirera mieux quand Sloane aura fait les arrangements
pour faire tuer le Marshal.
Si vous pensez que je vais me mesurer à lui seul...
Personne n'ira seul contre lui.
Pourquoi vous vous inquiétez pour ce Marshal ?
Je ne m'inquiète pas pour lui ni pour aucun autre homme.
En dehors de s'entretuer, ils ne sont bons qu'à une chose.
- Et c'est pas terrible non plus. - Sally ?
J'aime pas qu'on se ligue contre un homme.
Mr Brent, vous voulez le tuer à vous tout seul ?
Le Marshal est un policier et il a tué un hors-la-loi !
Essaie t-on de mettre hors de danger les hors-la-loi ?
Vous devez sacrément avoir peur de lui.
- Vous avez peur. - Mais pas de vous !
Vous pensez aller le prévenir, Mr Brent ?
Ça ne l'aiderait pas et vous non plus.
Je veux juste boire un coup.
- C'est un saloon, non ? - Laisse-le boire son verre.
Où est le Marshal ?
Combien de chasseurs de primes se sont arrêtés ici ?
Là haut et je l'appellerais pas chasseur de primes si j'étais toi.
La foule dehors est prête à lui faire bien pire que ça !
- Tu es de son côté ? - En effet.
- Alors, fais-le sortir. - Oh, Maman !
- Aide-moi, il n'écoutera pas. - S'il est ce que tu désires...
oblige-le à t'écouter. Ecoute, emmène-le chez moi.
Ils ne le chercheront pas là-bas.
- Que se passe t-il ? - Le Marshal est à l'intérieur.
Il faut l'alpaguer !
Tu as dit qu'on venait en ville pour les funérailles de Con.
Il se peut qu'il y ait deux enterrements.
Si tu tues le Marshal, sais-tu ce qui sera enterré
demain matin à Boot Hill ?
La paix et le décence qui existaient dans nos vies !
Y en a deux qui restent là.
Où est le Marshal ?
Vous posez des questions avec une arme à la main, Sloane !
Je m'en excuserai une autre fois ! Où est sa chambre ?
Mon hôtel ne ressemblera pas à un abattoir !
Pa besoin de ça, Mr Creavy. Will va nous le dire, pas vrai ?
- Je ne vais pas fuir ! - Ils sont une douzaine en bas.
Vous essayez de prouver votre courage avant de mourir ?
- Ça ne m'intéresse pas. - Tu vas parler, Will ?
- Chambre 7. - Personne ne monte.
Vous oubliez qui vous a confié le bureau.
Vous oubliez ppurquoi vous me l'avez confié en premier.
Je vais le tuer. Je vais le tuer !
Attendez. - Il doit être dans la chambre de la fille.
Fouillez le balcon. Vous avec moi.
- Regarde ça, Tex. - Pourquoi ? Y a personne dedans.
Il doit bien être quelque part.
- Elle n'a qu'à pousser un cri. - On a qu'un seul moyen.
- Il a réussi à sortir. - Tu les as vu descendre ?
Faites rentrer votre femme. Enfermez-vous dans vos chambres.
Le Marshal peut pas aller loin, on va continuer à chercher.
- S'ils nous trouvent... - Y a aucune raison.
Si quelque chose arrive, dis-moi au moins une fois...
- Te dire quoi ? - Que tu m'aimes.
Je te le dis, Sally. Je t'aime plus que tout !
Je vais encore tirer.
Allez vite chercher le docteur.
Ce n'est pas exactement ce que vous aviez en tête !
Vous avez accompli quelque chose ce soir. Laissez tomber.
- On ne voulait pas de mal à Jill. - Ça lui fait une belle jambe.
Sortez-le d'ici avant qu'il ne revienne à lui.
- Elle a une chance ? - 2H plus ou moins !
Ça fait aucune différence.
Elle allait nulle part. Mais ce sera rapide.
Et alors... - C'est ma faute si elle est entrain de mourir.
Soyez pas si exclusif, fiston, c'est aussi à cause de moi.
Y a 20 ans quand le père de Sally est parti,
j'aurais pu demander à Jill de m'épouser.
J'étais trop fier, fier d'être un handicapé.
Vous devriez le comprendre !
Maman...
C'est gentil d'être venue.
J'ai été méchante avec toi depuis ma naissance.
Je pouvais t'aimer toi sans avoir peur de te perdre.
Mais je t'ai perdu il y a longtemps, hein ? - Oh, Maman.
Sally, tu peux éviter de dire à Les que c'était lui qui...
Maman, tout ira bien.
Alors, pourquoi j'ai si peur ?
On ne connait ses amis que dans la mort !
Parfois, on en a plus dans la mort que dans ses actions.
Belle journée pour les funérailles de Con.
Dommage qu'il soit mort et qu'il n'en profitera pas !
Sally, Sally...
je vais te dire pourquoi je suis devenu un chasseur de primes.
- Tu n'es pas obligé, Luke. - Je le dois.
Etant petit en taille, personne ne me prenait au sérieux.
Enfant, on se moquait de moi. Je détestais ça !
Je suis devenu chasseur de primes. J'ai voyagé...
des gens nouveaux, je suis allé où je voulais aller !
Les moqueries ont disparu et ces tueries ont continué.
Je dois maintenant me rendre aux funérailles de Con Maynor.
Après m'avoir dit que tu m'aimais...
j'y ai réfléchi après tout ces évènements.
Tout va changer. Je vais signer ce papier, Luke.
Retourne avec à St Louis et prends tes 200$.
Tout ce que je veux viendra de Boot Hill.
Qu'importe le nombre d'hommes que tu tueras...
tu ne gagneras aucun centimètre de plus.
Mais tu y vas quand même, j'espère que tu ne seras pas tué.
Mais si c'est le cas, je n'ai plus de larmes.
Je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi, même dans la mort,
vivra encore ! Celui qui vivra et croira en moi,
jamais ne mourra !
De la terre à la terre, de la cendre à la cendre,
de la poussière à la poussière.
Dans l'espoir certain de la résurrection.
Mr Maynor... J'ai tué votre frère.
- Arrêtez, vous allez le tuer. - Il doit être tué.
Il ne vous a pas tiré dessus.
Lâchez-moi ! Virez-le d'ici !
Il faisait face à votre arme.
Sinon, il n'aurait pas été son frère. Je le lui devais.
A moi même peut-être !
C'est amusant, tout cela dépend de ce que l'on doit et à qui.
Un homme est venu ici il y a 2 jours avec un mandat,
et il n'aurait pas compris de ce dont vous parlez.
Il l'aurait su mais ne l'aurait pas accepté.
Doc... il me faut un endroit à moi !
Je dois être quelqu'un. Quelles chances aurais-je eu...
si je n'avais pas jeté mon arme ? Quelles chances aurais-je eu...
de marcher simplement en ville ?
Esssayez de vous lever !
Doc... je ne regrette pas d'avoir tué Maynor.
Mais j'aurais aimé ne pas en être le responsable.
Y a un Boot Hill dans chaque ville. Où les morts sont cachés dans le sol
et oubliés. Y a un Boot Hill dans l'âme de chaque homme aussi.
Les morts passées enterrent leurs morts, hein ?
C'est ce qui arrivera !
- Sally... - Luke !
J'ai perdu mon arme sur le chemin de Boot Hill.
- Luke ! - Si tu voyais l'autre type !
Il ne porte aucune marque.
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