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Pr�c�demment dans Mr. Mercedes...
On a seize morts et trois fois plus de bless�s.
- Il a d� perdre le contr�le. - Rien du tout.
Vous avez attrap� tous les m�chants ?
C'est parti.
Brady Hartsfield ?
Oui. Vous savez o� il est ?
Vous avez le mauvais vendeur de glace.
Brady Hartsfield ne ferait pas de mal � une mouche.
Peut-�tre que si.
Ce n'est pas lui.
Je vais laisser mon empreinte.
Ce sera mon chef d'�uvre.
Brady ?
Attends !
Tout le monde � terre !
On ne bouge plus !
Tony Montez. Je dirige la brigade criminelle du procureur.
Vais-je pouvoir poursuivre Brady Hartsfield en justice ?
Pas en l'�tat.
Tu ne penses plus � la fac ? Tu vas y retourner ?
Et si je voulais cette vie ?
Tr�s bien. Fais-en partie avec ton dipl�me d'Harvard.
Tu es au courant des tests Cerebellin
qu'ils font dans l'ouest de la Chine ?
Pourquoi tu me parles de cela ?
Il nous faut quelqu'un d'aussi brillant que toi pour les tests.
Le putain de Mercedes killer est en libert�.
Comment peut-il marcher apr�s plus d'un an dans le coma ?
Que m'as-tu fait ?
Le m�dicament que vous prenez s'appelle Cerebellin.
Il vous faudra une autre dose dans trois jours
ou vous mourrez.
Lou, vous n'�tes pas en s�curit�, ici.
- Il va venir me chercher ? - Regardez.
... s'est rendu volontairement sans aucun incident.
Quoi ?
Brady Hartsfield est gu�ri.
Il y a un homme qui a commis un crime atroce,
et puis, il y a le Brady Hartsfield qui se trouve ici aujourd'hui.
- Quoi, cette fois ? - Ils veulent le transf�rer
� Springfield, dans le Missouri,
- pour continuer � l'�tudier. - Avant le proc�s ?
Vous voulez dire qu'il pourrait s'en sortir ?
Je veux dire qu'il pourrait �viter d'�tre m�me jug�.
Je ne te pardonne pas.
Non.
J'ai des doutes.
Alors n'y pense pas.
Et ne parle pas pour que je me concentre.
On sait qu'il a de l'argent.
- Tu en es s�r. - Je suis s�r
qu'il d�teste les banques et qu'il est plein aux as.
Il cache son argent chez lui.
Un ermite cingl� qui vit dans une cabane au fond des bois.
Il a s�rement des armes.
- Peut-�tre un chien ou deux... - Attention !
C'�tait un pr�sage.
C'est s�r.
- Un obstacle soudain devant nous. - Carl.
C'est une mauvaise id�e, Morris.
Je le sens au fond de moi.
Voler des voitures et tout, je peux le faire. Cambrioler des maisons...
Cet homme a 86 ans. Il est fr�le.
� deux heures et demie du matin, il est aussi en train de dormir.
D�tends-toi, mon pote.
Respire.
Encore un.
Voil�. C'est le chemin de sa maison.
�teins tes lumi�res.
Arr�te-toi.
J'ai un mauvais pressentiment.
Regarde-moi.
M�me si on �choue,
tu vas rencontrer le plus grand auteur am�ricain de tous les temps.
Bien. On met les masques. Quand on entre, on fait vite.
Pardonnez-moi, mon p�re. �a fait trois mois depuis ma derni�re confession.
Que fais-tu ?
Je confesse mes p�ch�s.
S'il se passe un truc et qu'on ne peut pas le faire apr�s.
Mets ton putain de masque.
- Je peux dire un truc ? - Je pr�f�rerais que non.
Il y a environ quatre ans,
la nuit o� on s'est rencontr�s,
la nuit o� on ne s'est pas fait �craser comme les autres � la foire,
on s'est regard� dans les yeux et on �tait d'accord :
Dieu nous avait �pargn�s.
Il nous avait �pargn�s pour une raison.
Et je ne pense pas que c'�tait pour cambrioler la maison d'un type.
Si on �tait � cette foire, c'�tait car Dieu nous avait oubli�s.
Quatre ans plus tard, c'est toujours le cas.
Tu veux prier ? Prie avec �a.
"Aide-toi et le ciel t'aidera."
Allons-y.
Le voil�.
M. Rothstein.
D�sol� de vous d�ranger, monsieur.
�tez la putain de lumi�re.
Que se passe-t-il ?
Tout d'abord, je suis un grand fan.
Ensuite, je vous tuerai si n�cessaire.
Enfin, qui �tes-vous ?
Ce n'est pas important.
Ce n'est pas important ? Vous avez un nom ?
N'importe quoi. Tout le monde a un nom.
Que mettra-t-on sur votre tombe ?
Pour l'instant, c'est juste �crit :
"Le plus con des idiots au monde."
Emmenez-moi � votre coffre.
Va te faire foutre.
Je vais
vous tuer.
C'est l� que votre plan part en couilles.
J'imagine que c'�tait foutu depuis le d�but,
mais j'ai une super vie.
J'ai fait des conf�rences dans des universit�s, re�u un Pulitzer.
J'ai m�me bais� Marilyn Monroe.
Qu'est-ce que tu en dis ?
C'est quand la derni�re fois que toi et l'autre merde
avez fait un truc pareil ?
- M. Rothstein... - Je n'ai pas fini.
Tu sais ce que je n'ai pas ?
Je n'ai pas de vraie fin.
Vivre dans les bois, � se languir dans l'art.
Mais se faire assassiner...
�a, c'est un sacr� truc.
Tu crois que je laisse ma porte ouverte par erreur ?
J'ai attendu ce moment toute ma vie.
Appuie sur la g�chette, fillette.
Aie un peu de courage. C'est �a.
Vous savez quoi ? Je vais vous tuer.
Mais pas pour vous donner votre fin sp�ciale digne d'un livre.
Non. Je vais vous tuer pour votre hypocrisie.
Vous avez peur de mourir sans panache ?
Qu'avez-vous fait � Jimmy Gold ?
Nom de Dieu !
Il se lance dans le marketing ?
Le marketing !
Une maison, une femme et deux gamins.
L'un des plus grands personnages de la litt�rature am�ricaine et vous...
Vous lui chiez dessus.
Si tu crois �a,
tu n'as pas compris un putain de mot de ce que j'ai �crit.
Appuie sur la g�chette !
Pourquoi avez-vous peur ?
N'est-ce pas l� votre fin heureuse ?
C'est des conneries.
Vous avez peur de mourir, comme tout le monde.
Mais, laissez-moi vous dire,
vous �tes d�j� mort sans panache.
� vous cacher du monde comme un rat dans un trou.
Et vous avez rabaiss� Jimmy.
J'ai trouv� le coffre.
Bien, M. Rothstein.
Vous allez nous donner la combinaison.
On partira sans vous tuer et puis
vous pourrez appeler la police et dire : "J'ai �t� cambriol�."
�a vous rendra � nouveau int�ressant.
J'ai trouv� la combinaison sur le mur.
Ouvre-le.
Ce sera peut-�tre votre �pitaphe.
"Trop s�nile pour se souvenir de la combinaison de son coffre."
Rends-moi service.
Enl�ve ton masque, s'il te pla�t.
Je veux regarde celui qui va me tuer dans les yeux.
Jimmy Gold a dit �a
dans Street Runner.
Va te faire foutre et emm�ne Jimmy Gold avec toi.
Merde.
Oh, mon Dieu !
Ce sont des billets de 50 $ et 100 $.
Bonne chance pour les d�penser. Ils sont tous marqu�s, connard.
C'est �a. Comment vous les d�penseriez s'ils �taient marqu�s ?
C'est quoi, �a ?
Des manuscrits.
Non. Juste des scribouillages. Les divagations d'un vieil homme.
- Je prends des notes. - C'est un manuscrit.
Jimmy Gold.
Il y a plus de Jimmy Gold ?
Prenez l'argent et cassez-vous d'ici.
Ces choses ne valent rien.
Vous pensez qu'elle ne valent rien ? Je ne suis pas d'accord, mon ami.
- Vraiment ? - Oui.
Tu pourrais aussi bien
essayer de vendre un Hemingway ou un Picasso.
Tu ne pourras pas gagner de l'argent.
C'est ce que vous croyez ?
�a vaut des millions de dollars.
Merde !
Non !
Non ! Non !
Oh, mon Dieu.
Non ! Mince !
Mince !
Oh, mon Dieu !
Mon Dieu !
Carl !
Merde !
Merde, esp�ce de con !
Viens ici.
Oh, mince !
Merde !
D'accord.
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu !
Il ne m'a pas laiss� le choix.
Il ne m'a pas laiss� le choix Merde !
Nom de Dieu !
Nom de Dieu !
Inspecteur Hodges, puis-je avoir votre avis sur l'affaire ?
Non, vous ne pouvez pas.
Un grand jour pour la femme qui a tu� Mr Mercedes.
Un grand jour pour la ville de Bridgton, et pour vous.
On a tout dit alors. Plein de grands jours.
Rel�chez-la !
M. Hodges, ravi de vous voir.
Comment va-t-elle ?
�a d�pend des jours.
Je vais la voir juste apr�s.
Ils n'autoriseront peut-�tre pas d'autres visiteurs,
ce qui est mieux pour elle.
Pourquoi ? Ce n'est que moi.
Elle est �motionnellement fragile.
Il faut qu'elle soit en forme pour le proc�s.
Vous disiez que �a n'irait jamais jusqu'au proc�s.
On a eu une procureure dure. Je n'y peux rien.
J'essaie toujours de passer un accord, mais je dois �tre pr�t pour un proc�s.
Il faut se pr�parer au combat.
Vous n'avez pas l'air trop f�ch�.
On devrait monter.
Affaire num�ro 6-2-3-2-4.
L'�tat de l'Ohio contre Lou Linklatter.
JUGE Bernard Raines
Bien. On se tait ici.
Taisez-vous.
Appelez le bureau et dites-leur...
Pas de murmures non plus.
Et si je vous vois sortir un t�l�phone,
oh, mon Dieu.
Bien, j'ai les d�clarations pr�-proc�s des deux parties.
J'ai une liste des t�moins.
J'ai une liste des pi�ces � convictions.
Ce qui m'inqui�te, c'est ce que je n'ai pas.
O� est la substance ?
Des motions en cours pour la cour ?
Non, M. le juge.
Non, M. le juge.
Des amendements aux plaidoyers ?
Aucun pour l'accusation.
Aucun pour la d�fense.
Des d�fenses affirmatives ?
Aucune, M. le juge.
Je ne suis pas satisfait.
Je veux voir les deux parties dans mon bureau.
- Je reviens. - Que dois-je faire ?
Allez ! Aujourd'hui.
Ce n'est rien.
SALLE D'AUDIENCE 1
Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
Pardon ?
Vous pensez vraiment que vous pourrez la condamner pour meurtre ?
Les gens la voient comme une h�ro�ne.
Elle pourrait se pr�senter aux �lections.
Et se faire �lire.
�a ne lui donne pas le droit de tuer des gens.
Les faits soutiennent un meurtre, donc c'est ce de quoi je l'accuse.
Et vous.
Pourquoi ne pas plaider la folie ?
Ma cliente n'est pas et n'a jamais �t� folle.
Elle a agi dans un moment d'extr�me clart�.
Donc, c'est ce qui va se passer ?
Vous voulez me refiler toute la merde.
Faire de moi l'idiot
qui va soit condamner l'h�ro�ne, soit lib�rer la tueuse, hein ?
C'est votre responsabilit� en tant que juge.
Fermez-la.
Vous deux
jouez avec le mauvais singe.
Je vous pr�viens. Vous avez int�r�t � trouver un accord pour un plaidoyer,
comme Dieu et les gens de l'Ohio le veulent.
Bande de cons.
D'accord.
Homicide involontaire. Huit ans.
C'�tait un assassinat.
Je refuse aussi l'homicide involontaire.
Que vous faut-il ?
Cinq ans avec remise de peine.
Impossible. C'�tait un meurtre pr�m�dit�.
Je ne suis pas satisfait.
Vous devriez peut-�tre vous r�cuser.
Pour quelle raison ?
Parce que vous avez un probl�me dans le cul
et qu'on veut prot�ger vos intestins.
Vous venez vraiment de me dire �a ?
Je ne suis pas satisfait.
D'accord.
Merde !
Alors que va-t-on faire pour le gros Bernie ?
Ce n'est pas notre probl�me.
Mais la procureur, aussi dou�e et de principe qu'elle soit,
elle ne bougera pas.
Alors, qu'est-ce que �a veut dire ?
�a veut dire qu'il y aura un proc�s.
Attendez un peu.
Elle ne peut pas aller au proc�s. Elle sera condamn�e.
Personne ne sait ce que fera le jury.
Si on veut plaider la folie,
je dois l'entrer tout de suite comme d�fense affirmative.
Pourquoi pas ? Qu'est-ce qu'on a d'autre ?
Vous permettez ?
Le probl�me avec la folie est que si elle gagne, elle sera intern�e,
peut-�tre � vie.
- Folie temporaire, alors. - �a n'existe pas.
On perdrait avec la diminution des capacit�s.
Vous l'avez m�thodiquement planifi�
et ex�cut� avec une efficacit� que le gouvernement envie.
On ne peut pas gagner si on insulte l'intelligence du jury.
Le meilleur argument est que Brady Hartsfield m�ritait de mourir.
C'est plus un appel populiste qu'une d�fense l�gale.
- �a peut marcher ? - Non.
Potentiellement, oui.
�a d�pend du gros Bernie.
S'il dit au jury de bien suivre la loi...
Alors je suis foutue.
Mais il vous voit aussi comme une h�ro�ne.
Il l'a dit dans son bureau.
Et il d�teste plus la procureur qu'il ne me d�teste moi.
Et la l�gitime d�fense ?
Ou la d�fense d'autres personnes ?
- La victime n'�tait pas arm�e. - Et alors ?
Brady Hartsfield pouvait encore tuer des gens en �tant dans le coma.
Il semble raisonnable
qu'ils puissent aussi les tuer en �tant en prison.
Ce ne sera pas raisonnable pour les gens de l'Ohio.
Mais j'aime bien.
Il poss�dait les gens, nom de Dieu ! Il �tait aussi dangereux en prison.
�a fait beaucoup � avaler pour les gens de l'Ohio.
Je dois y r�fl�chir.
En gros, les deux parties jouent au poker.
La procureure parie qu'ils ne la lib�reront pas.
Finkelstein pense qu'ils ne l'enverront pas en prison.
Il a raison ?
Peut-�tre.
Ou il croit ses propres conneries et pense qu'il peut gagner.
La procureure est encore pire.
Elle a un balai dans le trou plus large qu'un canon.
Bien, �a te co�tera 10 $.
Pour quoi ?
Tu le sais tr�s bien.
"Balai" n'est pas un gros mot.
Et "trou" non plus.
Je ne vais pas donner au pot � gros mots � chaque opinion.
Il ne s'agit pas d'opinions, il s'agit de d�cence. D'accord ?
C'est un �tablissement respectable
et notre fondateur ne va pas
d�blat�rer sur des balais de la taille de canon
qu'on ins�re dans le...
- L'orifice. - ... L'orifice d'une femme.
10 $.
Putain, �a me troue le cul.
Et je ne paierai pas pour �a.
Je suis ma�tre de mon propre orifice.
- Nom de bleu. - Merci.
Voil� l'homme que je cherchais.
Vous aussi vous m'avez manqu�.
Comment �a va ?
- Bien. Tout... - Question rh�torique.
Allons dans votre bureau.
Avant toute chose, on doit parler de Lou Linklatter.
Pourquoi �tes-vous si dur avec elle ?
Mon bureau n'a rien contre elle.
On pr�f�rerait lui faire une parade que la poursuivre en justice.
Alors, c'est quoi ce merdier ?
Sarah Pace, la procureure, elle pense avoir une mission.
Donc vous ne pouvez pas l'adoucir ?
R�duire l'accusation � homicide involontaire ?
D�sol�, mais ce serait une moquerie.
C'�tait clairement pr�m�dit�.
Elle l'a planifi�. Elle a imprim� une arme en 3D.
C'est clairement de la pr�m�ditation.
Elle a rendu service � la soci�t�.
- Bill... - Sans compter,
que c'est vous et moi qui l'avons remont�e.
On l'a convaincue de rencontrer Brady, de t�moigner...
On n'a pas sugg�r� qu'elle le tue.
Vous savez o� je veux en venir.
On a pris une jeune femme
qui �tait psychologiquement fragile,
on l'a mise dans une situation, et il s'est pass� des trucs.
C'est � cause de nous.
Je suis d'accord. Je vais parler � Sarah.
Merci.
Maintenant, la raison de ma venue.
Vous connaissez John Rothstein ?
C'est une blague ?
Qui ne le conna�t pas ? Surtout dans cette ville.
Il a �t� assassin� hier soir.
Quoi ?
Oui. Un cambriolage qui a mal tourn�. Plusieurs intrus, on pense.
Rothstein en a m�me tu� un.
Il est mort ?
Rothstein ?
Oui. On ne peut pas faire plus mort.
�a va ? Merde. Vous le connaissiez ou quoi ?
C'�tait un ami ?
D'une fa�on.
J'ai lu tout ce qu'il a �crit.
Donc c'est genre...
Le deuil d'un fan ?
- Bill, �a va ? - Non.
Je suis d�sol�.
Bref. Bien s�r, quand �a se saura,
et ce sera bient�t, �a va �tre la merde.
Et il y aura beaucoup de pression pour attraper le coupable.
Et vu la victime,
je m'attends � l'intervention du FBI.
Un connard de procureur g�n�ral
va choisir l'affaire pour se faire un nom.
Donc il est important que la police locale l'arr�te et que je le poursuive
pour que je puisse me faire un nom.
Et je me serais d�j� fait un nom
sir j'avais eu la chance de poursuivre Brady Hartsfield,
mais je n'ai pas pu � cause de votre Lou.
Donc c'est le nouveau ticket de loto de ma carri�re.
Et la justice ?
Il y aura plein de rumeurs
qui vont courir sur Rothstein,
vu sa c�l�brit�.
Si vous entendez quoi que ce soit au bar, � l'�glise,
dans votre cours de yoga-ch�vre, rendez-moi service et dites-le- moi.
Je parlerai � Sarah Pace, je vous tiendrai au courant.
D'accord ?
Merde. On dirait que vous allez vomir.
Stan McNair R�PARATEUR
Nom de Dieu !
Accrochez-vous.
Bien. Tenez bon. On va aller chercher de l'aide.
Ne mourez pas.
Allez. Ne mourez pas.
Allez.
Salut, papa. O� est maman ?
Elle est partie au travail.
Tu n'es pas � l'�cole ?
C'est une journ�e de r�union pour les professeurs.
Mais je dois y aller plus tard. Pour voir le conseiller d'orientation.
�a va ?
Oui. Pourquoi �a n'irait pas ?
Rends-moi service, sors le chien. Je ne sais pas si ta m�re l'a fait.
Je n'ai pas besoin qu'il chie � nouveau sur le tapis.
Bien. Viens, Boogers.
Pourquoi il fait �a ?
Il est clairement boulevers�.
Mais pourquoi ?
John Rothstein �tait son auteur pr�f�r�.
Il semble prendre �a personnellement.
Les Irlandais sont comme �a quand il s'agit des auteurs.
C'est connu.
Il para�t que Colin Farrell crie "James Joyce" quand il a un orgasme.
Holly, �a vaut au moins 20 dollars dans le pot.
D�sol�e.
Au moins.
Boogers !
Viens, mon chien.
Boogers !
Viens, Boogers. Allez.
Boogers !
Allez. Au pied.
Boogers ! Au pied. Assis.
Merde !
Lee ?
Lee ? Lee.
- C'est Michael Lee. - C'est Michael Lee.
Michael Lee ?
Michael Lee. C'est...
Oui.
D�sol�.
Vous savez ce qui s'est pass� ?
Je me promenais.
La derni�re chose que j'ai vue, c'est des phares.
Bien. Non, reposez-vous, M. Lee.
Bien, vous avez quelques c�tes f�l�es et une �paule d�mise qu'on a remise.
Pas d'h�morragie interne. Les organes vont bien. D'accord ?
- Quand puis-je sortir ? - Rien ne presse.
Vous devez prendre le temps de gu�rir. D'accord ?
Comment je suis arriv� ici ?
Soit un bon samaritain, soit un ange-gardien.
Un peu des deux, j'imagine.
Quelqu'un vous a trouv� sur le bord de la route et vous a amen� ici.
Sans cela...
C'est un peu comme un d�c�s dans la famille.
Il �tait important pour toi, Bill.
Il l'�tait pour beaucoup de monde. �a faisait de lui Rothstein.
Tu as d� commencer � le lire
tr�s jeune, je pense.
Oui, � 15, 16 ans.
C'est � cause de lui que je suis venu � Bridgton,
il y a bien longtemps.
Tu es s�rieux ?
Oui.
Je voulais commencer au c�ur de son Am�rique.
Tu vois ?
�a semblait r�el.
Je n'avais aucune autre raison de venir dans l'Ohio.
Je l'ai rencontr� une fois, tu sais.
- Vraiment ? - Oui.
C'�tait apr�s �tre devenu policier. Ivresse publique.
Il �tait compl�tement so�l dans un bar et faisait n'importe quoi.
Il m'a dit d'aller me faire foutre.
Oui. C'est bien Rothstein.
Oui. C'�tait un honneur.
J'�tais s�r que je le rencontrerais � nouveau.
Laisse-moi te montrer un truc.
Le jour o� j'ai pris ma retraite,
il m'a laiss� un message.
John Rothstein t'a laiss� un message ?
J'en suis tomb� par terre.
"Tu �tais un putain de naze."
Et tu l'as encadr�.
Il l'a sign�. �a doit valoir quelque chose.
- S�rement beaucoup. - Oui.
Le fait qu'il se soit souvenu de moi, je pense.
Mince. Regarde �a.
�a n'a pas de prix.
Vieux bouc, sant� d�clinante.
Je savais qu'il avait d�j� un pied dans la tombe.
Mais qu'il soit vraiment parti...
C'est un choc.
Quand JFK est mort, j'ai pleur� pendant des jours.
J'�tais inconsolable.
Ce n'�tait pas que je m'int�ressais � la politique,
c'�tait juste la po�sie de son �me.
Il a laiss� un vide en de nombreuses personnes.
Rothstein. Il n'y en aura pas d'autre comme lui.
Tu n'es pas le seul en deuil.
Je veux attraper l'homme qui l'a tu�.
Tu devrais laisser �a � la police, Bill.
Peut-�tre.
Peut-�tre pas.
Ne sois pas ridicule.
Oh, mon Dieu.
Comment �tait l'�cole ?
�a allait.
Personne n'a �t� tu�.
C'�tait cens� �tre une blague ?
Non.
Les gens se font abattre � l'�cole. �a arrive.
Ce n'est pas arriv� dans ton �cole.
Et esp�rons que �a dure.
Pete, je te pr�sente les �pinards. Les �pinards, je vous pr�sente Pete.
J'aimerais que tu en prennes ce soir.
J'aimerais que mes choix nutritionnels servent � quelque chose.
Jeanie Simmons m'a dit que Flager Immobilier allait s'agrandir.
Ils ouvrent une nouvelle agence.
Ils vont peut-�tre chercher des courtiers. Qui sait ?
Flager ne m'embauchera pas.
Pourquoi pas ?
Tu connais les maisons. Tu connais le march�.
Tu devras bien faire quelque chose � un moment.
Pardon ?
C'�tait quoi, �a ?
- Ne commence pas. - Non.
Pete, on dirait que tu as quelque chose � dire.
- Non, je... - Non, vas-y.
Tu as quelque chose � dire,
alors dis-le.
Je pense que tu t'apitoies trop sur ton sort.
Je sais qu'il t'est arriv� une mauvaise exp�rience,
mais tu as toujours dit que la fa�on dont on r�agit � l'adversit�,
c'est notre mesure.
Et tu comprends l'adversit�, n'est-ce pas, fiston ?
Je vais te dire quelque chose, Peter.
Tu n'as aucune id�e de ce que je vis.
Je suis d�sol�.
Je suis d�sol�.
Ce n'est rien.
- Que se passe-t-il ? O� est Lee ? - Il est parti.
- Comment �a, il est parti ? - Il s'est lev� et est parti.
Et personne ne l'a emp�ch� ?
Personne ne l'a vu. Il a disparu d'un coup.
Un. Deux.
� mon avis, ce n'est pas sain de vivre si pr�s du travail.
Je n'ai pas demand� votre avis et j'�conomise sur l'essence.
Et statistiquement, les d�placements pendulaires sont moins sains.
On doit ouvrir une nouvelle affaire pour le meurtre de Rothstein.
- Pardon ? - Tu m'as entendu. Ouvre une affaire.
- Qui est le client ? - C'est moi.
Je parlais � Montez. On va se tenir au courant.
Il pourra peut-�tre nous payer discr�tement,
mais consid�re �a comme une affaire pro bono.
- Bonjour. - Salut.
Salut, toi.
Tu as lu Jimmy Gold ?
Qui ?
C'est pour �a que tu dois retourner � Harvard.
Ce qui s�pare l'homme de l'animal, c'est la litt�rature.
Lis �a. Tout.
Harvard te donnera peut-�tre une bonne note
quand tu y retourneras.
Ses phrases sont bien trop longues.
Quoi ? Qu'as-tu dit ?
Je crois que je pr�f�re Hemingway. Il est concis.
Vraiment ?
Je ne pense pas. Car �a ferait de toi une merde idiote.
Et on sait tous les deux que tu es une merde intelligente.
Merci.
Lis tout �a.
�a pourrait nous aider � trouver qui a tu� Rothstein.
Comme Rosebud dans Citizen Kane ?
Les gens sont souvent tu�s par quelqu'un qu'ils connaissent.
Les romans de Rothstein sont autobiographiques, il est Jimmy Gold.
C'�tait peut-�tre un simple cambriolage, ou peut-�tre pas.
Lis �a du d�but � la fin.
Tu en deviendras un homme meilleur.
Et peut-�tre un meilleur d�tective priv�.
Non.
Quoi ?
Quinze ans ?
Je ne vous conseille pas d'accepter.
Je suis l�galement oblig� de vous en parler.
Je n'ai pas demand� d'offre.
Moi si, Lou.
Vous devriez peut-�tre l'accepter.
Le proc�s vous reconna�tra coupable.
Ils vous tiennent.
Demander � 12 jur�s de condamner celle qui a sauv� le monde de Mr Mercedes...
De quoi parlez-vous ? Elle risque la prison, pas vous.
Vous voulez aller au proc�s pour vos propres raisons.
Carri�re, ego, je ne sais pas.
Mais c'est mal, et vous le savez.
M�me si vous vous sentez coupable de l'avoir mise dans cette situation,
je fais mon travail.
Qui est de prendre toutes mes ann�es d'exp�rience,
mes proc�s, ma connaissance de la loi et des gens et de la conseiller.
Ce n'est pas personnel pour moi.
Vous ne pouvez pas gagner.
Je ne le garantis pas, en effet.
La procureure est bonne, elle fera de son mieux mais moi aussi.
Quinze ans en prison.
Je ne sais pas comment je peux survivre � �a.
Encore une fois, il y a la folie.
Je pense que la procureure sera d'accord.
Mais...
Mais je vous le garantis, si vous plaidez la folie,
vous ne serez jamais lib�r�e.
- Jamais. - C'est des conneries.
Quand ils vous font entrer dans le syst�me, ils vous y enterrent.
La loi ne d�cidera pas, les docteurs si.
Les docteurs travaillent pour l'�tat,
et l'�tat, c'est juste des politiciens et des bureaucrates
qui veulent oublier tout �a.
Vous pouvez gagner ?
Je le pense.
Alors allons-y.
Lou...
Si je vais en prison pour ce que j'ai fait � Brady,
alors Brady gagne.
On va au proc�s.
Je peux sortir ?
Merde !
Fiston. Je peux t'aider ?
Vous l'avez d�j� fait.
Oh, mon Dieu !
C'est toi ! Tu vas bien.
Oui, je vais bien. Gr�ce � vous.
Je te croyais mort.
Je l'aurais �t� si vous n'�tiez pas arriv�.
Comment vous m'avez trouv� ?
Je me souvenais du logo "Stan McNair" donc je vous ai cherch�.
Pour vous remercier.
Ce n'est rien, mon bon.
�a embellit ma journ�e.
J'ai sauv� plein de lave-vaisselles,
mais c'est la premi�re fois que je sauve un humain.
Mince, fiston. Une bi�re te ferait du bien.
Oui, je sais.
- Entre. - J'aimerais une bi�re.
Je suis surpris de te voir d�j� debout.
S�rement mes g�nes r�silients.
Je peux vous demander pourquoi vous ne vous �tes pas fait conna�tre ?
Comme un bon samaritain. Vous �tes un h�ros.
Ce n'est pas mon truc.
�a vous aurait fait de la pub.
La publicit� n'est pas quelque chose que je veux dans mon domaine.
Pourquoi ?
Disons que c'est dur
de gagner sa vie en r�parant des frigos ou autre.
Donc parfois je dois compl�ter
avec des activit�s o� il vaut mieux �viter l'attention.
Oui, je comprends.
- On fait tous ce qu'on peut. - Oui.
Chaque soir, je prie :
"Dieu, laisse-moi trouver une grosse pile d'argent."
Moi aussi.
Sant� !
Assieds-toi.
�a vous est d�j� arriv� ?
Pardon ?
De trouver une pile d'argent.
Pas encore.
Mais je n'ai pas encore trouv� la fille de mes r�ves non plus,
donc il reste plein de choses � faire.
Pourquoi tu me regardes comme �a ?
Vous savez quoi, Stan ?
Mon camion s'est renvers� � 800 m�tres d'ici.
Je croyais que tu te promenais.
Il est encore dans le foss� o� il a fini.
Il y avait un sac dans le camion,
et il n'y est plus.
Donc quelqu'un l'a trouv�.
C'est peut-�tre vous.
Pardon ?
Ce serait une sacr�e co�ncidence
si quelqu'un d'autre l'avait trouv� au milieu de nulle part.
Tu penses que j'ai pris ton sac.
Tu te trompes.
Je ne sais rien de ton sac.
Ni de ton camion. Je ne savais pas que tu en avais un.
Tu as dit que tu avais �t� percut� par une voiture.
C'�tait un sac tr�s pr�cieux, Stan.
Assez pr�cieux
pour que j'en parle � la police.
Assez pr�cieux
pour qu'ils suivent mes suspicions et enqu�tent sur vous.
Sur vous et
les activit�s compl�mentaires que vous faites ici.
Tu me menaces ?
Je pense qu'on peut passer un accord.
Vous me rendez mes biens, ma marchandise,
et je vous donne une r�compense.
Plus d'argent que vous n'avez l'habitude d'en voir.
Je ne sais pas de quoi tu parles.
Et je ne sais pas quel ton tu emploies,
mais �a ne va pas avec : "Merci de m'avoir sauv� la vie."
Ce serait une erreur de me raconter des conneries.
J'ai bless� des gens pour m'avoir menti.
Mais je vous suis redevable.
Donc je vous donne une nouvelle chance.
Soyons honn�tes.
Donnez-moi ce qui est � moi et vous en sortirez plus riche.
Je n'ai rien qui soit � toi.
Qu'est-ce que �a veut dire ?
�a veut dire que je...
Mince.
C'est toi qui as cambriol� la maison de John Rothstein, non ?
Il a �t� cambriol� � 30 kilom�tres au sud.
C'est de �a dont tu parles, n'est-ce pas ?
Tu avais mis ton butin dans ce camion ?
C'est une grosse accusation.
Je vais te demander de partir.
Si c'�tait moi,
�a ferait de moi un tueur.
Quelqu'un de dangereux.
Donc si j'�tais vous,
je rendrais
la marchandise que vous avez trouv�e.
Ce n'est pas moi qui ai pris ton argent.
Derni�re offre.
Vous gardez l'argent. Vous me donnez les dossiers.
Je ne sais pas de quoi tu parles.
Voil� le remerciement pour t'avoir sauv� la vie.
Vous pensez que je rigole ?
Putain.
Merde !
Merde ! Merde !
Merde !
Sous-titres traduits par : Joris Benzidane
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