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1 QUI ES-TU ALASKA ?
Je suis fasciné par les dernières paroles.
Comme Oscar Wilde, qui a dit :
"Ou c'est ce papier peint qui disparaît, ou c'est moi."
et il est mort.
Ou Humphrey Bogart,
dont les derniers mots furent :
"Je n'aurais jamais dû passer du scotch au Martini."
James Dean a dit :
"Ils doivent nous avoir vus"...
Juste avant de claquer sa Porsche dans une autre voiture.
Mes dernières paroles préférées :
le poète français François Rabelais,
qui a dit : "Je pars en quête d'un Grand Peut-Être",
parce que c'est ce que je cherchais aussi.
Sauf que je voulais trouver mon Grand Peut-Être
avant de mourir.
AVANT
Il n'est même pas 17h.
Je suis sûr que tes camarades vont arriver.
C'est la mode d'être en retard.
Oui, maman.
J'ai gardé ma popularité secrète toutes ces années.
C'est pour ça que tu veux partir ?
Non, chérie, c'est à cause de moi.
Miles a entendu toutes les histoires sur son père étant
une légende à Culver Creek...
Eh bien, pas... pas exactement.
Il y a beaucoup d'autres endroits
où je rêverais d'aller, mais vous auriez dit non.
Mais pourquoi dois-tu y aller maintenant ?
C'est à ça que sert l'école.
Je t'ai dit pourquoi.
À cause des dernières paroles d'un poète français,
"Le Grand Peut-Être" ?
Qu'est ce que ça signifie ?
C'est ce que j'ai besoin de savoir.
À plus, Raisin.
S'il demande, je suis parti à l'école.
Tu es mon témoin.
ACADÉMIE CULVER CREEK
BIENVENUE ANNÉE 2005/2006
Alaska !
J'ai cru que ma mère ne partirait jamais.
Trop de pleurs, de câlins et de paroles.
Tu m'en diras tant.
C'est pour ça que j'ai conduit seule,
pour échapper aux câlins et aux larmes.
On rattrape le temps perdu sur la route ?
Les caissiers de Coosa alternent dans 20 minutes,
et crois-moi, on veut que Gus gère ce registre.
Je ne peux pas laisser Paul m'emménager seul.
Bien sûr que tu peux, Paul.
Ça ne te dérange pas de finir
pendant que ta jolie petite amie et moi allons chercher quelques trucs.
Seulement si elle se fait pardonner.
C'est quoi ce bordel, Paul ?
Elle ne devrait pas avoir à utiliser de son corps
pour que tu sois un bon petit copain.
C'est à cause de ces conneries sexistes
qu'on doit démanteler le patriarcat.
Mon dieu, j'ai dit oui.
C'est pas juste tes mots, Paul.
C'est ce qu'il y a dans ton esprit et dans ton cœur.
Penses-y tant qu'on est pas là.
C'est quoi ce bordel ?
C'est ta surprise Da Vinci.
Donc tu sais que quand j'étais là-bas,
c'était pas mixte.
T'auras des filles là-bas maintenant.
Tu sais ce que sont les MST ?
C'est les maladies sexuellement transmissibles,
comme la gonorrhée ou...
Chlamydia...
Herpès...
Verrues...
Pas comme la verrue au doigt,
mais à d'autres endroits.
Vraiment, la meilleure protection c'est :
garde ton zizi dans ton slip, fils.
C'est vrai.
Ça te va si j'ai la chambre pour moi pour quelques heures ce soir ?
Puis-je demander pourquoi ?
Paul et moi avons convenu que
si on était séparés par la distance
tout l'été, alors la première nuit on ferait...
du sexe.
Ne le fais pas si tu ne veux pas.
Je le veux.
Ils grandissent si vite... Tu viens ?
Je suis trop trouillarde.
Ça dit que vous avez 28 ans.
J'y crois pas non plus. Le temps, hein ?
Je crois que c'est le grand Theodor Geisel qui a dit :
"Comment est-il si tard, si tôt ?
C'est la nuit avant l'après-midi.
Décembre est là avant juin.
Mon Dieu, comme le temps a filé."
Vous pouvez le connaître sous le nom de Dr. Seuss.
La vie va vite.
Demandez-moi, j'ai l'impression d'être au lycée.
Car tu es au lycée ?
J'aimerai.
Mon adolescence aurait été grandement améliorée
par les effets anesthésiants des Coosa Liquors,
du rosé Strawberry Hill.
T'as pas l'air d'être au lycée.
C'est le but, Gus.
On y est presque.
On a temps pour un seul autre chapitre.
C'est comme le jour où je suis parti.
C'est beau.
Tu dois t'habituer de ne plus avoir la clim.
Attendez, il n'y a pas l'air conditionné ?
C'est pas trop tard pour changer d'avis.
On t'a pris un ventilateur.
La sueur construit le caractère, mon garçon.
Oh, regarde ça.
Le clocher. C'est la cloche que nous avons volée.
On a dû être 6 pour descendre ce truc,
avant de l'enterrer dans le cimetière.
C'est toujours la plus grande blague de l'histoire de Culver.
Je prends ça, maman.
Au moins, laisse-moi plier ton pantalon.
Non, ça va.
Oublie pas d'appeler tous les dimanches.
Bah... J'ai pas de téléphone portable.
Il y a le téléphone public pour ça.
Tu vas tellement nous manquer.
Je peux t'aider à faire ton lit ?
Ça va aller.
Ça va le faire, les gars.
Promis.
Après le déballage vient l'aventure, hein ?
C'est vrai.
Tu dois être le nouveau colocataire.
Je vois que tu as décoré l'endroit.
Moi c'est Chip. Chip Martin.
Je te serrerais bien la main,
mais c'est mieux que tu ne lâches pas cette serviette.
Je suis Miles. Miles Halter.
Miles, comme dans "des miles à parcourir avant de dormir" ?
C'est un poème de Robert Frost. Tu connais ?
Non.
Estime-toi heureux. Ah, personne ne m'appelle Chip.
Tu viens de dire ton nom...
Appelle-moi le Colonel.
On va t'appeler... Le Gros.
Habille-toi, le Gros.
C'est une façon unique de défaire ses valises.
Laisse-moi deviner.
Tu dois être un de ces gars qui
évite le contact entre chaussettes et slips.
Ce n'est pas vrai.
Oh vraiment ?
T'as 10 secondes pour me surprendre
avant que je classe comme ordinaire.
Je connais les dernières paroles de beaucoup de gens.
Exemple.
Henrik Ibsen. C'était un dramaturge.
Je sais qui était Henrik Ibsen.
1828 à 1906, considéré comme le père du réalisme.
Je l'ai jamais lu.
Mais il était malade depuis un moment,
et son infirmière lui a dit :
"Vous semblez en meilleure forme ce matin",
et Ibsen a dit : "Bien au contraire".
Et il est mort.
C'est morbide, mais j'adore.
Allez, le Gros. On a des conneries à faire.
Donc t'es un lecteur, le Gros ?
Euh, les biographies surtout... ou seulement.
C'est à mon père.
Mon père me battait avec mes livres,
donc j'utilisais des livres de poche dans la maison,
ou des nouvelles, toutes courtes et douces.
C'est pour ça que je suis venu ici.
Je peux lire des énormes livres sans me faire botter les fesses.
Hé, c'est le colonel.
Quoi de neuf, pauvre type ?
T'as grandi cet été, mon pote ?
Tu fais quoi, 1m20 maintenant ?
Bonjour Longwell, camarades de merde.
J'ai toujours dit qu'il n'y avait personne de mieux
que toi pour caresser les couilles de Kévin.
Pourquoi tu me dis pas ça en face ?
Je viens de le faire, pédale.
- Tu veux en arriver là ? - Allez, Kev.
Allez.
On sait que le Colonel ne va pas mettre
sa scolarité à risque, hein ?
Il faut les excuser, le Gros.
Ce n'est pas de leur faute si
chaque putain de chose dans la vie leur a été tendu.
Le Gros ? C'est quoi ce nom ?
Je pense que c'est supposé être ironique.
Tu devrais savoir que j'ai travaillé dur cet été,
valet au country club et caddie.
Pas de voiturette de golf non plus.
Tu peux être la seule personne qui pourrait
passer tout l'été au soleil et finir par être plus blanc.
C'est possible d'être à 150% caucasien ?
C'est... c'est raciste.
Dormez avec un œil ouvert, les garçons.
Allez, le Gros.
C'est parce que je suis maigre. Peu importe.
T'es mort.
Ouais, toi dors avec un œil.
Des amis à toi ?
Les Weekendeurs,
enfoirés de riches qui partent le week-end
dans leurs maisons climatisées de Birmingham .
C'est les mecs cools.
Je ne les aime pas. Ils ne m'aiment pas.
Donc si tu es venu ici dans l'espoir d'être populaire, le Gros,
tu ferais mieux de ne pas être vu avec moi.
Allez.
Miles Halter. Orlando, Floride.
Préposé au lycée Doctor Phillips.
Note intéressante à propos de ce lycée,
nommé d'après un gars nommé Doctor Phillips.
Il n'avait pas de doctorat ou quoi, juste un adulte,
qui a changé son nom en docteur.
Bienvenue à Culver Creek, Miles.
Je l'appelle le Gros.
Ah, le colonel et son ironie.
Comment tu sais tout ça ?
Takumi sait tout.
Pour commencer : ne jamais laisser le colonel
t'embarquer dans son emménagement.
Il est immunisé contre la fatigue.
Sa colère est une source d'énergie renouvelable.
Et t'as pris un engagement.
- Ah oui ? - C'est l'heure de bosser.
Oh merde. Souris, c'est l'Aigle.
Le quoi?
Mr. Starnes, ravi de vous voir.
Comment était votre été ?
C'était terrible. Comment allez-vous, Mr. Martin ?
Super.
J'exploite mon coloc ici
pour un travail manuel, monsieur.
Eh bien, je n'attends rien de moins.
Vous devez être Mr. Halter, fils de Walter.
Nos chemins ne se sont jamais croisés, mais quand j'étais étudiant ici,
il était une légende.
Il m'en a parlé.
Ton père s'appelle Walter Halter ?
Si vous espérez être à la hauteur de sa réputation,
rappelez-vous, vous avez une grande liberté ici.
Si vous en abusez, vous le regretterez.
Vous me semblez sympathique.
En tant que doyen de Culver Creek,
Je détesterais devoir vous faire mes adieu.
- Merci. - Je vous en prie.
Mr. Starnes, nom de code l'Aigle,
ancien élève, actuel connard.
Quand je suis arrivé ici,
l'Aigle était juste un professeur d'histoire
jusqu'à ce que notre ancien doyen, Mr. Harris, soit mort.
Le corps n'était même pas encore froid et il emménageait déjà.
Ils disent que c'était une crise cardiaque, mais j'ai mes soupçons.
Tu dis que l'Aigle a commis un meurtre
pour devenir directeur ?
Tu as vu son visage ? C'est le truc des cauchemars.
Je sentais comme s'il regardait dans mon âme.
La prochaine fois que vois ce regard, t'es fichu.
Alaska l'appelle "le regard qui tue".
Alaska ?
Notre prochain arrêt, car elle a les cigarettes.
T'as de l'argent ?
Oui, mais... je ne fume pas vraiment.
Parfait, parce que moi si.
Fini !
TABLE BASSE
Chic et sensible.
C'est tout moi, le Gros. C'est moi, exactement putain.
T'as déjà entendu 3 coups, c'est l'Aigle.
Toujours frapper une fois.
Oh mon Dieu !
C'est le colonel ?
Viens ici !
- Ok écoute ça. - Quoi ?
Premier jour des vacances,
Je suis dans ce vieux Vine Station des familles.
Passionnant.
Je suis avec ce gars, Justin.
On regarde la télé sur son canapé.
Je te rappelle que je sortais déjà avec Jake.
Je sors toujours avec lui, miraculeusement.
Mais Justin et moi, on est copains d'enfance.
Donc, assis sur le canap',
en regardant The Office,
en parlant de la fac ou autre chose.
On parlait juste.
Et je suis en pleine phrase sur les équivalences
quand tout à coup, il m'attrape le sein.
Juste comme ça.
Un pouet-pouet vigoureux d'au moins 3 secondes.
Tu le crois ça ?
Et la première chose que je me dis, c'est
"Ok, comment libérer mon sein de cette serre avant
qu'elle y laisse des marques indélébiles ?".
Et le 2ème truc que j'ai pensé :
"J'ai hâte de le dire à Takumi et au colonel."
C'est fou.
Tu peux lâcher maintenant.
Qui est le type qui ne rit pas à mon histoire ?
Mon colocataire. Miles "à parcourir" Halter, alias le Gros.
Le Gros mémorise les dernières paroles des gens.
Il a aussi l'argent pour tes cigarettes.
Le Gros, voici Alaska.
Elle a eu un pouet-pouet de nénés
cet été, dont tu es maintenant bien informé.
Tu mémorises les dernières paroles des gens ?
Ouais. Tu veux me tester ?
JFK.
C'est évident.
- Oh merde. - Ça l'est ?
Oh non. Ce sont ses dernières paroles.
Quelqu'un a dit : "Mr le Président, vous ne pouvez pas nier que Dallas vous aime."
Et il a dit : "C'est évident".
et puis il s'est fait abattre.
Mon dieu, c'est affreux.
Ravi de te rencontrer, le Gros.
La prochaine fois, rigole à mon histoire.
On se voit tout à l'heure ?
Tu marches très vite.
Tout le monde n'est pas doté
d'énormes pattes de poulet, le Gros.
Je compense.
Tu vois ça ?
C'est un cygne ?
Ce cygne est un suppôt de Satan.
Ne t'approche jamais de lui plus près qu'on ne l'est là.
Il va te déchiqueter en putain de morceaux.
Mais il est tellement beau.
Ceux qui sont dangereux le sont toujours.
Viens aller!
Elle s'appelle Alaska Young.
Elle est de Vine Station.
Tu peux passer devant sans faire gaffe,
et de ce que je comprends, c'est le cas.
Et elle a parlé d'un petit ami ?
Mon dieu.
Tu touches un sein et t'es obsédé.
Il s'appelle Jake, étudiant,
magnifique fils de pute.
C'est un féministe.
Elle ne l'a pas encore trompé, ce qui est une première.
Le Gros, j'aimerais te souhaiter la bienvenue au coin fumeurs.
Donc, on a le droit de fumer ici ?
Bien sûr que non.
T'as à peine tiré dessus.
C'est tout simplement ingrat.
Je ne veux juste pas avoir d'ennuis.
Mes parents me tueraient, surtout ma mère.
Des emmerdes, tu en auras.
Maintenant, la question est, tu feras quoi quand ça arrivera ?
Je vais te dire ce que tu ne dois pas faire.
Cafter.
Je déteste les Weekendeurs d'une passion ardente
réservée aux dentistes et à mon père,
mais je ne les dénoncerai jamais.
Si tu dois apprendre quelque chose de moi aujourd'hui, que ce soit ça.
Ne jamais, jamais, jamais cafter.
Tu m'as compris ?
T'es sûr ?
Oui, j'ai compris.
Cette école est importante pour les gens.
Ça peut ressembler à une colo d'été surveillée par un cygne tueur,
mais pour les gens qui vont ici, c'est important.
Malheureusement, nous avons atteint l'heure
où je suis obligé de voir ma copine.
Attends, tu as une copine ?
M'en parles pas. Je ne la supporte pas.
Mais encore une fois, elle ne peut pas me supporter.
C'est ce que je mérite pour sortir avec une Weekendeuse.
Tu ne viens pas de dire que tu les détestais
autant que le dentiste ?
Je prend beaucoup sur moi, le Gros.
Tu viens ?
Alaska ne devait pas venir ?
Ça serait malpoli si elle venait,
et qu'on était parti tous les deux.
Un sein, mon dieu.
C'est Alaska.
Qui sait ce qu'elle va faire ?
Non.
Toujours pas bon.
Mr Dernières Paroles célèbres, j'en ai un pour toi.
D'accord.
Le général dans son labyrinthe, Gabriel García Márquez.
Tu l'as déjà lu ?
Il parle de Simón Bolívar.
Dans le livre, tu sais quelles sont ses dernières paroles ?
Non, tu ne le sais pas, mais je vais te le dire,
Señor Commentaires d'Adieu.
" Il fut bouleversé par la révélation éblouissante
que la course folle entre sa maladie
et ses rêves touchait en cet instant même à sa fin.
Nom de Dieu, soupira-t-il.
Comment sortir de ce labyrinthe ? "
Ce sont des magnifiques dernières paroles.
Sans déconner.
Ça veut dire quoi ?
C'est tout le mystère, n'est-ce pas ?
Le labyrinthe est-il vivant ou mort ?
À quoi essaie-t-il d'échapper,
au monde ou à sa fin ?
Je ne sais pas.
Je pensais que tu était celui qui allait
enfin me livrer les réponses.
On vient de se rencontrer,
et tu me déçois déjà, le Gros.
Tu as lu tous les livres qui sont dans ta chambre ?
Grand Dieu, non, mais j'y compte bien.
Je les appelle la Bibliothèque de ma vie.
Chaque été, depuis que je suis petite,
j'allais à toutes les vide-greniers,
et j'achetais tous les livres qui avaient l'air intéressants,
comme ça j'avais toujours un truc à lire.
Mais il y a tant de choses qui nous attendent, tu sais ?
J'aurai du temps pour lire quand je serai vieille et ennuyeuse.
C'est dur de t'imaginer ennuyeuse un jour.
Tu me fais penser au Colonel
à son arrivée à Culver Creek.
Quand on s'est rencontrés, on était juste des
élèves boursiers avec le même intérêt dans...
on va dire l'alcool et les bêtises.
Ça m'intéresse aussi ces choses-là.
Et quelque chose me dit que
t'as pas trop d'expérience là-dedans,
et c'est mon but.
Vers Thanksgiving, je lui ai trouvé sa première copine,
et plus tard dans année, on a fait notre première blague.
Je lui donne ma vision,
et il fait la planification au niveau militaire.
C'est comme ça que Chip est devenu le Colonel ?
T'es malin, comme lui. Mignon aussi.
Mais je n'ai rien dit, car j'adore mon copain.
T'es bien plus maline que nous deux,
et beaucoup plus attirante.
Mais je n'ai rien dit, car j'adore ma copine.
Qui n'existe pas, parce que je n'en ai pas.
T'en fais pas, le Gros.
S'il y a bien un truc que je peux t'avoir, c'est une copine.
On va faire un marché.
Tu découvres la nature du labyrinthe
et le moyen d'en sortir,
et je fais en sorte que tu t'envoies en l'air.
Avec une intellectuelle décoincée aussi, bien sûr.
Vendu ?
Vendu.
Quand t'es dehors la nuit,
ça t'arrive d'avoir super peur
et même si c'est ridicule et honteux,
tu veux juste rentrer en courant ?
Si.
Complètement.
Cours, le Gros !
Oh merde.
- Sortez ! - Venez !
Qu'est-ce qui se passe ?
T'es sérieux ?
Je savais qu'il y avait un truc.
Vite ! Vite !
Retournez dans vos chambres.
Tu regardes quoi putain ?
- C'est des conneries, mec. - Les gars, allez.
Retournez dans vos chambres. Il est tard.
Ça ne vous concerne pas. Allons-y.
Je suis désolée. On voulait pas...
Très bien, rentrez.
Rentrez et habillez-vous.
Je ne comprends pas.
Vous êtes bon, mais pas autant.
Quelqu'un a cafté.
L'expulsion sera le moindre de vos soucis...
Qui est le cafteur ?
Alaska ! Tu ne vas pas le croire.
Mme Young, aidez votre colocataire à faire ses valises.
Paul, allons-y.
Qui a cafté ? C'est forcément quelqu'un !
- C'était toi mec ? - Paul.
Qui a cafté ?
C'était toi ? Alors ?
Oui.
Premier jour officiel des cours,
nous avons déjà subi des pertes.
Voilà ce que je sais.
Je t'avais dit qu'il savait.
Takumi sait toujours.
Apparemment, Paul et Marya ont eu
le tiercé gagnant des règles d'expulsion.
1- Contact génital, 2- en fumant un joint,
et, 3- déjà saouls.
D'ailleurs Paul mettait un préservatif,
donc bravo pour sa responsabilité sexuelle.
Ils sont foutus.
Bah, ils sont partis avant le lever du jour.
Impossible que l'Aigle ait eu de la chance.
Je déteste être d'accord avec Paul, mais il ne travaillait pas seul.
Oh pardon.
Je… je ne voulais pas prendre ta place.
Oh c'est pas la mienne, je me suis jamais assis là.
T'es nouveau ?
Moi aussi. Euh, Lara.
Miles.
Appelle-le "le Gros".
Vous avez vu, des étudiants ont été virés ?
Marya est la coloc d'Alaska.
Était.
Que s'est-il passé ?
Aucune idée.
Mais pour être en sécurité, ne fais confiance à personne.
Le Vieux n'a qu'un poumon.
La religion c'est important, que vous y croyiez ou non.
Comme l'histoire, c'est important
que vous l'ayez vécu ou non.
Dans mon cas, c'est probablement le cas.
Cette année, nous étudierons trois traditions religieuses :
L'islam, le christianisme et le bouddhisme.
On en fera 3 autres l'an prochain.
Ça me donne quelque chose à faire pour vivre.
Je suis le Dr. Hyde.
Vous êtes peut-être intelligents, mais je le suis depuis plus longtemps.
Par conséquent, je parlerai, et vous écouterez.
On a peut-être pas beaucoup de temps,
mais nous sommes engagés dans une quête primordiale :
la recherche de sens.
Quelle est la nature de l'être humain ?
Quelle est la meilleure façon de vivre ?
Comment sommes-nous venus dans ce monde ?
Et qu'adviendra-t-il de nous quand qu'on l'aura quitté ?
LABYRINTHE
Maureen, vous êtes une génie.
Ne m'en parle pas ! Chaque jour, je vis mon rêve.
C'est quoi exactement ?
Une tortilla frite, alias "tortifrite".
Inventée par la génie culinaire susmentionnée Maureen, nommée par Alaska.
Tu sais, on peut dire beaucoup de mauvaises choses sur l'Alabama,
mais on ne peut pas dire que les Alabamiens, en tant que personne,
ont trop peur des friteuses.
Ne mange pas cette courgette.
Oh mon Dieu.
C'est la meilleure chose que j'ai jamais goûtée.
C'est tellement bon.
Rien de tel que de voir un mec manger sa première tortifrite.
T'as plus d'infos ?
Oui, mais je pense que c'est mieux de parler en privé.
Vous n'avez pas confiance en moi ?
On te connaît pas vraiment,
et on peut pas prendre de risques avec cette info.
Tu ne veux pas mettre ce poison dans ton corps, mon gars.
Mais c'est tellement délicieux.
Kev, voyons.
Tout le monde doit tester la tortifrite une fois.
Une fois ?
Pourquoi qu'une seule fois ?
T'en fais pas, Miles.
On ne fait que donner des conseils amicaux,
car t'as l'air d'avoir besoin d'amis.
Vous voulez être des amis ?
On ne veut pas que tu sois dans le mauvais groupe.
Ouais, t'es plus cool que ces autres losers.
- Vraiment ? - Ouais.
Enfin, t'es de Floride. C'est cool.
Même Orlando ?
Eh bien, tu ne l'aurais pas quitté
si tu n'avais pas d'ambition.
- Tu sais ce que ça veut dire ? - Non.
Non, car tu ne parles pas le mandarin,
langue mondiale de demain, mais moi si.
C’est ce qu'on fait là, Miles, planifier l’avenir.
Une personne dans ta position pourrait nous être très utile,
en nous faisant savoir ce que pense le colonel
et quand il le pense.
Donc vous voulez que je sois un cafteur ?
Non, on te demande juste de rendre service à tes amis.
"Un voyage de mille lieues commence par un premier pas".
C'est la traduction de ce que je t'ai dit.
Je le pense.
Marche avec nous, fils.
On est en terminale, Miles.
On doit bien laisser cette école à quelqu'un,
et ça peut être toi.
Je pourrais juste rester en dehors de ça.
Pourquoi choisir un côté ? Je pourrais être comme la Suisse.
On dit que cet endroit est très agréable.
Pas possible, frère.
Ici, tout le monde choisit un côté.
Bon sang.
Pourquoi l'eau ne sort pas ?
Je ne peux pas porter cette merde.
Dieu merci. Le Gros, c'est une urgence.
Je dîne avec les parents de Sara.
Pitié dis-moi que tu sais repasser.
Je ne savais même pas qu'on avait un fer à repasser.
C'est pas le cas.
C'est à Takumi, même s'il ne sait pas repasser non plus.
Quand j'ai demandé à Alaska, elle s'est mise à crier,
"Tu ne vas pas m'imposer le paradigme patriarcal."
Le quoi ?
Alaska, parmi ses nombreuses qualités,
est féministe de troisième vague.
Ils ont des vagues ?
Le Gros, tu devrais peut-être essayer de lire
quelques biographies de femmes.
Bordel.
J'ai besoin de fumer,
mais je ne peux pas sentir la fumée si je vois les parents de Sara.
Ils sentent le bois de santal et l'argent.
Un truc que mon père m'a appris, c'est de nouer une cravate.
Et c'est bizarre, car je ne peux qu'imaginer
qu'il en ait porté un jour.
Dommage que cette cravate soit tellement moche.
Je t'ai acheté cette cravate, pauvre con.
C'était un cadeau d'anniversaire.
Et je ne l'oublierai jamais.
Tu dois être Sara.
Enchanté. J'ai tellement entendu parler de toi.
Oui, j'imagine bien.
Tu ne peux pas au moins repasser ta putain de chemise ?
J'ai essayé, d'accord ?
On a pas tous des domestiques qui repassent pour nous.
Chip, rabaisser les autres
ça te rend encore plus petit.
Quelle différence cela fait-il, Sara?
Je pourrais porter un smoking avec un petit haut-de-forme,
tes parents me détesteraient toujours.
Oui, parce que tu les contraries comme tous les humains
qui sont sur terre.
Hé, tu sais quoi.
Je suis vraiment désolée que ce soit ton coloc.
Tu mérites beaucoup mieux.
- Il n'est pas le seul. - Trop chou.
Soit on y va maintenant soit on n'y va pas.
- Laisse tomber. - Parfait.
- Peu importe. - Connard.
Donc, c'est Sara.
Elle a l'air... gentille.
Ouais.
Aucun de nous deux n'avait de modèles positifs
en ce qui concerne les relations entre adultes.
Tu bois du lait périmé ?
C'est pas du lait... Enfin, pas seulement.
C'est cinq mesure de lait, et une de vodka.
Je l'appelle "ambroisie", nectar des dieux.
L'alcool est pratiquement indétectable,
donc l'Aigle ne peut pas me choper à moins qu'il en boive.
Seul inconvénient,
ça a le goût de lait tourné et d'alcool.
Mais c'est le bordel, le Gros.
Je dois atténuer la douleur d'une manière ou d'une autre.
- Tu veux essayer ? - Ça va aller.
Tu vas décrocher ?
- Allô ? - Tu peux me passer Chip ?
- Sara, ne quitte pas. - Ouais ?
On peut y aller maintenant ?
Oui.
Je suis un mauvais copain. C'est une mauvaise copine.
On se mérite l'un l'autre.
Ne m'attends pas.
- On y va ! - Maintenant, Halter !
Aïe ! D'accord.
Maintenant !
Ne nous oblige pas à te botter le cul.
Je peux m'habiller avant ?
T'en auras pas besoin.
Bouge-toi !
Oh j'ai compris.
Vous allez m'attacher au mât d'un drapeau.
Très drôle.
Tu peux rêver, sale merde. Allez.
Allez.
- Bouge. - Accélérez, les gars.
Un bon vieux plongeon.
Ça a l'air vraiment rafraîchissant.
Ferme-la. Les bras sur les côtés.
Attendez, pourquoi ça ?
Ça ne va pas être dur pour moi de nager ?
T'avais la chance de ton coté.
Je te l'ai dit, je ne suis du côté de personne.
Ça veut dire que t'es avec le Colonel.
Et ça, c'est pour lui.
Non ne faites pas ça.
Attendez...
Pour ce qu'il a fait à l'un d'entre nous.
Les jambes.
Attendez. Les gars, pitié !
Pitié, les gars, non !
Non attendez !
"Pitié, les gars, non" sont de terribles dernières paroles.
Trois !
Oh merde !
Ça va ?
Mieux que toi.
T'es allé piquer une tête ?
C'était pas vraiment ça,
plutôt d'une noyade... les Weekendeurs...
Ouais, bah tu ferais mieux de t'endurcir maintenant.
Maman n'est plus là pour aider.
Qui que ce soit.
T'étais où, bordel ?
T'as été jeté dans le lac.
Tradition de Culver Creek.
La tentative d'homicide est une tradition de Culver Creek ?
Ne sois pas dramatique.
Ça arrive à tous les nouveaux.
Ils vous jettent dedans, vous nagez, sortez
et essayez de ne pas réveiller votre coloc.
Je ne pouvais pas nager.
Merde, tu ne sais pas nager ?
Pas sans mes bras et mes jambes.
Ils ont enveloppé tout mon corps.
Quoi ?
Comment ça ? Comment ?
Ils ont enveloppé de plastique tout mon corps.
T'as dû nager comme une sirène ?
Un mec sirène, mais oui.
Merde.
T'aurai pu te noyer.
Ils sont juste censés te jeter
en sous-vêtements et s'enfuir.
Ils ont dit que c'était à cause de toi.
Ils ont dit ça ?
Merde.
Takumi avait raison.
Raison sur quoi ?
Tu pourrais me dire ce qui se passe.
Ou je pourrai juste parler à l'Aigle.
Non, hors de question, le Gros.
T'es pas un cafteur,
et ce n'est pas comme ça qu'on règle les choses ici.
J'ai bien vu comment les choses se passent ici.
Et c'est quoi le problème avec Alaska ?
Elle a été vraiment méchante avec moi.
Ouais, elle est lunatique, mec.
Je suis désolé, le Gros. Pour tout.
Éteins les lumières.
Bordel !
Ces bâtards.
Avant de te choper la nuit dernière,
ils ont pissé dans mes chaussures.
T'es sûr ?
Tu veux sentir ?
Si je connais une chose,
c'est l'odeur de pisse chaude dans mes nouvelles chaussures !
C'est comme ma mère disait.
"Tu crois que t'as mis les pieds dans l'eau,
mais en fait, t'as les grolles pleines de pisse".
T'as une paire de tongs
ou un truc que je pourrais emprunter ?
Hey, le Gros.
J'ai entendu parler de ce qu'ils t'ont fait.
Alaska est furieuse.
Elle en avait pas l'air.
Écoute, le Gros.
T'es un dommage collatéral dans une énorme bataille.
Qui dure depuis la nuit des temps.
Ou depuis qu'on est en troisième.
C'est nous contre les Weekendeurs.
En général c'est pour s'amuser,
mais plus depuis la nuit dernière.
Les choses ont changé.
Qu'est ce qui a changé ?
Ils pensent que le Colonel est le cafteur.
J'y crois pas.
J'ai toujours détesté cet enfoiré,
mais je ne le cafterai jamais.
S'ils pensent que c'est le Colonel,
ils sont plus bêtes qu'ils en ont l'air.
Je te remercie.
C'est sûrement une des copies des Backstreet Boys
qui a cafté et qui m'a accusé.
C'est pour ça qu'on doit savoir
comment gâcher leurs petites vies de merde.
Après les cours, on va préparer une contre-attaque.
On dirait bien qu'on part en guerre.
Je te promets, le Gros,
ils vont regretter de s'en être pris à l'un de nos amis.
Aie confiance.
Cette nuit, je n'ai pas réalisé la gravité de la chose.
Je suis désolée.
Ça va.
On a toujours notre marché ?
Ouais.
Miles ? Tout va bien ?
Pourquoi ça n'irai pas ?
On est dimanche... Je croyais que
tu devais appeler le dimanche.
C'est Miles ? Tout va bien ?
Tout va bien.
Il a dit "ça va".
On est pas dimanche.
J'appelais juste pour dire merci.
De m'avoir laissé partir.
Pour m'envoyer ici.
Il appelle pour dire qu'il est plus heureux
sans ses parents.
Ah super.
C'est pas ce que j'ai dit.
Je sais, mon chéri.
J'espère juste que trouves ce que tu cherches.
Ton Grand Peut-Être.
Euh... Je pense que c'est le cas.
Je pense que c'est le cas.
102 JOURS AVANT
- Traduit par ButterFox -
Si vous ou un proche lutte contre l'alcool ou le tabac, allez sur
hulu.com/looking-for-Alaska-resources pour de l'aide sur ces problèmes, et d'autres.
- Synchronisé et corrigé par chamallow - - www.MY-SUBS.com -
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