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�ternit�.
Pourquoi est-ce que ce mot existe ?
Tout le monde le sait...
aucune chose au monde n'est infinie.
www.calorifix.net Last Love First Love (v.01)
Traduction : Mokon@ Corrections : Ulairi
Atsurou Watabe
Chujin Glei
Dong Jing
LAST LOVE FIRST LOVE
Comment trouvez-vous Shanghai ?
�a ne doit pas �tre pire que Tokyo, non ?
Maintenant dans le monde des affaires, c'est une dure comp�tition.
M. Tabuzai.
Vos deux ans de titularisation vont passer vite.
Le moment venu, vous pleurerez en disant "je ne veux pas repartir".
Je suis le directeur de cette filiale, Onda.
Laissez-moi vous pr�senter � tout le monde.
C'est M. Tabuzai, qui vient du bureau central de Tokyo.
Laissez-moi vous pr�senter � tout le monde.
C'est M. Tabuzai, qui vient du bureau central de Tokyo.
Il fait du d�veloppement d'esquisses et il obtient d'excellents r�sultats.
C'est le moment de d�velopper avec succ�s, le march� chinois.
Partageons � la fois la prosp�rit� et l'adversit�.
J'esp�re que tout le monde l'aidera � s'adapter � la vie ici tr�s vite.
S'il vous pla�t, je compte sur vous.
"Je compte sur vous" clos des pr�sentations, d'o� ce silence...
Il est intelligent mais pas pr�tentieux.
C'est dangereux, ne fais pas �a.
Bon apr�s-midi, Monsieur. Puis-je vous aider ?
Bon apr�s-midi Mlle, je viens de la compagnie automobile Emlar.
J'ai r�serv� une chambre au nom de Tabuzai.
Un petit moment, s'il vous pla�t.
Merci.
Peut-�tre que je ne devrais pas parler de �a,
mais M. Tabuzai a l'air d'avoir des difficult�s � s'adapter
� cette soudaine mutation
et au fait qu'elle soit � l'�tranger.
Tout le monde a besoin de temps pour s'adapter.
Mais d'ici � la salle de bain,
�a prend beaucoup de temps.
Lao Chen, �a vous a beaucoup d�rang�.
Je pense toutefois que c'est fini.
Je viens juste de m'apercevoir que M. Tabuzai est d�j� reparti.
S'il vous pla�t. S'il vous pla�t.
Mary, jette un �il sur la personne assise l�-bas.
Il a l'air d'avoir trop bu.
Monsieur, puis-je vous aider ?
Voulez-vous que je fasse l'enregistrement pour vous ?
S'il vous pla�t, utilisez le japonais pour parler avec moi, le japonais.
Vous comprenez le japonais ?
Que puis-je faire pour vous, Monsieur ?
Je m'appelle Tabuzai, je viens de la compagnie automobile Emlar.
Donnez-moi la cl� de la chambre, la cl�.
Emlar, Tabuzai.
Juste un instant.
Excusez-moi de vous avoir fait attendre si longtemps, Monsieur.
Min, son manteau est rest� l�.
Il a laiss� son manteau ici.
Monsieur, est-ce que �a va ?
Ne dites rien.
Ne dites rien � personne.
Bon, faites une pause, on va encore recommencer du d�but.
Linlin, viens par l� vite.
Viens.
L'examen de composition est mauvais, aussi.
Professeur.
Professeur, le dernier examen, est-ce que je suis vraiment �limin�e ?
� propos de ton examen de composition ?
Je vous en supplie, ne m'�liminez pas.
Je ferai tout ce que vous voudrez.
Vraiment ?
Alors tu enseigneras le chinois,
deux fois par semaine, � un Japonais dans une classe d'entreprise �trang�re.
Montrons-nous, allez.
Qu'est-ce que c'est ?
Laissons-la enseigner le chinois.
Bonjour professeur.
C'est arrang� alors.
Tiens.
J'ai oubli� de te donner ta feuille d'examen.
Merci pour ton aide.
Super, vous venez toutes de me faire une farce.
Il peut sortir de l'h�pital, il demande o� sont ses v�tements.
Il portait juste une chemise quand on l'a mont� ici.
Il n'a pas de v�tements.
En voil�.
Une femme vous en a apport�.
Il n'y a rien d'important de ce c�t�-l�.
Bien, je sais.
Prendre un premier jour de retard comme �a.
Excusez-moi.
Entrez.
Directeur.
M. Tabuzai a dit qu'il ne viendra ici que cet apr�s-midi pour cause d'affaires.
3 mots r�sument la vente de la voiture : information, communication et �quipements.
Sur cet aspect on ne peut pas perdre compl�tement contre les autres compagnies.
Excusez-moi, je suis en retard pour cause d'affaires priv�es.
Par l�, M. Tabuzai.
Pourquoi tu travailles ce soir ?
Tu te sens pas bien ?
Non, des m�dicaments pour maigrir.
Tu veux encore maigrir, �a n'est pas n�cessaire.
Je vais devenir une grosse dondon si je prends pas �a maintenant.
C'est quoi comme m�dicaments, laisse-moi essayer aussi.
La prochaine fois.
Regardez, notre atout est encore cette MX2.
La cl� est de voir comment d�velopper les profits et �viter les r�ductions.
Je confirmerai encore la balance de v�rification.
S'il vous pla�t.
La classe de langues pour apprendre le chinois d'affaires
� l'Universit� de Shanghai commence d�s ce soir.
Deux fois par semaine.
Toutefois en 6 mois, vous pouvez beaucoup apprendre.
Allez-y, courage.
Vous allez bien maintenant, Monsieur ?
Oui.
Je suis d�sol� de vous avoir caus� des ennuis.
Ce n'est rien, je suis heureuse de voir que vous allez bien.
Et �a ?
Des gens de votre entreprise ont appel� plusieurs fois,
mais comme vous m'avez dit de ne rien...
Oh super.
Merci.
Merci, je comprends ce mot.
Tabuzai.
ZE JING.
Shanghai. Comment vas-tu ?
Le docteur �tait d'accord ?
Un traitement psychologique ?
�a ne servirait � rien de toute fa�on.
Elle est vraiment furax contre toi.
Mais elle est tomb�e amoureuse de Miori le mort vivant.
Seulement en m�me temps je te vois tellement malheureux, je ne dis pas �a qu'� toi.
Je pense comme �a depuis que j'ai parl� avec ses parents pendant l'enterrement.
Et ne dis pas, laisse tout tomber !
Je dois y aller, � demain, ici.
Peut-�tre que je resterai plus longtemps.
Je vais d�m�nager au dortoir de la compagnie ce soir.
Alors...
Bon entendu.
De toute fa�on, tu dois te changer.
Retourner au Japon, pas avec toi, trop de trucs...
Ne t'inqui�te pas, je vais bien maintenant.
� la prochaine.
Miori ce gar�on...
�a fait six mois d�j�, mais il doit encore rester � l'h�pital.
Bien qu'il soit vivant, la douleur est tr�s forte.
Bonjour, y en a encore un peu.
Papa, bonjour.
Regardez-moi cette impatiente !
Bonjour.
Elle est pareille tous les jours
� subir.
Si le bus n'�tait pas arriv� � l'heure la derni�re fois,
j'aurais �t� en danger.
Tu crois vraiment que �a existe ce genre de personne ?
Tu dis �a encore, �a veut dire que tu ne t'inqui�tes pas pour moi.
Tu es meilleur que moi depuis que nous sommes enfants
m�me si toi, tu es encore un enfant.
Je suis une femme m�re maintenant.
On n'a pas le m�me �ge ?
Oui, oui...
alors deux fois par semaine
quand j'aurai fini ma le�on, tu devras venir me chercher.
Deux fois ! Mais je dois aller au boulot !
Je suis pourtant la prof de chinois d'un �tranger.
Quel bordel !
M. Tabuzai, le nom de la MX2 a �t� d�cid�.
Vous n'avez pas vu l'email.
Miori.
R�veille-toi.
Miura a apport� quelque chose � manger.
D�sol�e de vous d�ranger.
D�sol� aussi.
Deux personnes qui ne dorment pas de la nuit doivent �tre fatigu�es.
Miori.
Trouve un nom pour ce tr�sor !
Vraiment, quel nom ?
Suis un peu g�n� !
Quoi !
�ternit�, tu trouves �a comment ?
�ternit�.
La voiture de l'amour �ternel.
Une voiture laissant un nom pour la post�rit�.
Bien.
J'aime ce nom.
C'est vrai ?
R�fl�chissons � l'essentiel pour voir si �a marchera !
De toute fa�on on ne peut pas d�cider tout seul.
Que dire de plus, c'est vraiment r�ussi.
On a su� sang et eau pour ce tr�sor.
Pour toujours, comme un r�ve.
Tu crois aux choses qu'on fait.
M. Tabuzai a lui aussi
particip� au d�veloppement de la MX2.
Vraiment incroyable, c'est la carte ma�tre de notre compagnie.
Tout �a n'est pas reli� � moi.
Est-ce que j'ai dit des mots que j'aurais pas d� prononcer ?
Prenez �a.
Il va pleuvoir bient�t.
Je dois aller au cours de chinois aujourd'hui.
� bient�t.
Enchant�e de vous rencontrer.
Je m'appelle Fang Lin.
S'il vous pla�t, je compte sur vous.
S'il vous pla�t, asseyez-vous.
C'est vous le professeur ?
Tu n'es pas oblig�e de faire le cours ?
On fait comme �a, OK ?
Chaque le�on comptera comme si nous l'avions faite.
On ne continuera pas apr�s.
Comme �a tu auras le temps de jouer avec tes amis, �a te va ?
On est d'accord comme �a ?
S'il vous pla�t, asseyez-vous.
Maintenant c'est l'heure du cours.
On doit travailler, et moi aussi.
Nous avons tous des responsabilit�s.
C'est l'heure, le cours est fini.
Vous �tiez en retard,
alors on va remettre �a � plus tard.
C'est moi qui suis mauvais.
Tu travailles si dur.
Tiens.
Fais attention, n'attrape pas froid.
� bient�t.
Attendez.
La prochaine fois, je suis certain d'arriver.
C'est quoi le probl�me avec toi ?
C'est qui ce type ?
Qui ?
Je ressens un truc bizarre.
C'est quoi le probl�me, c'est juste mon �tudiant japonais !
�a para�t si simple !
Occupe-toi donc de tes affaires.
Tu m'avais pas appel� pour venir te chercher ?
Je vais pas laisser ta mauvaise humeur m'emp�cher de faire ce que je veux.
Comme tu veux, tu diras jusqu'� quand.
Au d�but, je l'aimais pas du tout.
Pourtant...
Pourtant quoi ?
Il est plut�t mignon.
Pour dire la v�rit�,
au d�but il me donnait juste un petit peu la frousse.
Cette personne, m'�tait aussi un peu antipathique.
Mais finalement, il est vraiment gentil.
Parce qu'il t'a donn� son parapluie ?
Il a brav� la pluie et il est reparti.
C'est la preuve qu'il fait un peu attention � moi.
Quoi, mais vous venez juste de vous rencontrer !
Comment �a ?
L'intuition est bien plus importante.
Vu qu'un amour d'enfance, avec lequel on grandit,
�a finit toujours par casser...
S�ur a�n�e.
Tu n'as jamais eu le coup de foudre ?
Comment dire...
Tu es toujours comme �a, h�sitante.
L'amour ne t'int�resse pas ?
Non.
Bois.
Non, je ne boirais pas.
Alors quoi aujourd'hui, tu ne veux m�me pas boire du lait ?
Suis pas d'humeur � boire du lait maintenant.
Il faut juste que je boive du vin.
De toute fa�on, c'est tr�s bon aussi.
Tu vois, d'habitude, tu n'aimes pas faire durer ce genre de le�on du tout.
C'est mieux maintenant, d'avoir le motif.
S�ur a�n�e, je voulais te demander pardon.
Est-ce que c'est M. Tabuzai ?
C'est moi, Fang Lin.
Je voulais vraiment vous remercier pour hier.
Pour m'avoir donn� votre parapluie.
Parapluie ?
La semaine prochaine, la le�on de Chinois aura lieu chez moi.
Entendu ?
Quoi, maintenant je... attends...
Ce personnage influent est d'accord pour coop�rer avec nous.
Notre travail de longue haleine aurait-il fini par payer ?
Bien.
Oui, vous disiez
que la prochaine fois vous viendriez s�rement, non ?
Tabuzai.
S'il vous pla�t, allez dans le bureau du Directeur G�n�ral.
OK.
Il est plut�t occup�.
Tu ne t'es pas faite rejet�e ?
Tout va bien.
C'est s�rement,
parce qu'il a juste un peu honte d'�tre accompagn�.
Les Japonais sont toujours honteux comme �a.
De toute fa�on, tu es trop t�m�raire.
Tu n'as pas peur d'agir, il doit �tre en col�re apr�s toi.
C'est un adulte.
Comment il pourrait l'�tre pour un si petit truc.
Je te pose la question, comptais-tu enfin avoir le coup de foudre ?
Le coup de foudre c'est lui.
C'est la premi�re fois que j'invite quelqu'un.
S'il trouve un pr�texte, je ne lui pardonnerai pas.
Ce piment fort est tr�s bien, frais.
Frais.
Bien, mettez-m'en plusieurs.
LinLin, LinLin.
Il n'y a plus de ciboulette, ni de gingembre � la maison, va en acheter un peu.
LinLin.
Je n'ai pas le temps.
M. Tabuzai.
Vous habitez par l� ?
Oui, et vous ?
Je viens rendre visite aux Fang.
C'est nous.
Vous et Lin ?
Oui.
Et vous �tes ?
Sa s�ur.
J'ai une faveur � vous demander.
M. Tabuzai.
Par l�, venez s'il vous pla�t.
Bonjour.
M. Tabuzai, vous allez manger.
On devait pas faire le cours aujourd'hui ?
On va manger ensemble, �a sera encore plus agr�able,
et nous pourrons aussi apprendre des mots.
C'est un point de vue int�ressant.
C'est toi qui as fait tout �a ?
Y'en a encore beaucoup, s'il vous pla�t asseyez-vous.
LinLin, l'invit� est arriv�.
Bonjour.
C'est mon p�re.
Bienvenue, s'il vous pla�t, asseyez-vous, allez, ne vous g�nez pas.
Mon p�re vous souhaite la bienvenue.
Enchant�, je m'appelle Tabuzai.
Enchant�,
Enchant�, enchant�, je compte sur vous.
Enchant�.
Je compte beaucoup sur vous.
Enchant�.
C'est bon ?
D�licieux.
Il a dit d�licieux.
C'est s�r, la cuisine de ta grande s�ur est la meilleure.
On a commenc�, tu as fait vite pour revenir.
S�ur a�n�e, comme tu viens juste d'arriver,
je te pr�sente M. Tabuzai.
Min est ma grande s�ur.
Je vais vous verser du vin.
Enchant�, je compte sur vous.
Comment allez-vous ? Assis, assis.
Papa, moi.
S�ur a�n�e travaille dans un h�tel.
Elle parle tr�s bien anglais.
Un peu.
� la v�tre.
Est-ce que je mens bien ?
Merci.
M. Tabuzai, vous savez parler anglais ?
Alors qu'est-ce que vous venez de dire ?
J'ai dit que la cuisine de votre s�ur est vraiment d�licieuse.
Oh, ce n'est plus un secret pour personne.
En fait, il savait juste que j'avais une s�ur a�n�e.
De toute fa�on maintenant il sait que c'est elle qui a fait la cuisine.
S�ur a�n�e, alors tu peux montrer encore tes autres talents.
Bien.
J'ai une faveur � vous demander.
Lin est tr�s fi�re de vous pr�senter � nous.
Si elle apprend que nous nous connaissons d�j�,
elle sera tr�s d��ue.
Alors...
Quant au prix, nous avons fait un �norme effort.
Vous voulez r�duire encore de combien ?
12 %.
Si c'est ainsi, alors nous demandons
des garanties � votre compagnie de ne plus vendre d'autres voitures.
La n�tre exclusivement.
Je voulais tout d'abord le fixer � 15 %.
Toutefois, vu les conditions.
Il y a un probl�me ?
Il dit qu'il peut encore r�duire le prix,
avec pour condition, de nous en vendre 5 000 par mois.
5 000 ?
On ne vend pas une voiture comme on vend un hamburger !
5 000 par mois, 60 000 par an.
Comment vendre tout �a ?
En r�duisant simplement le prix, la grande braderie ?
M. Tabuzai ?
Vous �tes venu ici pour faire quoi ?
Pourquoi �tes-vous � Shanghai ?
Est-ce que ce n'est pas pour vendre la voiture ?
Vous voulez vraiment vendre la voiture ?
Bien s�r... vous,
la personne qui avez voulu ignorer que la voiture a ses propres valeurs.
Non, au fond vous ne comprenez pas.
Ce que nous produisons n'est pas seulement une voiture bon march�.
Et surtout, "�ternit�" n'est pas la voiture tout public comme vous le pensez.
M. Tabuzai.
Directeur Lee.
En ce qui concerne le probl�me du prix,
nous allons �tudier �a attentivement,
pour obtenir un r�sultat satisfaisant.
M. Onda.
Je vous crois,
alors, m�me si notre compagnie
n'a jamais trait� avec votre compagnie,
nous pouvons faire un aussi bon travail que d'habitude.
D�sol�.
J'ai dit des mots que je n'aurais pas d� dire.
Le terme exact c'est "je viens de trop parler".
Mais, pour vous et moi tout d�pend si la voiture se vend.
Si toutes les voitures ne sont pas vendues, on ne peut pas vivre.
Vous n'avez pas compris ce point important.
Parler affaires avec des personnes comme vous est inutile.
Pour r�sumer, n'abandonnez pas tout espoir.
Je vous l'ai d�j� dit plein de fois.
Si vous �tiez hospitalis�e, le traitement serait meilleur.
�tre hospitalis�e gu�rira ma maladie ?
Vous voulez dire que si je reste � l'h�pital je gu�rirai ?
Merci pour le repas de l'autre jour.
C'�tait tr�s bon.
De rien, �a m'a fait plaisir aussi.
Et de voir votre famille,
je ne me suis jamais senti aussi bien.
Lin m'a parl� de votre premi�re rencontre,
que vous lui aviez fait une mauvaise impression.
Et c'est vraiment tr�s dr�le,
car j'ai ressenti la m�me chose.
Cette rivi�re,
ce jour-l�,
j'avais trop bu, et j'y ai jet� une montre.
Une montre ?
Elle �tait trop us�e,
tout comme moi.
� propos de cette nuit-l�,
ce n'�tait pas un accident ?
Pourquoi vous m'avez demand� de n'en parler � personne ?
J'�tais inqui�te.
Si vous n'aviez pas �t� l�,
je serais peut-�tre mort.
Mais pourquoi avez-vous... ?
Tous les jours sont identiques,
et le temps semble s'�tre arr�t�.
�a fait d�j� six mois.
Vous dites que le temps s'est arr�t� ?
J'aimerais l'arr�ter pour moi.
Je pensais que vous aviez une le�on avec LinLin aujourd'hui ?
Elle est tr�s excit�e.
Il ne vaut mieux pas.
Je pense ne plus prendre d'autres le�ons.
C'est pas bon pour elle.
Pas bon pour elle ?
Vous parlez comme si elle n'�tait rien ?
Non.
Non, c'est moi qui ne suis rien.
Je fais rien de bien.
M�me dans mon travail.
Pourquoi vous dites �a ?
Vous aimez agir de la sorte ?
Si vous �tiez mort ce jour-l�, cela aurait �t� de la chance ?
C'est ce que vous �tes en train de dire !
Vous �tes juste un l�che.
Je me pose la question, les personnes qui veulent mourir sont en vie,
et celles qui veulent vivre vont mourir.
Qu'est-ce qui est le plus terrible ?
Est-ce que vous... ?
Je n'aurais pas d� dire �a.
Je ne sais rien de vos probl�mes.
D�sol�e.
Vous voulez d�missionner ?
Votre ancien sup�rieur, Ridao, est mon ami depuis des ann�es.
Contrairement � lui, j'ai gravi les �chelons un � un.
Autrefois, nous avons travaill� ensemble aussi bien � la r�organisation des services,
qu'en tant que concurrents.
J'ai entendu parler de vos affaires.
Ridao vous avait recommand�, vous qui n'avez fait que 6 mois de travail normal.
Il a dit, qu'il voulait promouvoir celui qui grimpait, sans penser aux autres.
Mais je d�teste �tre en col�re, et je peux s�rement veiller sur vous.
Et si, je vous emmenais quelque part.
De toute fa�on, vous semblez ne pas �tre d'humeur � travailler aujourd'hui.
C'�tait juste au moment o� je suis arriv� � Shanghai.
Les rues bord�es d'immeubles tr�s hauts, la foule, c'�tait pareil qu'ici.
C'est un coin tr�s important � la campagne.
C'est une sorte de succursale.
En fait avec moi et le vieux Chen �a fait que deux personnes.
Je ne l'ai dit � personne.
En fait la compagnie a d�cid� de me laisser retourner au bureau central.
S�rement, qu'ils veulent attendre pour lancer la production d'�ternit�.
De toute fa�on, on cherchait le danger aujourd'hui.
Voil�, pas mal.
Cette fa�on de vivre si simplement, je l'envie.
Maintenant, chaque week-end, je viens passer un moment ici.
J'ai la m�me carri�re que vous.
� cause d'une faillite de sa compagnie,
mon p�re s'est suicid�.
J'ai alors abandonn� mes �tudes � l'Universit�.
Les affaires ne manquent pas.
C'est aussi les blessures et les souffrances d'un �chec qui ne changent jamais.
C'est encore plus difficile de ne rien faire,
que de travailler dur pour arriver � un r�sultat.
La cl� est l�.
Que de temps g�ch� en m�lancolie, c'est mieux de venir ici.
On m'attend, je dois rentrer, cet endroit est tout � vous.
Mais
si vous n'avez plus le courage,
je n'aurais pas non plus l'esprit en paix pour revenir � la campagne.
Tu aimes quoi ?
Tu aimes quoi ?
Qui aimes-tu ?
Je vais fermer la porte.
Bonsoir.
Monsieur, d�sol�e, nous avons fini notre travail.
Le Directeur Lee.
Je souhaite le voir.
La compagnie de voiture Emlar.
Je m'appelle Tabuzai.
Monsieur, d�sol�e, nous avons vraiment fini notre travail.
Vous parlez anglais ?
Nous avons fini notre travail.
Le Directeur Lee, Directeur Lee.
C'est d'accord, je vais vous aider pour t�l�phoner et pour vous informer.
Laissez-le repartir tout d'abord.
Il revient encore, comme vous.
Est-ce que votre subordonn�
consid�re que c'est correct d'agir ainsi ?
Chef, chef.
On a fini notre boulot.
S'il vous pla�t, chef.
On a fini de bosser.
Chef, s'il vous pla�t.
Une fois, chef.
Tu sais ce qu'on dit, demain il fera encore jour.
Comment...
Qu'est-ce que vous faites l� ?
Chef, s'il vous pla�t.
Chef, ne partez pas, s'il vous pla�t.
Donnez-moi un coup de main, s'il vous pla�t.
Faut vider la camionnette encore un peu, elle sera plus l�g�re � pousser.
OK, monte et prends le volant.
Ouais, g�nial, merci, merci.
Quoi ?
Je fais �a pour t'aider.
Continuons � bosser.
Cet endroit ?
LinLin, Oncle Fang, y a quelqu'un ici ?
Qui est-ce ?
Oncle Fang.
Qu'est-ce qui se passe ?
J'ai besoin d'une faveur, vous voulez m'aider ?
J'ai bousill� ma camionnette aujourd'hui.
Bon sang !
Qu'est-ce qui se passe ?
J'ai perdu toute ma marchandise.
Mais ce Japonais m'a aid�.
M. Tabuzai, comment allez-vous ?
Enlevez �a.
Vous avez vu ce gros trou !
Oncle Fang est un expert en couture !
Bien s�r que je le suis !
Et Lin ?
Elle �tait encore l�-bas.
Oh merde !
Venez d'abord vous laver le visage.
Regardez-moi toute cette poussi�re.
Je dois m'excuser aupr�s de Lin.
Quoi ? Mais vous avez dit...
vous avez chang� vraiment...
D�sol�e ! Je voulais dire, en mieux.
Merci.
Pourquoi vous avez chang� d'avis sur les le�ons de Lin ?
C'est notre rencontre d'aujourd'hui... je pense que vous aviez raison...
... je pensais.
Je me moque de ce que je pense les gens de moi...
mais pas vous.
J'ai honte,
vraiment honte.
Donnez-moi votre veste.
Pourquoi tu as laiss� M. Tabuzai partir ?
On pouvait pas l'en emp�cher.
Il serait parti de toute fa�on.
Je voulais te le dire.
Vraiment.
Je ne le reverrai jamais.
Lin.
Tu es amoureuse de M. Tabuzai ?
Et alors ?
Tu plaisantes !
Vous deux vous �tes peut-�tre li�s,
mais il conviendrait bien � ta s�ur.
Quoi !
Peut-�tre qu'ils s'aiment.
Vraiment.
Non ! Je n'y crois pas.
Pourquoi ma s�ur et M. Tabuzai ?
Peut-�tre,
mais qui sait...
Foutaise.
Tu dois envier mon style.
Non.
Cette compagnie veut conclure un march� avec nous.
Pouvez-vous venir avec moi ?
OK, M. Tabuzai.
OK.
Merci.
Je vais faire quelques photocopies.
M. Tabuzai, par l�.
De quoi s'agit-il ?
Je suis d�sol� pour la nuit derni�re.
C'est d'accord,
mais je sentais que nous allions nous rencontrer.
Merci pour votre coop�ration.
Nous avons sign� le contrat.
Allons f�ter �a.
Au revoir.
M. Tabuzai.
Quand vous �tes parti ce jour-l�,
Lin est revenue � la maison, et ce fut terrible.
Mais finalement, elle va bien.
Min.
La prochaine fois, que diriez-vous...
d'aller voir �a ?
Mais, avec moi ? Vous �tes s�r ?
Oui ! Avec vous. J'en suis s�r.
Papa, t'as fini ?
Ne m'emb�te pas.
Mais je t'encourageais.
Je sais ce que tu penses,
tu n'as jamais �t� comme �a avant.
De retour ?
De retour � la maison ?
Non.
Reviens.
On ne peut pas t'attendre.
Je dois laver �a.
Vite.
Papa, d�p�che-toi.
Tu viens d'arriver ?
Qu'est-ce que tu as achet� ?
Fais voir.
Fais voir.
OK, OK.
Waou, c'est beau !
OK, j'y vais.
Fais gaffe.
Bye.
C'est formidable ?
Il a fini son travail.
Il est parti � l'op�ra.
� l'op�ra ?
Qu'est-ce qui se passe Min ?
Je n'ai pas le temps.
Je ne dois pas avoir quelqu'un d'autre.
Min.
Aujourd'hui, M. Tabuzai voulait me donner rendez-vous � l'op�ra.
Mais je...
Toi et M. Tabuzai.
Je le savais d�j�.
Ne sois pas inqui�te � propos de Lin.
Je vous adore toutes les deux,
mais j'esp�re juste un peu plus pour toi.
Pour garder des souvenirs heureux.
Chef, s'il vous pla�t, allumez la radio.
Min.
C'est g�nial, tu es venue.
D�sol�e je suis en retard.
Le concert.
�a ne fait rien,
tu es l�, c'est tout ce que je voulais.
Je pensais que tu �tais d�j� parti.
C'est dr�le, je pensais � toi
et tu me manquais.
Le temps est devenu tr�s important pour moi.
Est-ce que c'est bon pour toi ?
Je le pense aussi.
J'ai cass� ma montre.
Tu veux dire...
c'est pourquoi...
c'est pourquoi j'ai d� t'attendre ?
Tu parles d'attendre.
Quand nos parents venaient de se marier,
mon p�re a �t� arr�t� par la police,
parce qu'il fabriquait des v�tements pour les �trangers.
Tu vois.
Oui.
Dans ce temps-l�, je comprends.
Ma m�re �tait vraiment inqui�te,
et n'a m�me pas pu dormir de la nuit.
Et une nuit,
elle a remarqu� une �toile qui brillait, toujours � la m�me place, nuit apr�s nuit,
et elle a commenc� � prier cette �toile.
Puis mon p�re est rentr� � la maison.
L'�toile Polaire ?
Oui.
Quand ma m�re est morte,
mon p�re a montr� cette �toile � Lin,
et il lui a parl�, il a dit
que sa maman �tait devenue cette �toile,
et qu'elle veillerait toujours sur nous.
Alors elle a cess� de pleurer et elle a vraiment cru � cette histoire.
Mais je crois que c'�tait une bonne id�e,
gr�ce � �a, elle est rest�e pr�s de nous.
Lin pense qu'elle est toujours avec nous.
Tu n'y crois pas ?
Je suis trop vieille pour �a.
Je suis trop r�aliste peut-�tre,
mais Lin r�ve toujours beaucoup.
Mais les tiens ?
Tes r�ves ?
Les miens ?
Je ne r�ve pas.
Tu ne r�ves pas ?
Tout le monde r�ve, d'�tre libre, d'avoir tout ce qu'il veut.
Tu ne veux pas le dire ?
�a n'a pas d'importance.
Mes r�ves ne se r�aliseront jamais, de toute fa�on.
Je veux juste te conna�tre un peu plus.
Mes r�ves sont trop ennuyeux,
il ne faut m�me pas y pr�ter attention.
Je me rappelle ce que tu as dit
quelque chose � propos de... du temps.
J'ai pas arr�t� d'y penser Min.
Min.
Je ne te dirai rien.
Oublie �a.
Tu parles toujours de ta famille,
mais rien � propos de toi.
C'est ce que tu veux vraiment ?
Tu m'as sauv�, alors je veux...
Tu n'as pas besoin de savoir !
Tu m'oublieras de toute fa�on.
Si je n'aime personne,
tout ira bien.
Je ne comprends pas.
Qu'est-ce que tu veux que je te dise d'autre ?
Je t'aime.
Je t'aime.
Je peux juste te dire qu'aujourd'hui j'�tais heureuse,
heureuse de te voir...
... rien de plus.
C'est ce que je viens de te dire.
Pourquoi tu ne comprends pas ?
L'amour meurt t�t ou tard,
mais maintenant
tu es l�,
en vie,
je t'ai rencontr�e, et � moi aussi,
tu m'as fait comprendre tout �a.
Merde !
Vous m'avez menti tous les deux.
Lin.
Pourquoi tu es avec lui ?
Je ne voulais pas te mentir.
Tu penses avoir tous les droits parce que tu es ma s�ur a�n�e.
Incroyable.
Lin, ce n'est pas la faute de ta s�ur.
Je vous hais, je vous hais tous les deux.
Vraiment.
Lin.
Lin.
Je ne veux plus jamais vous voir.
je t'ai dit
que je n'ai pas beaucoup de temps.
Lin ne le sait pas.
J'�tais si heureuse.
et
maintenant
je dois tout oublier.
Mais moi,
je n'oublierai jamais.
Tu ferais mieux d'aller � l'h�pital.
Je veux rester � la maison
avec ma famille,
encore quelques minutes.
Papa ! Ne lui parle pas de ma maladie.
C'est une grande fille maintenant.
Tu peux lui dire.
Mais je ne veux pas avoir
d'autres r�flexions de sa part.
Je ne veux pas de piti�.
� chaque fois que j'ai eu piti� des autres
personne n'a eu piti� de moi.
Et j'ai �t� encore plus malade.
Papa,
je n'ai plus beaucoup de temps,
alors
je veux rester avec toi,
jusqu'� la fin.
Sinon, je vais mourir dans la tristesse.
Alors tu es amoureuse de moi ?
Tout est votre faute.
Je vous aime,
mais vous aimez Min.
Je n'aurais jamais pens� � �a.
Je suis...
juste amoureux de Min.
Mais nous ne nous reverrons plus d�sormais.
Je ne le crois pas.
Encore un mensonge.
Je ne peux pas l'obliger
� m'aimer,
maintenant je n'ai plus son amour, comme toi tu n'as pas le mien.
Menteur.
Tout �a c'est des mensonges.
Ma s�ur est vraiment amoureuse de vous.
Sinon pourquoi vous et moi...
Min.
Lin.
Je suis venue pour te ramener � la maison.
Je ne veux pas y aller.
Je disais au revoir.
Tout �a, c'est des mensonges.
M�me si tu dis qu'il est venu pour moi.
Pourquoi tu m'as menti.
Je suis juste tomb�e amoureuse de M. Tabuzai.
Pourquoi vous me traitez comme �a ?
Lin, ce n'est pas ce que tu crois.
Lin, �coute-moi.
Linlin viens l�, �coute papa.
�coute.
Laisse-moi m'occuper d'elle.
Je ne veux pas y aller.
Viens ! Allons-y.
Ma famille vous a caus� tant d'ennuis.
Je suis vraiment d�sol�e.
Non... non.
Gr�ce � ta famille, je me sentis comme... j'ai ressenti... l'amour � nouveau.
Au revoir.
Ta s�ur va bient�t mourir.
C'est le diagnostic des m�decins.
Elle veut toujours te voir heureuse.
Elle avait peur que tu t'inqui�tes pour elle.
Alors...
pour ne pas perdre sa petite s�ur,
elle t'a toujours menti,
m�me si
elle ne devait jamais revoir M. Tabuzai.
LinLin,
aide-la � �tre heureuse jusqu'� la fin.
Petit d�jeuner.
Linlin, c'est l'heure du petit d�jeuner.
Viens manger.
Je n'ai pas faim.
Lin.
Je vais travailler dur,
acheter une nouvelle camionnette,
et faire quelques affaires.
Je voudrais
acheter une grande maison,
une vraiment grande.
Aussi grande que tu voudras.
Je n'aime que toi.
Papa, je suis revenue.
T'es revenue.
Continue ton travail.
Tu te sens fatigu�e.
�a va.
Viens te reposer.
Tu veux une tasse de th� ?
Min.
D�nons ensemble aujourd'hui.
D'accord.
Laisse-moi r�fl�chir.
�a fait longtemps qu'on n'a pas d�n� ensemble.
Je te l'offre, d'accord ?
D'accord, j'attendrai.
M. Tabuzai.
J'aimerais vous demander quelque chose.
D'arr�ter vos le�ons.
Vous voulez marcher un peu avec moi ?
Je veux que vous me preniez la main.
Pour la derni�re fois.
Qu'est-ce qui se passe ? Hein ?
Ma s�ur vous attend ici.
Allez-y, d�p�chez-vous.
Lin.
Au revoir.
J'ai bien compris la le�on. S'il vous pla�t, elle vous attend.
- Lin m'a amen� ici ! - Mon p�re m'a dit...
Tout le monde est si gentil avec moi.
C'est juste que �a ne para�t pas vrai.
Nous voulons tous te rendre la vie plus agr�able. On le veut vraiment.
C'est tout.
J'ai beaucoup de chance.
J'ai trouv� quelqu'un avant de mourir.
Quelqu'un que je peux vraiment aimer de tout mon c�ur.
Tu m'as dit
que l'amour meurt un jour.
Peut-�tre que c'est vrai,
mais mon amour sera le dernier, pour toujours.
J'en suis s�re.
Ce n'est pas la fin...
pas la fin...
All� !
Parti en mission encore ?
Oui.
Tu as l'air d'aller mieux.
Vraiment ?
C'est parfait.
Je voulais te faire rencontrer quelqu'un.
�a faisait longtemps.
Je sais.
Aucun besoin de t'excuser.
Moi aussi...
je l'aime.
C'�tait la seule chose que je voulais te dire,
si je ne l'avais pas fait, je n'aurais pas pu mourir en paix.
Prends soin de toi.
Retourne travailler.
J'ai �t� mis hors course cette fois.
� la v�tre.
Tu en veux.
Servez-vous.
J'ai faim.
J'ai une suggestion.
Levez-vous.
Qu'est-ce que tu fais papa ?
Prenons quelques photos.
On va prendre quelques photos de famille.
Pr�t ?
Vous ici.
Papa au milieu.
Souriez.
OK ! Allons manger.
J'en veux une.
Prends-en une belle de moi.
J'en veux une aussi.
Prends-en une bien,
et prends-la pr�s de ma m�re.
Souris.
1... 2... 3...
�ternit�.
Pourquoi y a-t-il des mots comme �a ?
Mais,
si chaque minute et chaque seconde
peuvent �tre additionn�es ensemble,
je suis d'accord pour utiliser ce mot,
�ternit�.
on peut appartenir � n'importe qui,
mais on ne peut appartenir qu'� une seule personne pour l'�ternit�.
Et je veux rester avec elle pour l'�ternit�.
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