All language subtitles for Bratstvo.2019.23.976.fps.Fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian Download
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese Download
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Communiqu� du gouvernement sovi�tique :

Chers camarades,

Se retirant d'Afghanistan de son plein gr�,

en accord avec les dirigeants afghans,

l'Union sovi�tique continue n�anmoins de concourir au r�glement pacifique

et global de la situation en Afghanistan.

Esp�rons que le peuple afghan

choisira le chemin de la paix et de la concorde,

qui permettra de ramener le calme

et de faire cesser les effusions de sang.

L'�volution de la situation d�pendra de la volont� des autres parties aux

accords de Gen�ve de suivre l'exemple

des dirigeants sovi�tiques et afghans.

L'opposition arm�e qui op�re depuis l'Iran et le Pakistan saura-t-elle...

Silence... un flic vient de na�tre !

C'est ce qu'on dit � Moscou, pas vrai ?

T'as d�j� vu un flic vivant, toi ?

J'ai v�cu � Moscou pendant presque six ans.

J'avais une copine. On voulait se marier.

Et puis sa m�re est arriv�e et elle m'a vir�.

� coups de balai crasseux ?

T'as trouv� une nouvelle fianc�e ?

Oui,

de Mazar-e Charif.

J'ai une photo. C'est une tr�s jolie fille.

C'est vrai !

- Pourquoi tu te maries pas ? - C'est trop cher !

Oui, c'est cher. 2 000 dollars la dot.

Fais voir.

- Fais-moi voir ! - Non.

�a sert � rien de brailler. Je comprends rien !

Content de vous voir. C'est un sacr� foutoir, ici !

Ils peuvent crier, j'y comprends rien.

- Salut ! - Qu'est-ce qui se passe ?

La caravane vient de Khost, direction H�rat, puis l'Iran.

On les a arr�t�s pour les fouiller.

Et maintenant ils disent que leur argent a disparu.

500 000 afghanis.

C'est celui-l�.

Il dit qu'on a pris l'argent et qu'on lui a cass� le nez.

Le nez, c'�tait pas n�cessaire.

Il devenait mauvais, agressif, �a peut arriver.

- T'as fouill� tes hommes ? - Deux fois. J'ai rien trouv�.

Vous voulez de la viande en bo�te, commandant ?

Qu'est-ce qu'il y a dans ce jerrican ?

Il n'est pas � nous.

�a doit �tre le leur.

C'est le chef de la caravane.

Il faut lui parler. Il dit qu'on leur a pris l'argent.

Et qu'il faut le leur rendre.

Il faut rendre l'argent, bien s�r.

On va tous aller � Tcharikar.

On fera l'inventaire du chargement, on trouvera les coupables,

qui a vol� quoi, et les coupables seront s�v�rement punis, dis-lui.

Pas question ! On va pas � la police.

Il ne veut pas y aller.

On s'en va !

Je le connais, il vient du Helmand.

�a y est ? C'est r�gl� ?

Vous pouvez attendre quinze minutes ?

Je parle � mes hommes et on part ensemble.

Non. Dans 15 min, on sera d�j� au checkpoint de Tcharikar.

Allez, on y va.

Merci.

Dmitritch...

- Bonne route. - Bonne route.

Ils transportent de l'h�ro�ne.

Que peuvent-ils transporter d'autre ?

Attends, Dmitritch.

Tu savais qu'ils n'iraient pas � Tcharikar ?

Disons que je m'en doutais.

Eh beh !

En route, l'Ouzbek !

C'est un coup foireux � la Larkov, pas vrai ?

Tu vas encore me causer des ennuis pendant longtemps ?

Pendant longtemps, je te demande ?

�a va ?

T'as compris o� �tait l'argent ?

Peut-�tre qu'il n'y en a jamais eu.

Si, dans le jerrican.

Pourquoi t'as rien dit ?

Les gars ont bien m�rit� une petite r�compense.

La guerre se termine, ils vont rentrer chez eux.

Laissons-les emporter quelque chose.

500 000 afghanis, c'est une belle somme.

Presque 200 dollars.

Tu les refuserais pas, hein, l'Ouzbek ?

Tu les refuserais pas ?

Bonjour.

T'as trouv� mon fusil ?

Je me demandais o� il �tait pass�.

J'ai compris.

T'as une arme.

Moi aussi.

Regarde, je la jette.

Je jette mon arme.

Je sors le pistolet.

Je le jette !

Et �a aussi.

Faisons connaissance.

Je m'appelle Alexandre, Sacha.

Et toi, comment tu t'appelles ?

Non,

tu ne comprends pas ?

55, 55, ici Acacia...

55, vous m'entendez ?

55, � vous, ici Acacia, r�pondez.

55, 55, ici Acacia.

55, ici Acacia. � vous !

Acacia, les secours arrivent d'une minute � l'autre.

C'est nos gars... de la 108e division...

- Il est mort ? - Khalas !

C'est de la farine.

Ils ont fait sauter un convoi de farine.

Ils l'ont pulv�ris�.

C'est le troisi�me cette semaine.

C'est le travail de l'ing�nieur Hochem.

Ils sortent de nulle part et disparaissent comme ils sont arriv�s.

C'est la route de Salang.

Laisse, il est mort.

Il va finir par couper notre ravitaillement.

Quoi ?

On est tomb�s dans une embuscade, il y a des bless�s, aidez-nous.

Allez, vite !

On a perdu 2 camions Oural, un Kamaz.

Magnez-vous !

Pour les hommes, je ne sais pas. � vous !

- Attention. - Acacia, les h�licos sont en route !

- Vous avez de la morphine ? - Non, termin�e.

Tenez !

55, 55, ici Acacia.

55, 55, ici Acacia.

Appelez un h�lico !

B6. Bien re�u ?

Il est mort, celui-l�.

Dmitritch, par ici.

Viens, on va le d�placer.

Par ici.

- Tiens-le ! - Je le tiens.

Les douchmans !

Les douchmans !

Les douchmans !

Les douchmans !

Les douchmans !

Les douchmans ! Ils nous ont tous tu�s !

Les douchmans !

Du calme, du calme !

Ils sont partis. Calme-toi !

Du calme, du calme...

- C'est fini. - Ils sont partis.

Du calme...

Du calme...

Mon g�n�ral, selon nos informations,

le pilote s'est �ject� dans cette zone.

Nous avons envoy� des h�licopt�res

et les forces sp�ciales sont sur le coup.

Continuez.

Nos satellites ont d�tect� le lieu de l'impact.

La balise a explos� et il n'y a pas de traces de combats.

Tu comprends que c'est mon fils ?

Tous les agents sont sur le pied de guerre.

Tu comprends que c'est mon fils ?

Nous faisons le maximum. Nous esp�rons le trouver.

Vous devez le trouver.

Je n'en ai pas d'autre.

Il y a plein de super appareils maintenant.

Les meilleures marques, c'est Akai, Hitachi, JVC.

Quoi d'autre... Grundig, Sharp, c'est pas mal non plus.

Le son est meilleur.

Il y a un �galiseur et tout le bazar.

Djamal, salam aleikoum, mon ami !

Salut !

- Restez pas l�, entrez ! - Assieds-toi !

- �coute, Djamal... - Sers-nous un th� !

Les gars ont besoin d'un radiocassette. T'en as un bon ?

Oui, oui !

- L�-bas, regarde. - Je vais jeter un �il, d'accord ?

- Bien s�r. - Tiens-moi �a.

Pourquoi tu l'as emmen� ?

- Il sait marchander. - Vraiment ?

Tu sais marchander, toi ? Non. Bah lui, il sait.

Les gars, un double-cassette Sharp. C'est pas mal.

- Je veux le Panasonic. - Le Panasonic est bien aussi.

C'est un bon mod�le.

Regarde, tu peux mettre les enceintes o� tu veux dans la pi�ce.

Quoi encore, un �galiseur... Il y a tout ce qu'il faut !

Un micro ! Tu peux enregistrer un message pour ta copine.

Attends un peu.

Ton guerrier est de retour. Et il ne rentre pas les mains vides.

Va prendre ta douche, Galia ! Pr�pare-toi !

C'est de la bonne qualit�. C'est combien ?

- 700. - 700. �a va.

- Donne-moi l'argent. - Non, �a va pas.

Donne-moi l'argent, je te dis. Tu m'entends ?

- Je ne paierai pas 700. - Ferme-la et fais ce que je te dis.

- C'est de la bonne qualit�. - Oui, oui.

Bon.

Tiens, prends.

- Inutile de compter, il y a 500. - 500 ? Non, non.

Attends, Djamal.

Attends, c'est la loi ! T'as pris l'argent ?

T'as pris l'argent, c'est la loi !

- Alors, Djamal, on est entre nous. - Tu m'as tromp�.

Il a pris l'argent ! C'est la loi.

C'est bien. Je prends mon bakchich, hein.

Reste pas plant� l�, Gamin. Les gars, levez-vous !

- � vos ordres ! - Prends un paquet.

- Je prends une cartouche de clopes ! - Prends !

- Tiens. - D'accord.

- Je peux prendre un magazine aussi ? - Bien s�r, pas besoin de demander.

Djamal est un chic type. Pas vrai, Djamal ?

Les troufions sont de sortie ?

Bande de salopards !

On se casse le cul dans les montagnes

pendant que vous faites les boutiques ?

File-moi une clope.

Allez, allez.

Merci.

Et �a, c'est quoi, un petit magazine de cul ?

Mon lieutenant !

Aidez-nous. Les forces sp�ciales nous cherchent des noises...

Ils vont nous d�couper, mon lieutenant.

- Fais-voir. - C'est des bonnes cigarettes.

- Calme-toi. Tout ira bien. - Qu'est-ce que vous faites ?

- C'est de la bonne qualit�, hein ? - Rends-leur le radiocassette.

- C'est qui, ce clown ? - Rends-le.

Et sinon, quoi ?

- Rends-le, j'ai dit. - T'es con ou quoi ?

Andre�, je peux ?

Si tu veux.

Allez, debout !

Assomme-le !

Finis-le !

�trangle ce salopard !

Vas-y ! Continue !

Assomme-le !

Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?

Vous avez perdu les p�dales.

On faisait juste un combat.

�a fait longtemps que t'es en Afghanistan ?

C'est mon premier jour.

Tu te d�brouilles bien. T'es un sportif ?

Je suis champion de lutte gr�co-romaine.

Un Grec...

Tu veux rejoindre mon unit� de reconnaissance ?

Oui.

Attention au virage.

Re�u ? � vous.

C'est bient�t la quille. Ils disaient qu'il n'y aurait plus de combats.

Ce bled est contr�l� par Hochem.

Ils pensent trouver le fils du g�n�ral.

C'est une bonne petite mission.

Je m'en fous moi, de son fils.

C'est beau ici.

�a te pla�t ?

Reste.

Vous avez entendu le dernier discours de Sakharov ?

- De qui ? - L'acad�micien Sakharov.

C'est qui ?

Vise les greluches. Elles sont bien grasses !

Vous savez que tout a chang� au pays ?

On peut dire la v�rit� maintenant, y compris sur la guerre.

Guiria, c'�tait comment la perm ?

J'�tais tout le temps bourr�. J'avais envie de revenir ici.

C'est vrai que les filles

portent des bas r�sille avec des mailles comme �a, maintenant ?

- Des comme �a ! - Putain !

T'en as saut� combien ?

Je t'ai dit, j'�tais toujours bourr�.

Attention � droite !

Tu veux dire que �a t'int�resse plus, les gonzesses ?

Ferme-la.

Je voudrais faire un reportage sur vous.

Pourquoi moi ?

Pas sur les g�n�raux, mais sur les honn�tes soldats.

T'as un casque ? Il est o� ?

Mets-le et le retire pas.

Allez, dis-moi maintenant,

comment �a s'est pass� avec les filles ?

- Il ne s'est rien pass� ! - Pourquoi ?

Tu l'attends, ta perm,

et quand t'arrives l�-bas, il n'y a rien � faire.

Comment �a ?

Comme �a.

C'est comme la t�l� sans la couleur.

- Quoi, tu bandais pas ? - Tu vas la fermer, ta gueule !

Mec, c'est bient�t la quille,

et j'ai toujours pas mon couteau de douchman.

Il m'en faut un, je te dis !

Larkov, t'es vraiment givr� !

Chargez !

La cl� de la fronti�re est bris�e, en morceaux.

Allez, allez !

Notre bon vieux L�nine a pass� l'arme � gauche,

Couvert de moisissures et d'un miel gluant.

Allez, allez ! Suis-moi, Gamin !

La perestro�ka va toujours de l'avant.

Allez ! En avant !

Et la boue est devenue aussi pure que la glace.

Par ici, vite, vite.

Pr�t ?

C'est dans l'ordre des choses.

� mon c�ur aspirant � la paix et au calme

J'ai promis de ne plus jouer au petit soldat.

Mais ma casquette arbore la faucille et le marteau.

Il est bless� ?

Il faut dire que c'est touchant, la faucille et le marteau.

Et l'odieuse lanterne de l'attente scintille.

Grenade !

C'est dans l'ordre des choses.

C'est dans l'ordre des choses.

Allez !

Restez ici.

On a jet� ma femme � la masse populaire,

On a rou� sa poitrine de coups de poing plan�taires,

� coup de libert�, mis sa chair en lambeau.

Lieutenant !

Mais, pour l'amour du Christ, donnez-lui un tombeau.

C'est dans l'ordre des choses.

Akhmedov, couvre-moi !

Lieutenant, �a va ?

Avec le communisme, on prendra notre pied.

Debout !

Regarde-moi !

Regarde-moi dans les yeux, tu me vois ?

Regarde-moi ! Ou Kharlamov me tuera.

Allez.

On y va.

Par ici.

C'est dans l'ordre des choses.

- On t'a fait peur ? - T'avance pas comme �a !

C'est moi que tu filmes ou le bourricot ?

- �a va, t'es vivant ? All� ? - Oui.

Tu l'as film�, ton bourricot ?

�a va, les gars ?

Alors, Paparazzi ?

Il est mal parti, ton reportage.

On est faits comme des rats. Aucun exploit en vue.

Et merde, j'y vais...

Tu vas o�, Larkov ? Reviens !

Reviens !

Couvrez-le !

T'es compl�tement con ?

Tu veux rentrer au pays en cercueil ?

Je voulais un couteau.

Ce couteau, je vais m'en servir pour te couper les couilles.

Paparazzi, tu couperas le passage sur le couteau.

Putain, cette foutue mitrailleuse va nous enterrer sur place.

Coupe aussi le passage sur la mitrailleuse.

Saloperie.

Surveille l'�tage.

C'est bon. Viens manger, Gamin.

Je peux pas, je vous couvre.

Soldat, c'est un ordre ! Viens vite !

- Non, mon lieutenant ! - J'ai pas compris. Tu d�bloques ?

Bouffe !

C'est tr�s bon.

Suivez-moi !

Major !

Major !

Major !

Assez bouff�.

Assez bouff�, j'ai dit.

Les coussins, c'est pour quoi, mon lieutenant ?

Pour ne plus me taper des h�morro�des dans les blind�s.

Allez, reste pas l�.

Gamin, viens ici !

Ach�ve ce barbu. Allez !

- Allez, tire sur cette enflure. - Je ne peux pas.

Qu'est-ce que �a veut dire ? Tire !

Allez, tire, soldat !

C'est un ordre, allez, bon sang !

- Allez, Gamin ! - Non.

Allez, allez, Gamin !

Du calme !

Du calme ! Du calme !

Souviens-toi, c'est la vie.

Soit c'est lui qui te descend, soit c'est toi. Pig� ?

Lieutenant...

Je f�licitais Maltsov pour son bapt�me du feu. C'est bien.

Laissez-moi...

Quoi, il y a un probl�me ?

- C'est votre macchab�e ? - Oui.

C'est votre premier ?

Oui.

Comment vous vous �tes retrouv� l� ?

- Je crois que je me suis perdu. - Oh, une prise de guerre, attrape !

- Non merci. - Garde-le.

C'est la coutume : c'est ton premier.

Ah bon.

C'est de la bonne musique ?

Jimmi-jimmi, atcha-atcha.

En route, mon lieutenant.

Il me faudrait encore quelques prises pour mon reportage.

Pourriez-vous juste frapper et ouvrir doucement la porte ?

Pas question ! Tu seras la ris�e de l'arm�e.

Alors juste ouvrir doucement la porte ?

T'es vivant ?

Putain d'embuscade.

On a perdu deux hommes et on n'a pas trouv� le pilote.

On peut les prendre, mon commandant ?

Quoi ?

On fera un bouillon.

Jette cette cochonnerie.

Ils ont pos� un pi�ge. Ils nous attendaient.

Allez. Jette �a, j'ai dit.

Commandant !

Quelqu'un !

Quoi ?

C'est le bonnet du pilote.

Ils l'ont emmen� dans la montagne.

Non, �a ne me ressemble pas.

Mais non, �a va. Prends-la, �a fait trois plombes que t'h�sites.

C'est quoi le probl�me ?

Le probl�me ?

C'est que l'ing�nieur Hochem tient le col de Salang

et qu'on n'a pas de contacts avec lui.

Ton Tarek ne nous aide pas.

Tarek ne vous aidera pas. Tu sais pourquoi ?

Parce que Hochem est tadjik et Tarek pachtoune.

Un Pachtoune n'aidera jamais un Tadjik.

Madjed ?

Qu'est-ce que tu feras quand on sera partis ?

Je ne sais pas.

Je pense que je rentrerai au village, au Paktia,

et que je me ferai discret.

Allez, on y va.

C'est une belle veste, on la prend et on s'en va.

- Je ne vais pas la prendre. - Quoi ?

- Je la prends pas. - Pourquoi ?

- J'en veux pas. - Pourquoi ? Elle est tr�s bien.

Nan, pas besoin.

Je le connais. Il va la prendre.

Pour cinq millions d'afghanis,

il nous laissera passer dans la vall�e.

C'est un joyeux drille. La guerre est un business pour lui.

Mais beaucoup pensent

qu'il n'est pas assez z�l� pour un combattant du djihad.

C'est f�cheux.

On a nos chefs, il a les siens.

Ce sera mauvais pour lui s'ils voient qu'il a laiss� passer

notre colonne comme �a. Il faut qu'on trouve quelque chose.

Dis-lui de ne pas s'inqui�ter. On trouvera quelque chose.

Cinq millions d'afghanis et ma veste.

D'accord. March� conclu ?

March� conclu.

�a arrive.

�a ne t'emb�te pas si je le couvre ?

Pourquoi ma veste ?

Il y a beaucoup de mannequins comme celui-l� ?

Des mannequins, oui !

Mais la veste, il n'y en avait qu'une.

Excusez-moi.

Mais vos hommes dans le camion, ils sont pas vivants.

Comment �a, pas vivants ? Ils sont morts, peut-�tre ?

Ils ont re�u un ordre : "Fixe !".

C'est des bons soldats bien entra�n�s politiquement et militairement.

Pourquoi tu les filmes ?

Je croyais que c'�tait moi que tu voulais filmer !

Filme plut�t les montagnes. Regarde comme c'est beau !

Il est tr�s content du stratag�me. Tout le monde se souviendra

qu'il a cass� du soviet. Il aurait presque de la peine qu'on parte.

Demande-lui s'il a des infos sur le fils du g�n�ral Vassiliev.

C'est Sardar, un garde du corps de Hochem, qui a abattu son avion.

Ils ont re�u deux lance-missiles Stinger de leur instructeur.

Un Am�ricain.

Les gars, qu'est-ce que vous avez fait ?

Vassia...

Attends.

Du calme, c'est Vassia.

- Vassia ! - Pourquoi il n'a pas de jambes ?

Du calme, du calme, Vassia.

Il lui faut de l'eau.

Remets-lui sa t�te !

- Vous ne pourrez pas le sauver. - Je lui fais un bouche-�-bouche.

Tiens bon, Vassia !

Dans deux semaines, c'est la quille ! Il me devait treize roubles.

Qu'est-ce qu'il dit ?

Notre t�te a �t� mise � prix. 10 000 dollars.

10 000 dollars !

10 000 dollars, c'est pas mal !

Je pourrais te balancer, qu'est-ce que t'en penses ?

Mais non, c'est pas son bras, le voil�, son bras !

O� sont ses jambes, les gars ?

- Regarde, il a ouvert les yeux. - Larkov, Melnik !

Arr�tez vos conneries. Allez br�ler les mannequins.

Vassia est vivant, il pourrait rester � la garnison,

m�me s'il n'a pas de jambes, mon commandant.

Prends-le, si tu veux, tu t'en occuperas.

D'accord.

Nous avons trouv� un accord avec notre contact.

Nous proposons donc de retirer la division sous deux semaines,

en passant par la vall�e puis par le col.

Vous ne pouvez pas faire confiance � un Tadjik. Il vous trahira.

- Il vous tuera tous. - Qu'est-ce que vous proposez ?

Il faut d'abord d�truire ce groupe de combattants, les bombarder,

et ensuite sortir la division.

Il y a dix hameaux dans la zone, des centaines d'habitants pacifiques.

Tarek,

il y a eu assez de morts,

il est temps de trouver un accord.

Je vais � Kaboul. Tu m'accompagnes ?

Hochem a mon fils.

Tu me proposes de bombarder mon fils ?

Sachez que je me plaindrai � Moscou.

- �cris au Comit� central si tu veux. - Je le ferai.

J'�crirai � Gorbatchev !

Officier de service Kolbassine au rapport, mon g�n�ral.

- Qu'est-ce que c'est que �a ? - Des mines, mon g�n�ral.

On ne peut pas les emporter ni les laisser ici.

Tout est pr�t, mon commandant. On les fait sauter ?

Laisse-moi faire, fiston.

J'ai deux caisses de viande en bo�te. �a t'int�resse ?

- Non. - Pourquoi tu m'as fait venir ?

J'ai besoin d'un lance-grenade, un AGS.

- Un AGS-17 ? - Oui. C'est pour quelqu'un de bien.

- Un million. - Non.

- Je te le fais � un million. - Non, non.

- Au revoir. - Attends !

Un million. C'est d'accord.

Viens demain, j'attendrai.

Salam aleikoum, messieurs.

D�roule.

Voici le lance-grenade automatique AGS-17, "Flamme", traduis !

Il y a un magasin avec des grenades. Traduis.

Il peut gicler jusqu'au Pakistan.

C'est pas une arme, c'est le tuyau du diable. Traduis.

Le tireur doit peser dessus de tout son poids,

parce que �a secoue, comme un �ne enrag�.

Alors, ils le prennent, oui ou non ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Le lance-grenade, il est o� ?

Bah l�, sous vos yeux. Mais il faut encore que j'aille le chercher.

Un tout neuf de l'entrep�t, on y a jamais touch�.

On le prend.

- Un million d'afghanis. - On le prend.

- Il y a combien l�-dedans ? - Un million d'afghanis.

Je l'apporte demain.

- �a, c'est pour vous, cadeau ! - On attend.

Allez, salut. Suis-moi, Gamin.

Vous voulez vraiment leur donner un lance-grenade, mon lieutenant ?

Tu d�connes ? J'ai pr�t� serment.

Saloperie.

Non, c'est pas �a.

Reste pas plant� l�. Viens.

Pas l� non plus.

Merde, comment faire ?

J'ai le fric mais nulle part o� le planquer.

�a te fait rire ?

On peut toujours le boire, mon lieutenant ?

�coute-moi bien, bleu-bite.

Si tu parles de ce fric � quiconque, je t'arrache la t�te.

T'as compris ? J'entends pas !

Compris.

Abruti !

Voil� ce qu'il nous fallait.

Il va rester l� une petite semaine,

et l'aspirant Abdoussalamov ram�nera quoi en URSS ?

- Une t�l� Trititron ? - J'ai pas compris.

- Une t�l� Sony Black Trinitron. - C'est bien.

H�, salut, mon fr�re ! Il est o�, Abdoussalamov ?

Il n'est pas l�. Va-t'en.

Comment �a ? J'ai besoin de lui.

Appelle-le, s'il te pla�t.

Je te dis qu'il n'est pas l�. Va-t'en.

Pas l� ? Mais j'ai besoin de ce lance-grenade ! S'il te pla�t.

Halte ! Ou je tire ! Va-t'en !

Djamal, pourquoi tu me fais venir si tard ?

- Viens, mon ami. - Tu l'as trouv� ?

- Oui. - C'est un Sony ?

- Oui, Sony. Viens. - Un Black Trinitron ?

- Oui, nitrol, nitrol. - Avec une grande diagonale ?

- Tout est bon. - C'est combien ?

- On va discuter. - Fais-le voir.

- Je dois rejoindre mon unit�. - Il est l�.

Si tu bouges, t'es mort.

Allez, monte, monte !

Faites gaffe ! Vous �tes malades ?

Qu'est que c'est ? Qui �tes-vous ?

Du calme, du calme. Range ton flingue !

Allez, les gars, dites-moi ce qui se passe.

Du calme.

Du calme. Range ce flingue ! Vous m'emmenez o� ?

H�, t'es qui, toi ?

- Un �tre humain. - Russe ?

- Russe. - Officier ? Soldat ? Quelle unit� ?

C'est pas ton affaire.

�a sera bient�t notre affaire � tous,

quand ils nous auront crev� les yeux et coup� les oreilles.

C'est des sadiques.

Ils te veulent en un morceau.

Tu co�tes plus cher quand t'es vivant et en bonne sant�.

Ils aiment l'argent par-dessus tout.

Panique pas.

Ils te vendront bient�t et tu seras lib�r�.

Et toi ?

- Je m'enfuirai. - Tu veux t'enfuir o�, gros malin ?

On va crever ici.

On est foutus.

Qu'est-ce que tu fabriques, mon pote ?

Un bateau.

Pour quoi faire ?

O� cette brute de Sardar a pu apprendre l'anglais ?

� Londres, pendant son stage.

- Son stage ? Il apprenait quoi ? - � manipuler un Stinger.

Merde alors !

Ah, les petits merdeux.

Salut Batcha !

Attends.

- Attends. - Les petits merdeux.

Tiens.

C'est pour toi.

Un bateau.

Prends-le.

Un ch�ne vert au bord de l'anse,

Une cha�ne d'or enserre le tronc.

Et nuit et jour, un chat savant

Y d�ambule, tourne en rond.

- � gauche... - Il tourne � gauche...

c'est une... s'�l�ve un chant,

Il tourne � droite, c'est une comptine.

Que de merveilles on y entend :

Lutins des bois et belles ondines...

Qu'est-ce que t'en dis ? On conna�t Pouchkine en Afghanistan !

Souffle !

Bravo, viens, on a un beau cadeau pour toi.

- Viens. - Par ici.

- Youssouf ! - C'est pour toi.

Tu vois ? On a encore eu un accident.

- Maintenant �a marche. - Tu le contr�les avec �a.

Tiens, coupe le g�teau.

T'es content ?

- Il a avou� ? - Non.

Il dit qu'il a fait �a pour Allah. Il voulait donner l'argent au mollah.

- Pour Allah. - Oui.

Dmitritch,

laisse-moi lui parler.

Je t'en prie.

Madjed !

�a suffit.

Regarde ce qu'on pourrait faire...

Donc...

Il dit qu'il a livr� Abdoussalamov � Sardar.

Sardar est un garde du corps de Hochem.

Ils ont un camp fortifi� dans la vall�e.

Si Sardar est un homme de Hochem,

il peut nous conduire jusqu'� lui.

C'est une chance � saisir.

Nos fr�res russes nous construiront un chemin de fer comme celui-l�.

Et toi, tu seras conducteur.

Leskov organise une s�ance de cin�ma dans le district du Ghorband.

Il pourrait arranger une rencontre, ils lui font confiance.

Bonne id�e.

Demain, on va tous au cin�ma.

C'est bon, il est l�.

Salut Madjed.

- �a va ? - Bien. Cigarette ?

Il transmettra d�s ce soir notre proposition � l'ing�nieur Hochem.

- Un pilote, �a co�te tr�s cher. - Oui, mais nous voulons les deux.

Ravi de vous avoir rencontr�s, messieurs.

- Il a exp�di� notre conversation. - Il ne nous fait pas confiance.

Ou il veut regarder tranquillement son film.

Quel bon film !

Je me souviens quand je l'ai vu pour la premi�re fois.

Dans un cin�ma � Moscou, le Cin�ma d'art.

- Oui, sur l'Arbat. - C'est �a.

C'�tait le printemps, les jupes des filles �taient courtes.

Et ici ?

Elles s'enveloppent dans des grands chiffons bleus et on voit rien.

Quand la guerre sera finie, on fera la tourn�e des gargotes et des cin�s.

- Et on regardera les filles. - Promis ?

Promis. On emm�nera le Grec avec nous.

- Pas vrai, le Grec ? - Quoi ?

Tu viendras avec nous dans les gargotes ?

Dmitritch aussi ?

Non, Dmitritch, il ne fr�quente pas les gargotes,

seulement les restaurants, le Prague, par exemple, juste � c�t�.

Quel boulet, ce rouquin !

Il a la chiasse ou quoi ?

�a va, Madjed, d�tends-toi.

Vous avez �tudi� � Moscou ? Vous pouvez raconter �a devant la cam�ra ?

Oui.

Les douchmans !

Paparazzi, t'es vivant ?

Ma jambe !

Je vais t'aider.

Bouge pas.

Le Grec, je suis � sec. File-moi un chargeur.

- Allez ! On sort ! - Couvre-moi !

- Neva, Neva, ici Irtych ! - Ici Neva, vous m'entendez ?

Neva, ici Irtych !

On est tomb� dans une embuscade sur la route sous le Ghorband.

- Re�u ! - Envoyez des renforts.

Bien re�u ? � vous.

Bien re�u, Irtych. Dans cinq minutes.

Dans cinq minutes, Irtych.

- Les gars, vous �tes o� ? - Reste tranquille, on arrive.

- Pourquoi ils ne tirent pas ? - Ils nous veulent vivants.

Pour l'argent ?

Quelqu'un les a mis sur notre piste.

Personne n'�tait au courant de notre rencontre, � part nous et Leskov.

L'Ouzbek savait ! L'Ouzbek savait... Il a demand� la main de sa fianc�e.

O� a-t-il trouv� l'argent ?

Ici. T'as la r�ponse.

- C'est ta marini�re ? - Oui.

Elle s'est envol�e.

Tiens.

Bravo, en plein dans le mille.

La guerre se termine,

�a me rend dingue.

J'ai peur

de crever sur la fin.

J'y vais pas.

Toi non plus. Reste assis.

Pourquoi tu me regardes comme �a ?

Tu te prends pour James Bond ?

Tout juste d�barqu� de Londres.

T'as vraiment peur de rien ?

T'as encore plus peur que moi.

- Pourquoi t'es venu ici ? - Parce que...

j'avais peur.

J'avais peur l�-bas, � Londres.

Peur de voir tout s'effondrer.

Peur d'�tre inutile.

Que personne n'ait plus besoin de nous,

pas m�me notre pays.

Je suis venu ici

pour que tout soit plus simple :

voici ton ami, voici ton ennemi.

C'est tout.

Quelle �quipe :

deux trouillards.

L'un est venu en Afghanistan parce qu'il avait peur,

l'autre a peur que la guerre s'arr�te.

Viens, on va se faire peur ensemble.

Il apporte une lettre de Hochem.

Et du raisin du Parwan, il sait qu'on aime bien �a.

Attends ! Emm�ne ton �ne !

- Alors, qu'est-ce qu'il dit ? - Dmitritch, il est d'accord.

Il s'excuse pour le malentendu d'hier,

et accepte de rel�cher Vassiliev et Abdoussalamov � nos conditions.

Allah est grand !

- Vous �tes s�r ? - Oui.

Le Grec, t'as d�j� vu un pareil paquet de fric ?

On sent encore l'odeur de l'encre.

Ils lib�reront votre fils

et laisseront passer la division par le col.

Il faut annuler cette op�ration.

C'est un pari insens�.

C'est un pi�ge !

Vous faites confiance � l'ing�nieur Hochem ?

Regardez.

J'ai trouv� �a devant ma porte.

Voil� ce que fait votre nouvel ami.

Voil� ce que valent vos accords � ses yeux.

C'est Zmara�. Il nous a aid�s.

On essayera de trouver un accord.

�a fait six mois que vous essayez, sans r�sultat.

Le pr�sident Najibullah en personne m'a confirm�

que la guerre contre les moudjahidine se poursuivrait jusqu'� la victoire !

L'ing�nieur Hochem est l'un des combattants les plus acharn�s.

Vous partirez, mais la guerre continuera sans vous.

Peut-�tre devrions-nous annuler ?

C'est risqu�.

Il faut essayer.

�a va marcher...

Entendu, fais le n�cessaire.

Rends-moi mon fils.

Vivant.

La corde, c'est pour quoi ?

Je peux encore travailler.

Qu'est-ce que vous faites ?

Qu'est-ce que vous faites, les gars, j'ai pas besoin d'une corde.

�a y est, on est cuits.

Ces enfoir�s vont nous buter.

C'est termin�, bonsoir ! Ils vont nous pendre, les salopards.

Salopards.

Qu'est-ce que tu fais ? T'es dingue ?

Range ton couteau, je t'en supplie ! Range-le !

Quel con ! Mais quel con !

- Tu viens avec moi ? - Non.

- Prends le couteau. - Range-le.

Range-le !

H�, les Russes...

Se laver, se laver...

Non !

Reviens, idiot !

On allait t'�changer !

Qu'est-ce que tu fais, Batcha ?

On est amis, pas vrai ?

Amis.

C'est moi, ne tire pas !

Il y a eu un probl�me avec le pilote. Il ne savait pas qu'il serait lib�r�.

Il a essay� de s'enfuir. Il a �t� tu� par un enfant, un gar�on de onze ans.

Personne ne voulait �a. Ils n'ont pas retrouv� le gar�on.

Mais ils le trouveront et nous le livreront.

Ce n'est pas la peine.

Il ne prendra que la moiti� de la ran�on.

Il a une autre proposition : si nous cessons les hostilit�s,

il accompagnera nos troupes jusqu'� Salang.

D'accord.

J'ai besoin d'une clope. Je suis en manque.

C'�tait l'enfer, Guiria.

Leurs bonnes femmes sont moches, on dirait des �nesses...

- Guiria, tu veux un coup de main ? - Non, �a ira.

Tiens.

Il demande deux otages.

Il les laissera partir quand nos troupes seront � Salang.

Je savais qu'il y aurait un probl�me.

Il veut s'assurer que notre aviation ne les bombardera pas.

Je ne suis pas d'accord, on annule tout. Traduis.

Attends, on ne peut pas tout annuler !

Laisse-moi �tre otage. Je suis pr�t � le faire.

- Hors de question. - Pourquoi ?

Parce que j'ai dit non.

- C'est trop risqu�. On annule. - Arr�te !

Il y a toute une division en jeu. Des milliers d'hommes.

- Alors c'est moi qui dois y aller. - Impossible.

T'es le colonel du KGB responsable de la zone.

Imagine ce qu'ils feront en apprenant quel poisson ils ont p�ch�.

Moi, je suis rien. Juste un petit collaborateur sans importance.

- Bon, mais ils veulent deux otages. - Je suis volontaire.

Je peux ?

Vas-y.

- Quoi ? Tu d�railles ? - Qu'il y aille, s'il en a envie.

Prends son fusil et son gilet tactique.

C'est de la folie.

- Les gars, quelqu'un a un bonnet ? - Moi.

- Donne-le-moi, j'ai la t�te gel�e. - C'est de la folie !

- Le Grec, prends mes cigarettes ! - C'est bon, j'ai les miennes.

- Prends-en plus ! - Non, j'ai ce qu'il faut !

On n'aurait pas d� les laisser partir.

- On est o�, l� ? - Dans un conte.

C'est les "Mille et Une Nuits".

C'est le camp militaire de l'ing�nieur Hochem.

Qu'est-ce que vous regardez ?

Oui, je suis russe. Allez, avancez.

Avancez !

Descendez !

Je vous avais pr�venu.

On ne peut pas faire confiance � Hochem.

C'est un homme perfide et d�loyal.

Pourquoi l'ont-ils tu� ?

Comment vais-je le ramener � sa m�re ?

Il faut lancer une op�ration militaire

avant qu'il ne soit trop tard !

C'est la seule chose � faire !

Il s'excuse d'�tre en retard, et vous invite � son petit d�jeuner.

Viens.

T'as vu ? C'est "La Jeune Garde de Fade�ev".

- Qu'est-ce qu'il dit ? - Que ce livre lui a beaucoup appris.

On va bouffer.

Il dit qu'il a fait des �tudes d'ing�nieur en hydrologie � Minsk.

Et puis la guerre a commenc�.

Il est facile de commencer le djihad,

mais personne ne sait comment y mettre fin.

C'est bien vrai.

Ils ont un d�tachement qui s'appelle "La Jeune Garde", t'imagines ?

Oui.

Je vais fumer.

Tu me donnes une cigarette ?

On n'en a pas ici. Hochem ne nous le permet pas.

C'est quoi ton vrai nom ?

Vitia.

Les six premiers mois, quand j'�tais prisonnier,

je voulais toujours m'�chapper.

Mais pour aller o� ?

Ils t'ont battu ?

Non.

Hochem venait parfois me parler.

Il m'a expliqu� beaucoup de choses.

Je me suis converti � l'islam et je me suis mari�.

Maintenant je vis ici.

Tu feras quoi quand on sera partis ?

Vous partirez

mais Hochem restera.

Tu resteras avec lui ?

Tant qu'il aura besoin de moi, je serai � ses c�t�s.

Si tu veux �crire quelque chose � ta famille, je le transmettrai.

- C'est pas la peine. - T'es s�r ?

Qu'est-ce que je pourrais leur dire ?

Ils ne comprendraient pas, de toute fa�on.

Le Grec !

Viens voir ! On est pass� !

Garde le paquet. Prends-le.

Le col de Salang !

�a a march� ?

On dirait que oui.

On est pass�.

C'est fini. On s'en va ?

Non, on doit encore attendre quatre heures.

- Pourquoi ? - Par pr�caution.

- Qu'est-ce que tu fais, Vitia ? - Allez.

- Quoi, on retourne au cachot ? - Allez, ils vont nous rel�cher.

Le Grec !

Ils nous bombardent !

- Qui ? - Les n�tres.

- Et nous, alors ? - Ils nous ont oubli�s.

Tu m'entends ?

Tu m'entends, j'ai dit ?

Quoi ?

J'entends rien !

Souffle. Bouche-toi le nez et souffle.

Quand la r�volution a commenc�, nous esp�rions un avenir meilleur.

C'est mieux maintenant ?

Nous r�vions d'un Afghanistan,

o� tout le monde aurait l'�lectricit�.

Je comprends pas. On s'�tait mis d'accord !

Ils nous ont laiss�s passer.

- Souffle ! - J'ai souffl� !

Il y a encore des survivants ici ?

Regarde pas. Regarde pas, je te dis. En avant. Allez.

Allez.

Regarde pas, avance.

En avant, je te dis.

Le Grec ! En avant, je te dis.

Allez, en avant.

Tu sais,

l'ing�nieur Hochem m'a racont�

ce que les mollahs disent de nous.

Ils disent qu'on est venu prendre leurs femmes et leurs enfants.

Il m'a dit qu'avant, il pensait �a lui aussi.

Et puis il m'a demand�

pourquoi on �tait venu.

Je lui ai dit qu'avant, je pensais

que c'�tait pour les aider � construire le socialisme.

Et maintenant ?

Maintenant, je ne sais plus.

Un gamin de dix ou onze ans, allong�,

avec un Stetchkine dans la main.

Ses mains �taient si petites. Comment pouvait-il le manipuler ?

Tu sais � qui il �tait, ce pistolet ?

C'�tait celui du pilote, le fils du g�n�ral.

La balle a travers� son corps.

Il avait un trou grand comme �a dans le dos...

On aurait dit un pot de confiture cass�.

Je l'ai tu�.

Dis-moi, Kharlamov,

c'est pour �a que je suis venu ici, pour descendre ce gamin ?

T'es venu ici pour d�fendre ta patrie.

Arr�te de pleurnicher.

Tout ira bien.

Rien n'ira plus jamais bien.

Tu me ressers un verre ?

On a tout bu. T'as eu ton compte. Va dormir.

Tout ira bien.

Bien s�r.

Oh, les gars, il reste de la gn�le ?

On a tout bu, mon lieutenant.

C'est vrai ?

Pourquoi vous avez tout bu ?

Je sais pas quoi vous dire, mon lieutenant.

C'est bien.

Vous savez quoi...

Vous savez quoi...

C'est bien qu'on s'en aille, non ?

Vas-y, peins ton truc !

Il est parti o� ?

Vous allez o�, mon lieutenant ? Il y a des mines !

- Il y a des mines, mon lieutenant ! - Rien � foutre !

Il avait raison, le vieux. Dieu aime la violence !

Arr�tez. Il y a des mines !

Il y a des mines, mon lieutenant !

C'est dans l'ordre des choses !

Lieutenant !

C'est dans l'ordre des choses !

Sors de l�, il y a des mines, abruti !

Allez, viens !

On a rou� sa poitrine de coups de poing plan�taires,

Allez, viens !

Allez, viens !

Je suis l�. Viens, putain !

Allez, viens !

C'est dans l'ordre des choses !

J'ai bien envie de t'en coller une.

M�me si on n'est pas foutus de poser des mines.

Va au diable !

Tu bites rien.

Soldats !

Aspirants !

Officiers !

Merci pour votre service.

Commandants d'unit�s, pr�parez-vous � embarquer.

Tu peux leur dire de jouer moins fort ?

- J'ai les oreilles qui bourdonnent. - Ils peuvent pas jouer moins fort.

Mais on peut leur dire d'arr�ter de jouer.

Laisse-les jouer.

Nikolai Dmitrievitch,

venez par ici.

Asseyez-vous, je suis tout seul.

Apporte-lui un borchtch, fiston.

Sers-nous � boire.

Asseyez-vous.

Pourquoi vous avez fait �a ?

Quoi ? De quoi tu parles ?

Vous avez d�cid� de venger votre fils ?

Il a �t� tu� par un gamin de onze ans.

De qui vouliez-vous vous venger, d'un gamin ?

C'est la guerre, les gamins peuvent mourir.

Vous croyez que �a ne d�pendait que de moi ?

C'�tait un ordre.

On m'a appel� de Moscou.

Vous n'avez pas re�u l'ordre de bombarder Hochem.

Vous avez d�cid� de vous venger.

Des innocents sont morts. C'est l�che, vous comprenez.

On m'a demand� de frapper fort, j'ai frapp�.

Et je le referais !

Il ne faut pas commencer une guerre,

quand on n'est pas s�r de pouvoir la gagner.

- On a gagn� ? - On a gagn� !

- On a gagn�... - Mais on a d� partir.

� cause de conseillers dans ton genre.

Alors, tu bois avec moi ?

Non.

Un jeune soldat rentrait chez lui.

Il tomba sur une bande de gars,

"Et vous, vous �tes les fils de qui ?"

Leur demanda le jeune soldat.

Ma m�re est l'anarchie !

Mon p�re, un verre de porto !

Ma m�re est l'anarchie ! Mon p�re, un verre de porto !

Les gars, v�tus de longs manteaux, �taient tous des armoires � glace.

M�me si c'�tait pas du g�teau, Le soldat dit : "Je dois passer !"

Je r�ve ou vous picolez sur la place ?

On arrose nos m�dailles, commandant !

Il faut bien...

Alors, le Grec, t'as bu ta m�daille ?

Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?

Rejoindre la r�serve, sans doute.

Oui.

L'arm�e, c'est pas pour tout le monde.

Allez, il est 16 h 45, il est temps de se mettre en route.

T'as une montre ?

J'en ai pris une pour toi aussi.

C'est de la part du commandement. Tenez !

Merci, mon commandant.

- Fais-moi une place ! - Pousse-toi, Turkm�ne !

Ferme.

Attends.

Ils d�cid�rent, ni une ni deux, De jouer un tour au militaire.

Ils le peignirent en rouge et bleu,

Lui firent crier des mots vulgaires.

Ma m�re est l'anarchie,

Mon p�re, un verre de porto !

Ma m�re est l'anarchie...

Notre compagnie fut la derni�re � quitter l'Afghanistan.

On a br�l� des documents secrets,

qui n'�taient soudain plus secrets et n'int�ressaient plus personne.

Madjed est parti dans les montagnes. Les moudjahidine le cherchaient d�j�.

Volodia lui a refil� l'�ne de Hochem.

En disant que c'�tait de la part du commandement.

J'ai compris que nous ne nous reverrions pas.

Nous sommes tous morts en Afghanistan.

M�me ceux qui sont rest�s en vie.

Des hommes diff�rents sont rentr�s dans un pays diff�rent.

L'Union sovi�tique �tait morte avec nous.

Nous devions apprendre � vivre � nouveau...

Traduction : Jean-Baptiste Godon

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.