All language subtitles for Etre et Avoir - (2002)

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Original subtitles

Allez, allez, allez, allez.

Ça y est, c'est parti. On a peut-être le coup de temps.

Comme par hasard, une voiture qui arrive. De nom de Dieu, de nom de Dieu,

mais c'est pas possible.

Allez, allez, allez.

Doucement, là.

Là.

N'est-ce pas facile, les gens ? Rêve ! Rêve ! Rêve !

bonjour

Bonjour mon grand, ça va ?

On y va ! On y va ! On y

va ! On y va !

Tu

commences là, Jojo.

Et tu laisses ça.

Comme ça ?

Monsieur ? Monsieur ? Monsieur

? Monsieur ? Monsieur

?

Je vais bientôt

finir.

Qu'est-ce qu'il faut faire de nouveau ? Fais-le.

Non, il faut que tu commences en haut, Laurent, il commence en haut.

Là, ici, maintenant.

Allez, vas-y.

Là,

on est ce matin ou cet après-midi ? Là, on est ce matin ou cet après-midi ?

Alors, il demande si on est le matin ou l'après-midi.

L'après-midi ? Avant l'après-midi, qu'est-ce qu'on fait ?

On va manger.

Est-ce que tu es allé manger, déjà ?

Non, alors c'est encore le matin.

Le matin.

Les nuits à l'école.

Comment ? Les nuits à l'école.

Jusqu'à ce soir.

Bon, ça y est, tout le monde a terminé ? Oui.

Alors, on va montrer,

chacun va montrer son travail.

Comment on fait après le matin ? Allez, on regarde celui du Jojo.

Qu'est-ce que vous en pensez ?

C'est bien ? On pourrait continuer. Un petit peu bien.

Un petit peu bien.

Et toi, qu'est-ce que tu en penses ? C'est comment ? Bien.

C'est comment ? Bien.

Bien ? Oui.

Toi, tu dis bien.

Marie, elle dit un petit peu bien.

Bien. Et toi, qu'est-ce que tu en penses ? Bien.

Bien.

Et toi, Joanne ? Oui.

Ici, il manque peut-être quelque chose, là.

La canne qui dessine, elle n'est pas là.

Voilà. Qui c'est qu'on regarde ? Marie, après ? Oui.

Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? Bien.

Pas bien.

Un peu.

C'est pas bien ? Un petit peu bien.

Beaucoup bien.

C'est beaucoup bien ? Oui, mais le mot maman... Est-ce qu'on reconnaît le mot

maman ? Non. Oui, mais en bas... Parce qu'elle est un petit peu montée et

détendue, c'est ça ? Mais quand même, c'est pas mal, je trouve.

Alors, qu'est-ce qu'on fait en habitude pour s'endormir ? Ferme les yeux

et... C

'est là-bas que ça se passe ou là ? Là.

Restons là.

Voilà, ferme les yeux.

Ferme les yeux.

Ferme les yeux.

et couper les

moutons

dans ta tête pourvu que

je ne fasse pas de

cauchemar. Qu'est-ce que c'est un cauchemar ? C'est un vilain cauchemar.

Un vilain ?

Vi la rêve ? Oui. Tu en fais des cauchemars, des fois ? Oui.

Qu'est-ce que tu vois dans tes cauchemars, Axel ? Qu'est-ce que tu vois

dans tes cauchemars, Axel ? Des fantômes. Des fantômes ? Oui.

Moi, j'en rêve pas des fantômes.

Alors, on parle des cauchemars d'Axel. Il me raconte ses cauchemars.

On lui laisse raconter, d'accord ? On lui laisse raconter ses cauchemars ?

Bien. Alors, tu avais vu des fantômes dans ton portemart ? Oui. Ils étaient

habillés comment ? En blanc.

Comme des vrais fantômes ? Oui.

Et alors, tu étais où ? C'était passé où ? Dans ma chambre.

Dans ta chambre ? Oui.

Bon, alors raconte-moi. La nuit.

Oui, c'est la nuit qui vient des fantômes, non ? Ça existe vraiment ?

Oui. Tu penses que oui ? Oui.

Tu en as vu des vrais ? Oui.

Une folle gaieté régnait pendant nos récréations.

Une folle gaieté régnait pendant nos récréations.

Tu es nataliste ? Oui. Bon.

Olivier aussi ? Oui, monsieur.

Point.

Une moitié des élèves jouaient aux billes à l'ombre des arbres.

Une moitié des élèves jouaient aux billes

à l'ombre des arbres.

D'autres jouaient au cheval.

D'autres jouettes au cheval.

On n'aurait pas dit que c'était l'imparfait des fois, là.

Il n'y a pas cinq minutes, Julien.

C'est ça l'imparfait, un réaccent aigu ? C'est écrit comme ça, tu as mis les

ondes de l'imparfait ?

D

'autres jouettes au cheval ou aux autos.

D'autres jouaient au cheval ou aux autos.

Marchant au pas.

Marchant au pas dans

des

montées d'imaginaire.

Point.

J'ai perdu le point final.

C'est des points.

... ... ...

...

Elle dit, asseyez-vous.

Tu n'as pas envie de travailler aujourd'hui ? Je n'entends pas de là.

Je n'ai pas entendu Jojo. J'ai envie.

Tu as envie ? Mais alors, il ne faut pas t'arrêter, mon vieux.

Alors, c'est bientôt fini ? Oui. Il en manque beaucoup ?

Là, tu peux terminer sans t'arrêter, peut-être.

Oui ? Oui.

Pardon ? Oui.

Pardon ? Oui.

Pardon ? Oui.

Pardon ? Oui, monsieur.

C'est bien, Jojo.

Alors, voyons, qu'est-ce que tu as écrit ? Qu'est-ce que tu nous écris ? Un cœur.

Un cœur, c'est bon ? Oui.

On te demande d'écrire quatre fractions de ce petit cœur.

... ... ...

... ... ...

C'est terminé le jour ? Le sapin est terminé. Le ?

Sapin. Et les animaux sont coloriés ? L'ours et les deux autres.

Il t'en manque combien à faire alors ? Deux après.

Encore deux ? Oui.

Tu t'appliques au moins pour les faire. Après l'ours.

Après l'ours, il t'en manque deux ? Oui. Alors applique-toi maintenant.

C'est terminé ?

Et qui manque ? Celle-là je l'ai déjà fait, celle-là

je l'ai pas fait, celle-là je l'ai pas fait, celle-là je l'ai pas fait, celle

-là je l'ai pas fait.

Et il en manque beaucoup alors ? Et tu m'avais dit que tu allais le finir.

Tu m'avais dit que tu allais le finir.

Et là ça va être la récréation et tu ne pourras pas sortir le jour où tu n'as

pas fini.

Tu te presses un peu alors ? Oui.

Je ne te dirai plus maintenant.

Tu es d'accord ? Oui.

Attention, c'est bon.

Allez, c'est bon.

Vous sortez, vous deux.

Madame.

Monsieur.

Jojo, je ne mets pas les chaussures.

Viens.

Allez, vous sortez.

Tu viens ?

Moi,

je voudrais savoir

le dernier de ton poisson.

Ah non, c'est pas ça que vous m'avez dit.

Demain ? Non, pas demain.

Demain, il n'y a pas d'école.

Donc, quand est-ce qu'il faut le faire ? Quand il y aura de l'école.

Là, il y en a ? Oui.

Alors c'est maintenant qu'il faut le faire.

Tu avais dit que tu le ferais, tu l'avais promis au maître.

Et tu as tenu ta promesse, tu l'as fait le poisson ? Il est fini le poisson ?

Non. Alors il faut que tu le finisses. Oui.

Tout de suite.

Pourquoi aussi ? Pour faire mon travail.

Et qu'est-ce que c'est ? Quel travail ? Avec Tatiana et vous.

Avec Tatiana et moi, mais bon, qu'est-ce qu'on fait ? Tu apprends quoi à l'école

? Tu veux faire des coloriages ? Non. Qu'est-ce que tu apprends aussi ? C'est

important le coloriage.

Et après, qu'est-ce qu'il y a ? Le travail.

Qu'est-ce que c'est le travail ? Qu'est-ce qu'il y a encore ? Écouter le

maître. Oh, mais je ne sais pas le travail, ça.

Par exemple, ce matin, je fais...

Qu'est-ce que tu as fait ? Un dessin ? Non, un tableau.

Des boucles ? Oui.

Donc tu apprends les boucles ? Oui.

À quoi ? À écrire ? À faire des six.

Ah, et les six, c'est pour apprendre quoi ? Le calcul ? Oui. Pour savoir ?

Comptez ? Oui.

Tu comptes jusqu'à six.

Jusqu'à six ? Après cinq, il y a six.

Et après six ? Après six, il y a sept.

Mais on n'a pas encore lu.

Et après sept, il y a six.

Ah, après sept. Il y a 8. Il y a 8.

Encore, encore.

Ça ne fait rien si on tombe à côté.

Voilà.

On a mis la farine.

Tu verses le sucre vanillé dedans.

Tout. Tout.

Voilà.

Allez. Voilà.

Tu le retournes et puis tu écartes les deux parties.

Voilà. Et tu mets la goupille là.

Allez. Maintenant, tu as l'idée de casser un oeuf.

Allez.

Tu es prête ? Et voilà, il est cassé. C'est bon.

Casser et dans le vol. C'est parfait, ça.

Allez, j'y suis.

C'est la musique qu'il faut mettre.

C'est faisable.

C'est faisable.

Tu la prends comme ça ? Tu fais comme ça ? Oui,

bien.

Bravo Guillaume ! Je pourrais en essayer une, monsieur, après ?

C'est un ? Deux rayons.

Deux rayons. Ça s'appelle un diamètre ? Un diamètre ? Tu ne te rappelles plus ?

Le diamètre.

Allez, preuve de diamètre.

C'est bon, Nathalie ?

Qu'est-ce que tu veux faire ? Quand tu te rends, tu me dis, ça s'appelle le

rayon ?

Le diamètre ou le rayon, là ? Le rayon.

Le rayon, il doit le reporter comme une croix.

Tu mets ton âge ? T'as quel âge ? J'ai 4 ans et demi.

Cinq et un.

Six. Et encore deux.

Huit. Écris huit.

J'aurais voulu qu'avant qu'on se quitte, on parle de votre bagarre de la

récréation pour savoir ce qu'elle veut dire.

Pour qu'on en parle, pour que ça ne se reproduise pas, parce que c'est tout à

fait inutile.

Vous êtes dans le même cours, vous êtes ensemble, on n'est pas très nombreux et

vous trouvez encore le moyen de vous bagarrer.

Si vous avez quelque chose à vous dire, il faut vous le dire maintenant.

On se le dit là et comme ça, on va essayer de régler le problème.

Est-ce que tu as quelque chose à dire, Julien, toi ? Olivier.

Comment ça a démarré, ça ? Qu'est-ce qui s'est passé au départ ? Bon,

on jouait au jeu à l'épervier.

Oui.

Et puis quand on l'a attrapé, il est tombé par terre et puis il s'est fait

mal au dos.

C'est comme ça que ça a commencé. Il a attrapé tous les petits, il leur a fait

mal. Alors après, on a intervenu.

Puis après, il s'est levé, il s'est mis à jeter sur tout le monde.

Tu as été en colère, alors ?

Bon, mais est-ce que c'était normal que tu te mettes en colère avec les petits,

alors qu'ils n'y étaient pour rien ? Non ? C'était pas normal ? D'accord.

Et ça, tu peux l'éviter ? Non.

Et par rapport au Julien, alors ? Parce que vous vous êtes bagarrés un petit

moment, quand même.

Au début, vous avez prouvé votre force, pendant... Vous avez tourné, tourné, et

puis après... C'est un peu dégénéré, non ? Alors... Question

passe-fois.

Moi, je l'ai lâché.

Je l'avais lâché. S'il voulait lâcher, il lâchait.

Après, il n'a pas voulu lâcher.

Pourquoi tu ne voulais pas lâcher, toi ? Il faut le dire, Olivier. Maintenant, il

faut en parler. Comme ça, après, c'est terminé.

Qu'est-ce qui se passe à la tête pour que tu ne veuilles pas lâcher ? Tu

voulais lui montrer que tu étais aussi fort que lui ? Oui.

Mais c'est sûrement vrai, non ? Non ? Tu résistais bien ou il t'a donné du mal,

certaines fois ? Bon, des fois, oui. Sincèrement ? Des fois, oui.

Et c'est ça qu'il faut voir.

Un coup, c'est toi le plus fort, un coup, c'est moi.

Vous avez le même âge, vous avez la même taille, vous êtes forts tous les deux.

Vous avez voulu vous montrer que vous étiez forts tous les deux.

Est-ce qu'il est nécessaire qu'il y en ait un qui gagne ? Non.

Ça sert à rien.

Non ? Pour toi, c'est important ? Peut-être que c'est moins important pour

lui, puisqu'il voulait lâcher. En fait, c'est toi qui n'as pas lâché.

Ce qu'il faut dire aussi, c'est que ça fait quelques jours que ça dure, ça.

Alors d'où ça vient, ça ? Vous entendez bien certaines fois, et puis d'autres

fois, pas du tout.

Vous voulez en parler, toi ? Il y a une raison, Olivier ?

Qu'est-ce que tu ne supportes pas chez Julien ?

Dis-le, on

prend notre temps, on se calme, on le dit.

Alors, qu'est-ce que tu ne supportes pas ? Comme ça, tu pourrais lui dire, là,

devant moi, tu peux lui dire.

Qu'est-ce que tu n'aimes pas chez lui ? Qu'il m'insulte. Il t

'insulte ? Bon.

Alors tu vois Julien, apparemment c'est ce que tu dis en parole qui est plus

grave pour lui que ce que tu peux faire avec ta force.

Pour lui c'est très important.

Il se sent pas bien quand tu dis des trucs comme ça.

Alors c'est facile de dire une insulte, c'est tout à fait gratuit.

Un mot, petit ou gros, c'est l'étudie.

Mais ça peut faire très mal, ça peut blesser.

Ce qu'il a, Olivier, depuis quelques temps, c'est ça. Il se sent blessé par

les mots que toi ou quelqu'un d'autre peut lui dire.

C'est ça, Olivier.

Est-ce qu'on peut l'arrêter, ça ?

Et

en plus, je trouve que vous êtes dans une classe où il y a des petits, là.

Et vous leur donnez l'exemple en faisant ça. Et c'est pas forcément le bon

exemple, ça vous le trouvez pas ? Il vaut mieux que vous ayez laissé chez eux

l'idée qu'on peut bien s'entendre, être copains et puis travailler ensemble.

Je trouve que c'est mieux.

Tu as pas cette question ? Comme avant.

Comment ? Comme avant.

Comme avant ?

Il y a une chanson qui dit comme avant où c'était le bon temps.

C'était ici, c'était comme ça aussi.

Alors il n'y a pas de raison que ça ne continue pas.

Voilà. En tout cas, jusqu'à ce que vous partiez, il faut qu'on retrouve un

climat plus serein, plus calme.

Alors qu'est-ce qu'on va faire, Julien ? On va dans ce sens ? T'es tout seul, t

'as pas envie de tenir ? Oui ?

Oui !

7 x 0 ? 7 x 0, 0 et 4, 4.

Après ? 7 x 0, 0.

Eh ben, c'est pas bien de me regarder.

7 x 1, 7.

Bon, mais... Pourquoi tu bouges ? 18.

18.

18, je vais... Fais gaffe, tu le mets, l'8 ? Là.

Ah ouais.

Ça fait le top, hein ? Non, celui-là, c'est un 0.

Continue. 3 x 6, 18.

Je mets 8 et je retiens 1.

3 x 0, 0 et 1, 1.

3 x 0, 0.

3 x 1, 1.

3 x 1, 1 ? Tu veux la copier 100 fois, la table de 3 ? 3 x 1, 3.

Continue.

C'est fini.

Pardon ? Ce n'est pas un 5, là ? 5 x 6, 25.

Recite la table de 5.

5 x 1, 5. 5 x 2, 10.

Après ? 5 x 3, 15. 5 x 4, 20.

5 x 5, 25.

5 x 6, 30.

5 x 7. 5 x 7, 35.

5 x 8, 2.

Oh ! Non, 40.

5 x 9, 45. 5 x 10, 50.

Bon, j'attends.

Où tu me le mets, les gars ? Sinon ? Où ?

Ben là.

Une plaque, t'as vu ?

Regarde le chiffre après la virgule.

Il y en a trois.

Il y en a un.

Trois aussi.

Appelle ton oncle qui t'aime.

Deux fois six.

Deux fois six, quatre, ça fait combien ? Deux fois six.

Un des ans.

6 et 6.

12. 2 x 6, 12.

Et en plus, il a mis sa main.

Il a retenu.

2 x 6, 12 et... 2 x 6, 12 et 4.

Je ne sais pas.

Moi non plus, j'ai perdu le fil. Et puis là, il y a une erreur.

Ah oui, parce que ce n'est pas décalé. Ce n'est pas décalé, tu as oublié cette

bête-là.

Elle doit être ici, là, cette bête.

Là. Là ? Oui.

C'est un 4 ? Ben oui. C'est un 4 ici.

Le 3 ici.

Le 4 ici.

Et 8 ici.

Oui, mais c'est

pour qu'il décale après, parce que sinon... Putain, on est où là ? 2 x 9,

18, voilà.

2 x 6, 12 et 4.

Tu me dis 2 x 9, 18. Tu as 1 de retenu. Tu poses 8 et tu retiens 1.

2 x 6, 12.

Et 1, 13.

Je mets 3 et je retiens 1.

2 x 6, 12.

Et 1, 13.

Je mets 3.

Il y a une erreur.

2 x 2, 4.

2 x 0.

Zéro.

Deux fois quatre, huit.

Non, c'est bon.

Deux fois deux, quatre. Deux fois deux, quatre. Deux fois neuf, dix-huit. C'est

bon.

Deux fois neuf, dix-huit. Il pose huit, il retient un. Deux fois six, douze et

un treize.

Avance ton doigt.

C'est bien bon.

Il pose trois, il retient un. Deux fois six, douze et un treize. Il pose trois,

il retient encore un.

Deux fois un.

Deux fois un, deux et un trois.

Ok, ça roule. Allez. Ça roule pas. C'est impossible.

C'est faux.

Pourquoi ? Parce qu'il y a deux chutes de décalé. Il y a deux chutes de décalé

sur l'ambiance.

Et alors ? Et bien c'est bien normal.

Non, non, non.

On ne sait pas. Ça va pas aller. Bon.

Voilà.

Allez, rentrez.

C

'est

bien les petits 23 ans.

C'est parce que c'est lui qui commande.

C'est pas nous qui commandons, c'est vous qui commandez.

Quand on sera grands, on va commander à nos enfants.

Exactement. Et peut-être que tu seras maîtresse un jour. Oui.

Tu commanderas tes élèves. Oui.

T'aimerais bien ? Moi aussi. Toi aussi ? Moi aussi.

Je veux faire comme vous.

Tu veux faire comme moi ? Moi, je veux faire motard. Toi, motard. Et toi, qu

'est-ce que tu voudrais faire avec Sia, toi ? Je veux faire vétérinaire.

Vétérinaire ? Qu'est-ce qu'il fait, vétérinaire ? C'est pour soigner les

animaux. Oui.

Tu aimerais bien soigner les animaux ? Oui. Alors, tu veux être vétérinaire ?

Oui. Et puis, le fermier donne les animaux qui sont malades.

Oui. Alors, Jessie, elle veut être...

Maître. Maître.

Maître. Maître.

Maître.

Maître.

Et Johan Monta.

Et alors, qu'est-ce que tu ferais si tu étais maître un jour ? Qu'est-ce qu'il

faut de les maîtres ? Travailler les grands, les fépés et les petits.

Les grands, les fépés et les petits.

Tout ça en même temps ? Oui.

Non,

pas tout ça en même temps. Les uns après les autres ? Oui.

Il est penché. Il est penché.

Comme ça. Il est penché comme ça, mais... Comme ça, il est... Il est comme

ça, regardez comme il est.

Il est comme ça, penché. Il est trop penché, hein.

Tu veux les faire, Marie, pour lui montrer ?

Voilà, vas-y Alizé.

Tu veux que je fasse des petits points pour toi ? Allez,

vas-y, vas-y.

Bien.

C'est bien.

Qu'est-ce qu'il y a précis

? Qu'est-ce que tu as dessiné tout à l'heure ? Qu'est-ce qu'il y a coloré en

rouge ? Qu'est-ce qu'on a appris aujourd'hui ? Pleu ?

Elle ne se rappelle plus ?

On le demande à Lisée ou à Marie, peut-être.

Qu'est-ce qu'on a pris, Marie, le nouveau nombre qu'on a pris ? Le 7.

Le 7.

Il est après qui, le 7, Marie ? Après qui ? Le 6.

Il est après le 9.

Ah, d'accord.

On n'a même pas pris le 9 encore.

Après le 6.

Après le 6.

Alors, 1, 2, 3, 4, 5, 6.

Et après on dit ? Qu'est-ce qu'on dit après si elle a dit Marie le

? Tu te réveilles un petit peu ? Le 7.

Recompte maintenant.

Si ?

Qu'est-ce qu'elle a dit, Marie, après le fil ? Elle a dit ?

Allez, c'est bon.

Tu le seras d'abord.

Quatre ans du sein, t'arriveras comme ça.

Un orthographe, elle est géniale, parce que quand on fait une dictée...

Je la regarde, je me dis, il faut un accent, il faut ci, il faut ça.

Alors les autres semblent le faire parce que c'est elle qui le dit.

Bon, après, c'est vrai qu'en maths, c'est le contraire.

Mais en maths, elle a besoin, il faut être avec elle, et pas à pas, on arrive

à... Oui, comme je l'ai dit, je ne sais pas comment M. Lopez l'explique, moi je

l'explique comme je l'ai appris, comme il me semble, mais je ne sais pas... C

'est bien de le faire. C'est pas toujours évident, parce que des fois, je

vois qu'elle est complètement promis, des fois.

Alors je dis, merde, ça doit pas être comme ça.

Des fois je dis à Pascal, bon ça ne te fait rien, tu peux lui dire à ta façon,

peut-être qu'il comprendra mieux que moi. J'ai dit, ça doit être du jargon

chez moi, alors explique-lui.

J'ai même demandé à mon frère à l'âme, j'ai dit, bon, toi tu es plus jeune, tu

sais peut-être mieux les équations que moi.

Eh bien non, moi je n'ai pas appris non plus comme ça. J'ai dit, bon, fais comme

tu as l'habitude de faire, j'espère que tu vas le corriger et qu'on comprenne.

Parce que j'ai dit, là, on ne s'entend pas là.

Mais dans son cas, vous seriez complètement disponible, que je crois

que ça ne changerait pas tout.

Je ne pense pas non plus.

C'est comme ça.

Elle préfère être plus libre avec les gens de l'extérieur que proprement dit

ses parents.

Mais ça, c'est difficile à dire peut-être, mais je trouve que, je ne

pense pas que ce soit votre cas, mais il ne faut pas en prendre en broche en

fait, en tant que mère de ça.

Parce que ce qui compte pour vous, c'est qu'elle s'épanouisse.

Oui, qu'elle soit un peu plus gaie quand même.

Donc à la limite, si elle est moins liante avec vous, je dirais que c'est

peut-être un passage forcé.

Mais moi, ça me paraît être la chose la plus importante, ce serait de la voir s

'épanouir et être heureuse, quitte à ce qu'elle soit un peu plus en retrait avec

vous.

Mais ça doit être difficile à vivre aussi, certainement. C'est pas évident,

ça, c'est sûr.

Mais bon, c'est pareil, on s'est habitué qu'elle est toujours à l'écart de nous,

enfin à l'écart de nous.

Souvent à part, seule.

Parce que ce qui m'a le plus surpris, moi, c'est le jour où elle m'a adressé

la parole comme ça, du temps blanc. Du temps blanc ? Ah oui.

Je me demandais si c'était vrai, et puis on a continué la conversation après. C

'était une partie de la récréation, comme ça.

Je trouvais ça assez magnifique, moi.

Oui, c'est sûr, parce que quand on n'entend pas le son de la voix, elle se

vient d'un seul coup.

On se demande ce qui se passe.

Pour dire que si une j'ai un mot comme moi,

eh bien, on n'a pas du tout le même... Pourtant, on dit, pourtant, d'habitude,

mon j'ai un mot, qu'est-ce que ça fasse ? Caché, ils ont une face cachée, une

face... Mais vous n'avez pas le même ascendant.

Ah non.

Elle... C'est vrai, elle vit beaucoup, beaucoup dans... Dans le monde.

Dans le sien-monde.

On va corriger la dictée.

Olivier, tout le monde est prêt ?

Encore une dictée ?

Non, non.

C'était à moi que tu parlais. C'est encore une dictée.

Parce qu'en fait, je viens de réaliser qu'il y a 35 ans que je dicte des

dictées aux élèves.

35 ans ? Non.

Ici, ça fait 20 ans.

C'est pas mal.

C'est pas mal, déjà.

Combien de dictées j'ai pu faire dans ma vie ? Mille.

Plus que ça ? On sent ça.

En fait, j'ai jamais compté.

C'est pas important, le nombre.

Vous pourrez continuer à enseigner à des élèves ?

À les aider à consacrer leurs devoirs. Bien sûr,

bien sûr. Il y a beaucoup de maîtres qui font ça.

Ils prennent du temps, du temps qui est libre maintenant pour eux.

Ils le consacrent des fois le soir à aider les enfants à faire les devoirs.

Oui.

Mais... Je ne sais pas, en fait, j'ai envie de faire plein de choses.

Portir un taillis.

Pourquoi c'est mieux qu'ici ? C'est mieux ici. C'est mieux ici ? Oui.

Sophie, il n'y a pas la mer.

On peut tuer là en Bretagne.

On l'habiterait toujours.

Où ? Je ne sais pas encore.

Ça serait bien.

Peut-être qu'il faudrait que je pente aussi de là.

Pourquoi ? Parce que si le remède ou la maîtresse a besoin d'habiter à l

'école... Mais s'il n'habite pas très loin ? Je serai obligé de laisser la

maison. S'il n'habite pas très loin ? C'est lui qui choisira.

Normalement, je vais partir.

Voilà.

Vous, vous allez vivre au collège.

C'est propre, ça ? Non.

Elles étaient déjà encore plus sales tout à l'heure. Oui. Et maintenant, tu

trouves qu'elles sont propres ? Non.

Non. Alors, tu as frotté pour pouvoir les nettoyer ? Non.

Alors, qu'est-ce qu'il faudra que tu fasses ? Les frotter. Comment ? Avec le

savon. Avec le savon, oui. Et l'éponge.

Oui. Hein ? Oui.

Et tu ramènes les mains toutes blanches, toutes propres.

Mais les éponges, je n'arrive pas à les attraper. Regarde, dévière-toi, il y en

a une.

Voilà. Et tu ne nous taques pas la porte en sortant.

Tu peux laisser ouvert d'ailleurs.

Voilà.

Va te laver les mains s'il te plaît.

Ben voilà.

Ben voilà. Et oui.

Maintenant je vais l'essuyer avec le torchon.

Oui.

Le petit doigt, le pouce, ils sont tous lavés. Voyons.

Ah oui, il en reste un petit peu, là, sur le coucher.

Sur le petit doigt, le pouce, il y a... Oui.

Et là, comment tu l'appelles, celui-là ? Hein ? Le... Le nageur.

La nuit.

L'air.

L'eau.

Le riz.

L'auriculaire.

L'auriculaire.

Il a dit l'auricula ? Non, dans les autres temps, il dit...

Bon. Vous voyez ? Ah si, un peu là encore,

sur le pouce.

Voilà.

Tu l'as un peu sur ton front encore ? Comment tu le sais ? Tu le vois pas ? On

voit ?

Voilà les mains propres. Et là ? Ça va

?

C'est parti presque.

Allez, tu peux aller essuyer tout ça.

Et de l'autre côté

? C'est propre, hein ? Et le front aussi, ça va, hein ? Bon.

Oui, mais on va la garder ici.

C'est bien.

Ça, je ne vais pas les ressalir maintenant.

Tout propre.

Tout propre.

Tu te sens mieux, là.

Alors, maintenant, je vais ouvrir les mains.

Attends, parce que je... Oui, attends.

Moi, j'ai la tête qui était dehors, dans le couloir. Elle était dans le couloir ?

Oui.

Elle allait vers la porte et elle revenait. Ah bon ? Oui.

Elle allait voir ce que tu faisais, peut-être ? Oui.

Elle repartait, elle repartait, elle repartait. Est-ce qu'il aime bien ses

mains, le petit Jojo ? Est-ce qu'il a encore du fun, le petit Jojo ? C'est ça

qu'elle disait ? Non, elle me regardait comme ça, elle me regardait quand je

lave mon front.

Ah bon ? Oui.

J'ai marre. Elle voulait aller peut-être te voir de plus près.

Peut-être qu'elle voulait me piquer, elle faisait ça.

Merci à tous.

Viens voir.

Qu'est-ce qu'il a fait ? Il a poussé Jojo.

Viens voir, là.

Pourquoi tu l'as poussé comme ça ? Bien.

Pourquoi tu le pousses comme ça ? Je ne sais pas. Tu ne sais pas ? C'est beau de

faire ça ? Non.

Alors, il ne faut plus le faire, ça.

Et s'il te pousse, lui, qu'est-ce que tu vas dire, toi ? Tu seras content ? Non.

Alors, il ne faut pas le faire.

Faut que tu lui demandes pardon, alors.

Un peu plus fort, on n'a pas tendu.

Voilà.

Ça va, Joujou ? Allez.

Vous jouez encore un peu. Ne vous disputez plus, hein.

Quand j'étais petit, mon père me disait toujours que la terre était très très

basse.

Et il savait bien de quoi il parlait.

Il était ouvrier agricole, il a été longtemps, pour pouvoir évoluer un petit

peu et avoir un petit peu de terre à lui.

Et je crois que son plus grand désir, c'était surtout que je ne fasse pas le

métier qu'il faisait.

C'est vrai qu'en l'aidant souvent, je me rendais compte aussi que c'était très

très pénible.

Ça va donner envie de faire autre chose.

Il était de quelle origine ? Mon père était d'origine espagnole.

Il était ce qu'on appelle un immigré.

Il était venu très très jeune en France et il avait travaillé pas mal sur les

chantiers et tout ça.

Jusqu'à ce qu'il rencontre ma mère et qu'en fait il s'établisse en France

définitivement. Et qu'il ait ensuite envie de devenir français, d'ailleurs.

Et d'ailleurs, il n'est pratiquement plus retourné dans son pays, c'est-à

-dire en Andalousie.

Et vous, qu'est-ce qui vous a donné envie d'être instite ? Moi, j'ai eu

envie d'être instite très, très tôt, en fait. Je crois que ça a commencé sur les

bancs de l'école.

J'aimais beaucoup être en classe.

J'ai aimé tellement qu'en fait, je passais les jeudis à faire la classe

à... Tous les enfants qui étaient autour de moi, même ceux de mon âge, j'avais

une bande de cousins avec qui je faisais la classe régulièrement, comme ça.

Et c'était déjà un vrai plaisir. Puis ce plaisir a continué, puis je crois que

j'aurais pas pu faire peut-être un autre métier que celui-là, en fait.

Parce que je m'aperçois, encore aujourd'hui, alors que je suis près de

le quitter, que...

J'aime beaucoup ça, ce travail avec les enfants, c'est très prenant, je m'y

investis pas mal.

Et ce qui est encore plus beau, c'est que les enfants me le rendent beaucoup,

me le rendent bien.

Vos parents ont dû être fiers de vous ? Mes parents, pour eux, c'était une

sacrée promotion d'avoir un fils qui veuille être instituteur, et ils ont

entretenu ça au maximum, jusqu'à faire des efforts.

Je veux dire, des efforts financiers importants pour leurs conditions.

Donc, quelque part, je sentais un petit peu le droit d'arriver à ça pour

eux aussi.

Ils sont toujours en vie ? J'ai perdu mon père l

'année en fait où je suis arrivé ici, à Nauvergne.

C'est juste avant.

J'ai encore ma mère dans le roussillon.

Entends-tu ces petits bruits bizarres dans la nuit ?

Le plafond, le

plancher craque.

Un volet

grince.

Le chat miaule.

La pluie tombe.

Tombe. Tombe un chien à

bois. Ferme. Ferme.

Ferme.

raté.

Je comprends, je comprends, je comprends, je comprends.

Je comprends. C'est parce qu'il y a un petit papier.

Non, c'est parce que...

Non, c'est pas comme ça.

C'est pas comme ça.

C'est à l'envers.

Ah, mais tu arrêtes, Marie.

C'est pas comme ça. C'est à l'envers.

Tu comprendras pas, toi aussi.

Quand c'est un ami et un garçon, on prend celui-ci.

qui a le A, le ME et le I.

Et quand c'est une fille, Laetitia est une amie de Jojo, on prend celui qui a

le E à la fin.

D'accord ? Alors, quand c'est masculin, un garçon, on

met le mot ami avec le I.

Et quand c'est féminin, quand on parle d'une fille, on met le mot ami avec un

E.

Alors je vous le remontre. Alors là c'est pour qui ? J'ai l'emploi celui-là

pour un ? Garçon.

Et là ? Pour une fille.

D'accord.

On va

tailler

une nouvelle phrase ? Moi oui.

Oui ? Alors Marie, lis ta phrase maintenant.

Marie et son ami

Jésus.

C'est bon, elle est bonne comme ça ? Oui.

Bien. Et toi Jojo, qu'est-ce que tu as écrit ? Papa et son ami

Jojo.

Oui, on peut le dire.

et ami sans jojo.

Non, ça ne va pas. Il faut mettre le ton avant l'ami.

Bien. L'ami, je mets à côté du jojo. Voilà, là, c'est bon.

Son avant ami. Changez-le de place, le son.

Oui, elle est bien.

Allez, c'est à toi, Joanne, maintenant.

Copain ? On n'est pas donné l'étiquette copain, hein ? Non.

Ami. Ami.

Johan.

Johan. Et ? Il ne

reconnaît pas ce mot. Son.

Son.

L'ami.

Mais dis-le si on te le dit.

Mais qu'est-ce qu'il nous fait avec copain ? On vient de lui dire qu'on n'a

pas dit copain, que c'est ami.

Bon.

Et si tu mets maman à la place de papa, qu'est-ce qu'il faut changer ?

Sa

copine.

On n'a pas dit copain et copine.

Qui c'est qui va venir au collège l'an prochain ? Julien et...

Julien ? Oui.

Olivier.

Et Nathalie et Jonathan, ils vont aller d'un jour au collège.

À une soirée.

Tu les reconnais, ces vaches ? C'est les salaires.

Non, ça c'est les salaires.

Le spécialiste, c'est là.

Tu te trompes.

Tu ne reconnais pas la forme de lire des salaires.

Là,

vous avez tous les livres de musique.

Là, tous les livres qui vont parler d'art, mais les arts plastiques, le

dessin, la sculpture, la photo.

Là, vous avez tous les livres qui parlent d'animaux.

Là, vous avez tous les livres de géographie, tous les livres d'histoire.

Mais alors, en sixième, c'est obligé que vous veniez une heure par semaine au

CDI, travailler avec la documentalité.

Parce que le CDI, il y a plein de livres partout, il y a plein de magazines.

Il y a les ordinateurs.

Il faut se retrouver là-dedans parce que sinon, on ne retrouve pas le livre dont

on a besoin et ça ne sert à rien.

Jusqu'à combien on peut continuer ? 100.

Jusqu'à 100 ? Là, c'est 100.

Et après, est-ce qu'il y en a d'autres ? On peut continuer ?

Oui. Jusqu'à combien ? Oui.

Et après, on peut aller plus loin que 1 000 ? Non.

1 001, 1 002, 1 003, 1 004, 1 005, 1 006, 1 007, 1

008.

On peut aller encore plus loin que 1 004 ? 1 005.

Et encore plus loin, on peut y aller ? 1 002, 1 0021,

on peut le dire ? On peut bientôt jouer. On peut le dire, je joue 1 0021 ? Non.

Si.

Et on peut aller encore jusqu'où après ? Est-ce qu'on peut compter tout le temps

? Ça, ça répond.

On peut dire 2 000 ? 3 000 ? 5 000 ?

6 000 ?

7 000 ? 8 000 ? 9 000 ? 10 000

? 20 000. 20 000.

30 000.

30 000.

40. 40 000.

5. 50 000.

60. 60 000.

70.

70. 10.

1000. 1000. 80.

1000. 90.

100 ans.

1000. Et après 90 ? 100. 100 000. Et on peut aller plus loin encore ? Non. On s

'arrête là ? Oui.

On ne peut plus compter alors ? Non.

2 milliards, 3 milliards, 4 milliards, 5 milliards,

7 milliards, 12 milliards, 15 milliards.

Ça fait comme les billets qu'on donne.

Les billets ? Oui.

Tu en as beaucoup des billets ? Oui.

Il y en a deux, j'aime beaucoup.

Et dis-moi, ça continue après les milliards ? Monsieur, regardez tous les

animaux. Oui, c'est bien. Est-ce que tu crois que ça continue après les

milliards ? Non.

Ça s'arrête ? Puisque tu m'as dit qu'on pouvait compter tout le temps.

On peut continuer à compter ?

Non. Tu crois ? Non.

J'ai si elle pleure, monsieur.

Elle pleure ? Oui.

Elle s'est fait mal ? Oui.

Qu'est-ce que tu penses qu'elle a ? Au nez.

Elle attend ? Elle a fait mal à Jésus et puis à Fleur.

Jésus pleure ? Oui.

Passez-moi votre accueil, s'il vous plaît.

Merci. Merci.

Approche-toi.

C'est un tout petit peu... Tu veux que je boisse ça ? Oui. Il n'y a pas d

'arrêt.

Tu veux de la sauce ? Bonjour.

Bonjour.

Bon,

on va donner aux copains.

Ça va.

Il est revenu, là ? Oui.

C'est bon, ça y est ? Oui ou non.

Comment ? Oui ou non.

Comment oui ou non ? Qu'est-ce que ça veut dire, oui ou non ? Il n'est pas

tout à fait guéri.

Il n'est pas tout à fait guéri ? Il faut qu'il y retourne, là ? Oui.

Bon, pour l'instant, il se repose à la maison ? Oui.

Et tu le sais, pourquoi il y retourne, non ?

Il est obligé de retourner.

Tu connais la raison ? Oui.

Ça va aller après ? Oui.

Il va y retourner, après ça sera terminé tout ça. Il se reposera encore et puis c

'est bon.

Il est revenu depuis longtemps là ? Oui,

depuis longtemps.

Une semaine, non ? Trois semaines.

Déjà trois semaines ? Oui.

Depuis la première opération ? Oui.

Et là, qu'est-ce que ça va être ? Je le sais.

L'enlever, l'arrêt.

Il faut enlever ? Oui.

Et qu'est-ce qu'il faut enlever ? L'arrêt.

Le l'arrêt ? Oui.

Non. C'est de là alors que c'était ? Oui. Ça venait ? D'accord.

Bon.

Mais après, on ne sait plus quoi de lui encore.

Oui.

Ça fait partie de la vie, la maladie.

C'est comme ça. On n'oserait pas en avoir.

Mais un jour, ça arrive.

Et il faut vivre une autre façon avec.

Prends ton souffle, Nathalie, ça va être bon.

C'est pas vrai.

Allez, vas-y, Nathalie. Un, deux, trois. Vas-y.

Oui, en vous.

J'ai senti une goutte. J'ai senti une goutte dans mes cheveux.

Oui, même dans les voies, il pleure.

J'ai senti une goutte dans mes cheveux.

Allez, atterrez et arrivez.

Vous êtes prêts ? Vous êtes prêts

?

Bientôt, j'ai vu, bientôt, j'ai vu,

ce sera l'heure, ce

sera l'heure de

la

représentation.

Merci à tous.

Je te l'ai dit tout à l'heure, il n'y a pas de volant. Il suit les rails.

Ça tourne tout seul.

Montre, qu'est-ce que ça veut dire dérailler ? Dérailler ? Tu n'as jamais

vu à la télé quand on est en train de dérailler ? Non.

C'est qu'il est tombé sur le côté.

Tu veux manger un peu de ça ? Ça coule !

Oh là là, j'en peux plus !

Alizé ! Alizé

!

Allez-y !

Il y a Valentin qui est derrière, là.

Allez, vous connaissez tout le monde ? Soyez-vous.

Alors, je vous présente vos copains.

Alors, là, c'est des grands.

Alors, celle-ci s'appelle Nathalie.

Ça, c'est Julien, Guillaume, Jonathan et Olivier. C'est les grands.

Mais l'année prochaine, il n'y aura plus que Guillaume.

Ici, c'est Axel.

Et ça, c'est Laura.

Elle s'appelle comme toi.

Il y aura deux Laura.

On ne va pas... Et puis... Là, il y a Jojo, tu le connais ? Venez les voir,

les petits, venez.

Allez, venez.

Alors, ça, c'est Joanne.

Jojo.

Laetitia.

Jessie. Vous voyez, celle qui a un petit truc comme ça sur la tête.

Ici. Là-bas, c'est Marie.

Tu la connais, Marie ? Tu as vu où elle est, Marie, ta sœur ?

Ouais. Et là, c'est Alizé.

C'est Léa.

Thomas.

Moi, c'est Anne.

Et toi, tu t'appelles ? Comment tu t'appelles ? Dis-leur comment tu t

'appelles.

Je m'appelle... Comment ? C'est Valentin.

Alors voici un autre Valentin.

On a deux Valentins dans l'école.

Et deux Laura aussi.

Et Laura, tu étais à l'école où avant ? Elle était à l'école Auvergne. Voilà.

Alors tu seras avec Laura et avec Axel l'année prochaine.

Vous serez trois.

Vous serez tranquilles.

Vous la connaissez, Laura ? Ou vous ne la connaissez pas ? Mais voilà.

Mais toi, tu connais tout le monde. Alors c'est normal.

Est-ce que vous voulez vous asseoir avec vos copains, là où elle est, là-bas, à

la petite table ? Vous voulez faire des jeux ? Vous voulez jouer ? Allez.

Marie et Laetitia, vous allez montrer les jeux aux petits, là-bas.

Allez. Va jouer, Valentin. C'est grave.

Allez.

Tu lui montres comment on joue.

Tu veux, Valentin ? Tu n'en as pas ? Qu'est-ce qu'il y a ? Ta maman ? Elle va

venir. Qu'est-ce que tu veux faire ? Mais elle va venir te chercher, ta

maman. Elle va venir te chercher.

Tu restes un petit moment avec nous, et puis elle va venir te chercher bientôt.

Regarde, tu es avec tout le monde, là. Regarde, Léa, elle ne pleure pas.

Thomas, il ne pleure pas.

Regarde, ta soeur.

Tu veux te mettre à côté d'elle ? Tu veux dessiner ? Qu'est-ce que tu veux

faire ? Tu veux un jeu ? Qu'est-ce que tu veux ?

Elle est là, maman, elle est dehors, elle est allée se promener, puis elle

revient tout à fait.

Bientôt, elle arrive.

Bon, je vais te poser, tu fais comme tu veux, tu joues, et ta maman, elle va

venir en ce moment. On ne peut pas l'appeler tout de suite.

Je vais te mettre à côté d'Océane, viens.

Allez, reste avec Océane.

Tu viens avec ton petit frère ? Elle va venir.

Il ne faut plus l'attendre.

Il ne faut plus l'attendre. Elle attend, elle est gentille.

Elle joue.

Et Valentin aussi, il joue, tu vois.

Et toi, tu veux y jouer aussi ? Est-ce que tu as un vœu pour y jouer ?

Fais-le jouer,

Alizé.

Fais-le jouer, Valentin.

Il veut pas ? Non, je l'ai fait.

Elle n'est pas partie, ta maman. Elle s'attend.

Tu veux la voir ? Tu vas la voir, mais pas tout de suite.

Maman ! Maman ! Maman ! Elle ne crie pas trop

fort.

Maman ! Elle va venir chercher après ta maman.

Maman ! Maman ! Maman ! Maman

! Elle va venir.

Elle n'est pas perdue, elle est là.

Et de savoir si vous allez en 6e ou pas.

Donc, Julien, bien que tu n'aies pas eu des résultats,

on va dire, complètement suffisants, on a pensé que tu pouvais aller,

donc tu rentreras au collège que tu as visité, au collège de Saint-Germain

-le-Dame.

Donc tu seras un sixième.

Mais il faudra peut-être que tu t'accroches sérieusement dès le début.

Je viens de te dire que tu n'as pas eu des résultats complètement suffisants.

Donc ça veut dire que tu dois peut-être améliorer des choses, non ? Et quoi

particulièrement ? Les maths.

Les maths ? Du tout ? Le français.

Oui.

Ça fait beaucoup de choses, ça, déjà, des maths du français.

Non ? Moi, je pense que tu dois améliorer sérieusement ton comportement.

Parce que tu ne vas plus avoir quelqu'un qui va pouvoir se couper de toi

individuellement.

Et puis, les sanctions, peut-être, seront plus dures après, Julien.

Selon le comportement que tu auras.

Quand tu refuses, quand tu contestes, quand tu n'es pas d'accord, quand tu t

'en fous, parce que ça se voit sur toi quand tu t'en fous, quand tu gonfles les

joues.

Moi, je ne pourrais plus t'aider de près, de loin peut-être, mais de près,

je ne pourrais plus.

Bon, alors Olivier.

Rentre en 6e aussi au collège de Saint-Germain. T'es content ? Oui.

Bon.

Alors par contre, il faudra aussi, comme Julien, il faudra que tu améliores

beaucoup tes résultats.

D'ailleurs, pour tous les deux, j'ai demandé à quelqu'un qui viendra vous

voir pour faire travailler en plus du travail qu'il faudra. Pour vous remettre

au niveau.

Dans les matières où vous ne serez pas assez fort.

Donc vous serez tous les deux, Julien.

Voilà.

Alors quand vous serez déjà tous les deux, il faudrait mieux vous entendre là

-bas. Oui, sinon on va se couler, parce que si on ne prenait pas un peu.

Vous allez quoi ? On va rester ensemble.

Oui.

Mais bon, après, il faudrait que vous fassiez attention à ne pas vous oublier

non plus.

Et peut-être même à vous défendre mutuellement.

Parce que vous n'oubliez pas qu'il y en a qui vont essayer de vous agresser au

début. Ça existe, ça.

Donc toi qui es fort comme un Turc, je vous...

Si Olivier est en peine de... S'il est mal placé, si on l'agresse, il faudrait

peut-être que tu fonces.

Bon.

Et toi, de toute façon, tu n'es pas un mégrichon.

Tu dois te défendre aussi.

Bon.

Alors, c'est quoi, en vérité ? C'est que tu restais qu'avec toi-même ? Ou c'est

que tu ne sais pas, par nous autres ? Tu n'y arrives pas ?

Tu veux que je te dise ce que j'en pense, moi ? Oui.

Moi, je pense que tu en es capable, mais que pour l'instant, ce n'est pas encore

le moment que tu n'en as pas très envie.

Est-ce que je me suis un peu trompé ? C'est la vérité ou ce n'est pas tout à

fait la vérité ? Ça t'embête

que je te parle de ça ? Non.

C'est important qu'on en parle.

Tu as fait beaucoup de progrès aussi pour parler avec moi, avec tes

camarades, c'est vrai.

Mais des fois, il y a des moments où c'est encore difficile pour toi. Donc

ça, je l'ai écrit pour que les professeurs, là-bas, ils sachent que c

'est difficile pour toi. Il fallait leur dire, non ? Tu penses qu'il fallait leur

dire ? C'est embêtant que je l'ai dit ? Dis-le-moi, vraiment.

Non ? C'était bien, au contraire, que je les avertisse comme ça et prendre soin

de toi.

Hein ?

C'est ça.

Moi, je pense que ça va aller.

Il faudra encore quelques efforts.

Et ça ira très très bien, à mon avis.

Tu seras avec des plus grands que toi.

Tu auras des amis.

Et ce sera beaucoup mieux.

Il faut bien qu'on se sépare un jour.

Ça t'embête, ça, qu'on se sépare ? Un petit peu ?

que je puisse encore t'aider en prévenant les gens qui vont travailler

avec toi.

Pour le reste, ça ira, je travaille.

Tu aimes bien travailler ? Est

-ce que tu penses que tu auras

besoin de quelqu'un pour t'aider à résoudre ce souci que tu as de ne pas

pouvoir communiquer tout le temps ? C'est important ?

Alors, on a bien fait d'en parler ou pas ? On a bien fait ? Oui.

Bon.

Tu es mieux maintenant qu'on en a parlé ? Oui.

Bon. Et si tu veux, tu pourras toujours en parler avec moi.

L'année prochaine.

Tu es à l'école le samedi ? Oui.

Tu pourras venir.

Ça te ferait plaisir de venir le samedi matin ? Oui.

Alors, je t'attends dès le premier samedi.

Tu viendras ? Oui. Et tu pourras me raconter ce que tu as fait au collège.

Il y a plein de choses que je ne sais pas moi.

Parce que moi je suis dans ma petite école et je ne vois pas ce qui se passe

au collège.

Tu pourras raconter, on pourra parler, tu me montreras ce que tu fais.

Tu me parleras de tes résultats.

Tu verras en même temps que Laetitia.

Comme ça on peut continuer à se voir.

Tout le monde est prêt ?

Bien. Moi, j'ai arrêté avant de me fermer les mains.

Eh bien, s'il ne fallait pas.

Moi, j'ai arrêté en même temps. Bon, alors, vous allez sortir.

Et c'est la dernière fois de cette année scolaire que vous sortez.

Au revoir, monsieur.

Au revoir, monsieur.

Vous ne voulez pas vous arrêter, là ? Au revoir, monsieur.

Bonnes vacances.

Bonnes vacances à tout le monde.

Au revoir.

Au revoir.

Au revoir, Jérôme.

Au revoir, Marie.

Laetitia, au revoir.

Au revoir.

Allez.

Bon, je garde ces deux petits, alors.

Au revoir, Laura.

Allez.

Au revoir, Roxane.

Allez-y.

Bon, il faut que je me lève pour les grands.

Au revoir, Nathalie.

Et travaille bien l'année prochaine.

Salut. Salut.

A bientôt.

Au revoir, monsieur.

Bonne vacances.

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