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Café - Pâtisserie Kredenz
Bonjour.
Bonjour.
Comment allez-vous ?
- Bien et vous ? - Bien, merci.
Chaque fois que je viens Ă Berlin,
c'est le premier endroit oĂą je viens pour vos cookies.
- Merci. - De rien.
Que me recommandez-vous aujourd'hui ?
Nous avons Ă gauche des pains aux raisins,
et des gâteaux aux graines de pavot, mais vous ne les aimez pas.
C'est vrai.
Ceci est une forĂŞt noire traditionnelle,
ici au milieu.
- Vous voulez que je vous parle en anglais ? - Non.
Je vous fais confiance.
Je vais prendre celui-ci, un double expresso,
et une boîte de vos biscuits à la cannelle.
- Des biscuits Ă la cannelle. - Ma femme les adore.
- O. K. Vous pouvez vous asseoir. - Merci.
- Voici. - Merci.
- Pour votre femme. - Merci.
- Tout se passe bien ? - Oui, merci.
Je peux vous demander quelque chose ?
Mon fils en Israël, c'est son anniversaire,
et je ne sais pas quoi lui offrir.
Vous avez une idée de cadeau typiquement allemand ?
- Quel âge a votre fils ? - 6 ans.
Que faites-vous ici Ă Berlin ?
Je travaille pour une entreprise israélo-allemande.
Dans l'urbanisme, les trains.
Je connais un magasin de jouets spécialisé dans les trains en métal,
ils les fabriquent et les peignent Ă la main.
- Peut-être que vous pourriez lui offrir ça. - C'est une bonne idée.
Peut-ĂŞtre que vous pourriez venir avec moi ?
Ce serait bien d'avoir un vrai berlinois comme guide.
Je ne suis pas un vrai berlinois, mais...
bien sûr, je peux vous y emmener.
UN AN PLUS TARD
Tai Tai !
Oui mon chéri, c'est ton papa.
Comment vas-tu ?
Oui ?
Ça s'est bien passé à l'école aujourd'hui ?
Tu as été un bon garçon ? Tu n'as pas fait de misères à ta maman ?
Je serai de retour jeudi.
Je viendrai te chercher à l'école, et nous irons manger une pizza.
D'accord, mon chéri, moi aussi.
Je t'aime beaucoup, beaucoup.
Laisse-moi parler Ă maman.
Salut, comment vas-tu ?
Un peu fatigué, c'est tout.
O. K., très bien.
Bye.
Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?
Ce n'était pas prévu.
Combien de temps restes-tu ?
2 jours.
Et tu reviens quand ?
Début décembre.
J'ai apporté des cookies pour ta femme.
- Merci. - De rien.
C'était quand la dernière fois ?
Jeudi.
Où ça ?
Ă€ la maison,
sur le lit.
Qu'est-ce que tu as fait ?
Je l'ai allongée,
puis je l'ai embrassée.
Où précisément ?
Sur le cou,
la bouche,
les yeux.
Un mois.
Le numéro que vous avez composé est actuellement indisponible.
Veuillez laisser un message après la tonalité.
Oren, c'est moi. Tu es probablement dans l'avion.
Tu as oublié tes cookies et tes clés ici.
Ă€ bientĂ´t.
Le numéro que vous avez composé est actuellement indisponible.
Veuillez laisser un message après la tonalité.
Oren, je t'ai appelé plusieurs fois.
Je ne sais pas quand tu reviens.
Rappelle-moi.
Le numéro que vous avez composé est actuellement indisponible,
Veuillez laisser un message...
- Bonjour. - Bonjour.
Je cherche Oren. Il est ici ?
Je viens du Café Kredenz, je dois livrer ça.
Oren n'est pas lĂ .
OĂą est-il ?
Il ne travaille plus ici.
Il a démissionné ?
Il a commandé ça, j'étais dans les parages,
et je voulais donc lui donner.
Je veux juste savoir oĂą il se trouve.
S'il vous plaît.
Je ne peux pas vraiment en parler.
Il a eu un accident à Jérusalem,
son bureau nous en a informé il y a presque 6 semaines.
C'est tout ce que nous savons.
Oren a été tué.
Mon cœur.
Tu n'as plus froid ?
Changement d'état civil : Mariée - Divorcée...
Veuve
C'est tout.
Tu l'apportes à la mairie avec ta carte d'identité et ton passeport,
tu le signes et c'est tout.
D'accord.
Il faut que tu le fasses.
Je retourne au Café dimanche.
Et Itai ?
Je quitterai le travail plus tôt pour le récupérer.
Dana m'aidera. Tout va bien se passer.
Évite de te surmener.
D'accord.
Tu viens pour le Sabbat ?
Nous viendrons la semaine prochaine.
O. K. ?
D'accord.
Nous en parlerons demain.
Merci, Motti.
- Salut. - Salut.
Désolée d'être en retard, le bus est parti sans m'attendre.
J'ai dĂ» attendre le prochain.
C'est pas grave.
Tu as du Pastrami ?
Quoi de neuf, Avram ?
Bien, Dieu merci. Comment vas-tu ?
Ça va.
Du salami ? Du porc ?
Du porc ? Allons...
Tiens.
Tu ne pourrais pas l'ouvrir sans certificat casher.
Merci, j'avais oublié que celui que nous avions est périmé.
Pas de souci, Motti me l'a dit.
Passe une bonne semaine et un bon mois.
Merci. Je t'offrirais bien un café, mais je n'ai toujours pas nettoyé la machine...
- J'en ai déjà bu un. - O. K.
- Bonne chance. - Merci.
Au revoir.
Le Café Paamon est certifié casher par le présent document
Bonjour.
Bonjour.
Qu'est-ce que je vous sers ?
- Un double expresso, s'il vous plaît. - Quelque chose à manger, peut-être ?
Qu'est-ce que vous avez ?
Du shakshuka, sauce tomate avec des œufs ou de la soupe
et des sandwichs.
- Quel genre de sandwichs ? - Sfatit. Fromage blanc israélien.
Sandwich Ă l'omelette aux herbes et concombres.
- Très bien. - Ça m'a l'air bien.
Je vais prendre le sandwich. Merci.
Merci.
- D'oĂą ĂŞtes-vous ? - D'Allemagne.
- OĂą en Allemagne ? - Berlin.
- Bienvenue à Jérusalem. - Merci.
- Ça été ? - Ouais. Parfait. Merci.
- Combien je vous dois ? - 25.
25...
- Gardez la monnaie. - Merci.
Je me demandais si vous aviez besoin de quelqu'un ici.
- Non, pas tout de suite. - D'accord. Merci.
Piscine pour jeunes hébreux
J'y vais.
Il y a la soupe sur la cuisinière, retire-la dans dix minutes.
Tu vas récupérer Itai à 13h ?
Non, j'ai un cours Ă midi, je te l'ai dit mercredi.
- J'ai oublié. - Pardon.
Ne t’inquiète pas, ça va aller.
- Au revoir. - Au revoir.
- Passe une bonne journée, Dana. - Merci.
Salut. Motti ?
Non, tout va bien.
Pourrais-tu venir récupérer Itai à 13h ?
Oh...
O. K. Je vais m'en occuper.
Je vais devoir fermer durant 1 heure environ.
D'accord.
Bien.
Ă€ bientĂ´t. Bye.
Vous ĂŞtes toujours Ă la recherche d'un emploi ?
Oui.
O. K.
- Savez-vous laver la vaisselle ? - Bien sûr.
Bien. J'ai besoin de quelqu'un pour faire la vaisselle 2 Ă 3 fois par semaine,
le matin et aider pour les courses, nettoyer un peu,
couper des légumes, des choses comme ça.
- Vous êtes intéressé ? - Ouais.
O. K. Donc, je peux vous payer 25 Shekels de l'heure.
- Vous pouvez commencer demain. - À quelle heure ?
6h30.
Salut.
- Comment ça va ? - Bien.
Bien ? Laisse-moi te regarder.
Écoute, Aviva m'a interpellé en sortant.
Elle a dit qu'il se renfermait sur lui-mĂŞme.
Tu devrais peut-ĂŞtre lui parler.
Très bien.
Qui est-ce?
Un étudiant, il travaille ici.
- D'oĂą vient-il ? - Il est Allemand.
De tous les endroits du monde, tu amènes un allemand dans ta cuisine ?
Deux coups de fil auraient suffit à de te trouver 10 employés.
Qu'est-ce que tu veux ? Ça marche pour moi. C'est quoi le problème ?
Il est Allemand.
Allez, arrĂŞte.
- Il est là -bas, ce n'est pas gentil. - Ça va, il ne nous entend pas.
- À bientôt. - O. K., merci.
Tiens.
Tu as des devoirs ?
- Salut. - Bonjour.
Peux-tu rester quelques heures de plus aujourd'hui ?
- 2 ou 3 peut-ĂŞtre ? - D'accord.
Aujourd'hui, mon fils fĂŞte son anniversaire, et j'ai un million de choses Ă faire.
Je ne sais pas comment je vais m'en sortir.
O. K., tu sais quoi ?
Si tu peux faire ça pour moi. Tu prends le poivron et tu coupes tout autour.
Enlève tout, mais attention à ne pas le casser,
parce que je vais les farcir ensuite,
et retire le centre. O. K. ? Nettoie-les un peu après.
Je vais les laver après. D'accord ?
- Tous ? - Ouais.
Et si tu peux mettre les légumes au réfrigérateur, s'il te plaît.
Et... Dana est dehors. Donc, si tu as besoin, n'hésite pas.
D'accord.
Je serai de retour dans 1 heure, 1 heure et demie.
- D'accord. À plus tard. - Bye. Merci.
Que fait-il ?
Vous avez allumé le four ?
Anat, il ne peut pas utiliser le four, c'est interdit.
Je sais, nous ne les vendrons pas. Que fais-tu ?
C'est une surprise pour l'anniversaire d'Itai.
Non, vous ne pouvez pas allumer le four, O. K. ?
Vous n'ĂŞtes pas juif, donc ce n'est pas casher. Vous comprenez ?
Nous ne pouvons pas les manger, nous devons les jeter Ă la poubelle maintenant.
Si Avram voit cela, ton Café est foutu, Anat.
Je sais.
Viens, je veux te parler dehors.
- Thomas, qu'est-ce que tu fais ? - Il m'a dit de les jeter.
Non, laisse-les, d'accord ? Écoute, c'est très bien ce que tu as fait,
mais tu ne peux pas toucher au four, et les faire cuire ici, O.K. ?
Ne fais rien sans que je te l'aie demandé.
- Je suis désolé. - Non, ne sois pas désolé, ça va.
Je vais m'en occuper.
Rentre chez toi, O. K., juste...
Rentre chez toi.
Allo ?
Allo ? Thomas ?
Allo ?
Thomas, c'est Anat.
Je voulais juste te dire merci pour les cookies que tu as faits,
et ils sont très bons.
- Vous les aimez ? - Oui.
Je voudrais les vendre au Café.
Si nous respectons certaines règles,
ce sera bien avec le « casher ».
On se voit demain.
O. K., bye.
- Je peux goûter ? - Ils sont encore chauds.
- Ils vont s’émietter. - C'est bon.
Allo ?
Oui ?
Est-ce qu'il va bien ?
Que voulez-vous dire ? OĂą est-il ?
Que voulez-vous dire, vous ne savez pas oĂą est mon fils ?
Pardon, je peux avoir un cappuccino ?
- Comment ? - Un cappuccino, s'il vous plaît.
Un cappuccino ? D'accord.
Allo ?
- Allo, Thomas ? - Ouais ?
Écoute, c'est Motti.
- Le fils d'Anat est lĂ ? - Non.
Non. O. K...
Écoute, il s'est enfui de l'école et nous le cherchons,
donc, s'il vient au Café, appelle simplement Anat, d'accord ?
O. K.
- Tu as le numéro de portable d'Anat ? - Oui.
- Alors, tu l'appelles immédiatement, O. K. ? - O. K.
- Bye. - Bye.
C'est le meilleur appartement que je t'ai trouvé.
Merci.
Ici, tu as la cuisine.
Pour le lait, pour la viande, O. K. ?
Les plats pour le lait, et lĂ , les plats pour la viande.
Tu laves les plats pour le lait ici et pour la viande ici. Voila.
O. K. ?
Tu n'es pas juif, mais c'est un appartement casher,
et il doit rester casher. Le propriétaire me fait confiance.
Merci.
Je peux utiliser le four ?
Ouais, tu peux utiliser ce que tu veux.
Tu as une belle vue ici.
Une dame vient d'acheter une boîte pleine de tes cookies.
- C'est bien. - Qu'est-ce qu'il y a dedans ?
C'est juste une recette de base, de la farine, du sucre, du beurre...
Oui, O. K., mais combien de farine ? Combien de beurre ?
Pour un plateau, c'est 250 g de farine, 125 g de beurre,
75 g de sucre, et une cuillère à café de vanille.
Bonjour, Anat.
- Comment ça va, Avram ? - Bien, Dieu merci.
- C'est l'allemand ? - Oui.
Comment allez-vous ? Ravi de vous rencontrer.
Ravi de vous rencontrer.
- Vous avez fait ça ? - Oui, monsieur, mais je n'ai pas utilisé le four.
Bien.
- Depuis quand vends-tu des cookies ? - Nous venons juste de commencer.
Comment va Itai ?
Bien, Dieu merci.
Très bien, Anat.
- À bientôt, les amis. - À bientôt.
Bye.
Tu veux venir dîner avec nous vendredi soir ?
Tu as probablement prévu quelque chose, mais...
Non, rien de prévu. Je peux venir.
Juste nous, tu sais, juste toi, moi et Itai.
Je peux apporter quelque chose ? Je n'utiliserai pas le four.
Non, ça va, on ne mange pas casher à la maison,
comme ça, tu pourras... oui, tu pourras apporter ce que tu veux.
O. K.
Bien.
J'y vais.
Les bougies du Sabbat doivent être allumées à 16h27.
16h27. Bon Sabbat.
- Bon Sabbat. - Bon Sabbat.
- Bonsoir. - Salut.
Je suis désolé, je suis tout trempé.
- Entre. - Mais mes chaussures sont toutes...
O. K., non, mais entre, parce qu'il fait froid.
- Ceci est pour vous. - Merci.
Et...
- C'est pour plus tard. - Super. Merci.
Tu veux peut-être... je ne sais pas, tu veux te sécher ?
Ouais ? O. K. La salle de bain est lĂ -bas.
- O. K. - Je vais te donner...
- À gauche ? - Je vais te trouver des vêtements.
Dépêche-toi, le dîner est prêt.
- Assieds-toi. - Merci.
Tu veux dire la prière ?
Oui ?
C'est pas la peine.
- Si. - D'accord.
Assieds-toi bien.
- Ensemble ? - Oui.
Le 6ᵉ jour. Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée.
Dieu acheva au 7ᵉ jour son œuvre, qu'il avait faite,
et il se reposa au 7ᵉ jour de toute son œuvre, qu'il avait faite.
Dieu bénit le 7ᵉ jour, et il le sanctifia
parce qu'en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu'il avait créée en la faisant.
Béni sois-tu, Seigneur, notre Dieu,
Souverain de l'univers, qui a créé le fruit de la vigne. Amen.
Dis Amen.
Amen.
- OĂą est-ce qu'il habite ? - OĂą est-ce qu'il habite ?
Maintenant, il vit ici, mais il vient d'Allemagne.
Où est sa mère ?
Je ne sais pas.
- Il veut te poser une question. - O. K.
Il veut savoir où est ta mère.
Je n'ai pas de mère.
J'ai grandi avec ma grand-mère.
Il n'a pas de mère, il a grandi avec sa grand-mère.
Où est son père ?
Ça suffit, tu poses trop de questions.
Il n'a pas à répondre s'il le veux.
Il veut savoir où est ton père.
Mon père est parti quand j'étais très jeune.
Il ne veut pas répondre.
- D'accord. - D'accord ?
Alors ceci est une...
Schwarzwälderkirschtorte.
Une recette allemande traditionnelle.
- Non, tu as fait ce gâteau ? - Oui.
Itai, Thomas l'a fait lui-mĂŞme !
Regarde ce gâteau.
Tu en veux ?
Non.
Comment ça ?
Motti m'a dit de ne pas manger ce que Thomas prépare.
- Vraiment ? - Oui.
- C'est ce qu'il a dit ? - Oui.
Tu n'es pas obligé d'écouter tout ce que dit ton oncle.
Tu devrais goûter, c'est très bon.
Tu ne veux pas goûter au moins la crème ?
La partie blanche n'est pas interdite.
D'accord.
Ça se passe bien ?
Merci.
Ça va ?
- Tu as une minute ? - Zut.
Pourquoi tu ne réponds pas à mes appels ?
Pardon, mais tu vois bien comment ça se passe ici.
Je pensais que tu viendrais pour le Sabbat.
Tu as dit Ă Itai de ne pas manger ce que fait Thomas ?
Oui, je ne veux pas qu'il mange ce qui n'est pas casher.
Et je ne veux pas qu'il ait peur de manger casher, ou non.
Oublie Itai, pense au Café. Tu emploies un travailleur qui n'est pas juif,
les gens parlent, tu vas perdre ton certificat casher.
Grâce à lui, j'ai une commande pour 60 personnes.
Les gens viennent ici pour manger ses gâteaux, pas les miens. Je ne les cuit pas.
- Assez avec cette histoire de casher. - Parle moins fort, les gens peuvent entendre.
Alors, laisse-les entendre. Je ne suis pas pratiquante,
et je ne veux pas l'ĂŞtre. Fous-moi la paix.
Café - Pâtisserie Kredenz
J'ai fait une liste de courses. Vous voulez venir ?
Ouais, je vais y aller.
On va prendre 2 cagettes de pommes jaunes.
2 cagettes ?
Non, les vertes. S'il vous plaît.
O. K., j'ai terminé avec ça. Qu'est-ce que je dois faire ensuite ?
Vous pouvez m'aider avec la pâte.
Non, je pense que c'est mieux que tu me donnes d'autres missions plus faciles,
parce que je ne me débrouille pas très bien avec la pâte.
Je vais vous montrer.
Non, vraiment, je ne le sens pas trop.
J'ai essayé de faire quelque chose pour Oren une fois,
et la pâte ne levait pas du tout.
Parce que la levure et moi, on est simplement... fâchées.
Vous avez juste besoin de savoir comment pétrir la pâte.
O. K., je vais essayer.
Bon, alors...
prenez un peu de farine dans vos mains,
comme ça,
puis en prendre une...
moi une autre, et puis vous... ouais.
Roulez-la vite.
Et puis...
- Vous l'avez faite... - Tu vois ?
Un peu de farine, vous l’aplatissez, comme ça.
Puis, vous la retournez...
Et vous la mettez ici.
Votre mari, il est mort, non ?
Ouais.
Dans un accident de voiture.
En fait, il allait beaucoup Ă Berlin,
parce qu'il avait un très gros projet professionnel là -bas.
Il nous rapportait des cookies de lĂ -bas,
de très bons cookies, comme...
ceux que tu fais.
Ă€ la cannelle, mais en un peu mieux.
Et toi ? Tu avais quelqu'un en Allemagne ?
Non.
Je n'étais pas sûre, mais j'ai vu de la lumière.
Je ne veux pas déranger, je suis juste passée dire bonjour.
Tu ne déranges pas, Hanna.
Anat, ma chérie...
On a dĂ» rester tard ici aujourd'hui, et on va pas tarder Ă fermer.
Tu veux que je te ramènes chez toi ?
Non, je vais prendre le bus.
Allez, je vais te reconduire chez toi.
Tu veux que je t'emmène ? Je te ramène à la maison.
Oh, merci, ce sera super. Merci.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Vous ĂŞtes Thomas ?
Oui.
Vous parlez hébreu ?
Anglais.
Je connais un peu l'allemand.
Mais mon fils parlait très très bien l'allemand. Il...
Il parlait très bien 5 langues.
Vous connaissiez mon fils ?
Je suis désolé, je ne le connaissais pas.
On y va ?
Merci, Anat.
- Au revoir. - Bonne nuit.
- Bonne nuit. - Au revoir.
- Vous voulez m'aider avec mon... - Oh oui, bien sûr.
Tenez, venez.
Ici, mettez-ça ici, merci...
- Merci. - Ouais.
O. K.
Attendez.
Attendez, parce que je veux vous donner quelque chose,
quelque chose que j'ai cuisiné pour le Sabbat,
et c'est très bon.
Ce sont des aubergines au fromage et au basilic.
- C'est pour vous. - C'est...
- Je ne peux pas accepter, c'est trop. - Non, non, prenez-le, s'il vous plaît.
Vous allez adorer, c'est... Personne ici ne le mangera.
- Merci. - O. K.
- Je ne vais pas faire attendre Anat. - Non, ne la laissez pas attendre.
- O. K. Au revoir. - Au revoir.
Vous avez 13 nouveaux...
- Salut. - Salut, Thomas.
- Comment vas-tu ? - Bien.
J'étais sur le point de ranger ça,
et j'ai pensé que peut-être...
peut-être que vous tu pourrais regarder s'il y a des choses qui t'intéressent.
- O. K. - Alors, je ne sais pas, regarde.
Et si tu ne veux pas,
ce que tu ne veux pas, tu peux peut-ĂŞtre, le mettre dans la rue.
Je suis sûre que quelqu'un... quelqu'un le prendra.
- O. K. - O. K. ?
- Merci. - Pas de souci.
C'est bien.
C'est nouveau.
Vous pourriez le goûter ? C'est...
- Qu'est-ce que c'est ? - C'est du pain. Je l'ai fait.
Vous allez sans doute l'aimer.
Merci.
Ă€ demain matin.
- Bonjour ! - Bonjour !
Bon Sabbat !
C'est très bien comme tu as aménagé ici.
On se sent comme Ă la maison.
Ma mère...
t'a préparé à manger pour le Sabbat.
- Tu sais que c'est le Sabbat aujourd'hui ? - Oui.
C'est pas très bon de rester seul le jour du Sabbat.
Alors, pour le prochain Sabbat, tu viendras chez nous, d'accord ?
D'accord, merci.
O. K.
Ici, tu as des galettes de pommes de terre...
et ça, ce sont des légumes farcis.
Merci.
Alors, bon Sabbat et bonne soirée. Et le prochain Sabbat, tu viendras chez nous.
- D'accord ? - O. K.
- Bon Sabbat. - Bon Sabbat, bye.
Café Paamon ?
Des évènements particuliers ? Oui, nous en faisons.
Pour combien de personnes ?
30 ? D'accord.
D'accord, 30 gâteaux.
Et... lesquels ?
Vous savez ce que nous avons ?
Un assortiment de 5 chacun.
Laissez-moi juste vérifier si c'est possible pour vendredi.
Je vous rappelle dans 5 minutes.
Je vais noter votre numéro.
Oui.
Oui.
D'accord, je vous rappelle sous peu.
Oui, nous sommes casher, bien sûr, nous sommes casher.
Merci, au revoir.
Nous venons de recevoir une commande pour vendredi,
et il faut, beaucoup, beaucoup, beaucoup de gâteaux.
- Je ne sais pas si nous pouvons le faire. - O. K.
- Je n'ai pas encore confirmé. - Qu'est-ce que c'est ?
5 forĂŞts noires, 5 aux abricots,
5 tartes aux pommes, 5 crumbles...
- C'est tout ? - Non, un de plus.
5... les pains au chocolat.
Qu'est-ce que tu penses ? C'est trop, non ?
C'est beaucoup.
C'est... c'est possible.
- Mais j'ai besoin de votre aide. - Ouais, O. K.
- Ouais ? - Bien sûr.
- Maintenant. - On commence maintenant.
- D'accord ? - On s'y met, oui.
Salut, Motti, comment vas-tu ?
- Comment ça va mon garçon ? - Ça va.
- On est en retard pour le film. - J'arrive dans une minute, d'accord ?
Je suis vraiment désolée, Motti.
C'est une chose que tu n'appelles pas lorsque tu as besoin d'aide,
mais ton fils veut que tu l'emmènes au cinéma, et au lieu de ça, tu restes ici.
Je t'ai fait de la soupe.
On y va.
Anat, vous pouvez éteindre le feu, s'il vous plaît ?
Désolée, je... désolée.
Alors, qu'est-ce que je peux faire ?
- Faites peut-ĂŞtre juste une pause. - Je ne veux pas faire de pause, O. K. ?
Je veux aider. Alors, qu'est-ce que je peux faire ?
Nous devons aplatir la pâte. L'aplatir vraiment.
D'accord.
Je n'y arrive pas.
Regarde.
Qu'est-ce que je vous ai dit ?
Vous devez la pétrir, vous le savez bien.
Avec vos mains, il faut la réchauffer.
Faites-la, vous savez... la farine et puis vous devez...
Elle est trop froide.
Et aplatissez-la.
On continue, d'accord ?
Vous, juste...
Faites-la...
Dieu bénit le 7ᵉ jour, et il le sanctifia,
parce qu'en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu'il avait créée en la faisant.
Béni sois-tu, Seigneur, notre Dieu,
Souverain de l'univers, qui a créé le fruit de la vigne.
Il s'appelle comment ?
Itai.
Voici ma femme.
Tu voudrais avoir des enfants ?
Non.
Je ne peux pas faire ce que tu fais.
La famille est importante.
Ne pas ĂŞtre seul.
Je ne suis pas seul.
J'ai mon travail,
j'ai mon appartement,
et je t'ai,
une fois par mois.
Certaines personnes n'ont rien.
Elles sont nées seules,
et meurent seules.
Ma grand-mère a toujours dit : il faut apprécier ce que l'on a.
C’est très important.
J'ai grandi avec elle,
dans sa pâtisserie à Gerswalde,
c'est un petit village à l'extérieur de Berlin,
rien que tous les deux.
Elle est décédée il y a 2 ans.
Quand reviens-tu ?
Dans un mois et demi.
Ma femme ouvre son nouveau Café.
Et qu'est-ce qu'il va se passer quand elle le saura ?
Ça n'arrivera pas.
C'était quand la dernière fois ?
Hier.
Où ça ?
Ă€ la maison.
Qu'est-ce que tu as fait ?
Je l'ai embrassée... ici.
OĂą d'autre ?
Sur les oreilles,
sur le cou...
Et qu'est-ce que vous avez fait ensuite ?
L'amour...
Nous avons fait l'amour.
Pour toi.
Et ça pour moi, et nous commençons. Oui ?
On met ça à l'intérieur...
on ne le remplit pas trop pour que ça puisse gonfler.
Oui, bien.
Tu veux voir sa chambre ?
C'est dans le couloir, la dernière porte, c'est...
c'est ouvert.
Je mets seulement du citron,
mais la plupart des gens mettent de l'eau.
Je mets juste du citron, c'est ce que faisait Oren.
Il cuisinait pour toi ?
Non, juste ça, c'était son truc.
Non, il aimait plus manger que cuisiner.
O. K., il nous en faut un peu plus.
Tu peux me dire ce que c'est ?
C'est une note d'un restaurant chinois.
Ouais, je sais, mais je veux dire, qu'est-ce que... qu'est-ce qu'il y a dessus ?
Ici, il est dit, 2... 2 nouilles au tofu,
1 jus de mangue, 1 jus de pomme.
- C'est une entrée ici... - D'accord.
Et celle-lĂ ?
C'est une note de supermarché.
Qu'est-ce que... qu'est-ce qu'il y a dessus ?
Il y a du beurre,
du lait, de la crème, de la farine.
O. K., et... celle-lĂ ?
Je ne sais pas, il y en a beaucoup.
Une en février,
2 en mars,
une en janvier.
Il y allait beaucoup, je suppose. Je pense que c'est le Café Kredenz.
Tu le connais ?
Non.
Il voulait déménager là -bas, à Berlin.
Il avait quelqu'un lĂ -bas.
Il me l'a dit.
Et il voulait me laisser ici avec Itai,
aller Ă Berlin et refaire sa vie.
Et je ne voulais pas qu'il reste ici, alors je lui ai demandé de partir.
Et il est allé chercher une chambre dans un hôtel, et...
Puis une autre voiture...
l'a percuté sur la route.
AVERTISSEMENT PUBLIC Le Café Paamon n'est pas casher
Les clients doit prêter attention et rester méfiants
Dana !
Qu'est-ce qu'on fait de tout ça ?
Motti, ils m'ont retiré mon certificat.
J'ai une commande pour 120 personnes, tu sais pour combien il y en a ?
Ils l'ont retiré, parce que c'est...
Bien.
Vous avez 13 nouveaux messages.
Premier message.
Oren, tu es probablement dans l'avion,
tu as oublié tes cookies et tes clés ici.
Ă€ bientĂ´t.
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Oren, c'est moi, je t'ai appelé 5 fois,
rappelle-moi, O. K. ? Bye.
Pour supprimer ce message, tapez 2.
Oren, c'est Thomas, je ne sais pas ce qui se passe.
Rappelle-moi juste...
Oren, c'est Thomas. Pourquoi tu ne rappelles pas ?
Oren, je t'appelle pour...
C'est moi, Thomas.
Je t'aime.
Motti.
Voici des billets d'avion.
Et voici 400 Shekels.
Tu as un vol dans 4 heures.
Tu as donc exactement une heure pour faire tes bagages.
Tu prends l'argent, tu vas à l'aéroport,
et tu ne remets plus jamais les pieds dans ce pays.
Tu m'as compris ?
Je ne peux pas partir.
Tu m'as compris ?
- Je dois lui parler. - Non, ne dit rien ! Ne dit rien !
Elle ne veut pas te parler, O. K. ?
Elle ne veut pas de toi ici, nous ne voulons pas de toi ici.
Tu m'as compris ?
Tu m'as compris ?
O. K. Une heure.
Sabbat !
Sabbat !
TROIS MOIS PLUS TARD
Allons-y. Tu as pris tout ce qu'il te faut ?
Oui.
Allons-y, on doit se dépêcher.
- Tu viens ? - J'arrive. Attends.
- Bonjour. - Bonjour.
C'est casher ici ?
Nous n'avons pas de certificat, mais la cuisine est casher.
C'est comme vous voulez.
- Il est bien celui-là ? - Le meilleur de Jérusalem.
Il a été fait par le gars allemand qui travaille ici ?
C'est sa recette,
mais il ne travaille plus ici.
- O. K., je vais en prendre un. - Oui ?
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