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Original subtitles

ALLEMAGNE

Le vendredi 10 mai 1940 � 4 heures du matin, Hitler envahit la Hollande.

Ainsi commen�a un des week-ends les plus m�morables de l'histoire.

Le lendemain, le samedi 11 mai, Winston Churchill devint Premier ministre.

24 heures plus tard, le dimanche 12 mai,

une mission fut organis�e si vite et si secr�tement

que les dossiers officiels du cabinet de guerre n'en firent jamais mention.

Objectif de la mission:

Sortir d'Amsterdam tous les diamants industriels

avant que les Allemands ne prennent la ville.

Au-dessus d'une boutique, dans une ruelle de Londres,

deux des trois hommes choisis pour cette t�che dangereuse

re�urent les derni�res directives.

L'un d'eux �tait Walter Keyser,

un Hollandais expert en diamants,

un homme paisible vivant en Angleterre depuis 10 ans.

L'autre, le commandant Dillon,

un officier du renseignement exp�riment� qui devait diriger le groupe.

Mais l'homme cl� de l'Op�ration Amsterdam �tait Jan Smit,

un ami de Walter Keyser, �galement expert en diamants,

connaissant presque tous les diamantaires hollandais d'Amsterdam.

C'�tait aussi un amoureux de la vie.

Jan Smit savait que la valeur des stocks d�tenus � Amsterdam

�tait comprise entre 9 et 10 millions de livres.

Il savait aussi qu'ils �taient inestimables

pour l'effort de guerre allemand.

Car sans diamants industriels pour couper et al�ser,

impossible de construire tanks ou avions.

D�sol� d'�tre en retard.

Vous connaissez le conseiller De Mattos, l�gation des Pays-Bas.

Naturellement.

Le commandant Dillon dirigera le groupe.

Enchant�.

- Des nouvelles de votre p�re? - Rien de Hollande.

Sauf que les agents allemands offrent de bons prix pour les diamants.

Le temps est compt�, messieurs, j'irai donc droit au but.

La priorit� absolue a �t� donn�e � l'Op�ration Amsterdam.

Elle est si importante pour le gouvernement qu'il met un destroyer � votre disposition.

Il vous am�nera � ljmuiden.

C'est le port le plus proche d'Amsterdam.

Des mines magn�tiques ont �t� sem�es aux entr�es du port

et des parachutistes allemands entourent La Haye de trois c�t�s.

Certains d'entre eux ont d�j� �t� tu�s � Amsterdam.

Beaucoup portaient l'uniforme hollandais.

La Cinqui�me colonne est partout.

Il est devenu impossible de pr�sumer

qu'un uniforme hollandais rev�t un loyal soldat hollandais.

Une derni�re chose, messieurs.

Les troupes allemandes ont re�u l'ordre de couper demain tout acc�s � Amsterdam.

Accessoirement,

si vous �tes pris,

nous ne pouvons pas vous aider.

Dillon.

Votre boulot est d'obtenir les stocks d'Amsterdam.

Le mien est de vous ramener, vous et les diamants.

Et je ne veux pas de h�ros mort.

Ces documents d�clarent

que vous voyagez � la demande du gouvernement britannique,

en plein accord avec la l�gation des Pays-Bas � Londres.

Je voudrais, pour le bien de nos deux peuples,

vous souhaiter bonne chance et que votre mission soit un succ�s.

- On part en vacances, commandant? - Un autre petit boulot.

Mais soyez rassur�, il ne g�nera pas nos projets.

- Je prends les valises? - Merci, �a va.

Tr�s bien. Veuillez me suivre, messieurs.

� votre avis, commandant, que mijotent nos invit�s?

Je ne sais pas. Dillon est assez pr�visible.

Mais les deux Hollandais...

Voyez-vous une lumi�re devant?

Droit devant, commandant.

Esp�rons que c'est le m�le.

En avant, doucement.

En avant, doucement.

Attention en avan�ant.

Attention en avan�ant.

L'approche est min�e. Attention.

Vous allez entrer dans le port?

�a vaut le coup d'essayer.

- B�bord, 10. - B�bord, 10.

Attention en avan�ant.

Attention en avan�ant.

C'est trop calme.

- Coupez les moteurs. - Moteurs coup�s.

Prenez le commandement. Je vais dire adieu � nos invit�s.

Bien, commandant.

Pr�ts.

Ils largueront d'autres bombes aujourd'hui.

Je serai devant le port ext�rieur � 20 heures. Vous devriez trouver un bateau.

On se d�brouillera.

Il est 6 heures.

Vous avez donc 14 heures.

Si je ne vous trouve pas, je reviendrai demain � la m�me heure.

Inutile. Si on n'est pas l� ce soir, rentrez en Angleterre.

D�p�chez-vous, ils vont revenir.

Merci du voyage.

Ils se l�vent t�t.

� ce soir 20 heures.

Attention!

Partons d'ici. En avant, demi-vitesse.

Bon travail.

Gardez votre argent pour ceux qui l'accepteront.

On a d�j� �t� pay�s.

Je ne comprends pas.

Hier soir, un autre bateau britannique est venu ici.

Il a emmen� notre princesse et ses enfants en s�curit�.

Cela nous rend tr�s heureux. On a �t� bien pay�s.

- Nous repartons en Angleterre ce soir. - Il faut vous ramener au bateau?

19 h 30.

- J'y serai. - Bon.

Prenez-les, s'il vous pla�t. Regardez la jeune fille.

- Non. - Regardez, je vous en prie.

Des parachutistes allemands.

Vous trois!

Qui �tes-vous? Que voulez-vous?

Un destroyer britannique nous a amen�s.

O� est le commandant du port?

Et si vous �tiez parachutistes ou la Cinqui�me colonne?

Nous avons des papiers d'identit�.

Eux aussi en avaient. On les a tous tu�s.

Vous comprenez?

On ne peut se fier � personne.

Votre commandant comprendra. Conduisez-nous � lui.

Bien. Mais vous �tes en �tat d'arrestation. Vous comprenez?

Passez devant et dirigez-vous vers le b�timent aux escaliers.

Montez!

Lls sont parachutistes ou de la Cinqui�me colonne.

Les autres avaient des papiers.

Commandant Dillon, je m'appelle Bussemaker.

Je connais bien votre famille.

J'ai regard� arriver votre destroyer.

J'esp�rais qu'il d�barquerait des troupes.

H�las, nous �tions les seuls passagers.

Nous devons aller � Amsterdam.

Il n'est pas difficile de deviner pourquoi vous �tes ici.

Puis-je ajouter � ceci ma petite autorit�?

Les papiers aident dans ce genre d'occasions.

Certainement.

- Ils sont de la Cinqui�me colonne. - Rangez votre revolver.

Il faut les tuer comme les autres.

Deuxi�me vague. �a n'arr�te pas.

- �a va? - Oui.

Notre ami le tueur d'espions est parti, je vois.

Il y en a eu des milliers, dehors.

Tout le monde veut aller en Angleterre.

Il n'y a pas assez de chalutiers et on en perd davantage � chaque raid.

Pouvons-nous prendre une voiture sur le quai?

Servez-vous. Elles sont aux r�fugi�s.

Si vous en trouvez une qui marche. Nous laissons peu de chose � l'ennemi.

- Merci. - Ce n'est rien. Au revoir.

Bonne chance.

Voil� les veinards.

Bowerman avait raison, pour les mines.

C'est tout ce que vous trouvez � dire?

On ne peut rien pour eux.

Venez.

Il y en a bien une qui marche.

Smit! Arr�tez cette voiture!

Laissez-moi!

On a besoin de la voiture. On doit aller � Amsterdam.

- Pourquoi vouliez-vous faire �a? - Alors?

- Cette jeune femme veut mourir. - Pourquoi m'avez-vous arr�t�e?

Parce qu'on veut votre voiture.

Je suis officier britannique. Ils sont hollandais.

Nous sommes arriv�s sur un destroyer britannique.

Envoy�s par votre gouvernement et le mien.

Qui me dit que c'est vrai?

Je travaille pour la soci�t� J.K. Smit, � Amsterdam.

Tr�s bien.

Combien vaut-elle?

Elle est assez jolie.

Elle ne vaut pas grand-chose. Elle a des d�fauts et une monture m�diocre.

Montez. Je vous emm�ne.

Marche arri�re. Pas � l'eau.

J'ai promis de vous emmener. Je tiens parole.

Au diable cet homme!

Laissez-moi faire.

D'accord.

Laissez-les passer.

Je travaille pour le minist�re de la Guerre � Amsterdam.

J'ai un laissez-passer, c'est tout.

On a eu de la chance de vous trouver.

Amsterdam 84205.

M�me les moulins � vent ne tournent plus.

Les nouvelles sont mauvaises?

Qui sait? Certains disent que les Allemands reculent.

D'autres qu'ils occupent d�j� Amsterdam.

Il n'y a plus de v�rit� en Hollande.

Comment vous appelez-vous?

Anna.

Que faisiez-vous � ljmuiden?

J'envoyais les parents de Joseph en Angleterre.

Qui est Joseph?

Mon fianc�.

Il est juif.

Il est dans l'arm�e. Il m'a charg�e de sauver ses parents en cas d'attaque allemande.

Je l'ai fait.

Je les ai fait monter � bord.

C'�tait juste un petit bateau. Un des trois...

Les trois chalutiers qui ont saut�?

Si je ne les avais pas fait monter sur ce bateau, ils vivraient encore.

Qui sait, �a aurait peut-�tre �t� pire pour eux.

Ce n'est pas votre faute.

Merci de vouloir m'aider.

Ils portent l'uniforme hollandais. C'est bon?

On ne s'arr�tera pas pour le savoir. Continuez, Anna, vite.

On ne le saura jamais. Bravo!

C'est bizarre d'�tre de retour.

Incroyable que les Allemands soient l�. C'est bien trop calme.

Comment s'appelle ce machin?

Depuis quand n'�tes-vous pas venu?

J'avais presque oubli� leur existence.

En Hollande, pas de lundi de Pentec�te sans pierement.

M�me ce lundi de Pentec�te.

Bonne chance!

- Vous voulez que j'attende? - S'il vous pla�t.

Vous devriez entrer. �a risque d'�tre un peu long.

- Ce n'est pas s�r de laisser la voiture. - Comme vous voulez.

Vous �tes s�re de pouvoir rester avec nous?

Oui. �a me changera les id�es.

Au moindre probl�me, klaxonnez. Promis?

- D'accord. - Ne vous enfuyez pas.

- Mijnheer Jan. - Mientje, mon p�re est l�?

Bonjour.

- Qui est-ce? - Bonjour, papa.

Jan!

Walter Keyser!

Que faites-vous ici? Comment �tes-vous venus?

Sur un destroyer, pour recueillir autant de diamants que possible.

- On ne les laissera pas aux Allemands. - Non, bien s�r.

Papa, voici le commandant Dillon. Il dirige le groupe.

Ce n'est pas juste un raid britannique.

Nous avons l'accord de la l�gation des Pays-Bas � Londres.

Cela vous aidera, mais ce ne sera pas facile.

Es-tu pr�t � nous aider, papa?

- � quoi t'attendais-tu? - � ce que tu viens de dire.

Nous devons �tablir un plan.

Du caf� pour nos invit�s, s'il vous pla�t.

Oui, monsieur.

Naturellement, vous ram�nerez en Angleterre les stocks qui nous restent.

Mais je ne peux parler que pour moi-m�me, pas pour les autres diamantaires.

- Merci. - Tout va bien?

Je ne sais pas.

Cet officier veut savoir ce que nous faisons.

Croyez-vous qu'il soit allemand? De la Cinqui�me colonne?

Comment le saurais-je?

�a sera encore long?

Un peu, on a encore quelques emplettes � faire.

N'oubliez pas,

au moindre probl�me, klaxonnez.

Trouvez le jeune Leyden et, � vous deux,

empaquetez et num�rotez tous nos stocks restants.

Oui, monsieur.

Les Allemands n'auront pas nos stocks.

Nous agissons dans l'int�r�t de la Hollande et de notre soci�t�.

Je comprends.

C'est pire pour les jeunes.

Ils ne savent pas � quoi s'attendre.

Sans doute Schiphol.

- �a doit encore �tre l'a�roport. - La m�re de Walter y habite.

Anna devient nerveuse.

Un officier hollandais lui a pos� des questions.

On devrait partir.

Comment contacterez-vous les autres diamantaires? C'est un jour f�ri�.

Certains sont peut-�tre au club.

Auriez-vous de la place pour mes valises dans un de vos coffres?

Je crois.

Je peux?

C'est mon masque � gaz.

- �a ne sera pas long. Ne partez pas. - Bien, monsieur.

- Qu'y a-t-il? - Plus de voiture.

Ni de lieutenant.

J'esp�re qu'Anna n'a pas d'ennuis.

Nous non plus, j'esp�re.

- J'esp�re qu'il y a quelqu'un. - C'est la voiture du lieutenant.

Essaie encore.

C'est Johan Smit. Ouvrez, vite.

N'ayez pas peur, Frederik.

- Mijnheer Jan, quel plaisir de vous voir. - Merci.

- Il y a des membres? - Certains, dans le salon.

Nous montons. Ne laissez pas entrer d'�trangers.

Le lieutenant qui est dehors vous inqui�te, commandant.

- Il peut faire partie du comit� de r�ception. - Esp�rons que non.

C'est Jan Smit!

Walter Keyser!

- Jan. - Donald!

�a va?

Walter, c'est un miracle.

J'ai une chose importante � vous dire.

Mon fils et Mijnheer Keyser sont arriv�s ce matin avec le commandant Dillon.

Ils sont ici � la demande de M. Churchill et de la l�gation des Pays-Bas � Londres.

Ils veulent emp�cher nos diamants, en particulier les stocks industriels,

de tomber aux mains de l'ennemi.

Nous sugg�rez-vous de mettre nos diamants � l'abri en Angleterre?

C'est cela.

Vous devez d�cider: Les envoyer en Angleterre avec mon fils,

ou � Paris ou en Suisse par voie de terre.

L'autre possibilit� est de les garder ici pour les Allemands.

Comment savoir si les Allemands prendront la ville?

Amsterdam tombera dans quelques heures. Ce soir au plus tard.

Comment pensez-vous regagner l'Angleterre? Avez-vous un avion?

M. Churchill leur a donn� un destroyer.

C'est dire la valeur qu'il accorde � nos diamants.

Il s'agit d'un probl�me tr�s grave.

Je sugg�re de r�unir le conseil d'administration � midi.

L'urgence ne vous �chappe pas.

- D'accord pour la r�union. - Bien.

Ce lieutenant a la troublante habitude de dispara�tre.

Croyez-vous qu'Anna nous trahisse?

Et vous?

C'est une Hollandaise, amoureuse d'un soldat juif.

Une fille qui pr�f�rerait se suicider qu'affronter le chagrin de son fianc�.

Ce n'est gu�re une attitude de collaboratrice.

Je suppose qu'elle allait se suicider.

Walter Keyser,

Jan Smit,

le commandant Dillon.

Il est facile de deviner ce qu'ils cherchent. Vous avez bien travaill�.

- Merci, colonel. - Je veux que vous y retourniez.

Restez en contact avec moi, et ne vous occupez pas du lieutenant.

Je vais essayer d'arranger les choses dans le secteur de Smit.

Nos h�tes ont droit � toute notre hospitalit�.

Les avant-postes d'ljmuiden seront pr�venus et pr�ts pour ce soir.

Quel est le num�ro de votre voiture?

GZ-6231.

Soyez tr�s prudente. Ne faites confiance � personne.

Et ne faites pas de b�tises, comme de vous tirer dessus.

Des nouvelles de l'unit� de Joseph?

Elle a �t� prise hier soir.

Et Joseph?

Les listes des pertes n'arrivent plus.

Joseph est courageux.

Il s'en sortira. Vous verrez.

Certains sont parfois trop courageux.

Bonne chance.

Messieurs, il s'agit d'une r�union d'urgence.

Mijnheer Smit.

Vous avez tous pu parler avec le commandant, Walter et mon fils.

Vous savez pourquoi ils sont ici, et pourquoi vous y �tes.

�tes-vous conscient de ce que vous nous demandez, Johan?

Je ne le suis que trop.

Que ferez-vous de votre stock?

J'enverrai toutes mes pierres en Angleterre.

Si votre fils et ses amis prennent nos diamants � Londres,

comment seront-ils couverts? Par quelle assurance?

Je n'ai pas assur� mon fils.

M�me sur un destroyer, le risque serait grand.

Il doit �tre plus s�r d'aller � Paris par la route.

La Hollande peut tomber.

Mais il est inconcevable que l'arm�e fran�aise soit battue.

Le bruit que vous entendez, c'est l'arm�e allemande.

Il n'y a pas de voie de terre s�re jusqu'� Paris.

La seule sortie d'Amsterdam conduit � la mer

- et elle peut �tre coup�e � tout moment. - Votre avis, Walter?

C'est une question de confiance

et de courage.

Cet apr�s-midi, je viendrai

vous remettre la totalit� de mes stocks.

H�las, beaucoup de stocks sont dans les chambres fortes.

C'est le lundi de Pentec�te.

La serrure horaire les verrouille jusqu'� demain.

Alors, faites-les sauter.

Isaac?

Johan, mon ami,

aux yeux des nazis, nous sommes nombreux � avoir d�j� commis un crime,

celui d'�tre juif.

La vie sera assez difficile sous l'occupation.

Mais s'ils s'aper�oivent que nous avons envoy� tous nos diamants en Angleterre,

ils seront sans merci.

Si nous vous donnons nos diamants,

c'est peut-�tre nos vies que nous vous donnons.

C'est � vous d'en d�cider.

Ceux qui souhaitent suivre l'exemple de Spier me trouveront dans mon bureau.

Tu ne peux les bl�mer de voir les choses ainsi.

Je ne les bl�me pas.

- Il y a plus de monde. - Plus de troupes.

Elle est revenue.

O� �tiez-vous pass�s? J'ai cru que vous m'aviez abandonn�e.

Pas d'emplettes?

Venez � l'int�rieur, Anna.

Je reste dans la voiture.

Descendez ou je vous tue.

Je prends �a.

Pourquoi �tes-vous partie?

Allons, nous perdons du temps.

Il n'�tait pas dans votre sac ce matin. O� l'avez-vous trouv�?

Quand vous aviez piti� de moi sur le quai,

- avez-vous fouill� mon sac? - Il reste peu de temps.

J'ai beaucoup � faire avant de retourner � ljmuiden.

Si vous �tes une patriote, vous n'avez rien � craindre.

Vous �tes avec des amis. Dites au commandant ce qu'il veut savoir.

Je n'aime pas qu'on me menace.

Vous nous avez dit vous-m�me de n'avoir confiance en personne.

Croyez-vous que j'aiderais ceux qui ont tu� Joseph?

Quand est-ce arriv�?

Hier soir.

Son unit� a �t� prise.

Il vit peut-�tre encore. Sans doute prisonnier.

Qui vous a donn� cette information?

Le colonel Jansen, minist�re de la Guerre. Je vous ai dit que j'y travaillais.

- Je lui ai demand� de vous aider. - Sait-il pourquoi nous sommes ici?

II le devine.

- Il vous a donn� ceci? - Oui.

Et les soldats, dans la rue?

Je lui ai parl� du lieutenant,

il les a donc envoy�s au cas o�.

Le colonel a aussi promis d'avertir les avant-postes, � ljmuiden,

pour que nous puissions passer ce soir.

Anna, vous �tes merveilleuse. N'est-ce pas, commandant?

Oui, elle a bien travaill�.

Tr�s bien.

Nous sommes d�sol�s pour Joseph.

Merci.

Quels sont vos projets, commandant?

J'ai des amis � Amsterdam. J'ai des choses � organiser.

Maintenant?

- Vous prenez vos valises, bien s�r. - Oui.

Je vais les chercher.

Vous restez avec nous, Anna?

Je suis revenue vous aider.

Et Walter et moi?

Nous restons assis ici, � attendre les diamantaires?

Vous irez voir les chambres fortes.

�tudiez le b�timent, voyez quelles sont nos chances d'y entrer.

�a me va. Et � vous, Walter?

�a ira mieux quand on remplira les cabas.

Spier a promis de venir.

J'esp�re que d'autres viendront aussi.

Ce matin, j'�tais optimiste. Mais maintenant...

Ne t'en fais pas, papa. Tu as fait le maximum.

- Qui sait, quand on reviendra... - J'esp�re, Jan.

On sera tous de retour � 16 h 30.

Veille sur cette fille.

Esp�rons que ce sont les hommes de votre colonel.

Allez vers le centre-ville.

Vous vous m�fiez toujours de moi.

Soyez pr�ts � tirer, au cas o�.

Je me trompais sur vous. D�sol�.

Vous m'auriez tu�e?

Bien s�r. Maintenant, � la Vijzelstraat.

Nos soldats doivent les d�busquer. La Cinqui�me colonne est partout.

Voil� les gens qui restent pour se battre.

Nous sommes nombreux comme �a.

J'en suis content, maintenant.

O� allons-nous maintenant?

Au march� aux fleurs.

Ils se rapprochent.

Vous ne voulez vraiment pas qu'on vienne?

Non, merci.

- On se retrouve � 16 h 30. - D'accord.

Une rose orange.

- Au revoir, Anna. - Bonne chance, commandant.

Vingt cents.

Merci.

La Maison d'Orange semble tr�s solide.

Dillon. Alex m'attend.

Qu'y a-t-il?

On a de la compagnie.

Vous pouvez le semer?

Je crois.

Je vais vous d�poser au coin, sur la place.

Je continuerai et je reviendrai dans 20 minutes.

�a ira?

Ne vous en faites pas, je connais Amsterdam.

Elle s'en sortira. Anna est une jeune femme remarquable.

�a ne me pla�t pas.

BANQUE DOELEN COFFRE-FORTS

II n'y a plus grand-chose � faire.

On sera plus en s�curit� dans le caf�.

Je me d�brouillerai, maintenant.

Rentrez chez vous. Vous ne pouvez pas en faire plus.

�a ira, monsieur?

Merci.

J'attends juste quelques amis.

Laissez la porte ext�rieure ouverte.

Assurez-vous qu'elle rentre sans mal.

Mieux vaut attendre Anna dehors. Pas question de la rater.

Beaucoup de parachutistes allemands sont des enfants, dit-on.

Quand on les attrape, ils appellent leur m�re.

� Waalhaven, ils en ont l�ch� d�guis�s en religieuses.

Ce matin, j'ai vu des policiers rosser deux religieuses.

Malheureusement, c'�tait des vraies.

C'est bon.

Fermez � cl�.

Pardon.

L'aum�ne, s'il vous pla�t. N'oubliez pas le pierement.

Restez derri�re l'orgue.

Arr�tez! Revenez!

Continuez, n'importe o�.

- Qu'y a-t-il de dr�le? - Mon p�re m'a demand� de veiller sur vous.

Il y a bien un comit� de r�ception.

Ils sont en avance. Le cabas est encore vide.

Le lieutenant l'ignore. Il pourrait recommencer.

On ferait bien de ne pas approcher du bureau pendant un moment.

Walter, �a vous dirait de rendre visite � votre m�re?

Entrez, s'il vous pla�t.

- Vous �tes seul? - Oui.

Vous avez d�j� eu des visiteurs, je vois.

Un seul. Spier.

Les autres sont les miens.

J'aimerais y ajouter les miens,

mais je dois me d�cider. Ce n'est pas facile.

Ma femme ne va pas bien. Elle a les poumons malades.

Avec un bon traitement, le docteur pense qu'elle a peut-�tre une chance.

Je n'essaie pas de soudoyer, vous le comprenez.

S'ils l'envoient dans un camp de travail, elle en mourra.

J'ai peur, mais seulement pour ma femme.

Ils s�parent les couples.

Qu'essayez-vous de dire, mon ami?

Je vous donnerai tous mes diamants.

Tout ce que je demande en �change, c'est que le destroyer britannique

emm�ne Miriam en Angleterre.

Impossible.

Le capitaine britannique a des ordres.

Il serait oblig� de refuser.

Vous ne comprenez pas?

S'il prenait un passager, il serait oblig� d'en prendre mille.

J'ai voulu essayer.

Vous comprenez?

II faut que je r�fl�chisse.

Je vais parler � Miriam.

- Ils sont venus, papa? - Juste Spier.

Ils sont sur le bureau.

- Qui est-ce? - Il s'appelle Willem.

Ses parents �taient des voisins de ma m�re. Ils ont �t� tu�s ce matin par un raid a�rien.

Ma m�re l'a trouv�. Il veut aller en Angleterre...

Le lieutenant nous a attaqu�s cet apr�s-midi.

Ah oui? II a peut-�tre cru qu'on tentait de partir.

- �a a bien march� � la banque? - Non, c'est une forteresse. Pas de gardien.

Vous vous �tes d�barrass� des valises?

Oui, elles ont �t� livr�es.

On a au moins quelque chose � ramener.

Tant de trajet pour si peu.

Tu n'as rien � te reprocher.

En attendant, vous avez peut-�tre faim. Il y a � manger dans mon bureau.

Ils ne viendront pas, semble-t-il.

Je vous dois des excuses.

Ce matin, quand vous �tes arriv�s, j'ai �t� trop optimiste.

- Tes amis sont l�, papa. - Esp�rons qu'ils ont pris la bonne d�cision.

Tout va bien. Ils ne partent pas encore.

Entrez.

Excusez-nous, nous sommes en retard. La d�cision n'a pas �t� facile.

Qu'avez-vous d�cid�?

Nous vous avons apport� nos diamants. Ils doivent aller en Angleterre.

Je ne sais que dire.

Vous avez risqu� votre vie en venant ici.

Vous l'avez risqu�e de nouveau en prenant cette d�cision.

Mais c'est la bonne.

Miriam pense que ces diamants doivent aller en Angleterre.

Ne partez pas, je vais vous donner des re�us.

Pas de re�us. Cela nous incriminerait tous.

Vous le voyez, tr�s peu d'entre nous sont venus.

Les stocks des autres sont sous serrure horaire.

Ils n'avaient pas de raison de venir. � la place, ils ont envoy� un message.

Eux aussi aimeraient que leurs stocks partent en Angleterre.

Au revoir.

Au revoir.

C'est mieux.

Merci.

Dor�navant, Jan, le si�ge de la soci�t� familiale sera � Londres.

Tu le dirigeras.

Il est sans doute inutile de te demander de quitter Amsterdam?

- Je fais partie de la Hollande. - La patrouille a �t� chang�e.

Les �cussons sont diff�rents.

Pouvez-vous v�rifier?

Amsterdam 63505, s'il vous pla�t.

Colonel Jansen, ici Anna. Je vous en prie, �coutez-moi bien.

Avez-vous remplac� les troupes que vous avez envoy�es?

C'est bien ce que je pensais. Les �cussons sont diff�rents.

Il va essayer d'envoyer de l'aide. Il lui faut 15 minutes.

�a ira. Merci.

Colonel...

avez-vous des nouvelles de Joseph?

Je comprends.

Merci.

Ne vous inqui�tez pas, le colonel ne vous abandonnera pas.

- Votre comit� de r�ception? - �a y ressemble.

Un peu plus t�t, et ils auraient pris les diamants aux diamantaires.

- Le lieutenant n'est pas dans la rue. - Il doit rassembler ses amis.

Dommage de laisser des diamants dans les chambres fortes.

Vous savez faire sauter un coffre?

Non. Et vos amis?

Oui, ils pourront peut-�tre nous aider.

Coup�?

- Vous laissez tomber, pour la banque? - Non.

Le Vredenburg est au nord du march� aux fleurs.

Combien de temps vous faut-il pour y aller � pied?

- Dix � douze minutes. - Bon.

� l'atelier de poterie Rembrandt, demandez Alex.

Dites-lui qu'il doit entrer dans les chambres fortes.

Dites-lui qu'il y aura peut-�tre du monde. Il comprendra.

Je vois.

Les soldats risquent de vous fouiller. Votre laissez-passer minist�riel.

Une femme, vous �tes fou? Elle n'ira pas loin. Envoyez l'un de nous.

Si on se bat, j'aurai besoin de vous et de Walter.

Mais c'est insens�, trop risqu�. On peut aller voir Alex en partant, en voiture.

On essaie de battre les Allemands au poteau. Chaque seconde compte.

Je donne � votre colonel jusqu'� 17 h 30. Apr�s, j'essaierai de m'�chapper.

J'esp�re vous retrouver � la banque, Alex et vous.

Vous n'avez pas le droit de l'obliger � y aller. Elle n'est pas des n�tres.

Personne ne m'y oblige.

Soyez prudente.

Ils l'ont arr�t�e.

Regardez-le la peloter.

- Ne faites pas l'idiot! Restez ici. - Mais elle!

�a m'est �gal, seuls les r�sultats m'int�ressent.

Ils l'ont laiss�e partir.

- D�sol�. - Nous partirons � 17 h 30 pr�cises.

Il est l'heure.

Nous nous passerons du colonel.

- Au revoir, monsieur. - Au revoir.

- Au revoir, Johan. - Walter.

Vous partez sans moi.

Vous aviez promis de demander.

Ne me laissez pas, je vous en prie.

Je grandirai.

Je pourrais �tre soldat, me battre pour l'Angleterre. Je ferai n'importe quoi.

Je vous en prie, Mijnheer Keyser.

Mieux vaut le laisser venir.

Il trouvera peut-�tre un bateau � ljmuiden.

- Au revoir, papa. - Jan.

J'ai quelque chose pour toi.

Ces diamants sont � toi.

Je les ai achet�s pour toi quand tu �tais petit.

Prends-les.

Sois prudent.

Je ne pouvais pas laisser �a. Gardez-les sur votre vie, Walter.

Faites demi-tour.

Allez doucement tant qu'on n'en sait pas plus.

Ils sont trop nombreux.

Choisissez, commandant.

Maintenant, Jan, vite!

Le colonel a calcul� juste. �a va, tous les trois?

Vous aviez raison, c'est une forteresse.

Voil� l'alarme.

- Vous n'en avez pas encore assez? - Ce travail est urgent.

- Y a-t-il un concierge? - Non.

On ne peut arr�ter l'alarme que de l'int�rieur.

Elle r�veillerait les morts.

- On prend le risque. - L'orgue est encore l�.

Il fera assez de bruit pour noyer toutes les alarmes.

- Allez le chercher, Jan. - Willem.

Viens.

Vous �tes pr�ts?

- Tu sais t'en servir? - Oui.

Mets-le en marche.

Plus vite.

Reculez.

Continue. S'il y a un probl�me, change d'air.

Attendez dans la banque.

Plut�t pr�s de la voiture, au cas o� vous voudriez partir vite.

D'accord.

Combien de temps?

- Pas mal, j'en ai peur. - 30 minutes, peut-�tre plus.

D'abord, Peter doit faire jouer la combinaison.

Puis il faut faire sauter la serrure horaire.

Allez sous l'escalier.

�coutez.

- La serrure horaire marche encore. - Se lib�rera-t-elle?

On ne peut pas savoir. �a peut prendre des minutes ou des heures.

- Essayons une autre charge. - On n'a pas le temps.

On va lui donner cinq minutes.

C'est l'heure.

Merci d'avoir essay�.

Elle s'est arr�t�e.

Merci, Peter.

Finissons nos emplettes.

Silence.

- L'air a chang�. - Comment �a?

Le signal de Willem: Quelque chose ne va pas.

Prenez Alex et les autres et allez voir ce que c'est. On vous suit.

Je d�testerais laisser quoi que ce soit, au point o� on en est.

Willem, � plat ventre!

- Qui est-ce? - Le lieutenant.

- Et lui? - Il va bien?

Sa jambe. Rien de grave.

- Ils sont combien dehors? - Une vingtaine.

Alex, maintenant je dois partir avec mes amis.

On vous couvrira. Vous devriez y arriver.

Ne vous en faites pas, on s'occupera de lui.

Quel est ton nom de famille, Willem?

Lubke.

Je m'en souviendrai.

- Pr�ts? - Oui.

Attendez mon signal.

Vous ne partirez pas tout de suite, commandant.

En voil� encore un plein camion.

- Combien de charges pour le d�placer? - Quatre.

- Attachez-les ensemble. M�ches courtes. - Rudi.

- Je m'occuperai du camion. - C'est mon boulot.

Amener les diamants � destination aussi.

Vous serez plus � couvert en face. Utilisez la boutique vide.

Quand vous l'aurez allum�e, d�barrassez-vous-en. On vous aidera d'ici.

Vous, prenez la deuxi�me fen�tre.

Restez ici.

Tuez-les.

Venez.

- Que diable faisiez-vous? - Le lieutenant nous a rendu visite.

Vingt minutes, Anna. Vous y arriverez?

Si rien ne nous retarde.

Faufilez-vous.

D�gagez le passage!

Continuez.

Arr�tez.

Venez.

O� sont les outils?

Sous le capot.

Merci.

Marieke!

Non, Anna!

Le bateau n'attendra pas. Allons-y.

- Vos noms? - Commandant Dillon.

- Jan Smit. - Walter Keyser.

Quel est le num�ro de votre voiture?

GZ-6231.

Compliments du colonel Jansen.

Nous devons vous accompagner jusqu'au port.

Merci, capitaine.

D�gagez le passage!

On a �t� vite.

Demandez-lui, Jan, je vais chercher notre passeur.

Je viens avec vous.

Qu'a voulu dire le commandant?

Nous voulons que vous veniez en Angleterre.

Sans vous, nous n'aurions pas r�ussi.

Vous avez tout risqu� pour nous aider.

Cher et gentil Jan.

Que puis-je dire?

- Il serait tellement facile d'accepter. - Pourquoi ne pas le faire?

Je dois rester, c'est tout ce que je sais.

C'est ici que je peux aider.

Il faudra � la Hollande toute l'aide possible.

Vous en avez fait assez. Que voulez-vous donner? Votre vie?

S'il le faut.

Vous savez,

nous vous aimons tous.

Chercherez-vous Joseph?

S'il est vivant, quelque part,

je sais que je le trouverai.

Je ne nous oublierai jamais.

Soyez b�ni.

Vous l'avez trouv�?

Oui, il a tenu parole.

Mais il �tait mort. Raid a�rien.

- Et le bateau? - Disparu.

Allons � l'autre bout du quai, nous trouverons peut-�tre un remorqueur.

Ils sont l�-bas, d'habitude.

Vient-elle avec nous?

J'ai d�j� tout expliqu�.

Vous ne changerez pas d'avis, c'est s�r?

Je vous suis tr�s reconnaissante,

mais je ne peux pas.

Nous vous devons beaucoup.

Au revoir.

Ne m'en veuillez pas.

Je veux que vous preniez ceci.

De notre part � tous.

Vous avez tous �t�s tr�s bons.

Puis-je la prendre?

Elle sera fan�e avant demain.

Mais la Hollande redeviendra forte.

Nous allons r�quisitionner votre remorqueur. Urgence militaire.

Ce soir, je ne sortirai plus ce vieux baquet pour personne.

On n'a pas le temps de discuter.

Un destroyer britannique sera devant le port � 20 heures.

Quand vous trouverez Joseph, dites-lui...

que je reviendrai lui voler sa fianc�e.

Dieu vous garde jusque chez vous.

Larguez les amarres, Walter. Vous aussi.

Au destroyer, remorqueur.

Pour le d�rangement, capitaine.

Qu'est-ce que c'est que �a?

Les d�p�ts de p�trole Shell de Batavia � Amsterdam.

Vous avez eu une journ�e charg�e.

Nous avons tous eu une journ�e charg�e.

Y compris Anna.

C'est une femme courageuse.

Il y en aura beaucoup comme elle en Hollande avant que tout ne soit fini.

FIN

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