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LES COMMANDOS PASSENT À L'ATTAQUE
La légende des Rangers est née grâce au sergent Darby,
à la plus sombre période de notre histoire,
quand l'ennemi détenait la moitié du monde civilisé,
et quand plus personne ne pouvait prédire l'avenir.
Ce film est dédié à William Darby, et à ses hommes.
Bonjour, Saul.
Bonjour, mon commandant.
On a réussi !
Alléluia, ils nous ont soutenus !
Nous allons bientôt voyager.
Félicitations.
Pourquoi cette triste mine ?
Vous aimez trop le ministère ?
Nous allons avoir notre unité de combat !
Avant de faire vos valises, lisez plutôt l'agenda du général.
Commandant Warren et Maltby, colonel Renolds.
Ils viennent passer un entretien,
pour le poste de commandant du nouveau bataillon.
Le général les a convoqués.
Caporal, annulez ces rendez-vous !
Sinon je vous envoie patrouiller les plages de Californie !
Et sans chien !
Mais je ne peux pas !
Faites-le sinon je vais moi-même arracher vos médailles !
Restons calmes, je ne peux pas parler au général dans cet état.
Téléphonez et annulez ces rendez-vous !
Mazel Tov !
Général, vous connaissez le TWX ?
Oui, on m'en a parlé hier.
Félicitations, Bill.
Je me suis permis d'annuler vos rendez-vous
avec Warren, Maltby et Renolds.
Annuler ? Pourquoi ?
Ils ne sont pas aussi qualifiés
qu'un autre officier pour diriger ce nouveau bataillon.
- Qui est-ce ? - Moi.
Ne recommencez pas, Bill.
Ecoutez-moi...
Je ne vous ai pas recommandé pour une bonne raison.
Vous êtes un planificateur.
Toutes vos idées pour ce bataillon l'ont prouvé.
De plus, le général veut un homme de terrain.
- Mais ce n'est pas suffisant. - Ce n'est pas moi qui décide.
Vous pourriez parler au général Truscott qui arrive de Londres...
Suis-je autorisé à le faire ?
Il ne lâchera pas le morceau.
Passez-moi le général Truscott.
Oui, mon commandant !
Après West Point, et bien que formé dans l'artillerie,
j'ai toujours été attiré par les opérations commandos,
par les hommes qui les menaient,
comme le chef "Crazy Horse", Garibaldi...
J'ai étudié leur stratégie de combat.
Ce sont des soldats de guérilla,
la sale guerre : on les saigne et on avance.
J'ai même pensé à un nouveau nom.
Les commandos d'Amérique.
Ils devraient avoir un vrai nom.
Nous ne sommes pas une sous-armée britannique.
Vous vous souvenez de Rogers contre les indiens ?
"Les Rangers américains".
Ça me plaît, ce nom.
J'ai aussi étudié la stratégie des Britanniques,
superbe, mais on peut l'améliorer.
J'espère que vous êtes plus rapide sur le plan militaire...
Pouvez-vous m'accorder quelques instants ?
Les Rangers vont combler un besoin essentiel.
Pour combattre en Europe, il faut d'abord accoster
Les marines sont dans le Pacifique.
L'armée a besoin d'une unité spécialement préparée
et entraînée pour débarquer.
Le fer de lance, si vous voulez, tout comme les Anglais.
Je connais le plan d'action.
Mais lisez-vous entre les lignes, mon général ?
Savez-vous qu'il vous faut un commandant...
qui a vécu, et respiré,
et rêvé de cette unité spéciale depuis des années ?
Les Rangers vont être loin devant.
En tête, il y aura leur commandant.
Il sera totalement seul.
C'est une mission de solitaire.
Cet homme devra avoir la détermination d'un moine.
Il n'aura pour lui que sa foi, en ses hommes, et en lui-même.
Vous ne trouverez pas ça dans une liste du personnel.
Il faudra bien connaître votre homme.
Personne n'est plus dévoué à cette idée que moi.
Général Truscott,
donnez-moi l'opportunité de réaliser notre rêve.
Quand Darby parlait, personne ne pouvait lui résister.
Il fut chargé de créer les Rangers, et on nous expédia en Ecosse,
au dépôt des commandos britanniques, près de Dundee.
Je fus le premier volontaire enrôlé.
On appela des volontaires dans tous les corps d'armée.
Il en arriva en Ecosse,
de toutes les sortes.
Au Prince Blessé
Par exemple, il y avait Sims Delancey.
C'était un gentil Irlandais, mais il se bagarrait sans arrêt :
ça lui donnait des forces !
Arrêtez, on y va ! La fête est terminée.
Allez, rentrez.
Du calme, soldat !
On se serait cru à Bunker Hill !
Exactement ! J'étais prêt à massacrer ces Angliches !
Soldat, on a perdu la bataille de Bunker Hill !
Tu plaisantes !
- Quel est ton nom ? - Ne t'énerve pas !
J'ai un train à prendre ce soir.
Ce sont les ordres.
C'est quoi, ces Rangers ?
Tous des volontaires qui vont former un bataillon de tueurs,
combattre les chars, et se nourrir de baïonnettes.
- D'où viens-tu ? - Brooklyn.
- Où es-tu basé ? - En Ecosse.
Comment vont les Dodgers ?
Aucune idée, je suis un joueur d'échec.
Tu es un malade.
Je te conduis à la gare.
Celui-là, c'est Heavy Hall.
Il s'est engagé pour combattre, pas pour être boucher.
Comme disent les Anglais :
les Rangers, c'était son truc.
Tony Sutherland était un phénomène.
A la vue d'une femme, il gémissait comme un chien de chasse.
Aidez nos alliés
Sutherland, vous êtes un animal, vous n'avez aucune moralité.
Depuis votre arrivée, c'est un défilé
de femmes qui pleurent et de maris furieux.
J'ai juste le mal du pays,
mon commandant.
Ecoute, mon garçon.
L'Angleterre est un petit pays peuplé de peu de femmes.
Tu pourrais changer de région ?
Les Rangers en Ecosse, tu pourrais te porter volontaire ?
Comment sont les Ecossaises ?
Splendides.
Voici Hank Bishop, il pouvait tout faire
avec un jeu de cartes, un tas de jetons et une gonzesse...
Quelle est la probabilité de rencontrer une belle femme
en arrivant à Londres ?
C'est du 100 contre 1.
Où allez-vous ?
J'allais perdre mon temps au club de la Croix Rouge,
puis aller prendre un train vers minuit.
Mais maintenant, vous faites partie de mes plans.
Il faut vous asseoir.
Jusqu'au marché.
Vous l'avez volée.
Arrêtez ce chahut, je suis déjà assez tendue.
C'est mon 3e jour.
Il me manque de la monnaie.
Je suis désolée.
Laissez-moi vous aider.
Etonnant !
On arrive bientôt au terminus.
Pas le nôtre.
J'ai peur que si.
On se reverra bientôt !
Mais Londres est une grande ville avec plein de jolies filles !
Je jouerai les mêmes cartes !
- Le commandant Darby. - Enchanté.
Le lieutenant Manson, votre instructeur.
Voici le sergent McTavish.
Le sergent Rosen.
La voiture est par ici.
Où vont mes hommes ?
Il y a un camion pour les soldats.
Si ça ne vous dérange pas, je vais aller avec eux.
Je les connais à peine.
Comme vous voulez.
Approchez-vous, messieurs.
On vient de partir du mauvais pied.
C'est ça la décontraction américaine.
Vous êtes le commandant en chef ?
Correct. Nous ferons connaissance plus tard.
J'ai une seule chose à vous dire :
respectez les Anglais, ils vont nous entraîner.
Nous serons rattachés à leur brigade,
soumis à leur discipline et à leur règlement.
Nous sommes sous les ordres des Angliches ?
A ce jour, les commandos britanniques
sont les meilleures troupes du monde.
A l'avenir, ce sera nous.
Prenez place dans les camions.
Prêts !
Garde-à-vous !
Repos.
Messieurs, je suis le lieutenant Manson.
Je vais être votre instructeur.
Je suis par nature, cruel et vicieux.
Vous aurez bientôt envie de me tuer.
Vous prierez pour qu'il m'arrive un accident mortel.
Ça n'arrivera pas.
Je suis ici pour vous entraîner et vous faire souffrir.
Je ferai tout avec vous, mais je serai toujours le meilleur
L'objectif : vous transformer en vrais soldats.
On dit qu'un Américain vaut cinq hommes d'autres nationalités.
Vous verrez que c'est une grosse erreur.
Votre entraînement sera inhumain.
Ceux qui ne le supporteront pas pourront partir,
et nous en serons ravis.
A ce stade, je ne mentionnerai que ceci :
la discipline militaire sera impitoyablement appliquée.
La nourriture sera médiocre comparée à vos généreuses rations.
Pour vous mettre en condition physique,
vous marcherez sans cesse au pas de course,
en formation, au mess...
Et si vous êtes malades,
ce sera au pas redoublé !
C'est tout pour l'instant.
En ce qui concerne vos logements,
dû à un manque d'espace à la caserne,
vous serez logés chez l'habitant à Dundee.
Pour moi, la chasse est ouverte !
Manson a fait un très bon discours.
On dit que pendant un raid, il en a égorgé trois d'affilée !
Il est vraiment terrible.
Vous savez qu'il nous manque un homme ?
Oui, Burns.
Le retardataire vient d'arriver.
Il est soûl ?
Jeune. Vous voulez le voir ?
Je veux tous les connaître.
Et un retardataire !
Soldat Rollo Burns au rapport.
Et en retard.
Oui, commandant. Je me suis perdu à Londres.
- Je me suis trompé de gare... - Peu importe.
Pourquoi veux-tu être un Ranger ?
Depuis que je suis dans l'armée, je veux être le meilleur soldat.
Je ne vous ai pas fait mal ?
Je vais voir ça avec le médecin.
Ce sera tout. Va rejoindre ton chef de section.
Oui, mon commandant.
Cette grenade, c'était une fausse ?
Correct, c'était une fausse...
Je dois loger à cette adresse.
Pouvez-vous m'indiquer le chemin ?
Oui, je le peux.
Vous prenez le bus jusqu'au centre ville,
puis le tramway 5 jusqu'à "Carpentish Lane".
C'est la 4e maison qui fait l'angle.
Vous frappez, une jeune fille de 19 ans vous ouvrira.
Merci beaucoup.
Enchantée !
Ce doit être la bonne adresse.
Je dois habiter avec vous.
Habiter avec moi ! Vous plaisantez !
Non, madame...
C'est l'armée qui m'envoie.
Le bureau du cantonnement, je vois.
Vous ne vivez pas toute seule ?
Non, je vis avec mon père.
Je me demande s'il est au courant.
J'espère que oui.
C'est plutôt surprenant d'avoir un soldat qui loge chez soi ?
Non, je pense que c'est plutôt bien.
Entrez.
Vous avez une belle maison.
- On va voir votre chambre ? - Il y a quelqu'un ici ?
Non, nous sommes seuls.
Alors, vous aimez ?
C'est vraiment parfait.
Je parie que c'est la première fois
que vous êtes seul dans une chambre avec une femme,
n'est-ce pas ?
Je n'en suis pas si sûr.
Et vous ?
J'ai déjà bien vécu.
Quel âge avez-vous ?
L'âge n'a rien à voir avec les secrets de cœur d'une femme.
Et ils ont quel âge ?
Vous êtes bien maladroit.
C'est mignon, un homme si inexpérimenté.
J'ai déjà de l'expérience.
Vraiment ? Comment ?
A San Carlos, en Arizona.
L'Ouest sauvage et primitif !
Vous avez aussi combattu les Indiens ?
J'en ai...
combattu quelques-uns.
Vous avez de la répartie.
Vous me questionnez, je réponds.
J'ai combattu des Indiens, des Apaches.
Vraiment ?
Je croyais qu'on ne voyait ça que sur la pellicule.
- Où ça ? - Au cinéma.
Je me suis même battu avec le fils d'un chef. C'était violent.
Avez-vous gagné ?
Je n'avais aucune chance.
Mais il ne vous a pas scalpé ?
On a été élevé ensemble sur la réserve.
Vous êtes vraiment très malin.
Mme Pompadour, avons-nous terminé cet exercice de style ?
Vous aimez vraiment votre chambre ?
Je pense que c'est formidable.
Je n'ai jamais rien eu de tel dans l'armée.
Et c'est un vrai lit double.
C'est très souple, regardez.
Ça rebondit bien !
C'est une calèche !
Papa, je ne t'attendais pas si tôt.
J'ai bien trouvé la maison, sergent.
- M. Andrews ? - C'est bien ici.
Je suis Tony Sutherland. Je suis supposé loger chez vous.
Oui, bien sûr. Entrez, M. Sutherland.
J'allais partir.
Je suis dans les Home Guards.
Sheilah, ma chérie.
Voici ma femme, Mme Andrews.
Chérie, voici M. Sutherland. La caserne l'a envoyé chez nous.
Enchantée.
Je suis ravi de faire votre connaissance, madame.
Excusez-moi, M. Sutherland, mais le devoir m'appelle.
Je suis un soldat deux nuits par semaine.
Je rentrerai tôt.
Faites comme chez vous, M. Sutherland. Bonsoir.
J'espère que je ne vous dérange pas.
Je suis sûre que vous ne nous dérangerez pas.
Ce que je veux dire par là,
c'est que je souhaite vraiment m'intégrer.
Sans causer de dérangement.
Comme si je faisais partie de la famille.
Vous êtes le bienvenu.
Merci, madame.
Mon mari enseigne l'archéologie à l'université.
Ça doit être passionnant.
C'est un bon mari.
C'est très bien, Mme Andrews.
C'est vrai !
Comme je l'ai dit,
c'est très bien.
Les commandos nous ont très vite fait souffrir
Au début, on en aurait pleuré. Mais c'était inutile.
Alors on s'est mis au boulot.
Le lieutenant Manson a commencé.
Les hommes ont vite été séparés des gamins.
Sur 3 000 volontaires, le premier bataillon en a retenu 450.
Je me souviendrai toujours de Manson qui disait :
ne restez pas à genoux, sales Yankees !
Plus vite que ça !
On gagne une médaille pour une hernie ?
Quelle question idiote !
Je vais devoir me faire laver les cheveux !
Visez les rochers, bande d'idiots !
J'espère que le tireur n'aura pas le hoquet.
Les voilà.
Tous à terre !
Ils tirent de vraies balles !
Oui, et ils saignent du vrai sang !
On est encore en Ecosse ?
J'en ai bien peur !
Ça devrait leur soulever l'estomac !
Quelle barbe !
Ils l'ont enfin envoyé !
Tout le monde l'attendait !
Quoi donc ?
Le nouvel organigramme.
Le général Peckman l'a validé.
Les gars vont être contents !
6 sergents-majors, 28 sergents-chefs et 40 sergents.
Le plein de promotions.
Range ça.
Pardon ?
Range ça.
Il n'y aura pas de promotions avant la fin de la formation.
Ça les motivera de penser à ses galons.
Oui.
Vous avez raison, mon colonel.
"Colonel" ?
J'ai oublié de vous dire,
vous avez été promu.
Mazel Tov !
Je ne comprends pas.
Le ministère veut vous soutenir.
Ah oui...
J'ai acheté vos nouveaux galons.
C'est très gentil, Saul.
Ce n'est rien. Ce sera tout ?
Vous me prenez par les sentiments.
Donnez-moi ces promotions. Je vais y réfléchir.
Nous verrons après la phase 2 de la formation.
Pourquoi nous ont-ils fait quitter les jolies maisons des civils ?
Nous sommes des Rangers, on doit s'endurcir.
Je détesterais devenir trop dur.
La fermeture de la coopérative a été terrible,
les barres chocolatées me maintenaient en vie.
Ces petits scouts sont couchés bien au chaud ?
Retourne à ton terrier, voleur !
Tu pourras nous entendre tousser !
Tu as sûrement caché des habits chauds et une tente !
Bien sûr. Où est passé l'étalon ?
Je suis là, soldat.
Je ne voulais pas dire que...
Pas de problème. Comment vas-tu ?
J'ai horreur de mendier pour mon couchage.
Tu n'as jamais eu de problème pour trouver un lit.
Jamais, mon colonel.
Où dormez-vous ce soir ?
Le sergent nous a trouvé un joli couchage :
une porcherie.
Etre un héros est plus dur que je ne le pensais. Bonne nuit.
Le colonel a donné sa jeep ?
Et ça va m'achever !
Le colonel sait tout de mes activités.
Je suis désolé pour cette gentille Mme Andrews,
je ne suis pas disponible.
Et le gentil M. Andrews monte la garde toute la nuit.
Mon uniforme trempé et sale ne la dérangerait pas...
Laisse donc cette femme tranquille !
Oui, c'est une coureuse.
Les gars, vous ferez le nécessaire, s'ils font l'appel ?
- Je ne pouvais plus attendre... - Vous ne devriez pas être ici !
Mais il fait nuit, et il pleut !
- Si John revient ? - Et alors ? Il ne nous tuera pas.
Il est bien trop gentil.
Tony, allez-vous-en !
En réalité, vous ne voulez pas que je parte.
Votre cœur bat la chamade, vous êtes comme une jeune fille.
Tony, non ! Je vous en prie !
Tu es réveillé ?
C'est gentil de m'avoir attendu.
Tu es curieux.
Si tu retournes la voir, je te tuerai.
Tu n'as plus à t'inquiéter.
Je l'ai déjà oubliée.
On m'a dit un jour que je n'avais aucune moralité, comme les chèvres.
Les grands gabarits
décidèrent qu'il était temps de se détendre un peu :
3 jours de permission pour tous.
Les gars étaient décontractés et firent gentiment la queue.
Vos laissez-passer !
Jeunes filles, sonnez l'alarme, on arrive !
Je vais en profiter ce soir, et voir 3 filles à la fois !
Vous avez bien compris ?
C'est un endroit très chic, rendez-vous à 21 h 00.
Hank, on y sera.
Ma copine peut vous trouver de la compagnie.
Pas pour moi, je n'aime pas les mauvaises surprises.
On peut bien se trouver deux nanas dans cette ville ?
Sinon on va être expulsés des Rangers !
A plus tard.
Salut !
Londres, prépare-toi, on arrive !
Je vous présente Wendy Hollister.
Voici Heavy Hall et Sims Delancey.
Où sont passées vos copines ?
On a décidé de s'en passer.
Mon pote n'a pas tout dit. On a fait match nul.
Pardon ?
Comme au base-ball, ce qui signifie
qu'on s'est soûlé tous les deux.
Oui... on a un peu exagéré.
Tu connais bien des filles qui travaillent au garage.
Au garage ?
Merci, mais laissez tomber.
Je pourrais essayer.
Ne vous inquiétez pas.
On s'amuse comme des fous !
Oui, et elles sont sûrement occupées à faire une vidange,
couvertes d'huile.
Va téléphoner, ma chérie.
Je vais commander des gros biftecks,
bien grillés, et tendres à l'intérieur.
Asseyez-vous. Vous n'avez jamais vu ça ?
On souffre déjà assez, n'enfonce pas le couteau dans la plaie.
Je me demande quel refuge elle va appeler...
- C'est quoi ? - Un beau morceau d'églefin.
Je pense que vous allez apprécier.
Quelle est ta race de chien préférée ?
Les épagneuls.
Je préfère les grands chiens, comme les saint-bernard.
Voici les filles.
Les filles, je vous présente deux amateurs de chiens.
Je suis en haut, vous savez.
Quel beau clair de lune.
Parfait pour les bombes.
Non, pas ce soir. Je suis prêt à parier.
Je parie 6 pence contre.
C'est d'accord.
Où pourrait-on aller boire un verre ?
Je peux vous offrir du thé.
Vous savez que j'en ai vraiment envie ?
Voilà un taxi.
Vous faites ça mieux qu'un homme !
Comme beaucoup d'autres choses.
C'est un peu miteux, on m'a évacuée de mon bel appartement.
C'est luxueux comparé à mon sac de couchage.
Je vais faire chauffer l'eau.
Depuis quand n'avez-vous pas vu de filles ?
Depuis 48 heures.
C'est bien de respecter vos traditions.
J'essaye toujours.
Je n'en doute pas !
Vous me devez 6 pence.
C'est peut-être une fausse alerte.
Non.
Je dois éteindre le gaz.
J'en ai marre de ses satanées bombes !
Les voilà !
Je suis désolée pour le thé.
Asseyez-vous.
Ici.
On ne devrait pas descendre à la cave ?
Vous êtes un joueur.
Il y a peu de chances qu'une bombe nous touche.
Mais une seule suffirait à détruire cet immeuble.
Asseyez-vous.
Ça ne sert à rien d'être nerveux.
Il faut faire comme si de rien n'était.
Comme ça...
Ça va mieux ?
Je retrouve mes esprits.
Avec qui étais-tu il y a 48 heures ?
Personne. Je suis devenu un moine.
J'en suis ravie, mon chéri.
Mon joueur de cartes adoré,
je t'avais promis une tasse de thé,
mais il faudra la faire toi-même.
Je suis partie faire des courses,
et je reviens tout de suite.
Baisers affectueux, Wendy.
Bonjour !
C'est une matinée superbe !
Il va pleuvoir ce soir, donc pas de bombes !
Je veux te voir manger plein de bacon !
On va petit-déjeuner Je t'aime à la folie !
Doucement !
Je me suis déplacé une vertèbre hier soir.
J'ai tout prévu pour aujourd'hui.
Moi aussi...
Ne commence pas ou bien on ne mangera jamais !
Nous allons à la campagne.
Je suis prêt à parier...
Une fois arrivés, nous irons nous promener dans les champs...
Les champs sont si beaux...
Ça, c'est une maison !
Une belle maison, non ?
Qui l'habite ?
Moi.
Toi ? Comment ça se fait ?
Tu n'es pas une aristocrate ?
Bien sûr que si !
Tu es une "Madame de quelque chose" ?
Non, je suis pas "Madame de quelque chose",
mais mon père est "Monsieur de quelque chose".
Tu ne travailles pas dans un bus ?
Bien sûr que si !
Viens, ils vont te plaire.
J'espère que vous aimez le thé anglais.
Le meilleur, je l'ai bu hier soir.
Ce n'est pas une bonne habitude.
C'est plein de produits chimiques,
une tactique pour préserver notre pouvoir...
Vous vous êtes rencontrés dans un club militaire ?
Non, dans un bus.
Pas un endroit pour une femme, ces saletés de bus !
On a le temps de faire connaissance dans le bus ?
Cela ne nous a pris que 2 heures.
Nous avons une très belle serre.
Mon père y cultive des caoutchoucs.
- Ces plantes t'intéressent. - Moi ?
Ah oui, bien sûr.
Je te rejoins tout de suite. J'aide maman à débarrasser.
La réponse à votre question est : c'est mon futur époux.
Mais il ne le sait pas encore.
Tu le connais à peine, mais tu l'aimes.
Et quoi que nous disions, tu es bien décidée à l'épouser
C'est à peu près ça.
Tu as mon accord.
Arthur, vous êtes bien désinvolte.
Nous ne savons rien de lui.
Qui est-il ? D'où vient-il ? Que fait-il ?
C'est un soldat américain qui vient d'Amérique.
Et qui fait le soldat.
Je suis follement amoureuse.
C'est la première fois !
Et comme on dit au théâtre, le reste n'a aucune importance.
Mais vous n'êtes pas du même monde,
un gouffre vous sépare.
Nous construirons un pont.
Vous ne semblez pas comprendre,
elle parle de se marier !
Avec cet air épanoui, je l'espère bien !
Qu'ont-ils dit ?
C'est ce que j'ai dit qui importe.
Qu'as-tu dit ?
Simplement que je t'aimais.
Les femmes n'ont que ce mot à la bouche.
Mais nous nous aimons ?
Les chances que tu sois amoureuse sont à 13 contre 5.
Je te parie encore 6 pence.
Et qu'a dit ta mère ?
Elle a mentionné nos origines sociales différentes.
Elle a raison, Wendy.
J'ai marqué les vaches un été, et la chose la plus importante
était de séparer les animaux croisés des pure race.
Tu me traites de vache ?
Tu as perdu la tête !
Quel sale caractère !
Voilà enfin cette carte !
Rami.
- 22. - 18.
Et 7.
C'est à vous.
Mon Dieu, votre dextérité est impressionnante.
Wendy nous a dit que vous alliez vous marier
Qu'en pensez-vous, madame ?
J'aimerais en savoir plus sur vous.
Que désirez-vous savoir ?
Toutes les mères veulent être sûres
que leur fille épouse un homme bon.
Tout dépend de ce qu'on entend par bon.
J'ai fait de la prison.
Dans ma jeunesse, j'ai volé une voiture.
J'en ai pris pour 6 mois.
Et je manie bien les cartes car je suis un professionnel.
Un croupier ?
Il n'y en a pas eu dans la famille depuis
que cet homme de Monte-Carlo a ruiné cousine Hortense.
J'ai travaillé dans les mines, j'ai fait de la boxe,
j'ai été matelot, j'ai roulé ma bosse dans tout le pays,
je bois pas mal quand je m'y mets,
et je suis dépensier.
Ma réponse vous satisfait ?
Vous désirez savoir autre chose ?
Ce n'est pas facile de me choquer, M. Bishop.
J'ai roulé ma bosse moi aussi.
Je ne suis pas inquiet.
Je ne crois pas que vous vouliez vous marier, mais si vous le faites,
c'est à Wendy de juger.
Elle est majeure.
Si elle ne sait pas à son âge juger de la valeur d'une personne,
alors j'ai élevé une idiote.
C'est à vous.
La prochaine fois que tu penses au mariage, informe le futur mari.
J'allais le faire.
Tu n'as pas été honnête avec moi.
Un contrôleur de bus, qui vit dans un château !
Ce n'est pas un château !
Tu n'es pas une princesse de conte de fées.
Tu m'as tendu un sale piège.
Mais je m'en suis vite aperçu, et je m'en sors bien.
Je te reverrai bientôt ?
Pas tant que les cloches du mariage résonneront dans ta petite tête.
Les Rangers commencèrent à escalader.
Ça donnait le vertige. C'était haut et dangereux.
Tu ne veux pas en parler, chérie ?
Tu l'aimes ?
J'ai essayé, John.
J'ai vraiment essayé.
Je n'aurai plus ses pieds sous le nez.
Sheilah, je te rends ta liberté.
Il y a toujours eu une trop grande différence d'âge entre nous.
Je vais postuler à l'université à Londres.
Puis-je parler à Tony Sutherland ?
Il est ici ?
Il est mort.
Il est tombé de très, très haut.
Que vais-je devenir ?
Tu t'es mise dans de beaux draps.
Les commandos ont essayé de nous en faire baver.
Les Rangers de Darby, les Rangers américains !
Ils vont là où on leur dit d'aller, rien ne peut les faire reculer.
Excellent.
Vous avez fait du bon travail avec nos hommes.
Ils sont fin prêts.
Ils feront de bons soldats, colonel.
J'imagine qu'un officier n'oublie jamais sa première mission.
Vous serez fier d'eux.
J'en suis sûr.
Bonsoir, Saul.
Quelle belle soirée !
Elles sont rares à Carlstadt, dans le New Jersey.
Il y en avait en Arkansas.
Je me souviens
quand j'étais gamin, j'habitais une ferme près de Fort Smith.
L'air était limpide comme ce soir,
on entendait le train arriver de très loin.
Je courais vers la voie et je mettais mon oreille sur un rail.
Je l'entendais résonner. Il se mettait à chanter,
de plus en plus fort, jusqu'à ce que le sol tremble.
Comme si c'était la fin du monde.
Quand partons-nous à la guerre ?
Dans 48 heures.
Vous avez vu l'heure, soldat ?
Il est 23 h 30 !
Je n'autorise pas ma fille à rentrer aussi tard.
Pourriez-vous vous lever ?
Pour quoi faire ?
J'ai une déclaration à vous faire, mais vous devez être debout.
C'est un mélodrame ?
Je vous écoute.
J'aime votre fille. Si je reviens de la guerre, nous nous marierons.
Et si vous voulez vous battre, je suis prêt.
Vraiment ?
Vous seriez prêt à vous battre pour elle ?
Quand vous voudrez.
Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit il y a un mois ?
Je voulais m'assurer que mon gendre était un homme !
J'ai quelque chose pour fêter ça.
Ce n'est pas du jus de chaussettes.
Du whisky 25 ans d'âge.
Fabriqué avec la délicatesse d'un ange.
Et voilà pour moi.
A votre bonheur, mes enfants.
Que vous ayez beaucoup de moutards.
- C'est quoi, des moutards ? - Des enfants.
Tu n'aurais pas dû venir jusqu'ici.
J'ai eu le pressentiment que vous partiez.
Je voulais te voir aussi, Wendy.
J'ai vu ce qui se passait à Reno.
Tu veux une alliance.
J'en ai demandé une ?
Il y a un bassin là-bas, et les garçons y jetaient leur alliance.
Il y a assez d'or au fond pour paver la route Lincoln.
J'ai observé ces pauvres types, seuls et malheureux,
essayant de faire comme si tout allait bien.
Le mariage est une affaire trop risquée.
Tu n'arrêtes pas de parler de mariage, Hank.
Tu n'as que ça en tête ?
Je ne t'oublierai jamais, Wendy.
Tu feras mieux que ça. Tu reviendras.
Parce que tu ne trouveras pas de meilleure femme que moi.
Alors tu reviendras.
Allez, les gars, formez les rangs !
Bonne chasse !
On va les réduire en miettes !
Allez, formez les rangs !
Prenez soin d'elle, sergent.
Sauve ta peau, petit.
Nous avons quitté l'Ecosse.
Dundee restera toujours dans le cœur des Rangers.
Je me souviens d'un vieil Ecossais rencontré au pub.
Quand je l'ai quitté à la gare, il m'a dit : "Mit glick".
Cela veut dire bonne chance en yiddish.
J'ai trouvé ça gentil de sa part.
Nous ne savions pas que nous allions à Arzew,
en Afrique du Nord.
A 01 h 30, le 8 novembre 1942,
nous avons débarqué et surpris l'ennemi en plein sommeil.
Nous les avons cueillis vite fait, bien fait.
Maintenant ?
Nous avons dégagé un accès au port et à l'intérieur des terres.
En Afrique du Nord, les Alliés prirent 130 000 soldats allemands,
6 200 pièces d'artillerie, 2 550 tanks,
et la chanson "Lili Marlène".
Les troupes et la chanson eurent la victoire facile.
Après cette campagne, 2 autres bataillons furent entraînés,
et nous partîmes pour l'Europe.
Le premier arrêt fut Gela,
en Sicile. Nous étions le fer de lance.
Allez les Rangers ! On va tout dévaster !
S'il vous plaît...
Ne me tuez pas !
Ça va, gamin ?
Et un vœu pour les Rangers américains :
ne vous faites pas prendre, gangsters de Chicago,
ou vous serez exécutés.
C'est bon.
Les Rangers ne se lèvent pas devant un officier ?
Je suis levé, lieutenant.
Je suis le lieutenant Dittman.
Je vais vous présenter au commandant du bataillon.
Voici le lieutenant Dittman.
Il remplace le lieutenant Williamson.
- Heureux de vous avoir parmi nous. - Merci.
Vous êtes de quelle promotion ?
Promotion 1942.
Alors c'est votre 1ère mission ?
Oui, mais j'ai été classé 5e de ma promotion.
Asseyez-vous, lieutenant.
Tout officier qui arrive, surtout s'il vient de West Point,
doit s'adapter aux Rangers.
Nous sommes une équipe de chevaux sauvages.
Nous respectons le règlement,
mais certaines pages ont disparu.
Je comprends.
Vous remplacez un homme de qualité.
J'ai dû écrire à sa mère.
J'ai une seule ambition dans cette guerre :
écrire le moins de lettres possible.
D'un point de vue strictement militaire,
les Rangers sont trop précieux pour mourir.
Ce sont des spécialistes,
des experts dans l'art de tuer
sans se faire tuer.
En tant que tels,
ils doivent être traités comme on traite les meilleurs,
avec dignité et respect.
Et discipline ?
De la discipline intelligente,
respectueuse.
Je n'ai rien de mieux à vous offrir, mais...
en prenant la relève, vous ferez connaissance avec l'équipe.
Cela vous convient ?
Très bien.
Où est le sergent de garde ?
Où est le sergent de garde ?
Il ne se sentait pas bien.
Qu'est-ce qu'il a ?
Il a tué son premier homme hier, il est bouleversé.
Il a signalé qu'il était malade ?
Je ne crois pas.
Cherchons-le.
Lequel est-ce ?
Celui-ci.
Pardonnez-moi.
- Quelle est votre excuse ? - Aucune.
Vous êtes choqué d'avoir tué un homme au combat.
C'est ça ?
- Je ne sais pas. - Vous feriez mieux de savoir.
Oui.
Vous devriez être fier d'avoir tué un ennemi.
Oui.
Devons-nous monter la garde ?
J'aimerais rencontrer ce type un soir en promenade. Seul.
Tu devrais avoir honte.
C'est notre chef, c'est l'homme courageux
qui va nous mener à travers les tirs et la mitraille.
L'usine à poules mouillées les produit bien cuites ces temps-ci.
Si vous le permettez.
C'est bon.
Ça vous gêne si je me repose un peu ?
Non.
Asseyez-vous.
Une cigarette ?
Qu'avez-vous ressenti...
quand vous avez tué l'Italien ?
Il m'a regardé.
Il ne voulait pas mourir !
J'ai tué des hommes, moi aussi.
Et cela va encore nous arriver.
On m'a appris que la vie d'un homme est sacrée,
et que seul Dieu peut la prendre.
Je le crois.
Sauf si cet homme veut vous tuer
Je vais m'en remettre.
Bien sûr
Ecoutez,
nous n'avons pas créé ce monde...
nous ne sommes pas responsables du genre d'hommes qui l'habitent.
Tout ce que nous pouvons faire comme soldats,
c'est faire en sorte qu'on puisse y vivre à nouveau.
Pour ça, malheureusement, il faut tuer.
Pourquoi ce petit Italien ?
C'était juste un type ordinaire.
Certainement.
Mais il incarnait le mal.
La guerre est infecte.
Elle est infecte.
Il n'y a pas de bonne guerre.
Ni de guerre intelligente.
Rollo,
nous n'oublierons jamais ces hommes que nous avons tués.
Mais quand tu auras épousé Peggy,
et que tu contempleras tes enfants,
tu comprendras pourquoi il fallait le faire.
Merci d'avoir pris le temps de me parler.
Je me parlais à moi aussi.
Nous avons mis 38 jours pour contrôler la Sicile.
Puis nous avons établi une tête de pont sur la péninsule.
Nous avons ouvert la voie à l'armée, et nous sommes partis.
Le 2 octobre 1943, nous y étions.
La voilà !
"Voir Naples et mourir" comme on dit.
Beaucoup de Rangers moururent sans l'avoir vue.
Il paraît que les Italiens ont inventé les femmes !
Une très bonne invention !
Il paraît que les prostituées ont envahi la ville !
Ça ne m'intéresse pas, je vais au musée !
J'ai changé d'avis, je ne veux pas de poudre.
Tout le monde doit être traité.
Mais c'est indécent ce tuyau.
C'est obligatoire. Vous voulez attraper le typhus ?
Laissez-moi...
Un instant, sergent !
Laissez-moi lui parler, je vais la convaincre.
Elle doit recevoir le traitement, de gré ou de force !
Elle va coopérer.
Laissez-moi vous expliquer.
Des cas de typhus ont été signalés.
Nous devons prendre des précautions.
Savez-vous que le typhus a fait plus de morts que les balles ?
Je comprends, mais la méthode est indécente.
Respecter l'intimité est impossible.
Pourquoi ?
C'est comme ça.
Je vous en prie, laissez-vous faire.
Vous êtes très gentil, lieutenant.
Faisons un marché.
Je me laisserai faire
si vous actionnez la machine...
vous-même.
Angelina De Lotta.
Je ne sais pas comment ça marche.
Nous allons y arriver.
Cette jeune femme accepte le traitement si...
si je le fais.
Je ne suis pas assez gradé pour elle ?
Non, c'est parce que...
Elle est trop pudique.
Allez-y, tant que vous voudrez.
Bientôt, il faudra des généraux à 3 étoiles pour les désinfecter !
Appuyez sur la gâchette.
Dans le dos, maintenant !
Merci !
Vous êtes un gentleman.
Je vous suis très reconnaissante.
J'ai juste pensé que...
Je peux vous remercier ?
Comment ?
Venez dîner chez moi.
Chez vous ?
Un dîner aux chandelles ?
Si vous le voulez, mais l'électricité est rétablie.
Pas de problème.
Je suis plein aux as !
Venez, j'ai faim !
Vous avez vu ça !
Il a déjà fait une touche !
Il se comporte comme un simple soldat !
De seconde classe !
C'est prêt. Faites-moi asseoir.
Nous devons être distingués.
1 000 lires suffiraient pour le tout ?
Vous comprenez bien...
Pour le repas ? Mais vous êtes mon invité !
Et c'est un repas très simple, qui coûterait
environ 150 lires.
En Amérique, les invités
proposent de payer leur repas ?
Je comprends.
Je suis la 1ère Italienne que vous rencontrez ?
Oui, jusqu'à présent.
Désolée, le café n'est pas bon.
C'est plutôt de l'orge.
Tout était excellent.
Je vous remercie.
- Vous êtes mignonne. - "Mignonne" ?
Très jolie.
J'ai environ 1 500 lires.
Que voulez-vous dire ?
1 750, je ne peux pas plus.
Pour le repas ?
Non, pour le tout !
Lieutenant Dittman,
je parle bien anglais ?
Très bien.
J'ai étudié à l'université.
- Vraiment ? - Je suis diplômée,
mon père travaillait pour le gouvernement.
Il était expert en droits de douanes au port.
Un officier peu gradé, mais honnête.
Il est mort il y a 4 mois.
Notre maison a été détruite.
Je voudrais trouver du travail dans votre armée.
Comme traductrice !
- Je regrette ce que j'ai dit. - Non.
Vous êtes trop idiot pour regretter.
Sinon vous sauriez distinguer
une femme honnête d'une prostituée !
Angelina, pardonnez-moi.
L'argent ne peut pas tout acheter,
même dans un pays vaincu.
Vous avez raison, je suis idiot.
Mais tout est nouveau pour moi.
Je suis désolé.
Au revoir, lieutenant.
Sortez d'ici ! Partez !
La guerre avilit tout,
et surtout certains soldats.
Faites vos paquetages, nous partons.
Je peux vous parler, colonel ?
On remballe, nous levons le camp.
Je sais, je ne serai pas long.
Qu'y a-t-il ?
Vous connaissez quelqu'un au gouvernement militaire ?
Un Américain ou un Italien ?
J'ai une dette envers une Italienne.
Elle voudrait travailler comme traductrice.
Ce doit être une sacrée dette !
Elle m'a beaucoup appris.
Elle m'a fait comprendre beaucoup de choses.
Je l'ai offensée, et c'est une fille bien.
Ce n'est pas dans le règlement ?
Je vais voir ce que je peux faire.
Merci beaucoup.
C'est arrangé, lieutenant !
Merci beaucoup, colonel !
S'il avait le choix, tout général choisirait de défendre l'Italie.
Les troupes progressaient dans les montagnes.
L'ennemi était à nos trousses.
Ça ne me plaît pas.
- La garde est renforcée ? - Non.
- Alors attaquons. - Il y a trop de mouvement,
trop de rires, de conversations.
Et s'ils étaient soûls ?
Ils ont peut-être une relève.
Ce qui expliquerait qu'ils soient si gais.
Allons-y.
- Réfléchissez, lieutenant. - C'est déjà fait.
Dittman a un regard de héros.
Il n'a pas de nouvelles de son Italienne, il perd la boule.
Ils sont derrière nous !
Nous sommes encerclés !
Il est temps de nous retirer !
Reculez !
Il faut arrêter l'hémorragie !
Je vous couvre !
Tu vas avoir besoin de munitions !
S'ils ne reviennent pas tous, je vous descends, Bishop !
Cet abruti vous a foutu dedans !
Bougez-vous, les gars.
Le lieutenant recule, tu veux l'aider ?
Oui, je n'ai pas mérité la prime de combat.
Allons-y !
Je vous ai dit de retirer vos hommes !
S'ils se perdent, ils enverront des signaux de fumée !
Je croyais avoir introduit de la discipline dans cette troupe !
On y va, lieutenant, allez !
Allez, lieutenant !
Allez-y, Delancey !
A vous, Bishop !
On va mettre un peu d'animation !
Passez-moi les munitions !
Comment avez-vous eu cette idée ?
Pourquoi croyez-vous que je suis lieutenant ?
Nous restâmes assis là jusqu'à la fin de l'hiver.
Le printemps arriva, puis l'été, puis le début de l'automne.
Nous étions toujours là.
Désormais, dans la boue.
Comment ça va, Delancey ?
On ne peut pas se plaindre.
Les bains de boue sont gratuits.
Si j'arrête d'écoper, le trou va couler.
Rollo, Eli, quoi de neuf ?
Je ne croyais pas qu'un jour je rêverais d'une marche.
Je vous comprends.
Pas de nouvelles de la relève ?
Il faut m'aider à les sortir de là.
Vous parlerez au général ?
Inutile, il ne peut rien faire.
Nous manquons d'hommes.
Nous prenons les positions ennemies,
mais pourquoi devons-nous les garder
quand n'importe quelle troupe de base peut le faire ?
Personne n'aime ces combats en montagne.
Je ne demande pas à être retiré du combat,
je veux faire ce pour quoi nous nous sommes préparés.
Le sale boulot doit être fait.
Très bien.
Prenez nos troupes d'élite, les meilleures de toute l'Italie,
des troupes que j'ai affûtées,
pour les faire patauger dans la boue.
C'est sacrément intelligent !
Cette remarque est déplacée.
Il est temps de déplacer quelque chose.
Mes hommes en ont assez de jouer aux marmottes.
Je vais parler au général, et s'il ne libère pas ces hommes,
je m'adresserai directement à Mark Clark !
Et vous pourrez dire adieu à votre carrière.
Je n'en ai rien à faire !
- Saul, où est ma jeep ? - En bas de la colline.
Calmez-vous ! On dirait Truman et son général à 2 étoiles.
Si je ne suis pas revenu ce soir, c'est que je suis au Pentagone !
Pour défendre ma cause !
C'est bien lui, ça !
Ne me demandez pas comment il franchit les montagnes,
la magie noire d'El Darbo l'étalon, a dû agir.
Mais le général changea les ordres.
Naples était une jolie poupée.
Zone interdite aux soldats US. Ordre du Commandement local.
Qui est là ?
C'est Arnold Dittman, Laisse-moi entrer !
Va-t'en !
Angelina, ouvre la porte !
Je t'en prie !
Si tu n'ouvres pas, j'enfonce la porte !
Tu es malade ?
Un peu.
Qui s'occupe de toi ?
Un médecin.
J'ai cru devenir fou de rester sans nouvelles de toi.
J'ai été embauchée comme traductrice.
Je te remercie de ton aide.
Maintenant je sais.
Je t'aime.
Ne dis pas ça.
J'en suis sûr.
Pour la première fois de ma vie, j'en suis sûr
Que se passe-t-il ? Tu souffres ?
Tu es toujours un idiot, mon pauvre.
Tu veux savoir pourquoi je n'ai pas écrit ?
Recule un peu.
Fais ce que je te dis !
Recule !
Tu dois voir.
Je vais te montrer
Tu es satisfait ?
Qu'y a-t-il, chérie ?
Allez, va lui dire.
Je donne ma démission.
Levez-vous.
Angelina va avoir un bébé.
Elle va avoir un bébé, et je veux démissionner.
Qu'est-ce qu'il a ?
Le statut d'officier et gentleman, par décision du congrès.
Comment vous sentez-vous ?
Ça va mieux.
Vous êtes prêt à parler ?
Je crois que oui.
Alors asseyez-vous et écoutez.
Oublions que nous sommes dans l'armée.
Je vais vous parler comme un père.
Je reviens de chez Angelina, nous avons beaucoup parlé.
Vous m'écoutez ?
Asseyez-vous !
La vie n'est pas réglée comme du papier à musique !
Angelina m'a tout raconté.
Le père de l'enfant est mort.
Il était dans la résistance, les Allemands l'ont exécuté.
Ils étaient fiancés.
Je ne juge pas sa conduite,
mais elle l'aimait.
C'est épatant.
Ça change tout quand on aime !
Vous ne grandirez jamais !
Vous êtes un officier et un homme,
essayez d'être à la hauteur !
Cette fille a subi plus d'épreuves que vous ne l'imaginez.
Avant de la quitter pour de bon,
vous feriez bien de réfléchir, très longuement.
Quel gâchis !
Enorme.
Seul un homme peut y remettre de l'ordre.
En êtes-vous capable ?
Le pardon, ça ne se réquisitionne pas.
Elle a besoin d'aide.
Elle est très malade.
Je peux emprunter votre jeep ?
Rosen est en train de la démarrer.
Comment va-t-elle ?
- Vous parlez italien ? - Non !
Elle est très malade, les reins.
Le soufre ne suffit pas.
Elle a besoin de la penicilina.
De la pénicilline ?
Vous attendez ici ?
Désolé, les stocks de pénicilline sont limités.
Mais sa vie est en danger.
- Désolé, lieutenant ! - Il doit y avoir un moyen.
Seuls les militaires y ont droit.
Dans les cas extrêmes, les membres de leur famille.
On m'a appelé pour célébrer leur mariage.
Après, il pourra obtenir le médicament nécessaire.
Est-il catholique ?
- Vous êtes catholique ? - Oui.
Il faut que je sache...
Dépêchez-vous de nous marier. Dites-lui que sa vie en dépend.
Heavy !
Je croyais que vous étiez venus me voir !
Je ne vais pas avoir de bébé ! Juste m'en sortir !
Un peu de respect pour les mères !
Les paris sont à 6 contre 5 pour un garçon, choisissez.
Votre femme est hors de danger, mais on a perdu le bébé.
Nous n'avons pas d'installations pour les prématurés.
Je peux la voir ?
Elle est très fatiguée. Vous devriez attendre jusqu'à demain.
Le lieutenant ne sera plus ici demain.
Nous retournons sur le terrain.
Attention au mal de mer !
Je veux sortir d'ici !
Vous pouvez y aller, mais elle est endormie.
Il n'y a plus de bébé.
Nous en aurons d'autres.
Beaucoup d'autres.
Parce que tu es ma femme.
Et je t'aime tant.
Je serai un bon mari, je crois.
J'ai beaucoup grandi ces derniers jours.
Je t'aime tant...
moi aussi, mon chéri.
Dors.
Les montagnes étaient trop hautes, alors les huiles choisirent
de débarquer par la mer.
Pour la 4e fois, les Rangers faisaient le lever de rideau.
Je voudrais changer le bénéficiaire de mon assurance militaire.
A quel nom dois-je la mettre ?
Celui de ma femme, Angelina Dittman.
Anzio était une station balnéaire tranquille en temps de paix.
La chasse changea vite tout ça.
Le débarquement prit l'ennemi par surprise.
Mais il se reprit rapidement et concentra tous ses moyens.
Ce fut un désastre.
Tu n'as jamais peur ?
Si, c'est ma façon de pleurer.
Cisterna se trouve sur l'autoroute 7.
Nous devons prendre la ville pour étendre notre tête de pont.
Nous allons infiltrer la ville par une attaque surprise.
D'après nos renseignements, Cisterna est protégée
par une ligne légère de postes avancés.
Le 1er et le 3e Bataillon prendront le départ à 01 h 00.
Vous infiltrerez le territoire ennemi sous silence radio total.
Vous aurez jusqu'à 07 h 00.
Souvenez-vous de ceci :
pendant l'infiltration,
vous éviterez tout combat.
Le 4e partira 1 heure plus tard et rejoindra le 1er et le 3e.
C'est tout, bonne chance.
Nous avons 1 chance sur 5 ?
Je l'espère.
La routine.
Peut-être.
Je l'ai entendu hier soir, Saul.
Entendu quoi ?
C'était un cauchemar.
Je me suis vu enfant en Arkansas, j'écoutais le train sur les rails.
Tout à coup le bruit s'est amplifié,
j'ai levé les yeux : le train arrivait droit sur moi !
Je ne pouvais pas bouger.
Et vous vous êtes réveillé.
Ce n'était qu'un rêve.
Bien sûr
On n'en fera qu'une bouchée.
Nous avons été préparés pour ça.
Vous vous rappelez ?
A Dundee ?
Ils devraient être à mi-chemin.
Au diable !
Nous sommes à 800 mètres au sud de Cisterna.
Ça tombe de tous les côtés ! Une offensive à grande échelle !
Tenez bon !
Le 4e bataillon va attaquer !
Allons-y !
Le brouillard était bas
comme lorsque j'allais à la chasse au canard à Long Island.
Maintenant je savais ce que ressentaient les canards.
C'était horrible d'être couché dans ce brouillard,
sans rien voir et en entendant tout.
Nous ne pouvions pas passer.
Une solide ligne de défense allemande nous séparait de nos bataillons.
Ici Gros Poing.
Ils foncent droit sur nous !
Nous essayons de passer, tenez bon !
Nous ne pouvons plus tenir !
Comment ça va ?
Qu'est-ce que tu crois ?
Je vais mourir.
Tu es trop laid pour mourir jeune !
Je n'ai plus de munitions !
Moi non plus !
Nous ne pouvons pas passer.
Dites à vos hommes de revenir.
Désolé, Dittman.
Nous faisons notre possible.
Partons d'ici !
Viens, Heavy, il est mort !
Allô, Brochet 4.
Allô, Brochet 4, ici Gros Poing, à vous.
Allô, Brochet 4, ici Gros Poing, à vous.
Inutile, colonel.
Le cauchemar de Darby se réalisa,
son monde s'écroulait.
- Pas de Rangers ? - Pas encore.
Occupez-vous de cet homme !
- Ça va, Rollo ? - Bien sûr.
McTavish pensait que je ne ferais jamais un bon soldat.
Attendez qu'il sache combien j'en ai eu cette nuit !
Colonel, voici Hank et Heavy.
Dure nuit. Comment va Rollo ?
Je ne peux plus rien pour cet homme, il est mort.
Les Rangers mouraient ainsi,
sans une plainte, à Anzio.
La zone sensible de l'Europe.
Mais ceux qui avaient survécu pouvaient être fiers,
car ce soir-là, ce n'était pas une simple embuscade,
mais une attaque soigneusement préparée
par la crème de l'armée allemande : la division blindée de Göring.
Ils distribuèrent des médailles, affirmant que nous avions empêché
les Allemands de repousser les Alliés à la mer.
C'est peut-être vrai.
Mais le fer de lance était brisé, et les Rangers rentrèrent chez eux.
Combien en voulez-vous ?
Je vais jouer celles-ci.
Une.
Le donneur en prend une.
- Qu'avez-vous ? - Une suite.
Deux paires.
J'ai un 7 et...
4 as.
Vous n'écraseriez pas un membre de votre famille ?
Je m'entraîne pour mes prochaines victimes.
A vous !
Et le jeune Dittman retourna à son avenir...
Madame Dittman !
Bonjour, mon mari !
L'homme qui créa les Rangers, le colonel William Orlando Darby
fut rappelé au Pentagone.
Je le conduisis jusqu'à la plage pour aller ensuite en ville.
Je vais le prendre.
Je voulais vous accompagner.
Je dois y aller seul, cette fois.
Au revoir, Saul.
Au revoir, mon pote.
Regardez, un Ranger !
Avec notre profonde reconnaissance pour leur coopération
au Ministère de l'Armée et au Ministère de la Défense.
Ce film est dédié aux Rangers, dont les méthodes d'entraînement
ont maintenant été adoptées par toute l'armée américaine.
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