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All� ?
Ecoutez sans m'interrompre.
Pr�venez le commissaire Tanzi que le chien aboiera ce soir � 19h,
au m�me endroit.
Je r�p�te, le chien aboiera � 19h,
au m�me endroit.
All� ? All� ?
Bonsoir, commissaire.
Tu as disparu depuis un moment.
J'allais te convoquer.
Vous voulez mon malheur.
Si on apprend qu'on se voit, je vais mal finir.
Si tu arr�tes de m'aider, voil� comment tu vas finir :
Interdiction de s�jour et plainte pour violation de s�jour forc�.
Je suis entre vos mains. Je n'ai rien dit.
Disons que j'ai tout imagin�.
Entendu. Vas-y.
Les Marseillais ouvrent ce soir un autre tripot clandestin.
Ferrender sera l�.
O� �a ?
Quartier Parioli, rue Marco Vilneo 16bis.
Attention, je suis hors du coup. Ne me compromettez pas.
Merci.
All� ? Ici, Tanzi.
Dites � Poliana de venir avec deux voitures aux Parioli,
rue Marco Vilneo 16bis.
Je r�p�te, rue Marco Vilneo 16bis.
100000 nets. Une carte...
D�gage !
Ne bougez pas de l�.
Papiers, je vous prie.
Police ! Debout, vite.
D�gagez.
A l'aide ! Non !
Silence ! Tout le monde contre le mur.
Restez calmes, simplifiez-nous la t�che.
- Papiers. Vous aussi. - Ecoutez...
Levez-vous et donnez-moi vos papiers !
- Vos papiers. - Je les ai laiss�s chez moi.
Vous ?
On a fait un trou dans l'eau. Embarques-en 2 ou 3.
Bien.
Allez, vite.
Vas-y.
Alors ?
Ils nous ont encore eus.
Du calme, Leonardo.
T�t ou tard, on aura Ferrender.
J'aimerais �tre aussi confiant que toi.
Pendant qu'on perd notre temps, ce type fout le bordel.
Mais si je l'attrape...
Qu'y a-t-il ?
Ne te tourne pas. Le manchot de Ferrender est l�.
J'en ai pour deux heures. Viens me chercher vers minuit.
Savelli !
T'es qui, toi ? Je te connais pas.
On se prom�ne arm�, hein ?
Allez, avance !
Je veux mon avocat. J'ai rien fait.
"Ferrender Emmanuel Dominique, n� � Marseille le 6 ao�t 1931.
"Signal� pour la premi�re fois � Milan en 72,
"pendant un hold-up dans une bijouterie du centre.
"Printemps 74,
"il est � Rome. On lui impute 6 hold-up dans autant de banques.
"S'�tant impos� dans le milieu, il prend le contr�le
"de la drogue, des tripots et de la prostitution.
"On le tient responsable de deux enl�vements :
"L'industriel Boggio et le promoteur Longhi."
C'est bon, Colantoni.
Alors, "main morte", o� est ton ami Ferrender ?
J'aimerais souligner
que mon client n'est tenu � r�pondre
qu'� un juge. On portera plainte
contre vous pour insultes, Tanzi.
Tais-toi, moustachu. Ton client avait sur lui un pistolet.
Un 7,65. Il a un port d'armes et ne l'a pas utilis�.
- C'est vrai. - La ferme !
Ou tu finiras � l'h�pital.
Laisse-le, pas de b�tises.
Ils essaient de te coincer.
Pardon, commissaire...
- M. Ruini vous demande. - Dis-lui que je suis occup�.
Leonardo, �coute...
On est amis depuis que tu as atterri � la brigade mobile.
Ecoute quelqu'un qui est flic depuis 20 ans :
Calme-toi.
Ils nous baisent comme �a, � l'abri du Code p�nal.
Je sais.
Ecoutez,
s'il n'y a aucune charge contre mon client,
j'aimerais savoir s'il est libre.
Mais oui, il est libre.
On peut partir, alors ?
Au revoir.
Mes hommages, commissaire.
Viens, je t'offre un caf�.
Voici le 198.
Croyez-moi, c'est encore du pipeau.
D'abord le tripot, puis la gar�onni�re.
On a frapp� � un tas de portes pour rien.
C'est de l'essence gaspill�e.
Tu dois avoir raison, mais il faut essayer.
Bon... Je vais me taper encore cet immeuble.
Au secours !
L�ve-toi, enfoir� !
- L�chez-moi. - Crapule !
Tu fais quoi ? On se calme !
Tribunal pour enfants
- Tu as quel �ge ? - 15 ans.
- Et toi ? - 16.
- Ton nom ? - Nicola.
Que fait ton p�re ?
Il est en taule.
Qu'est-ce qu'il a fait ?
Il a tu� ma m�re.
- Avec qui tu vis ? - Avec des amis.
C'est un ami, lui ?
Avec quoi vis-tu ?
Je vole.
Vols � la tire... des portefeuilles, des trucs comme �a.
Et toi ?
- Je conduis le scooter. - Il est fortiche.
Avant, il �tait m�canicien dans un garage.
Mais il touchait 800 lires par jour. Alors, vous savez...
Avis favorable
Libert� provisoire
Bougez pas, c'est un hold-up !
Allez l�-bas !
Au secours !
Couchez-vous, face contre terre !
Face au mur !
D�p�che-toi !
Grouillez-vous !
Vite !
Ou on va nous attraper !
Filons !
Un gangster avait une proth�se � la main gauche.
Il s'agit forcement de Savelli.
Je sais � quoi tu penses.
Si on t'avait �cout�...
Voyons !
On a un cadavre de plus, mais on a respect� la loi.
Ecoute-moi.
Non, c'est toi qui vas m'�couter.
On ne peut pas continuer ainsi.
C'est une question de principe, pas seulement de sentiments.
Ces types n'ont peur de rien.
Ils profitent de notre impuissance,
- de nos scrupules. - Peut-�tre bien.
Mais que faire ?
Cr�ons une brigade sp�ciale.
Une brigade habilit�e par la magistrature
� lutter contre la p�gre avec une libert� accrue.
Tanzi, je peux �tre d'accord en tant que citoyen.
Mais en tant que vice-pr�fet et votre sup�rieur,
je dois vous dire non.
On s'efforce d'am�liorer notre syst�me
pour �galer les autres pays europ�ens.
Des mots, M. Ruini. La r�alit� est autre.
La France et l'Allemagne ont �volu�.
M�me les Suisses ne prennent pas de gants avec les contrebandiers.
Alors que nous,
on permet � Savelli de voler et tuer pour une chicane juridique.
Tanzi, la loi �tablit des limites.
Oui, pour nous.
On ne peut pas agir comme les criminels.
Imagine le toll� dans la presse.
La presse ! Je veux Ferrender et pour le prendre...
Allez voir ce qui se passe.
Assez, j'ai dit !
Laissez-moi !
Qu'y a-t-il ? C'est quoi, ce bordel ?
Ce monsieur refuse de signer le proc�s-verbal.
Il demande son avocat.
- Qu'a-t-il fait ? - Il a � moiti� tu�
un vieux sur un passage clout�.
Tu attends quoi ? Boucle-le !
Je m'en fous. Les avocats de papa me feront sortir vite fait.
Vois-tu, Anna, je ne supporte pas le cynisme.
Surtout chez les jeunes.
Tu refuses de les comprendre. Que sais-tu de leurs probl�mes ?
Pour toi, ils se divisent en bons et m�chants, c'est tout.
Ne dis pas de b�tises.
Ce ne sont pas des b�tises, c'est la v�rit�.
La v�rit� est qu'il faut poursuivre les d�linquants.
Tu cherches toujours des circonstances att�nuantes :
Soci�t�, famille
et autres �neries sociologiques.
Bien s�r, je devrais t'imiter.
Tu es en train de devenir un kamikaze de la violence d'Etat.
Pardon ! Au prochain hold-up,
au lieu de poursuivre Ferrender, je demanderai � son avocat
son profil sociologique. Ok ?
All� ?
C'est moi.
Quoi ?
Bien, j'arrive.
D�sol�, je dois partir. On se voit au restaurant.
- L'�quipe scientifique ? - Ils arrivent.
- Leonardo ! - Comment c'est arriv� ?
Ils venaient de voler un retrait�.
Un camion est sorti du virage et...
Incroyable, je les ai arr�t�s il y a 2 jours.
Qui les a relax�s ?
Le juge d'enfants, d'apr�s l'avis du psychologue.
- Anna ? - Il semble, oui.
On est des idiots.
On se tue pour les attraper
et une pauvre imb�cile se laisse attendrir.
- Tu parles d'Anna. - Non.
Je parle de deux jeunes gar�ons morts par exc�s d'humanit�.
La maison de correction valait mieux que la mort.
Tu ne veux pas comprendre. J'en ai aid� d'autres et j'ai r�ussi
� leur faire changer de vie. Pas tous,
mais la prison les rend tous d�linquants.
Tu parles, je les revois souvent,
tes prot�g�s !
Parle doucement.
Votre indulgence ne fait que favoriser la d�linquance !
Leonardo, tu exag�res.
Laisse tomber. Merci, mais c'est peine perdue.
Non, il voulait juste dire...
Non... laisse-la partir.
�a va la calmer.
- Voici la voiture de Moretto. - S�r ?
Avec ma paye, je n'aurai jamais une telle voiture.
Fais gaffe, More', la poulaille est l�.
Qu'ils me cassent pas les pieds alors que je bosse.
Bonjour.
Il t'a dit bonjour. Les gens polis r�pondent.
Les gens polis,
lorsqu'ils trouvent un chirurgien en train de charcuter quelqu'un,
lui disent : "On vous d�range, Dr Moretto ?"
Et moi, qui suis quelqu'un de poli,
je dis : "Aucunement. Vous d�sirez ?"
Ne fais pas le malin. Descends !
Descends, j'ai dit, et vite. Compris ?
Vous d�sirez ?
Pourquoi tu renseignes Savelli ?
- Qui �a ? - Savelli.
C'est qui, ce mec ?
Attention, ta bosse ne va plus te porter chance.
Tes cornes non plus.
Elle est bonne, hein ?
Rigole, vas-y.
Il se trouve que Savelli a �pous� ta s�ur.
Laisse tomber ma s�ur, elle baise avec qui elle veut,
pig� ?
Tu m'as fait mal !
Tu profites de mon handicap. Va chier.
Arr�te ton cin�ma.
Du cin�ma, mon cul !
Tu dis que la bosse ne me vaut rien, laisse-moi au moins les couilles.
Allons jeter un coup d'�il � ta voiture.
On y va ?
O� �a ? J'ai du boulot !
- Allez. - Je dois bosser !
D�p�che-toi.
Je lambine pas, moi !
- Vous me mettez en retard. - Les cl�s.
Tiens.
Et �a, c'est quoi ?
Si ce n'est pas du bicarbonate, tu es foutu.
C'est pas � moi, �a.
On a mis �a l� expr�s.
Viens, on va bavarder un peu.
Pas le temps de bavarder...
Vincenzo ! Vous l'emmenez o� ?
- Sandra, arr�te ! - L�ches !
- L�ches ! - Sandra !
Appelle l'avocat. Ils cherchent � me coincer.
Fils de pute ! T'en fais pas, je m'en occupe.
T'en fais pas !
Revenons aux anciennes m�thodes, d'accord ?
R�ponds !
R�ponds !
Qu'est-ce que je dois dire ? Que j'aime �a ? Je sais pas, moi.
Tu dois dire :
"J'aime bien �a,
"monsieur."
J'aime bien �a, monsieur.
Quand tu veux, tu es poli.
Moretto, si j'�tais toi, je viderais mon sac.
Les nouvelles normes de garde � vue me permettent de te retenir 48h.
Imagine...
toi et moi pendant 48 heures.
Et mon avocat.
Je veux mon avocat !
On lui dira que tu t'es cogn� � une porte.
Dis-moi o� sont Savelli et Ferrender.
Je sais que dalle, je sais rien !
Ayez piti�.
Laissez-moi en paix.
O� sont Savelli et Ferrender ?
- Je sais pas ! - Parle !
Je sais pas !
Je sais pas, merde !
Ayez piti�, putain, ayez piti�.
Je suis un estropi�.
S'il vous pla�t, je...
je dois aller pisser.
Bien, accompagne-le. Mais ram�ne-le aussit�t.
Je dois pisser.
D�p�che-toi.
Le diable vous emporte !
Le diable vous emporte.
Je vais pisser sur moi...
Je vais pisser sur moi... voil�.
Voil� !
Voil�, mis�rables salopards.
Vous valez pas un clou.
Porcs...
Sales porcs !
Je vais d�truire ce fils de pute.
Je vais te faire virer.
Je te jure que je vais te faire virer.
Allez, Moretto... Du cran, allez, du cran !
Au secours, je meurs !
Je me suis tu� !
Salopards !
Antonio, une ambulance, vite !
Bien. Oui, merci, tenez-moi au courant.
Rien de grave. Dans deux jours, il sortira.
Tant mieux. Quelles mesures va-t-on prendre ?
Aucune. Aucune mesure � l'�gard de Vincenzo Moretto.
Et la drogue ?
Voyons, Tanzi, m�me un avocat d�butant
pourrait prouver que c'est vous qui l'avez mise.
Si je comprends bien, l'incrimin�, c'est moi.
Non. Je me borne � vous transf�rer de la brigade antigang
au bureau des licences d'exploitation commerciale.
Ainsi on �vitera une enqu�te.
Une fois de plus, la justice a triomph�, hein ?
Non, mais on �vite le scandale.
Imaginez la une des journaux, demain :
"Un commissaire frappe un pauvre bossu."
La voil�.
Que voulez-vous ? L�chez-moi !
- A l'aide ! - D�marre.
Arr�tez !
J'attends ou je vous sers ?
Non, attends. Je peux passer un coup de fil ?
Bien s�r.
Vous �tes s�r que mademoiselle est sortie ?
Oui, depuis 30 mn environ.
Merci.
Non ! Vous �tes fous !
La ferme, putain.
Non, l�chez-moi !
Boucle-la.
Allez, on se d�p�che. Vite !
Laissez-moi !
Que faites-vous ?
Tu vas voir.
- Mais pourquoi ? - �a suffit.
Qu'est-ce que je vous ai fait ?
T'as peur, hein ?
Vas-y !
Arr�te !
�a suffit, maintenant.
Tu paries qu'elle s'est piss� dessus, cette pute ?
Tiens, ma belle, c'est pour ton salaud de copain.
On y va ?
On arrive.
N'y pense plus.
Elle est en �tat de choc, mais elle n'est pas bless�e.
S'ils l'ont enlev�e, c'est pour me donner une le�on.
Je crois savoir qui est derri�re.
Elle a eu un violent traumatisme.
On va la garder 48h, puis on la renverra chez elle.
Comment te sens-tu ?
Tu as vu leurs visages ?
Ils �taient... masqu�s.
Ils t'ont emmen�e o� ?
Je ne sais pas.
J'ai oubli�.
Dans un pr�.
Ne la fatiguez pas.
Elle n'est pas en �tat de parler longtemps.
D�s que je peux, je reviens.
Leonardo...
Pas de repr�sailles, je t'en prie. Ce n'est qu'un accident de travail.
Commissaire...
Elle avait cette balle en main.
On ne l'a pas vue tout de suite. �a peut vous aider.
Peut-�tre.
Votre nom ?
Angela Antonini. J'ai un bureau de tabac rue Dei Gracchi.
Un instant.
J'attends depuis le mois de mars.
D�sol�, mais il n'y a aucun dossier � propos de votre salle de billard.
Impossible. Cherchez.
Il n'y en a pas, j'ai dit.
Sans vouloir vous apprendre le m�tier,
le pr�fet m'a assur� que mon dossier �tait en r�gle.
Le pr�fet peut assurer ce qu'il veut.
Le dossier n'est pas l�, compris ?
Vous devriez prendre un calmant,
vous en avez besoin.
- Voici, madame. - Merci.
Depuis quand tu es l� ?
- 22 ans, monsieur. - Tu es fou.
J'en ai marre au bout de 2 jours.
- Quelqu'un doit bien faire �a. - Oui.
Mais je suis flic pour combattre la d�linquance,
pas pour faire de la paperasse.
Excusez-moi.
All� ?
Bureau des licences.
Vous faites erreur, adressez-vous au bureau des �trangers.
Je vous en prie.
Des inconnus dans une BMW blanche tirent � la mitraillette
- Je vais chez le coiffeur. - Bien, monsieur.
Tu veux quoi ?
- Savelli. - Tu perds ton temps.
Compris ? Je vois plus ce fils de pute.
Il m'a plant�e l� avec le m�me.
Tu es sa femme, on va parler.
J'ai rien � dire. Je suis pas une pute ni une balance.
Sandra !
C'est qui, ce raseur ?
Tiens, tiens...
Une petite visite � ta s�ur ?
C'est interdit ?
Pas du tout.
C'est ton id�e, �a ?
Tu te trompes, c'est quelqu'un d'autre.
Avale-la.
- Pardon ? - Avale-la.
Tu plaisantes ?
Avale-la, j'ai dit !
Bon, je vais l'avaler.
Qu'est-ce qu'il croit ?
Regarde...
Content ?
Pardon, commissaire. A votre sant�.
Le diable t'emporte.
Partons, il est tard.
Demain, j'ai une journ�e charg�e au caf�. Le tierc�, tu sais.
Encore un instant, il n'est que 21h.
Que voulez-vous ?
Descends, enfoir�. Descends ou t'es mort !
Au secours ! Non !
L�che-moi !
Franco !
Un brave travailleur, hein ? Salaud !
Franco ! L�chez-le !
Il lui faut une le�on !
Dans le coffre.
Oui, prends les cl�s.
Allez, Stefano, vite !
On va le boucler.
Oui, allez !
Franco ! Laissez-le !
On va baiser ta copine,
prol�taire de mes deux !
L�ches !
Allez, les gars, dans l'herbe !
L�chez-moi !
Allez, mettons-en un coup.
Allez, la belle !
Ferme ta gueule, fais pas la salope.
Viens l�.
Voyons, n'aie pas honte.
On va pas te casser. Au contraire, tu t'amuseras.
S'il vous pla�t...
Laisse-moi... non...
All�, c'est toi ?
Retrouve-moi � Tormarancia. Sur la place. Il y a un caf�.
D�p�che-toi.
Parle-moi de Savelli.
Connais pas.
Je connais que Pierino Pradi. Il a des couilles, lui.
Pas comme ces porcs d'ici.
Travaillons-la au b�ton.
Oui, allez !
T'aimes, hein ?
J'ai �t� chez Savelli. Devine qui �tait l� ?
Le bossu, j'imagine.
Ils pr�parent un coup et Moretto g�re �a.
C'est �a.
Pour avoir Ferrender et Savelli, il faut le surveiller.
J'ai compris, je passe la nuit ici.
Bien. S'il y a du nouveau, appelle-moi chez moi.
Commissaire, vous n'�tiez pas au bureau des licences ?
Comme tu dis, j'y "�tais".
Prends ma place. Salut.
Arr�tez-vous !
Arr�tez-vous.
On nous a agress�s, on a viol� mon amie, aidez-moi.
Monte.
- O� est-elle ? - L�-bas.
Paola !
- Paola. - Franco...
Emm�ne-moi d'ici.
Ne pleure pas.
Allez, calme-toi, je suis l�.
Je veux mourir.
Les salauds.
Essaie de te calmer.
- Je ne veux pas aller chez moi. - Non, non.
Calme-toi, c'est fini.
Il faut l'emmener � l'h�pital, vite.
- Attendez, je vous aide. - Merci.
- �a va aller ? - Oui.
Viens...
Monte. C'est fini.
Sauriez-vous les reconna�tre ?
L'un d'entre eux avait un pull blanc
et une t�te d'enfant g�t�.
Fais-moi jouer.
Gaetano, je suis un as. Tu paries
100000 lires ?
Casse pas les pieds.
Laisse-moi jouer.
C'est � toi, �a ?
Et ta s�ur !
Arr�te !
Tu vas oublier les femmes pour toujours !
Compris, fils � papa d�bile ?
Tu vas perdre l'envie de recommencer !
Et vous aussi, vous �tes de la m�me race !
Enfoir�s !
L�che !
L�che !
Acc�l�re, on va le semer.
Acc�l�re, il nous colle !
Ici, Tanzi. Lungotevere, Acqua Acetosa.
Bloquez une Dino Ferrari bleue,
immatricul�e B 70712. D�p�chez-vous.
C'est foutu.
Ecrase-le, vas-y !
Ecrabouille-le, vite !
Stefano, r�ponds-moi !
- Descends. - Non, laissez-moi. Stefano !
J'en ai assez, vous comprenez ?
J'en ai par-dessus la t�te.
Il devait rester � son bureau et laisser le pistolet dans un tiroir.
Reste le fait, monsieur, qu'ils ont essay� de l'�craser.
Il a d� se d�fendre.
L� n'est pas la question. Vous auriez agi autrement.
Et j'y aurais sans doute laiss� ma peau.
O� est Tanzi ?
Au Parquet,
pour faire son rapport.
Je vais vous faire une confidence.
J'ai �t� en classe avec le p�re de ce gar�on.
C'est quelqu'un de bien.
Je le plains.
Je comprends.
Autre chose, M. Ruini ?
Oui.
Jusqu'� nouvel ordre, occupez-vous du dossier Ferrender.
Quant � Tanzi, il vaut mieux qu'il reste hors de ma vue, compris ?
Entendu.
All�, maman, c'est moi.
All�, Marta ? All� ?
T'appelais maman ?
Non, Tony, promis.
Pourquoi tu me racontes toujours des bobards ?
Tu dois pas appeler
ta petite maman.
Tu le sais, non ?
Je ne le ferai plus.
Viens l�.
Ne me touche pas, va-t'en ! Tu me d�go�tes !
- Bouge pas ! - Ne me touche pas, tu me d�go�tes.
Je te d�teste, laisse-moi.
Je te d�teste... Non !
Et voil�.
Tu vas vite te sentir mieux.
A pr�sent, �a va mieux.
Tu aimes �a.
Idiote...
On va voir �a.
Pardon, le bureau des licences ?
Derni�re porte � gauche.
- Je peux ? - Entrez, madame.
- Je suis Maria Assante. - Oui ?
La veuve
- du brigadier Assante. - Je me souviens. Asseyez-vous.
Mme Assante !
Bonjour,
commissaire, je vous cherchais.
Vous savez, Antonio vous aimait beaucoup.
Il a m�me parl� de vous le jour avant que...
qu'on le tue.
Alors, je suis venue vous voir.
Je peux vous aider ?
Oui. Je n'en peux plus.
Je suis d�sesp�r�e.
A cause de ma fille.
Marta a pris
un mauvais chemin.
J'ai essay� de la mettre en garde, mais �a n'a servi � rien.
Elle a quitt� la maison depuis des semaines.
Elle est partie avec un sale type.
Un certain Tony.
On dit que c'est un dealer.
Vous avez port� plainte ?
Oui, mais on m'a dit qu'elle a 19 ans,
qu'elle est majeure.
Elle peut faire ce qu'elle veut.
Je vois.
- Tony, vous dites ? - Oui, Tony.
On le trouve o� ?
Je ne sais pas.
Une fois, Marta m'a dit l'avoir rencontr� dans une bo�te.
Le "Marocco".
Mince...
Un coup de main ?
Oui, merci.
Elle ne d�marre pas.
On va voir �a.
C'est le carburateur.
- Vous croyez ? - Regardez.
Au secours !
- Arr�te ! - D�gage !
Arr�te !
Au secours !
Enfoir� !
Leonardo... Tu es toujours l� o� il y a du grabuge.
On t'a mut� � la brigade anti-vol ?
Emm�ne-le.
Ou tu aimes faire le justicier ?
Viens, on t'attend depuis 30 mn.
Tenez, madame.
Commissaire Tanzi, juge Bennato.
Voici le corps. Enterr� l� depuis longtemps.
Avant d'�mettre une hypoth�se, je veux ton avis.
Qu'en penses-tu ?
L'identifier sera dur.
Sauf si ses empreintes sont dans les archives.
Mais la main gauche mutil�e me rappelle quelque chose.
Un rituel des Marseillais.
C'est bien ce que je pensais.
Expliquez-moi, s'il vous pla�t.
C'est une signature, M. Le juge.
On sent la main de Ferrender.
Un r�glement de compte, sans doute.
Si vous le dites...
Je vais faire emporter le corps.
Allez-y.
Tiens-moi au courant. On ne sait jamais.
- Bien s�r. - A propos...
Tu connais le "Club Marocco" ?
Non. Pourquoi ?
Rien. Je vais peut-�tre aller danser.
Tu le connais ?
Jamais vu.
Et Tony, depuis quand tu ne l'as pas vu ?
Tony qui ?
Ne crois pas que je ne t'ai pas reconnu.
Tu dois encore faire un an, pas vrai, Carmine ?
- Seulement 8 mois. - Tony !
Rue Coronari 73. Il a une mansarde.
Je n'ai rien dit, n'oubliez pas.
Tu as raison d'insister.
All� ? C'est toi ? Tanzi te cherche.
Tanzi ? Qui c'est, celui-l� ?
Merci.
Marta ! Allez, idiote,
- r�veille-toi ! - Quoi ?
Je t'emm�ne
chez ta m�re, l�ve-toi !
L�ve-toi, d�bile.
Je suis malade, je veux dormir.
Grouille-toi, si tu veux pas atterrir en prison.
Habille-toi, vite.
- T'es encore l� ? Idiote ! - Je suis malade, je peux pas.
- Tant pis pour toi. - Je peux pas !
Maman...
Tu sais quoi ? Tu commences � m'emmerder.
Un ambulance rue Coronari 73. D�p�chez-vous.
Arr�te-toi !
Bouge pas ! Ou je l'�gorge.
Bouge pas, j'ai dit !
Tu vas o� ?
D�gage !
Fais pas le malin, t'as pas int�r�t.
Je suis Tanzi.
- Sarti, des stups. - O� est la fille ?
L'ambulance l'a emmen�e. Elle �tait en mauvais �tat.
Elle a d� prendre une dose excessive.
Un salaud la lui a inject�e pour la tuer.
Il a r�ussi � fuir.
Mais je le retrouverai, quitte � fouiller toute la ville.
Marta, ma petite !
Marta... pourquoi ?
Partons.
Je ne peux plus travailler apr�s ce qui s'est pass�.
J'ai pris 6 mois de mise en disponibilit�.
Que vas-tu faire maintenant ?
Je vais aller � Milan.
�a va nous faire du bien de nous s�parer un peu, non ?
Peut-�tre.
Il faut qu'on r�fl�chisse � notre relation.
Tu pars quand ?
Samedi matin.
Bien. Je te ram�ne.
Pauvre fille.
Tu peux le dire.
C'est beau, hein ?
Pour �a, il n'y a pas de doute.
Mais je peux te donner 2 millions maximum.
Quoi ? De la marchandise exceptionnelle et toi...
D�sol�, Moretto, mais c'est maximum 2 millions.
Allez, Moustache, fais un effort.
500000 de plus.
Je dois payer la traite de la Porsche dans 2 jours.
Moretto, les temps sont durs, les gens ont peur d'investir.
Ce genre de marchandise se vend mal.
Moustache, faisons un "compromis historique".
Moi, le prol�taire bossu, je ne vole que pour toi.
Toi, le capitaliste malin, tu ne traites qu'avec moi.
Je signe l'accord pour 500000 de plus.
Je ne peux pas.
Les temps sont durs, je t'ai dit.
Allez, fais un effort, Moustache.
Je te laisserai toucher ma bosse.
Allez, touche-la, �a va te porter chance.
Je te remercie, mais je ne crois pas � ces choses-l�.
Tu as tort. Vraiment tort.
Mufle...
Caputo...
J'ai tout r�gl�. On a carte blanche.
- Vous avez tout mis en place ? - Rome est quadrill�e.
Je veux un rapport toutes les 15 mn. Le reste, c'est mon affaire.
Gardez un canal toujours libre pour les voitures.
- Entendu ? - Bien.
Quel �tourdi je fais !
Savez-vous quel jour on est ?
Non.
C'est le 25e anniversaire de mon mariage.
Partez, allez, qu'attendez-vous ?
- Puntato ! - Monsieur ?
Y a-t-il un fleuriste pas loin ?
Un fleuriste ? Il est presque minuit.
Je veux une douzaine de roses rouges. Tout de suite !
- On le met o� ? - Chez Colantoni.
Bien.
- Tu as l'air furax. - C'est peu dire.
- Qu'y a-t-il ? - Tu ne sais pas ?
Non. Au bureau des licences, on ignore tout.
On a kidnapp� Mancuso.
Le grand bijoutier ?
Lui-m�me. Il avait des millions en bijoux sur lui.
Excuse-moi, on se voit demain. Allons-y.
Je piaffe de voir les autres agir,
alors que je moisis dans la paperasse.
L� o� les autres aimeraient moisir.
Oui...
A propos, a-t-on identifi� le corps de Castelfusano ?
Non. Je crois que le dossier
va �tre archiv�.
Je vois.
Ferrender s'en tire une fois de plus.
Leo...
- Je donne les cl�s au concierge. - Bien.
Entendu, demain je r�gle tout...
Pardon, vous avez du feu ?
Avance !
Monte !
Leonardo !
Excusez-moi, il faut que je passe un coup de fil.
M. Caputo. C'est urgent.
Pas de blagues !
Descends !
C'est pas ma faute.
Elle s'est piqu�e toute seule.
Crapule. C'est toi qui l'as tu�e !
Qui te file l'h�ro��ne ? Parle !
Je l'ignore. Des Sud-Am�ricains.
- Leurs noms ? - Je sais pas.
Les noms !
- Je sais pas. - Si, tu sais.
Que faites-vous ?
Non... Vous �tes fou ?
Vous �tes fou !
Non...
Vous pouvez pas faire �a !
Tu n'as pas eu piti� d'elle.
Non... Attendez.
Epargnez-moi et je vous donne un bon tuyau.
A propos de Ferrender.
- Lequel ? - Vous ignorez que...
Leonardo, que s'est-il pass� ?
Ici, Caputo.
Passe-moi le groupe d'intervention.
Un homicide au Village olympique.
Pr�venez le procureur Bennato. Termin�.
Bravo, tu l'as mis en charpie.
Mais pourquoi t'as pas �limin� ce sale flic ?
Pourquoi ?
Parce qu'il devra me regarder dans les yeux quand je le tuerai.
Me regarder et trembler de trouille. Il chiera dans son froc, l'enfoir�.
Pig� ?
A propos d'enfoir�...
Ce matin, j'�tais aux WC. Je sens un truc bizarre...
Je me dis : "Merde, qu'est-ce qui m'arrive ?"
Je pousse... je fais. Je me rel�ve.
Et regarde ce que je trouve dans la cuvette.
Comment �a se fait ?
Comment �a se fait ?
Je suis un miracul�.
Tu sais, sainte Claire qui crachait des marguerites ?
Elle �tait prot�g�e par Dieu.
Moi, qui suis prot�g� par Satan, je chie du plomb.
C'est avec cette balle que je vais arranger ce justicier de mes deux.
Le diable l'emporte.
Donc, vous n'�tiez pas en service et vous �tiez l� par hasard.
Je vois.
Et vous, Caputo ?
Moi... je suis arriv� juste avant qu'on tire du passage a�rien.
J'ai vu le dealer tomber et la Citro�n
qui d�marrait � toute vitesse.
Etes-vous s�r qu'on a tir� de la Citro�n ?
Ou associez-vous les 2 faits car ils sont arriv�s en m�me temps ?
Arr�tez d'ergoter, soyez clair.
C'est ce que je cherche : La clart�.
Non, vous insinuez que Parenzo a �t� tu� autrement.
Collez-moi ce meurtre, si vous voulez, mais sans d�tours.
Changez de ton.
Je ne changerai rien !
On veut ruiner ma r�putation !
Ecoute...
Non, laisse-moi parler !
Suffit ! Pour tout dire,
ce n'est pas moi qui ruine votre r�putation,
mais vos m�thodes !
Vous pensez trop � la politique, � la presse.
Vous avez oubli� que vous �tes arriv� � votre fauteuil
� force de coups de poing.
Voici ma plaque. Vous aurez ma d�mission plus tard.
Comme vous voudrez.
3 gangsters ont attaqu� la Banque Populaire.
Ils sont � l'int�rieur avec 10 otages.
- Caputo, d�p�chons-nous. - Bien.
Je pr�viens le pr�fet de police.
Mettez-la debout !
S'ils croient qu'on plaisante, c'est rat�.
Si on a pas l'argent, je massacre tout le monde !
Je vous tue comme des chiens !
C'est comment, dehors ?
Calme. Trop calme.
Si quelqu'un essaie d'approcher, bute-le !
Quand est-ce qu'ils se d�cident ?
Alors, Caputo ?
J'ai envoy� sur les toits les gars de l'anti-terrorisme.
- Du nouveau ? - Non, rien.
Ils ont r�it�r� l'ultimatum.
Un juge en otage et une voiture.
Ou il tuent les otages � partir de 12h.
On a un peu de temps.
Avancez un peu.
Vous avez d�j� dress� le proc�s-verbal ?
R�ponds.
All� ?
Le substitut du procureur nous demande de lib�rer les femmes.
Pas question ! Je veux un juge et une voiture.
Un juge et une voiture.
Bien, merci. �a va comme �a.
Alors ?
C'est lui qui les a enferm�s,
mais le guetteur s'est enfui dans une BMW blanche.
Et maintenant ?
Le procureur essaie de n�gocier, mais si c'est la bande � Ferrender,
c'est parfaitement inutile.
Si on n'agit pas, ils vont faire un massacre.
On devrait essayer, non ?
Le procureur va nous tuer.
Et eux, ils vont tuer les otages.
Je sais.
Marchi, une cigarette.
- Alors ? - C'est le bordel. Esp�rons...
Je connais les employ�s.
Tu as �t� banquier ?
Si seulement ! Mon fils a install� la climatisation.
Parfois je l'aidais, histoire d'arrondir les fins de mois.
- Tu as dit clim ? - Oui.
Laissez-moi partir !
Calme-toi.
Fais-la taire, elle m'�nerve.
Dis-lui d'arr�ter ! Allez, petit merdeux !
Je veux sortir ! Non !
- Tu sais qui je suis ? - Oui.
- Tu es bon tireur ? - Assez, commissaire.
Viens avec moi.
- D�p�che-toi. - J'ai presque fini.
Voil�. 500 lires, monsieur.
- Ton nom ? - Labire Galeazzo.
"Labire Galeazzo, sans lires ni zoizo".
Esp�ce de crapule...
T'as pas entendu les infos ? C'est la voiture des gangsters !
Le 113 ? On a vu passer la BMW blanche.
Pas d'imprudence, hein ?
- Calme-toi. - Je r�p�te.
Il s'est rien pass�. J'ai juste tir� en l'air.
Mais si vous ne r�agissez pas dans 10 minutes,
je ne r�ponds plus des otages, compris ?
Va l�-bas !
Toi ! Face au mur !
T'as compris ?
Bouge-toi, grouille !
Si dans 2 minutes le t�l�phone sonne pas, t'es foutue !
Tu piges ?
On y est.
Je la bute, si la bagnole n'arrive pas dans une minute !
Je vous tue tous !
- Emm�ne-moi. - Du calme, c'est fini.
- Venez, on sort. - Je suis malade.
C'est fini, du courage.
Bien, entendu.
Ecoutez, Tanzi... je ne retire pas ce que j'ai dit.
Un policier doit toujours respecter la loi.
Attention, � toutes les voitures.
On a intercept� la BMWdu gangster
au d�but du boulevard Marconi.
Qu'attendez-vous ?
C'est vous le chef de l'anti-gang, non ?
Si vous permettez, vous �tes un fils de...
Arr�tez-vous, Tanzi.
Allez-y, maintenant.
- Descends. - T'es fou ?
Descends !
Repars !
Grouille !
Il y a une mourante, ici.
Je m'en fous. Si tu veux pas mourir aussi, continue.
Ne t'en fais pas, tiens bon.
Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi on revient ?
Tu veux quoi ?
Savoir o� on va.
Je vais te dire o� tu vas.
Au cimeti�re, enfoir�.
Allez, allez !
Le gangster de la BMW s'est empar� d'une ambulance,
immatricul�e 46912. Il est dans le quartier Portuense.
- Je r�p�te... - Allons-y.
- Tu t'appelles comment ? - Oronzo.
"Oronzo, fais pas l'idiot,
"si on nous attrape ici, t'iras au paradis."
Elle est bonne, hein ?
Allez...
Acc�l�re.
Voiture 15. On essaie d'intercepter l'ambulance
avec le gangster dans la zone EUR Laurentina.
Je r�p�te. Zone EUR.
Bien re�u. On converge vers le point indiqu�.
Ici, Tanzi. Ne le l�chez pas.
Poussez-le vers le p�riph�rique. Je passe.
Fonce !
A gauche.
Attention !
Ils sont morts.
Il �tait bossu, ce salopard de fils de pute.
Encore un peu et il me tuait aussi, commissaire.
Tu vois ? J'avais raison.
Envoie une �quipe � l'abattoir et une chez sa s�ur.
- Vous pouvez partir. - Merci.
Allons-y.
All� ?
Un appel de Milan ? Je le prends.
All� ? C'est toi...
Pardon ? Les deux tu�s dans la banque ?
Oui, ce sont eux. J'en suis s�re.
Le troisi�me, on l'appelait Albino.
J'aurais d� te le dire avant, mais essaie de comprendre.
Je voulais t'�viter des ennuis.
C'est du pass�, n'en parlons plus.
Tu te souviens o� ils t'ont emmen�e ?
Dans une casse, hors de la ville.
Ecoute, je ne pense pas que je reviendrai.
Pour l'instant, en tout cas.
Il vaut mieux.
Comme tu veux.
Anna !
- Tu connais Vincenzo Moretto ? - Non.
Tu les connais ?
Jamais vus.
- Rien, commissaire. - Bon, partons.
- Jamais vus. - Merci. Au revoir.
- Tu es chef d'�quipe ? - Oui, pourquoi ?
- Qui est le propri�taire ? - 2 fr�res.
Luciano et Giovanni Ciotti.
�a fait 2 ans. Avant, c'�tait un autre.
Ils louent ?
Le terrain est � un autre.
Oui, il est � un certain Gerace... Geraci... un truc comme �a.
Je vois. Partons.
On dirait que c'est notre faute si Moretto s�me des cadavres.
Que veut la presse ?
Ils ont raison, Caputo.
Pourquoi ?
Oui, peut-�tre. Ils ont sans doute raison.
Ces malheureux de l'ambulance ont laiss� deux jeunes enfants.
Je te jure que si je croise Moretto...
M. Tanzi ! J'ai trouv� le fameux dossier.
Je me fous de tes dossiers !
C'est vous qui me l'avez demand�. Gerace...
Le type de la salle de billard. Ferdinando Gerace.
Bossu !
- Bossu ! - Je suis l�.
�a a �t� ?
Au poil. Le fr�re de Mancuso m'a donn� un demi-milliard tout rond.
Un demi-milliard tout rond...
Je plaisante, cr�tin.
- Il vient quand, le chef ? - Dans 1h.
Ferdinando Gerace, 42 ans, casier judiciaire vierge.
Il a achet� ici il y a 6 mois.
- Qu'en dis-tu ? - Je ne sais pas, Leo.
On a fait tellement de trous dans l'eau...
L�, on a fait mouche. Tu vois la Citro�n ?
C'est celle des tueurs du dealer.
- On attend quoi ? - A mon avis,
Ferrender ou il est l�, ou il va arriver.
On fait quoi ?
Je ne sais pas.
En venant, je pensais que si je les rencontrais,
Ferrender et Moretto, je les tuerais.
A pr�sent, je ne sais plus.
Cette fois-ci, c'est moi qui n'ai pas de doutes.
Voiture 20. Il y a quelques minutes, on a lib�r�
le bijoutier Mancuso � Sette Bagni.
Aux voitures en service sur le p�riph�rique :
Faites des barrages. Je r�p�te.
Aux voitures en service sur le p�riph�rique...
C'est peut-�tre lui.
10% % pour les frais.
15% % pour vous. Le reste, Albino le portera en Suisse.
On est d'accord ?
Enfin...
Quelque chose te g�ne ?
C'est exact. Quelque chose me g�ne.
Quoi ?
Le pourcentage.
La vie a augment�e, tu le sais.
La viande, les chaussures, l'essence...
Et une autre chose essentielle a augment�.
- Quoi ? - L'artillerie.
Et alors ?
Alors, �a suffit pas.
Bon, vous aurez 20%. �a te va ?
C'est mieux.
- Haut les mains ! - Bouge pas.
La mallette.
Regarde. Sortis tout juste de la banque.
Je parie que c'est la ran�on de Mancuso.
On commence � y voir clair.
Je parie qu'on va trouver le reste � l'int�rieur.
Tiens, emporte �a.
Allez, on y va.
Je passe par derri�re.
Bouge pas.
Pardon de t'interrompre, mon vieux.
Revenons aux anciennes m�thodes, d'accord ?
Revenons aux anciennes m�thodes !
Sois gentil, allez.
Tu la reconnais ?
Je l'ai chi�e � ton intention.
Tu peux me tuer,
mais toi et Ferrender �tes foutus, l'endroit est cern�.
Tu l'entends, Albino ? Il parle encore de Ferrender.
Esp�ce d'idiot.
J'ai tu� Ferrender il y a 3 mois, enfoir�.
C'�tait qui, � ton avis, le cadavre de Castelfusano ?
C'�tait qui, � ton avis ?
Jette ton pistolet.
Jette-le.
Tourne-toi.
Cette fois-ci, il n'y aura pas de suicide.
Parce que je vais te tuer comme un chien.
Non, Caputo !
Tu ne peux pas !
Non !
Arr�te-toi !
Adaptation : Anna Devoto
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