All language subtitles for V rit si je mens 3 La Would I Lie to You 3 .720p.BlueRay.LOST.fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Musique chinoise

...

Téléphone

...

Musique juive

...

Gong

Musique orientale

...

Un homme parle chinois.

...

Applaudissements

...

Accent chinois - Eddie !

T'es venu ! La vérité, ça fait plaisir !

- T'es en train de devenir une multinationale !

- Il faut laisser la chance au produit !

Lehaïm !

- Kanpei !

- Vends-moi ton affaire, je t'achète à bon prix.

La vérité, tu regretteras pas.

- Ma boîte n'est pas à vendre.

- Un jour tu me supplieras. Regarde. Aubervilliers,

c'est chinois. Les Juifs sont partis. J'ai raison ou pas ?

- T'as raison. Mais moi, je suis pas juif.

- Ah bon ?

- Ah ! ll rit.

- Je t'achète quand même !

- Eddie !

Eddie...

Faut faire gaffe, ils vont nous foutre à la street ! Ils rachètent tout.

- Ils rachètent ce qu'il y a à vendre, c'est tout.

Robert était content, il a 68 ans, il joue aux cartes.

- Tu plaisantes ? Il a jeté l'éponge ! Y avait tellement

de Chinois qu'il est mort étouffé !

C'est normal ! Le pantalon qu'il touche à 7 euros.

Le chinois le vend à 7 euros 50.

Il gagne 50 centimes. Mais il s'en fout !

Il mange un bol de riz et il dort dans sa boutique.

Il touche même pas les 50 centimes.

- On a tous commencé petit, tu dormais dans ta voiture.

- Je niquais dans ma voiture !

Je kiffais ma race, je sortais. Ces mecs kiffent rien !

Franchement Eddie, on devrait s'associer.

Tu fais une belle affaire et moi aussi.

- On dîne un soir chez Isaac, OK ?

- Si Dieu veut !

- Mets-moi les boots !

Le vintage, c'est mon dada. - C'est 39.

- Tu me les fais à 27, comme les autres.

- Les autres sont en poils de zboub. Ça, c'est de la vache !

- Je m'en fous ! - Touche, tu vas voir !

- J'essaye de joindre Dov. Tu peux lui dire d'aller chercher sa fille ?

*Elle finit à 17h. - Ok, 17h.

*- La dernière fois, Rebecca est restée

*45 minutes sous la pluie. Je compte sur toi.

Elle raccroche. - Bah oui mais c'est trop tard !

Quoi ? J'ai déjà un client !

Je te la fais pas

à l'envers mais... À 39.

Tu me mets dans la merde. Ok, 17h.

Je peux pas te les vendre.

- Quoi ? - C'est Philippe, le "martingale".

Il avait mis une option. J'avais oublié ! C'est que des boots.

- Il a la belle came et moi celle en poil de cul ?

- Il me les prend à 39 !

Il faut que je gagne ma vie !

Dis-lui, Dov ! - Hein ?

- Je les prends à 39.

- Je peux pas, c'est pas correct !

- 40 !

- Vendu. T'es un malin, toi, hein.

Il est bon hein ? - Eddie !

J'ai besoin d'un délai.

- Y a pas de délai. Tu nous dois une commande.

- Sois sympa !

Y a pas de problème. - Tu sais quoi ?

Tu nous payes en espèces et tu nous dis quand on les encaisse.

ll rit.

...

Musique chinoise

- Je la toucherai pas, c'est pour vous voir.

- Il travaille jamais, il chauffe des gonzesses.

- T'es folle. - Dov, c'est qui ?

- Ta femme. - Il est con...

- Et c'est vrai.

- Tu déconnes ? - Non.

- Ce soir ? Une seconde. Zgur ?

T'as une partie ce soir ?

- On joue ?

- Bien sûr ! Pourquoi on bosse sinon ?

- Je passe. - Tu devrais venir.

- Non, avec la chance de cocu que tu as...

- Bon, allez, à plus !

Musique chinoise

...

- Oh ! Tu fais quoi, toi ?

C'est quoi ça ?

En chinois

Je comprends rien.

Tu vas checker la commande avec Dov.

Avec le blouson marron.

C'est pas un entrepôt. - Ok, ok.

Musique douce

...

- Salut Dov, à demain. - Ciao.

ll siffle.

- Dov, viens voir ça.

C'est quoi ces merdes ?

- J'en sais rien ! - Tu l'as réceptionné !

- J'ai rien réceptionné du tout !

- Je t'ai envoyé le livreur ! Un Chinois !

- J'ai vu personne !

Elles sont belles.

Regarde celle-là, t'as vu ?

On dirait la Carbone. - Je m'en fous.

Faut retrouver ce livreur, je veux pas d'histoire.

- Y en a pour un paquet, le mec va vite rappliquer.

Musique rythmée en fond

...

- C'est la voiture de papa !

Elle tape.

- Ah ! Ma fille !

- Salut !

- Je vous présente Ludmila.

- Nice to meet you. - Encore ?

Numérote-les !

Ludmila 5,

Ludmila 8 !

Il va les prendre dans ta classe.

- Who's that bitch ?

- Ma femme. Mon ex-femme.

"Celebration" (Kool and the gang)

- C'est mieux comme ça !

...

- Tu fais quoi ? Oh !

Je t'ai dit de filmer les invités !

- Je fais une amorce. - Quelle amorce ?

J'ai envie de te gifler la bouche. Pas d'amorce !

Tu me filmes moi !

Avec ma femme, avec mes parents, mes amis. H'mar !

Hé hé ! Attendez !

- Serge !

Serge !

Tu te souviens de Mickaël ? - Bien sûr !

- Tu bouges pas toi, hein !

- Tu te jettes pas sur les petits fours ? - Non !

Bien sûr que non !

Allez de l'autre côté vous amuser !

- Tenez, pour votre lune de miel.

- Ça va Marcel ? - Ça va, merci.

- Fallait pas. - Ça fait plaisir.

- Les enfants ? - Tout va bien.

- Merci beaucoup.

- Où allez-vous en voyage ?

- Aux "Echelles" si Dieu veut.

- Mon fils ! Qu'est-ce qu'elle raconte, ta mère ?

Tu as pris des places en première ?

- N'écoute pas, ton père

est devenu fou.

- C'est quoi le problème ?

- Tout le monde va nous voir.

- Les gens s'en fichent que vous soyez en première.

- Nos amis ne s'en fichent pas.

Quand Willy Taïeb va monter en économique,

il va voir qu'on a payé pour s'asseoir à l'écart.

Il va se demander pourquoi.

Dieu peut se demander pourquoi ! C'est péché.

- Où Dieu a dit "en seconde classe tu voyageras" ?

- C'est un oubli !

- On n'a qu'à aller dans la soute, personne nous verra !

Tu veux que je voyage avec les caniches ?

- Je vous laisse.

- Regardez Serge.

lnfatigable !

Toujours sur la brèche !

- Du moment qu'on fait pas de business avec lui,

il est gentil.

- T'es là mon soleil ?

On peut en profiter pour annoncer notre mariage.

- Hein ? Mais ça se fait pas !

- Et pourquoi ?

- C'est pas sympa, c'est leur fête.

Faut que Dov et moi, on divorce.

- T'as encore changé d'avis ? - Non.

Tant que les choses sont pas faites, soyons discrets.

Hein ? Allez, c'est notre petit secret

à tous les deux. - Quel secret ?

- On va se marier.

- Si tu fais ça, je vais vivre chez papa .

- C'est l'émotion. - Je sais.

- Mais je le connais celui-là.

C'est le coiffeur qui passe à la télé.

Comment il s'appelle ? - Franck Provost !

- C'est pas vrai !

Il a réussi mon fils ! Ramsalem !

- T'es pas trop fatigué ? - Non.

- Jetlagué comme on dit !

Je te présente Hervé, sa femme et les enfants.

- Voilà mes deux merveilles.

Myriam et Mathieu !

- Je vous ai jamais parlé d'Hervé ? - Non.

- Il travaille comme agent de marques à Shanghai !

- Je fais des allers-retours. Deux mois ici, deux mois là-bas.

- Faut bosser avec lui, il connaît tout le monde.

- On se voit lundi au bureau ? - Pourquoi ?

On est bien là ! Eddie, tu veux gagner de l'argent ?

- L'affaire est simple.

J'ai un fournisseur qui vient de fabriquer des chaussures

pour une grosse marque américaine.

Les Américains ont pas eu les emplacements.

Ils ont un coup de rasra grave, ils ont tout arrêté.

Ils se retrouvent avec 800 000 paires sur les bras.

De la folie, les pompes ! De la first class.

- C'est quoi la marque ?

- Whitcomb Judson.

- C'est mal prononcé !

Ça fait une tuerie, à Paris les mômes se font ramener des tee-shirts.

C'est l'affaire du siècle !

- Sur la toto d'Israël, c'est une embellie !

Le mec peut tout lâcher pour 800 000 euros.

- Je veux bien lui prendre 50 000 paires.

- Pourquoi ?

- Non, il faut prendre tout le stock ou rien.

- C'est trop de cash à sortir. Il faut couvrir l'Europe ?

Tous les hypers ?

Non, Serge...

On a déjà donné. Désolé de dire non mais...

- On peut se faire des couilles en or.

Whitcomb et Judson !

- Non... Whitcomb Judson.

- Tu fais quoi, toi ?

- Je te présente Hervé, on partage à 3. 50-50.

- Mais bien sûr. - 50-50 à trois ?

- Moitié, moitié, moitié.

Quoi ?

Musique orientale

...

- Dis donc, Serge, tonton et tata se sont mariés en 68 ?

- Oui, pourquoi ?

- Ça fait 44 ans ? Les noces d'or,

c'est 50 ans de mariage, pas 44.

- C'est les noces plaquées or.

Yo yo yo yo

La la la la la

Applaudissements

...

- On remballe tout.

- Je vous en prie...

Vous pouvez pas... - Quoi ?

- Rien n'a été réglé. - Chérie...

Va t'occuper des invités, c'est un malentendu ! Oh là là !

Toi, va faire des amorces dans le jardin !

Vous pouvez pas faire ça, c'est péché. Vous me connaissez ?

- Justement.

- J'appelle mon comptable, y a une erreur.

*C'est moi. Qu'est-ce que j'apprends ?

*J'ai tout Paris à ma fête,

et M. Bellaiche attend pour montrer la gastronomie française,

et rien n'a été réglé ?

- On ne peut pas régler une fête privée avec l'argent d'une société.

- Et qui dit ça ?

- La loi. *- La loi ?

Elle a bon dos, la loi.

*Comme tu es incapable

de faire ton travail, je règle ça.

*- Tous vos comptes sont à découvert !

Ça fait trois fois que la banque me réclame le chéquier !

Vous n'avez qu'à trouver un autre comptable.

*- C'est ça.

Tu sais quoi ? C'est moi qui te vire !

Tout est arrangé.

Je règle ça moi-même.

Quand même ! - Eh...

- Et voilà ! - Merci !

Y a 1 000 de trop.

- Personnel ! Arrosez-moi ça !

- Garry, Amar ! Venez ! On réinstalle !

- T'as bu quelque chose ? - Comme chez moi !

- Combien je te dois ?

- Ah non, ça va pas être possible, Serge.

- Quoi ? - Pas de chèques !

Les deux derniers étaient en bois,

c'est cash ou je chante pas.

- Où tu veux que je trouve du cash ?

- Je chante pas. Va chercher ma veste.

- Arrête de tourner ou je t'égorge. J'ai dit à ma mère

que tu chanterais. Elle attend "Vous les femmes" !

Il chante. Vous les femmes. ..

- Quoi ? Mais tu te fous de ma gueule ?

Tu me prends pour Julio Iglesias ? ll rit.

J'ai jamais chanté ça !

Moi c'est "Tant qu'il y aura des femmes".

- C'est ça putain ! - Va me chercher mes affaires.

- Excuse-moi mais j'y arrive pas ! Je vais trouver de l'argent.

- Les Zerbib on fait un petit ?

Ils sont mariés depuis à peine 3 ans !

lls parlent tous en même temps.

ll se cogne.

ll gémit.

- Moi ? J'insinue ? Ah ça c'est la meilleure !

- Je te jure, je te rembourserai.

- Et voilà ! Ça vient de ma Chochana !

- Moi je dis juste... - Ta ta ta !

J'ai compris l'allusion, va !

Hein Maurice ? - Quoi ? Je discute chérie !

- Le soir quand il rentrait, il était moins fatigué que mon fils !

- Que racontez-vous Georgette ?

- Rien ! Wallou !

Il se tue au travail pour lui faire une vie de princesse !

Georgette hurle.

- Et voilà ! Je t'avais dit

de faire attention. - Il se passe quoi ?

- Les enveloppes, il en manque la moitié !

- T'as pas laissé les enveloppes sans surveillance ?

- Quelle surveillance ? Y a que des amis !

- Et le personnel, alors ?

Elle pleure.

- Pardon, excusez-moi !

Dany ! Vas-y chante, chante, enquille !

"Tant qu'il y aura des femmes" (Dany Brillant)

Tant qu'il y aura des femmes

Le monde aura une âme

Et l'amour sera le premier - Je te kiffe !

...

Tant qu'il y aura une femme

Pour réchauffer mon âme

Et me montrer la vérité

- Qu'est-ce que tu dirais...

si je reprenais la fac ?

- Pour quoi faire ?

- Pour avoir mon diplôme !

J'étais à deux doigts de l'avoir !

J'aurais quelques examens à passer,

et je pourrais avoir mon cabinet.

- Ça sert à rien d'insister !

J'irai pas faire de tests. - Mon amour...

C'est pas facile mais il faut se rendre à l'évidence.

Ça fait 5 ans, on n'arrive pas à avoir d'enfants.

- Pourquoi ça viendrait de moi ? C'est toi qui arrives pas à tomber enceinte.

- Je l'ai fait, moi, le test...

- Et alors ? - Tout est normal.

Y a aucun problème. Il faut que tu le fasses.

- Oh putain. - On sera fixés.

- Fixés de quoi ? C'est ma faute, c'est clair.

- J'ai jamais eu un seul contrôle, ils auraient pu me coincer 50 fois.

Les impôts m'appellent : "On a un problème avec votre déclaration".

- Tu pouvais pas embaucher des déménageurs ?

- Et pourquoi pas une fanfare ?

C'est quoi ça ?

- Quoi ? - On a galéré pour le démonter !

- Mais il se démonte pas !

- Je t'avais dit de pas forcer. - Allez.

Faut les finir.

- Je fume pas. - Moi je fume !

Moi moi moi !

- T'es gourmand, toi, aussi !

- Ils me foutent la pression, mes parents, Maurice,

même Chochana ! Elle veut que je fasse un test.

- Un test ? Quoi ?

- Elle veut que j'aille à la banque du sperme, je sais pas quoi !

- T'es impuissant ? - Ça va pas ou quoi ?

- T'as un problème, Serge ?

- Ils arrivent pas à avoir d'enfants.

- T'es dégueulasse ! Pourquoi tu lui dis, putain ?

C'est ma vie privée, c'est intime !

- Et alors ? On est entre nous ! - Sergio...

- C'est vrai, Serge, tu fais des secrets ?

- Il se passe quoi ? Chochana te met la pression ?

- Elle veut qu'il aille à la banque de sperme.

- Pour une fois qu'une banque veut de toi...

- Vous êtes cons...

lls rient.

Elle veut que je fasse un test dans un labo.

Ça me fait peur, je sais pas ce qu'ils vont faire.

- Mais non, c'est rien ! Je t'explique.

Tu mets ton zboub dans un tuyau et ils te traient !

- T'as rien à branler, c'est automatique.

- Il faut faire gaffe. Ils peuvent t'aspirer une couille.

- Quoi ?

- Demande à Marciano, il a dérouillé.

- Felix Marciano ? - Aïe aïe aïe !

- Quoi ?

- La trayeuse s'est emballée et le pauvre,

il s'est fait avaler une couille. Comme ça...

- Oh putain, ça doit faire un mal de chien !

- Ils en ont mis une en résine, elle couine.

- T'as jamais entendu ?

Ils rient. - Vous êtes trop cons.

- Bon allez. Tu fais comment avec Chochana ?

- Je parle plus avec vous. - Vous êtes lourds !

Faut pas déconner avec ça. Serge.

Pourquoi tu lui fais pas l'amulette marocaine ?

(Tous) - Ouh !

- Et alors quoi ?

C'est pas le meilleur moyen ?

- Il a déjà peur du test... - Justement !

Avec ça, il aura pas besoin d'y aller !

Il a raison, Dov.

- C'est quoi cette connerie ? Vous vous foutez de ma gueule ?

- Comment il a eu Rebecca ?

Dis-lui ! - Ah oui ?

Vous aviez des problèmes ?

- Karine et moi, on n'y arrivait pas, barouachem, ça a marché !

- Il faut que Chochana soit d'accord. - Jamais de la vie.

Elle voudra pas. - Ah ?

- Je l'ai pas dit.

- Je savais pas. - Mais non !

- Pourquoi ? Ça fait mal ?

- Ça fait pas mal, c'est spécial, les femmes, ça peut les embarrasser.

- Elles en redemandent. Demande à Lucien Toledano. Il a eu 7 enfants.

- Combien ? - Sept.

La vérité si je mens !

- Ah oui ?

- Si ça peut t'éviter de te faire gober une couille.

- Vous me chambrez, vous faites chier !

Et je marche comme un con. - Je te jure !

Demande à Lucien.

- Eddie. Je te fais confiance. C'est des conneries ?

- Ça dépend...

- Ça dépend de quoi ? - Dis-lui !

- Dis-lui...

- Tu veux une fille ou un garçon ?

- Ah ouais !

- On peut choisir ?

- Bien sûr ! - On peut choisir ?

- Mais enfin... Serge !

- Pourquoi vous me mettez pas dans le coup ?

- Ecoute bien... - C'est de la magie !

Et tu l'achètes où ?

Gémissements Ambria ambria

ambria ambria ! - Tu dis quoi, là ?

- Safis safis safis !

- Arrête ! Tu fais quoi ?

Qu'est-ce qui me gratte ? - Rien.

- Si, y a un truc qui m'a grattée !

- Y a rien !

Elle hurle.

- Quelle horreur ! - C'est rien.

Ecoute...

C'est l'amulette marocaine.

C'est pour avoir des enfants !

- Mais t'es un grand malade !

Détraqué ! Vicieux !

- Arrête ! - Vicieux ! Pervers !

- Vous faites attention de mettre votre sperme

dans ce flacon, vous rebouchez et vous venez me voir.

- Où elle est la...

La trayeuse ?

Elle est en panne ?

- Mon amour ! T'es belle !

On sonne.

- C'est qui ? - Ah oui, on a un invité.

- Ah ! - Salut 'pa !

- Putain mais il a pas de maison ?

- Enfin...

- Hello !

J'ai ramené à boire !

- T'es un seigneur !

-"Penne all' arrabiatta" !

Tu pouvais pas me faire plus plaisir !

Quoi ?

- C'est à dire que... - Tu lui as pris sa place.

- Bah... - Ah excuse-moi.

- Monsieur a ses habitudes !

- Ça n'a rien à voir !

- Un peu quand même...

- T'as mis de l'ail ?

- Bah oui ! Des "penne all'arrabiatta" sans ail...

- Mais j'en mange pas...

- Ah oui ! J'avais oublié !

Je te sers pas ?

- C'est dingue que tu t'en souviennes pas !

- J'ai voulu faire plaisir à Dov.

- C'est réussi.

- Chéri ? Tu me passes le parmesan ?

- Quel kiffe !

La dernière fois que j'ai mangé ça... C'était pendant notre croisière ?

Tu te souviens ? - À Capri ?

(Ensemble) A che carina la senorina !

Ils rient.

- Vous étiez à Capri ?

Pourquoi j'y étais pas ? - C'est pour les amoureux.

- Ah ouais...

- Comment s'appelait le bateau ?

- On s'en fout. - C'est des souvenirs...

- Le Costa Serena.

ll était beau, la vérité !

Tu te souviens ? - Le jacuzzi !

- La vue ! - T'es lourd !

Tu vas pas nous décrire la chambre ? Capri, c'est fini !

Il est soudé ce truc ?

Fais-le, que je rigole...

Rebecca rit.

-...des souvenirs écran sur la répétition...

La douleur physique...

- Ou encore ? - La naissance des frères-soeurs...

Freud...

- Bonsoir !

- Je te présente Corentin, Gaspard...

- Bonsoir monsieur. - M'sieur.

- Tu peux t'occuper des enfants ? Ils prennent un bain,

et tu leur fais un dîner ? J'ai tout préparé.

Musique douce

...

- C'est quoi le problème ?

- Il faut démontrer que si le triangle AMB est équilatéral,

alors le triangle AGH l'est aussi. AH et AG sont les rayons

d'un cercle. - D'accord.

- AB c'est BA, c'est-à-dire

BM et MA mais je sais pas comment on arrive à GA

et GH.

- Combien de temps le poisson ?

- Tu regardes avec une fourchette. Rose, c'est pas cuit.

- D'accord, excusez-moi.

ll hurle.

- T'as pris quoi comme plat ?

C'est le plateau de fruits !

- Je préviens maman ! - La dérange pas !

On sonne.

- C'est les sushis. - Combien je vous dois ?

-48,80.

- Ça reste du poisson !

Sirène de police

...

- Ça fait 1 000 ans qu'on les a pas vus.

- Valence, Sadoul, vous faites les clients.

Leyssieux, l'entrepôt.

- Les montres. - Quoi, les montres ?

Oh putain, Dov !

Ramène-toi ! Musique inquiétante

...

Tu devais t'en occuper !

- Tu voulais quoi ? Que je les balance à la poubelle ?

...

- On la planque derrière, là.

...

- Contrôle des douanes.

Lambert et Agénor,

vous commencez là-bas.

Qui est le responsable ?

...

Contrôle des douanes. C'est qui le gérant ?

- Il est absent mais on est ses associés.

- C'est quoi ici ?

- C'est la remise pour les invendus.

- Allons-y. - Ah bon.

- Après vous, allez-y.

- Voilà, les invendus, donc.

Tout ce qui part pas, qui plaît pas.

- C'est "rrla". - Aucun intérêt.

Musique inquiétante

...

On a mis ça là, on ne sait pas d'où ça vient.

- On ne donne pas dans ce genre de marchandise.

- Et ça, là ?

Une erreur de livraison ?

On frappe.

- Service des douanes. - C'est pourquoi ?

- Veuillez nous suivre. - Pourquoi ?

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Il a fait quoi papa ?

- C'est un contrôle, c'est pas grave.

- Vous avez une explication ?

- Je peux prendre une veste, c'est possible ?

- Je vous en prie.

- Explique-moi ! - C'est un contrôle !

Sirène de police

...

- Ceinture !

Vous avez rien d'autre ?

- Rien dans le slip ?

- C'est du délire !

- On peut se faire livrer n'importe quoi,

comme dans un moulin !

- Me regardez pas comme ça, j'ai jamais vu le livreur !

- Tu t'es juste servi dans la boîte.

- Merci. - Lili !

- J'ai fait vite.

- Tu vas nous sortir de là. - Il faudra une caution.

- Une caution ?

On n'a rien fait.

- Importation de marchandises et contrefaçon.

- C'est un coup monté, Lili !

- On a toujours été blanc bleu !

- Chaque chose en son temps. Il faut vous faire sortir.

Je m'en occupe.

- Bravo...

- D'accord ?

- T'imagines pas. - Si, j'ai vu Midnight Express.

- Non ma chérie, tout va bien.

Patrick a payé la caution.

On sera là d'ici deux heures.

- Je file au palais.

On s'appelle. Courage.

- Il se la pète grave.

Musique inquiétante

...

T'as vu ce qu'il fume ?

Des Cohiba Behike. Ca coûte cher et c'est introuvable.

- Quand tu travailles pour les douanes,

tu fais tes courses pas cher.

- Ça sent le coup pourri.

On nous livre une caisse de fausses montres,

et les douanes débarquent.

On n'a pas été contrôlé depuis des mois.

- C'est ceux qui nous ont envoyé la came, on sait d'où ça vient.

- C'est quoi ce coup, Xiong ?

On a toujours été clean.

- Je suis désolé ! La vérité.

- Un mec de chez toi est venu avec des fausses montres.

On veut savoir qui c'est.

- C'est pas un petit homme à la peau jaune,

avec des yeux bridés ?

Ils rient.

- Arrête de nous prendre pour des cons, OK ?

En chinois

- Il dit quoi ?

-"L'homme prudent évite de poser le pied

"sur l'ombre de son voisin".

- C'est quoi ce proverbe de "rrla" ?

Tu nous menaces ? On connaît des proverbes.

- Tu me déçois.

Un Chinois fait la misère, alors forcément il travaille pour moi ?

- Ce que je dis...

C'est que je me laisserai pas baiser.

T'as compris ?

- Boutboul... Putain !

- Vous faites quoi ? - Rien.

- Vous imitez sa signature ?

C'est la prison, là ! - J'ai pas le choix.

Où veux-tu

que je trouve 300 000 euros ? - Et votre affaire ?

Avec M. Vuibert ?

- Il en veut pas, c'est trop gros.

- Et votre beau-père ?

- Il va vouloir regarder les comptes !

- Ce sont ses affaires, vous lui devez la vérité !

- À quoi ça sert d'avoir un comptable pour dire la vérité ?

- Vous me payez plus ! Et vous m'avez congédié !

- Oh là là ! Je t'ai pas congédié, tu m'as énervé !

J'ai le seul comptable honnête de Paris.

C'est qui ? - Votre beau-père.

- Espèce de... - Qu'il prenne rendez-vous

avec le directeur de la banque, ils se connaissent !

*- Allô ?

- Courage.

*- Allô ?

*Allô ?

- Allô ? - Ah c'est toi Serge.

C'est gentil de demander. Je te le passe.

C'est Serge.

- Tu touches pas à l'interrupteur.

*Serge ? Comment ça va mon fils ?

Tu es tout le temps au bureau, tu travailles pas trop ?

- On a eu une baisse de régime.

- Ah bon ? Tu m'inquiètes, là.

- Non, c'est bien reparti, depuis. Enfin...

C'est pas non plus...

- On est morts !

- Maurice...

On a un problème.

Je regardais les comptes...

Il se pourrait qu'on ait un déficit.

- Combien ?

- Disons, un...

*Un moyen déficit. - Combien ?

-300 000 euros. - Quoi ?

- Si on n'a pas remboursé la banque ce mois,

on saute. - On saute ?

Non ! Grésillement

ll hurle.

...

- Je l'ai tué.

- Serge... - Je suis désolé !

Je pensais pas à un tel choc.

- Il a été foudroyé !

- C'est à cause de ce comptable !

- Pourquoi j'ai touché à cet interrupteur ?

- L'interrupteur ? Quel interrupteur ?

- Et toi qui étais au téléphone...

- Je me suis imaginé le pire...

Je me suis imaginé le pire.

- Il a pas retrouvé l'usage de ses jambes.

C'est normal. Mais le problème, c'est la mémoire.

- Il se souvient plus de rien, il reconnaît personne.

- C'est pas vrai ! - Si.

On sait pas si ça reviendra.

- Il a tout oublié.

- Qu'est-ce que t'as ? - Rien, rien...

- Docteur ? - Allez le voir mais ne le fatiguez pas.

- Y a du progrès ? - Pas vraiment.

Il se souvient d'une chose.

Son enfance à Tunis.

- Coucou Maurice !

C'est moi !

- Maxou ?

Maxou ? Où tu étais ?

- Non, je suis pas Maxou !

- Tu crois que je t'ai pas reconnu ?

Tu as rasé ta moustache !

- Ma moustache ? - Tu deviens beau gosse !

On va se faire

de ces sorties, toi et moi !

Hein Maxou ?

Pourquoi tu es pas au magasin ?

- J'y vais, au magasin ! - Dis-moi...

Tu es courant pour M. Stioui ?

- Non. - Il vend son local.

T'imagines l'aubaine ? J'ai dit à papa

qu'il fallait qu'on rachète. ll veut rien savoir !

Il faut que tu lui parles. C'est toi le raisonnable.

Et il a confiance en toi.

- Ah bon ?

- Parle-lui dimanche. J'ai réservé des parasols

à la Goulette. Attends la kémia,

la petite boukha, qu'il fasse son kiffe.

Ça sera le moment idéal. D'accord ?

Allez, va, va !

Mesdames...

"Puppet Man" (Tom Jones)

...

- Un problème ?

Je peux vous aider ? - Mon collègue est déjà parti.

Merci.

- Juste un petit coup d'oeil.

La voiture démarre.

Pensez à changer le démarreur. - Comment vous remercier ?

- N'en faites rien. Tout le plaisir a été pour moi.

"Puppet Man" (Tom Jones)

...

Oh...

- Vous ?

- Vous vous connaissez ?

- C'est le monsieur qui nous a dépannés.

- Le monsieur à la grosse voiture ?

M. Abitbol ?

- Lui-même.

- Gilbert Tomasini et Muriel Salomon. Pour le contrôle.

Vous savez, le petit...

- Si j'avais su quand vous veniez,

j'aurais fait un feu !

Faites attention, les fauteuils sont vieux. Un café ?

On m'a pas coupé le gaz.

- On serait mieux dans votre voiture ?

- Ah ? La Bentley ?

- Oui c'est ça ! La Bentley !

- Non, elle n'est pas à moi.

Elle est à mon cousin. Il réside à l'étranger.

- Hein, hein.

- Pour que je la lave. Je fais le chauffeur aussi.

- Déclaré ? - Non, c'est pour dépanner.

- Vous aimez dépanner...

- Vous avez préparé les documents ? Les justificatifs ?

- Ah oui !

J'ai tout jeté.

Je vais voir s'il reste quelque chose, on sait jamais.

- Il est pas mal, non ?

- Oui, il a un certain charme.

- Non, mais comme "cas" !

- Ah oui, oui bien sûr !

"Ti amo" (Umberto Tozzi)

...

- Il est mûr pour les annales.

Salomon, je sens qu'on va faire des jaloux.

- Voilà ! Sauvé !

Voilà !

Voilà...

- Vous nous cassez les couilles depuis 15 jours !

Vous cherchez quoi ?

- Je fais mon métier. - Je vous aide.

Moi je suis libre !

- Vous êtes malade ? - J'ai plus de boulot.

- Je peux savoir ce qu'il se passe ?

- Plus rien ne sort sans autorisation.

- C'est la guerre, faut faire quelque chose.

- Vous allez où avec ça ?

- On les emmène au labo. - Soyons sérieux.

Ça va durer combien de temps ?

- On ne le sait jamais ! - Ils se foutent de nous !

- C'est plus supportable. Les mecs des douanes vérifient tout.

C'est quoi ce bordel ?

- J'ai reçu la notification du juge.

- Vas-y... *- Deux millions.

L'amende est de 2 millions.

- C'est n'importe quoi, tu vas négocier !

*- Ils bougeront pas. - Quoi ?

- C'est la lutte contre la contrefaçon. Vous servez d'exemple.

- Ils nous assomment et nous empêchent de bosser !

J'ai pas 2 millions ! J'ai pas !

Comment on fait ? Merde !

- Bonjour Maurice !

M... M...

- Maxou ! - C'est Maxou !

- Comme c'est gentil de me rendre visite !

Oh là là !

- Comment ça va ?

- Ça me change des deux folles.

Surtout la petite avec les gros bjejes !

Elle me regarde et elle pleure. Ça m'énerve !

- Je t'ai apporté les papiers, y a plus qu'à signer.

- Quels papiers ? - Comme quoi

tu me donnes l'autorisation de m'occuper du local.

C'est plus simple, hein ?

Tu n'as plus qu'à signer ici, ici et là.

Je te donne un stylo.

- Alors...

Je soussigné, M. Boutboul Maurice autorise le versement...

- Tu fais quoi ? Tu lis maintenant ?

Je lis quand tu me demandes de signer les registres ?

Tu me fais plus confiance à moi ?

- Bien sûr !

Excuse-moi hein !

Je voulais pas te vexer !

- Si papa était là...

Tu signes ici, ici et là.

- Où ? - Ici, ici et là !

- Il marche pas. - Arrête de faire l'enfant !

- Ah, quelle bonne surprise !

T'es encore venu ?

- Hé ouais...

- Maxou...

- Il est gentil avec toi !

- Alors voilà... Maurice...

- Rien que cette année, nous comptons :

2 allers-retours Paris-Saint Barth,

2 Paris-Los Angeles, 5 Paris-Hong Kong...

- C'est la famille.

- Les cousins chinois ? - 27 billets en première.

Vous nous expliquez ?

- À Los Angeles, j'étais au mariage de ma nièce.

- Vous avez dit "cousine".

- C'est comme ma nièce.

- Ce ne sont pas des voyages d'affaires ? - J'en ai pas !

J'ai des bar-mitzvah, des circoncisions, des mariages,

la famille est sacrée.

- On comprend mais il va falloir être plus imaginatif.

- Vous ne me croyez pas ?

Sur les yeux de mon fils...

- Vous avez un fils ?

- Un jour, si Dieu veut.

"Ti amo" (Umberto Tozzi)

...

- Moi j'ai assez ri pour aujourd'hui.

- Ce bleu vous va à ravir.

- Si vous pensez obtenir mon indulgence,

vous perdez votre temps.

- Loin de moi cette idée. - Vous venez, Salomon ?

- Je vous revois quand ? Vous revenez quand ?

- Je ne sais pas encore.

Si vous retrouvez la mémoire, appelez-nous.

- J'y manquerai pas.

- Il vous drague.

- Pourquoi vous dites ça ? - C'est évident !

Vous avez rien remarqué ? - Si, peut-être un peu.

Musique douce

...

- Je vous laisserai lui parler.

Il est de confession israélite.

ll va se sentir en confiance. - Je comprends pas.

- Le nombre de contribuables corses que j'ai piégés comme ça.

Rien qu'avec mon nom. Ils se disaient

"Tomasini est des nôtres, il va comprendre !"

Et shlak ! Redressement !

- Quel rapport avec moi ?

- Votre nom est Salomon ? - Je suis pas juive.

- Vous n'êtes pas juive ? - Mon père est breton.

- Salomon n'est pas juive... Alors ça...

- Il faut choper Xiong. - On n'a pas de preuve.

- Elle est où, maman ?

- Tu vois pas que je suis au téléphone ?

- Bonjour l'ambiance ! - Hannah ! Je te laisse.

Hannah, chérie !

- La vérité, je le reconnais plus.

- Basta, on va choper le Chinois !

Musique douce

Klaxon

...

- Sors de là !

Viens là !

- Vous êtes fous ou quoi ? - Ça va.

On arrête de jouer.

- T'as cru nous baiser ?

- Vous faites une erreur.

"Kung Fu Fighting" (Carl Douglas)

...

- Il fait quoi là ?

...

- C'est de la frime.

...

Petit cri Vas-y...

...

- Tu vas chier tes dents...

ll hurle.

- Oh ça va, ça va ! - Attaque-le !

Nique-le, Dov !

- Tu lui fais mal, Xiong.

Tu fais mal !

- Attaque !

- Ton histoire m'a travaillé.

On peut rien faire contre ces Chinois ?

- Y a pas des personnes qui reprendraient ?

- C'était une belle affaire mais plus ça va, moins ça l'est.

À part Xiong, le salaud, il sait que les douanes

te lâcheront pas.

Il attend comme un snake.

- Tu serais pas intéressé ? - Je peux pas !

C'est trop pour moi. J'ai ma petite affaire.

- C'est toi qui voulais t'associer ?

- Je sais mais maintenant,

c'est un peu tard, tout le monde te lâche.

Y a la crise... Téléphone

... Ma femme...

Allô ? Oui chérie ?

Oui, non mais...

Musique inquiétante

Je suis en rendez-vous.

Allez bisous.

Oui, bisous !

On en était où ?

- Je vais y aller. - Eddie !

- Ça me fait chier de te voir comme ça. Après toi,

c'est moi le prochain ! Je vais réfléchir.

En attendant, tu fais rien sans m'en parler.

Ok ? Ah là là, quelle misère !

Je t'avais prévenu ! Si tu m'avais écouté !

- J'aurais dû me méfier davantage.

- Allez...

Sans déconner ! Eddie Vuibert !

Le cador d'Aubervilliers qui vient chez moi se mettre à genoux

pour me supplier de racheter sa boîte. C'est pas beau ?

Hein ? Il rit.

- J'ai vu l'administrateur judiciaire. Il te la vendra 50 000.

-50 000 euros !

C'est tout ce que tu vaux, prétentieux !

- Ton Simon, il est plus prudent qu'un serpent.

Alors méfie-toi. - En tout cas, merci.

- Je suis désolé, Xiong.

Je t'ai pas fait mal ?

Simon ? Sa race !

Putain mais on est cons ! - Evidemment...

Ça fait des lustres qu'il est pris à la gorge.

Nous racheter pour blèche, c'est sa chance.

- On va pas lui vendre la boîte ?

- Il a jamais voulu nous racheter.

Il veut nous endormir. En attendant l'adjudication.

- On va se le farcir cet enculé !

- Tu t'es vu ? Ça t'a pas suffi ?

- On fait quoi ?

On se fait bouffer sans broncher ?

- On s'occupera de lui plus tard.

Il faut sauver la boîte.

- Je suis d'accord avec ça. On fait comment ?

- Surtout Yvan, si t'as une idée, surtout te gène pas !

Vous m'avez pas beaucoup aidé !

- Il a retrouvé toute sa mémoire !

- Il se souvient plus qu'il l'avait perdue !

- Pour une amnésie, c'est normal.

Elle rit.

Votre père me parle

sans arrêt d'un Serge. Ça vous parle ?

- C'est mon mari, pourquoi ?

- Faites attention.

Il a l'air remonté contre lui.

- Coucou Maurice !

Tu me reconnais pas ?

Mais c'est Maxou !

- Ah bien sûr que si !

Tu as rasé ta moustache ?

Il rit.

Allez va, va !

- Je t'ai apporté les papiers pour le magasin de M. Stioui.

Tu signes là et là.

- Qui ? - M. Stioui !

Maurice, tu m'inquiètes, tu te reposes trop.

- Mais bien sûr !

Je suis bête, bien sûr.

- Tu signes ? - Mais dis-moi,

tu as eu le magasin à un bon prix ?

Stioui est un malin, tu l'as bien négocié ?

- Je l'ai attrapé au gosier, il voulait faire le fanfaron,

je lui ai dit "stop".

Je l'ai bloqué, saisi et l'ai mis à genoux !

- Il l'a mis à genoux ! Je te reconnais bien là !

ll hurle.

Comment tu as fait ? À genoux ?

Hurlements - C'est chez papa !

- Rends-moi mon argent à genoux !

Espèce de salopard !

- Qu'est-ce qu'il y a ? Arrêtez !

Cris Musique orientale

...

- Je sais pas ce qui lui a pris.

Il s'entendait pas si bien que ça avec son frère.

- T'es pitoyable.

- Il allait me tuer !

- Descends.

- Mais Chacha ? - Y a plus de Chacha !

J'ai lu le papier que tu voulais qu'il signe.

- J'aurais rendu l'argent. La vérité si je mens.

- Tu te tais et tu descends.

- Tu peux pas faire ça. - J'appelle la police.

Fous le camp, je veux plus te voir !

Klaxons

... - Oh ça va ! Oh !

Chacha !

- Tu dors pas ?

- Non.

- J'ai mon partiel mercredi. Tu pourras t'occuper de Victor ?

- Ok.

- Tu as eu ton avocate ?

- Je suis fatigué.

On en parlera une autre fois.

- Vous avez vu ma bague ?

- Il te gâte, ton homme.

- Presque trop. T'es fou, hein.

- Tu montres la vue à Sonia ?

- Elle la connaît. - Pas de nuit.

S'il te plaît... - La terrasse.

- Elle est extra, non ?

- La bague, la fourrure, y a Baba Noël !

Tu vas pas un peu vite ? - Je peux la gâter ?

C'est son anniversaire la semaine prochaine. Elle rêve d'une mini.

- Mais ta femme se doute de rien ?

- Elle me croit en mission !

Ils rient.

- La mission James Bond !

Dis-moi...

- Le problème, c'est leur pote. Adibol...

- Patrick Abitbol. - Exact.

Il a payé leur caution, il faut pas qu'il les aide trop.

- T'inquiète pas, je m'en suis occupé.

- Si je pouvais t'aider, je le ferais.

Je suis coincé. L'oseille du fisc n'existe pas.

Si je bouge une oreille, ils me tombent dessus.

Je viens d'investir dans une start-up.

Deux nanas de 22 ans qui sont venues

pour me proposer une plate-forme sur internet.

Et moi comme un con, j'ai dit oui.

- Je vais me débrouiller. - Personne donne sa came.

On leur fait un site de folie. C'est des pointures.

Et on me dit qu'Internet déprécie leur image ?

Tu peux pas faire de business ici.

Je suis désolé. - T'inquiète pas.

Bon. Ecoute.

T'as fait beaucoup pour nous.

T'inquiète pas. Allez, au revoir.

Aïe ! Aïe !

Oh oh ! Ça va ?

- J'arrête pas de penser à elle.

- Quoi ? - La nana des impôts me rend fou.

- Elle te terrorise ? - Je suis amoureux.

Amoureux de celle qui me désosse.

Elle me calcule pas, je suis juste un dossier.

J'en dors plus la nuit, j'ai des palpitations.

Je tremble, tu as vu ?

J'ai perdu 5 kilos !

Enfin, trois...

Je souffre tellement !

ll pleure.

- Patrick !

Allez oh ! Patrick !

- Retrait relationnel, absence de réactivité.

Il fout quoi ?

Va te laver les mains !

- Oui maman !

Téléphone

...

- Tu fous quoi ? Je dois partir !

- Ça va pas être possible, je dois passer à la banque.

- Quoi ? *- Tu peux trouver quelqu'un ?

- Où tu veux que je trouve quelqu'un ?

Fallait pas me dire que tu pouvais !

- J'essaie de sauver notre peau.

- Merde !

Mon ange, maman va passer son examen, tu vas être sage.

C'est où ? - T'as foutu quoi ?

- Elle est où la prof ? - Elle est partie.

- J'ai tellement bossé, ça fait des nuits que je révise !

- Maman ?

- C'est rien.

Viens, on y va.

Maman a raté son examen à cause de papa.

Victor chantonne.

- Mais... Victor ?

Victor, mon chéri, viens là.

Quel âge tu as, chéri ?

-5 ans. - Ah ouais ?

À 5 ans, on doit être capable de mettre la chaussure droite

au pied droit et la chaussure gauche au pied gauche.

- Comment tu fais pour reconnaître tes pieds ?

- On n'a pas les mêmes pieds !

Tu réfléchis et tu trouves !

Merci mon chéri !

Merci mon amour.

Musique douce

...

On va relancer Hervé Cockpit. Le pote de Serge.

- T'es malade.

Comment écouler 800 000 paires de pompes ?

- Sur "MonShowroom."

- D'où t'as un showroom ?

-"MonShowroom.com," le site de Patrick.

- Son site de mes couilles ? C'est bidon !

Ses associés sortent du lycée !

- Tu racontes quoi ?

C'est une idée géniale.

- Tu vas attendre que 800 000 personnes

achètent des godasses au lieu d'appeler les hypers ?

- Les hypers les vendront pour rien et nous laisseront moins que rien.

Avec lnternet,

on peut faire un évènement.

- C'est le pote de Serge ! Rien que ça !

- Ouais...

- Les deux, c'est Diabolo et Diabolo !

- On n'a pas le choix. - On se branle sur des pompes.

L'autre enculé de Simon nous entube. Tu as perdu la mémoire.

- Je pense à lui en me levant.

Et en me couchant. Chaque chose en son temps.

- On va où ?

- Manger un couscous. Mais attention.

Le meilleur du monde !

- À demain.

- C'est combien ? - C'est gratuit.

- File-moi la pile. File-moi la pile !

La casquette, donne-moi tout ça !

File ça aussi, allez !

Demandez "Direct Matin" !

Tenez, merci.

- M. Abitbol ? - Mlle Salomon ?

- Vous faites quoi ? - C'est provisoire.

En attendant de rebondir. - Bien sûr.

- Vous avez le temps pour un café ?

Attendez !

Je sais que c'est ambigu.

Une personne comme vous

avec votre intégrité... - Vous perdez votre temps.

- Ecoutez-moi.

Vous doutez de ma sincérité ?

- Je n'ai pas l'impression que ça soit votre qualité prédominante.

- Muriel, je n'arrête pas de penser à vous.

- Avec ce qui va vous arriver, ça va pas s'arrêter.

Au revoir.

- Au revoir.

- Hum !

Vous êtes la reine des boulettes.

- C'est gentil. - Ça, pour les boulettes...

C'est ce qu'elle fait de mieux !

- Toi, tu sais faire quoi ?

Heureusement qu'Eddie pense à nous.

Parce que meskin, mon fils, le pauvre,

tout le monde l'a abandonné. - C'est bon !

Remue pas le sel dans la plaie.

C'est vrai que tout le monde m'a laissé tomber.

Même pas un bonjour, wallou.

- Quoi ?

Chochana se plaint que tu réponds même plus.

- Ils m'ont coupé la ligne à cause de son père !

Il l'a montée contre moi ! Il est gentil mais il a plus la lumière partout !

- C'est surtout

qu'il aurait pas dû

épouser une Oranaise !

- Quel rapport ? - C'est très connu !

Très connu !

- N'importe quoi ! Va vendre tes lunettes chez Mme Bitton.

Comme ça, on pourra s'acheter une télé.

Mais sur le front et jamais devant les yeux, ça sert à rien !

- Tu sais le problème ? Le beau-père connaît pas la gestion moderne.

Blanc ou noir ! Il est pas passé à la couleur.

- On est même en 3D avec toi.

Il rit. - Quand je pense

que j'ai tout plaqué pour ça !

- Serge.

Tu peux rappeler ton pote ? - Pour dire quoi ?

Il va pas vous envoyer 800 000 paires de Whitcomb Judson sans acompte ?

Il voudra 30% !

C'est pas sérieux !

- Il va nous raccrocher au nez.

- Non.

On va pas l'appeler.

On va aller le voir.

C'est quoi cette caisse ?

- C'est à cause des impôts de mes couilles.

Si ça se trouve, c'est à cause de vous

que j'en suis là.

Votre Simon, il m'a balancé.

Drôle de coïncidence non ?

- Tu as rencontré le grand amour ?

- Ton inspectrice est bonne ?

- Comment tu parles ? Elle est pas bonne... Elle est...

C'est une femme, elle a la classe.

Du courage. Son boulot, c'est pas évident.

- C'est pas toi qui parles ?

Quand est-ce que tu poses le tampon ?

- Habillé en clodo dans un taudis,

je vais lui faire péter des raviolis pour ma déclaration.

- Ils adorent ça aux impôts !

- J'essaye de la convaincre que je suis un looser.

Je pourrais la rendre heureuse.

La vérité, c'est Cornélien.

- C'est quoi ? - Cornélien... Comme euh...

L'écrivain qui a écrit Racine.

- Ça va ! Je connais !

- Ils sont cons !

- Bon ça veut dire quoi ?

- Quoi que tu fasses, t'es niqué !

Tu vas pas allumer un cigare ?

- La vérité, Patrick !

- Les fenêtres s'ouvrent pas, Patrick !

Pourquoi tu viens pas ? Ça te changerait les idées !

- Si elle appelle... - T'as un portable...

Je t'ai jamais vu comme ça.

- Je me reconnais pas, je suis comme un gosse.

- Pourquoi tu lui dis pas la vérité ?

- Tu sais combien ça me coûte ?

- Allez...

- Bon voyage, Ciao.

- Ciao. - Salut. Ciao.

Salut cousin.

Tu peux me rendre un grand service ? - Bien sûr.

- Déconne pas ! - Mais non !

C'est fini tout ça !

- Allez, ciao !

Hé les gars !

Je compte sur vous, soyez bons !

Yallah !

- Comment il est moisi son yallah !

- Yallah ! - Yallah !

Comment ça va ?

- Qu'est-ce que t'es frais !

- Tu connais tout le monde ? - Ça va ?

- J'ai passé une nuit de merde.

- T'as une peau magnifique.

- Y a des massages ?

Il rit. Pourquoi tu te marres, toi ?

J'ai mal à la nuque à cause de l'avion.

- Elle a bon dos, ta nuque.

- Ma femme est impatiente de vous voir.

- Elle est là ?

- Je vous expliquerai.

Musique chinoise

...

Rentrez les frérots !

- Oh putain ! Waouh !

T'as vu ça Eddie ? - C'est de la folie !

Il siffle.

- Bah dis donc, Hervé !

- Bababa !

- Tenez. - C'est ma femme, Nu.

- Bonjour !

- Elle s'appelle Nu.

- Enchanté, Eddie.

(en chinois)

- Dov.

Yvan.

- Enchanté... .

Voilà nos deux merveilles. Tom et Yaëlle.

Nos deux enfants.

...

- Bonjour. - Bonjour !

- Bonjour.

...

- On peut faire le kiddouch.

- Non ? Le Kiddouch ici !

- C'est pas un kiffe de faire le kiddouch à Shanghai ?

- Euh... S'il vous plaît !

- Il a deux femmes ?

- Ça t'excite toi aussi ? - Grave !

- Elle est au courant pour l'autre ?

- Pas vraiment. Ma femme est au courant mais pas ma femme.

L'autre !

Nu, je la kiffe, elle fait des boulettes... tu pleures !

Cérémonie du kiddouch en hébreu

(ll parle très vite et avec emphase)

Il rit.

...

Ils rient.

...

(Tous) Amen.

- Amen.

Il rit.

- Pardon...

Brouhaha des machines

...

Il faut un hélicoptère pour se déplacer !

...

- Il est passé où ce h'mar ?

- Je suis largué, vous êtes où putain ?

Ils parlent chinois. Je cherche le bureau !

Ils me parlent tous chinois !

- Serge, bouge-toi un peu !

- J'avais dit qu'il nous porterait l'oeil.

- Serge !

En chinois - Nous sommes contents,

et même soulagés de nous débarrasser

de ces milliers de paires de chaussures

qui obscurcissaient notre horizon.

- Il a dit quoi ? - Rien.

- Comment ça ?

...

- T'es sûr qu'il parle "noiche" ?

- Son prix n'est pas négociable.

- Très bien.

Nous ne marchanderons pas. - Pas un peu ?

ll traduit en chinois.

...

En chinois

...

- Il se déclare satisfait.

- Nous prenons le stock sans marchander,

mais nous voulons un délai.

Tu arranges.

En chinois

Il hurle en chinois.

...

- Merde ! - Quoi ?

C'est niqué. - Non...

Il est d'accord mais il veut qu'on dîne.

Il rit. - Très bien !

On signe d'abord ? - Non, ils sont stricts.

On arrose puis on signe, il est d'accord ne t'inquiète pas.

Ne commettez pas d'impair avec le repas.

- Que veux-tu qu'il arrive ?

Musique chinoise

...

- Kanpei !

- C'est chacun son tour.

- On boit un verre à chaque fois ?

(Tous) Kanpei !

- Oh le super huit !

Cris

...

(en chinois)

Vive la France ! ...

(Tous) ...

- À Bruce Lee !

Il imite Bruce Lee.

- Oh la vache dis donc !

- C'est sympa, un zoo derrière le resto !

- C'est la carte, tu choisis, ils te le servent.

- Tu déconnes ? - Je vous l'ai dit.

Nos hôtes sont susceptibles avec le protocole.

- Mon dieu, regarde !

- Oh la vache !

Y a rien de casher ? Ils font pas des omelettes ?

- Hé Eddie !

T'as vu le truc ? - Serge !

- Je crève la dalle !

- Lève le pied. - J'assure à mort !

Tiens, je vais prendre l'âne.

- Serge... - On en mange jamais !

C'est vrai quoi ! L'âne ! Je prends !

En chinois

...

- Il sera jamais en état de signer.

- Il tient bien le choc.

Il soupire.

Je suis pas sûr, pour toi.

- Pourquoi ?

- Serge ! - Quoi ?

- Non, non !

- C'est bon !

- Alors tu vas kiffer la soupe de méduse.

- Y en a qui s'échappent.

- Respect.

Ah ah !

Ils rient.

"Faisons l'amour" (Jeane Manson)

Faisons l'amour

Avant de nous dire adieu

Faisons l'amour

Puisque c'est fini nous deux

C'est fini, nous deux

Faisons l'amour

- Pourquoi vous vous mariez pas avec Karine ?

- Vous avez qu'à commencer par divorcer !

- On n'est pas divorcés ?

- Non. - Oh putain !

Il rit. Je rentre à Paris et je règle ça.

- T'es bourré ou sérieux ? - Les deux.

- T'es sérieux, putain.

- Je sais que tu l'aimes.

Je peux pas vous empêcher d'être heureux.

Il rit.

Téléphone

Adieuuuuu Téléphone

- Allô ? *- C'est moi.

- Oh ma Chacha !

C'est ma Chacha ! - Chacha !

- Ça va ?

*- Ça a marché !

- Quoi ?

- Je suis enceinte !

- Oh c'est pas vrai ma Chacha !

- C'est merveilleux ! - Faisons l'amour !

- T'es plus fâchée ? *- Non !

Je suis fière de toi !

- Oh ma Chacha ! Oh ta gueule !

- C'est pas vrai, il est con !

- Quoi ?

- C'est pas à toi que je parle !

- Excusez-moi !

- Il faut que je te dise quelque chose.

Tu te souviens quand t'es parti aux States avec Patrick ?

Karine est sortie avec un mec.

Voilà, elle était malheureuse...

- C'est de l'histoire ancienne.

- C'est une vieille histoire, bois un coup.

En chinois

Il rit. Ta gueule !

...

Ta gueule !

- Ta gueule !

- En fait, c'était moi...

On est tombés fous amoureux. Il rit.

Ils rient.

...

- On connaît le sexe ?

C'est un garçon ?

- Aussi ! - Comment ça ?

- Tu vas avoir des triplés !

- Des triplés ?

- Aïe ! Arrête ! Arrête !

- Ecoute-moi bien !

Jamais je divorcerai !

- Arrête !

- Des triplés...

Des triplés !

- Dov, je suis ton ami !

Je suis ton frère !

Tu comprends ?

Arrête, arrête !

- Des triplés !

- Serge !

- Aïe ! T'es malade !

- Tu vérifies personnellement le conditionnement.

On est d'accord ?

- Plutôt deux fois qu'une.

- T'as rien pour te changer ? - Tu devrais me dire merci.

- Merci de quoi ? - C'est grâce à moi

qu'ils ont signé ! Ils m'adorent.

- Serge !

Ta gueule !

- Il a clamsé.

- Quand ? - Hier soir, crise cardiaque.

À trois mois de la retraite.

C'est son remplaçant, je le connais pas !

- Tu te fous de ma gueule !

On a plus aucune garantie d'avoir l'affaire ?

Si la boîte part en liquidation, on est foutus.

Je pourrai jamais suivre.

- Tu peux la racheter.

Fais leur une proposition, c'est plus intéressant qu'un dépôt de bilan.

Pour toi, ça reste une bonne affaire.

- C'était pas prévu comme ça, ça m'énerve !

- Je sais que c'est pas le moment mais...

J'aimerais que tu me payes.

- Quoi ?

- Ma femme m'a lourdé, faut trouver un appartement.

- Je m'en fous !

On avait un deal, tu l'as pas respecté !

- Arrête du jeu ! - Tu me dis quoi ?

Tu vas pas me payer ? J'ai pris tous les risques.

Faut pas me la faire à l'envers.

- Tu me menaces ? Tu crois que tu me fais peur ?

Tu veux que j'explique comment

tu arrondis tes fins de mois ? - Bah vas-y.

Je tombe, tu tombes...

Arrête de faire chier, paie-moi.

T'as une semaine.

Une semaine !

Téléphone

- Allô ?

- Allô Eddie ? C'est Simon.

- C'est Simon.

Excuse-moi,

je t'entends mal.

- Tu m'entends ? Ecoute-moi, Eddie.

J'ai peut-être trouvé une solution.

- Ah bon ? Euh...

- Je t'expliquerai tout.

- Non, tout de suite, malheureusement,

c'est pas possible.

Je te rappelle.

*- Cache ta joie. - Quoi ?

- Je t'annonce une solution pour te sortir de la merde,

et ça te fait pas plaisir !

- Y a aucun problème !

C'est juste que tu sais... (*annonce en chinois)

- Eddie ! - Je te rappelle, Simon.

- Tu crois qu'il a entendu ?

- Allô ? Eddie ?

Il me fait quoi, lui ?

- C'est bizarre, je le sens pas, le revirement.

Il s'est passé quelque chose.

- Est-ce que je pourrais parler à Muriel Salomon ?

Téléphone

- Oui ? *- Mlle Salomon ?

- Il faut arrêter de m'appeler.

- Ecoutez-moi. Les apparences sont contre moi.

- Ah ça ! - Mais laissez-moi une chance

de vous prouver ma sincérité.

*J'arrête pas de penser à vous.

- Nous sommes ouverts de 1 0h à 1 2h et de 14h à 1 6h.

- Y en a trois ? On voit rien !

- Ça fait 5 semaines seulement.

- Je me sens lourde !

J'ai la force de rien faire.

- Pour changer !

- Ne fais rien, chérie.

Il est là, ton mari.

- Tu as l'air fatigué. - Je suis jetlagué.

- Ne t'inquiète pas, je serai toujours là.

- Maman aussi sera là.

Hein, maman ?

Musique inquiétante

...

- Ça y est ?

C'est le retour de l'enfant prodige !

...

Musique joyeuse

...

Lechaïm. - Lechaïm.

- J'ai fait un drôle de rêve.

Je te voyais dans un très beau costume,

en train de danser en discothèque et Chochana dans une paillote.

Le sol, c'était de la terre, les murs, de la boue, elle pleurait

car elle ne pouvait pas nourrir ses enfants.

- Pourquoi vous me racontez ça ?

- J'ai peur que ma fille gâche sa vie avec un moins que rien.

- J'ai honte de ce que j'ai fait.

J'étais dans une mauvaise passe.

Les choses ont changé. Faites-moi confiance.

- Confiance ? Ça m'a rapporté quoi ?

Je veux des preuves, tu as une grande famille.

Elle compte sur toi. - Je comprends.

- Je veux surtout que tu rembourses !

- Je suis sur un gros coup. Je mets ma famille à l'abri pour 5 ans.

Au moins, deux...

- Mets-la déjà à l'abri pour une semaine.

Et fais-toi respecter, impose tes conditions.

Si c'est gros, pense gros.

Tu penses trop petit. Mis à part tes conneries.

Montre-moi de quoi tu es capable.

- Oui, je vais...

- Tu m'as pas dit ?

Comment se sont passés tes examens ?

- J'ai tout arrêté. - Tu vas reprendre les cours,

il est hors de question que tu échoues.

- Je pensais que tu t'en foutais.

- Pas du tout. - Et ton voyage ?

- Je suis lessivé, c'est crevant.

- J'ai lu un article sur l'accueil réservé aux hommes d'affaires.

- Tu parlais de sexe ?

Il soupire.

T'es obligé ou tu signes pas.

Ils sont très stricts là-dessus.

- Enfoiré !

- Tu la connais ? - Il la démonte tous les mardis.

- Prends un micro ! - Mange ton slip.

- Calmez-vous, les deux.

- Eddie !

- Il a l'air bien remonté.

- Je t'ai laissé trois messages !

- Je suis désolé, ça s'est enchaîné...

- Je me décarcasse pour te sauver la mise et tu t'en fous.

- Pas du tout !

- Ma banque est ok, on peut signer demain matin.

- Je viens prendre le café, et on met le dossier sur la table.

- Allez t'en fais pas, on va s'en sortir.

Mabrouk, ils vont pas nous niquer !

- Pourquoi il m'embrasse ? Il m'a pris pour sa mezuzah ou quoi ?

- Isaac ! - J'arrive !

- On a même pas d'eau.

- Il va nous dire qu'il y a plus que des grillades.

- Eddie et moi on a fait le point sur comment écouler les chaussures.

- Stop.

J'aimerais éclaircir un truc.

Combien je serai payé ?

- Serge, c'est pas le moment !

- Pourquoi pas ? À chaque fois, c'est pas le moment.

Après, c'est maintenant.

- Serge, c'est quoi ce ton ?

- Patrick vient de te le dire, on commence à peine.

- Je suis à vous, voilà.

Faudra pas faire les difficiles. Il reste que...

-...que des grillades mixtes, on sait !

- Non, j'ai de la praila et la gnaouia aussi.

- Tu nous en parles à nous mais ça marche pas.

C'est Hervé qui doit te payer. - Ça marche pas comme ça.

On fait le coup ensemble !

- On va pas s'embrouiller pour de l'oseille.

Tu veux combien ? - Comme vous. Part à 5.

Et je suis gentil. - T'es ouf ?

Tu nous as juste présenté un mec, ça mérite pas une part.

T'es malade de lui demander ça ? - Je t'emmerde.

- Et pourquoi ?

Je suis pas allé en Chine avec vous ?

- T'as chanté dans un karaoké et t'as mangé des chenilles.

Le travail, le vrai, commence maintenant.

- Bon allez, je mets 5 prailas ? - Non, non.

Tu me parles pas comme ça et c'est pas mon boulot.

J'ai fait ma part, vous raquez.

- Allez vous faire enculer.

- Tu vas te faire de l'oseille

alors sois content et la ramène pas.

- Non, je suis pas content !

J'en ai marre de penser petit. Vous me filez que des pourboires, putain !

Sans moi, vous seriez à la strada. Moi, je veux 20% et une avance.

- Serge, tu te calmes, tu t'emballes, là.

- Les méduses te montent à la tête ?

Ça fait des années qu'on rattrape tes conneries et tu veux nous braquer ?

- C'est notre dernière chance.

- Moi, je vais avoir trois enfants !

- Serge...

Je vais te le dire calmement, on te doit rien.

Va voir ton pote Hervé, nous, on te donne rien.

- Je parle pas avec les nains, va niquer ta pute.

- T'as dit quoi ? Dégage !

- J'ai peur regarde, je tremble !

Tout le monde crie.

Espèce de salaud !

- Tu me fatigues, tire-toi.

Je rigole pas, Serge.

- Tu vas trop loin, Dov.

- Qu'est-ce qu'il te prend Serge ? T'es fou ou quoi ?

- Ça va, j'ai compris.

- Serge, reviens putain !

T'es malade, reviens ici !

Téléphone

T'es malade.

...

- Ça va ? - Attends.

Ça ne peut pas aller mieux.

- Ils sont fous ou quoi ?

Serge pisse le sang, c'est péché.

- Je sais pas ce qu'il lui a pris. Tu le connais.

- Bien sûr.

Bon alors... T'es content ?

- De quoi ? - Comment ça, de quoi ?

Je te sauve la vie et tu me dis "de quoi" ?

- Comme tu me disais que c'était compliqué...

- Non, c'est juste... Comment dire...

Je voulais pas que tu penses que je profite.

Pour toi, ça sera pas l'affaire du siècle.

Mais tu vas sortir la tête haute.

Pour toi, ça change rien.

Je te garde. Tu vas bosser comme avant !

Me regarde pas comme ça ! C'est normal, entre nous !

- Bien sûr, c'est très gentil, franchement.

J'oublierai jamais ce que tu as fait.

Si demain, je décide de vendre...

Tu seras le premier au courant.

- Comment ça "si" ?

T'as le choix ?

- J'ai un plan B.

- Un plan B ?

Tu vas pas aller voir les Chinois ? - Pourquoi pas ?

Ils m'ont jamais empêché de dormir.

C'est toi qui m'empêches de dormir.

- Qu'est-ce qu'il te prend ?

- Tu sais ce que ça fait quand les flics t'emmènent ?

D'être traité comme un voyou ?

Et surtout Simon...

Tu sais ce que ça fait de découvrir que tu le dois à un mec

qui te tape dans la main depuis 5 ans ?

- Mais de quoi tu parles ?

- T'as voulu me niquer ? C'est moi qui te nique.

Tu vas plus dormir.

- Ah, mon fils. Tiens mon fils, prends.

- Garde tes sous, je peux pas. - Prends.

Tu me rembourseras.

- Merci papa.

- Tu m'as dit la vérité ? Tu n'as pas d'ennuis ?

- Non, t'inquiète pas, je vais tout arranger.

- Je te fais confiance. Allez mon fils.

À plus, à plus !

Musique douce

...

- Monsieur... 1 0 000 pour suivre...

1 0 000 pour suivre... C'est payé.

C'est à vous.

- Sers-moi une bouch'a. - Viens jouer.

Simon ! - Je t'ai dit non !

- Il a quoi ? - Je sais pas.

- On fait cette partie ? Je me recave de 10 000.

- Bien sûr. - J'ai le droit, non ?

- T'as plus que ta bite.

- On fera les comptes en fin de soirée.

- Et la garantie ? Un doigt dans le cul ?

- Faites-moi crédit ! Allez !

- Tu lui donnes rien !

Le poker, c'est sérieux !

- Oh merde, soyez sympa ! Donnez-moi une chance !

- Wallou.

- Allez !

J'ai compris... Bande de rats.

Tiens ! Allez ! Personnel !

Ça va, hein !

Hé machin ! File-moi une vodka !

Au looser des loosers, Serge Benamou.

C'est trop dur.

Je vais avoir trois gosses et je sais même pas me nourrir.

- T'as qu'à demander à ton cousin. - Oublie.

Je veux plus entendre parler de lui et de la bande.

Comme une merde, ils m'ont lâché.

Je ramène un coup en or et ils veulent le faire sans moi.

Tu as vu ? - C'est de ta faute.

Ils te baladent depuis des années, lâche-moi.

- C'est ma faute

s'il va devenir millionnaire, putain de leur race ?

Je rapporte un coup en or !

- On les connaît tes coups en or. - C'est sérieux !

Des chaussures de marque fabriquées en Chine,

800 000 paires de Whitcomb Judson ?

Des Whitcomb Judson pour wallou ?

Tu te fous de ma gueule ?

- Tu racontes quoi ? - Sur la tête de mon père.

- Mais c'est énorme ! - Bien sûr !

Tu crois que je me déplace pour quoi ?

C'est le jackpot et ils m'ont volé !

- C'est le plan B...

- Quoi ? - Rien. Ils ont signé ?

- Comment ça ? - Ils ont fait le deal ?

- Bien sûr qu'ils l'ont fait... Enfin...

Ils ont embrouillé le Chinois,

mais il faut qu'ils trouvent 400 000 euros.

Je me sens pas bien. Machin ?

Combien je te dois ? - C'est pour moi.

- J'y vais. - Attends, Serge !

Prends un dernier verre. - Je peux pas.

- Lehaïm. Dis-moi.

Pourquoi tu le fais pas sans eux ?

- Où tu veux que je trouve 400 000 euros ?

- C'est ta chance, tu vas être papa ?

Faut que tu mettes ta famille à l'abri !

Faut que tu fasses attention à toi. Tu as toujours été trop gentil.

- Ma mère dit pareil que toi.

- Ecoute-moi si tu veux bien.

Ton affaire, on la fait ensemble.

Je prends les frais et on fait part à deux.

- Je peux pas, c'est mes potes.

- Mais tes potes en ont rien à foutre de toi !

Ils vont se gaver et t'auras rien !

T'en as pas marre de voir passer les trains ?

On m'a pas donné mes entreprises.

J'ai dû me battre contre mes propres amis.

J'ai tout gagné avec mes dents. C'est la guerre.

T'as aucun scrupule à avoir.

- Simon ? - Oui, Serge ?

- Promets-moi qu'ils le sauront pas.

- Je te le promets sur ce que j'ai de plus cher.

Je te le promets. Pémé, pémé.

- Bien.

À nous.

Combien ?

- Il me manque la moitié.

400 000 euros.

Téléphone. - Allô ?

Ouais je te le passe.

- Oui mon ami ?

J'ai eu ton type.

Il va t'engager comme chairman.

Chairman, ça veut dire président !

Allez je t'embrasse !

400 000 ?

- Hum...

- Ok pour 400 000. - Ah.

- Jackie !

- Ah super ! Il rit.

- Déconne pas.

Je suis pas un connard de banquier que tu plantes.

Moi, tu me niques pas, tu me connais ?

- Je sais qui tu es ! René les yeux bleus !

- Ah c'est là !

Hé ça va ?

Hé, t'as vu ?

Ils rient.

- Monsieur Serge...

Faisons l'amour

La la la la la !

En chinois

...

- Pourquoi M. Vuibert ne veut plus de la marchandise ?

- Y a plus M. Vuibert !

C'est fini !

Explique-leur ! - Je peux pas.

- Comment ça ? - Je peux pas faire ça.

C'est mes amis. - Quoi ?

En chinois

J'ai pas fait 15 000 km pour que tu changes d'avis !

Allez yallah ! Il va vous dire !

- Comme je vous l'ai expliqué, M. Bijaoui est mon associé.

On a repris le business à sa place.

Elle traduit en chinois

...

On fait ce qui était prévu.

Mais vous négociez avec nous.

ll hurle. - Ta gueule !

Rires

- Euh oui...

En chinois

...

- Si nous devions nous entendre, nous exigerions

une garantie solide.

- Ah oui bien sûr ! Fais briller !

- C'est assez solide

pour toi l'bouch ?

ll chuchote en chinois.

...

Il hurle en chinois.

...

- Il lui prend quoi ? - J'espère que t'as faim.

- M. Seiwei est ravi, il vous convie à dîner.

- Mazeltov !

Ils rient.

Je t'adore mon Sergio.

Musique rythmée

...

- Ça fait quelque chose. - Et c'est pas fini !

- Et mon fric ? - Bientôt. Si Dieu veut.

Je déconne mon Sergio, laisse-moi rentrer la marchandise.

J'aurais aimé voir la tête de tes potes quand ils ont découvert

qu'ils s'étaient fait rouler. Toi, tu as intérêt

à raser les murs... Ma foi...

Yabibi ! C'est à nous !

C'est à nous !

Oh mami, mami !

Ça, c'est de la came !

On l'a, notre thune, mon Sergio !

Passe-moi ma taille ! Du 42 !

- Euh... Tiens, 42 !

- Waouh !

Il rit.

Elles sont trop cool.

Oh toi... - Champion du monde !

Ils rient.

Tiens.

- Tu m'as filé deux gauches.

- Deux gauches ? Attends...

C'est du 42 ?

Voilà ! Whitcomb Judson !

- C'est deux gauches ?

C'est des gauches aussi.

Elles sont où les droites ?

Elles sont où les droites ? - Attends.

- Trouve les pieds droits !

Mais cherche !

Putain des gauches !

C'est des gauches !

Des gauches !

Encore des gauches !

Putain !

Le Chinois...

Il allait niquer Eddie et je lui ai sauvé la mise !

Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

- On fait quoi ?

- Ah, messieurs. Signez les bordereaux.

- Je laisse tout.

- Faut me dégager ça. Et s'acquitter des droits.

- J'accepte pas la marchandise !

- Alors on saisit. - Je m'en fous !

- Mais on va tout perdre ! - On a tout perdu, connard !

Tu veux payer les taxes ?

- Tu peux pas me faire ça !

- Poissard de merde ! J'aurais pas dû faire affaire !

- Tu avais promis que tu me paierais.

J'ai trahi mes potes ! - Arrête de me coller !

Musique inquiétante

...

- Simon !

Tu peux pas me laisser.

Simon...

Ecoute-moi !

...

- Ton ami est parti.

...

- Pourquoi tu fais cette tête ?

Ils rient.

- J'ai cru qu'il allait me défoncer la gueule.

- T'es un traître de génie.

- T'es le plus bel enculé de la terre.

- Je vais te péter le pif. - C'était pour faire plus vrai.

Je t'aime. - Moi aussi.

- Je savais que tu pouvais le faire.

- Bon alors...

Où sont les pompes ? - Ils saisissent.

- Bah voilà !

Ils rient.

Musique rythmée

...

- Pantalons de femme à rayures 100 % coton.

Coloris variés, 295 pièces.

On part à 60 euros. Personne ?

40, 45, 60...

70... Qui dit mieux sur 70 ?

70, une fois, deux fois, trois fois. Adjugé, 70.

Nous passons à un lot de 800 paires de chaussures de sport.

- 800 000. - 800 000 ?

- 800 000 chaussures gauches. - C'est une blague ?

Je reprends.

Un lot de 800 000 paires de chaussures haut de gamme.

Des gauches, uniquement.

Que va-t-on faire de ça ?

Quelqu'un ? Une offre ?

- Un euro. - C'est vraiment symbolique.

On fait quoi ?

- En frais d'incinération, c'est une fortune.

- J'ai jamais vu ça.

Un euro, une fois,

deux fois, trois fois, adjugé !

Un euro !

Musique rythmée

...

- C'est notre came !

...

Allez, on y va.

- Un lot de 400 000 paires

de chaussures droites.

- C'est pas des paires. - C'est un truc de fou.

- C'est écrit. - Nous vendons

un lot de 800 000 chaussures de sport,

haut de gamme, droites.

Personne ne couvre cela, lot suivant. Monsieur ?

- Un euro.

- C'est sérieux ? - Oui, oui.

- Un euro une fois, deux fois, j'adjuge !

Musique rythmée

...

- Bonne journée.

...

Téléphone

...

- Allô ? *- Simon ?

J'ai pensé que t'aurais besoin de chaussures.

Si la couleur te plaît pas, je peux changer, j'ai le ticket.

...

- M. Bijaoui. J'ai une réservation.

...

- Porte 15, embarquement. - Merci.

...

- Viens ici !

Simon !

...

- Vous avez pas vu la file ?

- Arrêtez-moi. - Je suis pas d'humeur.

- J'ai pas payé mes impôts !

Ni la TVA ! Arrêtez-moi !

- Un problème ? - On l'embarque.

- Merci. Attention, j'ai de quoi négocier.

Musique rythmée

...

- J'appuie.

- Pas là. Ici.

Musique rythmée

- Yallah !

...

Petit, petit !

Il soupire.

C'est tout ? - Il faut attendre.

- J'ai mis de la pub partout pour rien !

Personne vient ! - Faut que ça marche.

On a tout mis là-dedans !

- Patrick, on ouvre une bouteille.

- Ça va ? - Regarde !

- Calme-toi ! - Zéro !

- Yvan ! Tu veux une coupe ?

- Devine !

- Tiens. - Merci mon Serge.

Oh putain c'est parti !

Applaudissements Cris de joie

...

- On n'est pas refait. - Ça marche ?

- Regarde ! Ça grimpe !

- Oh ça défile ! - C'est l'Euromillions !

- Sans déconner ! Regarde !

Ils hurlent. Musique joyeuse

...

- Salomon...

- Qui dois-je annoncer ? - Mlle Salomon, M. Tomasini.

Nous sommes attendus. - Pas sûr.

- Si vous voulez bien me suivre.

- Asseyez-vous. Lionel, les dossiers.

J'ai essayé d'en rassembler le plus possible.

Les paradis fiscaux sont paranos

et je me suis fâché avec mes banquiers.

- Et voilà.

Y a tout. Les SCI à Malte et Hong Kong,

les comptes numérotés en Suisse.

Il manque Monaco mais mon banquier s'est suicidé.

Vous avez de quoi vous occuper. - Oh !

Que s'est-il passé ? - M. Tomasini ?

J'admire l'adversaire que vous avez été.

Je m'incline devant plus fort.

- Beau joueur. - Ainsi n'aurai-je plus

aucun secret pour vous.

C'est ce que vous souhaitiez ?

"Ti amo" (Umberto Tozzi)

...

Vous m'avez fait craquer.

...

Je m'incline.

...

Je me livre.

- Mais pourquoi ?

- Demandez pour "qui" ?

...

- Heu... Salomon ?

...

Non, Salomon...

...

Brouhaha

...

- Je l'ai pas eu ?

J'en étais sûre. - Calme-toi.

C'est peut-être une erreur.

- Je l'ai pas eu, c'est tout !

- Sois pas triste.

- J'aurais pas dû. - Tu l'as eu !

- C'est vrai ? - Mais oui !

- Tu l'as eu ! - Victor, t'es nul !

- Je suis reçue ? Elles rient.

- Je suis fier de toi. Elle rit.

- Merci !

Musique classique Rires

- Yallah !

- C'est magnifique chez toi.

- On est dans les cartons.

Ma chérie ?

Je te présente deux grands amis à moi.

Eddie, Sandra.

- Bonjour. - Edouard Vuibert, Muriel Salomon.

- Enchanté.

- Patrick m'a beaucoup parlé de vous. Je vous fais visiter.

- Alors ? C'est sérieux ?

- C'est grâce à toi, je lui ai dit la vérité et ça a marché.

- Qu'as-tu fait de ta maison ? - Je l'ai vendue.

Muriel travaille à Paris, c'est plus pratique.

Et puis Montfort Lamaury, culturellement, c'est pas ça.

J'ai pris un abonnement au théâtre.

On est vers le grand palais.

Je l'ai emmenée au Musée Rodin.

- T'as été au musée Rodin ?

- Y avait Arthur qui fêtait la bar mitzvah de son fils.

Il a laissé les statues quand même.

Brouhaha

- Maurice a raison. Faut voir grand, trois d'un coup !

lls gazouillent.

- Ils sont... - Ils sont mignons hein ?

- Quel travail ! 30 biberons par jour, 40 paquets de couches,

je suis crevée !

- C'est beau, on dirait Versailles !

- On y était le week-end dernier, dis donc...

La galerie des glaces est magnifique... Et les jardins !

Les jardins !

- Qui c'était le jardinier, il était connu ?

- Bien sûr ! C'est Lenôtre !

- Quelle mytho celle-là !

- Tu as mis le temps hein !

- Vous allez pas être déçu. - C'est bien.

- J'ai fait un fondu sur le saumon...

- T'as bien bossé !

- C'était pas gagné d'avance ! Elle m'a foutu à poil.

- C'est pour ça qu'elle est tombée amoureuse.

Ils rient.

- T'es con, sur la vie de ma mère !

- T'as entendu ? Patrick était mort de rire.

- Non.

- Rebecca, ma fille...

Yvan, c'est pas ton père...

mais il nous laissera jamais tomber.

- Allez ! Envoie le film !

Putain donne ça !

- C'est toi ou moi qui a accouché ?

- Je me suis pesé ! 80 kilos !

- Mon oeil ! - Hors taxes ! Allez !

Applaudissements

Oh oh oh ! Yallah yallah !

Oh oh oh

Yallah yallah ! Oh oh oh !

Yallah yallah !

Applaudissements

...

- Mazeltov !

- Serge ! T'as avalé de travers ?

- Tu as l'air tendu !

- Tu fais quoi ? Où tu vas ?

- Il est sous la table !

- Vous passez bien !

- Eh ouais !

- Tu fais ta prière ?

Tout le monde rit.

Tout le monde proteste.

- Il a oublié de faire le montage, y a une surprise !

Il a oublié, cet imbécile, allez avance !

- Vous avez pas vu le bonus ! - Je vais t'en filer...

- Allez-y. - Merci monsieur.

- C'est pour moi ?

Je m'appelle Dov et vous ?

- Ludmila.

- Ludmila ?

Un bébé pleure.

...

- Il est malin, Patrick, il sort avec son percepteur.

- Ça a dû lui coûter bonbon !

- Mon cadeau de fiançailles !

- Chouf ! Chouf !

- Attention, je l'ai payée plein pot ! La TVA et tout !

Avec elle, on rigole pas ! J'ai tout balancé !

Les comptes au Panama, au Curaçao, au Luxembourg, à Jersey...

- Non, pas Jersey !

- Ah !

Enfin, presque tout...

- Dis-moi, comment tu as eu cette idée de la chaussure droite et gauche ?

- C'est mon fils. C'est Victor.

- C'est ton fils ? - Ouais !

- C'est un petit génie. - Si tu veux.

Hein Victor ?

- Tas vu ? Elle m'a embrassé !

Je suis content.

- C'est bon. - Quoi ?

- Je divorce, Karine t'aime...

Tu m'aimes aussi, je suis une partie de ta vie.

- Merci Dov. - Promets-moi quelque chose.

- Aïe.

- Tous les shabbats.

- Dov ! - Chéri ! Le shabbat !

- Plus le linge.

- Le linge, tu vas au pressing !

- Je te laisse un trésor, c'est du bonheur !

- Ça me dérange pas, et c'est pas moi qui fais le repassage.

- Ouais... - Bon...

- Oh putain ! L'rchaoua ! Arrête un peu !

Il est lourd.

- Je pensais...

Pourquoi je ferais pas comme Sandra ?

- Faire quoi ? - Reprendre mes études.

Il rit. - Reprendre tes études ?

Il faut déjà que tu les aies prises !

- Tu m'encourages comme ça ?

- Quoi ? - Merci !

- Mais Karine ! Arrête !

- Regarde qui est là. Felix Marciano.

- Putain... - Tu te souviens ?

Sois pas lourd.

- Felix ?

- Serge !

- Comment tu te sens ?

- Ça va, on se plaint pas.

Couinement

- Tu veux un chocolat ?

Couinement - C'est bon ça !

- Encore un. Couinement

- Top ta fête !

Il rit. Couinements

- Oh putain, enculé !

Excuse-nous Felix, bâtards !

Viens ici !

Bande de racailles, putain !

Ils crient et rient.

Couinements Tu fais chier !

Arrête ! Vous êtes lourds !

- Vous êtes tous casés maintenant.

Je vais finir seul comme un chien.

- T'es tous les shabbats chez nous !

- Tu peux venir faire du baby sitting quand tu veux.

- Baby sitting ?

- Dov ! Chouf le colis !

- Hé !

- Bon, faut que j'y aille.

- Tu pars pas comme ça.

- C'est pas gentil. - Et les boulettes de ma mère ?

- Ça se fait pas, ça !

- Attends, dis bonjour à Sophie !

- Vous êtes lourds, arrêtez !

Musique orientale

- Chope-le !

lls crient.

...

- Si tu la touches, tu l'épouses !

- Ne l'écoutez pas !

- Viens, tout le monde t'attend !

...

Sous-titrage : C.M.C.

਍਍㤹㤹਍〰〺㨰ⰰ〵‰ⴭ‾〰〺㨰ⰲ〰਍昼湯⁴潣潬㵲⌢晦晦〰•楳敺ㄽ㸴睷⹷潭楶獥扵楴汴獥漮杲⼼潦瑮ാ

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.