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Robert !
Ton petit-d�jeuner !
Les titres du vendredi 14 mars.
La guerre avec l'Iraq para�t imminente
depuis que Tony Blair a affirm� qu'une deuxi�me r�solution de l'ONU
semble de moins en moins probable.
Un porte-parole du gouvernement a dit
qu'une solution diplomatique � la crise �tait recherch�e,
mais que la France avait empoisonn� le dialogue...
Pour moi, le saumon, c'est le roi du fleuve.
Avec de l'aneth, du yaourt, du paprika,
des oignons et des courgettes.
Bien s�r, interdiction � ma femme de couper les courgettes.
Vous comprenez pourquoi. Et sans oublier le brio.
Osama !
T'as des armes de destruction massive dans ton sac ?
Taliban de merde.
Donne-moi �a, connard.
Fous le camp, sale n�gre.
Viens.
Ce qu'on constate,
c'est qu'il n'existe pas, dans les m�dias,
de r�alit� objective.
Pensez aux films examin�s aujourd'hui.
Lifeboat, Le Corbeau, Requiem pour un massacre.
Pouah ! C'�tait horrible.
Oui, Jeana, mais peut-�tre que la guerre est horrible.
Pour Elem Klimov, elle l'�tait.
Il s'agit de versions diff�rentes de la 2e guerre mondiale,
d'interpr�tations diff�rentes
filtr�es par la perception et l'id�ologie du cr�ateur.
Vous voulez dire qu'il ne faut pas croire aux histoires ?
En partie oui, Lisa, mais �a va bien plus loin.
�a concerne aussi tous les autres m�dias :
les journaux, la radio et la t�l�vision,
les films documentaires.
Pensez � Leni Riefenstahl. C'est un exemple extr�me, mais...
�a peut s'appliquer � tout :
le m�dia est toujours l'interm�diaire entre vous
et la r�alit� qu'il essaye de repr�senter.
Je sais que l�, on s'avance un peu
et je ne veux pas vous embrouiller les id�es.
Mais quand vous regardez une �mission,
demandez-vous qui en sont les auteurs,
quel �tait leur but
et surtout, qui les paye.
Bon, tout le monde. � lundi prochain.
Cherchez des id�es de sc�narios pour les travaux pratiques.
Robert, un mot avant que tu partes.
Tout va bien ?
Votre cours nous a vraiment plu, aujourd'hui.
Merci beaucoup, Lisa.
Vous �tes notre prof favori, M. Reeves.
Je peux vous aider ?
Vous expliquez tout tellement bien et...
dans le dernier cours, vous parliez d'auteur,
et j'ai plus ou moins compris,
mais pas tout � fait.
Je vois.
Alors, je voulais savoir si vous avez le temps
de me r�-expliquer, pour que je comprenne mieux.
Moi aussi, M. Reeves.
Cet apr�s-midi, je suis libre,
alors vous pouvez passer
� la salle des profs et nous reprendrons du d�but.
Merci, M. Reeves.
De rien. Je suis l� pour vous aider.
C'est bien d'oser demander quand vous ne comprenez pas.
�a montre une vraie maturit�.
Vous �tes toutes les deux des filles tr�s intelligentes.
Bon, alors, � plus tard.
- Merci, M. Reeves. - Au revoir, M. Reeves.
� tout � l'heure.
Au revoir, Lisa. Au revoir, Siobhan.
Ah oui, Robert.
- Comment tu vas aujourd'hui ? - Bien, merci.
Vraiment ? Tu as l'air d'avoir le cafard.
Peut-�tre que je l'imagine.
Bon...
Tu as bien r�ussi ton examen blanc. J'attends une mention, maintenant.
Je suppose.
Je vois que Joe Kramer a finalement �t� expuls�.
C'est dommage, mais l'�cole n'avait pas le choix.
Une personne ne peut pas tout g�cher pour les autres.
Ecoute, des gar�ons comme Joe ont un certain charme, mais...
il est pas si dur que �a,
il a simplement beaucoup de probl�mes.
On n'a qu'une chance dans la vie. Je veux juste
que tu r�alises ton potentiel, c'est tout.
C'est tout, monsieur ?
Oui, c'est tout.
Tu joues de nouveau au concert annuel de l'�cole ?
- Peut-�tre. Oui. - Excellent !
Je l'attends avec impatience.
Merci.
Tu regardes quoi ?
Arr�te de mater, Robert Carmichael.
C'est un vrai violeur, celui-l�.
�a va, mon gars ? T'es o� ?
Quoi ? O� ?
Okay. J'arrive.
Super !
Il arrive.
- Salut, mon vieux. - Salut.
�a va ?
Ouais, �a va.
Devine quoi ? J'ai ta barrette.
Super.
Voil�. Regarde-moi �a. C'est g�n�reux ou quoi ?
De la bonne qualit�, en plus.
Du bon shit, direct d'Afghanistan.
Bien !
C'est un plaisir de faire des affaires avec toi.
Je file. Les cours vont recommencer.
Quelle tapette !
D�sol�.
Donne-moi de quoi faire un p�tard. Une petite d�panne.
Attends, avec le mal que je me suis donn�...
Tiens.
Merci.
- J'y vais aussi. - Quoi ?
J'ai Histoire avec Bradley. Il est bien, lui.
C'est �a, casse-toi.
Vous �tes vraiment de gros p�d�s.
� plus, Joe.
Ouais, � plus.
J'aurais bien mang� �a, ce soir.
George a p�ch� un bar de neuf kilos.
Neuf kilos, mon cul !
Le poisson s'est bien d�fendu, il para�t.
C'est ce qu'il a racont� au club, hier soir.
- �a va, P'pa ? - �a va, Joe ?
Et il l'a p�ch� comment ?
Moulin � grosse r�cupe, tout petit multifil
et une crevette en amorce, vivante.
Tu parles !
Vous connaissez George, toujours bien �quip�.
C'est �a.
Salut Joe ! �a va ?
Tu devrais pas �tre au coll�ge ?
- C'est sa derni�re ann�e. - Joe n'y va plus.
C'est vrai, Joe ?
Je pensais travailler...
Quoi, je sais pas.
Joe veut bosser sur les bateaux.
Tu rigoles ou quoi ? Il n'y a pas assez de boulot pour nous.
Je sais.
Comment va la collecte de Mark ?
Pour Billy et sa femme ? Lentement.
C'est la mairie qui devrait r�gler �a.
Et ce con d'Albatross ou d'Altrass, ou un truc comme �a...
Des achet�s, oui. Socialistes mon cul !
Tous pareils, de toute fa�on.
Tu parles !
Avec tout ce que Bill et Jenny ont d� subir...
Ces bourges de merde d'Arclight doivent payer pour �a.
Les r�ductions budg�taires, le manque de s�curit�...
Et les chefs qui se payent des primes de 200000 �.
Ils ont tu� Martin et tout le monde le sait.
C'est une putain de honte !
Tout � fait.
La prison est trop bonne pour eux.
Je me casse, les amis.
J'ai des courses � faire pour ma bonne femme.
Donc, on bosse ce soir ?
- Au revoir. - � plus.
� plus, Andy.
Ils risquent pas leur vie dans le d�sert, eux.
- Au revoir, Andy. - � plus.
Et merde !
Pauvre con !
Tu as pass� une bonne journ�e, ch�rie ?
Devine quoi ?
2e impression de mon livre lundi.
C'est g�nial !
F�licitations, mon amour.
Qu'est-ce que tu as fait de ta journ�e ?
Des courses...
J'ai roul� un peu
et j'ai trouv� de jolis magasins.
Mais c'est pas Los Angeles.
J'ai quelque chose � te montrer. Tu vas voir.
Salut, Rich ! Tu peux attendre un moment ?
C'est Richard.
Ouvre.
Oui, Richard, d�sol�.
�a se passe bien ?
�a prend du temps, ces choses-l�.
Tu connais Rupert ? C'est un de mes meilleurs amis.
Et Mark, et Jamie... des gens merveilleux,
tous rencontr�s � Mormont.
Personne n'a dit que c'�tait facile.
Je ne veux que ton bien.
Tu verras, dans 10, 15 ans, tu me remercieras.
Il va bien ?
Oui, il s'adapte.
Bien.
C'est bien.
Alors ?
Alors quoi ?
Et alors ?
Ah oui, ton poisson. lmpressionnant !
On n'en trouve pas tous les jours, des comme �a !
Et si bon march� !
A Londres, on se fait vraiment d�pouiller.
Je sais pas comment le pr�parer.
Peut-�tre grill� avec du vin blanc,
de la tomate et de la menthe,
pour lui donner un go�t de Moyen-Orient.
Tu vas le faire en entier ?
Bien s�r. �a ne se garde pas.
Mais qui va manger tout �a ?
On pourrait inviter des gens.
Mais j'ai ma s�ance de Pilates, ce soir.
Ah oui, c'est vrai.
Je pr�f�re manger simple et l�ger.
Une salade, ce serait parfait.
Et mon poisson ?
D�sol�e, ch�ri.
- Tu ne peux pas le congeler ? - Le congeler ?
C'est un crime !
Bon, mais c'est mieux que de le jeter.
A moins que tu le manges en entier.
Je vois ta nouvelle image : Abbott le gros lard,
le cuisinier aux poign�es d'amour.
Tu as raison, je suppose.
Zut !
Pauvre ch�ri.
Ce n'est qu'un poisson.
Du yaourt.
Tr�s... bon.
J'aime bien le yaourt.
Avec un peu de miel...
Bates dit qu'il t'a bais�e derri�re le McDo.
Quoi ! C'est pas vrai !
C'est ce qu'il raconte.
C'est un sale menteur. Je l'ai pas bais�.
Pas question !
- Tu sais ce qu'il dit, aussi ? - Quoi ?
Que t'as une grosse chatte.
La ferme, Dermott, connard !
T'es vraiment une sale merde.
C'est Bates qui le dit.
On s'en fout. Tu racontes pas des trucs comme �a.
Si je disais que t'as une petite queue ?
Va te faire foutre !
T'aimes pas �a ? Alors, tu la fermes.
Elle t'a coinc�, l�.
Toi, tu sais que je suis bien mont�.
Bien mont�, mon cul !
Les capotes sont trop grandes pour toi.
Elle est toute riquiqui !
Si vous me croyez pas,
je vous la mettrai � toutes les deux.
Tu parles !
Je te ferai pas ce plaisir, pouffiasse !
Il se prend pour Don Juan.
- Merde, les flics ! - Qu'ils arrivent. On n'a rien fait.
Ma m�re va me tuer.
- Bonsoir, les jeunes. - Bonsoir.
Qu'est-ce vous fabriquez � cette heure ?
Rien.
On s'est plaint du bruit.
Vous devez circuler.
On n'a rien fait !
Les gens ici n'aiment pas les jeunes qui tra�nent dans la rue.
Allez, circulez.
�a va Joe ? Je peux te parler un moment, seul ?
Juste un mot, s'il te pla�t.
Il faut des papiers pour �tre dans la rue ?
Ne lui montre pas ! T'es pas oblig�.
- Comment vas-tu, Joe ? - Comme toujours.
Tu ne fais plus de b�tises, j'esp�re.
Ton cousin Larry sort de prison bient�t.
- Tu n'as pas de ses nouvelles ? - Non.
Je connais Larry. La prison ne lui a pas fait du bien.
�a veut dire quoi ?
Larry est un drogu�. Il ne survivra pas hors de prison.
Mon cousin n'est pas un drogu�.
Il l'est. C'est dur, mais c'est la v�rit�.
Si j'�tais toi, je l'�viterais.
Il va t'attirer des ennuis et t'as pas besoin de �a.
- Je sais rien de lui. - D'accord, c'est bien.
Allez les jeunes, circulez. Pas de b�tises, d'accord ?
Joe, souviens-toi de ce que j'ai dit.
Bonne nuit, maman.
Bonne nuit, Robert.
Salut.
Allez, sale clebs.
C'est dur quand on a rat� des r�p�titions.
Simon pourrait nous aider.
Qui aime bien ch�tie bien.
- Tu veux un biscuit ? - Non, merci.
Moi non plus.
- Le concert n'est plus tr�s loin. - Non.
�a va aller, je crois.
Je ne suis pas inqui�te.
Howard viendra avec les enfants ?
Je ne sais pas. �a pourrait me g�ner.
C'est tr�s important de chanter devant un public, tu sais.
�a donne confiance et...
�a lib�re de ses inhibitions.
Non, il ne faut pas se g�ner.
Howard viendra si je l'invite. Mais les enfants, non.
Rose viendrait, mais elle �tudie � Bristol.
Ah oui, bien s�r.
- Robert viendra ? - Oui, il viendra.
Il est tr�s intelligent, ce gar�on !
Il est venu aider Benjamin pour ses devoirs.
C'est bien.
Mais une chose m'a frapp�e, si je puis me permettre.
Robert me semble presque trop calme.
Trop r�serv�.
Je suppose.
Je crois que c'est l'�ge.
Am�ne-le ici avec toi, pour chanter.
- Je ne voulais pas critiquer. - Non, c'est...
- Pardon, mais, il voit son p�re ? - Non, malheureusement.
J'ai connu un jeune, il n'avait jamais connu son p�re.
Tu� � la guerre.
C'�tait un beau pilote. Son fils lui aussi �tait beau.
Il �tait tr�s proche de sa m�re. Il ne s'est jamais mari�.
Je vais chercher des biscuits. Excusez-moi.
Je peux te fournir ce que tu veux. Du super matos.
T'arr�teras plus de planer.
Voil� Rob.
Rob, je te pr�sente mon cousin, Larry.
Salut.
- Comment �a va ? - Bien.
Petit cadeau.
Des super saumons. Ils sont super forts !
Rob n'a jamais pris d'ecsta.
Tu te fous de moi !
C'est ta premi�re pilule ?
On en a pris il y a deux mois. Elles �taient fausses.
Putain !
J'aimerais bien que ce soit ma premi�re.
Il m'en faut six ou sept pour planer.
Il faut les croquer.
Croque.
�a a un go�t de merde,
mais �a passe plus vite dans le sang.
C'est d�gueulasse, non ?
� votre service.
J'en prends une autre...
et une pour toi.
Je ne sens pas l'effet de la premi�re.
Tu l'as prise il y a 15 minutes.
Ouvre la bouche. Deux valent toujours mieux qu'une.
Et ton boulot, Joe ?
J'aurai pas d'argent jusqu'au mois prochain.
J'ai rat� le jour de paie. Les salauds m'arnaquent.
Les putain de salauds !
Je ne le supporterais pas.
J'ai quitt� l'�cole � 14 ans.
Et aucun salaud ne me dit quoi faire.
Dans 5 mn, tu commenceras � planer. Tu sens d�j� l'effet ?
Oui, j'ai des fourmis dans les doigts.
Tu sauras quand �a commence.
Rob, je crois que �a commencera dans 20, 30 minutes.
- Cool ! - Ben plane d�j�.
T'as tout aval�, ma belle ?
Tu sens la mer ?
Je l'avais pas sentie depuis dix-huit mois, putain !
Dix-huit mois ?
J'�tais en taule. Pour possession.
Et agression.
Merde, je ne sens plus d'effet.
Je l'ai jamais senti.
Et toi Rob, �a va ? Ta premi�re exp�rience te pla�t ?
Oui, c'est cool.
Allez ! On va chercher de la vraie drogue.
Larry ! Content de te voir.
Ils t'ont enfin rel�ch� ?
A ton avis ?
On peut entrer ?
Ouais, entrez.
Asseyez-vous. Va falloir vous serrer.
Va t'asseoir l�-bas.
Larry, tu sais qu'ils ont saisi une cargaison, mardi ?
200 kilos. � dix minutes de la c�te.
�a a fait monter les prix. C'est le bizness.
Je sais.
J'ai envie de meuf.
- Va voir la m�re de Robert. - Elle est bonne, sa m�re ?
Putain, si elle est bonne ? Je la niquerais dur.
Ben, tu la niquerais, non ?
Tu niquerais la m�re de Rob ?
- Vous parlez de ma m�re ? - On la niquerait bien.
Rob, viens l�.
Regarde-moi �a. De la pure.
- �a va, amigo ? - Oui, �a va.
Je t'ai vu quelque part. T'es Ben.
- J'ai raison ? - Oui.
Enchant�, Ben. Je m'appelle Mickey.
Ecoute-moi Ben, mon pote. Si t'as besoin de fric,
appelle-moi.
Je te file 1 quart, direct.
Je te l'avance pour 500 �. �a fait 500 � de b�nef.
- Je sais pas. - C'est de l'argent facile.
T'y penses et tu me dis, d'accord ?
Un joint de coke.
Essaye. �a te fera planer.
�a d�fonce pas mal, hein ?
Je te fais une ligne, mais tu payes. Plus de cadeaux ce soir.
- Fais-moi une ligne. - Un gramme pour 40 �.
Je n'ai que 20... la moiti� ?
Putain ! D'accord pour cette fois.
- Qui veut l'autre moiti� ? - Moi.
Je te paye demain, d'accord ?
Tu me payes demain. 25 �, d'accord ?
D'accord, 25 �.
Comment va la petite ?
Elle y est, mon pote, elle y est.
Ouais, c'est de la bonne.
- Ben, mon pote, viens. - Non, mec.
- Qu'est-ce que t'as ? - Non.
T'es p�d� ou quoi ?
�a va pas non ! T'y vas apr�s moi.
Vas-y, mon vieux. Mets-lui tout !
Putain !
Rob, je me casse. Tu viens ?
Bon. � plus.
Les forces de la coalition s'avancent,
gagnant chaque jour du terrain
contre l'ennemi.
Lentement mais s�rement,
le peuple iraquien se lib�re du r�gime de terreur
qu'il a subi ces longues ann�es.
Co�te que co�te, nous atteindrons notre objectif.
Il faut que les Am�ricains, nos alli�s,
et le peuple iraquien le comprennent.
C'est quoi ce bordel ? Arr�tez ce putain de bruit !
Vous bousillez ma musique et mon calme !
Je ne peux m�me pas mixer. Connards !
D�sol�, on s'amuse, c'est tout.
Arr�tez ce putain de boucan ! C'est pas possible !
- C'est bon... - Oui, c'est bon, mon cul !
Jour apr�s jour, on a d�couvert
la r�alit� du r�gime de Saddam
et de ses voyous qui tuaient les leurs.
Le d�fil� des prisonniers de guerre
et les images
des soldats britanniques qui ont �t� ex�cut�s.
S'il manquait des preuves
de la d�pravation du r�gime de Saddam,
cette atrocit� en fournit.
Bon, tirez-vous, �a suffit !
Tu rigoles ? Sois raisonnable.
Larry, pourquoi tu fous ta merde chez moi ?
Si les voisins appellent les flics,
je te mets mon flingue dans le cul et je tire, entendu ?
Putain !
C'est bon, c'est bon.
Il faut absolument que l'ONU soit impliqu�e dans ce processus.
C'est juste et c'est dans l'int�r�t de tout le monde.
Pour moi, la priorit�,
c'est le programme ''p�trole contre nourriture''.
Laisse la fille.
Il faut penser aussi
� l'administration de l'apr�s-conflit
et on a d�j� dit que c'est essentiel que l'ONU y soit impliqu�e,
qu'elle approuve l'�ventuelle administration en lraq.
Le Premier ministre Tony Blair, en conf�rence de presse � Camp David
avec le Pr�sident des �tats-Unis.
�a va, John ?
Ils t'ont rel�ch�, alors.
Il y a de la bi�re au frigo.
Merci.
John...
Je peux rester chez toi une petite semaine,
jusqu'� ce que je trouve un appart ?
La mairie t'a rien fil� ?
Si, mais �a craint
et je veux me r�ins�rer.
J'ai besoin d'une bonne adresse pour trouver un boulot.
La porte est toujours ouverte pour la famille, Larry.
Merci, John.
Putain !
L�, il va pas s'en sortir !
Merci, mon vieux. C'est sympa.
- � plus. - � plus.
- �a va ? - �a va.
Allez, ducon. Au boulot.
Bon, r�p�tons ce morceau.
D�s la mesure 33, d'accord ?
Un, deux, trois.
Regarde !
Regarde mon haut ! T'en penses quoi ?
Super.
Gary, jette un coup d'oeil par l�.
Lisa.
- C'est bon ? - Oui, �a va.
Allez, c'est Gary qui filme.
Tout le monde � vos places.
Allez, d�p�chez-vous.
Bien.
Vas-y, Lisa.
Bon, moteur.
- Gary ! - Ah, oui...
�a tourne.
- Que fait-on de lui, Capitaine ? - On le tue.
Oui. Deux balles dans la t�te.
Attendez. Laissez-moi r�fl�chir. Est-ce la bonne d�cision ?
C'est la guerre. C'est notre mission.
- Oui, c'est �a. - Piti�, ne me tuez pas.
On va le rel�cher.
Non, il faut le tuer.
Br�lons-lui la cervelle. Sinon, il reviendra.
Ils sont comme �a, les boches.
Coupez !
Tr�s bien, les gar�ons. Bravo Donald, tr�s ''m�thode''.
Merci, monsieur.
- C'�tait comment, Gary ? - Bien, je crois.
Au moins, les parents ne le verront pas.
� qui le tour ?
- � moi, monsieur ! - � moi!
Ah, on a une diff�rence d'opinion.
On avait d�cid� que c'�tait moi !
Il ne reste que deux plans.
Pourquoi vous ne partagez pas ?
Allez, c'est comme �a !
Lisa, o� mets-tu la cam�ra ?
- L�-bas. - Bon, allez.
Installez-vous, les gars.
Allez.
Tr�s bien Lisa !
On est cens�s le faire ensemble. T'es pas seul, tu sais.
Je voulais pas le faire ensemble.
C'est de la merde.
Monsieur, Robert me laisse pas faire.
Robert, laisse faire Alex.
C'est mon tour.
Fils de pute ! Putain de fils de pute !
Robert. Arr�te !
L�che-le, Robert !
Tiens.
- Tiens. - Merci.
Elle-m�me.
Oui.
J'arrive tout de suite.
Merci d'avoir appel�.
Si on n'avait pas besoin de toi pour le concert...
Pas d'excuses !
Tu m'as vraiment d��ue.
- M. Kramer, vous allez o� ? - Moi ? Je sors.
- Encore une heure avant la pause. - � Duba�, il est 17 h.
Salut Ben. �a va ?
C'est moi. Tu viens ce soir ?
Il faut que tu viennes ! C'est important.
Parfait !
Bon, on se voit l�-bas.
Saddam Hussein et son r�gime ont perdu le contr�le de Bagdad,
les forces am�ricaines ont atteint le centre de la capitale.
Les chars de combat am�ricains n'ont gu�re trouv� de r�sistance
lors de leur entr�e � l'est du Tigre.
Le ministre de la D�fense am�ricain
a tenu une conf�rence de presse au Pentagone.
Des lraquiens lib�r�s, en liesse,
montent sur les chars am�ricains, d�truisent les statues de Saddam.
lmages impressionnantes !
En les regardant, on pense � la chute du mur de Berlin
et � l'effondrement du rideau de fer.
Ce sont des �v�nements d�terminants
pour l'histoire d'un pays,
le destin d'un peuple
et �ventuellement, le futur de la r�gion.
Saddam Hussein prend sa place
� c�t� de Hitler, Staline, L�nine et Ceausescu
dans le panth�on
de dictateurs brutaux qui ont �chou�...
- Eh bien ! - Il donne des coups de pied.
Benjamin, embrasse ta soeur.
- �a va, toi ? - Oui.
- Et le lyc�e ? - Pas mal.
Regarde-toi ! Va t'arranger.
Entre. Entre.
Qu'est-ce que j'ai mal au dos...
Bonsoir.
�a ne va pas �tre trop long ?
Bonsoir, mesdames.
- On est en retard. - �a n'a pas encore commenc�.
Bonsoir, tout le monde.
Merci.
Bonsoir � tous. Merci d'�tre venus.
C'est fabuleux que vous soyez aussi nombreux.
Salut.
Tiens.
Ah, cool !
Faut que je me d�barrasse de mon matos.
- O� est Larry ? - Les flics l'ont emmen�.
- Quoi ? - Il y a deux jours, les salauds.
Ils sont venus chez moi. C'est pour �a que je vire mon matos.
Appelle Robert. J'ai �puis� mon forfait.
Marie !
- Je tombe sur le r�pondeur. - Merde ! Putain !
Ah oui, il a ce concert.
Un concert ? Putain de p�d�.
- J'essayerai plus tard. - D'accord.
Vous verrez dans vos programmes
que nous avons des solistes, ce soir.
Ce sont principalement des �l�ves de musique
en derni�re ann�e de brevet.
Pour ces �l�ves, ce concert
est l'apog�e des cinq ann�es qu'ils ont pass�es avec nous
� Harbour Lights.
Quand vous les entendrez jouer,
vous tomberez d'accord :
ce sont de vraies stars en herbe.
Passons des stars du futur
aux stars du pr�sent.
J'ai le plaisir d'accueillir notre invit� sp�cial.
Il va pr�senter notre programme.
Il est nouveau et tr�s bienvenu dans notre communaut�.
Vous l'avez peut-�tre vu � la t�l� dans ''Cuisiner avec John''.
Il n'est autre que le cuisinier pr�f�r� de la t�l�vision...
Jonathan Abbott.
Merci.
Bonsoir � tous. Merci beaucoup.
Je remercie Mlle Epstein de m'avoir invit�, ce soir.
Vous allez peut-�tre vous demander
pourquoi un cuisinier parle dans un concert de musique ?
Et oui, c'est �trange.
Pourquoi suis-je l� ?
La r�ponse est...
D'abord, moi-m�me, je suis musicien.
Ou plut�t, j'ai �t� musicien.
Je jouais du violon � l'�cole...
mal !
et j'ai arr�t� en troisi�me cycle.
Mais, s�rieusement,
j'appr�cie �norm�ment la musique.
Cette soir�e est une occasion
d'entendre les nouveaux talents de cette communaut�...
� laquelle je suis honor� d'appartenir.
Et puis,
il y a des similarit�s entre ma vie et la vie d'un musicien,
d'un compositeur, ou de n'importe quel artiste.
J'ai toujours cru
qu'avec du talent, de la volont� et beaucoup de travail,
on peut atteindre n'importe quel but dans la vie.
Epargnez-nous, mon Dieu !
J'esp�re que ma pr�sence encouragera les jeunes artistes
� continuer,
� aller dans le monde et � faire fructifier leur talent.
C'est tout ce que j'ai � dire, alors je quitte la cuisine.
Merci � Mlle Epstein de m'avoir invit�.
Profitez du concert.
Merci, Jonathan Abbott, d'�tre venu ce soir.
Sans plus de c�r�monie, passons � la musique.
T'es s�re ? Il n'y a pas d'erreur ?
C'est g�nial, ch�rie !
On va arroser �a ! Si tu as toujours le droit.
Bonne id�e. Je reviens tout de suite.
Je t'aime, ma ch�rie.
Beaucoup.
- Monsieur Abbott. - Bonsoir.
Merci d'�tre venu, ce soir. Les jeunes ont appr�ci�.
Allez-y.
Je voulais juste vous dire que j'ai bien aim� votre livre.
Je cuisine moi-m�me et vous avez de bonnes recettes.
La partie autobiographique est super aussi.
Merci. D�sol�, un impr�vu. Il faut que je parte.
Pouvez-vous pr�senter mes excuses � Mlle Epstein ?
Oui, bien s�r.
Vous avez un petit moment ?
J'ai �crit moi-m�me un livre.
Il ne s'agit pas d'un livre de cuisine.
C'est plut�t...
C'est dur � expliquer. C'est un roman,
une �tude de caract�re avec des �l�ments de myst�re.
Il s'agit d'une jeune femme qui est un peu...
d�sabus�e, triste.
Elle a des probl�mes avec sa m�re et...
et il y a un inspecteur de police qui intervient.
D�sol�, j'explique tr�s mal.
C'est plus clair dans le livre.
J'en suis s�r.
Ce n'est pas un livre de cuisine, mais je crois que...
votre �diteur, Bloomsbury, pourrait �tre int�ress�.
Vous pouvez y jeter un oeil et me donner votre opinion ?
Si je trouve une carte, envoyez-le � mon agent.
En fait, j'ai...
Je vois, vous aviez justement un exemplaire.
Tenez.
Ce serait g�nial si vous pouviez me dire ce que vous en pensez.
Il y a mon email et mon t�l�phone...
Super. Il faut absolument que je m'en aille.
Vous m'excusez aupr�s de Mlle Epstein ?
Oui, bien s�r.
Elle n'�tait pas l� ce soir. Mais...
je ne l'ai pas vue en cours, r�cemment. Que se passe-t-il ?
Vous comprenez, elle a disparu et on la cherche.
C'est une �l�ve tr�s fiable.
Fabuleux ! Ton fils a un vrai talent.
Sarah, la fille d'Adrian Farmer a disparu.
Sa fille Marie. Elle a disparu, depuis hier soir.
Il n'a aucune nouvelle. Tout le monde la cherche.
Adrian Farmer, je...
C'est terrible. Le pauvre homme doit �tre fou d'angoisse.
Je sais. On va aider les recherches.
D'accord, mais la police est intervenue ?
La police la cherche,
mais avec l'aide du voisinage, �a irait plus vite.
Je vois. Peut-�tre que je...
Vous partez quand ?
C'est Roger qui organise tout. On part dans quelques instants.
- J'aimerais aider. - Tr�s bien.
�a a l'air horrible.
Moi, je ne peux pas rester. Je suis tr�s occup�, en ce moment.
- Tu es s�re de vouloir ? - Il me semble que je dois.
- D'accord. � dimanche, alors. - Oui, � dimanche.
M'man, je peux aller faire la f�te avec Ben ?
Il est tard, Robert, et tu as �cole demain.
Je sais, c'est juste pour f�ter le concert.
- Au revoir. - Au revoir, Simon.
Juste cette fois, maman.
D'accord, mais ce n'est pas un pr�c�dent.
Sarah, nous partons.
N'oublie pas que tu as �cole.
Je ne rentre pas tout de suite non plus.
Je mets �a dans la voiture.
Je mets �a dans la voiture, Ruth. J'arrive.
- C'est Rob. - G�nial !
Salut, mon pote.
Du gaz, mon vieux.
Il faut que t'en prennes.
C'est pas possible �a !
Putain, on est bien d�fonc�s, l� !
Donne-moi �a. Donne-le-moi.
- Tiens. - Merci.
On va prendre toutes mes drogues, les faire dispara�tre.
Tu vas �tre aussi d�fonc� que nous !
Marie !
- Que se passe-t-il ? - Je ne sais pas.
- Aidez-nous, les gars ! - Allez vous faire foutre !
On va tout prendre et on va faire un trip.
Un sacr� trip !
J'en ai d�j� fait un.
O� tu nous am�nes ? Des heures qu'on marche !
- �a ne fait pas des heures, ducon. - On dirait, putain !
Putain, il n'y a plus de gaz. Rob, t'as fini le gaz, salaud !
Ecoute, Joe... Il doit y avoir une station-service.
Il n'y en a pas, imb�cile.
Il faut en trouver une.
Y a plus de gaz, tant pis !
Tiens.
- C'est quoi ? - Amph� ou k�tamine, sais plus.
Prends un et donne un � Rob.
Attends, attends.
- Alors, �a a bon go�t ou quoi ? - Ouais.
- Tu vas nous dire o� on va ? - C'est une surprise.
On y est.
On est o� ?
L�.
- Je vous dis mon plan ? - Quel plan ?
- Mon id�e. Vous voulez l'entendre ? - Vas-y.
lnvasion !
Je ne rigole pas ! Larry et moi, on a tout planifi�.
C'est quoi son nom, le cuistot de la t�l� ?
Il fait l'�mission sur ceux qui ouvrent des restaus.
Ah oui ! Il est bien.
D'apr�s Larry, il a un coffre plein de fric et de bijoux.
Il n'y a que lui et sa meuf. C'est facile.
Attends...
On va se bourrer de fric. J'ai les d�tails ici.
- Il n'y a que lui et sa meuf ? - C'est de la folie, Joe !
Ils l'ont bien cherch�, ces salauds.
Regarde-moi cette putain de voiture. Tu vas en avoir une, toi ?
Ces salauds t'ont bais� d�s ta naissance.
Pour eux, vous pouvez toujours crever.
Ils se croient sup�rieurs.
Ce soir, on va leur faire payer !
D'accord, on le fait !
T'es fou, Joe.
Apr�s un coup pareil, t'es grill� !
- On n'a qu'une vie, non ? - T'as raison. Allez !
C'est de la folie !
C'est bien, je suis un mec fou.
Tu veux rester ici ?
On est dehors, dans la nuit et le froid,
et ces salauds sont l�, au chaud. Je parie qu'ils ont m�me de la coke.
De la coke !
Oui. Les friqu�s aiment bien la coke.
- Mais t'es p�d� ou quoi ? - Non.
Alors, t'es un l�che.
Non. C'est juste...
C'est fou, c'est tout.
Faut les baiser !
On va les baiser !
On le fait, alors ?
Oui. On n'a qu'une vie, merde !
Allez. Foutons le bordel !
Maintenant !
- Au moindre bruit, t'es mort. - Je t'ai, salope !
- Que faites-vous ? - Donne ta main.
Ma femme !
- Jonathan ! - L�chez ma femme !
Tout le monde est calme ?
On se calme, d'accord ?
On est tous calmes.
Toi, t'es calme ?
Je vais t'enlever le b�illon et je ne veux pas t'entendre.
Tu ne parles que si on te parle. Entendu ?
Un seul mot et j'enfonce ce couteau dans ta salope.
T'as compris ?
T'as compris, ducon ?
Alors, j'enl�ve �a.
Regarde-moi !
Fais ce que je te dis et il ne t'arrivera rien.
Je vous en supplie, prenez tout, mais ne touchez pas ma femme.
- T'as pas entendu ? - Ne lui faites pas de mal.
Non, pour l'amour de Dieu !
Tais-toi et fais ce que je te dis !
T'as un coffre-fort. Il est o� ?
Dis-moi !
Il est dans le mur, derri�re le tableau � gauche. Mais...
Tais-toi ! C'est quoi, la combinaison ?
6, 53, 29, mais...
Ta gueule ! 6, 53, 29.
J'y suis.
Je dirais qu'il y a 500 �.
Allez chercher les objets de valeur. Des trucs chers et l�gers.
Vas-y. Je garde ces deux-l�.
Il n'y a que �a.
Nous ne gardons pas beaucoup d'argent ici.
C'est la v�rit�. Je te jure.
T'es mignonne, toi.
- Je t'en prie ! - Tu me plais.
Prenez ce que vous voulez, mais ne nous faites pas de mal.
Tu veux que je te tue, c'est �a ?
- Ecoute. Elle est... - Tais-toi, salaud !
Vous �tes � moi, maintenant.
Je ferai de toi et de ta salope ce que je veux...
et tu n'y peux rien.
Il est beau, celui-l�.
Qui c'est ?
On dirait...
C'est le petit chef ?
Il fait quoi, en ce moment, lui ?
- Putain ! Regarde-moi �a. - Quoi ?
Viens voir.
Joe ! Regarde ce putain de poisson.
T'es con ou quoi ?
Il est �norme, ce poisson !
Un beau poisson.
C'est vrai. Il est beau.
Regarde-moi �a. C'est bien, non ?
- Oui, c'est bien. - C'est le dernier cri.
Allez, embrasse-le.
Le go�t te rappelle quelque chose, non ?
Alors...
alors... on y va ?
On s'en sort bien.
Tu veux partir ?
Mais la f�te a � peine commenc� !
On va s'amuser avec ces salauds.
Je commence. Assurez-vous que ce con regarde.
- Je crois qu'elle aime �a. - Oui, elle adore.
Robert, c'est ton tour.
C'est toi qui as le plus envie.
Sous-titrage : C.M.C. - Paris
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