All language subtitles for Frivolous.Lola.1998.BluRay.720p.800MB-Ganool

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Original subtitles

Le souvenir d'une jeune beauté en robe ne s'oublie jamais !

ll nous survit même !

Beau brin de fille !

Quelle vulgarité !

Ça vous étonne ? C'est la fille de Zaira.

Et André est son père.

C'est vraiment lui, le père ?

Allez savoir ce qui est vrai ou pas.

Maestro !

Espèce de vaurien !

- Elle n'est pas arrivée ? - Non, pas encore.

Arrête de regarder la pendule,

elle n'y est pas. C'est de l'obsession !

Quoi ? Tu n'es pas content ?

Si, très content.

Pourquoi tu lui demandes ?

J'ai été obsédé tout comme lui,

à l'époque.

Non, toi, c'est avec moi que tu batifolais,

pas avec une écervelée sortie d'on ne sait où.

Comment ça ?

C'est la fille de Zaira.

Justement.

Une ancienne préposée

au vestiaire sur un transatlantique !

Ça n'a rien de dégradant !

Elle en est revenue enceinte et sans mari.

Elle est revenue avec le signore André.

lls font la paire : un chaud lapin !

Un chaud lapin ?

Tu rigoles ? ll a été le meilleur chef du Normandie !

Moi, je ne crois que ce que je vois.

Et je vois le signore André, le cul posé à Cadelmosto,

avec une ''gouvernante'' en fait sa maîtresse, c'est notoire,

et une donzelle qu'il traite comme sa fille,

alors qu'elle porte le nom de sa mère !

C'est la vie dont je rêverais ! Heureux homme !

Regarde-toi, tu baves !

Mais crois-moi, personne n'aura notre fils

sans ma bénédiction.

Et puis de toute façon, ils sont encore trop jeunes.

Et s'ils avaient déjà consommé ?

Ça, ça m'étonnerait !

Mon fils n'est pas comme son père !

C'est pas une tapette !

Je sais ! Mais lui, il n'est pas obscène !

C'est aussi mon fils !

N'est-ce pas ?

Espèce de petit cochon !

- Tu sais que tu as de la chance ? - Pourquoi donc ?

Parce que tu vas t'éclater.

Vraiment m'éclater ?

Explique.

Viens avec moi, je vais te montrer.

C'est à toi de faire le pain.

Moi, je suis pas payé, toi, tu l'es !

Allez, un câlin !

J'ai les mains pleines de pâte !

Fais voir.

Qu'est-ce que tu fais ?

Je te nettoie, tiens !

T'as raison, j'ai vraiment de la chance !

Non ! Tu m'excites trop !

Et alors ?

ll faut d'abord qu'on se marie.

Tu dirais pas non à une pute !

Je ne fréquente pas ce genre de femmes.

Ne me pousse pas à bout, Lola, ou je te manquerai de respect.

''Ne me pousse pas à bout, Lola !''

T'es débile ou quoi ?

Ecoute-moi, Masetto.

On dit que le pucelage est une miette de pain

- et le premier arrivé le picore ! - C'est-à-dire ?

Tu es d'une espèce disparue !

Tu es presque nue,

la plupart du temps.

ll fait tellement chaud !

Tu voudrais que je m'habille en religieuse ?

A quoi penses-tu tout le temps ?

Je ne pense qu'à toi, tout le temps.

Tu me rends dingue !

Et j'attends...

Oh oui !

Signore Tomaso ?

Le pain aussi a ses raisons.

Je passe te prendre vers 1 5 H ?

Non. Va en respecter une autre.

Sans vergogne...

- Vous me parlez ? - Tu aurais pu te brosser.

Je me suis appuyée sur un sac de farine.

Mais oui, c'est ça !

Je vais te brosser, ma belle.

Pourquoi vous me frappez ?

Eh bien ?

Quel culot !

Un ange joliment culotté...

Je les préfère sans tête !

Le corps seul est plus expressif.

- Et surtout... il ne ment jamais. - Exact.

La quintessence de l'être.

Coïto ergo sum.

Tout le reste n'est que distraction.

N'aie pas peur de le dire :

une illusion, un mensonge.

C'est même pire : une malédiction !

Travail, réussite,

progrès...

foutaises que tout ça !

C'est là seulement que j'existe.

Le noir et blanc y est pour quelque chose.

Zaira a été faite pour le noir et blanc.

Je n'oublierai jamais la première fois que je l'ai vue.

C'était au Havre.

J'étais déjà chef sur le Normandie

et elle était préposée au vestiaire en première classe.

Elle avait son uniforme noir,

une peau claire et parfaite.

Une bombe !

Elle avait une liaison avec un autre,

qu'elle a quitté pour moi.

Elle l'a sacrifié pour moi.

Et toi, en échange,

tu as sacrifié voyages, aventures et tribulations à ta guise.

Je n'ai abandonné que les mythes d'aujourd'hui.

lls ne font que conduire l'homme à sa perte.

lci, je peux rire

des galères que le monde s'est infligées.

Je n'ai besoin que de ce qui remplit mon assiette et mon lit.

C'est la joie de vivre, Pépé.

Cadelmosto...

Ton amitié...

Le derrière de Zaira...

et...

Et Lola et son...

sourire.

Dois-je supposer

qu'elle n'est pas ta fille, André ?

Tu n'as rien à supposer.

C'est un péché, mamma.

lls ont été bénis.

- Loué soit le Seigneur ! - Loué soit-ll.

Maintenant et à jamais, amen.

Maintenant et à jamais, amen.

J'ai quelque chose pour toi, ma belle.

Le pape...

Jean XXlll. ll te protégera.

Regarde si l'eau bout et si elle est assez salée.

Un peu trop salée.

Rien n'est trop salé pour André.

ll adore le sel, je sais.

Bon...

Active-toi. Lave-toi les mains,

Prépare un plateau : 2 assiettes, 2 verres, du vin

- et deux petits pains. - D'accord.

Apporte tout ça au maître. ll est dans le studio avec Pépé.

Ça ne va pas, Zaira ?

Ma fille n'est plus une enfant.

Eh bien... loué soit le Seigneur !

Tenez, padre. Le talon du salami.

La ''part du prieur''.

Le meilleur morceau ! Merci, mon enfant.

Merci, que Dieu te bénisse.

Maxime et toi avez eu la même maîtresse ?

Une danseuse réputée.

Elle était certes réputée, mais pas pour la danse !

Un jour, elle s'est envoyé 1 2 hommes d'affilée.

Elle avait le goût du cérémonial.

Maxime était impuissant, non ?

ll la chauffait et je passais à l'assaut.

Je te l'ai dit, elle avait le goût...

Lola !

Je suis content de te voir.

Maman s'est dit que vous auriez faim et soif.

L'odeur du pain tout chaud !

Plutôt un jeune boulanger. D'ailleurs...

Comment va Tomasetto ?

Ce n'est pas toi qui vas l'épouser !

Ma foi, s'il fait aussi bien l'amour que le pain...

alors tu as beaucoup de chance.

Je laisse le plateau ici, ça ne gêne pas la projection ?

Laisse-le ici !

Merci.

Ce n'est pas pour le plateau que tu traînes ici.

Pas là !

Accès interdit !

Je suis comme Barbe Bleue : toutes les portes

sauf une.

Et ça ? Où l'as-tu eu ?

Sur l'un de mes vieux bateaux : L'Atalante.

- ll fonctionne toujours ? - Je crois. Regarde.

Viens m'aider !

D'accord...

Vas-y, je te tiens.

Que fais-tu ? Pose-moi !

Bon, tu peux y aller.

Allez, file.

Prends-le, c'est un cadeau.

Allez ! Laisse-nous travailler.

Vous travaillez dans le noir.

Fais attention à ne pas te tromper de cul !

Elle est tout simplement délicieuse.

Une véritable friandise.

Bien plus que ça encore.

lncontestablement une baiseuse née !

Lola ?

Non ! Celle-là.

Qui est-ce ?

Une provinciale du nom de Carla.

Une salope sans vergogne.

Mais elle est de nature craintive, ce qui accentue sa sensualité.

Où l'as-tu rencontrée ?

A l'atelier de Michelle. Elle venait pour une robe.

Une photo sur le vif.

J'ai une séance avec elle tout à l'heure : la totale !

Mais elle gardera son chapeau !

Je lui ai garanti que les photos ne sortiraient qu'en France.

De toute façon, aucun éditeur italien ne publierait ça !

Tu viendras ?

Bien sûr.

Mais... je suis désolé pour elle.

Elle va être très déçue.

Je lui demanderai beaucoup moins

que ce qu'elle est prête à offrir !

Tu me rends un fier service en venant.

Michelle est jalouse de me savoir seul avec des modèles.

Tu sais comme les femmes veulent toujours nous transformer.

C'est pourquoi je dois parfois mettre les points sur les ''i'' :

j'ai l'intention de continuer

à donner libre cours à tous mes désirs.

Bravo !

Montre-leur que toi c'est toi !

C'est aux autres de choisir : à prendre ou à laisser.

Je vais t'accompagner.

C'est une belle journée.

Fiancée.

Pas fiancée.

Si quelqu'un entrait, André ?

ll apprécierait cette belle vue !

Le Normandie

était une maison de plaisir flottante.

Et quel plaisir !

Une bonne fessée et elles ont l'éclat d'une rose.

Comme ça.

Oui. Magnifique.

Prépare-la, Pépé.

J'ai terminé.

Notre trophée est prêt.

Je serai le premier.

Et tous les autres suivront.

Combien y en a-t-il ?

Douze.

Comme tu voudras, mon amour.

Encore onze !

Je veux transformer la boulangerie

en usine ultramoderne et lucrative.

Silence !

Là-bas !

Pas de bruit !

Y a des cavalieri d'ltalia !

Je vois seulement quelques pouffes.

On voit que ce qu'on veut voir !

Des cavalieri d'ltalia !

ll est fêlé !

C'est ''Jo le voyeur''. Tout le monde le connaît.

- C'est quoi un voyeur ? - Ça l'excite d'espionner.

T'as vu tous ces ''cavalieri'' ?

C'est qui, les cavalieri d'ltalia ?

- C'est des zoziaux ! - Des cavalieri...

- ll joue à cache-cache. - ll fait pas de mal.

ll mate, c'est tout.

Donc, je veux installer une usine ultramoderne pour produire

des baguettes, du pain de mie et des pâtes fraîches

à exporter vers l'Allemagne,

et des poules en batterie pour produire les oeufs,

des couveuses et des mangeoires automatiques...

J'ai tant de projets pour nous deux !

Moi, je n'en ai qu'un !

Pas là. ll y a l'autre fêlé.

Et alors ? ll ne dérange personne.

ll ne fait que regarder, non ?

J'ai envie de toi, Tomaso.

Voilà.

Tu m'as comprise ?

Et comment !

Prends-moi, Tomaso !

Maintenant !

Fais ce qu'il faut ! Qu'est-ce que tu attends ?

Qu'on soit mariés.

Lui, il n'attend pas !

Le pauvre... Tu es cruel !

Tu vas le faire pleurer.

Remets ta culotte !

Pas question ! Pas avant que tu m'aies manqué de respect.

Manqué de... ?

Viole-moi ! Baise-moi ! Bourre-moi !

C'est bientôt notre mariage, tu veux le gâcher ?

Ça ne gâchera rien !

Et si tu ne me plaisais pas ? ll faut faire un essai avant.

J'ai besoin de le savoir, pour être sûre

que tu m'aimes.

Tu veux en être sûre ?

Je te respecte, c'est la preuve, non ?

Tu dis n'importe quoi, Lola.

Excuse-toi.

Où tu te crois ? Dans un salon de thé ?

Je sais ce que tu as dans la tête.

Tu as peur que je te fasse

porter des cornes ! Ce que tu mérites sûrement,

tu crois que la virginité est une assurance ''anticornes'' !

Mon pauvre !

Je peux t'en faire porter avant et après le mariage !

Quand je veux, pédale !

Va donc te marier avec ton usine de nouilles !

Reviens !

Où tu vas ?

Chercher quelqu'un de moins nul que toi !

Vierge à prendre !

Qui veut me manquer de respect ?

Reviens ici !

Hé ! Le voyeur !

Qu'est-ce que tu as ?

Lui aussi, je l'ai effrayé.

Tu devrais m'écouter.

lmbécile !

Espèce d'imbécile !

Lâche-le !

Tu as raison, je suis un imbécile.

La couturière ! J'avais rendez-vous à 1 7 H !

T'en fais pas, on y sera.

Sonia, viens !

C'est vraiment joli, ici. Allez !

Démarre ! Je veux pas être trop en retard

pour essayer ma robe de mariée.

A quoi bon y aller, si tu ne veux plus m'épouser ?

Tu seras bien avancé

quand j'en épouserai un qui me plaît !

Qu'est-ce qui lui prend, à celle-là ?

Dépêche-toi ou tu vas te vider de tout ton sang !

Viens et donne-moi mon mouchoir, il est dans ma poche.

Je sens pas de mouchoir...

- Y a pas grand-chose là-dedans. - Tais-toi.

Déchire un bout de ta robe ou de ton chemisier.

Attends.

Ne t'en fais pas.

Ne bouge pas.

Les sécrétions féminines font un désinfectant hors pair.

- Tu es trop, toi. - Mais c'est vrai.

Qu'est-ce qui se passe dans ta petite tête ?

C'est bien parce que c'est Pâques.

C'est la dernière fois que je m'y colle.

Je trouve ça gênant.

Pourquoi ce dégoût ? Ça m'étonne de toi,

sachant le talent dont tu fais preuve avec ton doigt.

Saleté d'oiseau, qu'est-ce qu'il a mangé ?

Je m'en occupe.

Fais voir.

Arrête de faire l'idiote !

Ça te plairait que j'en aie une comme ça ?

Arrête !

Je suis très en retard.

Attends !

On y va ensemble ? Pas si vite.

T'es fou ? Si le marié voit la robe avant le mariage,

ça porte malheur.

Attention avec ta couturière.

Les Françaises ont leur réputation...

Elles ont parfois de drôles d'idées !

Elle pourrait t'influencer, n'oublie pas !

Ferme-la !

Aimer un imbécile pareil...

Je t'attends au bar.

Et il se met à pleuvoir !

Vous parlez d'un temps !

lmprévisible, comme les femmes.

C'est toi, ma chérie. J'allais t'appeler.

Excusez mon retard. ll s'est mis à pleuvoir...

Oui, oui, oui, tout va bien. Viens.

ll y a des éclairs.

Elle est magnifique !

Une oeuvre d'art !

Oui, elle est réussie. Déshabille-toi pour l'essayer.

J'ai peur que ce ne soit pas possible.

J'ai pas de culotte.

Tu l'as perdue accidentellement ?

En quelque sorte. C'était une urgence.

A ton âge, ça arrive très souvent.

J'ai ce qu'il te faut.

Déshabille-toi, je reviens tout de suite.

Vite !

C'est tout mouillé.

Allez.

Et voilà.

Ça vient de Paris, c'est de la dentelle.

- Je vous la rends demain. - Non, garde-la, ma chérie.

Ce sera mon cadeau de mariage.

C'est une jolie robe,

mais tu es encore plus jolie toute nue.

Je ne peux pas aller à l'église vêtue d'un simple voile !

Quel dommage !

Tu es absolument parfaite.

Je connais certains hommes qui paieraient une fortune

pour une belle fille comme toi.

- Serais-tu vierge ? - Oui, comme une cruche.

lls paieraient très cher ?

ll y a tant de filles assises sur un trésor sans le savoir.

Je connais justement un gentleman

prêt à payer une fortune rien que pour t'admirer de près.

Dans le respect le plus total.

Oh non ! C'est une manie !

''Dans le respect le plus total'' !

Non merci, ma chère Michelle,

mais faire l'amour, c'est très marrant,

et ce qui ne l'est pas ne m'intéresse pas.

Excuse-moi un instant.

- Madame Carla. - Bonsoir.

- Comment ça va, Michelle ? - Entrez.

Merci.

Quelle pouffiasse !

Tu es un délicieux ange de douceur.

Mme Michelle, votre mari, quel genre de photos fait-il ?

Des photos d'art.

Mais les modèles italiens manquent de classe.

Paris, c'est un autre monde.

Alors pourquoi n'y êtes-vous pas restée ?

Pour un tas de raisons.

La guerre, la politique

et le cinéma.

J'étais costumière et lui cadreur.

Mais il y a bien longtemps.

C'est parfait.

Pas encore. ll manque le voile.

Ne bouge pas, tu as des aiguilles partout, ça pique.

Mon cul chantait une chanson populaire à la Jamaïque.

Quand la vierge épuise la trique

d'un matelot éblouissant...

Apollinaire.

J'accepte parce qu'il s'agit de photos artistiques.

Bien sûr, signora Carla.

Artistiques et poétiques.

Ne serrez pas les jambes.

Voilà...

Retroussez votre combinaison. Très bien.

Penchez-vous en avant.

ll faut qu'il ressorte.

Le clou du spectacle.

Je ne voudrais pas passer pour une femme de peu.

Au contraire, j'ai beaucoup de considération pour vous.

Je cherche le voile...

Vous êtes digne de D'Annunzio !

Tu t'en sers comme filtre !

Je suis jolie ?

Vous êtes un bijou.

D'Annunzio...

Voilà, ma chérie.

Et votre voile, il vous plaît ?

J'en sais rien.

C'est un voile.

Qu'y a-t-il ? Tu es fâchée ?

Ce n'est rien.

J'ai peut-être le cafard, il fait si sombre...

Ça arrive souvent au premier essayage.

Mais tu t'en remettras. Tu es juste un peu cafardeuse.

Un peu quoi ?

C'est quand on a le cafard.

D'accord, c'est ''mélancolique'' !

André le dit à maman quand elle est triste.

Tu es mélancolique et triste ?

Je ne suis pas triste, mais...

ça me démange de partout !

Quand ça démange, ça démange ! Rien à voir avec le mariage !

- Tu y as mis le temps ! - Le temps qu'il faut.

Ça s'est bien passé ?

Tu as soif ?

Un marsala !

- C'est fort ! - Et alors ?

J'en ai envie.

Un marsala !

Regarde le cadeau de mariage de Mme Michelle.

- Couvre-toi. - Pourquoi ?

- lls te regardent ! - Et alors ?

Arrête de la mater, le mec va s'énerver.

T'en fais pas. C'est pas comme chez nous à Palerme.

On est dans le nord. lls sont sympas.

Ça les choque pas qu'on mate leurs nanas.

Tiens-toi bien ou...

ça va mal tourner.

Oh, Tomaso ! T'es d'un pénible !

- Je vais mourir, elle est dingue ! - C'est la fête !

Viens, Lola ! On s'en va !

Je vais nulle part !

Comment ça ?

Non. D'abord, il pleut.

Et je dois aller aux toilettes.

Si vous avez besoin d'aide...

Je suis à votre disposition...

Vous avez vu ça ?

Canon, hein ? Elle est en chasse !

Attention. Ça l'énerve.

- Qu'est-ce que... ? - Ça suffit.

Ça va pas, la tête ?

Viens avec moi.

C'est quoi, ces manières ?

Lâche-moi ! Pour qui tu te prends ?

Maintenant, tu danses avec moi.

On l'a rendu jaloux !

Je vais te faire une tête, toi !

Lâche-le !

Tenez-le. On va lui filer une leçon.

Mon flipper !

Pas de ça ici !

Je veux pas t'épouser. Je peux faire ce qui me plaît !

Ouais, j'aimerais bien !

Salut !

Ça suffit !

Mademoiselle ?

Montez, je vous dépose.

Je vais où vous allez, où que ce soit.

Allez, montez.

De quoi avez-vous peur ?

Je suis un gentleman. Ça se voit pas ?

Allez, mademoiselle, montez.

Montez, vite !

Allez !

Lola ! Où tu vas ?

Vous avez perdu le gadget ?

Quel gadget ?

Ce type qui braillait comme un malade.

Vous vous appelez Lola ?

- Non. - Ah bon ?

- Je m'appelle Zaira. - Enchanté, Zaira.

Moi, c'est Lorenzi Remo.

Je suis fourreur. Le meilleur de la profession.

Vous voulez jeter un coup d'oeil ?

Palpez-les, c'est du 1 er choix.

Très joli châssis, Zaira.

Vous avez déjà posé ?

Vous seriez superbe, en vison.

Un peu de musique ?

Voilà, détendez-vous et dites-moi où je vais.

Je ferme la fenêtre ?

Non, ne la fermez pas.

Je veux sentir le vent et les gouttes de pluie.

De quoi avez-vous peur ?

De que dalle. De rien ni personne.

J'ai gagné.

Le gros lot !

Quelle touffe !

Je vais te fourrer, Zaira.

et t'auras une fourrure !

Echange de bons procédés.

Je suis jolie ?

Plus que ça. Bien plus.

Tu es la joie...

de vivre.

Un rêve...

en noir et blanc.

Qu'est-ce que vous faites ? Où suis-je ?

- Avec moi, ma belle. Relax. - Je veux partir !

Tu montes dans ma voiture, sans culotte,

tu essaies de me prendre pour un con ?

Je vous prends pour ce que vous êtes !

On fait de l'humour ? Je vais te donner

une bonne leçon !

Viens voir, petite va-nu-cul !

Chiche !

C'est pas fair-play !

Pas régulier !

Entrez, entrez !

- C'est ton Masetto. - Ne le fais pas attendre.

Entrez, mon cher.

Quel livre excellent !

Enfin, quelqu'un dit

ouvertement qu'on aurait jamais dû

fermer les maisons.

Résultat, les dames de la haute s'offrent gratuitement.

Tout ça à cause de cette salope de sénateur.

Elle doit le faire pour rien.

Je suis pas venu parler de sénateur, mais pour te voir.

Regardez-moi ça ! Tu as fait naufrage ou quoi ?

Tu t'es bagarré ?

Tu peux me le dire.

Je suis venu pour baiser pas pour déconner.

Si on te séchait un peu, avant de s'y mettre ?

Détends-toi, t'en fais pas. Ta Wilma est là.

C'est bien. Sèche-toi les cheveux.

Espérons que tes billets ne sont pas trempés, eux.

Laisse-moi faire.

Qu'est-ce que tu t'es fait au doigt ?

ll faut le refaire, ton pansement.

Tu vois ? Je m'en occupe.

C'est ça qui te sert de bandage ?

Elle doit drôlement t'aimer, si elle déchire sa culotte pour toi.

Pourquoi tu t'es bagarré ?

Encore une de tes crises de jalousie maladive ?

C'est pas tes oignons, je suis venu pour baiser.

Te voilà énervé, et c'est moi le bouc émissaire.

Les maisons sont fermées

et tout le monde est pressé : fini les préliminaires !

Dans les anciens bordels,

les filles pouvaient parler et batifoler avec les clients.

Question de principes. Pour moi, c'était...

Des principes pour tirer un coup ? Mon pauvre Masetto...

Ecrase.

Tiens, enfile-la.

Tu es toujours

aussi excitant, Masetto.

Viens.

Alors, tu me veux comment ?

Oui, chéri. Fais ce que tu veux.

Et ne pense plus aux misères qu'elle te fait...

Viens, grimpe-moi.

Saute-moi dessus, embrasse-moi si tu veux.

Je suis prête.

Tu me rends folle.

C'est comme ça que tu dois baiser ta petite conne.

Ferme-la, ne parle pas.

Excuse-moi, je me tairai.

C'est moi la conne, pas elle.

Seulement moi.

Lola !

Dis-moi, Wilma... pourquoi l'amour fait-il aussi mal ?

Que tu es bête... Tu devrais pourtant savoir

que c'est la nature de l'amour.

Eh bien, que t'est-il arrivé ?

J'ai été surprise par l'orage.

Tu te lèves bien tôt, non ?

J'allais partir à la chasse.

Pépé passera plus tard.

Et maman ?

Là-haut.

Elle dort.

Sèche-toi.

Tu vas attraper la mort.

- Tiens. - J'enlève ça

d'abord, c'est trempé.

Cache-moi avec, si ça te gêne.

Eh bien ? Tu es bien le père que tu prétends être ?

N'est-ce pas ?

C'est bon. Tu peux me sécher.

Ça y est ?

ll manque quelque chose. C'est tout ce que j'ai.

Que s'est-il passé ? Tu t'es...

disputée avec Tomaso ?

C'est fini entre nous.

Raconte. Que s'est-il passé ?

Comme d'habitude.

C'est tout le contraire de toi.

On peut jamais rigoler, batifoler, rêver...

Avec lui, c'est toujours non.

Comme d'habitude.

ll me fait une scène de jalousie

dès que je dis bonjour à quelqu'un.

Même à mon père.

ll a peut-être raison.

On ne peut pas verrouiller la joie de vivre.

Et s'il se trompait ?

Tu l'aimes ?

Je n'en sais rien.

ll y a deux Lola.

Une qui veut Masetto...

et l'autre...

Sèche-toi.

Tiens.

Bois ça, ça te fera du bien.

Ça va ?

Qu'est-ce que c'est ?

Va me chercher une robe sèche dans ma chambre.

Même pas un ''s'il te plaît'' ?

Vas-y donc toi -même.

Si j'y vais,

qui sait quand je reviendrai.

Tu regardes quoi ?

La lune si blanche...

Moi aussi.

Et elle est belle.

Comme une photo d'art ?

Encore mieux.

Comme une femme.

- Ça suffit, habille-toi. - Habille-moi !

Attends que je t'attrape !

Tiens. Enfile ça.

- Où as-tu trouvé cette culotte ? - Je me suis fié à mon flair.

Tu dois fouiner dans ma chambre en mon absence.

Et toi, tu viens fouiner dans la mienne

même quand j'y suis.

Tu épouses toujours Tomaso ?

Non. C'est terminé.

Tu continueras à le rendre jaloux.

Je l'épouserai pas.

- Tu paries ? - Tout doux. On parie quoi ?

Moi.

Ne plaisante pas avec ça, petite.

Non, je suis sérieuse.

Bien que je sois promise à Tomaso, c'est toi

qui m'as séduite.

Ne dis pas de bêtises.

Je suis ton père.

L'es-tu...

ou pas ?

André !

Lola !

Petite salope !

- Ça va, Zaira. - Salope !

ll ne s'est rien passé.

Garce !

Tu es mal placée. J'ai vu vos photos cochonnes. Bravo !

Je veux bien tolérer les autres, mais pas ma fille !

Salaud, tu en as fait ta maîtresse !

- J'aurais dû m'en douter ! - De quoi ?

ldiote jalouse !

Elle est arrivée trempée jusqu'aux os, et je l'ai séchée.

C'est tout. C'est tout !

Maintenant, je veux que tu me dises tout.

- Tout sur quoi ? - Et ne mens pas, cette fois.

Je veux toute la vérité.

Est-ce que Lola est ma fille ?

Ça te travaille, hein ?

Elle aurait pu, tu as préféré que ce soit la mienne.

J'ai joué le jeu, je t'ai laissé dans le doute,

pour la protéger et sauver notre amour !

Mais rien ne t'arrête, rien !

Tu es tellement pervers que tu ne te réfrènes même pas

pour ta fille, ça t'excite,

espèce de porc !

Le père de Lola, c'est Jean.

Vas-y, remets-moi une baffe.

Ce bon vieux Jean, ton ami machiniste du Normandie.

ll nous a présentés. C'était mon amant.

Tu le savais, d'ailleurs.

J'étais enceinte de Lola avant de te rencontrer.

Le cadeau de départ de ce porc. Sympa, hein, espèce de porc !

Maintenant que tu sais qu'elle n'est pas ta fille, vas-y...

- Va la retrouver ! - Non, non...

Tu sais que je n'aime personne d'autre que toi.

Non. Tu es un porc...

Tu ne le sens pas ? Tu ne sens pas comme je t'aime ?

C'est elle que tu aimes, elle...

Tu sais que ce n'est pas vrai.

C'est toi que j'aime.

Aucune femme ne m'a jamais excité comme...

- Tu m'excites d'une force... - Je vous ai vus.

Tu n'as rien vu du tout.

Non, il n'y a que toi.

Je ne pourrai jamais aimer personne comme je t'aime.

Cochon.

Mords-moi.

Mords-moi !

Ferme-la, espèce de casse-couilles !

Quoi, t'aimes pas cette chanson ?

Non, ni toi d'ailleurs !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Les petits pains sont pas cuits ?

Bien sûr que non, j'ai refermé le four, imbécile !

Bizarre, d'après la pendule, il faudrait les sortir.

Ah oui ? Tu veux m'apprendre à tenir la boulangerie ?

Si Lola te prend la tête, ne te venge pas sur moi.

Espèce d'enfoiré...

Redis son nom encore une fois, et je te fais la peau ! Pigé ?

Reçu cinq sur cinq. Je dirai plus son nom.

Et mon cul, c'est du poulet, abruti ?

Le pain ! ll brûle !

Vite, vite !

lmbécile ! T'as vu ce que tu as fait ?

Ce que j'ai fait ?

Avec ça ?

Des petits pains.

Désolé, mais il va falloir attendre un peu, signora.

Ah bon ? Qu'y a-t-il ?

- Un petit caprice du four. - Et des boulangers

qui n'ont pas la tête au travail.

Tu es injuste. lls vont bientôt se marier.

Hélas !

Cette fille est une maladie incurable !

C'est ton fils qui l'épouse. ll doit être immunisé.

J'espère qu'elle ne tient pas de cet horrible signore André !

Tu parles du futur beau-père de ton fils !

Cette fripouille ?

Si j'apprends que Lola est sa fille, jamais elle n'épousera Masetto !

Bonjour !

Bonjour, Lola, comme d'habitude ?

Pas de pain, aujourd'hui. Seulement Masetto.

N'entre pas, compris ?

ll a une fournée supplémentaire.

Ne le distrais pas trop, ma belle.

Auraient-ils laissé brûler le pain ?

Non mais, regardez-la !

Salut !

Tu as fait brûler le pain ?

L'effrontée ! Regarde comment elle se pointe.

Si ça va trop loin, ne t'en prends qu'à toi.

Tu es jaloux en permanence : cette scène avec les soldats,

ensuite tu me forces à monter dans la voiture de ce sale type...

C'est moi qui t'y ai obligée ?

Oui, c'est toi, avec ta jalousie malsaine.

Tu veux que je te raconte en détail ?

Pauvre Tomasetto !

Arrête tes conneries ! Parle !

Je me suis fait abuser.

Abuser ?

Un mot et tu es mort !

Occupe-toi des fours !

Entre là, toi !

Prends ça !

Si c'est vrai, je t'étrangle, petite salope !

Parle ! Vas-y !

- J'étais abandonnée ! - Comment ça ?

ll m'a emmenée directement dans une ruelle,

il s'est garé, et moi j'étais là, comme une cruche.

Et alors...

il a remarqué que j'avais pas de culotte.

J'ai essayé de m'enfuir mais...

il m'a sauté dessus, m'a immobilisée.

J'ai appelé.

Je t'ai appelé...

Je t'ai appelé, Masetto, si tu savais...

J'ai été abandonnée.

Et ?

J'ai dit : ''ll ne faut pas !

''Pas à une vierge ! Non ! Je suis vierge !''

Mais il m'a écarté les jambes de toutes ses forces...

et sa libido s'est déchaînée !

Sa quoi ?

Vas-y, parle. ll a fait quoi ?

ll a sorti sa queue et me l'a enfournée, t'as pigé ?

ll a pris mon pucelage,

ma virginité ! Et c'est ta faute !

C'est des conneries, tu inventes, je te connais.

C'est la vérité. Et si tu ne me crois pas,

- t'as qu'à regarder ! - Quoi ?

Que je regarde quoi ?

Y a quoi à voir, petite traînée ?

Je vais te montrer, moi, salope !

Connasse ! Garce !

Garce !

Salope...

Salope, connasse,

traînée, garce !

Déflore-moi !

Tu m'as menti ! Tu as menti.

Pourquoi ?

Pourquoi tu m'as monté ce bobard ?

Pour t'aider à faire le premier pas.

Passe-moi une serviette, j'en ai partout.

Tiens, c'est propre. On couvre la pâte avec

pour la faire lever.

C'est parfait, surtout que maintenant,

je pourrais me mettre à gonfler tout d'un coup.

C'est pas grave.

On va dire à la couturière de finir

ta robe en vitesse.

Je t'aime, je t'aime...

Je vois un gros zoziau !

Le pauvre, il est en deuil.

De toutes les beautés présentes,

il en est une qui les surpasse toutes,

et c'est Lola !

Si tu es trop fatigué, ce soir, je m'occupe d'elle !

J'en veux un !

Eh vous ! J'en veux un !

Voilà, ma chère.

Tiens.

Le devoir conjugal m'impose

d'accepter l'offre de mon mari.

Buvons aux jeunes mariés !

C'est affreux... Fais attention. Arrête de faire l'imbécile !

Et un bustier !

J'ai jamais vu ça !

Un ban pour la mariée !

La mariée sur la table !

Allez, prenons un peu de bon temps.

Embrasse-moi.

J'ai un truc à faire, je reviens.

- Pipi ? - Aussi.

Quoi d'autre ?

Encore des cachotteries ?

Ne me pose pas de question, attends, je te dirai après.

Je n'ai jamais vu un aussi beau mariage.

Tu n'aurais pu faire mieux pour ta propre fille.

C'est une réussite parfaite, ma chérie.

Je vais voir le gâteau.

La pièce de résistance.

Je vais en faire une. Embrasse le marié.

Allez-y.

On dit qu'il n'y a que 3 choses qui ne laissent pas de traces :

un oiseau dans le ciel,

un poisson dans l'océan...

Et une queue dans une chatte !

Sacrée Wilma !

Remercions Dieu d'avoir créé la femme

car ll a bien fait.

Moi qui suis moine,

quand j'en touche une, ça me fait quelque chose !

Et demain, nous ferons tous pénitence.

On est pas en deuil, bon sang !

Profite de cette bonne chère, viens je vais te...

Pas ici !

Je...

J'ai un cadeau pour toi.

Moi aussi.

Mais tu ne dois le dire à personne.

Ce sera notre petit secret.

Le mien aussi.

Je te déclare...

membre...

de mon club.

C'est fantastique.

Allons...

Alors, et mon cadeau ?

Comme tu le sais, j'ai épousé Tomaso,

j'ai donc perdu mon pari.

Tu as gagné, André.

Et il faut que je paie.

Arrête !

Mais tu te trompes.

Je veux juste te donner un souvenir.

Regarde.

Tu avais raison.

Tu as gagné.

Je n'ai jamais rencontré personne

comme toi !

Et moi personne comme toi.

J'ai vraiment beaucoup de chance.

lgnorais-tu que quiconque me donne du plaisir

a vraiment beaucoup de chance ?

Où est la mariée ?

La mariée ?

Va vite la chercher, fiston !

On veut la mariée !

Te voilà.

Prêts ?

Embrasse la mariée !

Viens danser !

Je crois pas qu'il y aura tromperie.

D'elle ou de lui ?

Des deux !

lls sont fous l'un de l'autre. C'est tout ce qui compte.

La fidélité n'a rien à voir avec l'amour.

Bien sûr que si.

Pas du tout !

Ça n'a rien à voir du tout.

- Oh que si ! - Oh que non !

- T'as vu le beau cadeau d'André ? - Superbe.

- Tu portes celui de la couturière ? - Non. Pas de culotte.

Comment ça ?

J'ai enlevé 2 choses : ma culotte

et mon voile. Ça me démangeait.

- Ça te démange toujours ! - Ouais !

Tu joues franc-jeu, Lola ?

Toujours, tant que tu ne poses pas de question.

Tu n'es pas encore jaloux maintenant qu'on est mariés ?

Plus que jamais !

Tu regrettes de t'être marié ?

Je sais pas trop.

C'est mon premier mariage.

Tu penses déjà à l'infidélité ?

Je sais pas trop. C'est mon premier mariage.

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