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Jimbo, tu ne fais pas la grasse matin�e ?
Je vais travailler, je te l'ai dit.
Encore un dimanche ? J'ai cru � une blague.
Une cargaison de bois des Baltiques arrive.
Simpson veut que je la r�ceptionne.
Simpson le sait, que tu as une famille ?
- Bonjour, maman. C'est pr�t ? - Une minute, Bri.
On mange ici ce matin ?
Tu dois vraiment y aller ?
�a me d�pla�t autant qu'� toi.
- Qu'y a-t-il ? - Ton p�re va au travail.
Tu en fais trop.
Pas de chance, papa.
Je dois me raser tous les jours maintenant.
C'est donc toi qui use toutes ces lames.
Que vas-tu faire aujourd'hui ?
J'ai un match ce matin. Apr�s, je vois Christine.
- �a devient s�rieux, hein ? - Non, pas question.
Je serai s�rieux avec une fille apr�s l'arm�e.
Oui, il sera toujours temps.
- Et le petit-d�jeuner ? - Tout est pr�t.
Ton petit-d�jeuner refroidit.
- Amy, il manque un bouton. - Je ne l'ai pas recousu ?
Peu importe, mange. Je vais le recoudre.
O� est ma bo�te � couture ?
- C'est dans le four ? - Oui, j'y vais.
Je vais tout ranger ici.
Nettoyer une fois pour toutes.
- Qu'y a-t-il de dr�le ? - Rien.
Tu ne me crois pas capable d'�tre soign�e ?
Je n'ai rien dit.
- Je peux m'asseoir ? - D�sol�e, Bri.
- Je m'assieds o� ? - Franchement !
Pour qui me prends-tu, enfin ?
A vous entendre, je ne fais rien.
J'�tais debout que vous ronfliez encore.
- Je n'ai rien dit, maman. - Merci.
- Tiens, �a devrait aller. - Mais c'est d�sorganis�.
Tu travailles dur sans arriver � rien.
Tu commences les choses sans jamais rien finir.
C'est comme �a qu'on parle � sa m�re ?
Sans vouloir critiquer, j'ai raison.
Regarde cette pi�ce, par exemple.
Je fais ce que je peux.
Attention � l'aiguille.
Couds ce bouton, Amy. Je dois y aller.
L'important, c'est d'�tre heureux.
Ne t'habitues pas � travailler le dimanche.
Les dimanches sont mieux pay�s ?
Ils abusent.
Fais fortune, Brian. Tu pourras m'entretenir.
Ils abusent, je vous dis.
Mouchoir propre ?
- Je te garde ton repas ? - Non, je grignoterai.
J'esp�rais qu'on sortirait un peu cet apr�s-midi.
- Tant pis. - Ecoute-moi.
Fais-toi belle pour 19 h.
On ira au pub.
Parfait.
- Adieu, Brian. - Salut, papa.
Un cheveu gris.
J'en ai trouv� un. Je suis d�j� si vieille ?
Ton p�re a oubli� ses cigarettes.
Tes cigarettes ! Tu oublieras ta t�te un jour.
- Attrape ! - Non, je monte.
Ne sois pas en retard !
C'est toi, Georgie ?
Il y a un probl�me ?
Je suis en chemin.
J'ai eu peur que tu annules.
J'arrive.
- Laisse-moi te regarder. - Tu m'as vue hier.
Je suis la m�me.
Ta coiffure est diff�rente.
Tu me surprends � chaque fois.
Tu es pareille, mais toujours surprenante.
Tu es magnifique, Georgie.
J'adore le dimanche. Je t'ai � moi toute seule.
Pas de bureau.
Pas de Simpson.
Pas de t�l�phone.
J'adore ces dimanches.
Je t'aime, Georgie.
Je peux te poser une question ?
�a d�pend.
Quand je me regarde le matin,
je me demande : pourquoi moi ?
A toi de le dire.
Je m'�tais fait une id�e de l'homme de ma vie.
Il fumerait la pipe.
Il aurait un bon travail et il aimerait la musique.
Et je t'ai rencontr�.
Tu fumes des cigarettes, ton travail est ennuyeux et tu hais la musique.
- Explique-moi �a. - Je vais le faire.
Je suis le premier dans ta vie.
Tu �tais pr�te � aimer et j'�tais l�.
Mais tu m'oublieras bient�t.
Ne dis pas �a.
M�me pas pour plaisanter.
Je t'aime, Preston.
Et tu m'appelles "Preston" !
C'est pour me distinguer des autres.
Quand dois-tu y aller ?
Bient�t.
Il faut r�gler �a.
D'une fa�on ou d'une autre.
Continuer ainsi,
c'est tellement hypocrite.
Je r�glerai �a.
Tu l'as d�j� dit.
Je ne t'en veux pas.
Mais tu l'as dit et redit.
Je veux que tu sois s�re.
Je suis bien plus �g� que toi.
Tu ne dois pas te tromper.
Comment peux-tu dire �a ? Je ne veux que toi.
Mais pas des bouts.
Je d�teste ces cachotteries.
Je lui parlerai.
Quelle journ�e magnifique.
�a pourrait toujours �tre comme �a.
Je lui parlerai.
Je lui parlerai ce soir.
Bonsoir, Amy. Harold sera en retard.
- On se retrouve au pub ? - Parfait.
Tu as l'air bien contente de toi.
C'est une surprise pour Jimbo.
- �a a l'air bon. - C'est bon.
Jambon froid, boeuf froid et porc froid.
�a a d� co�ter cher.
Et comment. J'�conomisais pour des rideaux.
Mais un homme aime bien manger, surtout avant de boire.
J'ai rendez-vous avec Christine.
- On va voir Chris Barber. - Les sauces !
A plus tard, au pub.
Billy Dean joue ce soir, d'apr�s Mme Jackson.
On va s�rement chanter. Jimbo adore �a.
- Rien ne vaut ces vieilles chansons. - Non, rien.
- Vous allez mieux ? - Oui, merci.
Parfait.
Mme Barker. Un probl�me au coeur.
Tu disais quoi ?
Rien, je t'approuvais.
- Tu m'approuvais ? - Les vieilles chansons.
- Rien ne les vaut. - Non.
C'est Billy Dean, �a. Il est vraiment bon.
Il a auditionn� pour la BBC.
Tu veux t'en aller, Jimbo ?
Apr�s �a.
Tu te sens mal ?
�a va.
Sinon, on rentre tout de suite.
�a va. Je veux juste te parler.
Me parler de quoi ?
Pas ici.
- Tu n'as pas d'ennuis ? - Non.
- Tu es s�r ? - Vide ton verre.
Je vous ai gard� une place.
Billy Dean est en train de jouer.
Fantastique.
- On ne peut plus partir. C'est grave ? - Non, �a ira.
- Tu es s�r ? - Aucune importance.
Je t'aime.
Je ne me suis pas amus�e comme �a depuis des mois.
Billy Dean est merveilleux. N'est-ce pas, Hilda ?
La cl�.
Tant pis pour mes cheveux. Je suis trop fatigu�e.
�a doit �tre Bri.
- C'est toi, Bri ? - Oui, maman.
Il reste de la viande et de la tarte.
Non, plus de tarte. Et laisse du lait.
- Tu t'es bien amus� ? - Oui, g�nial.
Bonne nuit, ch�ri.
Je n'ai pas besoin de berceuses ce soir.
Que voulais-tu me dire au pub ?
Avant que Hilda n'arrive.
Tu as vu comme elle est malheureuse ?
Elle a d� se disputer avec Harold.
- Elle �tait un peu ailleurs. - Un peu ?
Il y a de l'eau dans le gaz. J'ai mis le r�veil.
Je pense surtout au b�b�.
Tu as l'air fatigu�.
Ne parlons pas ce soir.
�a peut attendre demain ?
Oui, �a peut attendre.
Eteins les lumi�res, Bri !
D'accord, maman.
Petit-d�jeuner, Jimbo !
Vous trouverez ci-joint la liste des prix
de nos meilleurs bois d'importation.
Merci de votre confiance.
Nous restons � votre disposition.
Veuillez agr�er, etcetera.
Ce sera tout, Mlle Barlow.
Tu ne lui as rien dit.
Non, Preston. N'essaie pas de t'expliquer.
N'essaie pas.
Je t'ai attendue pour d�jeuner.
On m'offre un autre travail. Je suis all�e voir.
- Paie-moi une bi�re. - Non.
Tu crois pouvoir me toucher
et esp�rer que je vais accourir ?
- Non, Preston. - Je veux t'expliquer.
Expliquer quoi ? Tu n'arrives pas � lui dire.
Ce n'�tait pas le bon moment.
�a ne va pas.
Je dois attendre le moment favorable.
Je comprends, vraiment.
On ne peut pas continuer ainsi.
Si elle �tait diff�rente, ce serait facile.
Mais Amy n'est pas mauvaise.
Elle n'a pas toujours �t� comme �a.
C'est peut-�tre ma faute.
Je la regarde autrement depuis notre rencontre.
On ne voit plus ceux avec qui on vit.
Les femmes se laissent aller une fois mari�e.
- Elles ne devraient pas. - Facile � dire.
Elle me fait peine, vraiment.
Mais je pense � ta vie.
Tu es si malheureux. Je pourrais en pleurer.
Oui, j'en pleurerais.
Je veux te rendre heureux, prendre soin de toi.
Tu dois la quitter pour ton bien.
Tu as raison, je sais.
A quoi bon ?
Je vais prendre ce nouveau travail.
Tu ne dois pas m'abandonner !
Je te promets de lui parler ce soir.
- Tu l'as d�j� dit hier. - Je lui dirai ce soir.
C'est promis, Georgie.
Viens, je te paie ce verre.
Merci.
Preston ?
Je voulais te quitter tout � l'heure.
Mais je n'aurais pas pu.
Je n'aurais pas la force de renoncer � toi.
Tu auras toujours la force de faire ce qui est juste.
Non.
Je n'aurais pas celle de briser mon propre coeur.
Tu me comprends ?
Je dois en finir. Je le sais, Georgie.
Il n'y a pas que �a.
Tu ne dois pas regretter ce que je te demande.
Je ne veux pas t'influencer.
Je pense que c'est mieux, mais ne le fais pas pour moi.
Par peur de me perdre.
Parle-lui par honn�tet�.
J'ai bien compris.
Je veux le faire.
Je vais le faire.
Je ne le quitte pas � cause du b�b�.
Arr�te donc, Hilda. Pense � Jimbo.
Il rentre tard et travaille le week-end.
C'est diff�rent. Tu es casani�re, toi.
Tous des �go�stes.
Pas tous.
Tu parles de ton Jim ?
Il a ses d�fauts, mais pas l'�go�sme.
Je sais ce que c'est, ma fille.
Au d�but, on veut �tre avec lui tout le temps.
Mais �a passe au bout de 50 ans.
- Maman ? - J'arrive !
J'ai promis son th� � Bri. Allons, courage.
Maquille-toi. Montre � Harry que tu t'en fiches.
Te voil�, maman. Le th� est pr�t ?
Tout de suite. J'ai pris du retard.
Va te laver. Je vais pr�parer �a.
- Je t'ai dit que je serai press�. - Tu sors encore ?
Je te l'ai dit !
Pas de steack. Le boucher a ferm�.
- Je te fais des oeufs. - D�p�che-toi.
Pour une fois, maman !
Si on �coutait nos propres voix ?
Je cherche un peu de musique.
- Papa rentre quand ? - Bient�t, pourquoi ?
Je fais un discours au club de d�bats ce soir.
Un vrai discours ?
Je l'ai d�j� fait.
Et que veux-tu � ton p�re ?
Juste qu'il regarde mes notes.
Je ne peux pas t'aider ?
La foi en l'humanit� d'un scientifique
prime-t-elle sur sa foi en sa patrie ?
Je te cherche ton th�.
Une carte de tante Ethel. Elle est � Hastings.
- Que dit-elle ? - "Temps merveilleux."
Tes oeufs !
- Ma chemise grise est froiss�e. - Mange, je la repasserai.
Le feu va la s�cher.
- Quel feu ? - Je viens de l'allumer.
Les oeufs ! A quoi tu passes tes journ�es ?
�a alors ! Je me suis lev�e � 7 h.
Reste ici et essaie de faire mieux.
J'aimerais t'y voir.
Le th�.
Th� et caf�.
- D'o� sort cette chemise ? - C'est la marron.
Cette chemise te va bien.
Tu ne l'as pas mise en deux ans.
Je n'ai plus le temps de manger.
Je dois voir Christine avant le d�bat.
Elle attendra. Tu n'iras pas l'estomac vide.
- Je n'ai plus le temps. - Attends.
Un fil de coton. Tu vas avoir une lettre.
D�sol�e du retard. Je ferai mieux demain, jur�.
Ne t'en fais pas, maman.
Ne sois pas en retard. Amiti�s � Christine.
Bri a raison. Je dois m'organiser.
Le d�ner de Jimbo.
Allumer le feu.
- C'est toi, Jimbo ? - Qui d'autre ?
Tout est pr�t. Pas une minute d'attente.
- J'ai pris des r�solutions. - Service parfait.
J'ai d�cid� d'�tre � l'heure.
Filet de plie, frites et tarte aux pommes.
Avec une cr�me achet�e au laitier ce matin.
- �a sent bon. - J'y suis arriv�e.
Si j'y mets du coeur, j'y arrive.
Je n'ai pas faim du tout.
Fais ce qu'on te dit et mange.
- C'est bon ? - Parfait.
J'ai fait les frites autrement.
Je les ai sorties au bout d'une minute.
Et je les ai remises une minutes.
- Et �a change quoi ? - Elles croustillent.
Elles croustillent, non ?
Oui.
C'est Tcha�kovski.
�a me fait pleurer. C'est si triste.
Tu veux bien l'�teindre ?
- �a ne te pla�t pas ? - Je ne suis pas d'humeur.
Mme Thompson a du souci avec son Billy.
Il est agit�. Elle est encore enceinte.
- C'est le cinqui�me. - Le sixi�me.
Le type des Travailleurs est venu militer.
Elle lui a dit :
"J'ai assez de travail comme �a."
J'ai fait br�ler le poisson.
Non, je n'ai pas faim.
- Je l'ai br�l�. - Un peu, oui.
Et ta tarte ?
Je n'ai pas faim, je passe.
Simpson t'a encore emb�t�.
Il ne sait pas reconna�tre une perle ?
Comment il s'en sortirait sans toi ?
- J'aimerais du th�. - J'ai mieux que �a.
Tu me g�tes ce soir. Tu veux de l'argent ?
Tu le m�rites.
J'ai un bon mari, un bon fils et un gentil foyer.
Je montre que j'appr�cie ma chance.
Un jour, je te surprendrai.
J'aurai les bras charg�s de billets
et je t'en couvrirai.
Avec cette loterie ?
- Tu ne gagneras jamais. - Qu'en sais-tu ?
- Quelqu'un doit bien gagner. - Pas nous.
- Ce n'est pas pour nous. - Quelqu'un doit gagner.
Oui, quelqu'un ! Mais pas nous deux.
Il n'y a pas de mal � essayer pour 1 shilling.
Pas de mal ? Il n'y a de mal � rien.
Mais �a ferait plaisir de rentrer
et de trouver la maison rang�e.
- Tu as fini de repasser ? - Pas encore, assieds-toi.
Finis de repasser ou enl�ve tout �a.
Que ce soit rang� pour une fois.
Inutile de me crier dessus. �a ne va pas ?
- Qu'y a-t-il ? - Rien.
Tu r�ponds toujours �a.
Mais il y a forc�ment quelque chose.
Je suis juste fatigu�.
Et je veux r�fl�chir.
C'est Simpson.
Je le vois bien, tu sais.
Il paiera tout �a dans l'autre monde.
Ce n'est pas Simpson.
Ecoute, Amy.
Il fait frisquet. Je mets du chauffage ?
- Quoi ? - Tu veux du chauffage ?
Non, non.
D�sol� de m'en �tre pris � toi, Amy.
Tu as raison, je le sais.
J'essaie de garder la maison rang�e.
- Je vais vraiment essayer. - Ce n'est pas �a.
Je l'ai d�j� promis, je sais. Mais tu sais quoi ?
Mme Harper m'a ouvert les yeux.
Je fais une carence min�rale.
Le manque de fer.
Elle va m'apporter de la m�lasse noire.
J'en prendrai deux fois par jour.
Tu dois accepter un divorce.
Accepte de divorcer.
Divorcer ?
Tu plaisantes ?
Non, Amy.
J'essaie de t'en parler depuis des semaines.
Des mois.
Tu essaies toujours de me taquiner.
Je ne plaisante pas.
Ce serait affreux, comme plaisanterie.
Oui.
Je ne plaisante pas.
Laisse �a, Amy.
Laisse �a et viens t'asseoir.
Tu es vraiment s�rieux, Jimbo.
Ecoute.
Viens t'asseoir, qu'on en parle.
C'est Georgie ?
Oui.
Georgie.
Ce n'est la faute de personne.
Georgie n'est pas une briseuse de m�nage.
C'est arriv�, c'est tout.
On croit que �a n'arrive qu'aux autres.
Qui peut croire que son tour arrivera ?
Tu as pens� � Bri ?
Il a l'�ge de comprendre.
Je suis sa m�re et je ne comprends pas.
Il n'y a pas que Georgie.
Il s'agit de ma vie tout enti�re.
J'ai l'impression de vivre dans une impasse.
Je t'�touffe, c'est �a ?
Georgie est jeune et bien �duqu�e.
Qu'en sais-tu ? Tu l'as � peine vue.
Tu r�ussirais avec elle.
Ce n'est pas �a, Amy.
On n'est pas vraiment heureux.
Comment peux-tu dire �a ?
On se dispute si rarement.
Ecoute, j'essaie de ne pas te blesser.
Vide ton sac.
Alors, �coute.
Alors ?
Non, laisse tomber.
- On en reparlera demain. - Non.
Parle maintenant.
Qu'ai-je fait de mal ?
Dis-moi ce que j'ai fait.
Hein, Jimbo ?
Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?
C'est Bri et elle.
Je ne veux pas qu'ils sachent.
Qu'est-ce que vous avez l� ?
Un nouveau disque.
Il est groovy. Vous voulez l'�couter ?
- Ote ton manteau, Christine. - Merci.
On est morts de faim, maman.
Arr�te de r�ver, maman.
On a faim.
Il y a de la tarte.
Papa ?
- Elle te pla�t ? - C'est une chic fille.
- Maman dort ? - Oui.
Une migraine. Elle a pris un cachet.
Elle aurait d� le dire.
On a d� la g�ner.
Pas du tout. Bonne nuit.
Tu n'as pas mang� ton oeuf.
Il �tait parfait. Je n'ai pas faim.
Je suis tr�s press�, ch�rie.
Tu n'as jamais su nouer ta cravate.
Je suis en retard.
Ne t'en fais pas. J'ai pris des r�solutions.
On va s'en sortir. Ne t'en fais pas, compris ?
Oui.
Tu as vu ce matin ?
Debout � 6 h. Le repassage est fait.
Je t'ai entendue.
Je ne dormais pas non plus.
Bri, tu vas �tre en retard.
Le petit-d�jeuner est pr�t.
- Tu rentres t�t ? - Pas tr�s t�t.
Simpson veut la comptabilit�
pour y travailler ce week-end.
Essaie de rentrer t�t ce soir.
- Je ne veux pas attendre. - J'essaierai.
J'ai beaucoup r�fl�chi.
Donne-nous une autre chance.
Je ne peux pas en parler maintenant.
On est ensemble depuis si longtemps.
- On a fait du chemin. - Je t'en prie !
J'ai assez de Simpson.
Simpson est la cause de tout �a.
On a tous des hauts et des bas.
Les Wallace ont fini par se remettre ensemble.
Parler maintenant ne servira � rien.
Mais tu y penseras ?
Promis.
Je dois partir, Amy.
J'ai fait toutes sortes de plans.
- A quoi bon ? - Mais tu m'�couteras ?
Je veux juste qu'on en parle.
- A quoi �a servira ? - �a m'aidera.
Tr�s bien, comme tu veux. Mais je suis press�.
Tout sera propre et brillant.
Je vais vraiment faire un effort.
Ne rentre pas tard.
Comme tout est bien rang� !
Je me suis lev�e � 6 h.
- C'est ton sursaut annuel ? - Arr�te.
Je plaisante, c'est tout.
Qu'y a-t-il ?
J'avais un truc � dire � ton p�re.
Il te reste le t�l�phone.
Bien s�r. Tiens, oeuf au plat ce matin.
Il n'est ni cass� ni br�l�.
- C'est bon ? - Parfait.
On dirait un oeuf au plat.
Tu as des sous ?
Je veux aller chez le coiffeur.
- Je te rembourserai. - Je n'ai rien.
Tu connais mon salaire.
Tu n'�conomisais pas pour un costume ?
- Pr�te-m'en un peu. - Non, maman.
Et depuis quand ton apparence t'int�resse ?
Tu t'es pass�e de coiffeur jusqu'� maintenant.
- Je me d�brouillerai. - Je ne voulais pas dire �a.
Pas de probl�me.
Ne joue pas les martyres. Tiens, la vamp.
Dix shillings. Cadeau. Allez, prends-les.
C'est pour une bonne cause.
Quatre shillings.
Je suis oblig� d'y aller.
- Qu'y a-t-il ? - Rien.
- Salut, alors. - Prends soin de toi !
Tu lui as dit ?
Qu'a-t-elle dit ?
Que pouvait-elle dire ?
Pauvre Preston.
Pauvre Amy.
Simpson et Ross ?
Veuillez me passer M. Preston.
De la part de qui ?
Sa femme.
Mme Preston.
C'est urgent. Qui est � l'appareil ?
Mlle Barlow.
Je veux parler � Jimbo.
Ne quittez pas.
J'ai r�fl�chi. Rends-moi un service.
Ne dis pas non. �a compte pour moi.
Jimbo ?
Je veux que tu am�nes Georgie ce soir.
Je ne ferai pas de sc�ne.
Il faut qu'on parle ensemble.
- Am�ne-la. - Je ne peux pas.
Il le faut. Ce n'est pas trop demand�.
Je t'en prie. Je ne te d�cevrai pas.
Je ne te promets rien.
Mais j'essaierai.
Merci.
Je sais que tout ira bien.
Tu ne le regretteras pas.
Je dois y aller.
D�sol�e de t'avoir d�rang�e.
Je devais le faire. A ce soir.
Si on d�jeunait chez moi ? On pourra parler.
Il est bien us�.
Vous le rapportez sans arr�t.
Il est presque neuf. Quinze ?
J'en gagne pas tant. Dix, c'est tout.
C'est bon, donnez-moi le re�u.
- Je mets un cintre ? - Prenez-en soin.
Le cintre co�te 1 penny.
Je sais.
Tenez.
Oui ?
J'ai une bague.
- Elle est � vous ? - Ma bague de fian�ailles.
Je ne l'ai pas �t�e depuis des ann�es.
Combien ?
Je ne sais pas. Il a d� la payer cher.
Non, combien en voulez-vous ?
Je vois.
Je n'y ai pas r�fl�chi.
- Trois livres ? - Oui.
Trois livres, ce serait parfait.
- Nom et adresse ? - Mme Preston.
23, Nightingale House.
Je suis souvent pass�e devant votre magasin. C'est joli.
Vous ne devez pas ch�mer.
C'est une belle bague. Je la r�cup�rerai bient�t.
�a me fait dr�le.
C'est gentil de m'aider.
L'argent me servira � faire une surprise.
Je peux vous aider ?
Vous coiffez les dames ?
Vous voulez un rendez-vous ?
Non, �coutez.
C'est difficile � expliquer.
Vous pourriez me prendre tout de suite ?
On est complets, h�las. Vous venez trop tard.
- Ce serait rapide, non ? - Je regrette.
- Mlle Joy ? - Vous �tes la directrice ?
Je disais que j'ai de l'argent.
Mais il faut que �a soit fait.
Il faut que �a soit fait pour ce soir.
Je m'occupe de madame.
Navr�e, madame. Nous ne pouvons vraiment pas.
C'est difficile � expliquer.
C'est une urgence personnelle.
- Qu'y puis-je ? - Je vous explique.
Je veux �tre coiff�e � la mode.
C'est important pour moi. Juste �tre coiff�e.
Il faudrait plus que vous coiffer.
Je ne veux rien de sp�cial. Je vous en prie.
C'est une occasion sp�ciale ?
Bien, on vous shampouinera et on vous coiffera.
Mais il vous faudrait une permanente.
Merci, j'appr�cie beaucoup.
Mettez-vous dans une cabine.
Je vous envoie quelqu'un.
J'ai eu de beaux cheveux, figurez-vous.
�a ne me pla�t pas que tu viennes ce soir.
A quoi bon ? Nous serons tous g�n�s.
Elle t'a suppli� au t�l�phone.
Elle ne demande rien d'autre.
C'est � Amy et moi de r�gler �a.
- Je suis aussi concern�e. - Je t'en prie.
- Essaie de comprendre. - Je comprends.
Mais tu ne sais pas te battre.
Je dois �tre l� ce soir.
Ce sera merveilleux apr�s �a.
On pourra commencer � faire des projets.
On sera tellement heureux.
Parfait. �a conviendra � toute situation.
Merci beaucoup.
Combien pour une bouteille de whisky ?
Trente-sept shillings.
Il y a des demi-bouteilles.
�a suffirait pour trois ?
- �a d�pend de leur descente. - Bien s�r.
Mon mari en boit un peu par plaisir.
Oui, je la prends.
- C'est du bon whisky ? - Le meilleur.
- De l'eau de Seltz aussi ? - Comment ?
Oui, ce serait mieux.
�a fera 22 et 6 shillings.
C'est l'heure, �a ?
D�sol�, c'est complet.
Refaites la queue.
Je viens de me faire coiffer.
Merci.
25, Drayton Road.
Excusez-moi.
Pardon, vous permettez ?
Merci.
Vous permettez ? Pour ma coiffure.
Quand �a s�chera.
Ce sera mieux en s�chant.
Qui est-ce ?
Qu'est-ce qui se passe ?
- Raconte-moi. - J'avais tout pr�par�.
J'allais �tre d�tendue et tout serait pr�t.
Je voulais lui montrer.
- Etre jolie. - Tu es jolie.
Si on te coiffe et qu'on t'habille.
Il a fallu qu'il pleuve aujourd'hui.
Enfile �a.
- Tu t'es disput�e avec Jim ? - Il veut me quitter.
C'est absurde.
Une fille de son bureau. Il veut divorcer.
Il te faut du whisky.
- Non, c'est pour Jimbo. - Il ne le m�rite pas.
Je dois �tre affreuse !
- Horrible ! - De l'argent gaspill�.
J'aurais pu payer l'assurance.
Payer cinquante ans pour r�gler tes fun�railles ?
Raconte-moi tout.
Tout est r�gl�, d'apr�s lui.
R�gl� ?
Mon vieux a quitt� ma m�re.
Je ne t'ai pas racont� ? Un jour, il a disparu.
Elle a fondu en quinze jours.
Un matin, se regarder lui a caus� un choc.
Elle a d�cid� d'en sortir. Tu sais comment ?
Elle a pris de l'eau chaude et elle a tout r�cur�.
Elle a repris du poids apr�s.
Les hommes, ils font tout pour t'avoir.
Et quand ils t'ont eue, fini le romantisme.
Ils prennent l'accompte pour le versement total.
Jimbo n'est pas comme �a.
Je sais qu'il m'aime.
Mais il est amoureux d'elle. C'est la diff�rence.
Hilda ?
Je dois dresser la table. Il faut que je sois pr�te.
- Pr�te ? - Pour Jimbo et Georgie.
Ils vont venir parler. Je dois �tre pr�te.
- Je peux t'aider ? - Non, je serai mieux seule.
- Tu es s�re ? - Oui.
Occupe-toi du b�b�. Je serai mieux seule.
Reprends-toi, ma fille.
Est-ce qu'il en reste ?
Oui, un peu pour Jimbo.
Non, un peu plus pour Jimbo.
Un peu pour elle et un peu pour moi.
Juste ce qu'il faut.
Je n'en aurai pas besoin.
Couteaux, fourchettes et cuill�res.
Pardon ? Accord�.
La nappe.
Les sauces pour Jimbo.
Que s'est-il pass� ?
Allons, maman. Debout.
Viens t'allonger sur le lit.
Que se passe-t-il, maman ?
Je t'en emp�cherai, Jimbo.
Je t'en prie, Jimbo !
Je ne te laisserai pas faire �a !
- Qu'y a-t-il ? - Maman ne va pas bien !
Tr�s bien.
Allez, ferme cette porte.
C'est moi, Amy.
C'est Jim.
J'ai vraiment essay�. Ma coiffure.
Tu sais que je ne bois pas.
Ne t'inqui�te pas. Reste allong�e et dors.
Je bois de la bi�re, mais jamais de whisky.
Tu sais que je n'en bois pas.
Tu dois dormir. Tout ira bien.
Dors un peu.
Entre, Georgie. Brian, voici Georgie.
Bonsoir.
Que s'est-il pass� ?
Je ne sais pas. Je venais de rentrer.
Tu as mang� ?
Je peux m'en occuper.
Georgie, tu nous fais du th� ?
Que fait-elle l� ?
Je devais la pr�senter � ta m�re.
Pourquoi maman s'enivrerait ?
Je ne suis pas un enfant. Qu'y a-t-il ?
Rien du tout.
C'est �a, mon oeil.
Ecoute, Brian. Tu as �t� tr�s grossier.
Surveille tes mani�res.
Tu vas quitter maman ?
Je ne suis que ton fils, mais j'aimerais savoir.
Il n'y a rien de d�finitif.
Alors, c'est vrai. Tu quittes maman ?
Je t'ai r�pondu. Arr�te d'en parler !
C'est une belle saloperie !
- Oui, papa ? - O� vas-tu ?
Ne t'en fais pas. Je vais revenir.
Ne l�ve plus jamais la main sur moi.
Plus jamais, papa.
Il est boulevers�, c'est normal.
Je n'avais jamais lev� la main sur lui.
Arracher ses racines est forc�ment douloureux.
Amy n'a jamais bu comme �a.
Preston, �coute-moi.
Ne faiblis pas. Si tu recules, tu es fini.
Ce sera Simpson et �a pour le reste de ta vie.
Tu dois m'�couter. C'est pour toi que je me bats.
Je sais, mais je fais du mal � tellement de gens.
Ne t'en veux pas.
Tu l'�viterais si tu pouvais.
On devrait pouvoir �tre heureux sans pi�tiner des gens.
Mais ce n'est pas le cas.
Et si elle se faisait du mal apr�s mon d�part ?
Comment je pourrais me le pardonner ?
M�me si �a arrivait, tu n'en serais pas responsable.
Et si tu restes, c'est toi qui te suicides.
Tu sais ce qu'il faut faire.
Tu es toujours si s�re de tout.
Si tu te trompais sur moi ?
Je suis peut-�tre � ma place ici.
Petit cerveau, petit employ�.
Non, je te connais. Je t'aime.
Georgie, c'est chez elle ici.
Si elle pouvait �tre vache,
tout serait plus facile.
Fais ce qu'on a d�cid�. Tout s'arrangera.
J'aimerais savoir expliquer les choses.
Je sais �crire une bonne relance.
Juste comme �a.
Mais dans ma famille,
les sentiments,
c'�tait des choses dont on ne parlait pas.
C'est pour �a que j'ai tout g�ch�.
J'ai voulu le faire comprendre � Amy.
Que je t'aimais, que je voulais �tre avec toi.
Pour toujours.
A quoi bon ? J'ai juste eu l'air idiot.
Tu n'as pas l'air idiot.
Tu devrais rester couch�e.
Je me sens mieux debout.
Georgie fait du th�.
Ah oui, Georgie.
Tu as un mouchoir ?
Tu veux de l'aspirine ?
Non, �a va aller.
Je dois �tre affreuse.
Non, tu as juste l'air fatigu�.
Je voulais te surprendre. C'est dr�le.
J'ai �t� chez le coiffeur.
Pour la premi�re fois depuis des ann�es.
Et je voulais mettre ma jolie robe, tu sais ?
J'ai achet� du whisky.
Pour qu'on boive et parle en gens civilis�s.
Et tout est all� de travers.
C'est sans importance.
La fermeture de ma jolie robe a cass� net.
Ils m'avaient si bien coiff�e.
J'aurais aim� que tu voies �a.
- Peu importe. - �a m'importe � moi !
Je voulais surprendre.
�a n'a sans doute pas vraiment d'importance.
Je ne devrais pas vous laisser faire �a.
- Asseyez-vous. - Non, vous. On s'en charge.
Je racontais tout � Jimbo.
J'avais pr�vu �a diff�remment.
Asseyez-vous.
Asseyez-vous, on s'en occupera apr�s.
On peut aussi parler un autre soir.
- Quand vous irez mieux. - Non, �a va.
- Laissons tomber. - Non.
Il faut r�gler �a.
Il n'y a pas grand-chose � dire.
Vingt ans de vie peuvent se briser en cinq minutes.
C'est �a, la v�rit�.
On ne voulait pas que �a arrive.
Peut-�tre, mais c'est arriv�.
Vous avez pris le mari d'une autre.
Vous auriez pu quitter ce bureau et le laisser.
- A quoi bon, Amy ? - Laisse-la parler.
Vous �tes si calme.
Jimbo vous a toujours trouv�e efficace.
J'ai l'air nettement moins efficace.
O� veux-tu en venir ? Elle est venue � ta demande.
J'�tais jolie autrefois. Il vous le dira.
Jusqu'� la naissance du deuxi�me b�b�.
Vous saviez qu'on a eu un autre b�b� ?
Preston me l'a dit.
Il s'appelle Jimbo !
On dirait que vous faites l'appel !
On a perdu June.
C'est affreux quand on y pense.
Elle a v�cu une demi-heure.
J'ai cess� d'�tre jolie.
�a arrive quand les femmes ont des enfants.
�a vous arrivera aussi !
J'en ai discut� avec Georgie. Je pars ce week-end.
- Parlons argent. - Je ne veux rien de toi.
- Pourquoi attendre le week-end ? - J'ai pens�...
C'est elle qui pense !
Je te connais trop bien. Tu n'y aurais pas pens� seul.
Ce week-end, alors ?
Mais oui, c'est comme d'emprunter du sucre !
Vous entrez chez quelqu'un pour dire :
"Pardon, je peux prendre votre mari ce week-end ?"
"�a vous va ?"
Vous ressemblez � un poisson. Froide, insensible.
Moi qui comptais vous supplier !
C'est pour �a que je vous ai fait venir.
J'allais vous supplier de renoncer � lui, oui.
J'allais m�me proposer de le partager.
Tout, pourvu qu'il reste ici.
- J'allais m'agenouiller. - �a suffit !
Que cherche une femme comme vous chez lui ?
Il n'est ni beau ni fut�.
Il restera pauvre et sera vieux dans dix ans.
Pourquoi l'avoir choisi ?
- Je l'aime. - Vous l'aimez.
Vous voulez juste coucher avec !
Que savez-vous de l'amour ?
Il ronfle, vous savez ? Et un journal froiss� le rend fou.
Il ne peut pas rester au soleil.
Il a des rhumatismes en hiver.
Il noie son repas dans des sauces.
Quel que soit le repas.
Vous savez des centaines de choses.
Et moi, un million.
C'est �a, le mariage.
Tout savoir d'un homme et l'aimer quand m�me.
Navr�e, c'est inutile que je reste.
Georgie, attends ! Amy, sois juste.
Tu me demandes d'�tre juste, � moi ?
Oui !
Tu regardes par un bout de la lorgnette.
Je ne suis pas un ange, mais j'ai essay�.
J'ai essay� de faire quelque chose de nos vies.
J'ai travaill�. Et pour quoi ?
Cet endroit ? C'est tout juste un toit.
Mais on a �t� heureux.
- Tu le disais. - Mais c'est fini.
Il ne reste plus que des habitudes.
On a juste l'habitude de vivre ensemble.
Tu ne me l'as jamais dit.
Je croyais que tu m'aimais.
C'est le cas.
Je t'aime, mais diff�remment.
Il n'y a qu'une fa�on d'aimer.
- Je pars, Preston. - Attendez !
Il part avec vous.
- Tu le veux ? - Bien s�r.
Le plus vite sera le mieux.
Je n'ai plus besoin de toi.
Je peux trouver un travail.
Brian et moi, on s'en sortira.
C'est peut-�tre une chance pour moi.
Je n'ai pens� qu'� toi ces derni�res ann�es.
Mais tout a chang�. Tu pars ce soir.
Je veux que tu partes avec elle ce soir !
Si c'est ce que tu veux. Je regrette, Amy.
Ne sois pas sentimental.
�a ne lui va pas.
Je fais ma valise.
Attendez en bas !
Mme Preston,
il faut me croire.
Je regrette vraiment.
Oui.
Asseyez-vous un instant.
Je vais l'aider. Il ne trouve jamais rien.
Je ne veux pas �tre grossi�re,
mais quand �a commen�ait,
vous n'avez pas trouv� la force de laisser tomber ?
Vous �tes si jolie.
Si s�duisante.
Vous auriez qui vous voulez.
Vous avez la vie devant vous.
Jimbo n'est pas pour vous.
Je ne dis pas �a pour parler.
Je le connais.
C'est un faible, comme moi.
On fait la paire.
Vous me d�go�tez.
Soyez indulgent avec votre p�re.
J'essaie juste de savoir
quel genre de femme vous �tes.
Qui peut faire �a � ma m�re, � notre famille ?
C'est �a que je veux savoir.
On ne peut rien contre les sentiments.
- Vous me d�go�tez. - Vous �tes jeune.
Priez.
Priez pour ne jamais avoir � vivre �a.
Chaussettes.
J'ai repris� les autres. Fais nettoyer tes chemises.
N'oublie pas de...
On a d'autres choses � r�gler.
Brian, l'argent et le divorce.
Brian d�cidera pour lui-m�me.
Pour le divorce, fais au mieux.
Et l'argent, je n'en veux pas.
Mme Harper m'aidera � trouver un travail.
- Tu ne vas pas faire �a. - Mais si, Jimbo.
J'�tais s�rieuse tout � l'heure.
J'y vois plus clair. J'ai besoin de travailler.
Je ne vais pas passer ma vie � pleurnicher.
Cette valise a connu des jours meilleurs.
Et voil�. Bonne chance, Jimbo.
Vas-y, elle t'attend.
O� est-elle ?
Elle t'attend en bas.
Dis au revoir � ton p�re. Il s'en va.
Au revoir, papa.
Je m'occuperai de toi.
On sera ensemble.
Tous les deux.
Il �tait si press� qu'il a oubli� sa valise.
Il reviendra. Je vais la laisser dehors.
Je vais ramasser tout �a.
Non, prends du th�.
Il vient d'�tre fait.
C'est inutile, Georgie.
Tu as raison. Je ne sais pas me battre.
Mais tu n'as plus � te battre.
La quitter maintenant ?
Elle semble si vuln�rable.
Elle est ce qu'elle est comme je suis ce que je suis.
Je ne peux pas faire �a.
Je ne peux pas.
Je dois y retourner.
Tu ne dois rien, Preston. Tu veux y retourner.
Je dois le faire, Georgie.
Tu ne peux blesser personne. Et surtout pas elle.
Regarde ce que je t'ai fait.
J'aurais d� savoir, �tre plus fort.
Tu es fort � cet instant.
J'ai toujours voulu que tu sois s�r.
Tu l'es maintenant.
Qu'a-t-elle dit pour te faire changer ?
On a pass� trop de temps ensemble, elle et moi.
Je ne peux pas lutter contre �a.
Je ne peux pas, Preston.
Pars, s'il te pla�t.
Pars avant que je te supplie de rester.
Pardonne-moi, Georgie.
Essaie de me pardonner.
Ne dis plus rien.
Pars, je t'en prie.
Preston.
J'ai renvers� tes affaires.
Elle est partie.
Je ne peux pas faire �a,
mettre vingt ans dans une valise et partir.
Qu'est-ce que je peux dire ?
Il n'y a rien � dire.
Tout va bien.
Tout s'arrangera, tu verras.
J'ai dit des horreurs. Je ne veux pas te blesser.
Je ne ferai jamais �a. Pas intentionnellement.
Aucun de nous ne ferait �a.
Tout ira bien � partir de maintenant, promis.
Je vais jeter ce vieux peignoir.
Je r�alise ce soir combien il est us�.
Une femme doit s'habiller.
Pas tra�ner en peignoir.
Rien ne sera plus pareil sans lui.
Laisse, je le ferai plus tard.
Va parler � Bri.
Papa ?
J'ai un autre discours � faire demain.
Tu regardes mes notes ?
Bien s�r.
Voyons �a.
Mettons un peu de musique.
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