All language subtitles for Viva Zapata! (1952).fre

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Une d�l�gation d'indiens de l'Etat de Morelos. . .

porte une p�tition au Pr�sident Diaz.

Un couteau d'homme !

Tu peux le garder.

- Qui a vos papiers ? - C'est moi.

Bonjour mes enfants.

Allons, approchez !

Approchez !

Voici les noms, M. le Pr�sident.

Alors. . .

quel est votre probl�me ?

ll faut me le dire.

Vous aviez bien un but ?

Oui, mon Pr�sident, nous avions un but.

Toi, explique-moi.

Vous savez, le champ. . .

avec un rocher blanc, au sud d'Anenencuilco. . .

Mon Pr�sident, notre d�l�gation. . .

lls ont pris nos terres.

Qui a pris vos terres ?

Avant d'accuser, il faut des faits pr�cis.

Qui a pris vos terres ?

La grande propri�t�.

Plus grande qu'un royaume !

- On prend nos vall�es. - On nous laisse les rochers.

Nous ne pouvons semer. C'est entour� de barbel�s.

Nos vaches n'ont rien � manger.

Trois maisons pr�s du rocher ont �t� incendi�es.

lls plantent de la canne � sucre dans nos champs.

Prouvez que ces terres sont � vous !

Elles �taient au village, � l'�poque pr�historique !

On a des papiers des Espagnols. . .

de la R�publique Mexicaine.

Si c'est vrai, pas de probl�me.

Les tribunaux r�gleront �a.

Je vous enverrai mon avocat.

Mais avant de le voir. . .

rep�rez bien vos pierres de bornage. . .

et confrontez-les avec vos titres de propri�t�.

V�rifiez les bornages.

Des faits ! Des faits !

Maintenant, mes enfants, j'ai des choses � r�gler.

Je suis votre Pr�sident depuis 34 ans.

Ce n'est pas facile.

Merci, mon Pr�sident. . .

Et maintenant ?

Nous ne pouvons pas v�rifier nos bornages. . .

des hommes d'armes gardent les champs.

lls y plantent de la canne � sucre.

- Les tribunaux jugeront ! - Avec votre permission. . .

Les tribunaux ?

Une affaire de terres a-t-elle jamais �t� gagn�e par les paysans ?

A-t-on pris ta terre ?

La terre de mon p�re a �t� prise depuis longtemps.

Je suis votre p�re, je suis des v�tres. . .

mais ceci demande du temps.

Soyez patients.

Si vous permettez. . .

Nos galettes sont faites de ma�s, et non de patience.

La patience ne peut rien contre les barbel�s.

Pour v�rifier les bornages. . .

il faut votre autorisation de franchir ces barbel�s.

Je ne peux rien autoriser de tel.

- Vous nous le conseillez ? - Je ne peux rien de plus.

Alors, nous suivrons votre conseil.

Si vous permettez. . .

Toi !

Toi !

Mon Pr�sident ?

Quel est ton nom ?

Zapata.

Comment ?

Emiliano Zapata.

Voil�. . .

Merci, mon fils.

De rien, mon P�re.

Venez !

Partez !

Partez !

Rattrapez l'homme au cheval blanc !

C'est lui qu'on doit ramener !

C'est celui qui a un cheval blanc ! Rattrapons-le !

ll avance toujours !

- Qui c'est, � ton avis ? - Un �tranger, s�rement.

- Je le tue ? - Non, tire devant.

- Rate-le, hein ! - Je le rate si je veux.

Parfois, on en meurt.

ll avance encore !

ll est fou. Je n'aime pas voir tuer les fous.

J'essaie plus pr�s ?

Impossible ! ll a peut-�tre un message.

Le tuer ne co�terait qu'une balle !

- Que veux-tu ? - Je cherche Emiliano Zapata.

ll est pas l�.

- Ses amis m'envoient. - Quels amis ?

Les villageois !

ll est pas l�.

Je n'ai pas d'armes.

Et �a ?

Une machine � �crire. . .

une arme de l'esprit.

Je croyais que tu �tais pas arm� !

Ne la cassez pas ! Posez-la !

Pose �a !

Repose �a.

Vous �tes Emiliano Zapata ?

J'apporte des nouvelles de Madero, le chef de la lutte contre Diaz.

Donnez-moi de l'eau.

- Pourquoi tu me cherches ? - J'ai � vous parler.

Fernando Aguirre.

Pablo Gomez.

J'ai � vous parler.

Vous m'�coutez ?

Parle !

''Le despotisme de Diaz est une tyrannie. . .

qui s�vit depuis 34 ans ! ''

T'impatiente pas !

''Le Mexique a oubli� la vraie d�mocratie.

Les �lections sont une d�rision.

Le pays est aux mains d'un seul homme. ''

- Qui a �crit �a ? - Madero.

''Pour ramener les libert�s d�mocratiques. . .

unissons-nous contre le tyran ! ''

Qui est Madero ?

C'est le chef de la lutte contre Diaz.

- O� est-il ? - Aux Etats-Unis, dans le Texas.

L'endroit id�al pour mener la lutte.

Depuis le Texas, il se pr�pare � agir.

Et maintenant il est pr�t.

Des gens comme moi r�pandent son message.

ll m'a envoy� dans l'Etat de Morelos.

Attention.

ll a flair� une jument. ll est d'humeur instable.

Moi aussi.

En ville on dit que. . .

Ne crois pas aux on-dit !

H�, toi ! Viens manger.

Va manger.

Je t'avais lu un article sur lui.

- Tu devrais m'apprendre � lire. - Je le ferai.

Interrogeons-le sur Madero.

Non, tout le monde peut �crire une lettre.

J'aime les yeux de Madero.

- Alors, va lui parler. - Je ne peux pas.

Je sais pourquoi.

Va le voir, et tu me diras ce que tu as vu.

- ll est au Texas ! - Va au Texas.

- C'est loin ? - Je sais pas. Vas-y !

J'ai jamais quitt� mon pays !

Va voir si on peut se fier � lui.

Son visage me pla�t.

Mais ce n'est qu'une photo.

- Je pars quand ? - Maintenant.

Maintenant ! Allez. . .

S'il te pla�t, dis-lui nos difficult�s. . .

et dis-lui qu'on le reconna�t pour chef.

O� va-t-il ?

- Quoi ? - O� va-t-il ?

ll n'a rien dit.

O� va-t-il ?

Je ne sais pas.

ll est ennuy� ?

Une femme !

O� allez-vous ?

Voir une femme.

Et elle ?

Elle sait se d�brouiller.

Tout cela manque d'organisation.

Josefa, il faut que je te parle.

- Tu es recherch�. - Je le sais.

Quand pourrai-je demander ta main � ton p�re ?

Ne le fais pas.

- Et pourquoi ? - Ne fais pas �a.

Qu'est-ce que j'ai ?

Et moi, qu'aurais-je si je t'�pousais ?

Que veux-tu dire ?

Je ne veux pas finir comme une indienne.

Qui dit �a ?

Mon p�re.

Ma m�re �tait une Salazar !

Mon anc�tre �tait un chef, le tien habitait une grotte.

Maintenant, tu n'as ni terres ni argent.

Demain, tu seras en prison.

Don Nacio de la Torre m'offre une situation.

ll n'emploie pas des gens que la police recherche.

ll me fera gracier.

Pourquoi aurait-il besoin d'un homme comme toi ?

Je suis le meilleur juge de chevaux du pays.

Tu es la seule � l'ignorer.

Depuis des ann�es, je choisis ses chevaux.

S'il ach�te un cheval sans moi. . .

on lui vend une vieille carne !

Pour qui il se prend !

Tu sais que je pourrais t'emmener de force ?

De force ?

Rien ne t'en emp�che.

Je te suivrais. Je ne pourrais pas r�sister.

Mais tu finiras par t'endormir.

Et apr�s ?

T�t ou tard tu iras dormir.

Tu ferais �a ? Une fille respectable comme toi !

Justement parce que je suis respectable. . .

je veux une vie prot�g�e, sans aventures. . .

sans surprises. . .

avec un homme riche.

Tu ne le penses pas !

Je le pense.

Reviens quand tu pourras me l'offrir.

Ne crie pas, il va te l�cher.

La police le traque.

L�chez-la.

ll me pla�t.

C'est un homme terrible ! Un hors-la-loi criminel !

ll me pla�t aussi.

Frotte plus fort !

Quelle bande de fain�ants !

C'est le meilleur du tas.

O� sont les autres ?

Les autres sont ici ?

Quand �a ne vole pas, �a dort !

Quand �a ne dort pas, �a se saoule !

- Voyons les autres. - Mais le d�jeuner est servi !

ll attendra.

Vous voyez ! Qu'est-ce que je vous disais ?

�a vole jusqu'� la nourriture des chevaux !

Arr�te, Emiliano !

Sortez-le !

Dehors !

Quand je t'ai fait gracier, tu avais promis.

- La violence ne m�ne � rien. - Alors pourquoi est-il violent ?

- Que de haine ! - Le gosse avait faim.

Calme-toi.

Ecoute, Emiliano. . .

Tu pourrais devenir quelqu'un qu'on respecte.

C'�tait ton but.

Ce gosse avait faim !

Es-tu responsable de tout le monde ?

Es-tu la Conscience du Monde ?

Si tu l'avais vu tomber !

Vous avez un cigare ?

Tes admirateurs !

Des indiens.

Tu as un go�t civilis� !

Je vais te donner un conseil.

ll te faut une femme.

As-tu parl� au p�re de Josefa ?

Pourquoi ?

On ne s'aime pas.

En affaire c'est rare, mais on s'oblige � traiter.

Tu as une situation, de beaux v�tements.

Va voir M. Espejo. Dis-lui que je suis ton patron.

N'oublie pas : le Pr�sident a encercl� ton nom.

Surveille-toi.

Commence � t'exercer. Pr�sente-lui tes excuses.

Allez, vas-y.

Mes excuses !

Accept�es !

C'est bon ?

Tu les connais ?

C'est un ami. ll revient de voyage.

- C'est quoi �a ? - Le Texas !

On a parl� de toi.

ll attend un message de vous.

Une pouss�e et Diaz tombe comme un toro estoqu� !

L'heure est venue !

Pourquoi Madero vit libre aux Etats-Unis ?

- lls prot�gent les exil�s. - C'est une d�mocratie.

Le Mexique aussi ! Regarde !

Je vais expliquer.

L�-bas, le gouvernement gouverne avec le peuple.

Leur Pr�sident est �lu par le peuple.

Chez nous, qui a demand� � Diaz de rester 34 ans ?

On ne m'a jamais rien demand�.

Et toi ?

- Madero l'a envoy�. - ll attend un message.

Qu'il trouve un autre chef.

Vous croyez en lui ? Et alors ?

Qu'il s'en trouve un autre.

- Comme vous voudrez. - J'ai d'autres affaires � m'occuper.

Je ne suis pas la Conscience du Monde.

Je ne suis la conscience de personne.

Comme vous voudrez.

Innocente ! Qu'y a-t-il ?

Laissez le prisonnier !

Pourquoi t'emm�nent-ils ?

ll ne peut pas parler.

Tiens.

- Qu'a-t-il fait ? - lls sont tous fous !

- Qu'a-t-il fait ? - Comme les autres.

Qu'allez-vous lui faire ?

Lib�rez-le !

L�chez-le !

Mort !

ll fallait couper sans discuter.

ll est all� en fraude semer son ma�s.

Mon p�re aussi croit que son champ est � lui.

Vous �tes tous des ent�t�s !

Ent�t� ? Non.

La terre est une �pouse.

C'est dur d'apprendre qu'elle n'est pas � vous.

Lui, il comprend.

ll m'a �chapp�.

Nous vous cr�ons des ennuis.

lls vont te traquer.

- Cache-toi chez moi. - Je soignerai ton cheval.

Merci.

Vous avez mentionn� Don Nacio. . .

Don Nacio, mon patron. . .

me pr�dit un bel avenir.

Je viens vous demander la main de votre fille.

Je suis sensible � cet honneur.

Prendre ma fille en charge !

Pourquoi n'y a-t-il pas d'eau fra�che ici ?

Mais je vous r�ponds. . .

aussi irr�vocablement que toujours, non !

C'est non !

Que me reprochez-vous ?

ll y a un proverbe.

''M�me fait d'argile, un pot n'est pas un vase. ''

Que me reprochez-vous ?

Puisque vous insistez.

Vous �tes un terrien, sans terres. . .

un bourgeois sans bourgeoisie, ni aisance.

Un bagarreur, un ivrogne. Voil� ce que vous �tes !

Je ne vous en veux pas.

Certains peuvent m�me vous trouver des qualit�s.

Mais ma fille. . .

je ne veux pas la voir finir un jour. . .

comme une indienne !

Que faites-vous ?

Trouvez-lui un commer�ant mang� aux mites !

Qu'elle soit une reine d'entrep�ts !

D�gagez le passage !

C'est un criminel ! Vous vous rendez complices !

Que cherchez-vous ?

Nous sommes ici, si vous permettez. . .

pour �viter qu'il s'enfuie.

Car s'il essayait, vous lui tireriez dans le dos.

Vous bafouez la loi !

Nous gardons le prisonnier.

- Zapata, le fil t�l�graphique. - Et alors ?

Le fil t�l�graphique, il va s'en servir.

N'y touchez pas ! Ce serait une r�bellion !

Coupez-le !

Pas de munitions !

- Qu'avez-vous trouv� ? - Des uniformes et des couvertures.

Pas de munitions !

Regarde ce que j'ai trouv�.

- Des munitions ? - Des caisses de dynamite.

- Des munitions ? - Non. Poudre et dynamite.

Des tas !

On s'en contentera.

- Qui est l� ? - Des femmes.

Je pr�f�rerais qu'ils tirent.

lls manquent peut-�tre de munitions ?

- Je ne m'y fierais pas. - Je crois qu'elles partent.

Des paysannes avec des paniers.

Je me m�fie de ces indiennes.

Zapata a disparu. Envoyez un �claireur.

Que faites-vous l� ?

- Achetez-moi mes �ufs. - Allez-vous en !

Les paniers, vite !

Eloignez-vous ou je tire !

Feu ! Allez chercher ces paniers.

Feu !

Et la mitrailleuse qui nous prenait de c�t� ?

Lui et son fr�re l'ont prise au lasso.

- Et il est tout petit ! - C'est bien vrai ?

Bien s�r qu'il a fait �a !

Attends !

As-tu fait �a ?

O� est ton fr�re ?

Tu�.

Tu m�rites une r�compense.

Tu veux ce porcelet ?

Ce que tu voudras !

Pas mon cheval ?

C'est un bon cheval.

C'est pour �a.

Prends-le !

- Qu'a-t-il fait ? - Je sais pas. On va le savoir.

Don Emiliano, mon ami, je veux vous pr�senter. . .

les envoy�s de Madero le Lib�rateur.

Le voil�, messieurs. . .

mon bon ami Don Emiliano Zapata.

Nous nous connaissons.

F�licitations, G�n�ral Zapata.

Lis �a.

Allez !

''A Emiliano Zapata. Moi, Francisco Madero. . .

agissant au nom des Forces de Lib�ration. . .

je vous nomme G�n�ral. J'esp�re vous embrasser. . .

bient�t triomphalement. Vive le Mexique ! ''

ll a sign� de sa main.

Nous serions heureux. . .

ll te faut des insignes.

Nous serions. . .

- O� as-tu trouv� �a ? - Sur un g�n�ral.

Ma femme, ma fille. . .

et moi-m�me. . .

serions honor�s. . .

Un cadeau.

Le G�n�ral Zapata !

Prenez celui-ci, il est meilleur.

Quelle perte de temps ! ll pourrait l'enlever.

Et il touche la dot.

Est-ce que �a le vaut ?

J'ai aim� cent femmes, sans jamais les revoir.

Lui veut toujours la m�me, �a me d�passe !

Tu as pens� � moi ?

''Le bouclier du guerrier est le c�ur de son aim�e. ''

Nous avons un proverbe qui dit :

''Bonne renomm�e va � homme bien habill�. ''

''Singe en soieries reste singe. ''

''Quand entrent l'amour et la beaut�, qu'on �teigne toutes les lumi�res. ''

Presque 2 heures !

Je sais. �a me rend malade.

C'est comme �a que ces gens-l� se marient.

''Cheval non dress� est comme fille non mari�e'' ?

''L'homme est de feu, la femme est d'�toupe. ''

''Celle qui na�t belle, na�t mari�e. ''

D�gagez la fen�tre ! On �touffe !

Et enlevez ce cheval de l� !

Excellent cheval.

Allons faire un tour dans le parc.

- Un tour ? - Seuls ?

''A chien fouett� vient la sagesse. ''

Est-il vrai que. . .

''3 femmes et une oie emplissent un march�'' ?

''Si tu peux acheter l'amour, il faut payer en amour. ''

''Qui bonne �pouse a, le Paradis poss�de. ''

Une tasse de chocolat ?

''A corps affam�, �me �tique. ''

''Le chemin du c�ur passe par l'estomac. ''

Apportez le chocolat.

- Emiliano ! - Quoi ?

Diaz a fui � l'�tranger !

- C'est vrai ? - C'est vrai.

Les combats sont finis !

Josefa !

Tais-toi, maman ! Les combats sont finis !

C'est presque l'aube.

lls sont infatigables.

Emiliano, mon fr�re !

Josefa, ma s�ur !

Viens, Emiliano !

Mon vieil ami, nous vieillissons.

Nous vieillissons beaucoup.

Je sais ce qui ne va pas !

Mon ami, vous avez le sang lourd.

Vous �tes malheureux parce que c'est fini.

On se r�jouit alors qu'on n'a encore rien gagn�.

Je vous aime, mais vous m'avez toujours d�plu.

- Le sang coulera encore. - Oui, il coulera !

Pas ce soir. Amusez-vous et oubliez les th�ories !

Tu t'agites.

Tu es malheureux ?

Non. Dors.

Tu ne dors pas ?

�a va venir.

A quoi penses-tu ?

A rien.

Ce n'est pas vrai.

Ne te tracasse pas.

Tu trouveras une terre, nous nous y installerons.

Dors, maintenant.

Je ne veux pas dormir. Les combats sont finis.

Madero est au Capitole, demain j'irai lui parler.

Tu m'emm�nes ?

Nous aurons des enfants ?

On les appellera Francisco comme Madero.

Emiliano, c'est � cause de moi ?

Ne crois pas �a !

ll faut tout me dire.

Je verrai Madero et tout son entourage.

Tu veux dire. . .

Des hommes instruits.

Des avocats, des intellectuels. . .

Mon cheval et mon fusil me serviront bien peu.

Je ne sais pas lire !

- Apprends-moi ! - Bien s�r.

Tout de suite !

Prends un livre.

Un peu de silence !

On veut dormir, m�me une nuit de noces !

Vas-y.

''Au commencement. . .

Dieu cr�a les cieux et la Terre. ''

Diaz �tait plus pourri m�me qu'on ne croyait.

Huerta et Villa poussant au nord. . .

et vous au sud, vous l'avez fait �crouler !

Excusez-moi.

Quand les paysans auront leurs terres ?

Nous b�tirons, lentement et s�rement.

lls veulent savoir.

lls auront leurs terres, mais l�galement.

Cela doit �tre �tudi�.

Comment cela ''�tudi�'' ?

ll faut les distribuer sans injustices.

A propos de terres. . . Fermez la porte !

Je vais vous montrer.

Merci.

Vous voyez ce confluent ?

L�, la terre est riche. C'est une plaine irrigu�e.

La maison y est belle.

Vous savez � qui c'est ?

C'est votre ranch.

Mon ranch ?

L'usage est noble. Une r�compense au g�n�ral vainqueur.

Je n'ai pas combattu pour un ranch.

Je crois que vous me comprenez mal.

J'ai bien compris.

La terre que j'ai d�fendue n'�tait pas pour moi.

Qu'allez-vous faire pour celle-l� ?

ll y sera pourvu � son heure.

Non, maintenant.

Asseyez-vous.

Je ne suis pas fatigu�.

Un gouvernement constitutionnel est tenu.

Ce bruit. . . Je ne peux pas r�fl�chir ! Sortez !

Donnez-moi �a. Je vais signer.

- lls attendent toujours. - Qu'ils attendent !

Un instant, je reviens. Ne laissez entrer personne.

Cette taupe parle trop, comme Diaz.

ll a raison, il faut agir selon la loi.

La loi compte moins que les hommes.

Madero a les m�mes conseillers que Diaz.

- ll faut les liquider. - D'abord les terres.

S'il ne les distribue pas. . .

il est aussi un ennemi.

Vous �tes son �missaire ! Son ami !

Je ne suis l'ami que de la logique.

La paix est difficile.

Qu'en penses-tu ?

ll t'a offert une jolie propri�t�.

Tu n'as jamais rien pris. R�sultat ? On n'a rien !

Voil�, c'est plus calme.

Vous n'avez pas confiance en moi ?

ll faut vous fier � moi. Mon souci est la terre. . .

mais je veux du durable.

On ne construit rien de l�gal sans loi. . .

ni avec un peuple arm� et haineux.

Le premier pas � faire. . .

est de d�sarmer et licencier vos troupes.

Qui d�fendra les lois ?

L'arm�e r�guli�re. La police.

Ceux qu'on vient de battre !

Votre montre !

Votre montre !

Donnez-la-moi !

Une belle montre.

Une montre ch�re.

Prenez mon fusil.

Vous pouvez la reprendre. Mais sans �a, jamais !

Une morale �nergique.

Vous nous demandez de d�sarmer ?

Comment obtenir nos terres, ou les garder, sans armes ?

Ce n'est pas si simple. Le temps joue. . .

Le temps ! Un faiseur de lois a le temps !

Un paysan a un temps pour semer, et un temps pour moissonner.

Et vous ne pouvez pas planter durant la moisson.

G�n�ral Zapata, me faites-vous confiance ?

Autant que les miens � moi.

On se fie � nous tant que nous tenons nos promesses. . .

mais pas plus.

- O� allez-vous ? - Je rentre !

Qu'allez-vous faire ?

J'attendrai, mais pas longtemps.

Tuer Zapata �conomisera du temps et des vies.

- La v�tre, peut-�tre. - G�n�ral Huerta !

Je vous conseille de tuer Zapata maintenant !

Je ne tue pas les miens.

- C'est un brave homme. - Que voulez-vous dire ?

C'est un honn�te homme.

On peut �tre honn�te et se tromper.

- J'ai confiance en lui. - Quoi ?

J'emm�nerai mon arm�e � Morelos. . .

pour le convaincre de d�sarmer.

Attendez.

Venez, entrez.

Parlez librement.

Entrez.

Je voudrais parler encore au G�n�ral Zapata.

Demandez-lui de revenir.

ll ne reviendra pas. ll est t�tu.

Mais venez � Morelos, il est diff�rent.

Sa vie a �t� faite de combats.

ll sait � peine lire.

ll a besoin de votre aide, il ne s'en rend pas compte.

ll peut et veut apprendre.

Et si vous me permettez, vous avez besoin de lui.

Je viendrai.

Merci.

Je viendrai.

Si vous permettez. . .

Excusez cette interruption.

Pas besoin de troupes. Je le ferai sans troupes.

Ces hommes sont bien.

Un honn�te homme, G�n�ral Huerta, �a existe.

Heureux les innocents ! A boire !

Nous n'arriverons � rien, si Zapata reste vivant.

ll croit � ce pourquoi il se bat.

Madero aussi.

C'est une petite taupe, on peut le man�uvrer.

Zapata est un tigre qu'il faut abattre.

lls rendent leurs armes quand je leur explique.

ll a tout expliqu� ?

lls ont accept�. Et vous ?

J'ai combattu longtemps. La paix me d�passe.

La paix est la vraie difficult�.

Tant d'hommes ont �t� int�gres dans la guerre.

Comment peut-on rester int�gre en temps de paix !

Qu'est devenu ce gar�on qui avait votre cheval ?

ll est mort.

On n'a jamais retrouv� le cheval.

- Cette femme a trois fusils. - Le mari et deux fils tu�s.

Prenez ceci.

C'est trop pr�cieux !

Autant que vos fils ?

- Emiliano ! - Qu'y a-t-il ?

- Demandez-lui. - Qu'y a-t-il ?

L'arm�e de Huerta vient sur nous.

- Vous le saviez ? - Non, c'est faux.

Non, c'est impossible !

- Combien sont-ils ? - 3 r�giments.

- Qui a envoy� des �claireurs ? - Moi.

Je me m�fie de lui.

Regardez-le !

Clairon !

Je dirai � mes enfants que je vous ai serr� la main !

L'arm�e arrive ?

Huerta m'aurait d�sob�i ?

Vous disiez ?

Merci beaucoup.

ll faut que je les arr�te.

Huerta n'oserait pas !

Seul Madero peut donner la paix.

Ecoute-moi, Emiliano !

Poste des tirailleurs le long de la route.

Si on le liquidait ?

J'arr�terai ces troupes !

Esp�rons, sinon ce sera moi.

D�sol�. . .

Huerta a mal compris. ll a de grandes qualit�s.

Je sais, je sais. . .

Je r�tablirai le contact entre Emiliano et vous !

Regarde sur l'autre rive, je vais voir en amont.

�a va.

Vous avez vu Huerta ?

Suis-je prisonnier ?

Vous ne l'�tes plus.

lls me retiennent ici depuis plusieurs jours.

On vous prot�ge contre vos ennemis.

Zapata et Villa sont contre vous. . .

mais ne craignez rien, Huerta vous aime.

lci, vous �tes � l'abri.

J'attends mon sauf-conduit. Quand me recevra-t-il ?

Je dois vous conduire � lui.

Tr�s bien. . .

Je ne veux pas le faire attendre.

ll ne faut pas le faire attendre.

Je suis � vous tout de suite.

Tout �a s'arrangera.

ll ne pleut plus.

Pourquoi partent-ils ? Nous serons en retard.

lls arrivent !

Veuillez descendre, M. le Pr�sident !

Huerta est l� ?

C'est mal de faire �a.

Allez, je suis en retard.

On l'a vu parler � un officier de Huerta.

Nous sommes tomb�s dans une embuscade.

Parle !

D�fends-toi !

Mon beau-fr�re m'a donn� un mot de ma femme.

- Comment t'a-t-il trouv� ? - Je l'avais pr�venu.

D'o� l'embuscade !

Fusillez-le !

Regarde derri�re toi !

244 combattants.

Une surprise nous attendait !

Apr�s Madero, il a fallu recommencer.

Nous avons eu des morts, c'�tait normal.

Mais �a, c'�tait inutile.

244 bons paysans. . .

vos parents. . .

qui croyaient � la victoire.

ll faut une discipline plus stricte.

Ta femme savait o� nous �tions, voil�. . .

Tuez-le.

Eux aussi veulent nous rejoindre, mon G�n�ral.

Nous ne sommes pas difficiles � trouver !

Occupez-vous d'eux.

Allez. . .

Au suivant !

Besoin de dormir !

Fais-le sortir.

Tu as l'air fatigu�, Emiliano.

On l'a vu parler � l'ennemi !

Lui et ses t�moins !

C'est vrai.

J'ai rencontr� Madero.

Tu l'as rencontr� plusieurs fois.

Apr�s qu'il e�t sign� l'ordre de nous d�truire !

Vers la fin ! ll souhaitait garder Huerta en mains, Huerta l'a tu�.

ll �tait bon, Emiliano !

ll voulait construire, ensemencer les champs.

Si nous pouvions construire tout en incendiant. . .

et semer tout en d�truisant.

Vous avez trahi la cause.

Notre cause est une terre, non une id�e abstraite. . .

pour nourrir les n�tres.

La libert� ! Pas un mot. . .

mais les soir�es pass�es chez soi.

La paix ! Pas un r�ve. . .

mais le loisir d'�tre bienveillant.

Une question m'obs�de.

Le bien-�tre peut-il sortir d'un mal ?

La paix peut-elle sortir de tant de tueries ?

La bont� peut-elle na�tre de tant de violence ?

Celui qui a v�cu dans une ambiance de haine. . .

peut-il conduire vers la paix ?

Peut-on gouverner en paix ? Je ne sais pas.

Tu as d� y r�fl�chir.

Le sais-tu ?

Le sais-tu ?

244 des n�tres ont �t� tu�s ce matin.

Nous voulions surprendre, nous avons �t� surpris.

Nous sommes amis depuis l'enfance.

ll est interdit de parler � l'ennemi.

Oui, mon G�n�ral.

- Et tu l'as fait ! - Oui, mon G�n�ral.

J'appelle le peloton ?

Pas d'�trangers !

Fais-le toi-m�me !

Un message du G�n�ral Villa.

Le G�n�ral Zapata est occup�.

Le G�n�ral Zapata va vous recevoir.

Tu ne manges pas ?

Pourquoi est-il g�n�ral ? �a lui rapporte quoi ?

Regarde toi ! Regarde cette robe !

Est-ce une demeure de g�n�ral ?

Regarde un peu Pancho Villa.

Regarde sa tenue ! Ne discute pas !

- Plus de viande ? - Plus de tout.

Je sais ce que je dis.

Etre g�n�ral, c'est une chance � utiliser.

ll pourrait prendre la moiti� de l'Etat !

Et tout le monde le respecterait.

Je n'ai jamais eu confiance en lui.

Tu entends les chevaux ?

Tu es bless� ?

Sentinelle. . .

Tu as pass� les lignes ?

ll n'y a pas de lignes.

Huerta est vaincu.

Je vais � Mexico, parler � Pancho Villa.

F�licitations, mon fils !

Tu es malade ?

Je suis fatigu�.

Je suis fatigu�.

Quelque chose ne va pas.

Non, tout va bien.

Nous avons gagn�.

J'ai besoin de dormir.

Par ici, messieurs.

Regardez, Huerta !

Passons � la photo.

Asseyez-vous. Allez, asseyez-vous !

Qu'est-ce qu'ils font ?

Villa d�cide du sort du Mexique.

C'est important.

Excusez-moi, mais il est 3 h.

On devrait dormir.

On a beaucoup � d�battre sur le plan politique.

Je mange trop.

Je n'ai rien � d�battre. J'ai d�cid�. . .

je rentre.

J'ai un ranch, j'en serai le Pr�sident.

Mes coqs feront les clairons.

Ce matin, un inconnu. . .

m'a tir� dessus !

Que proposez-vous ?

- Je n'ai plus le go�t � combattre. - Alors, vous rentrez.

On en tue un, et il en revient deux !

- Avant, c'�tait diff�rent. - Et le Mexique ?

J'y ai r�fl�chi.

Je n'ai confiance qu'en un homme.

Tu sais lire ?

Tu es le Pr�sident.

Je viens de te nommer.

Tu verras, j'ai raison.

ll n'y en a pas d'autre.

Ai-je l'air d'un Pr�sident ?

ll n'y en a pas d'autre.

Des officiers m�contents s'�tant r�unis � Saltillo. . .

le colonel Chavez a conduit ses troupes.

Voici les noms des officiers morts.

Je ne suis pas Pr�sident.

Tous morts ?

T�l�graphiez mes f�licitations.

Une d�l�gation de Morelos, avec une p�tition.

Je les connais.

Comment allez-vous ?

Que puis-je pour vous ?

�a ne va pas ?

On vient se plaindre de ton fr�re.

- Mon fr�re ? - ll a pris la Hacienda d'Ayala.

ll nous a pris les terres que tu nous as donn�es.

ll a tu� un homme qui r�sistait.

C'est vrai, Carlitos ?

Oui, c'est vrai.

Tr�s bien.

D�s que j'en aurai le temps, je m'en occuperai.

Eux n'ont pas le temps !

Eux n'ont pas le temps !

Une minute !

lls ont labour� la terre et fait les semailles.

lls n'ont pas le temps.

Mon fr�re est g�n�ral.

ll a combattu et tu� vos ennemis.

Ne l'oubliez pas !

Je suis des v�tres. Ayez confiance en moi.

Alors vous savez que la terre n'attend pas.

Les estomacs n'attendent pas.

Tu t'appelles ?

Qu'y a-t-il ?

- Hernandez. - Je l'ai trouv�.

- O� allez-vous ? - Je vais chez moi !

Vous m'abandonnez ?

Partez, et demain vos ennemis seront ici !

lls vous poursuivront partout o� vous irez.

- Vous ne vivrez pas vieux. - Oui, quoi qu'il arrive.

Au nom de notre cause, restez !

Au nom de notre cause, je pars !

- Je ne viens pas. - Je m'y attendais.

Je vous connais.

Sans terre, sans maison. . .

sans �pouse, sans femme. . .

sans amis, sans amour !

D�truire est votre seule passion.

Maintenant, vous irez chez Obregon ou chez Carranza.

Vous ne changerez jamais !

Allons-y.

Attention � ce que tu vas dire !

Tu as pris la terre de ces hommes !

J'ai pris ce que je voulais.

Leurs femmes aussi !

Quel animal es-tu ?

Je suis un homme ! Pas comme toi !

Va-t'en !

J'ai combattu.

J'ai �t� de tous les combats.

Je suis g�n�ral. Regarde !

Voil� ma paie ! Poussi�re !

M�me pas de quoi acheter � boire !

On a battu Diaz. ll a un palais � Paris.

Huerta est riche aux Etats-Unis.

Je dois mendier, et eux n'ont jamais eu un fusil !

Je suis g�n�ral. Je prendrai ce que je voudrai.

Ni toi ni personne ne m'en emp�chera.

Quoi ?

La terre est � vous.

ll faut la d�fendre.

Sinon, vous la perdrez vite.

Laissez-y votre peau, et vos enfants la leur.

Ne m�prisez pas vos ennemis. lls reviendront.

Votre maison est br�l�e, reconstruisez-la !

Si votre champ est d�truit, replantez-le !

Vos enfants meurent, refaites-en !

Quoi qu'il arrive, survivez !

Vous voulez des chefs. . .

sans d�fauts, �a n'existe pas.

Un chef est comme tout le monde.

ll change !

ll abandonne ! ll meurt !

ll n'y a pas de chefs en dehors de vous.

Un peuple fort est la seule force durable.

Emiliano !

ll avait combattu dans tous nos combats.

Nous l'enterrerons en g�n�ral qu'il �tait.

ll n'est pas mort au combat.

Je le ram�nerai.

Pancho Villa est dans le Nord.

Mais Zapata ?

Comment combattre un ennemi invisible ?

Vous cherchez une arm�e � abattre.

ll n'y en a pas.

A Morelos, chaque enfant est un combattant.

ll y a une chose � faire.

ll faut tous les exterminer !

Pardon.

On ne trouve personne.

Le ma�s pousse, la chemin�e fume.

On incendie tout. On revient, c'est reconstruit.

Le ma�s repousse. Les gens. . .

sont des gens � part. lls n'ont peur de rien.

Ce n'est pas un homme, c'est une id�e qui se propage.

Coupez la t�te et le corps mourra.

Une id�e est plus vivace qu'un homme.

Tuez Zapata, et le probl�me est r�solu.

On a vu des fusils neufs et des mitrailleuses.

- Des munitions ? - Une montagne.

- Vous les avez vues ? - Oui.

De quoi tenir un an. . .

et devenir invincibles.

Pourquoi vient-il ?

- On l'a d�grad�. - ll veut se venger.

Et il reste colonel ?

�a sent le pi�ge.

�a peut �tre vrai !

Prouve-t-il sa bonne foi ?

ll a ex�cut� Calsado le tortionnaire.

ll attend que tu l'�prouves.

Revenez ce soir. . .

je lui trouverai des �preuves.

- Qu'y a-t-il ? - Rien.

Je veux savoir !

Quoi ?

Que se passe-t-il ?

Te m�le pas de �a !

Chaque nuit. . .

mon c�ur me dit :

''Tu as ton mari pour toi seule maintenant. . .

sans combats, ni fuites �perdues. ''

Tu mourras sans que je t'aie connu en paix.

Je combine un plan.

Nous avons des munitions.

Je ne veux pas entendre !

Un jour, un �tranger m'annoncera ta mort.

Voil� tout ce qui me reste.

Voil� tout ce qui me reste.

Un colonel f�d�ral me donne son r�giment.

- C'est une ruse ! - Je suis m�fiant.

- lls te tueront. - Je dois encore d�cider.

- Ne pars pas ! - On en a besoin.

Ne pars pas, je t'en prie.

J'ai pris ma d�cision.

- Tu veux mourir ? - Je dois le faire.

J'ai d�cid� seul. ll le faut.

Je dois faire ce qui est n�cessaire.

Tout ira bien.

Regarde ces nuages courir sur la lune.

La lune fuit.

Le temps fuit aussi.

�a me rappelle. . .

Tu as pris ta d�cision.

Je ne parle pas pour moi.

S'il t'arrive malheur, que restera-t-il � ces gens ?

Eux-m�mes.

Apr�s toutes ces tueries. . .

qu'y a-t-il de chang� ?

Eux ont chang�.

Le seul changement valable, c'est celui des hommes.

lls n'ont plus besoin de moi.

ll faut les diriger.

Un chef fort affaiblit son peuple.

Un peuple fort n'a pas besoin d'homme fort.

Jonacatepec est d�truite. La garnison est morte.

- Vous l'avez vu ? - La garnison est morte.

Et les stocks ?

lls attendent, empil�s.

Qu'en penses-tu ?

Qu'en penses-tu ?

ll a pass� toutes les �preuves.

Quand iras-tu ?

Maintenant.

On partira de nuit, c'est plus s�r.

S'il m'arrive malheur. . .

vous continuerez.

Un jour, nous retrouverons nos vall�es.

Nous saurons survivre.

Ne pars pas, Emilio !

O� l'avez-vous trouv� ?

ll est � vous.

O� �tais-tu ?

Chez un officier f�d�ral.

Tu as vieilli !

Rattrapez ce cheval ! Abattez-le !

Le cheval s'est enfui.

Le cheval ?

Ces gens sont tr�s superstitieux.

ll leur faisait peur. lls l'ont abattu.

Le tigre est mort.

Voil� qui est liquid�.

Un homme mort peut �tre un ennemi terrible.

Exposez le corps ! Qu'ils le voient !

Qu'ils voient tous qu'il est mort !

�a peut �tre n'importe qui.

ll les a encore jou�s !

J'ai combattu des ann�es � ses c�t�s !

On ne tue pas Zapata !

Peut-on tuer le fleuve, ou le vent ?

Ce n'est qu'un homme, mais on ne peut pas le tuer.

O� est-il alors ?

Dans les montagnes.

On ne l'y trouverait pas.

Si on a besoin de lui, il reviendra.

Oui.

ll est dans les montagnes.

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