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Le Secret Service américain, est né avec la fameuse "Affaire Gustave".
L'identité de Gustave-Benoßt-Arnold est connue depuis des générations,
mais l'histoire de son identification n'a été révélée que ces derniÚres années.
Voici cette histoire.
Nous sommes en 1780 ...
Le lieu, les hauts plateaux de l'Hudson.
C'est l'année décisive pour la révolution américaine.
Un temps sombre pour les colons.
Une époque exaltante pour les Britanniques.
L'armée des Tuniques Rouges détient les points clés le long de la cÎte atlantique ...
... et occupe New York City, avec des forces terrestres et navales disposées ...
... Ă frapper sur le fleuve Hudson et Ă diviser en deux la jeune nation.
Seule la forteresse de West Point qui contrÎle les points étroits du fleuve ...
... résiste entre les Britanniques et leurs objectifs.
La garnison du fort, composée de miliciens,
faibles en nombre, mais fort déterminés,
portant les uniformes des 13 colonies ...
... mais marchant ensemble comme une seule nation.
Le commandant en chef, George Washington, a nommé le général le plus capable et digne de confiance,
Benedict Arnold.
Repos, les gars.
Je n'ai jamais eu beaucoup de baratin pour faire des discours.
Je laisse ça aux politiciens du CongrÚs.
En fait, je garde mon baratin pour eux.
Certains d'entre vous étaient avec moi à Québec.
Et certains d'entre vous m'ont suivi sur la terre des Indiens autour du lac Champlain.
Et beaucoup d'entre vous étaient avec moi à Saratoga ...
... oĂč je suis parvenu Ă rĂ©gler son compte Ă Burgoyne.
Et si Sir Henry Clinton veut remonter le fleuve,
on va lui faire comprendre Ă qui il a affaire. Pas vrai, les gars ?
Des jours sombres nous attendent, les gars.
Je ne peux pas vous promettre une vie facile ou longue.
Mais, je peux vous promettre une chose :
Quand la bataille aura commencé, je ne serai pas derriÚre vous,
je serai devant vous !
Et maintenant, pour célébrer nos retrouvailles, vous aurez une ration supplémentaire de rhum ce soir.
Disposez !
Vous restez dßner, général ?
- Je vous promets quelque chose de mieux que du rhum. - Je voudrais bien...
... mais j'ai l'ordre de me présenter immédiatement à North Castle.
Bolton !
Repos, Major !
- Je suis heureux de vous revoir. - C'est un honneur, monsieur.
Nous nous sommes rencontrés quand j'étais commandant à Philadelphie.
Je ne pensais pas que vous étiez dans la région, Major.
Je suis arrivé récemment, monsieur.
J'espĂšre que vous et madame Arnold ĂȘtes en bonne santĂ©, monsieur.
Nous le sommes, mais madame Arnold s'est mise à l'abri. Elle est restée à Philadelphie.
Je me porterais mieux si je connaissais les plans de Clinton.
J'ai toujours pensé que l'armée avait besoin d'un corps de voyants.
Je croyais que vous en aviez un, Major.
Le Général Washington se dit trÚs satisfait de votre organisation.
Et d'ailleurs, ça nous aiderait beaucoup si nous pouvions communiquer avec quelqu'un parmi vos... associés.
J'ai juré de ne pas révéler leurs noms à qui que ce soit, monsieur.
Je comprends trĂšs bien, Major.
Soyez sûr que je veillerais bien à leur sécurité.
Je suis désolé de ne pouvoir vous donner aucune information, monsieur.
TrĂšs bien, Major.
Je crains que vous n'ayez mécontenté le Général Arnold.
Je serais heureux d'abandonner cette mission, Monsieur, et d'ĂȘtre renvoyĂ© Ă l'avant-garde.
Il semble que vous ayez eu des difficultés.
En fait, c'était assez facile. Tirer dans le dos de quelqu'un a toujours été facile.
J'ai récupéré ça la nuit derniÚre à la taverne "Storm King". Il semble que ce soit leur dernier courrier pour le moment.
Ah, Ă nouveau M. James Osborne ...
... Via Dr. Jonathan Odell, 4 Wall Street - New York.
Ah, Gustav semble utiliser une écriture plus obscure que d'habitude.
Le message dit que le Général Washington ira à Hartfort le 20 du mois,
escorté de seulement 50 hommes.
Heureusement pour le Général, les Britanniques ne l'ont pas reçu.
Nous avons saisi un autre message de Gustav, plus tĂŽt dans la semaine.
Il dit que le général Arnold va prendre le commandement à West Point.
Et cette information était secrÚte, monsieur.
Gustav doit occuper une position trÚs élevée.
Ah, s'il apprenait que ses messages ne parviennent pas aux Tuniques Rouges !
Nous devons le coincer avant qu'il ne l'apprenne.
Jolie, n'est-ce pas?
Oh, Major, bonsoir.
Bonsoir, Ben.
Quel véhicule de luxe ! Quelqu'un aime voyager dans le confort.
Une femme Tory, monsieur, amie des Tuniques Rouges, de Boston.
Comment sais-tu qu'elle est amie des Tuniques Rouges ? - Son mari est l'un d'entre eux.
Elle va Ă sa rencontre Ă New York.
Tu penses qu'elle pourrait transporter un message sur elle ?
Elle voyage avec une escorte sous drapeau blanc.
Elle pourrait le faire facilement. Je jurerais qu'elle le pourrait !
Alors, obtiens-le, s'il en est ainsi.
Vous me dites que je dois garder l'oeil, monsieur.
- Tu nous aides beaucoup, Ben. - Je vous remercie, monsieur.
Et je suis armé, si nous avons des problÚmes.
Si nous avons des problĂšmes, tu ferais mieux de te cacher sous ton lit.
Je ne suis pas un bébé, monsieur.
Désolé, Ben.
A qui est le noir à la bride dorée ?
Au Colonel, monsieur, Colonel Winfield, 2Úme Cavalerie légÚre, Connecticut.
Je ne crois pas que ces gens deviendront un jour des soldats.
Bonsoir, messieurs, mon nom est Bolton, 5e Dragon.
Winfield, 2Úme Cavalerie légÚre, Connecticut.
Blair, monsieur, infanterie du Massachusetts.
- Evans, monsieur. - Sheldon.
Les deux messieurs qui luttent avec le grog sont Kimberley et Rodward.
Je ne connais pas l'autre monsieur en civil.
En poste ici, Major ?
Non, monsieur, je suis de garnison qui veille sur le fleuve.
Ah, il est facile de passer ce fleuve, croyez-moi !
Il ne serait pas étonnant que nous perdions la guerre.
- La perdons-nous, monsieur ? - En tous cas, nous ne la gagnons pas !
A Tumbertown, nous étions à 10 contre un. Les nÎtres ont été écrasés et massacrés.
Nous allons avoir besoin de votre aide.
Désolé, messieurs, mais je vais voir ma chambre.
La dame prend son dĂźner dans le salon.
Mon pÚre est occupé à la cuisine.
Fouillons sa chambre.
Quel est le nom de la dame, Ben?
- Cameron, monsieur. - Ca semble correct !
De la poudre parfumée.
C'est une chose qu'on n'enlÚvera pas aux Tories: elles sentent bon généralement.
Ce n'est parfois pas le cas des dames Whigs.
Tu sais, Ben, je viens de faire une assez intéressante observation philosophique.
- Comment monsieur ? - La politique a une odeur.
De quelle couleur sont les yeux de la dame, Ben ?
Je n'ai pas regardé, monsieur.
Quand tu auras un an ou deux de plus, tu regarderas.
Pourquoi demandez-vous ça?
Elle semble avoir une silhouette intéressante.
Je pense que cela irait bien avec ça.
La bassinoire.
Rien ici, monsieur.
Rien pour nous, en tout cas.
Je crains que ce ne soit pas un endroit pour un gars qui est depuis si longtemps dans l'armée, comme moi.
Peut-ĂȘtre que je pourrais vous aider, si vous dites ce que vous cherchez.
Mes ... mes excuses, Mme Cameron.
Parfois, la guerre rend les bonnes maniĂšres difficiles.
Vous avez l'intention de mener la guerre dans ma chambre?
- Pas devant le petit. - Sortez !
- Vous partez pour New York? - Sous drapeau blanc.
- Et votre seul but est de rejoindre votre mari ? - Oui.
- Mes compliments au vieux monsieur. - Vous le connaissez ?
- Pourquoi? - Vous avez dit vieux.
Oh, j'ai simplement deviné.
Je suppose qu'un jeune homme ne pourrait pas vous entretenir.
Je ne veux pas continuer cette conversation. S'il vous plaĂźt, partez si vous avez fini vos recherches.
Je n'ai pas terminé.
Il me semble que vous avez tout regardé trÚs soigneusement.
Tout sauf ce que vous portez sur vous.
Cette fouille n'est pas nécessaire, Major.
J'ai un sauf-conduit pour traverser les lignes, signé par le général Parsons.
Votre serviteur, Mme Cameron.
Viens, Ben.
Je crains que nous ne devions garder ceci pour le moment.
Excusez-moi.
Je suis désolé que nous n'ayons rien trouvé de plus, Monsieur.
Je le suis aussi.
- MĂȘme chambre que d'habitude ? - Bien sĂ»r, monsieur.
- Cest bien, Tony, merci. - Oui, monsieur.
Merci, Ben.
Entrez.
Vous profitez de l'air du soir, Major ?
Il y a un frisson de méfiance dans l'air, Madame.
Moi, je le trouve assez frais.
J'ai remarquĂ© que vous n'aviez pas de sous-vĂȘtements en laine.
Major, je ne sais pas pourquoi vous me retenez, mais vous faites une erreur.
Je passe les lignes pour des raisons personnelles qui n'ont rien Ă voir avec la guerre.
En ce qui me concerne, je ne vais pas vous retenir plus que nécessaire.
- Quelques jours. - Quelques jours ? Je ne peux pas attendre aussi longtemps.
Vous serez trĂšs Ă l'aise ici si on ferme les fenĂȘtres.
Vous savez mieux que moi que les combats peuvent arriver jusqu'ici ...
... Ă tout moment, et que je n'aurai alors pas le temps de traverser les lignes.
C'est possible.
J'aurais voulu trouver un moyen de vous convaincre.
Cela changerait-il quelque chose si je vous permettais de retourner dans ma chambre pour compléter votre fouille?
Je trouverais juste cela inélégant.
Parfois, on doit tolérer des choses inélégantes.
Vous semblez trÚs désireuse de continuer votre voyage.
Vous confondez désir et nécessité, Major.
Vous devez m'excuser, Mme Cameron.
Dans d'autres circonstances je serais heureux de vous donner satisfaction, mais ...
Dans d'autres circonstances, vous n'en aurez pas l'occasion.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Dites-moi, jeune homme, est-ce qu'un monsieur Moody réside ici ?
Il y a un gentleman dont je ne connais pas le nom.
Je vais lui demander.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Excusez-moi, monsieur, votre nom est Moody ?
L'une des rares choses que je peux certainement vous dire, c'est que mon nom n'est pas Moody.
Merci, monsieur.
- Ce n'est pas M. Moody, monsieur. - TrÚs désagréable.
Les bons samaritains sont souvent malheureux.
Quand j'étais à Philadelphie, un libraire m'a demandé de remettre ce livre à M. Moody ici.
Maintenant, me voila, mais M. Moody n'est pas lĂ .
- Il est encore tĂŽt, il peut se montrer, pourquoi ne pas attendre, monsieur? - Oui.
- Ben, prends soin de son cheval. - Oui, monsieur.
Merci.
- J'ai entendu quelqu'un mentionner M. Moody ? - Oh, oui!
Vous cherchez Jared Moody?
C'est son nom. On m'a chargé de lui livrer ceci.
Et comme cela arrive souvent avec un bon Samaritain, j'ai des problĂšmes.
- Je suis aussi un Samaritain. - Oh!
- Je dĂźne avec M. Moody demain soir.
Je serais heureux de le livrer pour vous lĂ oĂč il se trouve.
Je vous le laisse alors. Merci monsieur et bonne nuit.
Bonne nuit.
Qu'est-ce qui se passe, Major ?
Donnez-moi le paquet.
Vous ĂȘtes devenu fou ! Comment osez-vous me menacer ?
Vous serez peut-ĂȘtre intĂ©ressĂ© de savoir, Colonel, qu'au 2e RĂ©giment de cavalerie lĂ©gĂšre du Connecticut ...
... on n'a que des chevaux gris.
Je prends le paquet.
Il y a eu un accident, je dois trouver un médecin.
- ArrĂȘtez ! - ArrĂȘtez-le !
Il a tiré sur le colonel.
Ne bougez pas, monsieur.
Je serai un prisonnier trĂšs docile, monsieur.
Avant que vous l'ameniez oĂč que ce soit ...
... Major, je vous suggĂšre de me rendre mon passe !
Nous devons le ramener au QG de la Division.
Le Général Howe, est mon officier supérieur.
Vous verrez que je suis de sa juridiction.
- Major Bolton, monsieur. - Qu'il entre !
Major ...
- Attendez dehors, Brewster. - Oui, monsieur.
- Au cas oĂč vous auriez des remords, vous avez tuĂ© le bon. - J'ai dormi comme un bĂ©bĂ©, monsieur.
Le vrai nom du colonel Winfield était Moody.
Ou, tout du moins, c'est le nom qui est sur son passe pour les lignes britanniques. On l'a trouvé dans sa botte.
Il avait aussi une autre lettre de "Gustave".
Pour M. Osborne Ă nouveau.
La mĂȘme adresse, Dr. Odell Ă New York.
- L'avez-vous déchiffrée, monsieur ?
- Non! J'ai mis mes meilleurs hommes dessus et rien !
Il ont encore changé le code.
Et pour le paquet ?
Un simple paquet de papiers blancs.
Maintenant, tout ce que vous avez à faire c'est de passer la nuit dans une froide prison. A part la lettre, nous n'avions rien trouvé dans le paquet ...
... jusqu'à ce que nous découvrions ceci.
Je vais vous montrer.
"Cher Gustave, je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas vos nouvelles ".
"J'espĂšre juste que tout va bien."
"Mon patron est trÚs occupé à négocier, il y a beaucoup de spéculation".
"Il a dans les mains un grand nombre de produits, secs et humides ".
De toute évidence, les forces navales et terrestres.
"Cependant, il doit les mettre sur le marché au plus vite".
"Il veut que la réunion se tienne au plus tÎt, en un lieu discret ... "
"... afin de fixer les conditions et de savoir quel capital vous pouvez investir. "
"Votre fidĂšle serviteur, Osborne. "
Il semble que les "grands spĂ©culateurs" soient prĂȘts pour une attaque.
Peut-ĂȘtre que vous pouvez y participer, Major.
Vous ĂȘtes une sorte de spĂ©culateur, vous-mĂȘme.
Pour tout le monde, vous venez de tuer votre officier supérieur.
Supposons que vous vous échappiez avant le procÚs, et que vous désertiez pour rejoindre les Anglais.
Pour qu'ils vous croient, vous apportez la lettre de Gustave pour Osborne.
Ils vont se demander pourquoi Moody ne l'a pas apportĂ©e lui-mĂȘme.
Je vais donc annoncer que j'ai donnĂ© l'ordre de l'arrĂȘter comme espion.
Vous supposez, monsieur, que les Britanniques ne savent pas que Moody s'est fait passé pour le colonel Winfield.
C'est juste. S'il le savent, vous serez naturellement pendu. Voici votre passe.
Maintenant, ce n'est pas un ordre.
C'est une demande que vous pouvez refuser.
Halte!
OĂč est l'officier de garde ?
Faites le venir ici, sergent.
J'ai un sauf conduit pour passer vos lignes.
Bien, donnez-le moi.
- Destination ? - New York.
Mettez-vous dans la lumiĂšre que je vous voie.
TrĂšs bien, vous pouvez passer.
Merci.
- Sergent! - Monsieur!
Vous rappelez-vous d'un certain M. Moody qui est passé ici semaine derniÚre ?
- Oui, monsieur. - Eh bien, il est revenu ...
... mais il a un autre visage.
- Je veux votre cheval le plus rapide. - Oui, monsieur.
- Bonjour, monsieur. - Bonjour, Je voudrais voir le Dr Odell, s'il vous plaĂźt.
Par ici, monsieur.
Je crains qu'il ne soit en mauvais état.
Dr. Odell ?
Oui.
Vous semblez intéressé par mon diplÎme d'Edimbourg.
Il témoigne de mes compétences dans le domaine médical.
Peut-ĂȘtre que vous voulez savoir la cause de son Ă©tat de dĂ©labrement.
- S'il vous plaĂźt, asseyez-vous. - Merci.
J'ai enseigné au collÚge à Philadelphie.
Les gens là -bas n'étaient pas d'accord avec mes méthodes de dissection.
Ils m'appelaient "Voleur de tombes" ...
... ignorant le fait que l'ultime but de ma recherche scientifique ...
... leur serait bénéfique ainsi qu'au reste de l'humanité.
Des rebelles ignares ont envahi ma maison et ont tout détruit.
J'ai eu la chance de réussir à fuire à New York avec les restes de ce diplÎme.
Il vous a été plus facile de continuer vos recherches ici, docteur?
Au moins, avec la guerre ,on ne manque pas de matériel.
Toutefois, cela ne relĂšve pas d'une conversation avec un nouveau patient.
Que puis-je faire pour vous ?
Je trouve difficile à croire que vous ayez besoin d'une aide médicale, monsieur.
Ce n'est pas une visite professionnelle, monsieur. Je suis Ă la recherche d'un M. Osborne.
James Osborne.
Osborne ?
James Osborne, hein ? Je crains de ne pas le connaĂźtre.
Mais il semble que lui vous connaisse. J'ai une lettre pour lui adressée à votre attention.
Pour le moment, laissez-la moi.
Si M. Osborne se montre, je la lui donnerai.
Ătes-vous sĂ»r que vous ne vous en souvenez pas, monsieur? Peut-ĂȘtre qu'il est votre patient.
Je ne connais pas ce monsieur !
Je vois.
Allons, monsieur, je suis un homme occupé. Je vous ai demandé de me donner la lettre. Faites, s'il vous plaßt !
Je dois la donner en mains propres.
Bonne journée, docteur.
Je pense que j'ai fait une erreur de diagnostic quant à votre état de santé, monsieur.
Une petite saignĂ©e pourrait ĂȘtre indiquĂ©e.
Sauf, bien sûr, si vous préférez me donner la lettre.
Maintenant, vous vous souvenez de M. Osborne, James Osborne.
Tournez-vous !
Maudit cochon de rebelle !
- Rebelle ? - J'ai déjà eu un de ces rebelles en mains.
Je reconnais ce sentiment.
Je ne sais pas pourquoi vous m'avez suivi, Lieutenant.
J'exige de voir votre officier commandant immédiatement.
Vous n'ĂȘtes pas en position d'avoir des exigences, M. Moody !
M. Moody ?
Eh bien !
Regardez, docteur.
TrÚs intéressant.
TrĂšs... si c'est authentique.
Mais c'est peut ĂȘtre astuce pour gagner notre confiance.
Ce que cet homme voulait réellement, c'était rencontrer M. Osborne.
Je dis que c'est un espion, et je vous conseille de ne pas prendre de risques.
Si je suivais vos conseils, je devrais suspecter l'ensemble de la population de l'Amérique du Nord.
- C'est peu pratique. - Qu'est-ce que vous considérez pratique, Major André?
Ecoutons ce qu'il a Ă dire. Je veux avoir les deux points de vue de chaque question.
MĂȘme le vĂŽtre, docteur.
Bonjour, M. Moody.
Vous aimez ce portrait ?
Je suis surpris de le trouver dans cet environnement, monsieur.
Lorsque nous occupions Philadelphie, je suis allé à la maison de Benjamin Franklin.
Je n'ai pas pu resister, j'ai emporté un portrait de lui avec moi.
L'autre meilleur choix aurait été de capturer ce vieux monsieur.
AprÚs avoir capturé ce vieux monsieur, la meilleure chose à faire serait de le pendre.
Docteur, s'il vous plaßt, votre commentaire est indécent pour M. Moody ...
... dans les circonstances actuelles.
J'espĂšre que vous ne penserez pas cela, monsieur, quand vous aurez appris toutes les circonstances.
Je serais ravi de les entendre.
Venez, Docteur.
Si cela ne vous dérange pas, monsieur, cela est trÚs confidentiel.
Sur ces questions, je n'ai aucun secret pour le docteur.
Vous parez comme un gentleman, et ...vous avez l'attitude d'un soldat, M. Moody.
Mon nom est John Bolton, monsieur.
Jusqu'à il y a deux jours, j'étais Major au 5e Dragons à New York.
Et maintenant, qu'est-ce que vous ĂȘtes?
Un déserteur !
Un rebelle traĂźtre...
S'il vous plaßt, docteur. Je préfÚre le mot colon. Il est plus conciliant.
Votre pratique de l'escrime est excellente.
Vous permettez ?
Quand vous voulez !
Splendide !
Est-ce juste un exercice, Monsieur, ou sommes-nous sérieux ?
Allez-vous changer votre style si nous sommes sérieux ?
Absolument !
Vous m'intriguez !
Vous savez, docteur, un homme montre son caractÚre à la façon dont il manie son épée.
Je dirais que vous ĂȘtes agressif, et un peu tĂȘtu.
Et trĂšs intelligent !
- Compliments. - Merci.
Je ne peux m'empĂȘcher de me demander pourquoi un homme comme vous joue un autre personnage.
Quand j'étais encore dans l'armée américaine, je travaillais avec Moody, je lui donnais des informations.
Pourquoi ?
Il me payait.
Vous ne croyez pas en l'idéal de l'Indépendance ?
Je n'ai jamais cru en aucun idéal, monsieur !
- Quel dommage ! - Pourquoi M. Moody vous a-t-il envoyé vers nous, Major Bolton?
Je crains qu'il ne puisse venir lui mĂȘme. Il est en prison.
Je suis parvenu à tromper ses gardiens et il m'a donné ces papiers.
J'allais les livrer de la façon habituelle à la taverne "Storm King", mais ...
... un camarade officier se méfiait de moi et j'ai dû le tuer.
On m'a arrĂȘtĂ©, mais j'ai rĂ©ussi Ă m'Ă©chapper quand on m'a ammenĂ© au gĂ©nĂ©ral Howe, pour interrogatoire.
A présent, j'aimerais vous offrir mes services, monsieur.
Asseyez-vous, M. Bolton.
Merci.
Intéressante histoire, vous ne trouvez pas, docteur?
Une histoire bien propre.
Bien trop propre, et pleine de coĂŻncidences commodes.
Vous parlez comme un critique de théùtre.
Si je le fais, c'est parce que le récit de cet homme ressemble à une piÚce que l'on jouerait.
Le docteur a raison.
Votre histoire sonne un peu comme l'une des piĂšces de M. Sheridan, et une trĂšs bonne !
Cela plaide en ma faveur, monsieur, les bonnes Ćuvres sont toujours basĂ©es sur des faits rĂ©els.
Vous parlez comme un prof !
Avant de rejoindre l'armée,... il y a mille ans,
... j'étais maßtre d'école. - Avant de trouver refuge dans l'armée ...
...j'étais ... comptable. et je détestais ça.
J'ai toujours été ce que je suis maintenant, un scientifique.
Et j'ai appris Ă ne pas accepter quoi que ce soit sans preuves convaincantes.
Alors, vous trouverez trĂšs peu de choses dans la vie, que vous pouvez accepter, monsieur.
Personnellement, Docteur, je préfÚre faire confiance à mon instinct.
Et mon instinct, dans cette affaire, c'est ...
... voyons ce que vous avez Ă nous offrir, professeur, pour ... notre instruction.
J'espÚre que la leçon ne sera pas amÚre, Major André.
Si c'est le cas, ça me rendra plus prudent, moi aussi.
Je vous raccompagne, Docteur.
Nouvelles EnchĂšres ... Maison du Rhum
Le docteur estime que j'ai une incurable foi dans l'humanité.
C'est une maladie sympathique, monsieur.
Je me réjouis d'en souffrir.
-J'espÚre que vous ne ferez rien pour m'en guérir ! -Je laisse cela au docteur.
- Mes talents s'exercent dans un autre domaine, monsieur. - Oui, et j'ai l'intention de les utiliser.
Nous discuterons de la méthode ce soir si vous avez la bonté de venir à 19 h.
Avec grand plaisir, monsieur
- Peter, voici monsieur Bolton. - Monsieur.
Si vous souhaitez vous reposer et prendre un bain, je vous recommande la taverne "Fronsis". Peter vous accompagnera.
- Et voyez peut-ĂȘtre un tailleur pour vous faire de nouveaux vĂȘtements. - TrĂšs bonne suggestion, monsieur.
Assurez-vous bien d'aller chez "Fronsis".
On pourra vous trouver un modĂšle convenable pour que je puisse vous montrer.
- Bonne journée, monsieur. - Bonne journée.
Le Major André m'attend.
Oui monsieur. Le Major André est en réunion, dans le salon avec les invités, monsieur.
Par ici, s'il vous plaĂźt.
Ah, Bolton, venez. Il y a là des amis que je veux vous présenter.
Gentlemen, monsieur Bolton.
- Colonel Simcoe de la gendarmerie royale. - Enchanté.
- Colonel Tarsant - Oh, j'ai entendu parler de vos commandos, monsieur.
- TrĂšs aimable de votre part. - Et voici le capitaine Larsen.
- Monsieur. - Monsieur.
Excusez-moi.
Sally, ma chérie !
J'allais faire les présentations mais cela ne semble pas nécessaire.
- Oui ! - J'imagine que vous vous ĂȘtes rencontrĂ©s Ă l'auberge "Storm King".
Tout Ă fait involontairement, je vous l'assure.
Je crains que les circonstances aient été un peu inconfortables pour Mme Cameron.
Mademoiselle Cameron ! Major Bolton.
Pas Major, monsieur Bolton !
A force de voyager sous de fausses couleurs...
Sous les mĂȘmes couleurs, celles des loyalistes.
Je ne savais pas que les forces de Sa Majesté...
... employaient l'assassinat de sang-froid comme tactique.
J'ai appris plus de détails et j'ai compris que l'affaire était un accident regrettable.
C'était un accident, M. Bolton ?
Tout au moins était-ce regrettable.
Heureusement pour vous, cet aprÚs-midi j'ai appris l'assassinat d'un officier américain.
Maintenant que je sais que vous en ĂȘtes responsable, je peux faire confiance Ă mon instinct et me fier Ă vous.
Actuellement, mon seul intĂ©rĂȘt est de vous servir.
Quoique vous n'ayez aucune raison de vous fier Ă moi.
Vous m'avez donnĂ© une trĂšs bonne raison: vous avez Ă©tĂ© honnĂȘte avec moi.
- Vous appliquerez cet onguent trois fois par jour. - Merci, docteur, merci beaucoup !
Si cela lui rend la santé, je serai l'homme le plus étonné de New York.
Suivant !
Diable, Docteur, vous n'arrĂȘtez pas de vous laver !
C'est parce que la derniÚre patiente était un mauvais cas d'eczéma.
Je suis d'accord avec la théorie selon laquelle l'infection est causée par de microscopiques ...
... Oui ... par de trÚs petits organismes appelés germes.
Ces petites choses vous transmettent la maladie quand touchez une personne infectée.
Donc, je me protĂšge en me lavant les mains.
On ne pourrait pas juste bien brosser, docteur ?
Nous pourrons discuter de théories médicales, à un autre moment.
Le Major André sera bientÎt là avec un gars nommé Bolton.
- Il pourrait bien nous aider, s'il est honnĂȘte. - L'est-il ?
S'il essaie de nous trahir, tuez-le.
Si vous ne lui faites pas confiance, pourquoi l'envoyer avec nous ?
Aucun civil ne peut remettre en question les décisions de l'armée.
Les forces de sa Majesté sur ce misérable continent....
...ont dĂ©cidĂ© que vous deviez ĂȘtre trois pour cette expĂ©dition.
Entrez !
Bonjour messieurs. M. Bolton, M. Brown, M. Durkin.
- Charmant ... Cela semble ĂȘtre un endroit idĂ©al pour expliquer notre opĂ©ration.
Votre opération, M. Bolton !
Le fleuve Hudson. Et ici, c'est New-York.
Ici ... West Point. Et lĂ , c'est Stony Point.
Du cÎté opposé, Verplanck.
Nous savons qu'il y a une chaĂźne tendue entre ces deux points pour barrer le fleuve Ă nos bateaux.
M. Bolton connaĂźt bien le terrain, ainsi que la maniĂšre dont la chaĂźne est faite.
- M. Bolton ... - La chaßne est montée sur 14 radeaux de rondins.
Les quatriÚme, huitiÚme et douziÚme radeaux sont ancrés sur les maillons de la chaßne par des attaches ...
... afin que les bateaux puissent passer.
Si on retire l'épingle d'une des attaches et qu'on la remplace par une corde...
la pression exercĂ©e par un bateau, mĂȘme petit, rompra la corde.
- C'est facile. - Non, ce n'est pas facile.
- Tout d'abord, le courant est trĂšs fort. - Et la zone est pleine de troupes ennemies.
Ici, ici et ici. Vous devez éviter les patrouilles.
Il y a des troupes ici et ici pour protéger la chaßne.
Mais ... elles seront occupées par des attaques de diversion pendant que vous opérez.
Vous commanderez. Lorsque vous en aurez terminé avec la chaßne, allez vers le nord à la taverne "Storm King".
Un gentilhomme nommé Emily sera là . Vous lui donnerez ceci.
Un nom curieux pour un homme : Emily !
C'est un curieux homme !
LĂ , sur le fleuve. Les Tuniques Rouges attaquent, sans doute !
Qu'est-ce qui se passe ? Nous ne pouvons rien y faire !
Et si tu vas mettre ton nez dans une quelconque...
... bataille, tu y laisseras ta vie et tu n'aurais rien Ă y gagner.
Oui monsieur.
J'ai besoin de lumiĂšre.
Attrapez ça
-Bolton ! OĂč est Brown ? -Durkin, venez par lĂ !
Que s'est-il passĂ© ? OĂč est Brown ?
DĂ©pĂȘchez-vous, tirez la barque.
Venez par ici, allons !
- ArrĂȘtez vous deux ! - Ben, grĂące au ciel, c'est toi !
ArrĂȘtez Major, un pas de plus et je tire !
- Mais Ben ! - Restez oĂč vous ĂȘtes !
Je vous avertis, Major, lĂąchez ce pistolet ou je tire !
LĂąchez-le !
Ecoute Ben, écoute bien !
- Cet homme est un espion anglais. - Et vous ĂȘtes un meurtrier !
C'est lui l'espion britannique, jeune homme. Ne vous laissez pas tromper comme il m'a trompé.
Il a découvert que je suis un patriote, et il voulait me tuer.
- C'est un menteur, Ben. - Vous avez déserté et rejoint les anglais !
Ben, ignore ce que tu penses que j'ai fait et crois ce que je te dis maintenant.
Comment le pourrais-je quand le gĂ©nĂ©ral Howe offre une rĂ©compense pour votre tĂȘte.
-Tu dois me faire confiance, Ben ! - C'est l'erreur que j'ai faite, jeune homme.
C'est lui l'espion anglais.
Ben, regarde, cette homme détient une lettre.
Il est vital pour nous de lui prendre cette lettre et de la donner au général Howe.
C'est bien plus important que ce qui peut nous arriver Ă moi ou Ă toi !
C'est un truc, jeune homme, cette lettre ne vaut rien. Il essaie de vous embrouiller.
Laissez-moi voir la lettre et je dĂ©ciderai par moi-mĂȘme.
TrÚs bien, mon garçon, vous verrez que je dis la vérité !
Je ne voulais pas le tuer.
Je ne savais pas quoi faire.
J'ai toujours pensé que vous étiez mon ami, mais...
...que faire s'il disait la vérité ?
Prends Ben, celui-ci est chargé.
Non, monsieur, gardez-le.
Le Général Washington m'a donné cette épée, monsieur,
et il m'a aussi donné ces galons.
Et il m'a donné le commandement de cette région. Il a défié le CongrÚs pour cela !
- Je n'entends pas le décevoir. - Je suis sûr que vous ne le ferez pas, monsieur.
Mais quel autre choix aurais-je, si le Gal Clinton attaque ce soir ?.
Et il attaquera ! Peut-ĂȘtre pas ce soir, peut-ĂȘtre pas demain soir ...
...mais sûrement avant que l'aide des forces Françaises n'arrive !
Espérons qu'il ne le fera pas, monsieur.
L'espoir est un frĂȘle alliĂ© !
Clinton est un bon soldat. Nous devons supposer qu'il attaquera.
OĂč est le problĂšme ? Le problĂšme vient de vous !
Nous faisons de notre mieux pour obtenir cette information, monsieur.
Si vous ne m'apportez pas quelque chose de plus tangible, je devrais trouver quelqu'un pour vous remplacer. !!
Je ne suis pas Ă votre disposition, monsieur.
Bien sĂ»r que vous l'ĂȘtes ! J'attendrai votre rapport mais ne me faites pas attendre trop longtemps.
Attention !
ArrĂȘtez jeune homme, vous ne pouvez pas entrer lĂ !
Excusez-moi, monsieur.
Pas si vite, jeune homme, vous n'avez pas entendu le capitaine ?
Si, monsieur, mais je dois voir le Général Howe, c'est trÚs important.
Ah bon, et pourquoi ?
- J'ai un message pour lui, monsieur. - Oh, quel est ce message?
Je dois le lui dire personnellement, monsieur. J'ai promis sur l'honneur !
Eh bien, si c'est une question d'honneur, je suis sûr que le général vous accordera une minute.
FaĂźtes le entrer, capitaine.
- Oui, monsieur. - Merci monsieur.
- C'est le général Arnold ? - Oui.
Bien, allons-y.
- Monsieur ! - Oui.
Ce jeune homme a un message pour vous. Il dit que c'est urgent.
De la part du Major Bolton, monsieur.
Quand avez-vous vu le Major ?
Hier soir, monsieur, Il n'a pas pu traverser les lignes.
Il vous attend dans la vieille grange de la grotte, au sud de Verplanck.
Il veut que vous lui apportiez une copie de la derniĂšre lettre de "Gustave" ...
... et aussi des lorgnons. - Des lorgnons ?
Il a dit précisément ceci, monsieur: de type français avec un long manche.
Et oĂč sommes nous supposĂ©s trouver cette chose dans les parages ?
Vous en avez, monsieur.
Au fait, c'est vrai. J'avais oublié. Ma femme me les a envoyés.
Elle veut faire de moi un homme comme il faut. Elle m'a écrit qu'ils me seraient trÚs utiles.
- Connaissez-vous cette grange, Brewster? - Oui, monsieur, je peux vous y conduire.
- Vous nous avez rendu un grand service, jeune homme. - Est-ce que je ne mérite pas une récompense, monsieur ?
Je pense que oui. Combien veux-tu?
Je veux rejoindre l'armée, monsieur. Je serai éclaireur jusqu'à mon prochain anniversaire ...
...dans pas longtemps, quelques semaines.
Je vous dirai comment faire, jeune homme.
Je ferai en sorte de vous inscrire la veille de votre anniversaire.
Merci monsieur.
Nous y voici.
On place le manche à cÎté de la signature ...
Ca nous donne un message ... trÚs différent, comme le sexe : Emily.
Au lieu d'ĂȘtre une lettre d'amour, ce sont des renseignements qu' AndrĂ© envoie au nord.
Chaines ..... minuit. Verplanck ...... changer...
Cela leur indique que la chaĂźne peut ĂȘtre coupĂ©e Ă minuit, pendant le changement de la garde.
- Intelligent ! - TrĂšs.
Jetons un coup d'oeil à la lettre apportée par Durkin.
Transférer..... Verplanck, Tous les hommes ..... assurer l'avenir.
En cas d'échec du sabotage de la chaßne, transférer tous les soldats de garde à Verplanck.
Ils veulent occuper la région, et enlever la chaßne d'une autre façon.
Qui a l'autorité pour retirer la garde de Verplanck ?
Moi, en premier lieu.
Vous croyez que je suis Gustave ?
S'il en était ainsi, monsieur, je n'aurais pas beaucoup de chances de mourir vieux !
- Vous pensez que je suis "Gustave", capitaine ? - Absurde !
Merci capitaine.
Nous savons que Gustave va rencontrer Osborne.
Qui peut ĂȘtre Odell ou AndrĂ©...
...ou pourquoi pas, une certaine charmante dame.
Pour moi, c'est quelqu'un de proche du commandement.
Peut-ĂȘtre Sir Henry Clinton.
Nous avons un moyen de gagner du temps, monsieur.
Je peux retourner Ă New York et les convaincre que Durkin est parvenu Ă remettre le message.
S'ils croient que la garnison de Verplanck a été transférée, ils attaqueront là .
Et nous, nous renforcerons la garde Ă Verplanck, et nous leur casserons la figure.
Mais si l'attaque Ă©choue, monsieur, alors que vous ĂȘtes Ă New York, vous serez en danger.
Oh, je pense que je survivrai. AprÚs tout, je connais le meilleur médecin de la ville.
- Eh bien ? - Il ne s'est mĂȘme pas approchĂ© de la chaĂźne.
Le navire de la garde nous a vus. Je ne sais pas si Brown a été noyé ou tué.
J'ai nagé jusqu'au rivage, et me suis caché dans les bois.
- Et Durkin ? - Je ne l'ai plus revu.
Donc, vous ne savez pas si mon message a été reçu.
Non, monsieur.
Votre mission n'a servi Ă rien...ou si peu.
Je crains que ce soit le cas.
Ce n'est pas du temps perdu si vous ĂȘtes maintenant convaincu qu'il Ă©tait fou de faire confiance Ă cet homme. !!
Je suis sûr, Major André, que tout ce qu'il nous a dit est faux. Vous oubliez un détail: c'est que l'assassinat de l'officier américain a été confirmé par un témoin oculaire.
Par une jeune fille qui vous est trĂšs proche !
- Quelle sorte de confirmation est-ce lĂ ? - Vous allez me le dire.
Ătes-vous prĂȘt vous battre en duel pour ces accusations ?
Quel intĂ©rĂȘt ?
Vous me défiez, nous nous battons en duel et, probablement, vous me tuez !
Dans ces circonstances, je m'excuse.
Quand j'étais encore à l'école ...
J'ai connu un gars dont je pensais que je pouvais lui faire toute confiance.
Il est entré un jour dans ma chambre et m'a volé toutes ... mes sucreries...
...et mes coûteuses grammaires latines.
Quand je l'ai accusé, j'ai eu la brusque impression... ...que cela, sans doute, ne pourrait se produire une deuxiÚme fois.
Je n'ignore pas que notre mission a échoué.
Ce ne fut pas un échec complet, monsieur. PrÚs des White Plains ...
...je suis tombé sur un courrier américain...
...qui transportait quelques informations assez intéressantes.
C'est un ordre du Général Howe :
"Envoyez les troupes de Verplanck Ă Hartfort."
Notre mission n'a pas échoué, M. Bolton.
Je suggĂ©rerais d'ĂȘtre prudent, monsieur, si vous envisagez d'attaquer lĂ -bas.
L'envoi des troupes Ă Hartfort pourrait ĂȘtre une astuce pour que vous fassiez justement cela.
Verplanck pourrait recevoir de gros renforts.
Il ne s'agit pas d'une embuscade.
Durkin a remis une lettre écrite par M. Osborne ...
... Ă un homme que nous appelons "Gustave" ...
... lui demandant de prendre des dispositions et ce que cet ordre dit c'est qu'elles ont été prises.
Il est évident que Durkin a pu traverser les lignes.
Il est possible que je me sois trompé à votre sujet, Major Bolton.
Mais je ne le pense pas! Je pense que vous jouez un jeu trĂšs peu orthodoxe.
Nous y sommes presque.
Nous retrouverons cette dame si attirante.
La dame servira seulement d'hÎtesse ou vous aidera-t-elle à établir vos nouveaux plans ?
Mlle Cameron a beaucoup aidé les Forces de Sa Majesté.
Elle nous apporte beaucoup ... d'inspiration.
Verplanck est protégée des deux cÎtés du fleuve, bien sûr.
Les fortifications sont ici.
Je dirais que nous devons faire une attaque de diversion avec de l'infanterie au sud ...
Et ... une attaque de cavalerie au nord. Vous ĂȘtes d'accord ?
Mes hommes sont en armes, prĂȘts Ă se mobiliser.
Je pense que nous devrions attaquer immédiatement avant que quelque chose change dans l'esprit des rebelles...
Et qu'ils renforcent Verplanck.
Nous attaquerons Ă l'aube.
Capitaine Lancy, écrivez un mémorandum sur le plan au complet.
- Oui monsieur. - Je vais écrire à Sir Henry que nous avons l'intention d'attaquer.
Messieurs, je suggĂšre de rejoindre les dames.
Jack, attendez un instant.
Je voudrais vous parler.
Ces messieurs semblent avoir été impressionnés par votre façon d'appréhender la situation.
Et Sir Henry serait impressionné, aussi .. si l'attaque réussit.
Seriez-vous impressionné au point de me payer 500 livres ?
Je suis sûr que cet aspect des choses n"est pas votre motivation premiÚre.
Je ne pense pas que vous soyez complĂštement franc avec moi.
Je ne pense pas qu'aucun homme soit tout Ă fait franc, mĂȘme envers lui-mĂȘme.
Ainsi, vous seriez vraiment un homme sans idéal.
- M'en avez-vous trouvé un ? - Oui.
Oui, c'est le cas.
A une époque, vous avez été professeur.
Aucun homme ne pourrait l'ĂȘtre sans avoir un idĂ©al.
- Vous devez croire en quelque chose. - Oh oui! Je crois dans le fait de manger ..
... de dormir et de vivre en en souffrant le moins possible.
Mais vous ne seriez pas vivant du tout, si vous ne croyiez pas en quelque chose de plus que ça.
Qu'y a-t-il de plus ?
Oh, beaucoup de choses !
L'amour, l'amitié...
... une bonté et une dignité essentielles que chacun a à un degré plus ou moins grand.
Vous dites cela ! Cependant, vous ĂȘtes le chef d'une armĂ©e qui a traversĂ© l'ocĂ©an ...
...pour forcer un peuple Ă accepter un gouvernement dont il ne veut pas.
Les gens qui vivent de ce cĂŽtĂ© de l'ocĂ©an sont les mĂȘmes que ceux qui vivent de l'autre cĂŽtĂ©.
Il n'y aurait pas de conflit du tout sans avidité des deux cÎtés.
Les colons américains sont fatigués du vieux monde.
Et ils veulent s'en séparer.
Vraiment ?
- "Le monde est mon pays...
... et faire le bien est ma religion. " Savez-vous qui a dit cela ?
Tom Paine, un américain.
Oui ?
- Excusez-moi, monsieur, un officier avec une depĂȘche. - TrĂšs bien.
De la part du Dr Odell, monsieur.
- Il dit que c'est urgent. - Merci.
Oh, voilĂ d'excellentes nouvelles. Je voudrais pouvoir vous les montrer.
Tout ce que je peux vous dire que ça vient de M. Osborne.
Si lui et "Gustave" atteignent leur but, la guerre sera terminée dans un mois.
Voulez-vous le ranger lĂ -bas, s'il vous plaĂźt, Jack.
Diriez-vous que "Gustave", qui qu'il soit, est un homme avec des idéaux ?
Je dirais qu'il a retrouvé ses idéaux.
- Buvons Ă la fin de la guerre! - Ă la fin de la guerre !
Mesdames et Messieurs, au Roi !
à sa majesté, le meilleur de tous les rois !
Puisse le soleil ne jamais se coucher sur son empire !
Messieurs, Au succĂšs de vos forces !
Et que la logique prévale dans ces colonies perturbées.
PĂšre, puis-je sortir maintenant ?
Bien sûr !
Asseyez-vous, messieurs, asseyez-vous.
Sir Henry doit savoir ce qui se va arriver le plus tĂŽt possible.
AussitÎt que Lancy aura préparé le mémorendum, je veux que vous le rameniez en ville.
Amenez-le Ă Sir Henry, mĂȘme s'il sort Ă peine de son lit.
Dans ce cas, ne vaudrait-il pas mieux envoyer un de vos officiers ?
Non, ils vont dans la direction opposée.
En outre, il est préférable que vous rencontriez Sir Henry.
Il doit connaĂźtre les services que vous nous avez rendus.
Pourriez-vous voir si le capitaine Lancy est prĂȘt Ă manger quelque chose, William?
- Oui, Mlle Cameron. - Merci.
Je me demandais si je pouvais emprunter ce drapeau blanc que vous avez utilisé sur la route de New York.
Je ne savais pas qu'il y avait une région hostile dans les environs.
Un homme pourrait ĂȘtre dĂ©coupĂ© en morceaux ou mourir de froid.
Une peau épaisse serait une bonne protection et appropriée aux deux cas.
Je comprends votre attitude envers moi, mais j'espĂ©rais qu'elle pourrait peut-ĂȘtre changer...
...si vous en apprenez davantage sur moi.
J'en doute beaucoup.
J'en juge ainsi parce que mon attitude a changé ...
..quand j'en ai appris plus sur vous.
Et qu'avez-vous appris sur moi, M.Bolton ?
Quand l'armĂ©e anglaise a Ă©vacuĂ© Boston, vous y ĂȘtes restĂ©e...
... mĂȘme lorsque votre pĂšre fut parti avec elle.
Mais votre affection pour lui a été plus forte que certains autres liens.
Le mensonge que vous m'avez dit pour passer les lignes vous honore.
J'ai aussi découvert que vous n'aimez pas le vin.
- Vous n'avez pas porté le toast au Roi.
Je ne me presserais pas d'en tirer des conclusions hĂątives.
- Comme, par exemple, que vous auriez de la sympathie pour les rebelles ? - Si j'avais de la sympathie pour la cause américaine ...
...je ne les avouerais sûrement pas à ce qu'on pourrait appeler un tueur à gages.
Quand la cause d'un homme perd, on dit que c'est un assassin.
S'il est du cÎté des gagnants, c'est un patriote.
Et de quel cĂŽtĂ© ĂȘtes-vous ?
Vous ĂȘtes des deux cĂŽtĂ©s ?
Troublant, n'est-ce-pas ?
Je n'y crois pas, mais peut-ĂȘtre est-ce le cas.
Manifestement, aucun de vous deux n'apprécie la musique.
Désolée, j'ai raté ça, mais je voulais m'assurer que le capitaine Lancy ait son dßner.
Il le mérite. Il a tout juste fini la lettre.
Pardonnez-moi de quitter une si merveilleuse compagnie.
Désolé, je dois retourner en ville.
Quoi qu'il en soit, je vous remercie pour cette si intéressante soirée.
Je vais me changer et partir immédiatement.
Vous et Bolton semblez ĂȘtre en meilleurs termes.
Vous avez une opinion sur lui ?
Je n'imagine pas que ce que je pense de M.Bolton ait une importance.
Je respecte votre jugement.
Je crains de ne pas savoir trĂšs bien juger les hommes.
Ce n'est pas trĂšs flatteur pour moi.
Votre cas est différent. Une femme connait d'instinct l'homme qui la tient dans ses bras.
A présent, je vais voir si le capitaine Lancy a eu son dßner.
Alors, vous n'ĂȘtes pas des deux cĂŽtĂ©s.
Ne perdez pas votre temps, la lettre est un faux. C'est une idée du Dr Odell pour vous tester.
Vous serez arrĂȘtĂ© et fouillĂ©.
C'est pour cela que le message à Clinton n'a pas été envoyé par courrier ordinaire.
- Comment le savez-vous ? - Est-ce important ?
A propos de flammes, vous brûlez d'amour, j'aimerais que cela ne se sache pas.
Votre secret sera gardé, mais je vous conseille de partir immédiatement.
Les conclusions hùtives que j'ai tirées en ce qui vous concerne s'avÚrent correctes.
Je ne peux pas dire que je n'aime pas votre cause mais je pense que c'est une cause perdue.
Et qu'il est inutile de continuer Ă se battre pour elle.
Pourtant, vous m'avez aidé.
Il me semble que j'ai un instinct de protection envers les fous courageux.
Un instant, s'il vous plaĂźt.
Vous ĂȘtes imprudent, M.Bolton.
Croyez-vous que ce soit plus prudent que je sois ici avec vous ?
Je doute que nous puissions jamais ĂȘtre ensemble dans des circonstances prudentes.
Alors nous ferions mieux de ne pas rester ensemble.
Je ne suis pas d'accord, les obstacles n'existent que pour ĂȘtre surmontĂ©s.
Vous ĂȘtes optimiste autant qu'imprudent !
Violent aussi !
C'est une qualité qu'il semble que nous ayons en commun.
C'est à la mode pour les jeunes filles de prétendre qu'elles n'ont pas de sentiments de cette sorte.
Mais... j'avoue que j'en éprouve.
De plus, je reconnais que mon opinion sur vous a changé ... plutÎt récemment.
Mais, ça s'arrĂȘte lĂ .
Bien sûr, vous ne vous attendez pas à ce que j'accepte cela.
Peut-ĂȘtre que si, si vous apprenez comment je savais qu'ils projettaient de vous tromper.
J'étais dans la chambre du Major André quand Odell le lui a proposé.
Le docteur ne savait pas, bien sûr, que j'étais là . Il était assez tard.
Peu m'importe de savoir ce qui s'est passé avant ce soir.
J'espérais que vous ne vous comporteriez pas si bien.
J'essaie de me convaincre que plus rien ne pourra plus arriver entre nous aprÚs cette soirée.
-Mais, vous n'y arrivez pas. -Je devrais vous le dire d'une maniÚre plus éloquente.
Les mots peuvent-ils ĂȘtre plus Ă©loquents que ce que vous avez fait ce soir ?
C'est vous qui essayez de jouer des deux cÎtés.
Et ça ne marchera pas. Un jour, vous devrez choisir.
J'ai choisi.
Je n'entend pas me joindre Ă votre bande de braves fous.
Excusez-moi, M.Bolton.
-Puis-je vous demander de m'accompagner ? -Je suis plutÎt pressé !
Mes ordres sont que vous devez m'accompagner.
-Nous en reparlerons ! -Oui monsieur.
Indéniablement, un peu plus de rhum.
C'est assez !
Bonsoir M.Bolton. Je suis investi de l'autorité militaire pour vous fouiller.
- Procédez, sergent. - Oui monsieur.
Le fer chaud, maintenant.
L'important dans la préparation de cette boisson, M.Bolton, c'est le mélange de la biÚre et de la mélasse.
C'est comme un mariage. Si l'un domine l'autre, ce dernier y perd sa personnalité.
- Mais, si on atteint un équilibre parfait, on obtient un goût parfait.
Résultat !
ComplĂšte satisfaction !
-Eh bien ? -Juste ceci, Monsieur.
Cela vous dérangerait-il de vous déshabiller complÚtement ?
- Cette dame reste ici ? - Sortez !
Bonne nuit !
- Bonne nuit, monsieur. - Bonne nuit.
- Monsieur ? - Excusez-moi.
Bien sûr !
-Eh bien, sergent? -Nous n'avons trouvé que cette missive...
pour Sir Henry Clinton, monsieur.
J'espĂšre que vous ĂȘtes satisfait, Docteur.
Frustré est le mot.
Vous devriez retourner à Edimbourg pour étudier un peu plus.
Vous n'ĂȘtes pas trĂšs bon en diagnostic. Jack !
Je suis désolé d'avoir dû faire cela, Jack, mais je ne pouvais pas l'éviter.
Je comprends.
Je souhaite toujours que vous ameniez ceci Ă Sir Henry.
John, si vous aviez trouvé quelque chose de compromettant, que se serait-il passé ?
J'aurais dĂ» vous faire pendre !
Mais...je suis trÚs heureux que ce ne soit pas arrivé.
Moi aussi !
Pourquoi ne descendez-vous pas, Sally ?
La soirée serait plus agréable si vous veniez.
Quelque chose ne va pas, John ?
Que voulez-vous dire ?
Je pensais que M.Bolton était parti depuis longtemps.
Non.
Pourquoi cette question ?
Comme ça... je... pense que vais me mettre au lit maintenant, j'ai un terrible mal de tĂȘte.
Bonne nuit !
Entrez !
-Bonjour. -Bonjour.
J'espére que vous vous sentez mieux.
Je me suis bien remise, merci.
Je prenais le thé.
J'aurais préféré un accueil moins formel.
Je ne suis pas trĂšs expansive.
Parfois, j'aimerais que vous soyez plus expansive.
Je suis désolée pour la nuit derniÚre, John.
C'Ă©tait seulement un mal de tĂȘte ou cela concernait Bolton, peut-ĂȘtre ?
-Pourquoi diable dites-vous ça ? -Juste une impression, possiblement fausse.
John, je vous assure que mes plans pour l'avenir n'incluent pas M. Bolton.
Excusez moi de me comporter comme un amant jaloux.
C'est trĂšs flatteur !
Quand vous faĂźtes vos plans pour l'avenir, je me demande si vous m'y incluez...
...de façon permanente.
Je pense qu'une femme prétenduement comme il faut ne devrait pas se montrer surprise de ce que vous dites...
...mais je suis surprise.
Pourquoi ?
Peut-ĂȘtre parce que je ne suis pas une femme comme il faut...
Notre relation pourrait sembler pratique et temporaire.
Je crains qu'elle ait jamais été comme cela pour vous.
Elle ne l'a jamais été pour moi.
Je vous en suis trĂšs reconnaissante, John.
Je ne veux pas de votre gratitude !
Vous n'aimez peut-ĂȘtre pas la couleur de l'uniforme que je porte.
Oh, vous savez que cela ne compte pas pour moi.
C'est juste... que je ne sais pas ce que j'ai dans ma propre tĂȘte.
Ces choses-lĂ ne se dĂ©cident pas dans votre tĂȘte,
elles se décident dans votre coeur !
Entrez !
Serviteur, Mlle Cameron. Veuillez excuser cette intrusion.
-Bien sûr. -TrÚs mauvaise nouvelles de Verplanck, Monsieur !
Notre attaque a échoué. Le colonel Simcoe a été fait prisonnier.
-C'était une embuscade ? -C'était un piÚge complet !
La garnison rebelle avait été grandement renforcée.
Nous avons mis M. Bolton aux arrĂȘts. Il va ĂȘtre exĂ©cutĂ©.
Voulez-vous m'attendre un instant, capitaine ?
Oui monsieur.
Je n'aime pas tirer dans le dos, je ne suis pas bon pour ça.
-John, s'il vous plaĂźt, aidez-le, vous pouvez... -Vous vous jouez de moi, n'insultez pas mon intelligence en plus !
-S'il vous plaĂźt, John, aidez-le ! -Vous croyez que je suis un ange ou un fou ? Aucun des deux !
Je sais ce que vous ĂȘtes et c'est pourquoi je vous demande de l'aider.
Je n'ai pas l'intention de le revoir.
Si vous savez ce que je suis, n'essayez pas de me soudoyer !
M.Bolton, le Major André m'a informé...
...que, bien que vous n'ayez pas suivi les ordres du capitaine...
ce qui nous a conduits au désastre de Verplanck,
vous étiez opposé à l'attaque et vous l'aviez averti de la possibilité d'une embuscade.
J'ai encore beaucoup de doute Ă l'esprit Ă votre propos.
-Moi aussi. -Mais, comme j'ai du respect pour le Major André...
...et comme j'ai foi en son jugement, je vais ordonner votre libération.
Je vous en suis trĂšs reconnaissant, votre excellence.
Votre attitude devrait aller au Major andré.
Le Major André est le plus persuasif des avocats.
J'essaierai de lui montrer ma gratitude, Monsieur.
Pas la peine, M. Bolton. J'aurais fait de mĂȘme pour toute personne loyale envers... la Couronne.
Avec votre permission, votre excellence, j'aimerais que M. Bolton se joigne Ă moi...
...pour rencontrer M. Osborne, ce soir.
L'affaire est de votre responsabilité, Major.
Bel objet, n'est-ce-pas ?
Beau mais mortel !
Curieux !
Vous croyez que la mort est belle, Peter ?
Seulement si la vie est affreuse, Monsieur.
Un philosophe !
Dites m'en plus, philosophe.
Vous semblez malheureux, monsieur. J'en suis désolé.
Non.
Non, je me sens seulement seul.
Seul ! Vous, monsieur ?
La guerre est presque finie, Peter.
Nul n'est plus seul qu'un soldat sans guerre !
Entrez !
Je suis venu aussi vite que possible.
Sortir de prisosn est beucoup plus long que d'y entrer, je vous le dis !
-Personnellement, je n'en ai pas une expérience de premiÚre main. -J'espére que vous n'en aurez jamais !
Oh Peter, atttention !
- Excusez-moi, monsieur, c'est trop serré ? - Vous savez que c'est trop serré.
Ca ne sert à rien que ce soit aussi serré !
Mais si je le relĂąche plus, le noeud va tomber.
On peut laisser le noeud lĂąche, n'est-ce-pas ?
Laissez, je veux continuer Ă respirer.
FaĂźtes attention !
Peter, voulez-vous, s'il vous plaßt, me préparer un bagage léger, en bas.
Nous nous occuperons de la coiffure et du costume plus tard.
Quand nous nous sommes rencontrés, vous m'avez montré une botte à l'épée.
Pourriez-vous le refaire ?
Je pense que oui.
Mes compliments !
Je me fais un point d'honneur Ă ne pas me faire avoir deux fois par la mĂȘme botte !
Je suis content que vous soyez si ingénieux, John.
Je suis sûr que vous n'aurez pas besoin de mon aide pour ce que vous avez à faire cette nuit.
Au contraire, votre connaissance de l'armée US et de la région concernée sera trÚs utile !
Je veux que vous soyez présent à la rencontre organisée...
...avec M. Osborne et "Gustave", cette nuit.
Je crains de devoir refuser cette mission.
Pourquoi ?
Si quelque chose tourne mal, ce sera deux fois plus difficile pour vous, car vous m'avez déjà sauvé une fois.
Je suis content que vous disiez cela.
Cela montre que vous avez des égards envers moi.
-Pourquoi, vous en doutiez ? -Oui, j'en doutais.
Quand Sally a appris votre arrestation, Jack...
...je crains que vos relations ne soient devenues évidentes.
-Cependant vous m'avez sauvé la vie ! -En tant que soldat, vous devez savoir pourquoi.
Il y a des moments oĂč il faut laisser de cĂŽtĂ© nos considĂ©rations personnelles.
Je dois insister, Jack, pour que vous acceptiez cette mission.
TrĂšs bien.
Je me demande combien de crimes vous avez commis au nom du devoir.
Un bon nombre, soyez-en sûr.
On dit que tout est permis en amour comme Ă la guerre, mais...
... je ne vois pas pourquoi ces deux choses sont considérées comme totalement immorales
Quand la guerre sera finie, nous reprendrons notre compétition romantique comme des gentlemen.
Si la dame a tant soit peu de jugement, je n'ai aucune chance !
Je suis d'accord.
Peter !
Peter !
Bonsoir, le capitaine Sutherland vous salue, Major.
-Accompagnez ces messieurs jusqu'Ă la cabine du capitaine. -Oui monsieur.
Faites attention, monsieur.
Retirez la planche !
Larguez les amarres !
Paré à naviguer, monsieur.
Eh bien, messieurs...
-Au Roi ! -Au Roi !
Est-ce le bon moment pour porter un toast à la fin de ce conflit malheureux et insensé ?
Malheureux ? Insensé ?
Il n'y a rien de malheureux dans une guerre qui se termine par la victoire des nĂŽtres.
Et rien d'insensé à écraser des rebelles.
A la corde que l'on passera au cou de M. Washington !
A la fin de ce malheureux et insensé conflit !
- Vous savez oĂč nous sommes ? - Oui.
A Ellis Point contrÎlé par les forces américaines.
Pour le moment !
Les choses vont changer radicalement dans les prochaines heures !
Je pense que nous verrons peut-ĂȘtre une fin rapide Ă cette guerre.
Vous avez vu, bien sûr, une grande concentration de navires dans la baie.
Sécurisez le bùteau !
Ils vont remonter le fleuve.
Simultanément, le meilleur de nos troupes avancera à travers les White Plains.
Enserrant les forces du Général Washington dans les mùchoires d'un étau.
Il faudra une mĂąchoire puissante pour briser cette noix !
Toute noix se brise facilement pourvu qu'on trouve le point faible dans la coquille.
Et vous l'avez trouvé ?
Osborne et Gustave vous le montreront ...dans un instant.
-Major André ? -Oui.
Mon nom est Smith, Joshua Smith.
J'ai un message de "Gustave".
Il craint que ce ne soit trĂšs imprudent qu'il monte Ă bord, Monsieur.
Mais, c'est d'une importance vitale pour notre réunion !
Ces deux personnes sugggÚrent que la réunion se tienne dans ma maison.
Je vous y conduis !
TrĂšs bien, aprĂšs tout nous sommes des soldats, pas des marins !
Excusez-moi, monsieur, vous parlez au pluriel mais...
...mes instructions sont que vous seul m'accompagniez.
Un moment, s'il vous plaĂźt. Jack, venez avec moi !
Je suis désolé, Jack.
J'espérais que vous rencontreriez Osborne et Gustave ce soir.
Mais je serai de retour dans quelques heures et je pourrai tout vous raconter.
Vous ne pouvez sûrement pas descendre à terre sans votre uniforme.
Je ne peux pas entrer en territoire ennemi vĂȘtu en officier britannique.
Je sais qu'il faut prendre des mesures pour votre sécurité...
...mais, si vous Ă©tiez capturĂ©, il pourraient vous arrĂȘter non pas comme offcier mais comme espion.
Votre inquiétude me touche.
Alors, écoutez-moi, je vous en prie !
OK, Jack, vous faĂźtes appel Ă mon honneur. J'irai en uniforme.
Et maintenant, je vais Ă mon rendez-vous avec l'Histoire.
Frustrant, n'est-ce-pas?
Etre si prĂšs et ne pas pouvoir assister Ă la fascinante conversation...
...dans le salon de M. Smith.
Des lumiĂšres sur la cĂŽte, Ă droite, monsieur !
Il semble que les rebelles échangent des messages entre eux.
Pouvez-vous comprendre de quoi ils parlent, M. Nyby ?
Je ne reconnais pas leur code.
-Je comprend pas, Monsieur. -Préparez-vous à une éventuelle action, M.Nyby.
Navire en ordre de bataille !
Canon principal de droite prĂȘt !
Préparez la poudre à canon !
Attends une minute !
Regarde par lĂ !
-C'est en plein milieu du fleuve. -Oui.
Envoie-lui une réponse.
J'appelle le lieutenant, continue Ă transmettre.
-M. Bolton ! -Oui ?
Puis-je entrer ?
Un instant.
Je déverrouille la porte.
Il n'est pas nécessaire de verrouiller les portes sur un navire de sa Majesté.
Une habitude, Docteur.
Une chose trÚs intéressante, les habitudes.
Elles contrĂŽlent la majeure partie de nos vies.
N'ĂȘtes-vous venu que pour discuter des habitudes, Docteur ?
Non.
Trouvez-vous ma visite un peu malvenue, M. Bolton ?
J'espérais me reposer un peu.
Et, quand vous vous reposez, vous ne vous couchez pas ?
Votre oreiller n'est pas dérangé.
Comme c'est bizzare !
C'est presque chaud !
Et cette cabine est trĂšs pratique pour...
Les rebelles semblent devenir un peu nerveux.
Alumez les mĂšches pour les canons, M.Nyby.
Allumez les mĂšches !
Allumez les mĂšches !
Allumez les mĂšches !
Vous voyez ? La voici Ă nouveau, lieutenant.
C'est le signal d'identification d'un navire de guerre britannique.
Artilleurs, Ă vos postes !
M.Nyby, M.Nyby...
...il y a des signaux lumineux partant de la cabine des officiers, Monsieur !
-Masquez toutes les ouvertures !
-Masquez toutes les ouvertures, M. Nyby ! -Artilleurs prĂȘts!
Masquez toutes les ouvertures !
-Masquez les ouvertures du bas, vite ! -Masquez toutes les ouvertures !
-Aux postes de combats ! -Aux postes de combats !
Ouvrez la porte, Monsieur !
Bolton, vous ĂȘtes lĂ ? Ouvrez !
Prenez la hache !
ArrĂȘtez cet homme ! Halte !
1047
Laissons tomber, M.Nyby ...
...il n'ira pas loin.
Nous allons attaquer !
- Préparez-vous à faire feu ! - Feu à volonté, canonnier !
-RĂ©pondez aux tirs. -PrĂȘts Ă tirer !
Feu à volonté !
Mains en l'air !
Amenez moi à votre officier commandant, immédiatement !
Tout ce que nous savons, c'est que ces deux hommes se font appeler Gustave et Osborne...
...et qu'ils se trouvent chez M. Smith, en ce moment -Etes-vous sûr, Major ?
Un officier anglais est allé à leur rencontre. Vous devez agir immédiatement, monsieur !
Ne me dites pas ce que je dois faire, major !
-Lieutenant ! -Oui monsieur.
Renforcez la garde au cas oĂč il y aurait un de ces ...espions dans la rĂ©gion.
Et vous irez voir le Général Howe, vous lui transmettrez mes respects.
Dites-lui que nous avons "péché" un M. Bolton dans le fleuve ...
...et qu'il prétend que le général répond de lui. -Oui monsieur.
Etes-vous satisfait ?
Non, je ne le suis pas ! Ca va prendre des heures pour atteindre le Général Howe.
Gustave et Osborne n'attendront pas !
Ils ne peuvent pas remonter sur le bateau sous le feu.
Tous ces tirs les ont avertis. Peut-ĂȘtre qu'ils ont dĂ©jĂ quittĂ© la maison.
Allons, Bolton, vous n'espérez pas que je vais croire cette histoire.
M. Smith est un homme honnĂȘte, c'est un ami du GĂ©nĂ©ral Washington.
-Il est trÚs bien considéré. -Cependant, il s'est ligué avec des traitres !
Votre devoir est d'agir !
Mon devoir est de vous arrĂȘter et c'est ce que j'ai fait.
-Idiot ! -Sergent !
Sortez-le d'ici !
Bonjour Major.
Je suppose que vous avez vu les navires britanniques s'enfuir Ă couvert.
-Je suppose que vous avez une réponse du Général Howe. -Oui.
-Major, je croyais en votre histoire... -Oubliez ça et allons au rendez-vous.
Allons-y !
-Brisez la fenĂȘtre ! -Oui monsieur.
-Donnez-moi cette arme. -Sergent, Ă l'arriĂšre de la maison !
-Lieutenant, voyez lĂ haut ! -Oui monsieur.
Vous, venez avec moi ! N'oubliez pas le grenier !
Oui monsieur.
Eh bien, Major ?
Rien !
Moi, j'ai eu plus de chance.
Trois de mes hommes ont mis la main sur l'un de vos oiseaux qui s'enfuyait.
-Lequel est-ce ? -M. Osborne.
-Et pour "Gustave" ? -Aucun signe de lui.
Et l'officier britannique ?
Aucun signe de lui non plus.
-OĂč est Osborne en ce moment ? -Ne vous inquiĂ©tez pas.
Il est en sécurité. Je l'ai envoyé sous escorte au QG du Général Arnold.
-Arnold ! Pourquoi le Général Arnold ? -Parce qu'il avait un passe...
...signé du Général Arnold. Parce que... Parce qu'il avait sur lui un plan...
Idiot ! Stupide vieux fou !
Mais, si cet homme est un espion, le Général Arnold doit sûrement le savoir !
Arnold le sait ! C'est pourquoi il a signé un passe à Osborne...
...parce que lui-mĂȘme est un traĂźtre !
-Mais, Major... -Quand lui avez-vous envoyé Osborne ?
Il y a moins d'une heure.
Vous avez entendu ça, capitaine ? Vous y croyez ?
C'est impossible !
Le Général Arnold se tient aux cÎtés su Général Washington, Monsieur !
Voici ce que nous allons faire...
Envoyez deux messages.
Vos chevaux les plus rapides, capitaine !
L'un au général Arnold, l'autre au général Washington.
Disant aux deux que nous avons capturé M. Osborne.
-M. Osborne. -Oui.
Et votre nom, monsieur ?
Celui que j'ai toujours porté.
Bien sûr, Major Bolton.
Odell avait raison depuis le début.
-Je suis désolé, John -Ne le soyez pas !
Vous faisiez votre devoir.
Et j'avais raison à votre propos, moi aussi. Vous avez un idéal...
...que vous servez fort bien !
Il me donne trĂšs peu de satisfactions.
Aucune, lorsque je vous vois ainsi.
Ce déguisement n'était pas mon idée, Jack.
Gustave me l'a ordonné !
Nommez-le par son vrai nom: Benedict Arnold.
-Lieutenant ! -Monsieur ?
Amenez ce gentleman au colonel Jameson.
Oui monsieur. Allons-y, venez, vous !
Un moment lieutenant, j'ai dit "Gentleman". Il doit ĂȘtre traitĂ© avec toute courtoisie.
-Oui monsieur. -Oh, ne vous souciez pas de cĂ .
Je sais qu'il est difficile de rester amis dans ces circonstances... cruelles...
Il n'y a pas de raison pour que ces circonstances soient cruelles pour qui que ce soit, sauf pour Benedict Arnold.
Colonel Warwick, le général Arnold est-il à son poste ?
-Non, Major. -Je dois le trouver. OĂč est-il ?
Il vient de recevoir un message du Colonel Jameson...
...et il est parti descendre fleuve avec sa barge.
Je pense qu'il ne va pas tarder Ă revenir.
Je crains que ça ne prenne pas mal de temps !
La procédure conduisant à la réunion de cette cour d'officiers...
...de haut rang a été ordonnée par Son Excellence, le Général Washington...
...commandant en chef de l'armée des Etats Unis d'Amérique...
...pour examiner le cas du Major John André...
...adjudant général de l'armée anglaise.
Vous, monsieur, vous admettez que, par ordre de Sir Henry Clinton,...
...vous avez entretenu une correspondance secrĂšte avec Benedict Arnold...
...ex-général de l'armée américaine.
Puisque le général Arnold s'est enfui vers les anglais,...
...nous n'aurons pas le privilÚge d'entendre son témoignage.
Cependant, vous avez avoué que le but de vos relations avec le général Arnold...
...était de le persuader, moyennant finances ou par d'autres moyens,...
...de livrer le Fort de West Point ainsi que toutes les forces sous son commandement aux anglais.
Et que cette reddition devait se combiner avec un assaut général.
Est-ce exact ?
Parfaitement exact.
Par ailleurs, je crois qu'il est bon qu'on sache qu'il est courant pour le commandant...
...d'une armée de tenter d'influencer les officiers de l'armée ennemie.
Cette pratique n'est, en aucun cas, limitée aux forces britanniques.
Votre défense de vos supérieurs est tout à votre honneur, Major.
Je pense que je parle au nom de tous les gentlemen qui sont présents en disant que j'aimerais que vous soyez ...
...en mesure de vous dĂ©fendre vous-mĂȘme aussi bien.
Merci monsieur.
La cour, aprĂšs examen soigneux de tous les faits...
...informe son excellence, le général Washington...
...que le Major André, adjudant général de l'armée anglaise,...
...doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un espion ennemi...
...et, qu'en accord avec la loi et les coutumes de notre nation,...
...il doit ĂȘtre puni de mort.
Puis-je parler, Monsieur ?
TrĂšs bien !
De quoi s'agit-il, Major ?
Le Major André a franchi nos lignes en uniforme...
...et sous la protection d'un drapeau...
...et il doit sĂ»rement ĂȘtre traitĂ© comme un prisonnier de guerre...
...et non comme un espion.
S'il est venu sous un drapeau...
...pourquoi n'est-il pas reparti de mĂȘme ?
Pourquoi n'est-il pas resté en uniforme ?
Parce que le général Arnold lui a ordonné de le retirer, monsieur.
MĂȘme si Arnold avait Ă©tĂ© lĂ , je doute que nous aurions Ă©tĂ© enclins Ă croire sa parole.
Peut-ĂȘtre accepterez-vous la mienne, monsieur.
Je vous dis, sur mon honneur, monsieur, qu'il n'a franchi nos lignes qu'en tant que soldat.
Si...techniquement, une autre interprétation est possible,...
elle ne doit pas ĂȘtre rejetĂ©e, monsieur, et nous avons un devoir d'humanitĂ©.
Cette humanité nous demande de ne pas ajouter une horreur à toutes les horreurs...
...que cette guerre nous apporte.
Si vous faites cela, je vous dis, monsieur, qu'un ...si cruel exemple...
... ne pourrait ĂȘtre le symbole d'une grande cause.
Vous avez fini, Major ?
Oui Monsieur.
En dépit de ce que vous avez dit, la cour a examiné tous les facteurs,...
incluant ce qui serait le mieux pour notre nation,
Nous sommes parvenus au verdict avec le plus grand mal...
..mais à l'unanimité.
-Bonsoir, Jack. -Bonsoir.
-Vous connaissez le Major Russell ? -Oui.
C'est mon ombre !
OĂč que j'aille, il me suit. C'est dĂ©sespĂ©rant pour le Major.
Vous ne pourriez pas les convaincre que ces précautions ne sont pas nécessaires?
Je n'ai aucune envie d'anticiper la conclusion de... cette affaire.
Je crains de ne pouvoir les convaincre de quoi que ce soit.
Je vois.
J'ai parlé avec chaque membre de la cour.
Ils sont déterminés à ce que cela serve d'avertisssement....
...à quiconque voudrait se comporter comme le général Arnold.
Et quand est ce que cet "avertissement" est programmé ?
Demain, Ă midi.
Ils sont un peu pressés, n'est-ce pas ?
Ils ont tord, ils ont terriblement tord...
...mais ils sont certainement sincĂšres.
SincĂšres comme un mur de pierre.
Beaucoup de choses me manqueront de l'autre cÎté de ce mur, Jack.
Votre amitié, en premier.
Je suis sûr que ça aura été une expérience riche et gratifiante pour nous deux.
Il semble que tout doit diviser avant de rassembler de nouveau.
Cela pourrait aussi ĂȘtre vrai pour nos pays.
Le temps de la réunion viendra.
Nous partageons le mĂȘme sang !
Vous persistez Ă ĂȘtre idĂ©aliste !
J'ai aussi mes mauvais cÎtés !
Si nos pays se séparent, les choses seront difficiles pour Sally.
On l'accusera des sympathies de son pĂšre pour les anglais.
Et la foule n'est jamais gentille.
Elle aura besoin de toute votre protection, Jack.
Je vous promets qu'elle l'aura.
Cela me rend les choses plus faciles.
Quand j'ai traversé le fleuve, je ne pensais pas rester si longtemps.
Je me demandais si vous pouviez faire traverser les lignes Ă Peter et m'apporter mon uniforme.
Bien sûr que je le peux !
-Je pourrais peut-ĂȘtre faire plus. -Plus ?
Il y a peut ĂȘtre une sortie dans le mur qui vous retient.
Bonne nuit, Jack
-Bonjour, Jack. -Bonjour.
Comme vous pouvez le voir, Peter m'a rendu présentable. Merci d'avoir arrangé ça.
Je me suis arrangé avec le Général Washington pour faire encore mieux.
Si vous signez ça, on vous epargnera l'exécution.
Et si Sir Henry Clinton est d'accord, vous serez libéré sur parole.
C'est une demande d'échange entre Benedict Arnold et vous.
MĂȘme le GĂ©nĂ©ral Washington pense qu'il serait juste de dĂ©tenir Arnold Ă votre place.
Manifestement, Jack, vous ne m'avez pas aussi bien compris que je le pensais.
Si je signe cela, Sir Henry sera forcé de satisfaire ma demande...
...et de violer le serment qu'il a fait au Général Arnold...
...et, en tant que soldat, il se déshonorerait.
John, comment pouvez-vous parler d'honneur et de serment solennel pour un homme comme Arnold ?
S'il vous plaĂźt, monsieur, signez !
Sûrement, vous n'allez pas sacrifier votre vie contre la vie d'un traßtre !
Je ne peux pas me permettre de le regarder comme un traĂźtre...
...pas envers Sir henry.
Nous payons le prix de sa fidélité envers la couronne.
-Un moment, capitaine. -Oui monsieur.
Oh, Peter !
-Lui avez-vous dit comment il va mourir ? -Non.
-Mes ordres sont... -Je suis prĂȘt, messieurs.
Je suis Ă votre disposition, capitaine.
J'espére que vos hommes sont... de bons tireurs.
Peter !
Voulez-vous marcher avec moi ?
Jack ...
Pour le groupe, gauche !
- Marche !
Je crains, Peter,...
...que ce noeud soit beaucoup trop serré !
Son Excellence, le général Washington...
...a ordonné que le verdict du comité supérieur des officiers...
...concernant le Major André...
...soit appliqué à 12:00 h, le 2 octobre 1780.
Il est un peu tĂŽt, messieurs, j'ai encore quelques instants.
La coutume est que vous soyez autorisé à faire une déclaration.
Je vous demande de témoigner que je suis mort en gentilhomme.
Peter !
Pas de larmes, Peter.
Surveillons notre attitude !
Un dernier service, Peter, pouvez-vous veiller Ă ce que ma famille ait mon ceinturon ?
Jack...
Cela ne dure qu'un instant, Jack.
Halte !
Eh bien, Ben.
Major Bolton !
J'ai entendu la nouvelle, monsieur, je suis désolé.
Je sais que c'Ă©tait votre ami, mĂȘme s'il portait une "Tunique Rouge".
Oui Ben, il portait une Tunique Rouge et c'était mon ami.
Il a dit, une fois, qu'il avait un rendez-vous avec l'Histoire.
Il s'y est rendu ! Si jamais quelqu'un a été à un rendez-vous, c'est bien lui !
Sa foi sera sa justification.
Aujourd'hui, en l'Abbaye de Westminster...
...l'Histoire conserve un rendez-vous avec lui.
Pour chaque nouvelle génération qui regarde vers le passé,
pour y trouver la force et l'inspiration de faire face Ă l'avenir,
dédié à la mémoire du Major John André,
universellement aimé et estimé par l'armée dans laquelle il servit,
et que mĂȘme ses ennemis pleurent,
Sa Majesté, le Roi George III a demandé qu'on érige ce monument.
Sous titres par Marc SAAL.
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