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TARZAN ET SA COMPAGNE
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Cette jungle ne m'inspire pas confiance.
Moi, si.
D�s qu'Arlington sera l�, nous partirons.
- Quelle heure est-il ? - 14 h 30.
Quoi ? Je dois aller au bateau.
Donnez cette chambre � M. Arlington. Je prendrai l'appentis.
D'accord.
Bon sang !
Je me rappelle la derni�re fois qu'on m'a donn� de tels ordres.
M. Parker m'avait dit de pr�parer cette chambre pour Mlle Jane
le jour de son arriv�e.
Elle s'est tenue devant ce miroir et s'est mis de la cr�me sur le visage.
Juste l� o� vous vous tenez.
Beamish, demandez � Saidi de pr�parer un bain pour M. Arlington.
Bien, monsieur.
- ll voudra se laver d�s son arriv�e. - D'accord.
Merci.
- Ce sont mes appartements priv�s. - Veuillez nous excuser.
Le magasin �tant vide, nous sommes entr�s.
Beamish peut vous servir.
Nous avons de tr�s belles choses, fort pris�es de Mme Cutten.
Nous voulions juste bavarder.
Vous avez beaucoup de porteurs, pour un safari.
Je n'ai pas le temps d'en parler. Le bateau est l�.
- Pardon. - Peut-�tre plus tard.
Peut-�tre.
- lls avaient l'air gentil. - Tr�s.
Occupez-vous du magasin pendant mon absence.
Vous pouvez compter sur moi.
- Bonjour, M. Holt ! - Bonjour, Edward.
O� est M. Arlington ?
Voici ses bagages, il doit �tre dans sa cabine.
- Que des gars le m�nent au magasin. - Une minute.
Merci.
Lequel est Monsieur...
- Martin ! - Harry, vieux sacripant !
Je pensais que tu n'arriverais jamais.
- Doucement. - On manque de muscle ?
Attends que j'aie pass� une semaine ici.
Du rouge � l�vres.
Va dans ta chambre te rafra�chir.
Attends. Ce n'est pas ma chambre.
Voici M. Holt, un ami.
- Madame Feronde, Harry. - Enchant�.
- Enchant�e. - Le voici !
- J'ai trouv� votre sac. - Merci beaucoup.
Voici le mari de madame Feronde. M. Holt, mon ami.
Enchant�.
Nous sommes heureux d'accueillir tout ami de M. Arlington.
Ma femme dit qu'elle n'oubliera jamais ses histoires dr�les.
- Au revoir et bon voyage. - Merci. Au revoir.
Au revoir, M. Feronde. Au revoir, madame.
- Tout est arrang�, pour tes bagages. - Bien.
- Au revoir. - Au revoir.
ll est charmant.
- Comment s'est pass� le voyage ? - Pas trop mal.
- Ce cher vieux Arlington. - Vieux ?
- M. Arlington ? - Oui.
- Voici Henry Van Ness. - Voici mon ami Tom Pierce.
Enchant�.
Selon M. Holt, vous chassez le l�opard.
Oui, et le rhinoc�ros.
Bref, une partie de chasse.
- Van Ness et moi avons tu� un l�opard. - Nous pourrons passer en parler.
- Cela ne vous d�range pas ? - Non.
Demain soir. Vous ne partez pas avant ?
Nous serons l�. Viens, Martin.
Qui sont-ils ?
lls savent ce que nous recherchons et veulent nous accompagner.
Mieux vaut quatre Blancs que deux.
Tu ne les connais pas.
Si nous partons � quatre � la recherche d'ivoire, seuls deux rentreront,
et �a ne sera pas nous.
- C'est leur style ? - Oui.
- Que leur as-tu dit ? - J'ai fait l'innocent.
J'ai dit que tu �tais riche et finan�ais un safari.
- Au moins, c'est vrai que tu es riche. - Ah oui ? Je suis fauch�.
- Tout comme la banque d'Angleterre. - Je te le jure.
J'ai consacr� mes derniers sous � ta chim�re.
- Elle a int�r�t � rapporter. - Non !
Si. J'ai tout perdu.
Depuis, l'envie de tout regagner me ronge.
Enfin, tant que j'y arrive.
Quand cela sera fait,
je compte m'asseoir sur ma fortune avec une arme et la voir prosp�rer.
Je croyais ne jamais conna�tre tes probl�mes.
Tu dois avoir tout perdu pour m'engager.
- C'est tr�s beau. - Comment allez-vous ?
- Voici Beamish. ll tient le magasin. - Enchant�.
- Bienvenue, monsieur. - Merci.
Par ici. Je vous ai pr�par� un bain.
Je pensais que vous en auriez besoin.
Bien vu. ll m'en faudrait trois.
Eh bien !
- Tout droit venus des Folies Berg�res ? - ll y a assez d'eau.
Une danse c�r�monielle pour la fertilit�.
- Personnelle ou des champs ? - Les deux, je pense.
Demain, ils vont dans l'arri�re-pays.
Tu as amen� les robes et tout ce que j'ai demand� ?
Tout, et m�me plus.
Tu as d� penser que j'�tais fou.
Ta femme t'a quitt� pour un sauvage de Born�o ?
C'est incroyable, n'est-ce pas ?
Une Anglaise bien n�e qui vit dans les arbres
- avec un vulgaire chimpanz�. - Tarzan est aussi blanc que nous.
C'est la fille de Parker. Elle est rest�e apr�s sa mort.
Cela t'a profond�ment bless�, n'est-ce pas ?
En effet, je suis amoureux d'elle.
- O� puis-je mettre tout cela ? - Pr�s de la table.
Par ici. Doucement.
Allez.
Je commence � comprendre pourquoi tu voulais des robes de Paris.
Tu veux lui faire miroiter la civilisation ?
C'est peut-�tre idiot,
mais je pensais que si elle voyait de belles robes,
touchait de la soie, sentait du parfum...
Les femmes aiment tout cela, tu sais.
Cela pourrait lui rappeler ce qu'elle a quitt� il y a presque un an.
Ecoute, Harry,
j'ai tout investi l�-dedans.
Tu m'as tra�n� en Afrique pour de l'ivoire ou pour une femme ?
De l'ivoire.
- Mais si je peux la r�cup�rer... - Si c'est le cas,
je veux bien t'aider � la kidnapper, tant qu'on trouve l'ivoire avant.
- J'y vais. Une minute. - Merci.
Si tu as de l'argent, c'est facile de se procurer des femmes.
Pardon, je n'ai pas fait expr�s.
Combien d'ivoire y a-t-il vraiment ?
Plus qu'on ne pourrait en ramener.
Un instinct �trange m�ne les �l�phants au m�me endroit pour mourir.
- C'est bon pour nous. - �a me va,
si tu es s�r de pouvoir retrouver le cimeti�re.
J'ai trac� une carte en rentrant.
Cela nous prendra 14 jours ?
Avec un peu de chance, au pied des montagnes Mutia.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est une cha�ne de montagnes entre l'Afrique explor�e
et un pays dont aucun Blanc n'est jamais revenu, � part moi.
Pour les indig�nes, elle est sacr�e.
- Tabou ? - Mortelle.
ll y a les Juju des Masai, les Wakabaranda,
et toutes les tribus de la c�te Est � la c�te Ouest.
Un guerrier zoulou a �t� tu� par sa tribu
pour avoir essay� de la gravir.
Qu'en pensent nos porteurs ?
Ce sont de jeunes villageois. lls ont peur.
J'y suis d�j� all� avec des porteurs.
- Combien en sont revenus ? - Un. Moi.
�a ne va pas �tre une partie de plaisir.
En effet.
Oui, Saidi.
Vous devoir choisir nouveau porteur, bwana.
Comment �a ? Nous avons 50 gar�ons.
Les chefs en ont promis 200 autres une fois le message donn�.
- 50 gar�ons mulu, bwana. - Partis ?
Tous partis avec Bwana Pierce et Bwana Van Ness.
- Pierce et Van Ness ? - Que se passe-t-il ?
La carte !
- Beamish ! - J'arrive.
- Je ne leur fais pas confiance. - Tu as raison.
- Pierce et Van Ness sont-ils revenus ? - Bri�vement.
Saidi, pr�viens les tribus. ll me faut 300 gar�ons.
- Quand sont-ils partis ? - Le soleil, l�. Trois, quatre heures.
- Quand peut-on partir ? - Avec l'�quipement, dans six heures.
Cela ferait dix heures d'avance. Partons sans porteurs.
Nous n'aurions pas la moindre chance.
Admettons que nous les rattrapions. Que ferons-nous ?
Je pense pouvoir retrouver la montagne.
Tarzan est notre seul espoir.
- Allez, Saidi, fais-les avancer. - Bien, bwana.
- Saidi ! - Oui, bwana.
Aide-moi. Allez, mon gar�on.
Mets-le l�. Prends cette caisse. Dis aux gar�ons de se reposer.
- Que se passe-t-il ? - Les porteurs sont �puis�s.
ll vaut mieux qu'ils se reposent.
Dis-leur de ne pas mettre les munitions dans l'eau.
Bien, bwana.
- Combien d'hommes avons-nous perdu ? - Huit.
Nous pensions en perdre dix, en tout.
Nous ne pensions pas aller si vite. Regarde dans quel �tat ils sont.
Qu'y a-t-il ?
lls ont trouv� le feu de camp d'un Blanc � 200 m�tres d'ici.
Pierce et Van Ness.
- ll dit qu'il est toujours chaud. - Oui ?
- Allons y jeter un coup d'oeil. - D'accord.
- Mon arme. - Non.
S'ils sont proches, ils nous entendront.
Doucement.
Quand sont-ils partis ?
Cachez-vous !
- Pierce et Van Ness ? - Qui d'autre ?
- Le son arrive avec du retard. - lls sont � 500 m�tres d'ici.
- On les confronte ? - ll ne vaut mieux pas.
ll vaut mieux le faire au pied des montagnes.
D'accord. Tu connais le pays mieux que moi.
- Allons parall�le � eux. - D'accord.
lnutile de nous pr�cipiter dans une embuscade. Allons-y.
Saidi, dis-leur qu'on y va. On va prendre plus � gauche.
Bien, bwana.
Ce chant ne me pla�t pas.
Cela fait des jours que je le d�teste.
C'est diff�rent. Quelque chose leur fait peur.
Qu'ont-ils ?
- Que se passe-t-il, Saidi ? - Mutia.
Quoi ?
C'est Mutia.
- Pas trop t�t. - Nous avons un jour d'avance !
Juju, c'est pour �a qu'ils ont peur.
Leur peur ne doit pas nous retarder.
- Allez, Saidi, on y va ! - Oui, bwana.
C'est parti. Vous n'avez rien � craindre.
- Que lui arrive-t-il ? - ll a peur de Mutia.
- Non. - Rejoins les autres.
- L�che cette lance et rejoins les autres ! - Non !
Qui d'autre refuse d'avancer ?
- Saidi, prends la t�te. Je reste � l'arri�re. - Oui, bwana.
- Tu aurais pu te contenter de le fouetter. - Peut-�tre.
ll aurait pu porter 70 kilos d'ivoire.
- Que se passe-t-il ? - Le gar�on de Van Ness, bwana.
Gaboni tu�.
- Gaboni ? - Oui.
Gaboni lancer fl�ches ici.
Ce n'est pas un coup des Gaboni. lls emportent les corps.
- Pourquoi ? - Ce sont des cannibales.
D'abord, tuer. Emporter, puis revenir.
Ses blessures sont r�centes. lls ne sont pas loin.
La carte.
Pierce doit l'avoir.
Je me demande s'il a...
C'est cela ?
La portion inutile.
Aucune tribu ne les suivra dans les montagnes Mutia.
C'est une terre sacr�e.
- Qu'est-ce que c'est ? - Bongos. Gaboni.
lls sont proches.
- On ferait mieux de s'enfuir. - Oui.
Allez, Saidi, on doit y aller !
- On se d�fend ? - Quoi, comme Pierce et Van Ness ?
D'accord, allons-y !
Bwana, Mutia !
Les montagnes ! Allez !
- lls arrivent. - lls ne suivront pas. Mutia est sacr�e.
- ll �tait dans Mutia ! - On a de la chance.
On est hors de port�e. Et si on se reposait ici ?
On doit arriver au sommet avant la nuit. Allez.
- lls doivent continuer. - Oui.
- Que se passe-t-il ? - Trop dur.
Dis-leur de rester o� ils sont et de se passer le chargement.
Oui.
- J'esp�re que le pire est derri�re nous. - Oui.
Dis-leur de se prot�ger !
C'est Tarzan ! ll leur dit d'arr�ter.
Viens.
lnutile de d�marrer une r�bellion. Si on en tue un, il faudra tous les tuer.
Que je suis content de te voir ! Tu arrives juste � temps.
Oui, Harry. Je t'avais dit que je reviendrais.
- Reviendrais ? - Comment va Jane ?
Homme.
Oui, Tarzan. Voici mon ami Martin.
Mon ami Martin.
Je suis content de te voir, tu n'as pas id�e.
Harry, mon ami Martin...
- Tarzan. - Oui. Mais o� est Jane ?
O� est-elle ? Comment va-t-elle ?
Comment allez-vous ? Tr�s bien. Merci.
- Lui est-il arriv� quelque chose ? - Beaucoup hommes.
Oui, ce sont nos porteurs.
La voici.
Cheeta !
B�b� Cheeta.
Je suis tellement heureuse de te voir.
Jane, je me faisais du souci pour toi.
- Quand j'ai vu Tarzan seul... - Tu n'es pas bless� ?
- Non. - J'ai eu peur.
- On s'est pr�cipit�s. - Tu savais qu'on arrivait ?
Tarzan a entendu une bataille et j'ai pens� que �a devait �tre vous.
- ll venait vous aider. - Mon ami Martin.
Jane, voici Martin Arlington, mon associ�.
Je pensais que vous �tiez un mythe, je doute toujours.
Je crois pouvoir le comprendre.
Suis-je accept� dans la bonne soci�t� ?
- Oui, vous �tes des n�tres. - Tu pensais ne jamais me revoir ?
Je savais que tu reviendrais, mais cela fait un an !
Oui, une longue ann�e.
J'ai parfois dout� qu'on y arrive.
- Tarzan vous guidera, maintenant. - Vraiment ?
- Je l'ai promis � Harry. - Parfait.
J'ai des millions de choses � te dire.
Mais j'ai des bless�s dont je dois m'occuper.
- Y a-t-il de l'eau ? - Oui, il y a un courant par l�.
- ll dit qu'il va vous aider. - Tr�s bien. Allons-y.
Vous savez,
m�me sans ivoire, je suis heureux d'�tre venu.
Vous serez encore plus heureux quand vous verrez l'ivoire.
Evidemment, faire fortune ne me d�plairait pas.
Vous �tes bless�.
- Ce n'est qu'une fl�che des Gaboni. - Elles sont empoisonn�es.
- Attention, c'est chaud. - Chaud ?
Oui, c'est du caf�. Je ne pense pas que cela te plaise.
- Plaise ? - Tu ne bois jamais rien de chaud ?
- Jamais. - Cela ne te manque-t-il pas ?
Je dois dire que c'est agr�able de boire un caf�, pour changer.
Oui, Tarzan.
- O� va-t-il ? - B�tir un abri.
- B�tir un abri ? - ll ne lui faut pas longtemps.
On a un manoir dans chaque clairi�re.
Tu ne vas pas camper toute ta vie.
- Ne veux-tu pas revenir ? - Non.
�a ne serait pas agr�able de vivre entour�e d'hommes ?
Juste pour rappeler au num�ro un qu'il y a un num�ro deux ?
Et peut-�tre un num�ro trois.
D'un autre c�t�,
il n'y a pas d'autre femme ici pour se moquer de mon num�ro un.
- J'ai not� l'absence de femmes. - Merci beaucoup.
C'est te rencontrer qui me l'a fait r�aliser.
Comme un homme affam� devant un restaurant.
- On s'amusait, �a ne te manque pas ? - Je m'amuse, ici.
Les soir�es de juin en Angleterre, Murray's Club � Maidenhead.
- Le clair de lune sur la Tamise ? - La danse.
Une fl�te de champagne,
s'asseoir avec des gens vrais, �couter de la musique.
Des gens vrais. Vraiment ?
Au moins, les hommes sont civilis�s.
- �a les rend meilleurs ? - Oui, pour les femmes.
Les hommes ont besoin de voyager pour apprendre le sens des valeurs.
Regarde Cheeta.
Voici ta civilisation.
Allons, o� est ta fiert� ?
Tu n'aimerais pas � nouveau porter de belles robes ?
Remarque, je ne me plains pas.
J'ai fait faire �a sur mesure.
Tu n'as pas perdu tout int�r�t pour les v�tements ?
- Quelle femme en est capable ? - Pas une �l�gante.
Bien. Viens.
Pourquoi ? Qu'y a-t-il ?
- Harry a une surprise pour toi. - Une surprise ?
Attends de voir.
Elles sont magnifiques !
- Heureux qu'elles te plaisent. - Tu plaisantes ?
Elles sont merveilleuses !
- Tu es un amour. - Remercie-moi.
J'ai fait tout Paris pour les trouver.
Regarde-moi �a.
ll n'est pas beaucoup plus grand qu'un timbre-poste.
Mais il est �l�gant.
Tu ressembles � la Jane de mes souvenirs.
J'ai l'impression de la retrouver.
- Pas terrible pour grimper aux arbres. - Non.
lls sont plut�t fins.
Donne-les-moi.
Aucune fleur de la jungle ne peut �galer ce parfum.
Crayon � sourcils, rouge � l�vres...
lnd�l�bile. ll r�siste aux baisers.
J'ai amen� tout le n�cessaire.
Pour deux c�libataires, vous savez ce que portent les femmes.
Je suis un as du shopping.
Formidable.
Je ferais mieux de trouver une robe.
Celle-ci est de la m�me couleur
que celle que tu as port�e la nuit du bal chez Mme Cutten.
C'est mignon que tu t'en souviennes.
Elle promet de montrer quelque chose
qu'on ne voit jamais.
- Elle est doubl�e. - C'est la nouvelle mode.
- C'est vrai ? - A Londres, on cache ses jambes.
Je suis content que �a ne soit pas ton cas. Tu me plais comme �a.
La mode a chang�, n'est-ce pas ?
Je n'aurais pas cru cela possible en si peu de temps.
Je ne saurais m�me pas comment porter ceci.
- Essaie-la. - On va te laisser seule.
Un gramophone ? On va avoir de la musique ?
Ces disques sont vieux de quatre mois, mais tu ne les connais sans doute pas.
Je vais les essayer. Mais je veux que tu comprennes
- que �a ne va rien changer. - Changer quoi ?
- Tu veux que je rentre. - Tu dois rentrer.
- Pourquoi ? - Tu ne peux pas rester.
Tu ne survivrais pas s'il lui arrivait quelque chose.
- Je ne le voudrais pas. - N'importe quoi.
- lmagine qu'il meure. - lmpossible.
Tout peut arriver, ici. Que t'arriverait-il, alors ?
Que lui arriverait-il si je repartais ?
ll peut venir aussi.
Tarzan, l�-bas ? ll en mourrait.
- Allez, tu nous retardes. - D'accord.
Allons, j'en ai pour une minute. File.
Elle est extraordinaire.
Une femme capable de s'abandonner comme une sauvage
mais qui serait � sa place � Mayfair.
- Mayfair ne l'int�resse pas. - N'importe quoi.
Elle a d�j� des doutes, veinard.
- Je ne crois pas. - Elle te reviendra.
C'est la nature � l'�tat brut. Les plus forts survivent.
lci, c'est Tarzan, et il ne la laissera pas partir.
Si elle le veut, comment peut-il l'en emp�cher ?
Bon sang, Martin, ce n'est pas un animal.
- S'il vous pla�t ? - Oui.
Moko tr�s malade.
Seringue.
D'accord, je vais lui faire une piq�re.
O� est-il ?
Poussez-vous de l� ! Allez !
- Qu'est-ce que c'�tait ? - Les porteurs qui �coutaient la musique.
J'adore �a.
Tu as besoin d'aide ?
- Tu aides toujours les dames � s'habiller ? - Quand elles sont jolies.
Voil�.
�a te pla�t ?
Parfait. Elle est encore plus belle sur toi.
Tu vois ? L'arme fatale des femmes, c'est l'imagination des hommes.
Elle est tr�s �l�gante.
- O� est Harry ? - ll soigne un indig�ne.
ll n'en a que pour quelques minutes.
Merci.
Amusant, n'est-ce pas ?
Tu es la premi�re femme que j'aie d� convaincre � mettre une robe.
J'imagine que cela ne t'arrive pas souvent.
Tout est � l'envers, ici.
- Tu m'as promis cette danse. - Oui.
Enfin, je l'ai promise au duc de Riverbotham,
mais comme ce vieux croulant n'est pas l�, il attendra.
Merci.
Tu es une fascinante petite sauvage.
Pardonne-moi. Je perds la t�te.
Tu es tellement belle.
- Je suis autant � bl�mer que toi. - Je t'en prie.
Oublions cela,
il n'y a qu'un homme qui compte pour moi.
C'est Tarzan.
- ll n'y a rien. C'est de la musique. - Musique ?
Oui, comme les indig�nes avec leurs tam-tam.
C'est un peu plus civilis�. Regarde.
C'est �a.
Tout le monde parlera de toi.
C'est enthousiasmant.
La musique est toujours capable de charmer un sauvage,
mais il y a plus fascinant.
On s'attache � la jungle, n'est-ce pas ?
C'est tr�s r�cent, pour moi.
N'oublie pas que la jungle rec�le �galement des dangers.
Ce qui la rend encore plus fascinante.
Ce sont des v�tements.
Les femmes les portent en esp�rant plaire aux hommes.
C'est pourquoi je les ai port�es. Je pensais que tu les aimerais.
- Tu les aimes ? - Ce sont des bas.
Les aime.
La soie est provocante au toucher.
Elle l'a toujours �t�.
ll est aussi curieux que pour le phonographe.
C'est du parfum.
Je pense qu'il pla�t � Tarzan.
- Pas aller. - Non, Tarzan.
- Harry, pouvons-nous danser ? - Bien entendu.
Pas aller.
Harry, il se fait tard. Je suis d�sol�e.
Tu es un mauvais gar�on.
Bonjour. Je t'aime.
Tu n'oublies jamais, n'est-ce pas ?
- N'oublie jamais que je t'aime. - Que tu aimes qui ?
- Je t'aime. - Qui ?
Aime Jane.
Aime ma...
Ma femme.
Allons, paresseux, va me chercher mon jus de fruit.
Tu t'es lev� t�t pour faire du shopping ?
Ou tu as pass� la nuit au club ?
Tu ne vas pas me convaincre aussi facilement.
Tu es s�r qu'il n'y a pas une autre femme ?
Femme. Homme.
C'est comme �a, Tarzan.
Je t'aime. Heureux.
Harry veut t'envoyer � Londres,
te parer de fanfreluches, de chaussures �troites et d'un col haut.
Si tu voulais voir un arbre, il te faudrait acheter un arrosoir
pour le faire grandir.
- Tu serais malheureux. - Malheureux ?
C'est un mot dont j'esp�re que tu ignoreras toujours la signification.
Quoi ?
- Nager. - D'accord.
Une minute.
Ne fais pas la t�te.
Nager.
Tu ne connais pas ta chance, par rapport aux autres maris.
Les pauvres doivent attendre des heures tous les matins
- que leur femme s'habille. - Nager.
Ch�ri, il faut que je m'habille.
Nous ne sommes pas seuls, on pourrait me trouver ind�cente.
Je t'aime.
Bonjour, on s'est lev� aux aurores ?
C'est bien.
Cheeta file sans attendre quand on approche de l'eau, n'est-ce pas ?
Tarzan, attends !
Ch�ri, tu es tr�s...
Jette-la-moi, Cheeta.
Donne-la-moi.
Tu n'es pas dr�le.
Jette-la-moi.
Ne vois-tu pas que je suis nue ?
Donne-la-moi.
Gentil singe.
Ch�ri, viens ici.
Elles sont superficielles.
- Jane, tu vas bien ? - Bien s�r.
Pourquoi irais-je mal ?
Bonjour.
- Qu'y a-t-il ? - Tu es s�r qu'il faut prendre � droite ?
Tarzan a dit d'aller tout droit.
ll doit y avoir un chemin plus facile. On perd un temps fou.
Pourquoi prendre un guide pour ensuite l'ignorer ?
ll fait le tyrolien au lieu de nous aider.
- Saidi, on va tout droit ? - Oui.
Essayons un raccourci. Allons � gauche, il y a moins de v�g�tation.
On pourrait se perdre.
Au moins, on pourra ranger nos machettes.
Allez, par ici, bande d'idiots.
Mon ami Martin.
Tant qu'il y a des v�tements, il y a de l'espoir avec une femme.
Vous d�viez.
ll nous faudra des heures si on veut aller tout droit.
Tarzan s'en est occup�.
Tout va bien.
Tarzan a demand� � l'�l�phant de vous aider.
Tr�s bien. Merci.
Descends, Cheeta.
Cheeta nous pr�viendra si vous avez des probl�mes.
Vous serez � la clairi�re quand le soleil sera au z�nith.
Dans une heure environ.
C'est une excellente id�e.
Au revoir.
Traverser la jungle, c'est un jeu pour eux.
Arr�te !
lls ne font que jouer, n'est-ce pas ?
Je me demande ce qu'ils font pour garder la forme.
Non, Tarzan !
Ce n'est pas comme �a qu'on traite une dame.
- S'amuser, c'est bien, mais... - S'amuser.
Arr�te !
Attends que je retrouve mon souffle.
Tu vas me porter, maintenant.
Ce n'�tait pas juste.
Si tu refais �a, je ne t'adresserai plus jamais la parole.
C'est encore loin ?
Je suis contente qu'on soit arriv�s.
Jane apprendre Tarzan.
Tarzan apprendre Jane.
J'ai d� r�ussir mes examens, aujourd'hui.
Examens.
lls peuvent camper ici.
Moi, je voudrais une jolie maison avec vue sur le fleuve.
On va se reposer ici.
Merci, ch�ri.
Debout, fain�ant. Tu as du travail � faire.
Va voir comment ils vont.
Gentille Cheeta.
Cheeta, attention !
Je vais bien, mais Cheeta...
Gentille Cheeta.
Bonjour !
C'�tait un rhinoc�ros ?
Elle s'est mise devant moi pour me sauver.
Elle est morte.
On ne peut rien y faire, ni toi, ni moi, ni personne.
�a va, Cheeta. La douleur va se calmer.
ll le faut. Sinon, comment pourrions-nous survivre ?
Reviens ! Tarzan ne veut pas que tu y ailles.
Je suis un peu secou�e. Mais toi, tu vas bien ?
Tr�s bien, merci.
Tarzan, non.
Nous devons repartir. Allez.
Bonjour.
On est lev�s depuis longtemps.
- Du caf� ? - Non, merci.
Jane, Tarzan pourrait-il appeler d'autres �l�phants ?
- Tout un troupeau ? - ll refuse de me croire.
- Oui. Pourquoi ? - lls pourraient transporter des caisses.
On pourrait transporter plus d'ivoire.
Bien s�r, quelle excellente id�e ! Pourquoi n'y ai-je pas pens� ?
Tarzan, tu dois appeler d'autres �l�phants.
Non, tous les �l�phants.
ll leur faut les �l�phants pour leur ivoire, leurs d�fenses.
lls pourront les transporter sur le dos des �l�phants.
- Partir ? - Oui.
Mahowoni dormir.
C'est pour �a qu'ils vont au cimeti�re. Pour l'ivoire.
Pour devenir riches.
ll ne sert � rien l� o� il est.
Mahowoni dormir.
Je le leur ai promis.
Mahowoni dormir.
Pourquoi pensait-il qu'on voulait y aller ?
Je n'y avais pas pens�.
Tarzan n'a pas d'arri�re-pens�e.
ll va quelque part parce qu'il en a envie.
- Mon p�re y est enterr�. - ll y est d�j� all� avec nous.
- Tu n'as pas essay� de prendre de l'ivoire. - Peux-tu le convaincre ?
J'essaierai.
Et toi, tu ne saurais pas trouver le chemin seul ?
C'est impossible sans lui.
ll t'y a d�j� emmen� ?
- Non, on a suivi un �l�phant mourant. - Un �l�phant mourant ?
Je t'en ai parl�. Leur instinct les y m�ne.
S'ils se sentent mourir, ils partent pour le cimeti�re.
- Un �l�phant mourant. - Qu'a-t-il dit ?
ll veut bien vous ramener, mais il refuse de continuer.
ll faut qu'il comprenne.
Nous avons investi tout notre argent l�-dedans.
Pour Tarzan, l'argent n'est rien. Cela ne veut rien dire pour lui.
O� est le probl�me ? lls sont tous morts.
C'est comme si on te demandait de voler un cimeti�re, chez toi.
Mais ce sont des animaux, pas des humains. C'est diff�rent.
Pas pour lui. Je te comprends,
mais je le comprends aussi, lui.
Tu vas le laisser t'emp�cher de tenir ta promesse ?
Je n'aurais pas d� promettre pour lui.
Tarzan repr�sente la seule loi dans la jungle et pour moi.
Laissez-nous vous montrer le chemin du retour.
Je continue. J'ai trop � perdre.
- Je suis d�sol�e. - Mais n'a-t-il pas compris...
Tant pis, il y a d'autres guides.
Martin, attends !
Arr�te, Tarzan !
L�che-le.
- Mon ami Martin m�chant. - Tu ne comprends pas, ch�ri.
Attends.
- Harry, on s'en va. - Tu ne rentres pas avec nous ?
Je veux rester avec lui. Au revoir.
Je suis ici pour l'ivoire. Et toi ?
Je suis avec toi.
- D'accord. Suivons-le. - Oui.
Vers o� se dirige-t-elle ?
Elle traverse les cascades.
J'y suis d�j� pass�.
- Au travers ? - Oui.
D'accord.
J'avais peur qu'elle meure avant d'arriver.
lls y arrivent toujours.
Mon Dieu, c'est une cit� pav�e d'or !
Emportons-en autant que possible. La prochaine fois, on aura mille hommes.
Allons-y.
Cet endroit me donne la chair de poule.
- Des fant�mes d'�l�phants ? - Non.
Le p�re de Jane est enterr� par l�.
- Saidi. - Oui.
Charge autant de d�fenses que possible.
Que tout le monde en porte, m�me les guerriers.
- Pas d'exception. - Bien, bwana.
Que font-ils avec ces caisses ?
Transporter � manger.
Allez, les gar�ons.
Que fais-tu avec ton bouclier et ta lance ?
Tout le monde prend de l'ivoire.
On n'a pas besoin de protection. Allez.
On va se faire �craser.
- Les morts ne donnent pas d'ordre. - Mais si.
Tarzan, attends !
Je veux leur parler.
Tu dois attendre.
- Attendre ? - ll le faut.
Abandonnez vos plans fous. Vous �tes de mon peuple.
Je ne veux pas vous enterrer ici avec mon p�re.
- Peut-�tre avons-nous eu tort. - Quoi ?
Les �l�phants sont les amis de Tarzan.
Je comprends que nous avons viol� quelque chose de sacr� pour lui.
C'est g�n�reux de votre part.
- Tarzan veut-il bien nous ramener ? - Oui.
lls vont laisser l'ivoire. lls comprennent.
Bien s�r.
Peut-�tre pouvons-nous rester ici ce soir. Les gars sont �puis�s
- et il est inutile de nous presser. - Bien.
Les �l�phants ne sont pas dangereux,
mais les gars ne vont pas �tre � l'aise.
Tarzan va les renvoyer.
Demain, quand le soleil sera l�, nous repartirons.
- Saidi, dis aux gars de faire un feu. - Oui.
Lanterne. Merci.
La tombe de son p�re.
Cela appartenait � mon p�re.
Je veux que tu le portes pour toujours.
Toujours.
Bonjour. Je t'aime.
Toujours.
Oui, ch�ri, toujours.
Reviens vite, Tarzan.
Reviens ?
Pas la moindre trace. Nous avons fouill� chaque centim�tre des rives.
lmpossible qu'il ait disparu.
ll faut que tu regardes la r�alit� en face, m�me si elle est cruelle.
ll a combattu des dizaines de crocodiles.
ll ne l'a pas vu. J'ai cri� pour l'avertir.
ll s'est tourn�, mais n'a rien pu faire.
- Peut-�tre qu'il lui a �chapp�. - ll faut que tu prennes soin de toi.
- Tu as trouv�... - D�sol�.
ll doit rester des traces.
M�me s'il �tait...
ll a dit : ''Toujours.''
Attends.
Emm�ne-moi.
- Jane, tu es �puis�e. - Je vais bien.
On pourrait fabriquer un brancard et te porter.
J'aime marcher.
Tu es tr�s courageuse.
Non. Si je l'�tais, je repartirais.
Avec mes souvenirs de Tarzan.
R�ponds-moi honn�tement.
Tu te sentirais mieux si on ne prenait pas l'ivoire ?
Si on le ramenait ?
C'est gentil de ta part,
mais rien ne compte plus pour moi.
Supposons qu'elle ait dit : ''Ramenez-le.''
Cette histoire de crocodile est �trange.
Je n'aurais jamais cru Tarzan capable de se faire prendre par surprise
si tu ne me l'avais pas dit.
Je pensais que tu �tais partie.
Elle ne t'a pas abandonn�e, apr�s tout.
- lci, on reste fid�le aux vivants. - Comme partout.
Du calme, Cheeta. Tout va bien. Tu peux venir avec moi.
Qu'y a-t-il ?
Mieux vaut l'attacher pour qu'elle ne s'enfuie pas � nouveau.
Qu'y a-t-il ?
Elle essaie de me dire quelque chose.
Peut-�tre que tu devrais lui rendre sa libert�.
lls meurent, en captivit�.
Tarzan est vivant.
Quoi ?
ll est vivant.
Tarzan est vivant.
- Si seulement c'�tait vrai, mais... - C'est vrai.
- Elle veut me montrer le chemin. - lmpossible.
- Tu y crois, Jane ? - J'en suis certaine.
- Je dois aller le retrouver. - Je viens avec toi.
Saidi, dis-leur d'arr�ter.
Tu poursuis une ombre.
- ll est vivant, quelque part. - Suivons Cheeta.
Des tambours Juju.
O� ?
Derri�re nous, et par l�.
- Juju, bwana. - Quelle tribu ?
Nouveau pays. Pas savoir.
D'accord. Allons-y. Tout droit.
Harry, nous devons retrouver Tarzan. ll est par l�.
lmpossible de passer. On doit se sauver. Cheeta peut nous guider plus tard.
Reviens. Ramasse l'ivoire.
- L'ivoire, on s'en fiche. - Je continue.
Si on pouvait atteindre ces rochers, on pourrait les retarder.
On pourrait les attaquer.
lls nous attaqueront d�s qu'on pointera une arme.
lls n'ont jamais vu d'armes. On peut passer.
D'accord, essayons.
Dis aux gars d'amener les caisses de munitions.
Dis-leur de filer vers les rochers d�s qu'on ouvrira le feu.
Pr�t ?
Maintenant !
Va chercher la caisse de munitions.
Si seulement on avait ces munitions.
- Couvre-moi. - Attends un peu.
- Tu es meilleur tireur que moi. - Je le sais.
Mais je cours aussi plus vite que toi.
Ne gaspille pas tes munitions. lmpossible de les tuer tous.
Cheeta, reviens !
Elle nous abandonne ?
Non, elle va chercher Tarzan.
Allez, Cheeta !
Elle va y arriver.
Vas-y !
Je les connais.
Selon Tarzan, ils mangent des lions.
Des lions ?
lls rugissent pour attirer les lions, puis ils les tuent.
Cette fois, ce sont les lions qui sont � leurs trousses.
lls se servent de Saidi comme d'app�t.
- Reviens, tu ne peux rien faire. - Reviens !
Surveille la saillie.
Je pensais qu'une fois face � la mort, plus rien ne compterait.
Qu'est-ce qui compte ?
Toi.
Toujours parti.
Non, ch�ri. Pour toi et moi, toujours ne fait que commencer.
Fin
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