All language subtitles for Secret of the Incas (1954)

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Original subtitles

Pourquoi nous arr�tons-nous ?

Cuzco. Nous allons � Cuzco.

Faut-il que les voies du P�rou soient aussi rapides ?

J'essaie de vous ramener � Cuzco � temps pour votre avion.

Pas de panique, on n'a encore jamais perdu un touriste.

A�ROPORT DE CUZCO

Aux passagers du vol pour Lima, veuillez pr�senter vos tickets.

C'est ici que je vous quitte.

Je pense que vous avez appr�ci� ce tour de Cuzco, ville lumi�re.

Si vous venez � D�troit...

Je sais, M. Potter. Je passerai d�ner. Merci.

C'�tait tr�s agr�able. J'ai beaucoup aim� ce voyage.

Si vous vous demandez comment me payer

sans me vexer, Mlle Morris, oubliez �a.

Sortez votre liasse et commencez � compter.

Vous n'�tes pas du genre timide.

Pas avec l'argent. L'argent chante et j'aime la musique.

Bien des hommes n'aiment pas prendre l'argent d'une femme.

C'est le meilleur. Le plus dur � obtenir.

Il sent toujours tellement bon.

Aux passagers du vol pour Lima, veuillez pr�senter vos tickets.

Je vais v�rifier.

Charlie, il y a des touristes dans l'avion qui arrive ?

Je n'ai pas encore regard�.

- Ed Morgan te cherchait. - J'en suis combl�.

M. et Mme Winston, de Boston.

Et M. et Mme Richmond de St Louis.

Mon gibier.

- Des avions priv�s � l'arriv�e ? - Non.

Tu demandes toujours cela et la r�ponse est toujours non.

Mais un jour, tu r�pondras oui.

Et alors ? Supposons qu'un avion priv� atterrisse ?

Garde-le pour toi mais je le volerai.

Toi et ton sens de l'humour.

Hilarant. Morgan a dit o� il serait ?

� l'El Prado. Tu devrais �viter cette fripouille.

J'aime bien c�toyer Morgan. Je me sens honn�te.

Je vais aller chercher mes pigeons avant qu'ils soient plum�s.

M. Richmond, M. Winston !

Bienvenue � Cuzco, Ville Lumi�re.

Harry Steele. La compagnie a�rienne m'envoie vous guider.

Cent soles par jour. Chacun.

- On ne nous a rien dit. - Maintenant, c'est fait.

Ce sont vos bagages ?

- C'est bon, mon ch�ri ? - Oui, c'est bon.

Vous �tes costaud. Est-ce amusant de guider les gens ?

Cela d�pend d'o� ils veulent aller.

- Je ne veux rien rater. - Je verrai ce que je peux faire.

J'esp�re que je ne couve rien. Je peux � peine respirer.

C'est l'altitude. Nous sommes plus de 3000 m�tres de haut.

Allez-y doucement.

C'est l'allure que je pr�f�re.

Vous allez adorer Cuzco.

Allons d'abord nous rafra�chir � l'h�tel. Nous vous y verrons, M...

- Appelez-moi Harry. - Tr�s bien.

O� serez-vous si nous avons de soudaines envies ?

- Juste devant votre porte. - Excellent service.

Personne ne s'est jamais plaint. � l'h�tel.

Ch�ri, tu devrais faire une sieste arriv� � l'h�tel. Une longue sieste.

- Je te cherchais. - C'est ce qu'on m'a dit.

J'ai une offre � te faire. Un peu d'argent.

Combien ?

Tu verras, je veux la moiti�. Je te fais confiance.

J'en suis tr�s �mu.

C'est une fille. Europ�enne. Hongroise ou Roumaine d'apr�s le nom.

- Elle a besoin d'aide. - Quel genre ?

Je ne veux pas savoir les d�tails. C'est ton rayon.

Je ne veux pas la voir.

Oui, et si j'ai des probl�mes, tu ne me connais pas, c'est �a ?

- O� est-elle ? - Elle arrive de La Paz aujourd'hui.

En camion.

On ne voyage pas ainsi � moins d'�viter les contr�les frontaliers.

Chacun fait ce qu'il veut. Je ne pose pas de questions.

- � plus tard. - Autre chose.

Je me doutais que tu ne m'avais pas fait venir pour �a.

J'ai entendu des rumeurs.

Le Mus�e Arch�ologique a re�u une nouvelle pi�ce.

Une grosse pierre grav�e. Inca.

- Dis-m'en plus. - J'y viens.

J'ai entendu dire qu'un Indien nomm� Hunca a trouv� la pierre grav�e

- avec un coin manquant. - Ah oui ?

Oui. Il semblerait qu'ils ne trouvent pas le coin.

Et l'Indien Hunca a achet� � sa femme 50 m�tres de soie et des chaussures.

Tu as de bonnes oreilles, Ed.

Je voulais t'en parler au cas o� tu aurais quelque chose � me dire.

Je n'ai rien � l'esprit.

�a pourrait te venir soudainement.

Je pense tr�s lentement. Je n'y compterais pas.

Tu ne me cacherais rien. Pas � ton vieux copain, Ed Morgan.

Ne l'oublie pas.

Qui t'a envoy� ? Reste � terre ou je te balance par la fen�tre !

C'est Ed Morgan, n'est-ce pas ? C'est ce que je pensais.

Quoi qu'il t'ait donn�, �a n'en valait pas la peine.

J'�tais cens� vous effrayer.

C'est r�ussi. Tu m'as rendu tr�s nerveux.

C'est ton m�tier ou juste un passe-temps ?

Je ne veux pas de probl�mes. Morgan m'a dit de viser � c�t� et de filer.

Il m'a donn� 500 soles.

Montre-les-moi.

- C'est mon argent. - Plus maintenant.

Tu as rat�. �coute-moi bien.

Je n'aime pas ta t�te. Si je la revois, je te refais le portrait.

Non ! Le fusil ! Le fusil ! Qui paiera pour le fusil ?

Il vient de m'arriver une dr�le de chose, Ed.

J'ai envie de te le raconter.

Reste calme, c'est tout. Je ne bouge pas tr�s vite

mais j'ai des amis plus rapides.

Tu vas en avoir besoin si tu ne t'expliques pas.

- � propos de quoi ? - De ton ami avec le fusil.

Ne t'�nerve pas. J'aurais pu envoyer un bon tireur. Tu le sais.

- Je devrais te remercier ? - Tu es un homme, un vrai, hein ?

Grand, s�duisant, tu as tout.

Et moi, je suis vieux, fatigu� et bedonnant.

Et tu crois que tu sais tout de moi.

Tu es plus gros que tu n'en as l'air.

Un petit homme bouffi de pr�tention.

J'�tais comme toi autrefois.

Je suis venu l� pour leur apprendre la musique.

Faire vite fortune et repartir.

�a fait 14 ans que j'attends une piste sur le tr�sor inca.

- Qu'est-ce que �a peut me faire ? - Ne te fiche pas de moi.

Tu as cette pierre.

Celle qui dit o� Manco a enterr� le disque d'or.

J'y �tais une demi-heure apr�s toi.

Tu l'as, tu sais ce que c'est et tu as besoin d'un associ�.

Tu �tais peut-�tre quelqu'un autrefois, Ed. Plus maintenant.

Tu n'es rien. Pour moi, tu n'es qu'une grosse barrique.

Je n'ai pas besoin de toi.

J'ai peut-�tre eu de la chance et trouv� une piste valable.

Mais �a ne te regarde pas, oublie �a.

Je connais un meilleur tireur.

La prochaine fois que tu m'enverras un fusil,

je te l'enfonce dans le nez.

- Ne t'�nerve pas. - Souviens-toi de ce que j'ai dit.

Eh, attends une minute.

Et le boulot que je t'ai trouv�, la fille ?

Tu es un sacr� num�ro, hein ?

On avait un accord.

- Elle existe vraiment ? - Je te l'ai dit.

Elle arrive en camion.

- Que voulez-vous ? - Hotel de Touristas.

- Vous voyez ? - Oh, merci.

Je vous en prie.

Voici la Grande Cath�drale de Cuzco,

elle abrite la fameuse cloche, Maria Angola,

dont on entend le son � sept kilom�tres alentour.

Le b�timent est aussi c�l�bre pour ses tr�sors artistiques

dont une toile attribu�e � Van Dyke.

Si vous voulez bien me suivre...

L'�difice a �t� b�ti par les premiers colons espagnols en 1595.

Il a surv�cu � deux s�ismes majeurs.

Si vous voulez bien me suivre � l'int�rieur...

Prenez la rel�ve, Se�or Fernandez.

Je les ai balad�s toute la journ�e. Le Tour Num�ro Trois leur suffira.

Voici des couteaux en bronze � usage chirurgical qui �voquent

une civilisation avanc�e.

D'ailleurs, deux c�l�bres chirurgiens p�ruviens

ont r�cemment effectu� une op�ration avec les m�mes couteaux

utilis� par les Incas pour la chirurgie cr�nienne avec succ�s.

Ces textiles sont consid�r�s

comme �tant parmi les plus fins du monde, avec ceux des �gyptiens.

Bien des grandes d�couvertes sont le pur fruit du hasard.

Un natif �change le secret

d'une cit� cach�e contre un verre de chicha.

Un enfant cherche un agneau perdu sur une colline et trouve

la Pierre de Rosette.

La terre tremble, comme elle l'a fait en 1950,

et ouvre une chambre secr�te,

et nous entrons en possession d'une carte de pierre,

montrant la voie vers les tombes

des chefs de Machu Picchu et de Cuzco.

Et maintenant, nous avons ici

une belle collection de vaisselle aux formes et aux d�cors divers...

Elle me rappelle ma m�re.

- Votre m�re est tr�s jolie. - Oui.

Vous pensez changer votre fusil d'�paule ?

Vous ne le feriez pas ?

Ces grands vases, nomm�s Aribalos d'apr�s les vases grecs semblables,

�taient utilis�s pour la pr�paration de la chicha.

On a trouv� ceci en 1915 dans une tombe

juste � l'ext�rieur de Cuzco.

Et maintenant, la pi�ce de r�sistance...

Magnifique !

Un million de dollars � port�e de main.

Je vous croyais fatigu� de parler.

Pas � ce sujet.

D'o� viennent-elles ?

La grande relique est un cadeau du grand conquistador Pizzaro.

Ce petit disque d'or est 100 % inca.

Un disque d'or deux fois comme celui-ci a �t� vol�

dans le Temple du Soleil inca il y a pr�s de quatre si�cles.

Il �tait d�cor� de 119 diamants purs,

243 autres pierres pr�cieuses et pesait pr�s de 14 kilos

d'or pur.

On ne l'a jamais retrouv�.

Une l�gende dit que l'Empire Inca a �t� d�truit par les dieux

parce que le disque d'or a disparu.

Les Indiens pensent que l'empire sera r�tabli

s'ils trouvent le disque sacr�, le grand fr�re de celui-ci.

Ce disque d'or existe-t-il vraiment ?

Sinon les arch�ologues auront fouill� la moiti� du P�rou

rien que pourvoir des ruines et des momies.

- �a valait le coup d'�tre vu. - Tout � fait.

Bonsoir, Harry.

- Bonsoir, M. Winston, Mme Winston. - Bonsoir.

Nous voudrions voir la vie nocturne. Pouvez-vous nous aider ?

Il n'y a pas grand-chose � part les danses indig�nes.

- �a a l'air excitant. - Oh, �a l'est.

D'ailleurs, c'est trop excitant pour moi.

Tenez, allez � cet endroit, El Prado, demandez Ed Morgan.

Il vous fera passer un bon moment.

- C'est un de vos amis ? - Ne lui pr�tez pas d'argent.

Nous pensions que vous nous accompagneriez.

J'ai une fille � voir.

Nous ne voulons pas perturber votre vie priv�e.

Aucun risque.

- Merci, Harry. � demain. - Amusez-vous bien.

S'il vous pla�t, o� est M. Harry Steele ?

- L�-bas, au bar. - Merci.

- M. Steele. Harry Steele ? - Le nom importe-t-il vraiment ?

Oui, car je m'appelle Steele et je suis plus grand que vous.

Eh bien... je...

Vous auriez d� rester au mus�e cet apr�s-midi.

- J'ignorais qui vous �tiez. - Maintenant, vous le savez.

J'ai appel� M. Morgan. Il a dit que vous m'aideriez.

M. Morgan dit beaucoup de choses.

- Comment l'avez-vous trouv� ? - Nina Costa m'a envoy�e.

Du Club Granada � La Paz. Je travaillais pour elle.

Je dansais.

Le Club a d� changer de politique.

Je ne fais que danser, M. Steele.

Appelez-moi Harry.

Il veut savoir si vous buvez.

Oh, merci. Un Pisco sour dans un grand verre.

- Comment vous appelez-vous ? - Elena. Elena Antonescu.

M. Morgan dit que vous venez d'Europe. Il n'a pas dit o�.

- �a n'a pas d'importance. - Je vois.

Vous �tes partie en douce ?

Ill�galement, oui.

�a a d� �tre difficile.

Ils essaient de me rattraper depuis.

�a fera six soles.

J'ai un budget serr�.

Alors, quel est votre probl�me ?

Je veux entrer aux �tats-Unis.

Vous n'avez pas plus facile, un gentil petit meurtre

ou de la p�nicilline ?

Je vous demande juste de m'emmener au nord.

Si j'atteins le Mexique, je serai plus pr�s des �tats-Unis.

�a risque de prendre du temps.

Vous allez m'aider ?

Ne me pressez pas.

Comment avez-vous pass� la fronti�re bolivienne ?

J'ai travers� au Lac Titicaca.

Et offert aux gardes un sourire en guise de papiers ?

Je n'ai pas de papiers.

Vous avez une raison d'avoir quitt� La Paz ?

La police. Aucunes ressources apparentes.

Ils ont besoin de lunettes.

Commandez-nous un autre verre. J'ai fait des �conomies.

All�.

Entendu.

Par ici.

C'�tait Morgan au t�l�phone.

La Paz a envoy� un rapport sur vous.

Apparemment, vous �tes une cargaison importante.

Je dois aller au nord !

J'ai un homme qui pourrait vous faire passer en �quateur.

Mais il a des go�ts de luxe.

Sans votre aide, je risque de gros probl�mes.

Je ne suis pas donn� non plus.

Je sais que je peux compter sur vous.

Vous avez peut-�tre mal entendu. Combien d'argent vous avez ?

Environ cinquante dollars.

Vous allez avoir des probl�mes.

Mais c'est tout l'argent que j'ai.

Ce n'est pas de l'argent, c'est un pourboire.

Il m'en co�tera autant pour obtenir un rendez-vous avec ce type.

Je suis navr� mais on n'a rien pour cinquante dollars.

- Vous ne m'aiderez pas ? - Pas votre oncle Harry.

Quelle com�dienne !

Vous �tes tr�s dou�e.

D'habitude, �a marche.

J'ai vu tant de femmes pleurer que �a ne m'impressionne plus.

Je vous ai pris une chambre.

C'est le mieux que je puisse faire � moins que vous vouliez un guide.

Vous pouvez rester quelques jours.

Merci. �a ne sert � rien, il me poursuivra.

Qui donc ?

Le Consul roumain.

Il a pris l'avion depuis La Paz pour m'attraper.

Ils feraient tout pour ramener une r�fugi�e

derri�re le Rideau de Fer.

Il me suivra.

Il n'y a pas de vol de passager avant vendredi.

Il pilote un avion lui-m�me.

Il pilote son propre avion ?

Ce type de l'ambassade ?

Grand ou petit ?

Petit, je crois. Pourquoi ?

C'est un de mes passe-temps, les avions.

Il est � La Paz, vous avez dit.

Comment s'appelle-t-il ?

Marcu. Anton Marcu.

Allez dormir un peu. Nous nous verrons plus tard.

La Paz ?

All�, Se�or Marcu ?

Je m'appelle Steele. Harry Steele...

Que voulez-vous ?

La cl� �tait dans la serrure. Vous vouliez de la compagnie ?

Non !

- Vous auriez pu dire peut-�tre ! - J'ai dit non !

J'ai quelque chose � vous dire.

�a ne va pas vous plaire.

La police ! Ils savent o� je suis ?

Pire que cela. Ce type, Marcu, est au courant.

- Comment l'a-t-il su ? - Une ordure a d� le lui dire.

Pas si vite. Il ne peut pas �tre l� avant demain.

D'autre part, je vous veux ici quand il arrivera.

Je commence � me poser des questions sur vous M. Steele.

Vous me pardonnerez mais je me m�fie beaucoup.

Personne ne me fait confiance.

Marcu, pourquoi est-il important pour vous ?

Parce qu'il arrive en avion. Un chouette avion priv�.

Pour moi ! Pour me ramener si je suis ici !

Je vais devoir �tre honn�te avec vous.

- Ce serait bien, pour changer. - Je d�teste dire la v�rit�.

Mais je veux cet avion. Je peux presque le sentir !

En quoi cela me concerne-t-il ?

Vous �tes mon app�t. Je vais vous agiter sous le nez de ce type

jusqu'� ce que cet avion soit � moi.

Vous voulez que je vous aide.

Je sais ce que je dois faire pour vous.

Que ferez-vous pour moi ?

Vous viendrez avec moi.

Au Mexique ?

En �quateur.

Mexique.

Mais pas tout de suite. J'ai quelque chose � faire avant.

Tr�s bien, j'attendrai l'avion.

Comment allons-nous lui prendre ?

Il suffit d'avoir les cl�s. Vous les prendrez ais�ment.

Comment ?

Il les aura dans sa poche de pantalon.

D'accord. Je trouverai autre chose.

M. Steele...

Vous avez dit � Marcu que j'�tais l�, M. Steele.

Appelez-moi Harry.

Piste d�gag�e pour l'avion � atterrir.

On dirait l'avion que tu attendais.

C'est bien lui. C'est un ami.

Je l'ai eu au t�l�phone hier. Il m'a dit de commander le plein.

- D'accord. � qui je le facture ? - Moscou.

Marcu. M-a-r-c-u. Il veut du carburant premier choix.

On n'a que le meilleur.

Bienvenue � Cuzco, Ville Lumi�re, M. Marcu.

C'est vous qui m'avez t�l�phon� ?

Mon nom est Steele. Harry Steele.

La jeune femme en question...?

Je l'ai convaincue de vous parler.

Vous lui avez parl� de moi ? Et elle n'a pas fui ?

Je l'ai roul�e. Je lui ai dit que je l'aiderais � s'�chapper.

Vous �tes tr�s intelligent, monsieur...

Appelez-moi Harry.

J'ai fini avec vous. Dites-moi o� elle est.

Je n'aime pas avoir l'air v�nal mais ma tirelire est bien vide.

Pengo, zloty, quoi que vous utilisiez en Roumanie.

Vous voulez votre argent.

Je l'ai juste ici.

O� est-elle ?

Quand il sera juste ici, nous irons la retrouver.

Prenez mon sac.

Vous n'aurez aucun...

J'ai tout arrang�. Vous n'aurez aucun probl�me sans passeport

si vous venez avec moi.

Et si je refuse ?

Je serai malheureusement oblig� de vous remettre aux autorit�s.

Vous ne me laissez pas beaucoup de choix.

Si je rentre avec vous, qu'adviendra-t-il de moi ?

Vous �tes oblig�e de parler anglais ?

Elle est polie, voil� tout. Elle ne veut pas que je m'ennuie.

Je ne m'ennuie pas.

Bonsoir, Mme Winston.

J'ai dit, qu'adviendra-t-il de moi ?

Rien. Ce n'est qu'une formalit�.

Vous croyez que notre gouvernement est barbare ?

Si je viens, je ne reverrai jamais la lumi�re du jour.

J'ai des amis.

Il ne m'arrivera rien, ici.

Lui ?

Vous croyez qu'il va vous aider ? Je peux l'acheter � tout moment.

Vous, allez me chercher un verre.

Bien s�r.

C'est un plaisir de vous servir.

Ce type avec qui tu es, tu vas l'assommer avec �a, Harry.

Il est assez en forme.

Il ne se m�fie pas de l'altitude ?

Je lui donne une le�on.

Je veux te parler.

Non.

Tu ne me traites pas bien.

�a m'inqui�te, Ed.

Ne faites pas �a.

- Elena... - Vous !

Butor ! J'ai dit ne faites pas �a.

Est-il n�cessaire de vous �nerver ?

Qui est �nerv� ?

Si j'�tais �nerv�, j'aurais fait �a.

Je suis trop impatient.

Il a d� laisser les cl�s dans sa veste.

Manuel !

Sa chambre est la 218. Mettez-le dans un endroit frais et sombre.

- C'est l'altitude. - Tr�s mauvais, l'altitude.

Et maintenant quoi ?

Votre chambre est la 220.

� c�t� de la sienne. Un balcon les s�pare.

Vous voulez que je prenne les cl�s ? Pourquoi pas vous ?

S'il se r�veille et vous voit, ce n'est pas lui qui s'en plaindra.

- Je veux te parler, Harry. - Pas moi.

� propos de cette pierre que tu as.

Si tu te rasais de temps en temps ?

Je te l'ach�te !

Un bon prix. Assez pour repartir d'ici.

Pauvre petite chose, tu trembles.

Jusqu'ici, j'ai �t� gentil.

Maintenant, c'est diff�rent.

Je veux cette pierre !

Viens la chercher.

Je ne l'oublierai pas, Harry.

Je n'en attendais pas moins.

Il n'a m�me pas boug�.

Nous devons aller chercher nos bagages.

Donnez-moi les cl�s.

Pas avant que nous soyons dans l'avion.

Je croyais que vous commenciez � me faire confiance, Mlle Antonescu.

Appelez-moi Elena.

- � l'a�roport. - Tr�s bien.

Je vais les �loigner.

D�s qu'ils partiront, courez vers l'avion et d�verrouillez le contr�le.

Ce bon vieux Charlie.

Il y a assez de carburant pour huit heures.

O� sommes-nous ?

Apr�s cette rivi�re, il reste 15 kilom�tres.

Pourquoi nous arr�ter ? Nous ne continuons pas ?

C'est ce qu'ils croient � Cuzco.

Ils savent exactement o� m�nent huit heures de carburant.

Ils nous attendront dans chaque champ,

mais nous n'y serons pas.

O� serons-nous donc ?

�coutez, ne commencez pas � m'en faire voir.

J'ai une bonne raison d'�tre ici.

Vous vous changez et vous venez avec moi ou vous rentrez � pied.

C'est par-l�.

J'ai le droit de poser des questions.

Bien s�r. Mais ne le faites pas.

�a m'agace.

Mettez des chaussettes plus �paisses demain.

Je crois que je vous d�teste !

Vous avez promis de m'emmener au Mexique.

Je n'ai pas dit quand.

O� allons-nous alors ?

- Vous connaissez Machu Picchu ? - Non.

C'est une ancienne cit� inca.

Elle a �t� perdue pendant plus de mille ans. Vous la verrez demain.

Pourquoi voulez-vous tant y aller ?

Les loyers sont bon march�.

Je veux aller au Mexique !

Arr�tez de me harceler.

"Harry... ! Oui ?"

J�ai froid.

Oui.

D'o� venez-vous, Harry ?

- De Californie. - Oh, la Californie !

Je connais la Californie. Je sais tout.

Toutes les pommes viennent de l�-bas.

Bien s�r, c'est �a. La Californie. Elles viennent de l�.

Et de Floride. Plein de pommes.

Vous voyez, je sais tout sur les �tats-Unis.

Demandez-moi.

- Qui a coup� le cerisier ? - Abraham Lincoln.

Je pensais que vous ne sauriez pas.

J'aurais peut-�tre d� me raser.

Je vous aime bien comme �a.

Vous avez enfin re�u le message.

Et demain, nous retournerons � l'avion

et irons au Mexique, d'accord ?

Parlons de �a demain.

- Vous �tes �puis�e. - Je ne peux plus respirer !

L'oxyg�ne est plut�t rare, m�me ici.

Nous sommes � environ 2 500 m�tres.

- Cet endroit o� nous allons... - Machu Picchu ?

Supposons qu'il y ait quelqu'un l�-bas qui vous connaisse ?

Il n'y aura personne l�-bas.

Quelques Indiens, peut-�tre.

Ce n'est pas une station baln�aire. Peu de gens vont � Machu Picchu.

Je pourrais m'en passer, moi-m�me.

�a vous redonnera un peu d'�nergie.

Voulez-vous que je vous porte ?

- Non ! - Ravi de vous l'entendre dire.

La voil�.

Machu Picchu, la cit� perdue des Incas.

Des tentes ?

Quelqu'un nous a pr�c�d�s !

Ce sont peut-�tre des visiteurs.

Je vous l'ai dit, personne ne vient ici sans raison.

La seule, c'est de faire des fouilles.

Je n'aime pas avoir de la concurrence.

C'est une sorte d'exp�dition arch�ologique.

Mettons-nous d'accord.

Nous sommes � court d'essence pour l'avion. Compris ?

Vous et moi, que sommes-nous l'un pour l'autre ?

Fr�re et s�ur ?

Personne ne le croirait, moi y compris.

Vous m'avez engag� pour piloter l'avion. Compris ?

- Que vous est-il arriv� ? - Je suis tomb�e.

Regardez o� vous marchez. Il y a trois kilom�tres jusqu'en bas.

Pas tout de suite. Vous arrivez � un moment tr�s important.

Vous parlez anglais.

Je l'ai appris � l'universit� de Cuzco.

- Que se passe-t-il en bas ? - Ils exhument la Mamacuna.

Ce que vous appelez une grande pr�tresse.

Nous avons trouv� sa momie, ce matin.

Je ne suis pas pour d�ranger les morts, moi-m�me.

- Des tr�sors ? - Pas encore.

Mais nous esp�rons trouver la tombe du dernier chef inca.

Les gens cherchent la tombe de Manco depuis longtemps.

- Vous connaissez son nom. - Mais pas le v�tre.

Mon nom est Pachacutec. Et le v�tre ?

Appelez-moi Harry.

Si vous voulez bien attendre ici...

Dr Moorehead. Dr Moorehead !

- Des gens sont l�. - Des gens ?

Dr Livingstone, je suppose.

Mon nom est Moorehead. Il n'y a pas de Livingstone avec nous.

Oh, c'est une plaisanterie, c'est tr�s amusant.

Je m'appelle Steele. Harry Steele. Et voici Mlle Elena Antonescu.

- Nous sommes venus en avion. - M. Steele est mon pilote.

Nous sommes tomb�s en panne d'essence � 15 kilom�tres de l�.

Des indig�nes nous ont dit que vous �tiez l�.

- Il nous faut de l'essence. - Navr�, nous n'en avons pas.

Elle ne sert pas ici.

Nous pourrions appeler Tampu et faire convoyer de l'essence.

Vous avez une radio ?

Cela prendra quand m�me quelques jours.

- Nous pouvons attendre. - Tr�s bien.

Voici M. Lang, mon assistant. Mlle Antonescu et M. Steele.

Et le colonel Cardoza. Vous verrez les autres apr�s.

Nous avons fait des d�couvertes.

Vous �tes nombreux.

Nous repr�sentons trois mus�es et facult�s,

New York, Mexico et Lima.

Le colonel Cardoza repr�sente le gouvernement p�ruvien.

Il s'assure que nous ne nous approprions aucun souvenir.

Les r�gles ne s'appliquent qu'aux scientifiques.

La cit� vous appartient.

Merci. Je l'emporterai avec moi en partant.

Vous �tes bless�e.

Ce qu'une �gratignure, rien de grave.

Emmenez-la � l'infirmerie. J'arrive.

Bien, Dr Moorehead. Je vous porte ?

- Ce n'est pas si grave. - Quel dommage.

- Mlle Antonescu est... - Tr�s s�duisante.

Mes coll�gues et moi voyons peu de jolies femmes.

Votre assistant semble rattraper le temps perdu.

Ne vous en faites pas. Je ne fais que piloter son avion.

Si vous avez de la place pour moi, j'aimerais assez me d�crasser.

Il y a un lit dans la tente radio.

Nous d�nons au coucher du soleil.

J'esp�re que vous passerez un bon s�jour.

Ne vous en faites pas, j'y compte bien.

- Je ne veux pas vous emb�ter. - Oh, non, non, pas du tout.

�tes-vous d'accord pour lui donner le temple, docteur ?

Tr�s appropri�.

Je vous pr�sente Kori-Tica, mon assistante.

Mlle Antonescu.

- Comment vous �tes-vous bless�e ? - J'ai tr�buch�, heurt� un rocher.

�a va, tant que vous n'avez pas touch� le sol.

Les bact�ries sont tr�s dangereuses � cette altitude.

Je vais vous examiner et voir si tout va bien.

Oh, c'est suffisant.

Plus que suffisant.

Vous voulez m'examiner, non ?

Dans une certaine limite. Je ne veux pas vous g�ner.

Je ne le suis pas. Vous �tes docteur.

Mais pas en m�decine, en arts et sciences.

Est-ce diff�rent ?

En g�n�ral, oui. Tr�s diff�rent.

Est-ce assez ?

Oui.

D�sinfectant.

- De l'iode. Plein d'iode. - Non, quelque chose de doux.

Pas d'iode ?

Iode !

Votre palais est pr�t, princesse. Suivez-moi.

Kori-Tica vous montrera le chemin.

- Merci pour ceci. - Merci � vous. Enfin...

Navr�e, je ne vous comprends pas.

Elle dit, allez-y. C'est un bain.

- C'est tout petit ! - On s'y tient debout, tout droit.

- Vous comprenez ? - Oh, oui. Merci.

- Vous parlez tr�s bien anglais. - Vous aussi.

Aya konkah, que dit-elle ?

Elle dit que vous �tes belle.

Allez-vous-en ! Je prends un bain !

La propret� est proche de la saintet�.

Esp�ce de voyeur !

La fen�tre est ouverte. Les gens se plaignent.

- Depuis quand �tes-vous l� ? - Des heures et des heures.

Menteur ! Vous n'arr�tez pas de mentir.

Allez-vous-en maintenant !

D'accord. Vous ne vous ferez jamais d'ami avec cette attitude.

Au fait, elle a raison, vous �tes vraiment aya konkah.

�a veut dire "blanche comme un poisson mort".

Pas mal.

Les Incas n'ont jamais �t� aussi s�duisantes.

- Pachacutec. - Oui ?

Dites � votre s�ur que je comprends bien le quechua.

- �tes-vous offens� ? - Non.

Elle est tr�s honn�te. Je l'aime bien.

Qu'est-ce que c'�tait que �a ?

Elle a dit que j'avais un visage gris.

Les Indiens d�signent ainsi une personne indigne de confiance.

Un menteur, un tricheur.

Ou un voleur.

�a commence peut-�tre � se voir. Qu'en pensez-vous ?

Ne r�pondez pas, pas s'il vous faut tout ce temps.

Je sais ce que je suis.

Et je peux vivre avec.

Qu'allez-vous faire ici, Harry ?

Je vais devenir riche, et vite.

Comment ?

Cette tombe qu'ils ont commenc� � ouvrir.

� l'int�rieur, il y a un gros morceau d'or avec 119 diamants purs

et 243 autres pierres pr�cieuses.

Il est pour moi.

Vous allez le voler, sous les yeux de tous ces gens ?

J'ai un avantage. Je sais qu'il est l�.

Et je sais exactement o�. Pas eux.

- Supposez que je vous d�nonce ? - Vous ne le ferez pas.

Pas si vous ne voulez pas �tre renvoy�e en Europe pour le compte.

Vous ne quitterez pas le P�rou sans moi.

Je ne peux pas atteindre le disque sans l'avion. J'en ai donc besoin.

Je n'ai pas besoin de vous.

Pourquoi ne pas m'avoir laiss�e dans la jungle ?

J'y ai song�.

- Vous avez oubli� quelque chose ! - Ah bon ?

La radio !

Ils risquent d'entendre parler de nous.

Vous n'avez pas pens� � cela.

Vous savez, c'est dr�le, ils ont essay�

d'utiliser la radio tout � l'heure.

Elle n'a pas fonctionn�. Un coup de chance, j'imagine.

Les Incas s'�teignaient quand ces objets ont �t� fabriqu�s.

Et la tombe de Manco ?

Vous esp�rez y trouver le disque d'or ?

- Vous connaissez le disque ? - Un peu.

Tout le monde le conna�t un peu.

Le disque d'or est un tr�sor l�gendaire des Incas.

- J'en ai entendu parler. - Vous avez dit l�gendaire.

Je ne crois pas � son existence.

J'imagine qu'il a �t� fondu et d�truit depuis longtemps.

En arch�ologie, on sait que les objets en simple m�tal

survivent aux ann�es et aux �poques.

Les objets en or ne survivent pas � ceux qui les fabriquent.

La morale �tant que l'or vaut la peine d'�tre fondu.

Tout d�pend de votre perspective, M. Steele.

Appelez-moi Harry.

- Tita ? Avec votre permission. - Bien s�r.

Kori-Tica est tr�s fi�re de sa race. Elle droit aux anciennes coutumes.

Au coucher du soleil, elle ob�it aux lois incas.

- La nourriture y joue un r�le ? - C'est une offrande � la Mamacuna.

- J'adorerais voir �a. - Certainement. Harry ?

D'apr�s la l�gende, la fille d'Inti chantait cela

quand elle a �t� offerte au soleil avec les vierges du temple.

Ils semblent tr�s enthousiastes et heureux, ces gens.

Demain, ils seront des milliers.

Trouver la Mamacuna �tait un grand moment dans leur vie.

- Et la v�tre. - J'ai l'habitude des d�couvertes,

des belles d�couvertes dans d'�tranges environnements.

Vous �tes un homme tr�s calme. Vous me mettez � l'aise.

J'aimerais en dire autant.

J'esp�re que vous �tes � l'aise, ici.

Tr�s.

Avez-vous besoin de quoi que ce soit ?

Non, merci.

- Vous en �tes s�re ? - Oui. Merci.

Je vous en prie.

- Comment va votre �paule ? - Tr�s bien.

Aucune douleur ou autre ?

Vous avez fait du bon travail. Vous avez des gestes tr�s doux.

Un arch�ologue doit �tre doux. Les objets tombent en poussi�re.

Je ne tomberai pas en poussi�re. Pas avant des ann�es.

- Je ne parlais pas de vous ! - Je sais.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Je vous appr�cie, Dr Moorehead. Je vous appr�cie beaucoup.

Oh, vous voil�. Je vous ai cherch� partout.

Dites-moi, quel est votre avis sur la civilisation inca

maintenant que vous avez eu l'occasion de l'�tudier ?

- Comment es-tu arriv� l� ? - J'ai suivi mon flair, mon gar�on.

Suis-le pour repartir.

Oh, non ! Au d�but, c'�tait dr�le. Mais maintenant, c'est s�rieux.

Je suis l� et j'y reste.

D'accord, Ed. Je sais reconna�tre quand j'ai perdu.

Les affaires sont les affaires.

Si tu as �t� assez malin pour me trouver,

tu es assez malin pour m'aider le moment venu.

C'est tr�s gentil, Harry. C'est �a que tu cherches ?

Toi et moi, avec notre petite affaire,

Il y a eu une r�union et on a �lu un nouveau Pr�sident du Conseil.

Ces six votes m'appartiennent.

Assieds-toi. Par l�.

- Quelqu'un d'autre sait o� je suis ? - Ils ne te cherchent m�me pas.

- Tu te sens mieux ? - Pourquoi ne cherchent-ils pas ?

Le propri�taire de l'avion n'a pas port� plainte.

Il ne veut pas qu'on sache qu'il s'est fait avoir.

C'est sans doute la raison. Bref, tu es hors de danger.

- Except� avec moi. - Et que veux-tu ?

J'ai deux coups d'avance.

Avant, j'�tais � la tra�ne mais maintenant, je m�ne la danse.

Pour commencer, donne-moi cette pierre !

Et si je dis non ?

Je suis dans une telle col�re que je pourrais t'exploser la t�te

et m'en tirer � bon compte.

Avec tes ant�c�dents, c'est possible.

Lance-la-moi.

- Et maintenant ? - Maintenant, nous allons discuter.

Cette exp�dition,

j'en ai entendu parler � Cuzco apr�s ton d�part...

o� en sont leurs fouilles ?

Bient�t dans la tombe principale.

- La tombe de Manco. - Il semblerait.

- Le disque d'or s'y trouve ? - C'est ce que dit la pierre.

Formidable !

Oh, c'est fantastique !

Puisque tu es de bonne humeur, qu'en est-il de nous ?

Cinquante-cinquante. Parts �gales.

On trouve le disque et on part ensemble,

et une fois dans un lieu civilis�, on partage. En deux.

Je t'imagine bien me donner une part �gale.

Si tu ne me crois pas, ne dors pas la nuit.

Et la fille ?

J'aime bien les filles.

Elle pourrait me soutirer ce qu'elle veut en s'y prenant bien.

Tu es minable, Ed.

Et toi, Harry ?

Tu es quelqu'un de bien ?

Allons te pr�senter pendant que je cherche la raison

de la pr�sence ici d'un vieux singe comme toi.

Je me souviendrai de toi, Harry.

Toi et ta grande bouche.

Dr Moorehead...

Voici Ed Morgan, un de mes amis.

Voici le Dr Moorehead, le chef de l'exp�dition.

Vous �tes bien install�, Doc.

M. Morgan a apport� le carburant dont j'avais besoin.

J'ai pu envoyer un message radio depuis l'avion avant d'atterrir,

j'ignorais s'il avait �t� entendu.

J'ai d�cid� d'apporter le carburant moi-m�me.

Je ferais tout pour ce grand animal.

Comment avez-vous su que nous �tions ici ?

Il a d� croiser notre courrier.

C'est exactement �a. J'ai crois� le courrier qui m'a parl� de mon ami

et me voil�. C'est cela, l'amiti�.

Un ami comme Morgan est tout ce dont a besoin un homme.

Il vous faut une tente.

Je vais partager celle de mon copain.

Nous d�testons �tre s�par�s, hein, Harry ?

Je dors � peine la nuit.

Au fait, nous repartons bient�t

mais tant que nous sommes l�, je pourrais chasser.

Si vous me pr�tez un fusil.

Il n'y a pas de gibier aussi haut.

Je trouverai bien une cible.

Nous n'avons pas d'arme � feu. Aucune utilit�.

Dommage. C'est la vie.

Nous irons tirer une autre fois. Peut-�tre.

J'ai h�te.

Dr Moorehead.

Le Dr Mendes vous demande � la tombe principale.

Oui. Veuillez m'excuser.

Je peux regarder, Doc ?

Je ne vous g�nerais pas, je suis une vraie petite souris.

- Si cela vous int�resse. - Int�resse !

J'aime l'art depuis toujours.

Je passerais mon temps dans les mus�es si je pouvais.

Ce Morgan, que fait-il ici ?

Vous savez ce qu'il fait.

Vous �tes un mauvais homme mais il est encore pire.

C'est dr�le, il vous aime bien.

Harry, je ne vous ai pas encore demand� de faveur.

Mais je le fais maintenant.

Si nous partions, vous et moi, maintenant ?

Et rater les danses indig�nes ?

Je ne le redemanderai pas.

Quoi qu'il arrive maintenant, �a vous regarde.

Le doc est gentil, n'est-ce pas ?

Le genre poli, tr�s doux.

J'ai bien vu qu'il �tait sous votre charme.

� dire "oui, madame", "non, madame".

Je ne serais pas surpris s'il vous demandait en mariage.

Il n'y r�fl�chirait pas � deux fois.

Vous pourriez entrer aux �tats-Unis.

Peut-�tre pas New York. Le doc est de Boston. Boston vous plairait.

Vous n'auriez qu'� rester quand je partirai.

Ne serait-ce pas merveilleux ?

Une fille comme vous, vous �tes faite pour quelqu'un comme moi.

Et vous le savez.

Occupez le doc jusqu'� ce que nous soyons pr�ts � partir.

Je peux me passer de vous. Vous savez pourquoi ?

Dans mon pays, quand on veut savoir quel genre d'homme sera un gar�on,

on regarde son p�re.

Morgan pourrait �tre votre p�re.

Je le vois dans vos yeux.

Un jour, vous ne serez plus Harry, vous deviendrez lui !

Je suis trop grand pour faire un bon Morgan.

Vous �tes l'homme le plus petit que j'ai jamais connu !

Tu arrives � lire �a ?

- Pas toi ? - Si, couramment.

Je veux savoir ce que tu comprends.

Tu as la pierre.

Je vais devoir compter sur toi.

Oui, �a se passera comme �a. Laisse ton vieux copain s'occuper de tout.

D'accord, mon ami ?

Bien s�r. Tu es mon copain.

La nuit tombe. C'est ce que je pr�f�re.

J'ignore pourquoi mais je me d�place mieux quand il fait noir.

- Je m'�veille. - Comme une chauve-souris.

Vas-y doucement, Harry.

- J'essaie vraiment de t'appr�cier. - Pourquoi ?

Non, laisse tomber. Tu verras plus tard.

Tu souhaiteras peut-�tre que je t'aime bien.

Je te le ferai savoir.

Je suis ravi que la nuit tombe. On ne gagne pas un sou en plein jour.

Nous allons en gagner plein !

J'ai entendu parler de ce disque il y a quatorze ans.

Nous le d�cortiquerons comme un poulet r�ti,

un morceau pour toi, un morceau pour moi. Qu'en dis-tu ?

Si seulement nous pouvions y entrer ce soir.

Qu'est-ce que tu fixes ?

Une esp�ce de miroir.

Tu perds la t�te. Il n'y a pas de miroir, ici.

Tu te laisses convaincre, hein ?

Tu penses � ce disque, tu le sens dans tes mains !

Un million de dollars !

Penses-y, Harry, un million de dollars dans ta main !

J'en tremble rien que d'y penser.

- Ce n'est que de l'argent. - Seulement ! J'en tremble !

C'est cette attente, faire les cent pas !

Je ne sais pas comment tu peux rester allong�.

Je r�fl�chis.

R�fl�chis sur tes pieds, comme je le fais.

Il vaut mieux que je reste allong�. Je ne risque pas de vomir.

Bonsoir.

Je pensais trouver Kori-Tica ici.

Je voulais lui demander conseil.

Elle est partie mais je peux peut-�tre vous aider.

Je ne serais pas surpris. �a vous concerne.

Quel conseil puis-je vous donner ?

J'y viendrai plus tard.

Vous savez ce que c'est ? On appelle cela l'Intihuatana,

"l'endroit auquel le soleil est li�."

Sa position fait qu'une fois par an, le soleil le frappe en plein milieu.

La Mamacuna cachait le disque orn� de pierreries

et quand le soleil touchait la pierre, elle le brandissait.

Pour symboliser que le soleil �tait � nouveau captif des Incas.

Voulez-vous m'�pouser ?

Qu'avez-vous dit ?

Je ne suis pas tr�s dou� pour �a, les demandes en mariage.

C'est pour cela que je venais chercher conseil.

Mais vous ne me connaissez pas.

Vous ne r�pondez pas.

Je ne suis pas une femme bien.

Vous savez o� je travaillais avant de venir ici ?

Un endroit � La Paz, appel� Club Granada.

Au sous-sol, il y a un groupe et des artistes fatigu�s.

Je n'aime pas les escaliers.

Moi non plus.

Vous ne m'�coutez pas.

�coutez. Depuis deux ans, presque trois,

j'essaie d'aller aux �tats-Unis.

Et je peux vous le dire, il n'y a rien qu'une femme puisse faire,

sans l'aide d'un homme.

Et je n'ai pas d'argent pour m'offrir de l'aide.

- Maintenant, vous m'�coutez. - Oui.

Mais cela ne change rien, pas pour moi.

- Vous �tes fou. - Non ! Seulement d�termin�.

J'ai perdu trop de temps.

Je l'ai soudain compris quand je vous ai rencontr�e.

Je suis s�rieux.

Je sais que c'est rapide mais je suis s�rieux.

Vous voulez aller aux �tats-Unis. Venez avec moi, comme ma femme.

- Vous m'emm�neriez � New York ? - O� vous voulez.

En Californie, peut-�tre, o� il y a toutes les pommes ?

Vous pensez aux oranges.

Ah bon ?

La Californie est c�l�bre pour ses oranges.

Puis-je vous demander quelque chose. Quelque chose d'important.

Qui a coup� le cerisier ?

George Washington.

On dirait la tombe principale !

Nous aurons besoin de masques.

Seuls les membres de l'exp�dition sont autoris�s dans la tombe.

Qu'est-ce que c'est que �a ! C'est injuste. Dis-leur, Harry !

Dis-leur, toi, braillard.

D'accord. Je me suis un peu emport�.

Passez-moi la lampe !

Regardez, le disque !

Il est grav� dans la pierre.

Au temps pour la l�gende du disque d'or.

- La l�gende ne parle pas d'or. - Et nous savons pourquoi.

Je n'y ai jamais cru.

Moi, oui. Mon peuple aussi. Non, il n'y a pas d'erreur.

Ce n'est pas le vrai disque d'or.

Dr Perez, venez voir �a. Avez-vous d�j� vu cela ?

C'est une incrustation, on dirait du quartz.

Que dit-il ?

Ils ont ouvert la tombe, c'est bien Manco.

Il parle d'un disque...

Mais ne soyez pas triste.

Un jour, le vrai disque d'or sera retrouv�,

et redeviendra � nouveau

la gloire de notre peuple.

Qu'est-ce que �a veut dire ? Et le disque d'or ?

Cela va te faire l'effet d'un coup de poing dans le ventre, Ed.

Ils ont trouv� le disque.

Ils nous ont m�ch� le travail. Nous le volerons !

Le probl�me, c'est qu'il n'en vaut pas la peine.

- Il est fait de pierre. - Quoi 7.

Tu sais...

Ne sois pas triste.

Nous avons attendu pendant des centaines d'ann�es

que le soleil d'or soit retrouv�.

La l�gende dit

que ce n'est que lorsqu'il sera ramen� au Temple du Soleil,

et seulement alors, que le peuple inca retrouvera sa grandeur.

Vous n'avez nulle part o� aller, autant me parler.

Il n'y a rien � dire.

Commen�ons par le disque d'or.

Ce n'est qu'une pierre.

Vous devez �tre amer apr�s avoir fait tout ce chemin.

Je m'adapte tr�s vite.

Et j'ai peut-�tre d�j� trouv� de quoi le remplacer.

C'est ce que je veux savoir.

Vous parlez de moi ?

C'est bien �a.

Dites-moi quelque chose,

si le disque d'or �tait en or au lieu d'�tre en pierre,

le voleriez-vous ?

J'ai essay� d'arr�ter de fumer, une fois. �a n'a pas march�.

Les habitudes ont la vie dure.

Vous le voleriez.

C'est �a que vous voulez, Harry, ce genre d'excitation.

Pas moi.

Bien, je partirai au matin.

Au revoir.

Vous restez ici, alors ?

Moorehead ?

Il sait la v�rit� � propos de moi. Je lui ai dit.

Il veut m'�pouser.

J'admire son bon go�t.

Si vous �tes dans le coin quand je partirai, saluez-moi.

Harry...

Qui a coup� le cerisier ?

Abraham Lincoln.

Vous �tes un menteur.

Tout doux !

Tout doux, mon gars.

Tu ne croyais pas que j'avais aval� ton histoire de disque en pierre.

Tu n'as pas sourcill� en me le disant.

Et maintenant, quoi, fripouille ?

Ouvre le coffre !

Je n'aime pas �a, Ed.

Tu ferais mieux d'apprendre � adorer.

Les Indiens ont chass� Morgan � l'ouest. Steele est introuvable.

J'arrive tout de suite.

Nous devrons organiser des recherches dans cette zone.

Phil, voyez si la radio fonctionne.

Bien. J'ai d�j� envoy� un courrier � Tampu.

Colonel, il faut mobiliser les hommes ici.

Salut, l'ami.

Je pensais bien te trouver l�.

Salut, Harry.

Alors, comment veux-tu que �a finisse ?

Je n'en peux plus.

L'altitude.

Un vieil homme comme moi... C'est mauvais.

Je ne suis rien. Tu te souviens ?

Tu disais que ce serait trop dur.

- Tu as r�ussi pendant un temps. - Oui.

Je m'en suis bien tir� au d�but. Comme au bon vieux temps.

Tu aurais d� me voir � l'�poque.

Oui. Je parie que tu �tais costaud.

Allez, arr�tons-nous l�.

On vieillit, Harry.

On ne sait pas quand �a commence mais un jour, on est...

Quand on a le dos tourn�, la gravit� nous rattrape, elle nous �crase.

Notre propre poids devient trop pour nous. Tout pointe vers le sol.

La gravit� est une chose terrible, Harry.

Harry, il y en a assez pour nous deux !

Oh, non, Ed. Tu as fait tapis. Et c'est moi qui ramasse !

Pourquoi l'avez-vous rapport� ?

Je ne l'ai pas emport�. Je l'ai seulement trouv�

et je l'ai r�cup�r� quand Morgan a voulu le voler,

j'ai un avocat qui peut le prouver.

- Vous auriez pu fuir. - Oui.

Le trouver devait �tre plus important que de le garder.

Et il est un peu voyant pour moi.

Qu'est-il arriv� � l' autre homme ?

Il a commis une erreur. La gravit� l'a rattrap�.

- Il doit encore tomber. - Dr Moorehead.

Avec votre accord, j'aimerais rendre le disque au Temple du Soleil.

Certainement.

Si le colonel Cardoza n'est pas serviable,

nous serons fianc�s longtemps.

Excusez-moi, je n'ai pas de bague mais vous devriez tenir avec �a.

O� avez-vous trouv� �a ?

Il a d� tomber dans ma poche quand j'�tais dans la tombe.

FIN

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