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Halte! L'attaque touche.
Touche Riehl.
Deux à zéro.
En garde.
Prêts?
Allez!
Touche Heydrich. Deux à un.
Prêts?
Allez!
Christina.
Ton invitation m'a ravie.
Je te débarrasse.
- Merci. - Tu as fait bon voyage?
Birgitta, donne-moi mon carnet de bal.
Il est déjà plein, chérie.
Mais non.
Pas lui, Lina.
Il est bizarre.
Garde tes distances si tu veux rester indemne.
Et si je ne veux pas?
Je m'appelle Heydrich.
Reinhard.
Inscrivez mon nom.
C'est triste de voir comme notre pays est affaibli.
Ce n'est pas près de changer.
N'en soyez pas si sûr. Un homme pourrait tout changer.
Si nous devons aller plus loin, vous devez connaître mes convictions.
Cela vous dérange-t-il?
Non.
Il faut absolument lire le livre d'Hitler.
Quel livre?
Mein Kampf, voyons!
Reinhard, vous avez tant à apprendre!
Oui, c'est vrai. J'ai beaucoup à apprendre.
La photo vous plaît?
J'adore la photo.
Vous êtes...
- Quoi? - Très belle.
Merci.
Petite, j'imaginais en chacun de ces arbres
une sentinelle qui veillait sur moi.
Si vous étiez venu à la grande époque...
Une réception chaque semaine.
Des buffets fastueux, des fleurs partout.
Un orchestrejouait toute la soirée.
Et au moment du coucher,
je me cachais sous le piano pour que ma mère ne me trouve pas.
J'aurais aimé vous montrer cela.
Vous avez vu mes parents.
La crise n'épargne personne.
Ils sont fiers, ils gardent la tête haute.
Mais je vois leur peine quand ils songent à ce temps révolu.
Ce queje souhaite le plus au monde,
c'est revivre cette époque.
Un jour, j'y parviendrai.
Portez armes!
Pour les couleurs,
présentez armes!
Je n'ai jamais vu cette femme.
Elle s'appelle Christina Wegel, elle vit à Berlin.
Elle vous aurait connu à un bal.
Et vous auriez des relations intimes, depuis.
Elle dit vous avoir rendu visite ici,
où vous avez porté atteinte à sa vertu.
Elle supposait manifestement
que vous étiez fiancés.
Cette salope ment!
- Calmez-vous, Reinhard. - Comment?
Cette femme veut ternir ma réputation.
Vous serez traduit en cour martiale.
Immédiatement.
La cour martiale?
Vous êtes un bon soldat,
mais je ne peux rien faire pour vous aider.
Le père de la jeune femme est un ami de l'amiral Raeder, à Berlin.
Messieurs,
cette accusation calomnieuse est un tissu de mensonges.
C'est pourtant bien votre signature?
Cette jeune fille vous a rendu visite à votre demande.
Mais il n'y avait rien de sérieux entre nous.
Et Mlle Wegel le savait très bien.
Donc, vous avez eu des rapports sexuels avec cette femme?
Je vous repose la question.
Avez-vous, oui ou non,
eu des rapports sexuels avec Mlle Wegel?
C'est elle qui insistait pour me voir.
Et aujourd'hui,
par pure jalousie,
elle tente d'empêcher mon futur mariage.
Vous savez de quoi je parle.
Vous le savez tous.
Aucun de vous n'épouserait ce genre de femme.
Cette Cour ne considère pas ce comportement
comme digne d'un officier de la marine allemande.
Je plains l'homme qui vous a pour fils.
Disposez.
Pas de visite!
J'ai dit pas de visite!
Personne!
Ouvre cette porte!
On doit parler de notre avenir.
Elle n'était rien pour moi.
Pardon?
Elle n'était rien pour moi.
Rien!
Tu ne parleras plus jamais d'elle.
Plus jamais!
Et sois un homme.
Ne pleure pas.
Ressaisis-toi.
Tu veux devenir mon mari?
Tu seras mon mari.
Et je suis très sérieuse.
Nous ne reparlons plus jamais de cette histoire.
Habille-toi.
Votre futur beau-père m'a beaucoup parlé de vous.
Depuis quand êtes-vous membre du parti?
Depuis deux mois.
C'est peu.
J'étais dans la marine.
Je sais.
Vous avez été déshonoré.
Ça m'est égal.
Je cherche un responsable pour le nouveau service de renseignement de la SS.
L'objectif: Collecter des informations sur nos ennemis politiques
et empêcher le noyautage du parti par l'Etat ou des puissances étrangères.
Dites-moi,
quelle est votre conception du renseignement?
Le renseignement est l'union de l'instinct et de l'information.
Continuez.
Il nécessite de l'organisation et un travail de fourmi.
Personne ne travaille plus dur ou n'est mieux organisé que moi.
Pouvez-vous le prouver?
Votre élevage de poulets
ne rapporte rien, exact?
Ce n'est pas votre faute, Herr Himmler.
Vous avez 6 poulaillers de 70, mais il y a des renards...
qui entrent. J'ai vu les trous dans la clôture.
Vous êtes trop absent pour l'entretenir et votre ouvrier est trop gros
pour fournir le travail physique nécessaire.
Ce ne sera rentable
que si vous améliorez grandement l'entretien et les économies d'échelle.
Je pourrais vous garantir, en six mois,
de décupler les bénéfices
et d'éradiquer les attaques de renards.
Ou bien je pourrais diriger votre service de renseignement.
Vous pourriez.
Selon vos dires,
il est marié à une nazie, mais il est communiste?
Exactement.
Vous pouvez le prouver?
Il y a plusieurs sources.
Excellent.
Merci bien.
Au revoir, monsieur.
Müller, exact?
Oui, mon commandant.
Herr Hitler m'a affecté ici.
Je sais. Heydrich.
Bienvenue.
Notre premier objectif
est de neutraliser ces criminels communistes.
Je ne veux plus voir
leurs affiches
dans nos rues, sur nos murs.
Aucun Allemand ne devrait voir ces obscénités.
"Le parti communiste est le seul à défendre la classe ouvrière."
Mensonges!
Obscénités!
Le pouvoir a besoin d'hommes, dans l'ombre,
pour protéger les secrets les plus importants.
Vous approuvez, Röhm?
Dis à tes camarades:
Il y a un parti, un peuple,
une Allemagne.
Un Führer!
J'ai entendu parler de vous
et de vos méthodes.
On dit que vous avez des espions dans toute la capitale.
Et que vous terrorisez les opposants au parti.
Vous devriez venir à la SA.
Voyons!
Vous avez déjà 40000 soldats.
Cela ne vous suffit pas?
Seriez-vous jaloux?
Parce que votre SS doit se contenter d'un placard à balais?
Je connais Adolf depuis très longtemps.
Certes, il compte sur vous,
du moins jusqu'à ce qu'il mène le parti au pouvoir.
C'est ce que nous verrons.
Ce vin est vraiment délicieux.
Tout à fait.
A l'Allemagne!
A l'Allemagne!
Un placard à balais!
Oui, tu es l'homme du placard.
C'est très drôle.
Je vais balayer la SA.
Tu sais qui est Hitler?
C'est lui.
Tu vois la photo? C'est notre leader.
Il est devenu chancelier. Tu sais ce que ça veut dire?
Il va pouvoir sauver notre pays.
C'est pour ça que papa et maman sont fous de joie.
Mein Führer,
je suis convaincu que seuls les meilleurs d'entre nous,
issus d'une rigoureuse sélection raciale,
irréprochables moralement et spirituellement,
sont à même de combattre toute subversion
et de rendre à notre nation sa grandeur.
Je suis allemand, mein Führer, et j'aime mon pays.
Le commandant Heydrich
a pu confirmer les soupçons du Führer sur Röhm et ses hommes.
Il est de notre devoir,
à nous, membres de la SS,
d'éliminer quiconque fait obstacle au Führer et à son grand projet.
Il est temps pour nous de purifier le parti
et d'éliminer tous les membres dissidents.
Ne laissez pas traîner les verres sales.
Lina, arrêtez de faire la danse du poulet sans tête.
Venez vous asseoir auprès de moi un instant.
Nous sommes heureux que vous ayez pu venir.
Je vous en prie.
Vous devez être très fière.
Deux garçons, c'est merveilleux.
Je parlais de Heydrich.
C'est vous qui lui avez mis le pied à l'étrier.
Il ira loin.
Je l'ai toujours su.
Reinhard est à part.
Vraiment à part.
Vous savez comment le Führer l'appelle?
"L'homme au cœur de fer".
Heydrich à l'appareil.
Garçon ou fille?
Vous êtes l'élite.
Un nouveau type de soldats politiques.
Choisis pour votre pureté raciale,
votre engagement idéologique
et vos compétences.
Le Führer nous a confié une mission capitale.
La germanisation du nouveau Reich.
La Wehrmacht occupe,
nous nettoyons.
Tous les étrangers, les invalides,
les ennemis de notre nation
doivent être éliminés.
C'est beaucoup pour un seul individu, mais au sein des SS,
des Einsatzgruppen,
nous serons forts!
N'oubliez pas votre serment.
N'épargnez ni votre sang ni celui des autres.
Le sort de notre nation en dépend!
Les générations à venir nous remercieront
pour ce que nous avons accompli.
- Je vous fais attendre, général. - Pas du tout.
Le voyage a été long?
Passablement.
Vous avancez vite, général.
La guerre progresse bien.
Il semble que vos troupes soient sans égales.
Elles balaient tout.
Vous avez à faire. Je ne tournerai pas autour du pot.
Mes Einsatzgruppen ne peuvent être efficaces
sans l'appui de la Wehrmacht.
Je commande l'armée régulière, général Heydrich.
Je combats des armées. Vos hommes sont des voyous.
Le Führer mène une guerre inédite.
Une guerre?
Je suis un général de la Wehrmacht.
J'étais à Verdun quand vous étiez enfant.
Vous n'allez pas me parler de guerre...
Vous avez raison.
A chacun son travail.
Mon travail, général,
c'est la police et le renseignement.
J'observe.
Je note.
Et j'informe.
J'informerai le Führer de votre penchant pour les jeunes prostituées.
Pardon?
Bordel de Berlin, le 22 août.
Ilena Mandel,
21 ans.
Le 22 novembre,
Katarina Werkt, 17 ans. Le 9 février...
Ça suffit!
Vous êtes un haut gradé de la Wehrmacht
qui saute des femmes impures et déshonore sa famille.
Je doute que la cour martiale ne le voie d'un bon œil.
Vous êtes bien placé pour le savoir.
Donc?
Je vous communiquerai nos informations sur les opposants au régime.
Mais vous ne commencerez votre nettoyage qu'après notre départ.
Parfait.
Prêts? Feu!
Avancez.
Il y a un problème?
Les fusils se grippent à cause de la chaleur.
Continuez.
Sol.
Si mineur.
Reprends depuis le début.
C'est agréable d'être ensemble.
Ce sera plus fréquent quand nous serons à Prague.
Prague?
Klaus.
Le Führer a nommé ton père
protecteur du Reich en Bohême-Moravie.
Reprends.
Reinhard, c'est...
Non. Fais attention à la pédale.
- Depuis quand? - Un mois.
Vas-y, recommence.
Concentre-toi.
Un mois?
Pourquoi tu ne m'as rien dit?
Parce que c'est confidentiel. Allez, tu peux faire mieux.
Ce jour
marque un tournant dans l'Histoire.
Prague,
après Berlin
et Vienne,
est la première ville choisie pour être libérée de la juiverie
dans le nouveau Reich.
La politique de tolérance de mon prédécesseur
ne suffira pas à atteindre cet objectif.
Tous les Juifs doivent immédiatement se signaler au poste de police
et sont tenus de porter un insigne distinctif
identifiant leur race.
Tous les réseaux de résistance tchèques
seront brisés
et démantelés
sans merci.
Parallèlement,
les salaires des ouvriers de l'armement augmenteront.
Les Tchécoslovaques doivent savoir
que tant qu'ils resteront nos amis,
nous serons les leurs!
Souriez.
Tu t'en vas?
Où vas-tu?
A Berlin.
- Pourquoi? - Parce que c'est Berlin.
J'ai une réunion très importante.
Je vois.
Allais-tu m'en parler?
Je le sais uniquement
parce que j'ai vu tes valises dans l'entrée.
Je n'en peux plus.
De quoi?
Je me sens abandonnée ici.
Je ne sais plus qui je suis
ni qui tu es.
Tu vas de succès en succès, je sais.
Mais quand je sors, tout le monde me reconnaît.
On me regarde comme une bête curieuse.
Qu'est-ce que tu veux? Retourner en Allemagne?
Non!
Je veux être à tes côtés.
Tu es à mes côtés.
Je veux être vraiment avec toi.
Trente minutes.
Je n'ai droit qu'à 30 minutes?
Reinhard, tu ne serais même pas ici, sans moi.
As-tu oublié notre passé?
Qui t'a sauvé?
Assez! Ça suffit.
Tu es ma femme.
Un mot de plus et tu ne le resteras pas longtemps.
Je suis désolée.
Outre les questions globales de méthodologie et de calendrier...
...il faut régler d'importants points juridiques.
J'ai établi une liste détaillée.
Faites circuler.
Les Juifs avec une décoration militaire.
Les demi-Juifs, les quart-Juifs.
Les couples mixtes. Nous les examinerons un par un.
Allez à la page 5. Vous verrez l'ampleur de la tâche.
Les résultats du dernier recensement, daté du 1 er janvier 1942.
Allemagne: 700000.
Pologne: 2000000. Lettonie: 300000.
Lituanie: 150000.
Estonie: Déjà purifiée.
Pays satellites. Slovaquie: 88000.
Croatie: 40000.
Alliés. Italie, dont Sardaigne: 58000.
Pays neutres. Suisse: 18000.
Suède: 8000. Turquie: 55000.
Et ainsi de suite, jusqu'en bas.
Les Einsatzgruppen tournent déjà à plein régime.
Exterminer 11 à 12 millions d'individus
suppose davantage de méthode
et des moyens plus modernes.
Il y a beaucoup à faire.
La solution finale vise à interner les Juifs dans nos camps,
regroupés par sexe.
Ceux en état de travailler construiront des routes, etc.
Cela diminuera naturellement leur nombre.
Pour les autres, nous appliquerons
des solutions plus adaptées à une extermination de masse.
Premier!
Et en pleine tête, regarde!
Rendez les armes, soldat Gabčík.
Viens là.
Chuchote-le-moi à l'oreille.
- Dis-le! - J'aimerais, mais j'ai pas le droit.
Entre Slovaques, dis-le-moi. Vous y allez?
Rejoindre les Trois Rois.
Tu uses ta salive pour rien.
- Pourquoi? - J'ai déjà essayé.
- Jan, viens voir. - Quoi?
D'un soldat à un autre.
Vous allez rejoindre la résistance aux côtés de Morávek?
Qui sait?
Très bien, Valčík.
Si tu tiens à le savoir,
on a une mission.
On est chargés de rentrer au pays
pour sauver les costumes du président.
Petit con!
- C'est vrai! - Tu mens.
- Enfin! - Beneš est parti sans rien.
Je comprends mieux.
Te moque pas de la mission.
On approche de Pilsen!
Préparez-vous.
Jan et Jozef d'abord.
Les autres, dans 5 mn.
Laisse, c'est coincé.
Merde!
Savez-vous que la résistance a largué deux parachutistes hier soir?
Oui, nous nous en chargeons.
Et pour les Trois Rois?
Nous les cherchons.
Besoin de mon aide?
Non, Obergruppenführer.
Prévenez-moi quand vous les avez.
Bien entendu.
J'ai vraiment cru vous perdre.
Les contrôles sont renforcés.
Surtout pour entrer dans Prague.
Il faudra vous séparer.
Vous mêler à la foule.
Vos permis de travail.
Portez ceci en arrivant.
Le contact vous reconnaîtra.
Bonjour, Jozef.
Vous.
Vos papiers.
- Votre employeur? - Lipanska.
C'est ma famille.
Saluez votre cousin.
Bonjour. Jozef.
On ne parle pas devant eux.
Ne dites pas un mot, en fait. Les ennemis potentiels sont partout.
Les nazis nous ont affamés
en disant que l'information n'avait pas de prix,
pour qu'on se dénonce les uns les autres.
Votre ami est en sécurité.
Vous dormirez ici ce soir,
mais demain, vous irez dans de nouvelles familles.
Depuis qu'ils ont repéré l'avion, les nazis nous traquent sans relâche.
Heydrich veut les Trois Rois.
Je dois les voir.
Oui, bien sûr.
Je vous dirai où et quand.
D'abord, un contact vous conduira à votre nouvelle famille.
- Je regrette, on ferme. - Je veux juste un shampoing.
Allez-y, je m'en occupe. Je fermerai après.
Comme vous voulez.
Je vous attendais.
Asseyez-vous. On ferait mieux de faire le shampoing.
Vous pouvez entrer.
S'il vous manque quoi que ce soit, dites-le.
Ma femme vous a laissé des vêtements.
- Faites comme chez vous. - Merci, M. Novak.
Bonne nuit.
Dans ta chambre!
Des oreillers.
En fait, c'est ma chambre.
Je vais dormir avec ma sœur.
C'est une bonne couverture pour vous si on est ensemble.
C'est vrai, oui.
Ne dites rien à mon père.
Où est-il?
Parle!
Où est-il?
Où?
Reichsprotektor.
- Josef Mašín. Il m'entend? - Oui, il entend.
Josef.
C'est Heydrich.
Le protecteur du Reich.
Václav Morávek, où est-il?
Debout.
- Il est paralysé. - Comment?
- Il est paralysé. - Levez-le!
Où sont les parachutistes?
Quel est leur but?
Que veut l'Angleterre?
Où est Václav Morávek?
Vive la Tchécoslovaquie!
Vive la Tchécoslovaquie.
Il y a Trois Rois, messieurs.
Retrouvez Morávek.
Jan.
Content de te voir, mon ami.
- Comment vas-tu? - Bien, et toi?
Ça va. Je passe mon temps à lire.
Tu lis?
J'y crois pas!
Je suis chez des vieux qui boivent du thé et jouent au bridge.
Je deviens chèvre. L'Angleterre me manque presque.
Mon pauvre!
C'est quoi, cette tête?
- C'est quoi, cette tête? - Quoi?
- C'est ma tête. - T'as pas chômé, toi.
Ne me mens pas, Jan.
Sens ça.
Sens-moi.
- Tu sens la lavande. - La lavande!
Tu sais qu'on est en guerre?
Où tu trouves ce shampoing?
Voilà Morávek.
Je vous en prie.
Quelque chose de grave est arrivé.
Les SS ont trouvé notre planque.
Ils ont tué Balabán.
Mašín doit être mort aussi.
Je suis le dernier des Trois Rois.
Et Heydrich semble être au courant de votre opération.
Il essaie de connaître votre objectif.
Il le saura assez tôt.
Ecoutez-moi bien.
Ce n'est pas une mission de routine que Londres vous a confiée.
C'est compris?
Oui, chef.
Vous avez la vôtre?
J'ai quelqu'un qui peut vous renseigner sur Heydrich.
- On le rencontre quand? - Demain.
Préparez l'opération.
Quand ce sera fait, je vous donnerai votre plan d'évasion.
Disposez.
Vous faites quoi, au château?
J'entretiens la maison.
Tous les jours?
Jusqu'à ce que Mme Heydrich me congédie, souvent tard.
Je veux que vous notiez à quelle heure il part
et à quelle heure il rentre.
Vous préciserez s'il est escorté ou non.
Vous transmettrez ces informations à votre contact.
Choisissez quelqu'un
en banlieue nord.
Les soldats n'y vont pas par peur de crotter leurs bottes.
Jozef ira en personne
récupérer le papier tous les jours à 17 h,
à l'arrêt du tram de la rue Turska.
Je veux savoir tout ce qu'il fait.
Connaître toutes ses habitudes.
Je suis en forme aujourd'hui.
Tu laisses tes pions à découvert.
J'ai trouvé l'endroit.
Ce sera dans un virage, à la sortie de la ville.
Il y passe tous les jours à 10 h, réglé comme une horloge.
On se postera en triangle,
avec un homme en amont du virage,
pour faire le guet.
Il faut être trois, pour ça.
- Je demanderai un homme à Morávek. - Morávek?
T'as des nouvelles?
Non, mais on en aura.
J'espère. On ne sortira pas de Prague sans lui.
Viens danser.
Danser?
Jozef est slovaque, non?
Comment vous vous êtes connus?
C'était en Pologne, il y a deux ans.
Je venais de passer la frontière pour rejoindre les forces libres.
Un paysan m'a emmené dans sa camionnette.
Jozef était à l'arrière.
Il a jacassé jusqu'à Cracovie.
Promets-moi d'en sortir vivant.
Morávek est à l'intérieur. Il n'a aucune issue.
Bien, allez-y.
Vos Trois Rois sont morts.
La résistance est anéantie.
Rentrez chez vous, prévenez vos proches. C'est terminé.
Valčík!
Lis ça.
Doux Jésus!
On a un message de Londres.
On est tous tchécoslovaques ici,
on est tous concernés.
Si vous tuez Heydrich,
vous mettrez votre vie en danger, mais aussi celle de nous tous ici.
Pensez aux civils.
Imaginez les exactions en cas de succès.
Oubliez les ordres venus de Londres.
Il s'agit de notre avenir.
Il a raison, Jan.
Pense aux tiens, à ce qu'ils vont subir.
Penser aux miens?
Je ne fais que ça,
penser aux miens.
Parfois, je regrette d'avoir été choisi.
Alors, abandonne la mission.
Heydrich doit mourir.
A n'importe quel prix?
On parle de résistance, de...
Tu crois qu'on est là pour quoi, Opálka?
Pensez à ceux qui doivent vivre ici.
- Čurda, on est en guerre. - Je sais bien, Jan.
Ça ne changera pas la guerre. Ça ne changera rien.
Tu te trompes.
Aucun haut dignitaire nazi n'a été assassiné par la résistance,
à travers l'Europe.
C'est notre boulot d'agir, notre devoir d'hommes et de soldats.
Et de montrer qu'ils ne sont pas invincibles.
Je suis d'accord.
Pourquoi?
Et que la Tchécoslovaquie va se battre, cette fois.
C'est une mission suicide. Sans retour.
C'est pourquoi j'insiste.
Si vous allez au bout,
vous devez en être conscients, être sûrs de vous.
Je crois que tout est dit.
Jan et moi allons tuer Heydrich.
Valčík va nous aider.
Et toi, tu vas rester sans rien faire?
Je resterai pas sans rien faire.
Je vous souhaite de réussir.
Pour la Tchécoslovaquie.
Bonne chance à tous.
Putain!
J'ai abandonné le vélo.
- Tu es blessé. - Au milieu de la rue.
- Tu dois voir un médecin. - Il doit pas rester là, s'il te plaît!
Comment avez-vous pu laisser faire ça?
- Je vous assure... - Vous deviez le protéger, rien d'autre.
Où est-il?
Ils arrivent.
Quoi?
Ils arrivent.
Que voulez-vous?
- C'est mon médecin. - Elle est asthmatique.
Il y a un blessé. Vos papiers.
Elle a besoin de soins.
Il n'y a personne.
Ils sont partis?
- C'est sûr? - Oui. Ça va?
- Oui, et toi? - Ça va.
- Ils sont partout. - Ça va?
Je reviendrai te chercher.
On l'a manqué de peu.
Maman?
Qu'est-ce qu'il y a?
Ils sont passés où, les cousins?
Tu ne dois jamais parler d'eux.
Tu m'entends?
Jamais.
Je reviens dans une heure.
Je vais à l'église.
Après ça, tu sais ce que je vais faire?
Quoi?
Je vais gagner la guerre,
épouser Liběna et l'emmener en Amérique.
Je croyais que ce n'était que ta couverture?
J'ai changé d'avis.
Et toi, tu vas faire quoi?
- Viens en Amérique! - Non.
Je veux vivre ici.
Dans un pays libre.
Un pays libre.
Vous devrez quitter le pays dans ces cercueils.
Alors, ça donne quoi?
Ça fera l'affaire.
Bien.
Donnez-moi un coup de main.
Il faut les descendre à la crypte.
Les enfants...
Dis-moi.
Elève-les...
Fais de nos enfants...
de bons Aryens.
Dignes de ce nom.
De bons Allemands.
Comment vais-je vivre sans toi?
Aie foi...
en le Führer.
Himmler est arrivé.
Pour le Führer.
Mon père...
a composé un opéra.
Je me rappelle un passage.
"Le monde...
est un orgue de Barbarie.
Dieu tourne la manivelle
et nous dansons tous sur la mélodie."
Faites-les danser.
Leurs noms?
Leurs noms, tout de suite!
Králová.
Mucha.
Gross.
Velesý.
Jan Guzira.
Jan Mikalas.
Feu!
Il y a un village près de Prague appelé Lidice.
Certains avaient un fils dans l'armée tchèque partie en Angleterre
en 38.
Mais nous ne savons pas s'ils sont impliqués dans l'attentat.
Est-ce important?
Ce message s'adresse à la population de Bohême-Moravie.
Si vous avez la moindre information
sur l'assassinat du Reichsprotektor,
faites-vous connaître ou vous serez exécuté.
Le village de Lidice tout entier a payé pour cet attentat.
Les hommes ont été fusillés.
Les femmes et les enfants, emprisonnés.
Ce message s'adresse à la population de Bohême-Moravie...
Quiconque aidera le régime sera récompensé.
Ils n'arrêteront pas.
On doit se rendre.
Ils nous tueront tous.
Je m'appelle Karel Čurda.
J'ai des renseignements sur les assassins du protecteur.
Tu peux faire en sorte que ça s'arrête.
Brûlez-lui les yeux!
Immédiatement!
Brûlez-les!
Non, pitié!
Parle, maintenant!
Parle!
Tu vas me parler.
Tu vas tout me dire.
Réponds-moi.
Tu veux qu'il arrête?
Tu veux que ça s'arrête?
Pour la dernière fois...
dis-moi où ils sont.
Dis-le-moi.
L'église.
Il en manque deux.
Je les veux vivants!
Qu'est-ce que tu fais?
Il doit y avoir des égouts.
Sous la rue. On n'a qu'à creuser dans le mur!
Ici, je crois. Viens!
Continue.
Grenade!
Ça va?
Le trou s'est agrandi. Allez!
Allez!
Qu'est-ce qui te prend?
Ça va pas?
Regarde.
Ça monte trop vite, Jozef.
Et il nous reste que six balles.
Et l'Amérique, alors?
Il y a des égouts derrière. Putain, Jan!
Allez!
On se retrouve de l'autre côté, mon ami.
Ecoute-moi.
Avec moi.
Ça va aller.
Avec moi.
Cracovie?
Je peux?
Tu vas à Cracovie?
- Jozef Gabčík. - Jan Kubiš.
- Content de te connaître. - Pareil.
- Tu fumes? - Oui, beaucoup.
Beaucoup beaucoup.
Adaptation: Sabine de Andria
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