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CET �GE MALICIEUX
J'ai dit que le d�ner etait pr�t !
Pourquoi tu me fais dire deux fois les m�mes choses ?
Vas-tu t'arr�ter avec ces quatre pinceaux us�s ?
J�te ces trucs et viens manger !
Tu penses pouvoir t'en tirer avec cet artiste qui vit dans le monde du r�ve ?
Regarde-le ! La t�te dans les nuages.
Il collectionne les harmonies spatiales. Il est un g�nie incompris.
Ne me fais pas rire.
Tu dois arr�ter de te donner un air important.
En tout cas, personne ne lui succombera.
Et tu dois r�pondre quand je te parle ! Compris ?
Allez, r�ponds-moi !
A quoi penses-tu ? Que je serai ta domestique toute ta vie ?
Je travaille dur comme une folle toute la journ�e � te nourrir... � garder la maison propre...
Et toi ? Comment est-ce que tu me traites ?
Comme si je n'existais pas.
Du moment que tu peux satisfaire tes sales besoins.
J'�tais bonne pour toi, en effet.
Ce n'est pas mauvais de rentrer � la maison pour trouver quelqu'un pr�t � bosser autant que vous voulez.
Pratique, n'est-ce pas ? Commode ?
Eh bien ? Qu'est-ce que tu vas faire avec ce morceau de fer rouill� ?
Tire sur moi ! Fais-moi cette faveur !
Pour tuer quelqu'un, tu as besoin de courage. Et tu ne sais m�me pas ce que c'est.
Et dire que je t'aimais comme une femme, comme une m�re, comme une soeur...
J'ai donn� ma vie enti�re pour toi. Et toi ?
Tu ne me dis jamais "merci".
Pourtant il y a un temps o� tu t'es souci� de moi.
Tu �tais si gentil, alors.
Si attentif. Tu pouvais trouver les mots justes pour chaque situation.
Et je croyais en eux. J'aurai traverser le feu et l'eau pour toi.
Qu'est-ce que tu faites ? Reste... C'est quoi...? Enleve tes mains de moi !
Laisse tes mains en bas ! Ne joue pas l'idiot ! Laisse tes mains en bas !
Pour quel r�sultat ?
Tu mords la main qui te nourrit.
Tu es d�go�tant ! C'est tout ce que tu es !
Tu es la plus sale, la plus r�poussante personne que j'ai jamais rencontr�e !
Tu n'as aucune dignit�. Tu n'as aucun talent. Tu n'es absolument rien !
Tu es un z�ro absolu ! Compris ? Un malheureux �chec !
Si seulement tu laissais �chapper un souffle.
Je veux dire, si une fois, seulement une fois, on pouvait entendre ta voix.
Pourquoi tu ne parles pas ?
Bien fait ! F�licitations !
Salis la maison. Casse tout ! D�gueulasse tout.
En tout cas, il y a cette idiote qui la rangera.
Ce que tu casses, tu vas le racheter ! Quelqu'un dans cette maison gagne sa vie.
Quelqu'un qui travaille pour de vrai.
Pourquoi se soucier d'o� vient l'argent ?
Tant qu'il y en a assez pour garder ton estomac rempli !
Je pourrais gagner ma vie comme une prostitu�e. Et tu n'en aurais rien � foutre !
Est-ce que j'ai tort ?
Recherche jardinier pr�t � aller hors de la ville. Lanzi, 11 Rue de Ferrari
Madame arrive tout de suite.
Bonjour.
Je viens de prendre ma douche. Je peux vous aider ?
Vous cherchez quelqu'un ?
Je ne cherche pas "quelqu'un".
J'ai seulement besoin d'un jardinier.
- Vous l'�tes ? - Th�oriquement, je le suis. - Et pratiquement ?
Eh bien, j'ai �tudi� les fleurs, les plantes... la nature.
J'ai une tendance particuli�re pour toutes les choses qui ne peuvent pas s'articuler.
Vous peignez, n'est-ce pas ?
- Vous lisez dans mes pens�es ? - Vos manches sont encore pleines de d�trempe.
Je n'avais pas remarqu�.
- Ainsi, vous �tes peintre. - Th�oriquement, je le suis.
- Et pratiquement ? - Pratiquement, je cherche un travail.
Asseyez-vous. Je n'aime pas lever les yeux.
- Avez-vous des r�f�rences ? - Aucune.
En tout cas, j'ai un casier judiciaire vierge.
De nos jours, ce n'est pas une bonne qualification.
Je peux ?
Le travail que vous ferez n'est pas particuli�rement compliqu�.
Garder le jardin soign�.
S'occuper des lapins, des poules... Mais, la villa est un peu isol�e.
Vous savez, j'aurai mieux aim� si quelqu'un d'autre s'en �tait occup�e.
Malheureusement, mon mari est tr�s malade et il n'est d'aucune aide.
C'est tout. Vous sentez-vous capable d'assumer la t�che ?
Je pense que oui.
- Vous pensez juste ou vous en �tes s�r ? - C'�tait juste une mani�re de parler.
Je suis capable d'assumer la t�che.
Par principe, je n'accepte pas d'�trangers dans ma maison.
C'est une r�gle que je n'ai jamais enfreint et je n'aimerais pas y faire des exceptions.
D'accord, d'accord, j'ai compris. Au revoir.
Attendez ! Je n'ai pas fini.
J'ai dit que "je n'aimerais pas".
Malheureusement, je n'ai pas beaucoup de temps pour tourner autour du pot.
Et aujourd'hui, ce n'est pas facile de trouver quelqu'un pr�t �...
... changer d'une place � une autre.
Ayez vous des attaches ? Je veux dire... Etes-vous mari� ? Avez-vous des enfants ?
Compl�tement ind�pendant.
Maginifique ! Ca sera ma premi�re exception. Quel est votre nom ?
- Napo. - Pardon ?
Napol�on.
Dr�le, n'est-ce pas ?
Tr�s dr�le, mais pas pour ce que vous pensez.
Savez-vous o� ma villa est situ�e ?
- Ce n'�tait pas pr�cis� dans l'annonce. - Sur Elbe. Napol�on sur Elbe.
- Est-ce que cela ne vous fait pas rire ? - Pas vraiment.
Tr�s bien, alors. 100,000 par mois plus chambre et pension. Un probl�me ?
Aucun !
Nous partirons pour l'�le aujourd'hui. Vous devrez �tre sur le premier ferry du matin.
Il y aura quelqu'un pour vous attendre.
Je vous souhaite un bon voyage et un s�jour plus long que votre pr�d�cesseur.
Vraiment.
De toute fa�on, c'est mieux Elbe que Saint H�l�ne.
A bient�t.
Je suis Paola.
- Ils m'ont dit de venir vous chercher. - Comment est-ce que vous m'avez reconnu ?
Maman m'a d�crit comment vous �tiez.
Et comment ai-je l'air ?
- Je pensais qu'ils m'aurait emmen�. - Vous emmenez ?
- Ca ne fait rien. Et maintenant ? On prend un taxi ? - Je n'en vois pas.
- L'autobus, l�-bas. - Tr�s bien. Allons-y, alors.
Toujours pareil. Augmentation de la population, les autobus, non.
Pourriez aller vous avancez un petit peu, s'il vous pla�t ?
- La maison est l�-bas. En suivant le long de la plage... - Je vais chercher le sac.
Venez un peu avec moi. Je vais vous montrer quelque chose.
- Allez ! - Laissez-moi partir ! L�chez-moi !
Mais...
Laissez-moi partir !
Salope! Vous �tes encore plus salope que votre m�re !
O� allez-vous ?
Si vous �tes assez intelligent, restez loin de cette maison.
Le Diable est l�-dans.
�coutez-moi! Partez pendant qu'il est encore temps.
Il est midi pass�. Vous �tiez cens� arriver plus t�t.
Il y a eu un petit probl�me au d�barquement sur la jet�e.
� part cela, la route le long de la plage... a ses inconv�nients.
Suivez-moi. Je vais vous montrer votre logement.
C'�tait un vieux d�barras. Il a �t� arrang� il y a 2 ans.
- Je pense que... Vous pourrez vous adapter. - Ca me va tr�s bien, merci.
Le d�jeuner sera bient�t pr�t.
Vous ne devez pas travailler aujourd'hui. Vous commencerez demain matin.
- Passez une agr�able journ�e. - Bonne journ�e aussi.
Voici. Et n'en g�chez pas trop.
Les hommes rendent toujours tout sale.
- Seulement de l'eau ? - Pas de vin dans la maison. Jamais.
- Juste une minute. - Oui ?
Par hasard, auriez-vous une soeur jumelle ?
Gardez vos sarcasmes pour vous. Ils me passent au-dessus.
Sympathique, celle-l�.
Bonjour.
Excusez-moi... Carlotta m'a dit que vous vous �tiez plaint.
- Il n'y a pas de vin. J'ai trouv� du whisky. Est-ce qu'il vous sera utile ? - Quoi ?
Ah, oui ! La femme... Elle souffre de neurasth�nie.
Vous voyez, dans cette maison, le vin a �t� interdit � cause de mon mari.
Je vous ai dit, il souffre de probl�mes du coeur. C'est pourquoi nous vivons ici, sur l'�le.
L'air est bon et la nourriture saine. Pour lui, c'est un probl�me de vie ou de mort.
- Est-ce que vous avez besoin de ce gadget ? - Je ne veux pas de revolver dans ma maison.
Non, c'est juste un souvenir. Il a appartenu � mon p�re.
C'est tout ce qu'il a laiss� derri�re lui.
Sa plaque d''identit�. Une chaussure... Celle de droite.
Et ce gadget, comme vous l'appelez.
Je suis d�sol�e.
Comment est-ce que vous vous trouvez ici ?
Je ne sais pas encore.
Je ne suis pas venue ici depuis le jour de sa transformation.
Est-ce que le lit est assez confortable ?
- Si vous souhaitez, je peux changer le matelas. - Ne vous inqui�tez pas. Ca va bien.
Vraiment ?
C'est la liste des choses les plus importantes � finir.
Examinez-la � loisir et �tablissez un programme.
Nous nous levons � 7 heures. A demain.
Quel est le probl�me avec cette terre ? Les fleurs se fanent avant qu'elles n'aient pouss�.
- Bonjour. - Bonjour. - Est-ce que vous avez bien dormi ? - Tr�s bien.
- Il a fait chaud hier soir. - Nous avons le large.
Je ne m'en rends jamais compte parce que j'ai les pieds sur la terre ferme.
Mais, vraiment, c'est comme si nous voyageons sur un paquebot aussi grand que cette �le.
Je le crois aussi. Est-ce que je devrais prendre soin des roses ?
- Pas maintenant. Vraiment, j'ai une faveur � vous demander. - Dites, s'il vous plait.
Mon mari a besoin de ses m�dicaments habituels.
Le pharmacien connait lesquels.
Je pensais que vous pourriez prendre la voiture et descendre chez le pharmacien pour les acheter.
- Bien s�r, cela ne fait pas partie de vos attributions. - Non, j'irai. Ne vous inqui�tez pas.
- Votre mari est-il �crivain ? - Pas vraiment.
- Disons il �crit. C'est plus exact. - Je vois.
- Eh bien les clefs... - Les voil�.
La voiture est dans le garage, au niveau de la rue.
Et... Je vous suis tr�s reconnaissante, Napol�on.
- O� est-ce que vous allez ? - � Portoferraio.
Quelle co�ncidence. Vous pouvez me prendre en stop ?
Vous parlez d'une co�ncidence, J'y vais aussi. Montez.
- Est-ce que ma m�re vous a donn� les clefs ? - Non, non.
J'ai l'intention de faire de cette voiture un b�teau � moteur...
- Comment pourrait-on voler une voiture sur une �le ? - En effet.
Ca n'est jamais arriv�.
� bient�t.
Ca va bien ?
- Comme pour moi... - Vous en avez pour longtemps ?
- Ca d�pend. - Disons, dans une heure ?
D'accord.
- Mon Fernet ? - Il est l�.
- Un caf� ! - � votre sant� ! - � votre sant� !
- Est-ce que je peux vous aider ? - J'attends une fille. Elle est entr�e il y a quelques heures.
-Vous devez vous �tes tromp�. Aucune fille n'est entr� depuis ce matin. - Pardon.
Merci, en tout cas. Bonne journ�e.
O� diable l'avez-vous pris ?
- Nulle part. J'ai chang� d'avis. - Montez.
Quelle id�e stupide ! D'abord, vous m'avez demand� de vous prendre en stop.
- Vous ne changez jamais d'avis ? - Pas si pr�cipitamment.
Alors, c'est juste une question de temps et le temps n'existe pas vraiment.
Nous l'avons cr��. Vous ne le saviez pas ?
Avec �a, soyez prudent. Le cerveau est un outil dangereux.
En effet. Mais il est essentiel.
Sans lui, il n'y aurait pas d'amour...
... de sensualit�, d'�rotisme... Je vous donne �a comme exemple.
Quel est plus sexy pour vous ? Une femme qui se d�shabille devant vous...
... ou une autre qui se laisse espionner � travers une fen�tre ouverte ou un trou de serrure ?
Je vous ai attendu presque deux heures.
Je prends des cours d'anglais deux fois par semaine.
- Arr�tez-vous ! - Pourquoi ?
Je ne veux pas que ma m�re me voit avec vous.
- C'est vrai qu'on vous appelle Napol�on ? - Et alors ?
B�b� ! Venez par ici. Venez avec moi.
Comme vous �tesbelle ! Faisons la chose.
B�b�... Jolie fille !
Faisons ensemble quelque chose.
Allons. Venez !
Cochon.
Cochon ! D�gagez !
Qu'est-ce que vous voulez ? Je vous ai dit de rester loin d'eux.
- Vous devez partir. Partez ! Barrez-vous ! - Pourquoi vous en prendre � moi ?
- Qu'est-ce que je vous ai fait ? - Si jamais vous la touchez...
Si vous la touchez... Reculez-vous et planquez vos oreilles.
Fils de garce !
Arr�tez �a !
Ca suffit, vous deux!
- �tes-vous fou ? - ca suffit, j'ai dit.
Quel spectacle regardiez-vous ? Venez avec moi.
Couchez-vous sur le lit.
Enlevez votre T-shirt. Je le laverai pour vous.
Couchez-vous.
C'est �a. Tenez encore.
Une bonne chose ! Se bagarrer comme cela.
- Qui est-ce ? - Un p�cheur qui a d�barqu� ici d'Espagne il y a plusieurs ann�es.
Il est inoffensif, dans l'ensemble.
- Il a manque de respect envers votre fille. - Ma fille ?
Mais Paola est � la maison.
De toute fa�on... Avec ces gestes...
Avec son comportement.
C'�tait comme... C'�tait comme...
C'est dur � expliquer.
Une danse phallique. Est-ce ce que vous comprenez ?
Exactement.
C'est sa fa�on de s'exprimer. Il est p�cheur.
Et comme tous les primitifs il transporte ses sensations � travers la danse.
Vous trouvez �a �trange ?
Oui... Je trouve �a un peu d�go�tant...
... et obsc�ne.
Je ne peux pas admettre que �a soit d�go�tant. C'est juste votre opinion personnelle.
Mais je ne dirais pas que c'est obsc�ne.
Il...
... a d�boutonn� son pantalon. - Et a sorti sa nature humaine.
- Est-ce que j'ai raison ? - En effet.
- C'�tait tr�s �norme, pas vrai ? - Eh bien, je... Je n'ai pas remarqu�.
Je l'ai fait.
Pardon ?
Vous �tes �tonn� quand j'aborde certains sujets ?
Eh bien, je le suis un peu. J'admets.
Vous �tes �tonn� quand j'en parle...
... alors que vous ach�terez quelques magazines pornographiques...
... ou peut-�tre vous espionnez � travers quelque trou de serrure.
Pensez-vous que vous n'�tes pas un peu hypocrite ?
Peut-�tre.
Oh, merci. Je me sens meilleur maintenant.
Il para�t urgent que je parte.
- Est-ce que je vous ai boulevers� ? - Non.
- Soyez honn�te. - J'ai dit que ce n'�tait pas le cas.
Alors... Seriez-vous pr�t � d�boutonner votre pantalon devant un �tranger ?
Disons, devant moi.
Seriez-vous pr�te � vous d�shabiller devant un �tranger? Disons...
Devant moi.
C'est chose faite. A votre tour, maintenant.
Eh bien, au moins, allumez-moi une cigarette.
Non, ce n'est pas mieux.
L�chez-moi ! Je ne vous ai pas dit je voulais faire l'amour.
Je suis d�sol�. Je suis un idiot.
Vous avez une grande t�te. Si je veux un homme, je n'utilise pas de subterfuge.
Excusez-moi.
Je peux voir vous avez repris vos sens. Cet �pisode est clos.
Je vais en ville. Avez besoin-vous de quelque chose ?
- Non, merci. - Si vous souhaitez, je peux vous mener.
Je ne vous ai pas demand�s cela. Je suis bonne conductrice. Au lieu de �a, prenez soin du jardin.
- Mes comp�tences de jardiner sont rares. - Nous avons d�j� discut� de tout �a.
Hey, vous ! Excusez-moi.
- Vous �tes le nouveau jardinier, c'est �a ? - C'est �a.
M�me si je suis enclin � consid�rer un simple euph�misme. - Oui, en effet.
Je peux comprendre cela. Vous �tes un homme assez cultiv�.
- Pas autant que vous, bien s�r. - Ah, les livres !
Un tas de vieilleries avec quelques lueurs de v�rit�, parfois.
J'essaie d'�claircir quelque points essentiels du s�jour de Napol�on sur cette �le.
J'esp�re publier les r�sultats d�s que possible.
Vous �tes-vous d�j� int�ress� � Napol�on ?
Regardez. Je peux r�pondre "oui."
Mais je serai ridiculement amusant.
L'humour est significatif d'une haute intelligence. Mais souvent de scepticisme aussi.
Et vous... Connaissez-vous la m�decine ?
- Autant que j'en sais sur le jardinage. Je peins. - Ah, un peintre.
Et qu'est-ce qu'un peintre ferait si le thermom�tre persistait � grimper...
... une forte fi�vre ?
- Il ferait venir un docteur. Qui est la personne malade ? - Paola.
Je pense que vous l'avez d�j� rencontr�e.
Elle a peut-�tre attrap� la pluie et peut-�tre une m�chante fi�vre.
Vous voyez, il y a peu de docteurs par ici, dans la ville.
- Nous devons faire quelque chose ! - C'est pourquoi j'ai demand� vos conseils.
Je pensais que vous pourriez m'aider. Venez avec moi. Nous essaierons de faire quelque chose.
Il y a des m�dicaments dans la maison.
L� ! Cette pommade . Vous savez, mes mains...
... ne sont plus ce qu'elles �taient.
- Je m'occuperai d'elle ! - Je suis tr�s reconnaissant. Venez avec moi.
Comme elle est abattue.
Paola, �coute.
Le monsieur a offert avec bont� de nous aider.
Il va appliquer une pommade thermog�ne. Ca te fera du bien, tu verras.
- Elle devra s'allonger � plat ventre et enl�ve son chemisier. - Bien s�r.
Est-ce que tu as entendu, ma ch�rie ?
Tu dois t'allonger sur le ventre et te laisser faire.
Ce monsieur... va frotter la pommade sur ta peau.
Ce sera un vrai soulagement pour toi, tu verras.
- Non ! Je ne veux pas ! - Ch�rie...
Ne sois pas m�chante. C'est pour ton propre bien.
Tu ne dois pas �tre impolie avec ceux qui t'aident.
Allez. C'est �a. Vous pouvez continuer.
Maintenant, l'autre c�t�.
Est-ce que tu m'as entendu, ch�rie ? L'autre c�t�.
Voil� c'est fait.
Maintenant, nous avons besoin d'aspirine.
- Je saute en ville pour en acheter. - Je vous suis tr�s reconnaissant.
Je le suis vraiment.
- Bonsoir. - Bonsoir. - Il semble qu'il se fasse tard.
La voiture a commenc� � faire des siennes. J'ai �t� coinc� en ville.
- J'esp�re que ma fille se sent mieux. - Elle ira bien dans quelques jours.
Comment est-ce que vous savez cela ?
Je suis un diseur de bonne aventure. Je vois dans le futur.
Attendez-moi, Paola!
- Allez-y ! - Non, je ne viens pas.
On se voit au d�jeuner.
Ne vous inqui�tez pas. Elle ne tombera pas.
Plut�t, regardez l�-bas. C'est une vue merveilleuse.
Pourquoi est-ce que tu ne prends pas soin de Paola ? Elle mange � peine.
Sois plus qu'un monsieur envers elle. - Ils se comportent comme s'ils sont d�j� mari�s.
Ils s'ignorent compl�tement l'un l'autre.
Chaque mariage n'a pas le m�me r�sultat.
J'esp�re que le leur aura �t� parfait.
Facile maintenant. Franco a encore deux ann�es � universit� devant lui.
Laissez des choses suivre leur cours.
J'ai envie de courir.
Bien ? Qu'est-ce que tu attends ?
H�, Paola ! Attends-moi !
Ne bougez pas.
Si vous vous �tendez vos bras, vous �tes parfait.
Comme ceci ?
Je peux vous adorer, Mon Seigneur.
- Non ! Je d�teste la comp�tition. - Qu'est-ce que vous voulez dire ?
- Entrez, Paola. - Je viens avec maman. On se voit � la villa.
C'est clair que tu t'es remise compl�tement.
Je ne t'ai jamais vu si sauvage.
Gr�ce � Napo. Est-ce qu'Adolfo ne t'a pas dit n'importe quoi ?
Tu pourrais m'appeler quelquefois "papa".
Pourquoi ? Tu n'es pas mon p�re.
Ce n'est pas une bonne excuse. C'est mon mari, de toute fa�on.
Mari ? C'est un dr�le de mot.
Mari, mari, mari...
Remarquez comme tous les mots deviennent dr�les s'ils sont prononc�s plusieurs fois de suite ?
Arr�te de dire des b�tises, Paola.
- Tu d�concentres Napol�on sur sa conduire. - Napol�on...
Pourquoi est-ce que tu ne l'appelles pas Napo ? C'est plus sucr�. Moins grandiloquent.
Tu veux dire "redondant"?
Je veux dire moins tralala ! Vous avez obtenu le droit � tout.
Maintenant, cesse de parler et tiens-toi. D'accord ?
D'accord.
C'est quoi cette histoire au sujet de Napo et de la maladie de Paola ?
Rien. Une absurdit�. Napo m'a aid� � traiter ta fille pendant ton absence.
C'est tout.
� partir de maintenant, j'appr�cierai que vous ne vous occupiez que des t�ches qui vous sont assign�es.
Comme vous souhaitez.
Regardez devant, Napo !
Je suis d�sol�. Je n'ai pas fait attention. - Je peux le voir, Napol�on.
Salut !
- Pourquoi est-ce que vous ne dormez pas ? - Les bruits sur le toit.
- Quelque chat. - Ce chat c'�tait moi.
Je jetais des pierres sur le toit. Je voulais vous voir.
Non. Pas maintenant. Ma m�re se l�ve souvent la nuit.
Alors, venez chez moi.
�coutez. A demain.
Je dirai que je vais � ma le�on d'anglais.
O� est-ce que je vous attendrai ?
Dans Calenzano Pinewoods, pas loin de la montage.
Vous pouvez le voir de votre terrasse. De l'autre c�t�, il y a une entr�e cach�e.
- Tr�s bien. - Voyons-nous l� demain matin.
- �coutez, Paola... - Allez vous coucher.
Je promets que je ne jetterai plus de pierres.
Carlotta, o� est Paola ? Elle n'�tait pas cens�e aller � sa le�on d'anglais ?
Je ne sais pas. Je l'ai vu march� vers Calenzano.
Je vais chercher vos v�tements.
La fille...
Regardez...
Je ne veux pas vous blesser. Ne partez pas.
A l'aide !
A l'aide !
Laissez-moi partir ! Laissez-moi partir !
Il voulait me prendre. Je l'ai frapp�. Il voulait me prendre.
Est-ce qu'il est mort ?
Non.
�coutez. D�p�chez-vous! Habillez-vous.
Vous devez revenir avant quelqu'un ne vous voit.
Allez, d�p�chez-vous !
Je vais tout dire � ma m�re.
Ne vous inqui�tez pas. Il ne dira rien.
Ne gaspillez pas votre temps ! D�p�chez-vous !
Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu !
Arr�tez �a, vous l'idiot ! Arr�tez �a ! Arr�tez �a !
Allez � la maison! Allez � la maison! Compris ? C'est un ordre !
Partez ! Barrez-vous !
O� est-ce que tu as �t� ?
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
C'�tait horrible.
Je ne voulais pas. Je ne voulais pas.
Je l'ai frapp� pour me d�fendre.
Je ne voulais pas.
Parle ouvertement, mon enfant. Dis-moi tout. Qu'est-ce qui s'est pass� ?
- C'�tait une m�saventure. - Paola m'a d�j� tout dit.
Il n'y a rien que nous ne puissions plus faire. Il va mourir.
Nous devons faire quelque chose. Si besoin est, nous ferons venir un docteur.
Nous l'emm�nerons � l'h�pital. Allez � la villa.
Allez chercher de la gaze et les m�dicaments. Qu'est-ce que vous attendez ? D�p�chez-vous, j'ai dit !
- O� est-ce qu'il est ? - Au fond de la mer.
Il �tait mort quand je l'ai jet� dedans.
Il y a 9 chances sur 10 qu'il ne remontera pas � la surface.
- Et s'il le fait ? - Alors, tant pis pour vous.
Vous �tes le seul � bl�mer pour ce qui s'est pass�.
Vous devrez payer cette mort.
Quoi ?
Vous m'avez parfaitement bien entendu.
Ma fille ne doit pas �tre impliqu�e dans cette histoire.
Elle est encore une jeune fille. Et vous avez profit� d'elle.
- Mais je ne l'ai pas tu�. - Personne ne vous croira.
Essayez �a, si vous pouvez.
Je vais vous tuer, vous putain de salope ! Je vais vous tuer !
Un autre meurtre ?
Ca ne servira � rien, Napol�on.
Vous avez rencontr� votre Waterloo.
Tout le monde sait qu'il y avait que du mauvais sang entre vous deux.
Il y a aussi quelqu'un qui vous a vu �tre en conflit avec lui.
Si quelqu'un devrait payer sa mort un jour �a ne sera pas Paola mais vous !
Personne mais vous !
C'est absurde.
Insens�.
Ma fille n'est pas pour vous.
Quittez cette �le ! Allez loin !
Mais ne vous y trompez pas.
Votre vie enti�re est suspendue � un fil...
... Celui qui reste, au fond de la mer, le corps de l'homme...
... que vous avez tu�.
Au revoir !
Hey, vous ! Un instant.
Quelque chose a gliss� de votre poche.
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