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ACHAT D'OR
879 grammes.
31... 16... 496.
496 dollars.
Sam, �a fait 108 256,14 dollars.
Buvez un coup! On a trouv� le bon filon, on offre!
Sam, pour moi, �a veut dire que Jenny va venir.
George, ce qui est bien en Alaska, c'est que le mariage n'y s�vit pas.
- Faut que �a reste un pays libre. - Tu te r�tractes.
- Tu reviens sur ta parole! - Jamais.
Mais te voil� millionnaire, et tu te mets la corde au cou?
- Je n'attends que �a! - Du calme, oncle Tom. Je la ram�nerai.
Sam ch�ri!
- Georgie Pratt, le tendre Angliche! - Non, madame. Je suis pris.
T'inqui�te, ta vertu ne risque rien.
Billy Pratt! Tu as grandi!
- Ravi que �a se voie. - Quel �ge as-tu?
- Il est trop jeune. - J'ai 20 ans!
Non, 17, et tu attendras de trouver la bonne, comme moi.
Tu es mon fr�re ou ma m�re?
George!
Sam, bois un coup de ce que tu offres.
J'adore boire gratis.
Vous avez trouv� le bon filon, dit-on.
On le saura � mon retour de Seattle avec du bon mat�riel.
- Taisez-vous, les gars! - La ferme!
Buvons au meilleur nez pour l'or de tout l'Alaska:
mon pote George Pratt!
Et � la fianc�e de George, qui d�p�rit � Seattle depuis trois ans
en attendant qu'il soit millionnaire, Jenny Lamont!
- Quand tu la ram�nes? - Sam s'en charge.
Autant envoyer un lapin chercher une laitue.
Un de nous reste pour la concession, voleurs!
- Sam est plus dou� que moi pour acheter. - Pour autre chose aussi.
Je m'occupe de notre nid d'amour.
Le nid pour George, l'amour pour Sam.
Bon, assez rigol�.
George, je parie que ton premier marmot froncera un sourcil.
C'est pas dr�le!
Des femmes!
Regardez �a!
H�! Des femmes!
Des femmes?
Une cargaison enti�re de nouvelles!
- Belle bagarre. - Pas mal.
Qui va payer pour ce chantier?
T'inqui�te, �a valait le coup. Notre Jenny a �t� veng�e.
Merci, M. McCord.
Merci, Clancy.
Je vais me laver avant d'embarquer.
Je compte sur toi, ne bois pas, ne te fais pas arr�ter.
Je t'ai donn� ma parole.
On se retrouve � la plage, hein?
BARBIER ET BAINS BAIN DE VAPEUR RUSSE - SAVON ET SERVIETTE
- Bonjour, messieurs. - Salut.
Je ne m'attendais pas � trouver ce luxe ici.
- Nouveau venu? - D'hier.
On cr�ve de chaud!
On ne s'est pas rencontr�s � Seattle?
Non.
- Belle ville, Seattle. - Oui.
C'est la fi�vre de l'or qui m'a fait partir.
Une grosse fi�vre.
Excellent! Je m'appelle Frank Canon.
- Sam McCord. - Une bonne blague.
J'ai oubli� le savon, je reviens.
- Esp�ce de voleur! - Je ne faisais rien!
Ne mens pas, je t'ai vu!
- Quoi? Je n'ai rien fait, moi! - Voleur, canaille!
- Il faisait vos poches. - Qu'est-ce qui se passe?
- Un voleur faisait ses poches. - D�sol�.
Je ne peux pas surveiller toute la racaille.
Du calme. Il n'aurait rien eu, je garde mon argent dans ce sac.
Je m'excuse, la malhonn�tet� me fait voir rouge.
Y a pas de mal, je vous offre un verre.
Non, j'offre toujours le premier.
Avec les Canon, c'est comme �a. Mon p�re...
- Vous n'allez pas le croire! - Quoi?
C'est moi que ce minable a vol�. Il ne m'a laiss� que mon pantalon.
- 5 dollars! - Vous �tes fauch�?
Rien de grave, j'attends de l'argent des Etats-Unis.
�a me fera du bien de maigrir.
J'oubliais ma derni�re chance!
Je n'y pensais plus. J'en tirerai de l'argent.
Ici m�me.
Pour mes poches sauv�es, voil� 200 dollars.
- Le diamant en vaut 5 000. - Combien il vous faut?
Je pourrais recevoir l'argent avec du retard.
Disons, mille.
Cinq cents.
- Vous pouvez �tre tranquille. - Voil� 500.
C'est de la folie de faire confiance � un inconnu pour ce diamant.
Pas du tout. Je reconnais les honn�tes gens.
- Mais je m'en vais. - �a ne change rien.
Je serai l� � votre retour.
- C'est du ma�s ou du whisky, �a? - Demandez ce que vous voulez.
- 5 000 dollars? - Ce filou de bijoutier...
a d� changer le caillou.
Bon, on est quittes.
Pas du tout.
- Je me demande o� est Billy. - Il doit �tre avec les danseuses.
Sam, attends.
Voil� ton billet.
Et... une lettre pour Jenny.
- C'est personnel. - Je ne la lirai pas.
Tu comprends, au bout de trois ans!
Et sa photo. Regarde ce visage, ces yeux, ce sourire!
II manque le mieux: sa silhouette.
Un chef-d��uvre de la nature!
Tu me serines avec �a depuis trois ans.
- Tu l'as us�e � force de la regarder. - Ne la plie pas.
Tu lui diras que je dois rester pour construire la maison?
- Je lui dirai. - J'appr�cie vraiment.
Jenny est tout pour moi.
Tout l'or de l'Alaska ne vaut pas son petit doigt. Tu comprends?
Je n'ai jamais aim� comme �a, mais je te crois sur parole.
Vous embarquez sur le Victoria Queen?
- J'arrive. - On s'en va.
Sam, ma vie est entre tes mains.
Je te la ram�nerai. Un cadeau de No�l.
- Tu l'aimes dr�lement, hein? - Oui.
M�me plus... plus que toi.
- Monsieur! - On se voit dans un mois.
Je vous ai roul�s, hein?
- Oui. - Je vais faire la bombe � Seattle.
C'est ici que tu vas faire la bombe!
Vendu! Tout le monde veut me sauvegarder!
�a refroidira ses ardeurs!
Merci! Tu aurais d� le jeter � l'eau plus loin!
Idiot! Je dois te tenir en laisse ou quoi?
C'est pas juste! Je serai vieux avant d'avoir appris la vie.
Sam McCord n'a jamais fait de crasse, mets-toi �a dans la t�te!
Monsieur!
Qu'est-ce qu'il a dit sur Sam McCord?
- Vous avez � redire vous aussi? - Du calme!
- Je suis l'ami de Sam, son associ�. - Ah oui?
�a, alors! Le monde est petit!
Frankie Canon. Il para�t que Sam est ici.
- Je le cherche. - Il est parti pour Seattle.
George Pratt. Et mon petit fr�re, Billy.
Quelle aubaine de tomber sur vous!
J'allais manger, vous me tenez compagnie?
- C'est gentil. - Je viens juste d'arriver.
Je comptais sur Sam...
Suivez-moi, M. Canon. C'est mon jour de chance, venez.
C'est bien le 799, sur Perry Avenue?
Oui, c'est le 799.
Sacr� George! II a cr�n� sur tout...
sans dire que c'�tait une duchesse.
Mlle Jenny Lamont habite ici?
Livrez derri�re, � la porte des fournisseurs.
Je suis pas un fournisseur.
J'arrive d'Alaska avec des cadeaux de George Pratt.
- Vous �tes George Pratt? - Non, son associ�. Sam McCord.
Veuillez me suivre.
O� m'emmenez-vous?
Jenny? Un monsieur pour toi.
Pour moi? Je ne le connais pas.
- Que veut-il? - Je suis Sam McCord,
je repr�sente George Pratt.
- Oh, lui! - Il est en bonne sant�,
et je vous emm�ne en Alaska pour le mariage.
Le mariage?
Navr�e, je ne suis plus fianc�e avec M. George Pratt depuis longtemps.
J'ai une lettre qui explique tout.
Elle devrait. Il a mis deux semaines � l'�crire.
- Et ces paquets? - Des cadeaux pour la mari�e.
Et j�ai seulement amen� les babioles.
Les gros sont empil�s � l'h�tel.
C'est fini! Je suis mari�e.
Voil� mon mari.
- Mari�e? - Montre-lui ton alliance.
George est trop b�te!
Trois ans � languir d'amour pour vous!
II n'a touch� personne pour se garder pour elle!
Un million de dollars?
C'est vrai pour le filon?
- Un million? - Oui. Pour ce qu'il y gagne!
Pleurer sur sa fianc�e infid�le, assis sur un tas d'or!
- Un million de dollars... s�r? - Oui.
Les femmes!
On peut compter deux fois plus sur un cheval.
- Sortez par l�, par derri�re. - Jamais.
LE POULAILLER
Autre chose � propos de l'Alaska: l'ours polaire.
Il peut se passer d'attentions pendant six mois.
Mais apr�s, l'ours polaire devient nerveux.
Et il d�chiquette ses semblables � mort.
C'est pareil pour un chercheur d'or.
Du renfort, c'est ce qu'on veut!
Lil, envoie!
Asseyez-vous, j'ai encore un genou libre.
Vous avez l'air d'une b�cheuse.
Je n'aime pas les b�cheuses.
Une femme a bris� le c�ur de mon associ�
et vous ne m'aidez pas � l'oublier.
Navr�e pour votre c�ur, mais nous sommes de bons docteurs, pas vrai?
Pas le mien, celui de George Pratt.
Cass� en deux par une inconstante en bonnet de dentelle.
Je serai ton docteur.
Excusez-moi, j'aurais d� comprendre
que vous n'�tes pas du genre � avoir le c�ur bris�.
Vous �tes trop grand et trop fort!
- Cet accent. D'o� vient-il? - Je suis navr�e qu'il vous d�plaise.
Je n'ai pas dit �a. C'est une pose ou c'est naturel?
- Naturel, je suis fran�aise! - Oui!
Silence, je r�fl�chis.
Une vraie Fran�aise? Pas une fausse comme celles de Nome?
50 dollars pour une r�ponse honn�te.
Je vous le laisse, les filles. Bonsoir, monsieur.
"Monsieur!" Bon, je vous crois!
- O� vous allez? - Vous avez assez d'admiratrices...
Et r�leuse! �a plaira � cet insens� de George.
- L�chez-moi, vous me faites mal. - Parlons affaires.
Bonsoir, mesdames, tenez.
Merci de montrer vos jambes et d'�tre bien dispos�es.
Fais-les sortir, Irving.
Irving, dis � la direction que je n'ach�te plus, ce soir.
Vous avez beaucoup de verres de retard.
Fran�ais. Pour de vrai, comme vous.
- Je sauve une vie. - Vos propos sont sans queue ni t�te,
mais si vous avez trop bu pour parler, nous ferons autre chose.
- Parfait! On dirait une �pouse. - Ce n'est pas flatteur.
On est du m�me bord.
Je n'ai qu'un credo: � bas les �pouses.
Une femme qui rend un homme malheureux
au lieu d'en rendre plusieurs heureux n'a pas mon suffrage.
Asseyez-vous.
Merci.
- Votre nom? - On m'appelle Angel.
- P�ril en vue. Mais encore? - Michelle Bonnet.
- Et vous? - Sam McCord.
Sam McCord, � votre sant�.
Je sais quand un homme me pla�t.
D'abord, � mes doigts. Ils deviennent chauds.
Touchez.
Ensuite, quand il se conduit en gentleman quelques minutes.
Je faisais seulement semblant de partir.
J'allais revenir � la charge.
J'ai une proposition � vous faire.
- Naturellement. - Etes-vous d�j� all�e en Alaska?
Non, il y fait trop froid pour moi.
Je viens de La Nouvelle Orl�ans, o� il fait chaud.
- Vous avez la bonne taille. - Le don de double vue!
Essayez �a.
Ici?
N'y a-t-il pas assez de distractions?
- Mais si vous y tenez... - Pour voir la taille!
Vous perdez votre temps.
- Je vends, je n'ach�te pas. - "Acheter"?
�a vous plairait d'avoir tout �a pour rien?
Plus la moiti� d'une mine d'or. Ne dites qu'un mot.
- Lequel? - Un petit oui, et c'est � vous.
- Vous vous moquez. - Je n'ai jamais �t� aussi s�rieux.
Je sauve le meilleur ami que j'aie jamais eu.
Je n'ai jamais rien eu d'aussi beau!
En entendant l'accent, j'ai aussit�t pens� � George.
Une Fran�aise le brise, une autre le gu�rit.
Je vais vous confier un secret.
Je tremble de la t�te aux pieds. C'est enfin arriv�!
Je ne me jetterai pas � l'eau, mais dans une mine d'or.
Car je vais me jeter dessus!
Sam McCord, vous voulez vraiment que j'aille en Alaska?
Dites le mot.
Oui!
Par ici, M. Nordquist. Il est l�.
Reprends ton souffle!
Lars Nordquist! Gros b�ta, comment va?
- Bien, et toi? - Entre, svenska.
Tu n'as pas honte de tra�ner ici?
O� je devrais tra�ner pour trouver mon vieux Sam McCord?
- Comme �a, tu as trouv� un filon? - Un gros.
J'en suis ravi!
Je vois que tu as d�croch� la timbale ici aussi.
- C'est... Votre nom? - Michelle Bonnet.
Angel est plus simple. C'est Lars, mon ex-patron.
- Un m�chant avec une hache. - M. Lars.
Serre-lui la main, ta femme regarde pas.
Lena cogne encore avec le rouleau � p�tisserie?
Moins qu'avant.
Elle est ravie � l'id�e de te revoir, et de te gaver.
Que fais-tu � Seattle?
II y a le pique-nique des forestiers.
On apprend que Sam McCord est l�,
et tout le monde se met � crier: "Pas de pique-nique sans Sam!"
Allez!
M. McCord, je vous laisse mon adresse, si vous voulez me revoir.
Appelle-moi Sam, et je ne te l�che pas avant qu'on arrive en Alaska.
Prends ton trousseau, Angel, en route.
- Par quoi commencer? - Par �a.
Je vous aide.
Quelle belle robe! Elle me va � merveille.
Les chaussures, le chapeau... J'esp�re que je suis comme il faut.
- Tu es belle partout. Hein, Lars? - Oui.
Quoi, Lars? Tu ne ris plus?
Si.
Lena!
Lena!
Sam, esp�ce de fou!
Ma femme.
Je parie que je sais o� Lars t'a trouv�.
Dans un lieu de perdition!
J'ai dit � Lars: "Trouve Sam,
mais pas touche aux filles ou je te fends le cr�ne!"
"D�s que tu reviendras..."
Qui est cette femme?
- Lars, je... - Lena, c'est mon amie.
- Je l'ai amen�e. - Je la connais pas.
Arr�te de beugler, et montre un peu d'�ducation.
Je te pr�sente mon amie, Angel.
- Viens, elle mord pas. - Allez voir Lena.
- Ma vieille amie, Lena Nordquist. - Enchant�e.
Viens, n'aie pas peur. Elle a un fond humain.
C'est un charmant pique-nique.
Je vais m'asseoir sur l'herbe, si vous le permettez.
- Comptez pas l�-dessus! - N'en dites pas plus.
Ce n'est pas la peine.
- O� tu vas, Angel? - A ma place.
Ta place est avec moi.
Je croyais que c'�tait un pique-nique,
pas une r�volte d'�pouses timbr�es. �a ne m'int�resse pas d'y assister.
Alors, nous vous disons au revoir.
D�sol�s de n'�tre pas dignes de votre herbe miteuse.
- Lena, il s'en va! - Sam!
- Quoi? - Attends.
Tu as toujours �t� une t�te de lard!
Comment veux-tu qu'une femme convenable s'int�resse � toi?
Mais si tu veux rester � la f�te, d'accord.
Elle aussi!
L'invitation manque de cordialit�.
- J'ai mauvais caract�re. - Moi aussi.
Qu'en dis-tu, Angel?
J'ai faim, Sam.
Il y a � manger en abondance. Du porc r�ti, si vous l'aimez.
- J'adore �a! - L�-bas.
Merci.
O� tu vas comme �a, M. Nordquist?
Alors? L'aile ou la cuisse?
La pomme.
Votre attention!
Les participants au roulement de rondins
doivent se pr�senter au comit�!
Tu vas participer aux jeux?
S'il y a un concours d'�tranglement d'�pouses, j'en serai.
Elles sont toutes pareilles. Si on s'approche de leur mari,
elles d�marrent, comme une sir�ne.
Je ne supporte pas les gens qui m�prisent ceux qui ne leur ont rien fait.
Tu ne changeras pas le monde.
On est tellement bien ici,
contentons-nous.
Tu es un bon rem�de.
Merci.
- Tu en veux encore? - Oui, mais pas trop.
Je reviens tout de suite.
Angel!
Tu te souviens pas de moi?
- Ole, le b�cheron. - Va-t'en.
- Je pensais aller te voir ce soir. - Je t'ai dit de partir.
- Personne regarde. - Va-t'en!
Non.
- Va-t'en! - Non!
Va-t'en!
Laisse-moi!
Je t'ai aussi amen� du caf�.
- Merci. - Assieds-toi.
Oui.
Ce n'�tait pas un de tes amis?
Si. Il le sera � nouveau quand il aura desso�l�.
- Pourquoi tu as fait �a? - Par habitude.
On se met en boule, et...
Quoi? On ne s'est jamais battu pour t'avoir?
Pour m'avoir, jamais pour m'aider.
- Je me suis mis en boule, c'est tout. - Pourquoi?
Est-ce que je sais? On se met en boule, point.
- Et on se d�foule, point. - Sam!
Sam, Jensson est tellement bourr� qu'il peut pas grimper au poteau.
- Aide-moi. - Il peut pas grimper!
- J'ai pari� gros. - Moi aussi.
- Que voulez-vous que je fasse? - Grimpe, ou je perds ma chemise.
Je ne le fais plus depuis longtemps!
- Ce sera comme si �a datait d'hier. - Ou de ce matin.
- Et si tu perds ta chemise? - Je cours le risque.
Sam McCord grimpe pour Nordquist!
- Tu as vu un homme grimper � un poteau? - Non.
Je crois bien que je suis pi�g�.
Sam, viens!
- Tu vas monter l�-haut? - Comment tu crois que je gagnais ma vie?
II grimpera comme un �cureuil!
Minable, Beyerhauser! Gare, mon Sam est l�.
Faire �a � un vieil ami!
Si tu m'avais dit pour elle, je serais parti en gentleman.
Je m'excuse, Ole.
Rends-moi service, en gentleman.
- Quoi? - Occupe-toi d'Angel.
Que personne l'emb�te. Je compte sur toi.
Je rosserai tous ceux qui seront insolents avec la petite de Sam McCord.
Je peux �tre tranquille, tu as un chaperon.
Par ici, Mlle Angel.
Pr�ts?
En position!
Allez, Sam! Allez!
Vite!
Silence!
Le gagnant, pour Nordquist,
est Sam McCord, en 58 secondes!
De la bi�re pour tout le monde!
Buvons � Sam McCord, le gagnant au poteau!
Vous avez d�j� bu quatre fois pour moi.
�a fera cinq!
Buvons � une des plus chic dames de Seattle:
Lena Nordquist!
Merci.
Buvons � une autre chic dame!
- Angel. - Oui!
Buvons tous � une autre chic dame, Angel!
- Merci, messieurs. - Et buvons � Sam McCord!
Pas si vite!
Je bois encore � l'autre.
A toi, Angel.
Merci, Lena.
Merci, Sam.
Allez, vous �tes � la tra�ne!
Remplissez, on a encore beaucoup de toasts.
Oui.
Bont� divine! �a commence.
Encore un toast au meilleur patron de b�cherons!
II traite les b�cherons en gentlemen: Lars Nordquist!
Au meilleur patron que...
Il passe son tour.
Alors, au meilleur b�cheron qui se soit sauv� en Alaska,
Sam McCord, le Paul Bunyan des grimpeurs!
Le Paul Bunyan des grimpeurs va devoir passer son tour.
Ne te mets pas en col�re, ils s'amusent.
- Je t'aiderai avec Sam, ma ch�rie. - Merci, Lena.
Mais j'y arriverai toute seule.
Oui, certes.
COMPAGNIE DE NAVIGATION PACIFIC PREMIERE CLASSE
Bonjour.
- Quelle heure est-il? - Midi, d'une journ�e magnifique.
L'h�tel tangue.
- C'est un bateau! - Oui.
- O� il va? - En Alaska.
En Alaska.
J'entends de la musique.
C'est le gramophone. J'ai tout pris � l'h�tel apr�s avoir trouv� les billets.
Les billets.
Angel!
- Tu es venue. - Tu me l'as demand�, tu as oubli�?
C'est merveilleux!
Ce matin, j'ai su que ce qui m'arrivait �tait merveilleux.
Je me sentais une autre, celle d'avant.
Tu ne le regretteras pas, je saurai m'occuper de toi.
Je sais cuisiner, coudre...
Attends, mon petit!
Je n'ai pas oubli�... mais on n'a pas compris la m�me chose.
- Il y a un probl�me? - Non, seulement...
- Tu regrettes? - Ce n'est pas �a.
Si j'ai dit quelque chose qui te trouble, dis-le.
Non, tout va bien. Seulement, il y a un malentendu.
Je croyais t'avoir parl� de George.
Tu m'as dit que sa fianc�e lui a bris� le c�ur.
Oui, c'est lui qui a le c�ur bris�. C'est lui que tu dois consoler, pas moi.
- Je n'avais pas compris. - Je croyais te l'avoir dit.
Tu as d� le dire, mais...
j'ai compris autre chose.
Quelque chose de bien.
Je voulais seulement t'aider.
- Et George aussi. - Excuse-moi.
J'ai d� toucher de l'herbe � puce au pique-nique, et �a fait mal.
Je ne te ferais jamais de mal, je croyais que l'Alaska t'emballait.
Je crois... que j'ai chang� d'avis.
Autant que je retourne d'o� je viens.
D�jeunons, nous verrons les choses autrement.
Non. Merci, j'ai mon compte.
Allez, ouvre!
On joue au Red Dog?
Au Cassino! Je te donne dix points d'avance.
Les femmes!
C'est bizarre.
Elle ne r�pond pas, M. McCord.
- Je le glisse sous la porte? - Je m'en occupe. Elle mange bien?
- Oui, je m'occupe bien d'elle. - Fais encore mieux.
Merci.
Bonsoir, Sam. Je peux me joindre � toi?
Oui, entre.
Assieds-toi.
Comment vas-tu?
- J'ai r�fl�chi. - Moi aussi.
- Excuse-moi si j'ai �t� ingrate. - Tu avais raison.
C'�tait idiot de t'amener pour aider un pote � surmonter un coup dur.
Oublie toute cette histoire.
Et je ne veux pas jouer le Cupidon de George Pratt.
Sera-t-il tr�s malheureux?
Ce sera ma faute! II trouve la mine, je lui dois tout, et je le d��ois.
Il raisonne comme �a, il est imp�tueux.
- Il est plus �g� que toi? - Plus jeune. Pr�tend-il.
Il est grand et fort?
- Gros, petit? - Non, mais...
- Il est riche? - Oui!
Et je repousserais un homme comme �a!
Oublie tout ce que j'ai dit.
Je serais enchant�e de rendre ton ami George heureux.
Non! C'est pas bien.
- Laisse-moi essayer une semaine. - Non!
C'est ce que tu voulais d�s le d�but.
- J'ai chang� d'avis, comme toi. - Pourquoi?
C'est absurde, tu pourrais souffrir et... je t'aime bien.
C'est une raison pour me faire partir?
Une excellente, pour �viter les ennuis. Je ne pense pas qu'� moi.
Je ne veux pas te mettre dans le p�trin.
- Quel p�trin? - Je vais le dire autrement.
Deux hommes et une femme isol�s, �a finit mal.
Autant �viter d'en arriver l�.
Disons que tu as fait une croisi�re, je te d�dommagerai de ta peine.
Oui, tu as raison.
George serait malheureux si je tombais amoureuse de toi.
Et tu serais peut-�tre malheureux si je tombais amoureuse de lui.
Le mieux, c'est que je quitte l'Alaska.
Je suis content que tu sois d'accord.
Comment ne pas l'�tre avec un homme aussi gentil et honorable?
Et aussi sage.
Bonne nuit, Sam.
- Capitaine? - Bonjour.
- Fait bon voyage? - Oui.
Le d�chargement du mat�riel prendra du temps.
Je viens pour une question personnelle.
- Mlle Bonnet. - Charmante! Dommage de la perdre.
Non, elle rentre � Seattle avec vous.
C'est qu'on passe d'abord par Kotzebue.
Elle est venue pour le plaisir. Pour le retour, 300 dollars suffisent?
- Amplement. - Tenez, 500.
Un extra pour veiller sur elle.
Je serai vigilant comme un p�re.
Voil� 500 dollars que vous lui donnerez � l'arriv�e � Seattle.
- Une sorte de remboursement. - Je comprends, M. McCord.
Elles sont rarement aussi distingu�es.
Attendez, il y en a encore un!
Merci.
- Bonjour. - Je croyais que tu repartais.
Moi aussi, mais quelque chose m'a dit: "Descends, et ta fortune sera faite."
Sans pr�ciser que Nome n'est pas pour une femme comme toi?
Comme moi? Quel endroit est fait pour moi?
J'ai tellement veill� sur toi que...
j'oublie que tu sais te d�brouiller.
Il �tait agr�able d'�tre prise en mains quelque temps. Merci.
De rien.
Je te r�serverai une chambre � l'h�tel, en cadeau d'adieu.
Tu ne viens pas en ville?
Si, une fois tous les six mois.
Je vois.
Je ne vois George nulle part.
Quand je lui dirai pour Jenny,
il me flanquera un coup de poing, ou il voudra se noyer.
Il est sympa, mais Jenny lui fait perdre la t�te.
C'est l'ennui quand on aime. Se noyer est un soulagement.
- Tr�s dr�le. Ne te m�le pas de �a. - �a non!
- Je prendrai juste un bain chaud... - Sam!
- Sam! - Breezy!
Reste ici.
Breezy! O� est George?
A la mine. Am�ne Jenny le plus vite possible.
- Un probl�me? - Il y a des magouilles de concessions.
Lui et Billy sont l�-haut, en armes.
- A ce point? - Y a eu des morts.
J'ai �t� doubl� moi aussi. On m'a tout pris, tout!
George m'a engag�, j'ai deux chariots pour porter le mat�riel � la mine.
Voil� les factures. Attends qu'ils d�chargent, je dois aller � l'h�tel.
�a marche.
Vos bagages sont � l'entr�e, madame.
- Votre monnaie, monsieur. - Garde-la.
Pas de chambre, c'est complet.
- M. McCord. - Une chambre et un bain pour madame.
C'est complet, je n'ai plus rien.
Plus rien? O� je peux trouver une chambre tranquille?
L'�curie de Phil est devenue un h�tel, essayez l�-bas.
Une �curie? Je vais voir Bish.
C'est le proprio.
Bish? Everett Bishop?
- Ici, Sam. - Je veux...
C'est la tenue d'un propri�taire, �a?
Je ne suis plus le propri�taire. A cause d'une reine. Une fichue reine.
- Tu as perdu l'h�tel? - Sam, j'avais deux as.
Il lui manquait une reine � la derni�re carte.
Dis-moi, tu ne parierais pas un h�tel?
Une reine? Qui a tir� la troisi�me reine?
- Une fichue reine. - J'en peindrai une mince.
Non, mais je ne veux pas une grosse dondon.
- Je peindrai une cr�pe! - Tu n'es pas...
Bienvenue au Royal Palace Hotel!
Je modernise l'h�tel. L'art! J'introduis l'art en Alaska.
Tout en magouillant?
On est riches. A quoi bon se disputer?
Si vous voulez une chambre...
Pas moi. Pour Mlle Bonnet. Une chambre et un bain pour elle seule.
J'ai ce qu'il vous faut.
Profitons-en pour oublier nos ranc�urs pass�es.
Ton amie est mon invit�e. Je m'occupe de vos bagages.
Boggs?
Ce type m'agace. Tu l'as d�j� vu?
Pourquoi?
- Tu ne le connais pas, hein? - Non.
- M�fie-toi de lui. - Pourquoi?
Ne te laisse pas embobiner par lui.
- Je porterai l'argent dans mon soulier. - C'est dans ton int�r�t.
Cet escroc ne promet rien de bon.
Merci. C'est gentil de t'inqui�ter.
Bon, je dois retourner � la mine.
Tu viendras me dire au revoir avant?
Si je peux. Sans rancune?
Non. Simplement, �a n'a pas march�.
C'�tait trop farfelu, comme tu dis.
Au revoir.
Au revoir.
Si je te reprends � boire gratis, je te vire.
Porte les bagages dans ma suite.
Mlle Bonnet?
- J'ouvre la fen�tre, ou...? - M. Boggs?
"Mlle Bonnet"? Fantastique!
Angel, �a fait une paye.
Tu es sur un gros coup. Raconte �a � Frankie.
Si tu tenais un journal, Frankie,
mais tu n'oserais jamais,
tu y lirais que tu n'as pas de comptes � me demander.
Attends, on doit tous les deux fermer les yeux sur beaucoup de choses.
- Tu m'as quitt�. - Non, je me suis enfuie.
- Sans un mot d'explication. - Ni alliance.
J'en avais assez. Assez d'�tre utilis�e.
- Au point de devenir vache? - Tu m'as appris � l'�tre.
Pourquoi rousp�ter? Tu n'en as pas souffert.
Tu es deux fois plus belle qu'� La Nouvelle Orl�ans. Une v�ritable V�nus.
Un peu de m�rite ne me revient pas?
Ch�rie, j'ai vraiment �t� souffl� en te voyant.
Tout est revenu d'un coup. Les jours heureux... et les nuits.
On va tout recommencer, en grand!
Tu as une histoire, hein?
- Avec Sam McCord. - Ne te m�le pas de �a.
Ne t'inqui�te pas, je suis de ton c�t�.
C'est au poil si tu files avec sa mine. Je n'interviendrai pas.
J'ai mes affaires. Garde Sam McCord, je rafle le reste. C'est correct?
Je demande seulement la gentillesse d'antan.
C'est fini. Mort, comme s'il n'y avait jamais rien eu.
- Tu es s�rieuse. - Je te l'ai dit.
Je ne l'aurais jamais cru.
Tu es amoureuse de ce grand minable.
Je te donne un conseil, en ami.
Ne change pas. Que fait l'amour � une femme?
II tue sa vivacit�, la rend trop respectable. C'est termin�.
Sinc�rement, sois toi-m�me.
Ne deviens pas une M�re Michel entour�e de moutards.
Cette respectabilit� ne te convient pas.
- Pousse-toi. - Inutile de partir, je m'en vais.
Garde la chambre.
Je suis patient, et je te fais confiance. R�fl�chis.
Si tu as besoin de... gentillesse, appelle Frankie.
Que manque-t-il encore?
Un moteur, des pompes et le reste du tuyau.
�a me prendra encore un jour.
Je m'en fiche, porte tout � la mine.
Ne va pas te so�ler en ville.
- Je bois jamais au boulot! - Il y a un d�but � tout.
Qu'est-ce que tu as? Tu es mauvais comme un ours au derri�re �corch�.
Excuse-moi. On se verra � la mine.
Allez-vous-en. Partez ou je crie!
Je m'en vais sur-le-champ!
N'allongez pas la main, vous non plus!
Combien je vous dois pour la "suite priv�e"?
Tout le monde y vient. Croit-on que je fais partie du service?
Non! Effacez mon nom du registre!
- Je ne comprends pas. - Je m'en vais sur-le-champ!
- C'est ce p�teux de Frankie? - L'h�tel en est plein.
Je me suis tromp�.
Une mine d'or.
- O� est l'�curie? - Tu es folle?
- Dormir avec des chevaux! - Ne sois pas grossier.
Excuse-moi, je suis hors de moi.
- Je dormirai sur la plage. - Tu prendras froid.
Je m'en moque.
J'aurais d� t'�couter et rester sur le bateau. J'ai �t� b�te.
Tu le dis maintenant qu'il est parti?
Qu'est-ce qui m'arrive? Pleurer comme �a!
Ce qui t'arrive, c'est que... tu portes la poisse!
Oui, tu portes la poisse!
Monte.
Pousse-toi, et arr�te de brailler.
- O� tu m'emm�nes? - A la mine.
- Et le bateau? - Je te ram�nerai � temps.
Je serais � sa place si j'avais eu du plomb dans la t�te.
Oui, M. Canon. J'ai b�ti la cabane o� ils ont leur mine d'or.
Si j'avais bu moins de whisky et plus d'eau du torrent,
c'est moi qui aurais tout cet or.
- Tu as habit� dans la cabane? - Oui.
- Tu as pos� des piquets? - Non, seulement des trappes.
Je suis parti parce que je crevais de faim.
S'il vous pla�t, frappez fort.
Boggsy, tu as bien pos� un piquet.
R�fl�chis, tu as plant� un pieu ou entass� des cailloux?
Les cailloux m'int�ressaient pas!
Un ou deux petits cailloux.
- Non. - Abruti d'ivrogne!
Sauf quand je faisais un feu, j'entassais des pierres.
Boggsy, tu peux revendiquer la terre!
C'est ton or et c'est ta mine!
- Vous croyez? - Tout � fait.
Quelques verres t'aideront � r�fl�chir. On va voir �a en d�tail.
Ho!
- C'est magnifique! - Moi, j'en ai la chair de poule.
"Bienvenue, Jenny."
Son nid d'amour! C'est merveilleux!
Tu vas tenir ta promesse? Pas d'ennuis?
Pas d'ennuis. J'admirerai le paysage.
J'ai fait tout ce que j'ai pu.
Il ne me reste qu'� l'aborder de front.
Je crois que je vais mentir.
George!
Billy!
Ils doivent �tre aux drains. Je vais chercher George.
Je ne le souhaiterais pas � une ch�vre,
mais maintenant, j'aimerais que tu sois Jenny.
Je reviens.
Salut, petit.
- Attention, il est charg�! - Sam! Content de te revoir.
Moi, c'est moins s�r. O� est George?
Arnie, qui a la mine � Dawson, a des ennuis.
- George y est all�. - Une magouille de concession?
Arnie a repouss� des types, mais ils ont jur� de revenir en bande.
Breezy m'a parl� de gens tu�s.
Je vais leur pr�ter main-forte. Viens.
Selle un cheval, je me pr�pare.
Il est si furieux que �a?
II n'est pas l�. Il d�fend la mine d'un autre type.
Au moins, il ne pense pas � Jenny dans la fusillade.
Une balle dans la t�te gu�rit du mal d'amour.
J'y vais, j'en ai pour un bout de temps.
- Tu me laisses seule? - Installe-toi, Billy est l�.
- Billy? - Le petit fr�re de George.
- Petit? - 17 ans, assez grand pour s'occuper de toi.
C'est bien ce qui m'inqui�te.
C'est le meilleur. Il lui arrive de s'agiter, mais...
Mais?
II lui agite... de s'arriver...
- C'est Jenny? - Non.
Elle passera quelques jours ici. Sors ton pieu, laisse-lui la cabane.
Voil� Billy. Ce sac � puces, c'est Clancy.
Je reviens le plus t�t possible.
Occupe-toi des mules.
Billy? Moi, c'est Michelle.
- Quoi? Tu as froid? - C'est rien. Tu es...
- Quoi? - La ch�rie de Sam?
Non.
- Sa s�ur? - Non.
- Une inconnue? - On s'est rencontr�s en voyage.
Je n'ai pas trouv� de chambre,
alors Sam m'a invit�e ici en attendant le bateau pour Seattle.
Fantastique! Enfin, c'est fantastique, ici.
Tu plais � Clancy. Ne pars pas, je d�tache l'attelage.
Ne bouge pas d'ici, d'accord? Viens, Clancy.
Clancy!
Sors! Tiens-toi comme il faut, sors de l�!
Tu n'as pas honte? Tiens-toi bien, sors.
Michelle? Besoin de quoi que ce soit?
Non.
Un peu d'eau chaude? J'en ai fait chauffer.
- Non, merci. - �a ne m'emb�te pas d'en verser.
Ce n'est pas un bain de pieds, je suis dans l'eau.
- Tout enti�re? - Pas touche au rideau!
Doux J�sus...
Tout enti�re.
17 ans, encore un enfant!
Une f�te pour que tu te sentes chez toi.
- L�, c'est ta place. - Merci.
Ce que tu sens bon!
Merci.
- Ce que tu as pr�par� sent bon aussi. - Je pr�f�re ton odeur.
Nous d�nons?
Oui.
Excuse-moi, quel idiot!
Un rago�t de gibier.
J'aimerais bien le go�ter.
Bien s�r.
C'est tentant.
Ton fr�re te permet de boire?
Je suis grand. C'est du vin fran�ais que George gardait pour Jenny.
Comme tu es fran�aise, c'est pareil si tu le bois.
On en boira deux, tu veux bien?
Nous verrons plus tard.
George a mis du fil de fer pour voir si j'en buvais!
J'esp�re que c'est normal que �a explose!
- �a te dit d'y go�ter? - Je n'ai pas peur.
- D�licieux! Qu'est-ce que c'est? - Du champagne.
Je ne bois que �a.
J'ai d� avaler de travers.
Mais du moment que �a descend! Reprends-en.
Voil�.
Voil� ma situation, Michelle.
J'ai tout l'argent dont j�ai besoin.
Inutile de continuer � travailler.
Maintenant, je dois trouver une femme.
- Une r�guli�re. - Oui, pendant que tu es encore jeune.
Tu l'as dit. Tu vois ce coffre, l�-bas?
II est plein d'or, sers-toi! J'ai assez trim� avec Sam et George.
De Fortymile � Dawson,
j'ai connu des femmes d'un bout � l'autre de ce glacier.
Blondes, brunes, rouquines...
Dis un nom... je l'ai connue.
Oui, j'ai d�cid� qu'il �tait temps que je me range.
Un peu de patience, la bonne se pr�sentera.
Un homme devrait �tre l'ami d'une femme plus �g�e.
Je ne supporte pas ces jeunettes.
Aucune exp�rience, rien � offrir.
On fait la vaisselle et on va se coucher?
Pas de probl�me, je suis partant.
Bien. Couche-toi, je fais la vaisselle.
Zut! Y a pas le feu!
Je n'ai personne � qui parler. Une femme, quoi.
Tout ce que Sam et George me disent, c'est de nettoyer ci ou de cuisiner �a.
Michelle!
Sois plus qu'une amie avec qui parler.
Je ne sais pas comment dire...
Je comprends. Tu veux que je sois comme une s�ur.
Michelle, ne te moque pas de moi.
Je parle s�rieusement.
Michelle...
je parle s�rieusement.
Je crois que j'ai la t�te qui tourne.
Je crois aussi. Allonge-toi un peu.
- Michelle... - Non, non, non.
Tu vas l�!
Allez.
Non, non.
Parle-moi pendant que je d�barrasse. D'accord?
Merci, Michelle.
17 ans!
Dans le mille!
Attends!
Ils tiennent Arnie.
Duggan, il avait de la dynamite. Il voulait faire sauter les drains.
- Sales voleurs de concessions! - Arnie, t'y es pas.
La terre est � personne, on a droit � l'or autant que toi.
Monte.
Arr�te-toi.
George! George Pratt!
Sortez tous les mains en l'air ou je descends Arnie!
- Il en serait capable. - Sors pas!
Je pr�f�re crever que leur laisser la mine!
- Gare au chariot! - Arr�tez!
Taillons-nous!
- Arnie? - Sam, �a va?
D�sol� pour tes drains, tu vas �tre oblig� d'arr�ter de bosser.
Mais la mine m'appartient encore.
Porte-le � la baraque.
Salut, Sam!
- Gros muscl�, o� tu vas? - Nulle part.
- Comment elle va? - Qui?
Jenny! Je suis comme dingue, je n'en dors plus.
Sam, qu'est-ce qu'elle a dit en voyant la cabane?
Elle n'a pas vu la cabane.
Pas vu? Quoi, tu l'as laiss�e � Nome?
- On est copains depuis longtemps... - Tu ne l'as pas amen�e?
- J'allais te mentir. - Judas!
- Mais comment mentir � un pote? - Tu parles!
- Tu t'es bourr� et tu n'y es pas all�. - Je me suis bourr� apr�s.
Ecoute-moi, George.
J'y suis all�. Et je l'ai vue, je te le jure.
Tu m'�coutes?
- Oui. - Je l'ai vue, avec son mari.
- Le mari de qui? - De Jenny, elle est mari�e.
- Mari�e? - C'est ce que j'essaie de te dire.
Puis je me suis bourr�, et j�ai fait une idiotie que je regrette.
Mari�e!
Elle n'a pas attendu. Je n'en vaux pas la peine!
Je me retrouve comme un �uf dans mon nid d'amour.
J'ai � boire dans la sacoche de la selle.
Laisse-moi tranquille.
Je n'ai envie de voir personne. Laisse-moi tranquille.
On se verra � la cabane.
Billy?
- Michelle? - Billy, laisse-moi tranquille!
- C'est toi! Je suis contente de te voir. - Que fais-tu dans ce lit?
Le p'tit Billy! Voil� pourquoi je suis ici.
Le vin lui est mont� � la t�te, et ses mains ont fait le reste.
- Mais ce lit? - Je sais, c'est le lit conjugal.
- Tu as racont� le mensonge � George? - J'ai dit la v�rit�.
- J'ai mal fait. - Tu lui as parl� de moi?
Pas encore. Tu ferais mieux de sortir de l�,
George est irritable en ce moment.
Rejoins-moi dans l'autre cabane quand tu seras pr�te.
Billy!
- Michelle! - Michelle? Esp�ce de...
ca�d � la noix!
- Ma t�te! Je vais mourir! - Tu n'auras pas cette chance.
- Attends! Ecoute! - �a, �a va te soigner.
Retiens ton souffle!
Monsieur boit?
Eh bien, bois!
Conduis le chariot aux drains et d�charge-le.
Tu aurais d� le faire hier!
Clancy! Si Sam me regardait avec ces yeux-l�!
Mais il le fera. Je l'am�nerai � me regarder comme tu le fais.
D�p�che-toi, George ne va pas tarder.
Je suis presque pr�te, boutonne mon chemisier.
Tu n'en as pas qui se boutonnent devant?
Tu aurais moins de mal � boutonner?
Ecrase, sac � puces, ou tu finis dans le torrent.
Ne te mets pas en col�re. Tu es un homme adorable.
- Le savais-tu? - Ce que je sais,
c'est qu'il faut sortir avant que George arrive.
George est arriv�!
- Salut. - Qu'est-ce qui se passe ici?
- Qui c'est? - Une amie. Angel, voici George Pratt.
Jenny n'a pas pu venir mais cette tra�n�e, si?
- Je vais t'expliquer. - Je ne veux pas le savoir, d�gage!
- Vous et vos culottes, dehors! - Laisse-moi t'expliquer!
- Son parfum sent comme... - Je l'ai achet� pour Jenny.
- Les culottes aussi! - Et tu lui as tout donn�?
Idiot, je l'amenais pour toi.
Je ne veux plus entendre... Pour moi?
Une Fran�aise, jolie comme Jenny. Je dirais m�me, plus jolie.
Et tu croyais qu'elle pouvait remplacer ma Jenny?
Je voulais te consoler. �a s'est fait comme �a.
- Mais on a chang� d'avis. - Oui!
Je l'accompagne tout de suite au bateau, d'accord?
- Je ne sais pas. - C'est la v�rit�!
Rassemble tes affaires, je vais chercher le chariot.
D'accord, Sam.
Ecoutez, je veux que vous sachiez que...
j'ai dormi dans ce lit, seule, � cause de votre petit fr�re.
Je voudrais vous expliquer, mademoiselle...
- Comment, d�j�? - Michelle Bonnet.
Vous �tes vraiment fran�aise?
Oui, je suis fran�aise,
idiote, et aussi une tra�n�e.
- Je m'excuse... - Pas la peine, c'est ce que je suis.
Sam m'a d�nich�e dans un cabaret,
et je vais y retourner.
Il faut que vous repartiez?
�a n'a pas d'importance. Je fais ce travail partout o� je vais.
C'est oblig�?
Quelle que soit la raison qui porte � vivre comme �a,
ce n'est pas facile de changer de vie, et les occasions sont rares.
- Vous n'�tes pas oblig�e de... - Si, je le suis.
Le parfum a une autre odeur sur moi.
Je porte joliment les toilettes. Vous l'avez dit vous-m�me.
Je me suis excus� d'avoir dit �a.
Pas la peine de vous excuser, mon chou. C'�tait la faute de Sam et la mienne.
D�j� que vous aviez perdu Jenny!
- Redites �a? - Ne vous reprochez rien...
Non, comment vous m'avez appel�?
Mon chou?
Ce n'est rien du tout, c'est un mot fran�ais tout b�te.
- Mon chou. Jenny m'appelait comme �a. - Pardon, je ne savais pas.
Pas la peine de vous excuser.
C'est bizarre. Vous me la rappelez.
Je parle de Jenny.
Je devrais...
Vous avez tous vos bagages � faire et...
Ne m'en veux pas. Si j'ai fait �a, c'est parce que ce n'�tait pas ton amie.
- Fait quoi? - J'ai embrass� sa main.
Boucle-la!
Michelle est merveilleuse, elle me pla�t beaucoup.
J'ai d� me comporter comme une brute.
A ce qu'il para�t.
On fait n'importe quoi quand on a bu, pas vrai?
Si je l'accompagnais en ville, Sam?
Oui, reste ici et r�concilie-toi avec George.
Cherche le trou le plus froid du torrent et assieds-toi dedans.
Et change-toi!
D�gage.
J'ai besoin de r�fl�chir.
- O� est George? - Il prend un bain. Depuis des heures!
II perd la boule.
- Salut, mon pote! - Je pr�f�re �a.
- Ton sourire fait plaisir � voir. - Excuse-moi.
J'ai mal compris, je devais me calmer.
J'ai vu rouge pendant une minute.
A quelque chose, malheur est bon... et rose,
comme les culottes que tu as donn�es � Michelle.
Le chariot est vide, je l'accompagne en ville.
Pas la peine, Michelle reste ici.
- Pourquoi? - On s'est expliqu�s,
voyons si �a peut marcher.
- Marcher? O�? - Ici.
- Avec Angel? - Je pr�f�re le nom fran�ais.
- Mon chou Michelle. - C'est mignon.
La ferme, toi.
- Tu fais mal. - Tu l'as amen�e pour moi,
je tente ma chance. Je ne vais pas pleurer cent ans.
Tu n'as m�me pas pleur� deux heures.
C'est fou ce qu'elle me rappelle Jenny.
Avant que tu passes pour un idiot, faut que je t'explique.
Le cabaret? Elle m'a dit.
Elle est r�glo, franche!
Elle me pla�t.
- Il d�bloque. - Pas tant que �a.
L'hiver a �t� long et froid, elle apporte le printemps.
Tu es au courant pour le cabaret mais Angel n'est pas comme les autres.
- Tu l'as dit! - Ce que je veux dire,
c'est que tu ne peux pas charger comme un orignal.
Merci pour le conseil, je jouerai bien mes cartes.
Mon chou...
J'adore cette Fran�aise!
Mon chou!
Regarde ce que tu as fait.
Qu'est-ce que j'ai fait?
A cause de toi, Michelle ne sait plus ce qu'elle fait.
Et George est avec ma ch�rie!
- Je peux entrer? - Oui, j'en ai pour un instant.
Je vais vous aider.
C'est un beau lit,
et il est moelleux.
- Elle l'aurait ador�. - Je suis content qu'il vous plaise.
- Mlle Bonnet? - Je suis pr�te.
Pourquoi partir? Restez donc ici.
Je trouverai une chambre en ville, en attendant le bateau.
Vous pourriez rester d�finitivement.
D�finitivement?
Et �tre... votre amie?
Oui, madame.
Non, merci, M. Pratt.
C'est pour �a que vous �tes venue, non?
Non.
Pas pour �tre votre amie, ni celle de personne, jamais.
Ni ici, ni au cabaret. Nulle part.
Ce n'est pas mon style de supplier.
- Je vois �a. - Oui?
Sam!
II va rire comme un bossu. A gorge d�ploy�e, il va me faire voler.
Je suis un jeu pour vous et Sam?
Non, pas pour moi.
- Vous ne l'�tes pas pour moi. - Pour Sam, oui.
Vous connaissez Sam avec les femmes.
Oui. Je comprends.
Vous m'accompagnez? Que ce ne soit pas Sam.
Oui, je pourrai sauver la face.
- Nous y allons? - Oui.
Attendez, vous oubliez tout �a.
- Je n'en veux pas. - Pourquoi?
Ils sont trop riches, trop beaux, et...
- Sam vous les a donn�s. - Allons-y.
- Attendez. - Je ne pr�f�re pas.
Taisez-vous, je dois r�fl�chir.
Oui! Vous �tes amoureuse de Sam!
- Non, pas du tout! - Oh, si!
C'est bizarre, Sam a un comportement tr�s �trange.
Comment vous traite-t-il?
Eh bien, gentiment.
Comme si j'�tais... Gentiment.
Il a fourr� de l'argent dans votre...?
- Non? II a d�j� claqu� votre...? - Non.
A Seattle ou sur le bateau, vous et Sam...
�a ne lui ressemble pas. Non.
Donnez-moi �a. Asseyez-vous,
on va tenir bon et voir ce qui se passe.
Que regardes-tu? Arr�te d'espionner!
Je me demandais quand ils viendraient manger.
- Depuis quand ils sont l�-bas? - Une heure et 28 minutes.
29.
J'ai faim.
Attention, j'arrive!
- Il va entendre. Qu'avez-vous? - "Chicka-Chickadee."
II nous faut quelque chose qui va vraiment... Le voil�.
- Tu veux manger? - Pour quoi faire?
Pour te remplir le ventre!
Tu tiens le couteau du mauvais c�t�.
Sam, le fourneau est froid.
Si tu le prends comme �a, cuisine toi-m�me!
- Sam? - Oui?
- �a fait quoi quand on est jaloux? - Je sais pas, moi!
Je suis jaloux.
O� est le whisky?
Sam, tu crois que George la retient contre sa volont�?
Ben, voyons! Tu l'entends appeler au secours?
- Je ne comprends pas Michelle. - Toutes les femmes mentent,
ou pire, elles te serinent avec le mariage.
Comme celle de l'Oregon. J'attachais ses lacets,
et elle m'a cass� la t�te avec un pasteur.
Ou la petite du Minnesota
qui a essay� de m'�pouser pendant que j'�tais bourr�.
Sans le pasteur, j'�tais cuit! Pour de bon!
M�fie-toi des femmes, m�me si elles ont l'air sinc�re.
Elles veulent toutes se marier!
- Michelle est... - Michelle!
Chou et compagnie. Toutes les m�mes!
- Je vais prendre un bain. - Tu viens de te laver.
De quoi je me m�le?
�a va l'achever!
Pauvre vieux Sam.
- Qu'est-ce que tu fais l�? - Et toi?
Je cherchais mon savon.
Chantons un duo.
Non, �a ne va pas marcher.
Je n'int�resse pas Sam, c'est simple.
N'abandonnez pas. Un peu de patience, mon chou.
J'en ai assez d'eux! Viens, Billy.
Ignorons-les.
Attendez, j'ai une id�e.
Je pars en reconnaissance.
- Vous en voulez? - Non.
Sam, George arrive.
- Je suis nerveuse. - Y en a plus pour longtemps.
Il est dans la phase "silence".
Il �tait comme �a quand on lui a vol� son cheval pr�f�r�.
Sam? Tu es verd�tre.
Tu as l'estomac barbouill�?
Je vais te donner du bicarbonate.
Il est pour ainsi dire m�r. Riez.
- Comment? - Riez le plus fort possible.
- Je n'en ai pas envie. - Non? Mais...
- Vous �tes chatouilleuse? - Non.
Et elle aura un beau mariage!
Gare!
- Qu'est-ce que c'est? - Sam!
Ne bougez pas de l�.
Quand il pousse son cri de guerre, il faut s'attendre � tout!
Je voulais juste pr�server la porte.
- Grue! Tra�n�e fran�aise! - Sois bon joueur!
Mince, il est dr�lement amoureux!
N'allez pas apr�s lui! II va revenir.
Qu'est-ce qu'ils faisaient, Sam?
La ferme.
Sam, les soldats!
La mine McCord-Pratt? O� sont les propri�taires?
- Je suis McCord. - La loi martiale a �t� d�cr�t�e.
Votre concession a �t� contest�e, elle est plac�e sous garde.
Pas de violence, et cessez le travail.
Vous tombez � pic, soldat.
Personne ne discute. Je prends ma part et je m'en vais.
Sam!
Deux hommes!
- Non, remettez l'or � sa place. - Pas question!
- D�sarme-le. - Prenez la mine,
- mais un tiers de l'or... - L'or est saisi
tant que la question n'est pas r�gl�e.
Je vous arr�te. J'avais dit pas de violence.
�a va s'arranger, garde ton sang-froid.
Garde plut�t le tien, la mine et elle, et �vite-moi!
Esp�ce de babouin t�tu!
J'ai quelque chose � dire � mon associ�.
Tu es une andouille!
Est-ce que tu vas enfin �couter quelqu'un?
Ne gaspille pas ta salive. Tu m'as port� la guigne!
J'en ai assez. Emmenez-moi!
Jetez-moi en prison!
Michelle?
Quand retournez-vous en ville?
Quand on aura charg� les biens saisis.
- Pouvez-vous m'emmener? - Volontiers.
Merci, je reviens tout de suite.
TERRITOIRE DE L'ALASKA COMMISSAIRE AMERICAIN
M. McCord a assist� � la pes�e de l'or, mais il refuse de signer.
Je ne signe pas. Au diable, l'audience.
Que Pratt d�fende la mine. Je veux ma part et m'en aller.
Enlevez votre chapeau.
M. le commissaire, je suis Duggan. Je vais signer ma copie.
C'est lui qui a contest�? II voulait la mine d'Arnie!
- Esp�ce de... - Assez!
M. Duggan n'a aucun droit sur votre propri�t�.
Il repr�sente seulement M. Peter Boggs.
Qui est-ce?
Le trappeur qui a construit votre cabane. Il a contest�.
Je veux lui parler. Pourquoi n'est-il pas venu?
C'est inutile tant que M. Duggan le repr�sente.
- Ai-je fini? - Oui.
On vous avisera pour l'audience.
Merci.
- Quand se tient l'audience? - Dans deux mois.
Deux mois?
Si vous voulez votre part, signez.
Je vais signer.
Laissez-nous faire notre travail. Il n'y a pas que votre cas � r�gler.
Mais je vous aiderai � le r�gler.
Un instant!
Vous oubliez quelque chose.
Affaire suivante!
Porteur! Prenez les bagages de madame et rentrez-les.
Monsieur? Est-ce le bateau de Seattle?
- Oui. - Il repasse t�t.
Il a d� revenir de Kotzebue � cause de la glace.
- Bonne chance. - Merci.
Michelle!
- Billy! - Viens.
Je veux te parler, viens.
- Que fais-tu ici? - Je t'ai suivie.
J'ai caus� assez d'ennuis, va-t'en.
Ce n'�tait pas toi, mais Sam et George.
Je n'aurai pas ma part tout de suite, mais je saurai prendre soin de toi.
Je trouverai du travail.
Billy, tu es un brave gar�on.
- Faut pas dire �a. - J'�tais presque une brave fille.
S'il te pla�t, retourne � la mine. Tout va s'arranger.
S'il te pla�t.
ON DEMANDE UN PORTEUR S'ADRESSER DERRIERE
Vous n'�tes pas partie longtemps.
Non, je prends le bateau pour Seattle.
- Quand puis-je embarquer? - Jusqu'� minuit, madame.
Est-ce que je peux attendre ici?
M. Canon vous attendait, il a gard� votre suite.
- Il m'attendait? - Oui. Je vous accompagne.
S'il vous pla�t?
J'en ai pour une minute.
Moi aussi.
O� est Pete Boggs?
- Laisse-moi! - O� est Boggs?
- Je sais pas. - Je vais te rafra�chir la m�moire.
- Boggs. - Je sais pas!
- Boggs. - Le portier!
II est portier au casino de Frankie Canon!
Continuez.
Je suis d�sol�. Les accidents arrivent.
Qui est l�?
Bienvenue, Angel.
Excuse-moi, Frankie, mais va-t'en.
Je te comprends, c'est pas tous les jours qu'on perd une mine d'or.
- Je peux entrer? - C'est ton h�tel.
- Tu as l'air triste. - J'ai la migraine.
C'est normal quand on p�che un rat�.
On fait tous des erreurs. Assez de propos d�sobligeants,
parlons affaires. On est associ�s?
Non, je repars pour Seattle ce soir.
Je ne comprends pas. Tu retournes au cabaret?
A cause d'un pauvre type et d'une mine perdue,
tu veux quitter l'Alaska? Tu es intelligente.
- Tu peux m'avoir, plus mon argent. - Je ne veux pas de ton argent.
- Rien que moi. - Non.
Je ne veux pas de toi non plus.
- C'est de la folie. - Peut-�tre.
Je fuis l'Alaska pour la raison qui m'y a amen�e.
Parce que je suis idiote
et que je continue � me leurrer en pensant que je suis diff�rente.
C'est tout.
Maintenant, laisse-moi tranquille.
Tu es fatigu�e et �mue, ne d�cide rien maintenant.
D�nons ensemble, c'est mieux pour parler.
Je viendrai te chercher � huit heures.
Et fais-toi belle.
Huit heures.
- Frankie? - C'�tait une d�cision rapide.
Depuis quand tu me r�serves la chambre?
Depuis avant-hier.
Tu savais d�j� que Sam �tait fauch�?
Le bruit courait que la mine serait saisie.
- Elle l'a �t�? - Oui.
Je mentirais en disant que je le regrette.
A huit heures.
Monsieur? O� est le portier?
- J'ai demand� o� �tait le portier. - Derri�re,
- o� voulez-vous qu'il soit? - Merci.
Enchant�, Bog...
- Billy! - Je ne l'ai pas eue!
- Qu'est-ce que tu fais l�? - Je nettoie les crachoirs.
- O� est l'ancien portier? - Para�t qu'il est devenu riche.
�a, oui! C'est lui qui a contest� la mine.
Frankie doit savoir o� il est.
Attends-moi! Je suis ton associ�.
- La chambre de Frankie? - En haut, la suite en face.
Qui est l�? Qui est-ce?
- On... on dirait... - Oui.
D�sol� pour l'intrusion.
- Je n'ai rien � te dire. - Moi non plus.
Je cherche un pou. Sors, Frankie!
Mince, je ne pensais pas te trouver l�!
Qu'est-ce que tu croyais?
Qu'elle nous quitterait pour l'Arm�e du Salut?
Allons chercher notre cher Frankie.
Ecoute-moi! Ecoute bien.
Je le fais pour Billy et George. Frankie �tait au courant de la saisie
- avant que les soldats ne bougent. - Comment?
Si tu es si malin, devine tout seul!
Maintenant, laisse-moi tranquille!
Ne reste pas plant� l�, cherche Frankie.
- Moi? - D�gage.
Je te remercie pour le renseignement.
Mais je n'ai jamais vu quelqu'un doubler comme toi!
- D'abord, tu me doubles... - Moi?
Avec George. Et maintenant, tu doubles Frankie.
Tu te trompes sur toute la ligne.
Pas une seule fois, je ne t'ai vu avoir raison!
Oui! C'est tout Sam, �a.
Tiens donc!
La voil�. Je t'ai retrouv� ta ch�rie r�glo et franche.
- Au boulot! - J'aimerais que ce soit ma ch�rie.
- C'est la tienne. - Non!
On jouait la com�die pour toi.
- Pas du tout. - Mais si!
C'est moi qu'il pr�f�re croire.
Jamais, m�me assise sur des Bibles! Et George ne ment pas.
Si c'�tait une com�die... Attends, menteur!
- Pourquoi tu es l�? - Je cherche un certain Boggs.
- Calme-toi. - Gare!
- Calme-toi. - Je ne trouve pas Frankie,
mais Boggs est enferm� ici.
- Quelle chambre? - Je ne sais pas.
Autant commencer par celle-l�.
Qu'est-ce que c'est?
Du calme. Billy! II est l�?
Non.
N'abandonnez pas, c'est prometteur.
- Billy! - Je peux me relever tout seul.
Messieurs, quelle belle surprise!
- C'est lui! - Vous tombez � pic pour un verre.
- On veut parler avec toi. - Volontiers.
Je me sentais seul sans personne avec qui chanter.
On chante tous ensemble?
Pourquoi tu as contest� notre concession?
Je l'ai contest�e? Moi?
- Tu as oubli�? - R�fl�chis.
Frankie Canon ne t'a rien demand� de faire?
Frankie? Non.
J'ai jamais vu un type aussi sympa.
Il m'a donn� la chambre et tout ce whisky pour rien.
- A part une croix sur une feuille. - Qu'est-ce que tu as sign�?
Si je savais lire, je signerais pas avec une croix.
M. Canon m'a dit que je toucherais plus un balai
de toute ma vie.
Assez parl�. Buvons et chantons, pr�ts?
Viens. Le commissaire veut entendre �a.
- Il aime chanter? - Il adore.
Attends-moi. Je vais chercher Boggs et tu l'emm�nes vite.
Bonjour, M. Canon!
- On l'a trouv�. - Je vais chanter pour le commissaire.
- Venez. - Tu devrais �couter �a.
- �a ne m'int�resse pas. - Oh, que si!
Pousse-toi, toi!
Derri�re toi, Sam!
Baisse-toi!
Attention!
La Bible dit
qu'il faut s'aimer les uns les autres.
Musique!
- Viens avec moi! - Attendez!
Toi!
Garde �a pour le commissaire.
Tous � bord! Queen of Seattle!
Taisez-vous!
- Que se passe-t-il? - On a eu notre audience.
Voil� Boggs et l'escroc qui l'a roul� pour qu'il nous spolie.
Boggsy, chante pour le commissaire.
Chantez avec moi, commissaire.
- Mon pote! - Tous � bord! Queen of Seattle!
De nouveau associ�s!
McCord, vous devez porter plainte.
Plus tard. Angel!
Commissaire...
vous avez du feu?
Angel, o� vas-tu?
Je prends le bateau, mes bagages...
Il faut que tu restes, tout commence � s'arranger.
Restez, Michelle. Le costaud vous aime.
- On sert de spectacle? - Dernier appel, Queen of Seattle!
Dernier appel!
Tu dois rester, Angel.
- Sam, pourquoi dois-je rester? - Parce que.
Ce n'est pas une raison. Pourquoi?
- C'est pas une raison? - Non. Pourquoi?
Parce que je le veux. Tu ne comprends pas?
Je ne comprends pas. Dis-le-moi.
- Dis-lui, costaud! - Parce que je t'aime, voil�!
Sam!
Vous n'avez pas une place sur le bateau?
Je vous la laisse!
Je te donne un cadeau pour Michelle.
Je l'ai achet�e � Frankie, presque vol�e.
Une bague avec un diamant.
C'est le plus beau cadeau que j'aie eu!
J'aimerais avoir un cadeau � t'offrir.
En voil� un de moi.
- Bi�re pour tout le monde! - Et du champagne!
J'ai trouv� ma vraie mine d'or!
Sous-titrage Visiontext: Anne Bruant
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