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Ne tire pas.
On va être pris en embuscade, Seyit.
C'est un ordre, Petro.
On ne tire pas avant de voir quelque chose.
Non !
C'était eux ou nous.
Soldat.
- Lieutenant. - Yevgeni.
Lieutenant.
Lieutenant.
Tiens bon, Yevgeni. On va t'amener à ta division.
Je t'avais interdit de tirer.
J'ai cru que c'était l'ennemi.
C'était un ordre !
J'ai cru que c'était l'ennemi.
Grodno - Front Allemand Décembre 1915
- N'écris pas ce rapport, Seyit. - Sors d'ici.
Je dois te supplier ?
Tu as désobéi aux ordres, Petro.
Tu as tué ton propre soldat.
Tu dois être puni.
Si tu ne dis rien, personne ne le saura. Et je continuerai mon devoir.
Non.
On est en guerre. C'était un accident.
Si tu écris ce rapport, je serai fini.
Je perdrai mon rang et ma charge,
mais aussi mon honneur.
Ne me dénonce pas, Seyit.
Alors donne ta démission.
Quoi ?
Si tu veux garder ton honneur,
écris ta lettre de démission.
Yevgeni n'a pas eu la chance de voir sa fille.
Vous travaillez ?
Même les hommes ne trouvent pas de travail,
comment le pourrais-je ?
Vous avez raison.
Il est plus important de rester avec vos enfants.
Désormais, vous n'aurez plus de soucis financiers.
Je vous le promets.
Vous êtes généreux, mais je ne peux pas accepter.
S'il vous plaît.
Je...
Je me suis battu aux côtés de votre mari, avant de démissionner.
Je lui dois beaucoup.
C'est important pour moi.
- Merci beaucoup. - Non.
- Pas de ça. - Merci.
Relevez-vous, je vous en prie.
Ne vous agenouillez devant personne.
Vous êtes
la femme d'un soldat qui s'est battu courageusement.
J'ai été affecté sur le front. Je pars dans quelques semaines.
En mon absence, le lieutenant... M. Borinski
continuera à veiller sur vous.
Merci beaucoup.
Je prierai pour vous.
Je vous dis adieu.
Je prierai aussi pour votre famille.
Que Dieu nous aide tous.
Şura ?
Oui, père ?
Tu n'es pas prête ?
J'ai presque fini.
Tu pleures ?
Non, j'ai ouvert la fenêtre et un flocon m'est entré dans l'œil.
Je ne veux pas me rappeler ma maladie quand je vois vos beaux visages.
Père.
Amuse-toi au bal, ce soir.
Profite des belles choses que nous avons.
Je vais t'aider à te préparer.
Avec la guerre si proche de nous, on doit s'accrocher au bonheur.
Vous avez raison.
C'est ton premier bal, Şura. Tu n'es pas excitée ?
Je veux que vous ayez de bons souvenirs de cette soirée. D'accord ?
C'est bien.
N'oubliez pas. Ces visages souriants me guériront.
Père.
- Premier-lieutenant Seyit Eminof. - Monsieur.
Votre présence est rassurante.
Toujours à votre service. Madame.
Merci pour votre aimable invitation.
Vous devez vous remonter le moral avant le retour au front.
Oui.
Apparemment. Voulez-vous bien m'excuser ?
Les femmes sont chanceuses.
Seyit le Loup est ici.
- Comment vas-tu, Petro ? - Je m'habitue à ma nouvelle vie.
Ces épaulettes étaient lourdes.
On m'a ôté d'un poids, au sens propre comme au sens figuré.
Le smoking te va bien.
N'est-ce pas ?
Je me sens plus léger.
Bienvenue, Seyit le Loup.
Ta beauté est toujours aussi éclatante.
- Je suis ébloui. - Tu m'as manqué.
Tu m'as manqué aussi.
Tu as beaucoup de chance, Celil.
Je sais.
Tu es encore au bras de la plus belle des femmes.
Bienvenue, frère.
Merci.
Comment vas-tu ?
Mişa.
- Vlademir. - Seyit.
Allons boire un verre.
Que pensez-vous de la démission de Petro ?
J'ai du mal à y croire.
Moi aussi.
Mon ami, si tous les hommes étaient au front,
qui ferait tourner l'économie ?
Je vous fabriquerai des fusils.
Si le commerce te réussit aussi bien que l'armée, on gagnera bientôt.
Je l'espère.
- Buvons à Petro. - À Petro.
À Petro.
Quand saurez-vous sur quel front vous allez ?
Ou vous ne pouvez le révéler à un civil ?
- On le saura en rentrant d'Alouchta. - Tu viens avec nous.
Oui.
Seyit a promis de nous montrer le Karagöl.
Il nous présentera sa famille.
Ma famille sera ravie de recevoir mes plus proches amis.
Vous venez tous, messieurs.
- À Alouchta. - Au Karagöl.
À l'amitié.
Ne boude pas, Tatya.
Tu pourras faire tes adieux à Celil quand on rentrera d'Alouchta.
Quelques jours ne suffisent pas pour une séparation de plusieurs mois.
Ils suffiront si tu me caches dans ton cœur.
Il cite le livre sur l'amour de Seyit.
Non, ces mots viennent du cœur.
Ton cœur étant plus froid et désolé que le Karagöl, tu ne peux pas comprendre.
Je n'aurais pas pu dire mieux.
En parlant de séduction, Seyit...
Excusez-moi.
Madame la Baronne.
On dit que vous partez bientôt.
Oui.
Je vais en Crimée, rendre visite à ma famille avant d'aller au front.
On aura donc peu de temps pour se voir.
Je t'attendrai après le bal.
Avec grand plaisir, j'essaierai de venir.
C'est somptueux.
Une fois à l'intérieur, évite de prendre cet air stupéfait.
Fais comme si tu étais habituée.
Comme ceci ?
N'écoute pas ta sœur. Amuse-toi.
À son premier bal, elle n'a même pu gravir l'escalier.
Père.
Allons-y.
Konstantin te retrouve à l'intérieur ?
- Seyit ne réussira pas. - Non.
C'est son domaine d'expertise.
Dire à Seyit qu'il ne peut réussir, c'est grandement l'insulter.
J'aimerais savoir de quoi vous parlez.
Peux-tu embrasser avant minuit la prochaine femme célibataire à entrer ?
- Tu es ivre. Attention. - Il change de sujet.
Ne change pas de sujet. Tu le peux ou pas ?
Je n'ai pas besoin d'autant de temps pour embrasser une femme.
Quelle audace.
Ton cœur est moins désolé que le mien. En fait, il est surchargé.
- M'avez-vous déjà vu refuser un pari ? - Tu acceptes ?
J'accepte.
Je relève le défi.
Seyit.
Les voici.
- Tu les connais ? - Julien Verjensky. L'associé de mon père.
Avec ses filles.
Bienvenue.
- Nos invités d'honneur sont arrivés. - Merci.
On peut rejoindre les autres.
La première est Valentina. Elle est quasiment fiancée.
Et l'autre ?
Ce qui signifie...
Si elle était fiancée, il te l'aurait dit.
À toi de jouer, frère.
Elle est très belle.
Le trajet n'a pas été trop fatigant ?
Mon père a raconté de vieilles histoires. On n'a pas vu le temps passer.
Petro va te ravir ta cible, Seyit.
La fille l'intéresse peut-être.
Dans ce cas, ce n'est pas ma cible.
Puis-je, monsieur ?
Valentina.
- Ils sont bien assortis. - Je trouve aussi.
Regarder, ce n'est pas comme embrasser.
Tu as jusqu'à minuit pour remporter le pari.
Cette fois, je vais perdre.
Elle est trop jeune pour ce jeu.
Tu gâches notre plaisir.
Ça m'est égal.
Elle est trop innocente pour faire partie d'un pari.
Tu renonces ?
Oui, parce qu'il a peur.
Une telle beauté ferait oublier toutes les autres femmes.
Profitons du bal.
Seyit le Loup s'avance.
Bonsoir, madame. Premier-lieutenant Seyit Eminof.
Si vous m'accordiez cette danse, je serais le plus chanceux des hommes.
Avec plaisir.
Incroyable.
Seyit a capitulé.
Je ne sais pas. Il vise peut-être plus haut.
On vous a trop laissée seule, Şura.
Non, pas du tout.
M'accorderez-vous la première danse de votre premier bal ?
Avec plaisir.
Je me souviens de la petite fille aux joues roses.
Vous m'avez surpris, ce soir.
Vous étiez jeune aussi quand vous jetiez des grappes de raisins sur les filles.
Au domaine viticole ?
Oui, je m'en souviens, hélas.
Tout était merveilleux.
Tu n'as pas trouvé, Şura ?
Oui.
J'espère que ton premier bal ne t'a pas déçue.
Non, c'était formidable. Je me suis amusée.
Toi qui t'inquiétais qu'on ne t'invite pas à danser.
Tu as eu assez de danses pour toute une année.
Je peux te poser une question très personnelle ?
Quand tu as rencontré Konstantin, qu'as-tu ressenti ?
Comment cela ?
Par exemple,
quand ton regard s'est posé sur lui, as-tu vu des feux d'artifice ?
As-tu été chamboulée ? Comme emplie des chants des grillons ?
Des grillons ?
Ton cœur s'est-il emballé ?
Şura, es-tu folle ?
Je suis curieuse, Tina.
Voulais-tu plonger dans ses yeux pour toujours ?
Ce genre de sujet est inconvenant.
D'accord.
Dis-moi juste une chose.
Quand vous vous êtes regardés,
ton cœur a-t-il battu la chamade ?
Tu devrais avoir honte. Certaines choses sont intimes.
Elles ne regardent pas les autres.
Si j'avais connu ça, je voudrais en parler.
Tu n'es plus une enfant, ma chérie. Comporte-toi comme une dame.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Et voilà. La mer Noire.
Alouchta - Crimée
L'intrépide mer Noire.
Merveilleux.
La vue me coupe le souffle.
On se croirait au paradis.
Magnifique.
À ta place, au lieu de vivre à Petrograd,
je vivrais dans ce paradis.
Je le ferai un jour, comme mon père.
Allons-y. Ton père nous attend.
Père.
Ta venue nous emplit de joie.
Et de fierté.
Je remercie Dieu.
- Mère. - Mon fils.
- Frère. - Osman.
- Bienvenue. - Merci, petit frère.
- Tu as bien grandi. - Tu m'as manqué.
- Havva. - Bienvenue.
Approche.
Dieu merci, frère. Tu es là.
- Dieu merci. - On est arrivés sans encombre.
Je vous présente mes amis. Mes frères d'armes.
Ceux qui veillent sur moi au combat.
Vlademir.
Mikail.
Petro.
Vous connaissez Petro.
Colonel Eminof.
C'est un grand plaisir de vous revoir.
Bienvenue. Votre visite nous honore.
- Je vous en prie, entrez. - Mettez-vous à l'aise.
- Comment vas-tu, Osman ? - Bien.
Réjouissez-vous, ne soyez pas tristes. On a enfin un diagnostic.
On va m'opérer et mes ennuis seront finis.
Le meilleur médecin de Russie va opérer votre père.
Dix jours après, on rentrera chez nous.
Le médecin dit que vous devez rester un moment après l'opération.
Je ne suis pas sûr de l'accepter.
On ne rentrera pas à Kislovodsk sans la permission du médecin.
Ne vous inquiétez pas pour les filles. Je m'occuperai d'elles.
Tant que vous serez à l'hôpital, elles seront mes hôtes.
J'irai faire chercher leurs affaires à l'hôtel.
Une voiture sera à votre service.
Vous pouvez aller à l'hôpital quand vous voulez.
Şura, Tina, je sais que vous êtes tristes.
Mais pour soulager votre père, vous devez faire bonne figure.
Et ce serait dommage de ne pas profiter de cette belle ville.
Mon père a autorisé le baron Konstantin à nous accompagner.
Très bien.
Petro vous rejoindra après son séjour chez les Eminof.
Bonsoir, madame.
Premier-lieutenant Seyit Eminof.
Si vous m'accordiez cette danse, je serais le plus chanceux des hommes.
Avec plaisir.
Vous pourrez vous voir en dehors des heures de visite.
Est-ce que les Eminof
étaient au bal ?
Oui. Vous avez dû y rencontrer le premier-lieutenant Seyit Eminof.
L'un des meilleurs officiers du tsar. Il vient de Crimée. Un bel homme.
Ce cher Petro est en Crimée ?
Oui. Ils sont amis depuis l'école militaire.
Vraiment ?
Son père, Lord Eminof, était aussi l'un des meilleurs officiers du tsar.
Le fils marche dans les pas de son père.
Ils vivent dans le sud, à Alouchta, dans leur grand domaine.
- Même aux bains, tu ne sais pas chanter. - Merci, Petro.
Si tu le dis.
Chante, frère.
Il y a des endroits où se divertir à Alouchta ?
Bien sûr.
L'idée de se divertir l'a fait taire.
Elles sont agréables ?
Tu verras.
Tu es presque fiancé, Petro. Ces choses ne sont plus pour toi.
À qui suis-je fiancé, au juste ?
On dit que tu vas épouser la cadette de l'associé de ton père.
Comment s'appelle-t-elle déjà ? Oui. La très belle Şura.
Elle n'est qu'une enfant.
Ton charme n'a pas agi sur elle, c'est ça ?
Il reste à manger ?
Bien sûr. C'est une occasion joyeuse.
Mes fils rentrent sains et saufs.
La table ne restera pas vide.
Parfait. Je n'y vois pas d'objection.
Quand partez-vous sur le front ?
Bientôt.
Avons-nous du café frais, Zahide ?
- Tes fils voudront du café. - On est en train de le préparer.
- Allons boire le café à côté. - Oui, père.
Je vous en prie.
Mère.
- Le repas était délicieux. - Merci.
Je suis très heureuse.
- Très heureuse. - Moi aussi.
Vas-y.
Ton père a hâte de t'entendre parler de la guerre.
D'accord.
Osman.
N'y va pas.
- Laisse les adultes discuter entre eux. - Je ne suis plus un enfant.
Laissez-moi passer du temps avec mon frère.
D'accord.
La grogne monte à Moscou.
Des magasins ont été pillés.
Des groupes d'opposants au tsar sont apparus.
On en a entendu parler. Des voix mineures d'opposition émergent.
Tu qualifies de mineurs les incidents à Moscou ?
Au contraire, ces voix prennent de l'ampleur.
- Bientôt... - Il ne se passera rien.
Il suffirait de 50 soldats pour les faire taire.
Vous avez raison.
Perturber la paix dans le pays quand l'armée se bat aux frontières,
c'est de la trahison.
Pourquoi as-tu démissionné si soudainement ?
Ce n'était pas soudain. J'y songeais depuis longtemps.
La guerre a éclaté au moment où je voulais démissionner.
Je suis resté quelques mois au front.
Puis j'ai pensé être plus utile derrière les lignes...
Tu as démissionné au moment où le pays avait besoin de bons soldats.
Je n'étais pas à ta hauteur, Vlademir.
C'était la chose à faire.
C'est absurde. C'est une mauvaise décision.
- Je suis d'accord. - Chacun devrait vivre comme il l'entend.
Chacun devrait pouvoir choisir sa place. Et faire ce qu'il veut.
Sans oublier de servir son pays.
Tu n'as pas encore choisi de livre, Şura ?
Tu m'as fait peur.
Tu fouilles dans leurs affaires ?
Bien sûr que non !
- Je regardais les photos. - Tout le monde va bientôt se coucher.
Vas-y. Je choisis un livre et j'arrive.
- Ne tarde pas. Je suis fatiguée. - Vas-y. J'arrive.
Cela vient du tsar Nicolas ?
Oui.
Il pense déjà que tu seras un bon soldat.
- Voici donc le fameux coffret ? - Oui.
Extraordinaire.
Quand je l'ouvre, je suis aussi ému que la première fois où je l'ai touché.
Tu as tant de raisons d'être fier.
Je t'envie.
Tu en as autant que moi.
Et même plus.
Alors je t'envie de pouvoir dormir d'un sommeil serein.
Premier-lieutenant Seyit Eminof.
Si vous m'accordiez cette danse, je serais le plus chanceux des hommes.
Avec plaisir.
Şura ?
Ce n'est rien, Tinuçka. Rendors-toi. Bonne nuit.
Je comprends pourquoi Seyit vient ici dès qu'il le peut.
Cet endroit est merveilleux.
- Les Eminof possèdent toutes ces terres ? - Elles s'arrêtent au moulin.
Seyit va nous montrer le reste du domaine.
Bien.
- Que se passe-t-il là-bas ? - La charrette a dû se retourner.
Que s'est-il passé ?
- Dieu vous envoie. Aidez-nous. - Quel est le problème ?
Je dois conduire la sage-femme chez moi. Ma belle-fille va accoucher.
Mais la charrette s'est retournée et la roue est cassée.
Montez sur le cheval.
- Merci. - Aidez-moi à monter.
Doucement.
Continuez jusqu'au moulin. Je vous rattraperai.
- Vous savez où est la maison ? - Oui, ce n'est pas loin.
Allons-y. Seyit nous attend.
- On vous enverra de l'aide. - Merci.
Le bébé arrive tôt. Il doit y avoir un problème.
Tiens bon.
- Tiens bon. - Que Dieu le bénisse.
Maman !
Elle arrive ! La sage-femme arrive.
Elle est là.
Vite ! Pourquoi avez-vous mis tant de temps ?
La charrette s'est retournée. La roue s'est brisée.
Sauvez ma sœur. Le bébé arrive par le siège.
Venez.
- C'est grâce à cet homme si je suis là. - Dépêchez-vous.
Madame.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit, on est au domaine Eminof.
Merci beaucoup.
Tu as fait un long voyage.
C'est pour ça que tu dors.
Le fils d'Eminof a amené la sage-femme ?
Il était tellement beau, assis droit sur son cheval.
Il m'a dit :
"Si vous avez besoin de quoi sur ce soit, je suis au domaine Eminof."
Il est tellement noble et aimable.
Il est instruit.
On voit bien à sa façon de se tenir que c'est un officier du tsar.
Il doit s'agir de Seyit le Loup.
Zahide prépare l'arrivée de son fils depuis des jours.
- Tu connais son nom, à présent. - Pourquoi tu dis ça ? Ça m'est égal.
Seyit.
Mon cœur
est aussi froid et désolé que le Karagöl.
- N'est-ce pas, Seyit le Loup ? - Je ne sais pas.
Il n'y a rien dans mon cœur qu'une blessure par balle.
Et rien d'autre.
Il n'y a rien.
On approche de la maison.
Je veux y retourner.
Si tu retrouves ton chemin, vas-y.
Tu connais le chemin, non ? Ramène-moi à ma blonde.
Père ne les laissera pas entrer. Que fait-on ?
Ce qu'on fait à chaque fois qu'on est ivres.
C'est la seule chose qui nous dessaoulera.
Vous êtes prêts ?
- Voici le Karagöl. - Très bien.
- Mon Dieu. - C'est froid !
Tu vas te réchauffer.
Ça y est. Il est réveillé.
Ça fait du bien.
On est en vie ?
Non, je suis au paradis.
C'est formidable.
Le voyage se termine-t-il toujours ainsi ?
Oui.
En hiver et en été. C'est une habitude avec Celil.
Faisons une promesse.
Si on rentre victorieux du front,
on reviendra ici.
Promis ?
- Promis ? - Promis !
- Promis ? - Promis !
Petro.
Promis !
Si vous rentrez victorieux du front,
on reviendra ici.
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