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...
Coup de Klaxon. ...
...
Cri.
...
...
Cri.
Murmures.
Cris.
Chantonnement gai, en anglais.
...
Hurlement.
...
Cri.
Aboiements.
...
-Va-t'en !
Rien de cassé ? -Ne me touchez pas.
-Cet escalier finira par tuer quelqu'un.
-J'ai vu madame. -Quoi ?
-Je le jure.
Elle me regardait...
-Reprenez-vous.
Madame est morte depuis 3 mois. -C'était elle.
-Allez-vous-en.
Je m'occupe de tout.
Qu'attendez-vous ?
-Je ne veux plus rester là.
-Calmez-vous. -Je ne veux plus rester ici.
-Calmez-vous.
Ambiance de marché.
...
...
-Et la séance de tir ? Vous avez encore oublié ?
C'est obligatoire.
-C'est bon ? Vous avez fini ? -Pourquoi je vous garde ?
-J'envoie des criminels en prison.
Je suis le seul à le faire... -Séance de tir demain,
même si la Terre entre en collision avec un astéroïde.
-Désolé, mais je n'ai pas d'arme. -Je vous le reproche.
Donnez votre pistolet.
Si un malade vous braque, vous faites quoi ?
-Je fais quoi ? -Oui. Quoi ?
-Je fais ça. -Aïe !
-Excellente journée !
-"Mon mari me trompe." Original !
"Avec une femme." Flûte !
"Et je crois bien que c'est ma mère, Lucette,
"Lucette de Tourquois..." Là, vous commencez à m'intéresser.
-C'est vous, Marie-Chantal ? -Ca dépend des jours.
-C'est vous ou pas ?
-Là, en ce moment, oui, c'est moi. Que faites-vous ?
-Je vais te crever, salope. -Calmez-vous.
C'est un malentendu.
-Tu as conseillé à ma femme de me quitter.
-Jourdeuil !
Ecoutez. Tout va s'arranger. Tout finit toujours par s'arranger.
Tirs.
...
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Sonnerie. -Je ne te paie pas pour dormir.
-Il appelle ça "payer" ! Je risque ma vie, moi.
-Quoi ?
-Non. Rien.
Tu ne peux pas comprendre.
J'ai besoin d'une enquête, Jourdeuil.
Sonnerie. Sinon,
je pète un plomb. Je n'en peux plus de ces greluches.
Un clebs écrasé, un vol de vélo... Trouve-moi quelque chose.
-Ca te dirait, Elvis ? -Pourquoi ?
Il est mort ? -Il chante à Paris
dans 2 semaines. J'ai arraché 2 places à prix d'or.
-Je veux une enquête. Sinon, je m'immole avec mon courrier.
-Réfléchis.
-Ah !
*-1, 2, 3, 4, et 1, 2, 3, 4, et 1, 2,
*3, 4 et 1... Pas de déhanchement.
*2, 3 et 4. Et 1, 2, 3 et 4. Et 1... On enchaîne.
-Très joli. Très joli, Marlène.
-Pardon. Je prenais ma pause. -Je ne vous reproche rien.
Et ça s'appelle ? -Cha-cha-cha.
-"Cha-cha-cha" ? -Oui. Cha-cha-cha.
Soupir.
J'oubliais. C'est arrivé pour vous. -Merci, Marlène.
Une écriture de femme, sans aucun doute.
Enveloppe élégante,
mais parfum bon marché. Déjà une énigme.
"Interdit", de Givenchy. Enfin, une pâle copie.
Trop de poivre, pas assez de jasmin.
-Mon Dieu ! -Allez. Au travail !
Dites-moi si une chose vous frappe.
-"J'ignore si je serai en vie quand vous recevrez cette lettre.
"Je pense qu'on cherche à m'assassiner."
Signé... -Emilie Longuet,
propriétaire des filatures. Grosse fortune.
Alors, Marlène, vous ne remarquez rien ?
-Non.
-La date.
-17 janvier. -Oui.
Et ?
Soupir.
Vous entendez les oiseaux ?
-Pardon ? -Nous sommes au mois d'avril.
Elle a mis 3 mois pour arriver.
-La Poste ! Des problèmes ! -N'accusez pas sans preuve.
Elle est morte il y a 3 mois.
D'une jaunisse. -La pauvre !
-Le cachet apprend
que ça a été posté il y a 2 jours.
-On ne peut pas poster une lettre quand on est mort.
-Remarquable déduction. Quelqu'un d'autre nous l'a donc envoyée.
-Décidément ! Ce n'est pas pour rien que vous êtes commissaire.
-I can't. -Daisy !
-Je ne peux pas. Je ne peux pas !
-Mais calmez-vous.
L'âme d'Emilie ne parvient pas à quitter cette maison.
Nous pouvons découvrir pourquoi
et nous l'aiderons à partir.
-J'ai peur. -C'est normal.
Ce qui nous échappe nous fait peur.
-Bella !
-Je ne fais rien de mal. -Donne ce sandwich.
-Tu veux que je meure de faim ? -C'est du poison pour toi.
Bella, pose ce sandwich.
-Quelqu'un
est mort ? -Pourquoi ça ?
-Hier, j'ai entendu crier. -Daisy
est tombée dans l'escalier, mais ça va.
-Tu l'as poussée ?
-Pourquoi je pousserais la bonne dans l'escalier ?
-Je ne sais pas.
Pas les gouttes !
-Bella, ne complique pas tout.
-Viens, ma Sophia.
Viens dans mes bras.
C'est horrible, ce que tu fais. Cette enfant a besoin de sa maman.
-Bois, mon amour. -Pourquoi tu m'appelles ainsi ?
Tu me regardes comme si j'étais un monstre.
J'aurais dû mourir aussi.
-Ca suffit, Bella. Bois ça.
-Fermez les yeux.
Voilà.
Nous allons recommencer.
J'invoque ici l'esprit d'Emilie Longuet.
Si tu es avec nous,
fais-nous signe.
Secousses.
...
...
Cri.
...
Vous avez quelque chose ? -Non.
-Daisy ! -On l'a tuée.
-Elle vous l'a dit ? -Je dois partir.
-Mais... -Lâchez-moi.
-Il faut parler.
-Il y a un assassin, ici. -Qui, Daisy ? Qui ?
-Je veux que tu restes. Ils vont tous me soupçonner. Regarde-moi.
Je te jure, je n'ai pas tué Emilie. Alexina, tu me crois, au moins ?
-Ne t'inquiète pas, Geneviève. Je vais rester.
-Tu t'en vas ?
Que se passe-t-il ? -Laissez-moi.
-T'allais partir comme une voleuse. -Je sais tout.
-"Tout" ? -Laissez-moi passer.
-Tu n'iras nulle part. La police vient d'appeler.
Il se pourrait qu'on ait assassiné ma chère tante.
Il va y avoir une enquête.
Si tu t'en vas, tu seras suspecte.
Si ça se trouve, je vais récupérer une partie de mon héritage.
On pourra s'en aller tous les deux. -Thank you.
-Pourquoi tu me remercies ? -Je sais que tu mens.
-Pour qui tu te prends ? Tu n'as pas de leçons à me donner.
Je t'ai vu fouiller dans les affaires de ta patronne.
-Je n'ai jamais rien volé. -Merci.
Je sais à quoi ça ressemble, une femme qui ment.
Cri étouffé.
-Non. Je ne peux pas. J'ai promis. -Allez. Juste un petit tuyau !
On est copines.
-Je pourrais perdre mon boulot.
-Ben... Tu viendras bosser au journal.
Oui. Une rubrique mode.
Et une place de concert
pour Elvis...
Je te l'offre. -Elvis Presley !
Je...
Je suis désolée, Alice.
-Ah !
-Le commissaire m'a demandé de rester muette comme une tombe.
C'est marrant, car...
-Quoi ? -Rien.
-Ah non. Marlène !
Attends.
Il est au cimetière ?
-J'ai rien dit.
-C'était vrai, l'exhumation. -J'ai rien dit.
-Merci. Elvis te tend les bras.
Love me tender...
-Je n'ai rien dit.
-Etes-vous sûr de bien faire ?
Une lettre, c'est léger pour déterrer un corps.
-Le nom de votre parfum ? -Pardon ?
-Je renifle le crime comme d'autres, le vin.
Vous ne dégagez aucune odeur.
-Je ne me parfume pas. -C'est dommage.
-Pourquoi ?
-Je vous aurais rayée de la liste des suspects.
-Ah ! Excusez-moi. Je suis affreusement en retard.
-Maman ! -Oui. C'est moi.
La prochaine fois que je te verrai, ce sera pour mon enterrement.
-Je n'irai pas à ton enterrement.
-Tu es sérieux ? -Je suis toujours sérieux.
-Tu les sens ?
Tu les sens, les vibrations ?
Ah ! C'est terrible !
Il y a une autre façon de faire parler les cadavres.
-Par les guéridons ? -Ne te moque pas.
Mes amis défunts, pardonnez à mon fils.
Tu es comme ton père.
Le fantôme d'Emilie est apparu plusieurs fois au château.
-Fais-la apparaître au commissariat.
La brune,
c'est une nièce d'Emilie ? -Oui. Charlotte Ségur.
Le blond, c'est Louis, son frère.
La femme à lunettes... -Une nièce.
Une belle bande de parasites. -Ils étaient tous héritiers.
Seulement, 10 jours avant sa mort, elle les déshérite.
-Je vous remercie.
Je n'ai jamais cru à une mort naturelle. Je vous suis dévouée.
-Je vous remercie, mademoiselle.
-Elle est née un 22 mai. -Ne commence pas.
-Ce n'est pas parfait.
C'est une beauté, non ?
Ca ferait des petits-enfants merveilleux.
-J'ai envie de te tordre le cou.
-Il est temps de te marier.
-La différence entre un mari et un mort ?
-Je crains le pire.
-Un marié est enterré vivant et doit partager sa tombe.
Il manquait plus que ça !
-C'est qui ? -Personne, maman.
-Tout le portrait de son père !
-C'est... -Que faites-vous ici ?
Soupir.
-Excusez-moi, Joseph.
Vous avez eu des enfants ? Il m'en fait voir de toutes les couleurs.
Soupir.
Je ne demande pas la lune,
juste une tête blonde qui gazouillerait dans le jardin.
-Ah !
J'adore me promener dans les cimetières.
-Bien sûr ! -Lâchez-moi.
Sinon, j'appelle la police. -Très drôle.
-Mais... Ah !
C'est qui ? -Geneviève Ranson,
la secrétaire d'Emilie.
-Une suspecte ? -Tout le monde est suspect.
-Et si
vous cessiez votre numéro d'ours mal léché ?
On forme une sacrée équipe, tous les deux.
Une enquête sans moi, c'est comme s'il vous manquait une jambe.
-Je préférerais être cul-de-jatte plutôt que vous avoir sur le dos.
-Vous m'aurez sur le dos, alors...
-Si vous fouinez encore, je vous place en garde à vue.
-Parce que je suis une femme ? -Oui. Merci de me le rappeler.
J'ai tendance à l'oublier, Avril. Rire ironique.
-Ca va, mademoiselle ?
Ca ne servira à rien, mais je vous prie d'excuser mon fils.
-Votre fils ? -Ne vous découragez pas.
J'ai mis des années à découvrir que son père avait un coeur.
C'est en creusant profond qu'on trouve les plus belles pépites.
-Non. C'est pas ce que vous croyez. -C'est moi. Ca ne me regarde pas.
-Pas de problème. -Ravie de vous avoir connue.
Quelle est votre date de naissance ?
-1er avril 1931. -Le 1er avril 1931 ?
-Oui. -C'est extraordinaire.
Montrez-moi votre main. Non. La gauche.
C'est formidable.
Formidable.
Vous êtes la femme qu'il lui faut. -Franchement,
je ne pense pas. -Si.
Geneviève !
-Oui. -Acceptes-tu
que Mademoiselle... Mademoiselle ?
-Alice. -Mlle Alice
vienne nous voir. -Comme bon te semble.
-C'est d'accord.
Je compte sur vous. -Oui...
-Mais bien sûr. Je suis heureuse ! -Oui...
-Au début d'une enquête,
tout le monde est suspect.
Geneviève Ranson, la secrétaire d'Emilie Longuet.
Petit cri.
...
Cri.
...
Cri.
-Pardon.
Je suis désolée, désolée, désolée, désolée.
Désolée. Ah !
-Le commissaire va vous interroger.
Parlez-lui. -Je n'ai rien à dire.
Georges ne cherche qu'à me protéger.
-Vous avez peur, mais... -Que faites-vous là ?
-Je parle à votre femme. J'ai une chose importante à vous dire.
Au revoir, Bella.
-"Désastreuse", ma gestion ?
-Je ne trouve pas d'autre mot.
J'étais loin de me douter de la catastrophe.
-Ne prenez pas vos grands airs. Vous n'auriez pas fait mieux.
Plus rien ne tourne rond.
Allez voir ce que font les Américains.
Ils cassent les prix.
-Emilie allait réclamer votre démission.
Et elle est morte.
-Ca veut dire quoi ?
-C'est moi qui dirigerai l'entreprise.
-Quoi ?
Il n'y a pas 3 ans, vous n'étiez qu'une petite secrétaire.
Vous avez monté Emilie contre moi pour gravir les échelons
et vous me jetez ?
-S'il n'y avait pas Bella, je vous aurais demandé de partir.
Merci, Georges. Ce sera tout.
-Aujourd'hui, vous triomphez. Demain, vous serez à genoux.
Ce jour-là, je vous écraserai la tête.
-Mon nez ne m'avait pas trompé.
Le cadavre nous a livré ce qu'il avait dans le ventre.
-Commissaire... -Empoisonnée au phosphore.
Ca vous ronge les organes.
-Excusez-moi...
-Vous êtes très en beauté. Un rendez-vous ?
-J'ai répondu à une petite annonce. -Ah ! C'était ça, le cha-cha-cha.
-Il m'invite au Celtique.
-J'ai connu un tueur qui trouvait ses victimes par petites annonces.
-Ah ? -On l'a arrêté.
-Ah ! -Quoique...
Je me demande s'il n'est pas sorti de prison.
-Il y a quelqu'un pour vous. Bonne soirée.
-Bonne soirée, Marlène.
Mademoiselle Ségur...
Quel plaisir !
Vous paraissiez certaine
que votre tante avait été assassinée. Pourquoi ?
-10 jours après avoir modifié son testament, elle meurt...
-"Je, soussignée,
"Emilie Longuet, née le 20 novembre 1885, déclare
"établir mes dispositions de dernière volonté dans ces termes.
"Je lègue l'ensemble de mes biens, y compris château et filatures,
"à Mlle Geneviève Ranson, ma secrétaire."
-C'est quoi, ces conneries ? -Je vous en prie.
J'étais présent lorsqu'elle a procédé
à cette modification. -Elle débarque il y a 3 ans,
elle hérite de tout et on devrait dire amen ?
Bien joué. Viens, Bella.
-J'ignorais tout de ce testament. -J'ai du mal à te croire.
-Qu'insinuez-vous ?
-Vous avez cette façon de devenir rapidement indispensable.
J'ignore qui vous êtes.
Pourquoi aurais-je confiance ? -Je n'ai rien demandé à personne.
J'ai fait mon travail du mieux possible.
-Tenez. -Merci.
-Tu viens, Louis ?
Il fait très chaud dans votre bureau.
Si nous allions prendre un verre ?
Je vous apprendrais des choses sur ma famille.
Geneviève ment, j'en suis sûre.
Ma tête à couper. -Evitez cette expression.
Vous êtes sur ma liste de suspects, en très bonne place.
-Sa mort ne me rapporte rien. -Vous ne pouviez pas le savoir.
Vous pensiez hériter. Ca vous démangeait, cet argent qui dormait.
Quel gâchis ! Vous en avez besoin.
-Vous jouez à quoi ? -Vous menez la grande vie :
l'hiver à Megève, le printemps à Monte-Carlo...
-Il a fait sa petite enquête !
-Vous dépensez tout l'argent de l'héritage de votre mère.
-La vie est trop courte pour vivre prudemment.
Vous ne pouvez pas comprendre. -Vous réclamez à votre tante
une avance sur héritage, mais elle refuse.
-Geneviève vous a dit ça ? -Unique solution à votre problème,
tuer la tante, mais pas de chance,
vous découvrez qu'elle vient de vous déshériter.
-Vous me décevez. Déposez-moi ici.
-C'est moi qui mets fin aux interrogatoires.
-Vous ne m'avez pas convoquée.
-Le nom de votre parfum ? -C'est quoi, cette question ?
-Vous permettez ?
-Une nouvelle méthode d'investigation ?
-Chanel. Oui. Je pencherais pour "Excellence".
-J'aimerais que vous ayez autant de flair pour trouver l'assassin,
mais j'en doute.
-Pourquoi ? -Votre mère est proche
de Geneviève
et Geneviève est la seule à qui le crime profite.
Des mauvaises langues ont dit qu'elles étaient plus qu'amies...
Vous voyez ce que je veux dire ? C'est votre mère,
avec ses histoires de spiritisme, qui a tourné la tête de ma tante.
Je peux y aller, maintenant ?
...
-Ils vont me prendre pour une folle.
Les histoires de fantômes, ça n'intéresse pas la police.
Ecoute. Il faut que je te laisse.
Je t'appellerai une fois arrivée à la gare. Je t'embrasse.
Grincement de porte.
Couinement.
Max ! Tu n'as pas honte d'effrayer les jeunes filles ?
Coups.
...
Couinements.
...
...
-Tu es fou. Qu'est-ce que tu fais ? J'ai été claire, non ?
Lâche-moi !
Quand je pense à Emilie...
-Elle n'a eu que ce qu'elle méritait, la garce.
Si tu l'as tuée, je ne te dénoncerai pas.
-Tais-toi.
-Tu es encore plus belle en colère.
-Tu me trouverais belle si je n'avais pas hérité ?
Tu n'es qu'un sale petit voyou.
-Ne te fais pas d'illusions. Tout le monde en voudra à ton pognon.
Tu pourrais tomber sur pire.
-"Pire" ? Je ne sais pas.
Tu as détourné combien quand tu étais au service comptable ?
-J'ai appelé ça une petite avance sur héritage.
Elle était bourrée d'oseille, la vieille.
-Plus vite tu partiras, mieux j'irai.
-Je ne suis pas quelqu'un qu'on jette facilement.
Tu n'imagines pas de quoi je suis capable.
-Oh si. J'imagine très bien.
-Dis-moi que tu n'en as pas envie et je m'en vais.
Air de piano.
...
On sonne.
...
On frappe.
-J'ai découvert un truc vachement intéressant.
-Il est "vachement" tard et je n'ai pas envie de vous voir.
-C'est à propos de Geneviève Ranson.
L'autre moitié, si vous m'ouvrez la porte.
Waouh !
Eh ben... Pas une chaussette qui traîne.
Vous êtes méticuleux.
-Vous avez 2 minutes. -Vous ne m'offrez pas un verre ?
-1 minute 55. -Geneviève,
elle a été mariée pendant 3 jours.
Son mari s'est fait renverser par une voiture. Devinez par qui.
-Dites-le-moi.
-Ben... Seulement si je peux mener l'enquête à vos côtés.
-Vos 2 minutes sont écoulées. -Ca ne vous intéresse pas ?
-Un appel aux archives et j'aurai l'information.
-Vous êtes un beau salaud. -C'est par là.
On sonne. Et ça continue !
-C'est maman, mon chéri. -Ce n'est pas vrai !
J'arrive. Vous...
Entrez là. -Pourquoi ?
-Je ne veux pas qu'elle s'imagine des choses.
-C'est maman. -"Des choses" ?
-Vous entrez, oui ou non ? -Pourquoi je ferais ça ?
On sonne.
-Vous serez la 1re informée pour l'assassin.
-L'assassin, je vais le trouver.
-Rentrez là-dedans et ne faites pas de bruit.
-Hé ! J'ai peur du noir.
-Mon chéri ! -Hop !
-Y a mon appareil photo !
S'il est abîmé...
D'accord...
-Tu es seul ? J'aurais juré avoir entendu parler.
-Il faut consulter.
-Ca manque de vie, cet appartement. Tu vois, moi, par exemple, là...
-Tu pourrais te rendre compte que tu me déranges ?
Pourquoi es-tu venue ?
-La bonne a fait ses valises et elle a quitté le château.
C'est bizarre.
-Elle a appelé un taxi ? -Je ne sais pas.
-Ah ! Dis-moi.
Reconnais-tu cette écriture ? -Oui. C'est l'écriture d'Emilie,
mais... -Le 17 janvier, ça te parle ?
-Le lendemain du 16.
-Merci, maman. On avance à pas de géant.
-C'était l'anniversaire d'Emilie. J'ai dormi au château.
Cette nuit-là, Emilie
est descendue ouvrir au chien.
Cri.
Ah ! Mon Dieu ! Emilie !
Ne bouge pas. Je vais t'aider.
Doucement. Voilà. Ca va ? -Ca va.
-Qu'est-ce qui s'est passé ? -J'ai dû trébucher.
-Ah !
-Désolée de décevoir tout le monde. Il faudra encore me supporter.
-Allez. Viens, Max. Viens, Max.
-Emilie, vous n'avez rien ?
J'appelle un médecin. -Non.
Ce n'est pas d'un docteur dont j'ai besoin.
Aide-moi à monter dans ma chambre. -Viens. Doucement.
-Le spectacle est fini. Rideau !
-Quoi ?
Pourquoi tu me regardes comme ça ?
-"Ce n'est pas d'un docteur dont j'ai besoin."
Le lendemain, elle écrit sa lettre et déshérite tout le monde.
-Swan...
-Oui.
-Tu as convoqué Geneviève ? -Tu es venue
pour que je ne sois pas méchant avec ta protégée ?
Ce qu'on dit est vrai ?
-De quoi tu parles ? -Toi et Geneviève.
Maman...
-Et alors ? Je n'ai pas honte.
-Quoi ? Tu n'es pas sérieuse, au moins ? Tu es...
-Amoureuse, non. Pas jusque-là. Je lui trouve beaucoup de charme.
Ce n'est pas la peine
de me regarder comme si j'avais la peste.
Ca nous est tombé dessus comme ça.
-Je rêve du crime parfait dont tu serais la victime.
-Il y a quelqu'un dans ton placard. -Mais non.
-Il y a quelqu'un. -Maman !
N'ouvre pas. -Ah !
-Bonsoir. -Bonsoir.
-Alice. Enchantée.
-Enchantée. -Vous devez être Alexina.
Il m'a beaucoup parlé de vous. Mon chéri,
écoute.
Voilà. Celui-ci t'ira parfaitement. Pour la cravate...
-Merci. Je n'ai jamais eu besoin de personne pour les choisir.
-Laisse-toi faire. Ca fait du bien de se laisser faire.
-Ah ! -Vous avez 2 options :
sortir par la porte
ou par la fenêtre. -Pourquoi es-tu si tendu ?
Il passe ses nuits accroché à un cintre !
-Bon.
Au revoir,
Alexina. -Au revoir.
-Voilà.
-Charmante ! -Une emmerdeuse de première, oui.
Il n'y a rien entre nous. -Mais oui....
-Tu peux l'accrocher à ton tableau de chasse, ne te gêne pas.
-Mon Dieu ! Comment ai-je pu faire un fils aussi vieille France ?
-Je savais qu'elle avait convoqué le notaire, c'est tout.
-Ecouter aux portes, c'est une chose qui se fait.
-Je ne suis pas de ce genre. -Ah ?
Quel genre de femme êtes-vous ? -Où voulez-vous en venir ?
-Vous avez été mariée, Geneviève.
-Oui. -Comment est mort votre mari ?
-Il s'est fait écraser. -Quelle tragédie !
Qui conduisait ?
Je ne vous entends pas.
-C'est honteux de vous acharner comme ça.
Qu'est-ce que je vous ai fait ? -On abordera la question plus tard.
Qui a tué votre mari ?
C'est Emilie Longuet qui conduisait.
Elle a brisé votre vie.
Vous tombez sur une annonce.
Elle cherche une secrétaire. Vous voulez vous venger.
-Je ne l'ai pas tuée. J'avais envie de la voir souffrir,
mais je n'ai pas pu. -Elle vous cou
che
sur son testament. Quelle ironie !
-Elle savait qui j'étais. -Ah ! Elle culpabilise
et fait de vous son unique héritière. Et vous le saviez.
Arrêtez de mentir. -Non. Non.
D'autres questions,
commissaire ? -Non.
Mais vous restez à la disposition de la justice.
Au revoir, madame.
Ou devrais-je dire "belle-maman" ?
-Vous l'avez rangé où, le dossier ? -"Le dossier"...
-Celui de Geneviève Ranson.
-"Geneviève Ranson"... -Si vous répétez ce que je dis,
je vais perdre du temps.
-Excusez-moi.
-Vous avez pris froid ? -Non.
C'est mon rendez-vous, la petite annonce...
Il avait écrit : "médecin, beaucoup de charme, sens de l'humour".
-Oui. Bon. Alors, ce dossier ?
-Il était petit.
-Le dossier ?
-Non. Mon rendez-vous.
Il se fait appeler Albert.
Son vrai nom, c'est Yang, un Chinois.
Je n'ai rien contre les Chinois, mais ça fait un choc.
Il n'est pas médecin,
il est préparateur en pharmacie.
Sa blague, je n'ai rien compris. La seule chose qui l'intéresse...
Je ne trouverai jamais
l'homme de ma vie.
-Oui. Trouvez déjà ce dossier. -Ce que j'ai
merais,
c'est un homme grand, beau, intelligent,
avec de belles mains
et de belles chaussures.
-Oui. Si j'étais vous,
je commencerais
par demander une photo.
Errare
humanum est. Perseverare autem diabolicum...
-Sûrement.
-Que cherches-tu ?
-Chacun ses petits secrets.
Je ne m'occupe pas des tiens, alors ferme-la.
-Tu me fais mal. Lâche-moi. -J'en ai assez de cette famille.
-Fais tes valises. Bella a besoin de soins.
-Je ne laisserai personne l'enfermer dans un hôpital.
-Tu ne supporterais pas qu'elle t'échappe.
-Ca te va bien de juger !
Va au diable !
-Mme Longuet aurait été empoisonnée. Vous confirmez ?
Plus personne n'a le droit de sortir ?
Tiens.
Tiens. Marie-Chantal ! Qu'est-ce que tu fous ici ?
Tu te trompes de cour. Ici, c'est chez les grands.
Si tu espères rentrer, tu rêves.
-Bonjour. J'ai rendez-vous avec Mme Alexina. Vous avez oublié ?
Pardon. On s'est vus hier, au cimetière.
-Ah oui. -Merci.
-Pourquoi elle ? -Aidez-nous.
-Je trouverai bien un autre moyen d'entrer.
-Il y a quelqu'un ?
Quelqu'un chantonne.
...
Ah ! -Que faites-vous là ?
-Vous m'avez fait peur.
-Qui êtes-vous ?
-Alice.
Vous avez oublié ?
On s'est vues chez votre fils.
-Vous êtes morte.
-Hein ? Oh !
Soupir.
-Ah ! C'est vous.
Ne vous inquiétez pas.
Ca m'arrive, de temps en temps, des petites absences,
mais surtout, n'en parlez pas à mon fils. Hein ?
Nous allons comploter.
Faites-moi un petit plaisir. Montrez-moi votre main.
Non. La droite.
C'est incroyable.
Je vois au moins 4 enfants.
-4 ? -4.
Chantonnement.
-Vous entendez ? -Quoi ?
Elle fredonne l'air.
Mon Dieu ! Elle chantait ça tout le temps.
-Qui ? Quelqu'un entre.
-Geneviève ?
Ca va ?
Je vous abandonne. Faites comme chez vous.
-C'est un malade, ton fils. Il m'a appelée "belle-maman".
-Calme-toi, mon ange.
-Que lui as-tu raconté ? -La vérité.
-Tu es folle. Il va penser que nous sommes complices.
-C'est très probable. -On dirait que ça t'amuse.
-On dirait que tu as quelque chose à te reprocher.
-C'est difficile d'affronter leur mépris.
-Vous êtes là ? Pardon.
-Surprise de me revoir si vite ? Je ne dormirai pas en prison.
Dites-moi.
Vous avez choisi votre robe ?
-La robe ? -Pour mon exécution.
Grincement.
-Je veux qu'on laisse ma fille tranquille.
Personne ne me la prendra. Je peux m'en occuper.
-Excusez-moi.
-Je suis désolée. Je ne vais pas très bien, en ce moment.
Vous êtes qui ?
-Une amie d'Alexina.
-J'aimerais avoir une amie.
Georges fait ce qu'il peut.
Il croit me protéger, mais...
-C'est vous qui chantiez ?
-Chanter ? -Oui.
-Non. Maman a toujours trouvé que j'avais une horrible voix.
Partez. Mon mari ne doit pas vous trouver ici.
Bruit de pas dans l'escalier.
Chant d'enfant.
...
Coups.
Hurlement.
Halètements.
Hurlement.
...
Sirène de police.
...
-C'est bien elle qui m'a fait parvenir la lettre.
-Elle savait qui était l'assassin. Le fantôme d'Emilie lui a parlé.
-Maman,
tu prononces encore une fois le mot "fantôme" et je te place.
-Monstre ! Tu en es capable.
-Qui l'a trouvée ?
-Elle est en état de choc. Ne va pas t'énerver.
-Fouillez. Trouvez l'arme.
Exécution. -Bien, commissaire.
-Maman... -Oui. C'est là.
-Mais qu'est-ce qu'elle fait ici ? -Reste calme.
Elle a entendu la chanson.
-Mais quelle chanson ? -Down in my garden,
apples grow. Daisy la chantait tout le temps.
Alice communique
avec les morts. -Tu m'énerves.
Sors avant que je commette un meurtre.
-Pense à ce qu'elle a dû subir. -Je vais l'interroger délicatement.
-Tu me fais peur. -Dehors !
Allez. On revient sur terre. Oh !
Il y a quelqu'un ? Je parle au seul neurone qui a osé venir
dans votre cerveau. Avril !
Je ne veux pas savoir comment vous êtes arrivée.
Racontez-moi ce que vous avez vu.
-Il y a quelque chose de bizarre. -Que faisiez-vous
dans cette chambre ?
-C'est à cause de la chanson.
-On va arrêter de jouer.
La vérité.
-Je n'ai jamais eu autant les foies de ma vie.
Quoi que je dise,
vous ne me croirez pas.
On aurait dit...
-On aurait dit quoi ?
-On aurait dit que la voix venait d'un autre monde.
-Vous commencez à ressembler à ma mère...
-Coffrez-moi. Vous adorez ça, menotter les femmes.
-Non. Je n'ai pas envie. Ah non !
Je déteste ça.
Ouste !
-Il existe
quelqu'un que vous aimez ? -Bach.
-Hein ? -Laissez tomber.
Le chien, au pied ! Bien.
Du sang séché...
Ce chien s'est frotté contre la victime.
Toi, tu as été probablement témoin d'un meurtre.
-Dommage que je parle pas chien. -Max !
Vous interrogez aussi les animaux ? -J'interroge même les photos.
Par exemple, celle-là. Très intéressante.
3 soeurs. Les 2 jeunes sont mariées.
Emilie, l'aînée, est seule,
mais est la plus riche de toutes
et tient tout son petit monde à proximité.
-Celle-là
vous ressemble. -C'est ma mère.
Elle s'est noyée dans un étang.
L'autre, c'est la mère de Bella.
Elle a fini à l'asile. -Dites-moi.
Quelle famille ! Une noyée, une folle
et la 3e, empoisonnée. -Commissaire !
On a trouvé l'assassin.
-J'ignore ce qui s'est passé.
J'ai eu une petite absence. Quand je suis revenue à moi,
ce truc était sur mon lit.
-"Une absence" ? Comment ça ?
-C'est pas la première fois.
-On l'a surprise en train
de jeter l'arme. -Je savais plus ce que je faisais.
-Il doit bien y avoir une explication.
-Tu ne me crois pas coupable ?
-J'appelle immédiatement mon avocat.
-J'ét...
J'étouffe. -C'est normal.
-Et la liberté de la presse ? -Vous voulez qu'on en parle ?
-Non. Ca ira. Mais bon, vous me devez bien une petite info.
La vieille peau, dans le fourgon... -Vous êtes suicidaire.
-Lâchez-moi un peu. -Lâchez-le vraiment.
Il n'en vaut pas la peine.
-Les parasites se soutiennent.
-Je n'ai rien à voir avec cet abruti. Oh !
Vous commettez votre plus grosse erreur judiciaire.
Ca mériterait une photo. -Déguerpissez.
Pas un mot sur ma mère dans votre canard.
-Vous me laissez aller où je veux et interroger qui je veux
et je me tais sur votre maman
et ses petites manies. -Ce que vous faites est innommable.
-J'ai été à bonne école. J'apprends tellement en vous observant...
Alors, c'est d'accord ?
Je crois que j'aime bien... C'est la 1re fois que je vous vois
déstabilisé et ça me...
Faut que j'aille au journal.
Au revoir, mon petit poulet.
-Continuez à surveiller le château. -Commissaire !
Commissaire ! -Puis-je vous aider ?
-Commissaire ?
-Oui. -Excusez-la, commissaire.
Viens. -Excusez-moi.
-Bonjour.
Comment tu t'appelles ?
2 coups de sifflet.
-Alice ! Je te présente Raoul. Il va rejoindre notre équipe.
Ils vont être étonnés.
Prends-en de la graine. "Meurtre au château".
Les lecteurs vont adorer. -Tu n'as pas le droit.
Espèce de mange-merde ! -Voyons !
-C'est mon enquête. La poubelle ne voudra pas de son article.
-Tu exagères. -J'ai 15 coups d'avance.
Je travaille avec le commissaire. -Mais oui, c'est ça...
Du bluff.
-Pardon ? -Que du bluff.
Dis-nous comment s'appelle la vieille qu'on a embarquée.
Alors ?
-Je peux pas.
-Elle n'a que dalle. -Chacun retourne à sa place.
Tes lectrices attendent tes conseils.
-Tu veux un conseil ?
Vire-le, le parasite, sinon, ça te grattera jusqu'au sang.
C'est ça, la médiocrité.
C'est contagieux.
-C'est mon article.
-Ah ! Pardon. Tiens.
Je démissionne.
-Elle démissionne 3 fois par mois.
-S'il vous plaît ! Ca va être encore long ?
Je ne trouve plus ça marrant. -Il vous interrogera demain.
-"Demain" ? Je ne vais pas rester dans ce trou jusqu'à demain ?
-Désolé, madame. Tenez.
-Je me fiche de votre couverture. Je veux parler à mon fils.
Je veux parler à mon fils. -Hé !
-Je vais me réveiller.
Gémissement. Cri.
Cri.
-Chut !
Rire cynique.
-C'est bien, mon bébé. Faut manger.
-Lâchez-moi. J'ai pas l'intention de m'envoler.
Soupir.
Pourriez-vous me dire si mon fils
compte me faire attendre encore longtemps ?
-Vous êtes la maman ?
-Hier, oui. Aujourd'hui, je m'interroge.
-Vous voulez un café ? -Non, merci.
-Un croissant ? -Non.
Non, merci.
-Vous pouvez être fière. Votre fils est un homme formidable.
-Ah bon ? Faire dormir sa mère en prison, c'est formidable ?
-Il va arriver et tout va s'arranger.
Je l'admire.
-Votre date de naissance ?
-13 mars 1930.
-Montrez-moi votre main. Non. La gauche.
Ah...
-Quoi ?
-Comment ça ?
-Vous avez vu quelque chose.
-Mariée ?
-Non. -Tant mieux.
-Ah bon ? -Méfiez-vous des hommes.
Plusieurs vont vous faire souffrir.
-Oh non !
-Tu es fier de toi ?
Je t'ai nourri
au sein 2 ans. -"2 ans" ?
-Prenez une pause.
-Je viens d'arriver. -Prenez quand même une pause.
-Comme vous voulez.
-Tu as peur qu'il y ait des témoins ?
Tu vas me frapper ?
Tu imagines ma nuit ?
Je n'ai pas été irréprochable, mais de là à te venger ainsi...
-On t'a retrouvée
avec l'arme du crime et tu ne te souvenais de rien.
Tu l'as peut-être tuée.
-Pourquoi j'aurais tué Emilie Longuet et la petite Daisy ?
-Emilie Longuet a versé 500 000 F sur ton compte avant de mourir.
-Tu fouilles ?
Je l'ai tuée
pour ne pas payer mes dettes ?
D'accord.
J'ai eu des soucis d'argent.
-Tu en as toujours eu.
-Emilie m'est venue en aide. J'ai toujours remboursé mes dettes.
-Oui. Première nouvelle. Dis-moi.
Que faisais-tu avant-hier,
entre 18 h et 19 h ? Daisy est morte à ce moment-là.
-Je ne regarde pas ma montre. -L'arme du crime à la main,
un mobile et pas d'alibi.
Ca fait beaucoup.
-Que me reproches-tu ?
-Il y a déjà eu 2 morts au château.
-Il y en aura un 3e.
-Comment ? -J'ai un mauvais pressentiment.
Je jure que je n'ai pas empoisonné Emilie.
Crois-moi. Regarde-moi.
Tu ne me crois pas.
-C'est ta copine que tu protèges ?
-Ca, c'est petit, tout petit.
-Tu peux partir.
-Je suis libre ?
-Libre, oui, mais toujours suspecte.
-J'ai trompé ton père une seule fois.
Je le lui ai dit. Il m'a regardée comme tu me regardes là.
Oh !
Alice, il faut absolument que je retourne au château.
Il va s'y passer une chose horrible.
-Ah ? -Une voiture ?
-Non. J'ai un Scooter. -Va pour le Scooter. Il est où ?
-Là. J'ai rêvé d'Emilie Longuet, cette nuit.
-Vous me raconterez ça.
Un carnet noir ? -Oui.
-C'était pas un rêve.
Il existe. Il existait.
-Quoi ? Il existait ? -Disparu depuis la mort d'Emilie.
Nous devons le retrouver.
Elle a dû y noter quelque chose qui nous mettra sur la piste.
Accélérez un peu.
J'adore la vitesse.
Ah ! Mon Dieu ! Pourquoi ne suis-je pas née 50 ans plus tard ?
-C'est à moi.
Je suis le seul à jouer au golf.
Je serais assez con pour tuer quelqu'un avec mon club ?
-Ce serait malin. Vous faites croire qu'on vous l'a dérobé,
vous le cachez et le tour est joué.
On soupçonnera Geneviève et vous récupérerez son héritage.
-C'est n'importe quoi. Vous n'avez aucune preuve.
-Comment frapperiez-vous quelqu'un ?
-Ca servira à quoi ?
-Je vous en prie.
Merci.
-Je peux m'en aller ? -Non.
Parlons de votre mère. -Je dois m'allonger.
-Elle s'est noyée ?
"Etang des Mélèzes"... C'est bien exact ?
-Ne tournez pas autour du pot. Elle s'est suicidée.
-Vous savez pourquoi ? -Quel rapport avec le meurtre ?
-Vous pouvez partir.
Mais je pense
que nous nous reverrons très vite.
Quoi, Marlène ?
-Rien.
-Vous feriez une mauvaise meurtrière.
Je lis en vous facilement.
-C'est mal, ce que vous avez fait.
-Laisser partir ce jeune homme ? -Une maman,
ça ne se met pas en prison. -Vous êtes bien naïve.
Les mères ont été inventées pour pourrir la vie de leurs enfants.
-Vous devriez avoir honte.
Elle est charmante. -Certaines araignées
mangent leurs oeufs.
-Ah bon ? -Pourtant, elles sont charmantes.
Je retourne au château.
Ma mère a raison, le meurtrier n'a pas terminé son travail.
-Oh non !
-Vous commencez par la bibliothèque,
je m'occupe de la chambre d'Emilie.
-Mesdames...
-Que fêtez-vous ? -Ce que je fête ? Mon licenciement.
Voilà ce que je fête.
Cette salope de Geneviève a réussi à se débarrasser de moi.
Les 2 gouines ont bien manoeuvré.
Tout est à vous. Vous n'avez plus qu'à vous servir.
En plus, c'est votre fils
qui est chargé de l'enquête. Je dis : "Chapeau !"
Je dis : "Chapeau !"
-Excusez-vous. -Sinon, quoi ?
Vous allez vous plaindre ?
Je ne risque plus rien, elle m'a tout pris.
Je mettrais bien le feu.
Ne moisissez pas ici.
Ce château est maudit.
Même morte, Emilie continue à nous empoisonner l'existence.
-Oh là là ! Oh ! Mon Dieu !
-Quoi ? J'ai fait quelque chose de mal ?
-Non.
-Viens.
Allons. Viens.
Je suis là. Ne t'inquiète pas.
-Alors, commissaire, on a libéré sa maman ?
Etonnant que vous n'ayez pas encore
été dessaisi de l'affaire. Vous n'êtes pas neutre.
Je devrais aller voir votre supérieur.
-Une menace ?
-Voyons. Ai-je l'air menaçante ?
J'ai envie de faire l'amour avec vous.
-Vous serez guillotinée.
-Pourquoi aurais-je tué Emilie ?
-Elle a poussé votre mère au suicide.
-Espèce de fouille-merde. Vous ne savez rien du tout.
-Un domestique a surpris votre mère criant à Emilie :
"C'est faux. Tu mens."
Le lendemain, elle se noyait. Une idée du sujet de leur dispute ?
-Non.
-Mauvaise menteuse.
Ne me dites pas
que vous avez encore envie de faire l'amour avec moi.
...
Grincement. Voix de fantômes.
Voix de fantômes.
...
Reste où tu es.
Ne bouge pas. J'arrive.
...
Verre brisé.
-Tu es folle, complètement folle !
Que faites-vous là ?
-Je viens interroger votre femme.
-Entrez.
-Non. Je veux être seul avec elle.
-Bella est fragile.
Surtout, ne la brusquez pas.
Vous devriez plutôt fouiller dans le passé de Charlotte et son frère.
-Laissez-moi passer.
-Bonjour, commissaire. -Bonjour.
-Désolée pour le désordre.
Vous n'allez pas arrêter Georges ?
-J'aurais une raison de le faire ? -Non.
C'est un homme bon.
-Vous savez qui a pu tuer votre tante ?
-Non. Je ne sais rien.
-De quoi avez-vous peur ?
Fracas.
Grincement.
Voix de fantômes.
...
Cris. Verre brisé.
-La porte !
-Vous alliez me parler, hier soir. -Non.
Je n'ai pas toutes mes idées en place.
Fracas.
Cris. -Je n'aurais pas dû
la laisser seule.
Oh ! Verre brisé.
C'est quoi ?
Oh !
-Qu'est-ce que cette sangsue fait encore là ?
-Tu les sens ? Ils sont là, autour de nous.
Tu ne peux plus nier. Regarde ce qu'ils ont fait.
-Non, maman. Il y a toujours une explication.
Alors laisse-moi faire mon travail et emporte tes esprits. Allez.
Emmenez-la. -Regarde.
Elle a trouvé le carnet. -Dehors. Mademoiselle Ranson !
-Oui. -Convoquez-les dans une heure.
-C'est l'heure du dîner. -J'adore les dîners de famille.
-Oh oui...
Vous voulez que je vous dise quoi ? Que j'avais envie de tout balancer.
J'ai soufflé dessus, tout est tombé.
-C'est quoi, ce carnet ? -Le journal de tante Emilie.
-Donnez-le-moi. -Pourquoi ?
Je viens de risquer ma vie. -C'est une pièce à conviction.
-Venez le chercher. Ah !
Vous allez être obligé de me demander en mariage.
-Le jour où je croiserai un fantôme.
Un fantôme,
pas un livre qui tombe.
-Je ne descendrai pas dîner.
-Arrête de te comporter comme un coupable.
Ca voudra dire que tu as quelque chose à te reprocher.
Tu ne l'as pas fait ?
Regarde-moi.
-Tu es folle ?
-Je ne te parle pas de ça.
Tu as couché avec Geneviève, oui ou non ?
Louis ! -Oui. J'ai couché avec elle.
Plusieurs fois, même.
Uniquement pour te rendre jalouse. Tu es contente ?
-C'est ta faute ! C'est ta faute !
Maman serait toujours en vie...
Maman serait toujours en vie.
On frappe.
...
...
-Je viens vous demander un grand service.
Pouvez-vous prêter une robe à Alice ?
Elle va se fiancer avec mon fils.
-Ah bon ? -Vous êtes de la même taille...
-Entrez. -Merci.
-La discrétion même, une qualité appréciée chez une secrétaire.
-Je ne suis plus secrétaire.
Vous avez trouvé quelque chose ? -Je brûle, mademoiselle.
-Combien de temps resterez-vous ? -Je ne vous quitte plus
jusqu'à l'arrestation. -Bon.
Je vais vous faire préparer une chambre.
-Soyez remerciée pour cet accueil si chaleureux.
-Vous avez retrouvé le fameux carnet ?
-Ca vous inquiète ? -Oh !
Félicitations !
Elle est magnifique.
-Merci, mon chéri.
Excusez-moi. Je vous l'emprunte, ou plutôt, je le récupère.
Le carnet,
ça donne quoi ? -Arrêtez ces familiarités.
-Merci.
-Que faites-vous encore ici ?
-Oh ! Swan ! Mais souriez.
Faites plaisir à votre maman. Je respecterai mes engagements.
Que tu es drôle, mon chéri !
Tenez-moi ça. Allez.
Une lettre écrite par la mère de Charlotte et son frangin.
-Donnez-la-moi.
Avril ! -Oui.
-Je vous hais.
-Pas autant que moi, commissaire.
-Ils forment un beau couple. Allez.
A table !
-Ca vous a plu.
-Y a pas à dire, c'était vachement bon.
Je te ferai pas ça.
Autant te prévenir, mon chéri. -Avec un livre
de recettes et de la patience...
-Non. Robert m'en avait offert un, ça n'a pas marché.
-Robert ?
-Mon mari. -Pardon ?
-Mon ancien mari.
-Vous êtes divorcée ? -Oui.
Une vraie caricature.
Son petit journal, ses chaussons...
Je n'ai plus supporté.
J'ai lancé la blanquette.
J'ai filé comme un pet sur une toile cirée.
-L'enquête,
en verra-t-on la fin ?
-L'assassin se trouve ici,
en ce moment,
parmi nous.
Le 16 janvier,
Emilie tombe dans les escaliers.
Le 17, elle m'écrit une lettre.
Quelques jours après, elle change son testament
et meurt empoisonnée.
Sa chute n'était pas accidentelle.
J'ai retrouvé 2 clous plantés à l'endroit où elle est tombée.
Quelqu'un avait tendu un fil.
-N'importe qui aurait pu tomber. -Pas cette nuit-là.
Emilie a entendu son chien
qui aboyait.
L'assassin savait qu'elle descendrait lui ouvrir.
Chacun d'entre vous avait une bonne raison de vouloir sa mort.
Si ça se trouve,
vous êtes complices.
Je ne suis
qu'au début,
mais je suis sûr que ce journal
sera riche
d'informations.
-Merci, Charles.
-Comment vous êtes-vous rencontrés, vous et votre fiancée ?
-On s'est croisés sur une enquête.
Je l'ai un peu aidé
à trouver l'assassin et ça a été le coup de foudre immédiat.
Hein, mon coeur ?
-Je vais pleurer.
-Moi aussi, je vais pleurer. -Ah ! Grand fou !
C'est un grand romantique. -Ma femme ne se sent pas bien.
Pouvons-nous partir ?
-Non. Pas encore.
Ca ne tardera plus.
-Quoi ? -Mon Dieu !
-Voilà. Ca y est.
-Le carnet,
tu l'as mis sur la table ? -Oui.
-Il n'y est plus. -Vraiment ?
Parfait.
-Comment ça ?
-Je vais vous demander de me présenter vos mains.
-Ca rime à quoi ? -Vos mains.
Toi aussi, maman.
Emmenez-la.
-Quoi ? Laissez ma soeur tranquille.
-On aura droit à une explication ? -J'étais certain
que quelqu'un tenterait de voler le journal.
J'ai aspergé le carnet d'un parfum de mauvaise qualité.
C'est Mlle Ségur qui a subtilisé le journal.
-Oh !
Ah ! -Maman !
Appelez une ambulance.
-Ah ! -Elle a été empoisonnée.
Gémissements de douleur.
Maman ! Maman ! -Alexina !
-Tenez.
Elle va s'en sortir, j'en suis sûre.
...
-Une jeune femme
est arrivée. -Faites-la entrer.
-Je reste pas longtemps.
-Comme vous voulez. -Ils ont dit quoi,
les médecins ? -Empoisonnement.
Le foie a beaucoup souffert. -Pourquoi elle ?
C'est absurde.
A moins que...
-A moins que quoi ?
-Elle voulait faire une séance de spiritisme.
Elle pensait qu'Emilie
désignerait son assassin.
-Qui était au courant ?
-Tout le monde, sauf vous.
C'était une surprise. -Cela signifie
que l'assassin croit aux fantômes.
-Il y a quelque chose.
Il y a quelque chose qui...
Vous savez...
J'aime bien votre mère.
-Ca ne m'étonne pas. -Elle m'a dit une chose
le jour de notre rencontre. -Oui...
Ca ne m'intéresse pas.
-C'est bizarre, la vie. J'ai toujours voulu avoir une mère.
Vous en avez une et c'est comme si elle n'existait pas.
-Ca ne m'aurait pas déplu de grandir dans un orphelinat.
-N'importe quoi.
J'ai tout fait pour échapper à cet enfer.
-Merci d'être passée,
mais je vous en prie, gardez votre compassion pour vous.
-Le commissaire est de retour. Je vous trouvais plutôt touchant.
Vous aviez l'air presque humain.
C'est quoi, votre secret ?
Vous faites toujours tout comme il faut pour qu'on vous déteste.
-C'est un honneur d'être détesté par vous.
Inutile de revenir. Vous ne me soutirerez pas d'infos.
-Vous ne pouvez pas imaginer que je sois là car j'ai de la peine ?
Vous savez quoi ?
Vous êtes sec,
tellement sec.
...
-Commissaire !
Commissaire !
-Marlène ?
Que faites-vous là ?
-Vous avez passé la nuit sur cette chaise ?
-Oui. Et alors ?
-Non. Rien. Enfin... C'est bien.
Je n'aurais jamais cru... -Vous croyez que je suis sec ?
-Pardon ? -Non. Laissez tomber.
-Comme on vous attend pour un interrogatoire,
je me suis dit que je pourrais veiller sur votre maman.
Un petit croissant ? -Non. Merci.
Bon.
Vous m'appelez s'il y a quoi que ce soit.
-Promis.
-Le carnet, c'est moi qui l'ai pris, mais je n'ai tué personne.
-Vous cherchiez ça ?
-C'est quoi ? -Une lettre de votre mère.
Elle y explique pourquoi elle s'est suicidée.
-C'est ignoble.
Ma tante nous a surpris dans le grenier.
Ca n'est arrivé qu'une fois. Je ne sais pas ce qui nous a pris,
mais ça a suffi pour tout détruire.
J'ai supplié ma tante de ne rien dire à ma mère.
Je savais que ça la tuerait.
Un soir, j'ai entendu ma mère
qui pleurait.
Elle était dans le salon, avec ma tante.
Elle m'a regardée...
Mon Dieu ! Ce regard !
Comme je me suis sentie seule !
Elle n'a rien dit.
Pas un reproche, pas un mot. Rien.
Elle a quitté la pièce.
C'est la dernière fois que je l'ai vue.
-Qui a eu l'idée de se venger ? -Commissaire, je suis fa
tiguée.
Accusez-moi de ce que vous voulez, je m'en moque.
Ma tante n'a fait que semer le malheur.
C'est sa faute si ses 2 soeurs sont mortes,
si Sophia s'est jetée par la fenêtre.
-Que dites-vous ? -Elle est mort
e
sur le coup. -Attendez.
Vous parlez de la fille de Georges et Bella ?
-De qui d'autre ?
-Je l'ai vue, Sophia. Elle était en parfaite santé.
-Vous ne vous sentez pas bien ?
Renseignez-vous.
La tante ne cessait de la gronder.
Elle l'a même accusée de l'avoir volée.
-Regarde ce que j'ai trouvé dans ses affaires. C'est une voleuse.
J'ai renvoyé Fernande !
Tu devrais avoir honte. -Elle ne pensait pas à mal.
-Arrête de la défendre.
Cette petite a le diable en elle. Pas étonnant. Elle a de qui tenir.
J'espère
que tu m'autoriseras à la punir.
-Au secours ! Maman !
Maman ! Gémissements de douleur.
Coups de fouet. Maman !
Maman ! Maman !
Coups de fouet. Gémissements de douleur.
-Je n'ai rien fait. On tremblait tous devant Emilie.
Et ce qui devait arriver arriva. -Sophia ! Sophia !
Tu es où, mon ange ?
Que fais-tu ?
Je te demande
pardon.
Je te le promets, je ne la laisserai plus te battre.
Sophia, regarde-moi, je t'en prie.
Non !
Nooon !
-Des nouvelles ? -"Stable". Je déteste ce mot.
Venez.
Montez.
-On va où ? -Au cimetière.
Excusez-moi pour hier soir.
-J'ai l'habitude.
-Je n'étais pas sérieux, l'autre jour.
Même si je croisais un fantôme, je ne vous épouserais pas.
Le fait que vous soyez née un 1er avril n'y change rien.
-Oui... Ca, ce n'est même pas sûr.
-Pardon ?
-On m'a déposée à l'orphelinat un 1er avril.
Ca ne s'invente pas. Si ça se trouve, je suis née la veille.
Ca va, commissaire ?
-Venez.
...
-Que cherche-t-on ? -Du phosphore blanc
dans un flacon.
Soupir.
Nostalgique, Avril ? -Je n'ai jamais eu de poupée, moi.
-Moi non plus.
-Attendez. On dirait qu'il y a quelque chose à l'intérieur.
-Elle a été ouverte
et refermée plusieurs fois.
Phosphore blanc.
On touche au but.
-Et je ne sers à rien ?
Bruit de pas dans l'escalier.
-Allez voir en bas.
Cris étouffés.
... -Commissaire !
...
Cri.
-C'est fini, Georges. Allez.
Où est votre femme ?
-Elle n'a rien à voir avec tout ça. C'est moi qui ai empoisonné Emilie.
C'est moi qui ai tué Daisy.
Votre mère, c'est moi.
Oh !
-Où se trouvait la victime lorsque vous avez frappé ?
-Elle était debout, près du lit, en train de faire sa valise.
-C'est là que vous l'avez frappée ? -Oui.
-De cette façon ? -Oui.
-Vous êtes sûr ? -Oui.
-Merci.
C'est impossible.
Les coups ont touché le haut du crâne.
Daisy était agenouillée et de face lorsqu'elle a été agressée.
-Je ne me souviens plus. -Vous disiez être sûr de vous.
Vous n'avez pas tué Daisy. -Si.
-C'est chevaleresque de protéger votre femme, mais c'est inutile.
-Bella était infirmière pendant la guerre...
-Et alors ? -Le phosphore est dur à manipuler.
Vous n'avez tué personne.
Vous avez juste nettoyé. -Qu'est-ce qui s'est passé ?
Bella, réponds-moi.
Coups et petits cris.
...
-Elle allait tout raconter.
Je pouvais pas la laisser faire.
Je pouvais pas la laisser faire.
-Je l'aime, voilà. Il n'y a rien d'autre à dire. Je l'aime.
Je m'en fous de ce qu'on pensera.
Si j'étais sûr qu'on prendra soin d'elle...
-Bella !
-Ne fais pas ça, Bella.
-N'approche pas. Sophia m'attend.
-Non. Non !
On va te soigner.
-Ecoutez votre mari.
-N'approchez pas.
Je te demande pardon.
-Mon amour, je t'en prie ! Non !
-On va passer un marché, tous les deux. D'accord ?
Tu arrêtes de jouer au légume
et je te promets que je vais te donner des petits-enfants.
D'accord ? Enfin, je veux dire... Au moins un.
Non !
-Tenez, Charlotte. C'est pour vous.
-Merci, mais on n'en veut pas.
Je ne veux rien de ce qui a appartenu à ma tante. Adieu !
-Tu as suivi les instructions ?
Combien de fois tu as rincé le thé ?
-Je regrette déjà quand tu étais à l'hôpital.
-Je ne t'ai pas quitté une seconde. -Arrête. Tu m'angoisses.
-Ta tête
devant la tombe de Sophia !
-Là, tu triches.
Avril t'a raconté ça.
-Tu as vu un fantôme. Tu ne pourras plus te moquer de ta vieille mère.
-En fait, c'est notre cerveau qui nous joue des tours.
-Tu as vu une enfant morte.
Ce n'est pas anodin.
C'est ton inconscient qui a parlé, ton désir d'enfant.
-Toujours le même disque ! On sonne.
-Ah !
C'est pour moi. -Qu'est-ce que tu fais ?
Où tu vas ?
-Alice va m'apprendre la moto. -Tu plaisantes !
-Tu devrais. C'est excitant. -Maman, je te l'interdis.
Tu vas tuer quelqu'un. -J'ai déjà connu la prison...
Bonjour. -Parfait.
-Ca va ? -Oui. Mais regardez devant.
-Vous avez peur ? -Non. Non !
-Maman !
-Y a votre fils. -Je m'en fous.
-Maman, arrête. Elle chantonne.
Avril, faites quelque chose. ...
Ca va mal finir. Arrête.
Je vous arrête !
Sous-titrage MFP.
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