All language subtitles for 0105_French

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

C'est un test d'étirement

pour mesurer

la force et l'élasticité des matériaux,

comme le caoutchouc.

Mais là, on teste quelque chose de différent :

le tissu d'un col d'utérus humain.

Le col est le passage entre l'utérus et le vagin.

Il bloque tout,

comme le passage du pénis.

Il assure d'autres fonctions,

comme empêcher le fœtus de descendre trop tôt.

L'utérus est comme un ballon.

Vous le gonflez d'air.

Il faut garder l'air dans l'utérus,

ou le bébé dans l'utérus,

et le col est le nœud qui garde l'utérus fermé.

En tant qu'ingénieure,

ce qui m'impressionne avec le col

c'est que chez une femme enceinte,

le tissu s'étire sans jamais se déchirer.

Ă€ neuf mois de grossesse,

le col est cinq fois plus extensible.

Quand il est aussi souple que la peau des lèvres,

il s'ouvre.

Vous le savez par expérience,

ou vous l'avez vu à la télé,

c'est souvent quand...

Mindy, tu viens de perdre les eaux.

Je perds les eaux.

Je baigne dans une flaque d'eau.

J'ai perdu les eaux.

T'inquiète, on en a au réfrigérateur.

Après la naissance,

cette matière très maniable

doit se remodeler et se réparer.

Je ne connais aucune autre matière

qui peut s'assouplir ou se remodeler aussi rapidement.

Le col de l'utérus est un miracle de l'anatomie et de l'ingénierie.

Mais ça ne rend pas l'accouchement moins terrorisant.

Je n'ai pas vraiment peur.

Je suis nerveuse.

Je suis vraiment nerveuse,

mais c'est parce que c'est mon premier,

je ne sais pas Ă  quoi m'attendre.

Dans le monde, 250 bébés naissent chaque minute.

Ă€ l'hĂ´pital, Ă  la maison,

avec des sages-femmes, des doulas, des médecins.

Parfois avec des antidouleurs,

parfois par césarienne,

ou d'autres technologies médicales.

Et d'autres, non.

Vous en êtes capable. Prête ? Inspirez profondément.

Et... poussez par le bas. C'est bien.

Deux, trois, quatre...

Mais l'accouchement tue encore plus de 800 femmes

chaque jour dans le monde.

Une enquête mondiale a révélé que

30 % des femmes voyaient l'accouchement comme traumatisant.

Je me souviens avoir fermé les yeux et être entrée en moi-même,

genre, au plus profond de moi

et m'être dit : "Je dois traverser ça."

J'ai été traumatisée pendant très longtemps.

Pourquoi est-il si difficile d'accoucher ?

Et que faire pour s'assurer une expérience sûre et simple ?

Les contractions du vrai travail

ont toujours un rythme défini.

Vous vous demandez

comment le bébé peut passer par cette petite ouverture.

Ne vous inquiétez pas, le col s'étire.

Les connaissances seules ne font pas un bon obstétricien.

C'est la vigilance.

Elle vous rappelle que vous avez deux vies

entre les mains.

Accouchement

La plupart des grands primates accouchent de la même façon.

La femelle porte le fœtus entre 30 et 40 semaines

puis le bébé sort par le canal utérin,

en général la tête en avant, en quelques heures.

Mais il y a une différence :

les humaines souffrent beaucoup plus.

Ce n'est pas comme si le bébé tombait,

chez les primates non humaines, comme dans un sketch.

Elles souffrent,

et pourtant, leur accouchement semble

bien plus simple que chez les humaines.

Le premier accouchement chez l'humain dure environ neuf heures,

voire souvent bien plus,

et seulement deux heures chez les guenons.

Mais une donnée sur l'accouchement

est plus dure Ă  quantifier :

la douleur.

J'ai eu l'impression que le bas de mon corps

allait exploser et qu'un truc visqueux

allait gicler sur tous les murs de la pièce.

Comme une sorte de "mixeur de douleur"

dans lequel vous tournez sans arrĂŞt

sans savoir ce qu'il se passe.

On est déchirée en deux.

Tout devient rouge

et il y a cette alarme qui hurle.

J'avais l'impression de subir un exorcisme.

Les raisons des douleurs de l'accouchement

se trouvent dans l'anatomie et l'évolution.

Voici une théorie :

contrairement aux primates,

l'humain a évolué en bipède,

rendant le bassin plus complexe et étroit.

Notre cerveau est devenu plus gros que chez les autres primates,

tout comme la tête des bébés.

Les guenons poussent une petite tĂŞte par des hanches larges,

alors que nous devons passer un gros bébé dans un tunnel étroit.

Mais pourquoi notre anatomie n'a-t-elle pas continué à évoluer

pour faciliter l'accouchement ?

Pourquoi n'avons-nous pas évolué

en éliminant le transit douloureux ?

Ou en ne souffrant plus des ruptures amoureuses ?

La sélection naturelle se moque de la douleur, mais pas de la survie.

Malgré la douleur,

on continue à faire des bébés.

Ce qui marche, marche. Ce qui est suffisant suffit.

C'est très étroit.

C'est un travail pénible et très long.

Mais il marche.

C'est suffisant.

Alors, pour assurer la survie de notre espèce,

les femmes subissent encore l'accouchement douloureux.

- On y est presque. - Combien encore ?

Une poussée à la fois.

L'Ancien Testament dit :

"Tu enfanteras avec douleur,"

après qu'Eve a mangé le fruit défendu.

Et ce parchemin japonais du XIIe siècle

montre la naissance comme si mortelle

qu'elle attire les mauvais esprits cherchant les ĂŞtres presque morts.

Beaucoup de cultures ont cherché

comment protéger et soulager les futures mères,

avec des rituels et le soutien de leurs proches.

Les femmes ont essayé d'apaiser la douleur

avec l'opium et le haschich en Méditerranée,

ou l'écorce de saule dans la Grèce antique,

Ă  la chimie semblable Ă  l'aspirine.

Les scientifiques ont créé des outils et technologies

pour agir si le bébé est coincé.

Grâce aux progrès médicaux,

l'accouchement devient moins fatal.

Et l'une des plus grandes avancées

a été la césarienne.

La césarienne a été créée il y a des milliers d'années.

Référencée dans presque toutes les cultures anciennes,

elle servait à sauver le bébé

si la mère risquait de mourir en couches.

L'une des premières césariennes

à laquelle la mère a survécu

a été pratiquée en Afrique du Sud en 1826,

par le chirurgien britannique James Barry,

né femme sous le nom de Margaret Bulkley.

Cela n'a été découvert qu'après sa mort.

À la même époque,

un missionnaire a vu des médecins ougandais

faire des césariennes.

Il a parlé d'une opération

où la mère et le bébé ont survécu.

L'anesthésie n'existant pas, la femme a bu une grande quantité de vin de banane.

Au XXe siècle,

toutes les femmes survivaient grâce aux césariennes.

Puis les technologies d'accouchement ont commencé à décoller.

C'est le début des échographies

indiquant la durée et l'avancée du travail.

Pour un travail ne progressant pas assez vite,

ils ont développé un médicament pour l'accélérer

appelé Pitocin,

une forme synthétique de l'ocytocine.

Cette hormone naturelle

envahit le corps des femmes en trois occasions :

l'orgasme, l'allaitement et l'accouchement.

Le Pitocin est si efficace que les déclenchements étaient programmés

dès que la date était dépassée d'une semaine,

pour apporter des certitudes sur un événement imprévisible.

L'arrivée de la médecine dans les accouchements

est liée à l'émergence de l'obstétrique

comme profession médicale.

L'accouchement a longtemps été pratiqué sans médecin,

par les sages-femmes.

Les femmes se formaient

par l'expérience et l'observation.

Puis en 1700, en Europe, des écoles de sages-femmes ont ouvert

avec des formations officielles.

Et les immigrés européens arrivés

en Amérique au siècle suivant

ont apporté ces compétences

en s'installant dans le nord.

Tandis que dans le sud,

les esclaves noires devaient faire naître et s'occuper des bébés blancs

et étaient arrachées à leur famille.

Et elles travaillèrent comme sages-femmes

bien après la fin de l'esclavage.

On les surnommait "grand-mères sages-femmes."

Elles étaient souvent les plus âgées de la communauté

et elles avaient eu des enfants,

elles étaient respectées au sein de leur communauté.

Mais à partir de 1900, les médecins

ont évincé les sages-femmes,

avec un argument convaincant.

La naissance semble simple,

pratiquée depuis des siècles,

Mais c'est en réalité un événement pathologique

nécessitant une intervention médicale.

Comme pour l'épisiotomie par exemple.

Souvent, l'ouverture du vagin se déchire en accouchant.

Dans les années 1920, les médecins

ont décidé de couper l'ouverture eux-mêmes.

L'idée était que

recoudre serait plus simple.

Et il s'est avéré que l'épisiotomie

aggrave la déchirure.

À la même époque,

les médecins occidentaux prescrivent de nouveaux antalgiques,

suite à une tendance née en Allemagne

appelée "demi-sommeil provoqué".

C'était un mélange de narcotiques :

la scopolamine et la morphine.

C'était très controversé car très dangereux.

Beaucoup de femmes ayant subi un demi-sommeil provoqué

ont rejoint le mouvement des suffragettes.

Leur argument était que les femmes

avaient le droit d'accoucher sans douleur.

Mais les médicaments n'éliminaient pas la douleur,

juste le souvenir de la douleur.

Les femmes se débattaient et hurlaient pendant l'accouchement.

Elles étaient cagoulées

ou placées dans des lits-cages pour accoucher.

L'expérience de la naissance différait

selon votre pays, votre classe sociale

et votre couleur de peau.

Une théorie prétend que plus une race ou une culture est civilisée,

plus les femmes vivent des accouchements difficiles.

Donc, l'anesthésie était nécessaire pour s'assurer qu'elles y parviendraient.

Les femmes ouvrières, de couleur,

les immigrées, aucun problème.

Le bébé sortait sans peine.

Mais les femmes plus civilisées de la classe supérieure

avaient besoin d'aide.

Ce stéréotype persiste, c'est pourquoi les femmes noires au Royaume-Uni

risquent cinq fois plus de mourir en couches que les blanches.

Aux États-Unis, c'est trois fois plus,

car les disparités portent aussi sur les revenus.

Le problème, c'est qu'on ne les écoute pas.

Quand elles disent "j'ai mal",

on constate le stéréotype des femmes de couleur

disant qu'elles ne souffrent pas vraiment.

Dans les années 50,

peu de femmes noires avaient des antalgiques,

mĂŞme en cas de besoin,

et les femmes blanches disaient

être surmédicalisées.

En 1958, le Ladies Home Journal publie une enquĂŞte,

"la cruauté dans les maternités",

relatant les abus vécus par les femmes à l'hôpital.

Une femme écrit :

"On vous oblige à prendre des médicaments

et on vous attache comme un animal."

Les femmes commencent à réagir à ce qu'elles pensent être

une expérience absolument atroce de l'accouchement.

Elles sont en colère et pensent avoir raté

ce qui devait ĂŞtre le plus beau moment de leur vie.

Et, d'une certaine manière, on le perd

dans le processus d'accouchement médicalisé.

L'une des voix les plus influentes du mouvement

était Ina May Gaskin,

une sage-femme devenue militante.

Dans son livre Spiritual Midwifery, datant de 1975,

elle dit que lorsqu'une femme

"peut accoucher sans médicament ni intervention",

la naissance est "une expérience spirituelle qu'il faut vivre

dans un cadre sûr et confortable."

Beaucoup de hippies étaient impliquées

dans le mouvement d'accouchement naturel,

mais il y avait aussi des femmes au foyer de classe moyenne,

des personnes de tous les bords politiques

qui pensaient : "Je n'ai pas besoin d'être sonnée

pour accoucher. Je peux le faire."

À cette époque, il y avait un nouveau médicament :

la péridurale.

On découvre qu'injecter l'anesthésiant

dans un point précis de la colonne, appelé "espace épidural",

empĂŞche les signaux de douleur d'atteindre le cerveau.

La moitié inférieure du corps de la femme

s'engourdit en quelques minutes,

tandis qu'elle reste alerte.

C'était super.

Vraiment bien.

Aucun regret sur la péridurale.

Je ne sentais plus le bas de mon corps.

Et j'ai su Ă  ce moment

que c'était l'un des meilleurs choix de ma vie.

J'étais...

L'Organisation Mondiale de la Santé dit que la péridurale est sûre

durant l'accouchement.

Mais une moitié de votre corps est inerte, donc...

La phase de poussée est plus longue

de 20 minutes en moyenne.

Vous n'avez plus le contrĂ´le de votre vessie

et il est plus difficile de marcher par la suite.

Une autre intervention médicale est populaire :

la césarienne.

Près d'un cinquième des bébés dans le monde naissent ainsi,

deux fois plus qu'en 2000.

Dans certains pays, c'est près de la moitié des naissances,

comme en Égypte, en République Dominicaine

et au Brésil, où le taux global est de 55 %.

Mais dans les cliniques,

où les médecins sont payés au service,

et non Ă  l'heure, le taux est de 83 %.

Une étude a noté :

"Le gain de temps en raccourcissant le travail

peut pousser les obstétriciens à choisir la césarienne."

Alors que le taux de mortalité maternelle

est plus bas dans les pays favorisant la césarienne,

ce n'est vrai que si le taux de césariennes est inférieur à 19 %.

Au-delà, il n'y a pas de différence,

ce qui indique que la césarienne n'est pas nécessaire.

Les femmes subissant une césarienne

risquent des complications lors des prochaines grossesses,

comme une fausse couche ou un enfant mort-né.

Selon les adeptes du naturel, les césariennes inutiles

sont dues au dérèglement du rythme de travail des femmes,

un concept connu comme la "cascade d'interventions".

J'ai "consenti" à cette césarienne d'urgence

en raison de la souffrance fœtale

et du monitoring fœtal.

On voit une évolution du rythme cardiaque du bébé

surtout après une péridurale.

Et les péridurales succèdent souvent au Pitocin, car...

En augmentant la dose,

j'ai commencé à avoir des contractions très douloureuses.

Le Pitocin peut aider quand le col

ne s'ouvre pas assez vite.

Ils ont augmenté mon Pitocin,

parce que j'avais dépassé le terme

et le travail ne commençait pas.

Une fois déclenchée, la technologie prend le relais.

Mais la théorie de la cascade d'interventions pose un problème.

Dans un vaste essai, les chercheurs ont noté...

Les femmes déclenchées

ne sont pas plus susceptibles de subir une césarienne.

On déclenche probablement plus que nécessaire,

mais il n'y a pas d'inconvénient majeur.

Mais les changements de dernière minute

peuvent affecter la santé mentale de la mère.

Une étude a montré que lors d'une césarienne imprévue,

plus de femmes souffrent

de dépression et de syndrome post-traumatique.

Dans son best-seller de 2004, Ina May Gaskin écrit

que les longs accouchements

peuvent être dus à "un manque d'intimité ou à la peur."

Elle l'appelle "la loi du sphincter",

et dit que le col est comme un sphincter

et que "le sphincter réagit mal aux ordres."

Imaginez que vous êtes dans des toilettes publiques pour déféquer

et que quelqu'un ouvre la porte,

ou qu'il y a un gros bruit.

Le sphincter se bloque.

Imaginez-vous essayer de pousser un bébé de votre vagin.

Vous tentez de vous détendre, de respirer...

La peur aura un gros impact

sur votre capacité à le faire.

L'idée que la peur complique l'accouchement

a été énoncée par Fernand Lamaze, un obstétricien français,

dans les années 50.

Il a popularisé la méthode psycho-prophylactique,

aujourd'hui appelée Méthode Lamaze,

avec des techniques pour accoucher sans douleur, sans peur, sans médicament.

Ce sont des techniques de respiration,

des positions de travail, des massages.

Dans son livre, il écrit

qu'on "ne soigne pas la douleur de l'accouchement

avec des médicaments",

mais qu'il faut arrĂŞter d'avoir peur de la douleur.

Mais les femmes choisissent ou refusent les antalgiques

pour des raisons complexes.

Au Japon, 6 % de femmes demandent la péridurale

car les attentes culturelles

imposent de souffrir en accouchant.

Et tandis que 70 % des Américaines choisissent la péridurale,

30 % décident de faire sans.

Quand j'ai dit Ă  ma famille que je voulais accoucher naturellement,

ils m'ont dit : "Tu n'y arriveras pas."

Et j'ai dit : "Non, je dois le faire,

car je ne veux pas entendre le contraire."

J'avais cette fascination bizarre de la sensation,

et je voulais savoir ce que ça serait.

Aujourd'hui je me dis : "Pourquoi je ne l'ai pas prise ?"

Je ne sais pas pourquoi je ne voulais pas de péridurale.

Les recherches montrent qu'être détendue

peut avoir un impact sur le travail

comme le clament les adeptes de l'accouchement naturel.

Beaucoup de muscles du haut du col se contractent,

c'est ce qui nous a fait dire :

"C'est peut-ĂŞtre un sphincter."

Et ça a changé notre perception du travail

pour comprendre le déroulement de l'accouchement,

car lors d'un accouchement précoce,

le col s'ouvre prématurément

comme un sphincter qui se relâche trop tôt.

Mais pourquoi une patiente plutĂ´t qu'une autre,

on ne le sait pas.

La mécanique joue un rôle important dans la grossesse.

J'ai besoin d'un ingénieur pour comprendre la résistance du tissu.

On peut créer des scénarios "et si".

Et si la patiente a un col court ?

Son col s'ouvrira-t-il si le bébé bouge,

ou en cas de petite contraction ?

Le col peut-il supporter la charge de la grossesse ?

On devrait le savoir.

On traite des cancers...

On devrait mieux comprendre la grossesse.

C'est pourquoi il reste tant d'informations contradictoires

sur l'accouchement.

Et certaines sont tenaces.

Ce sont ces forums

qui plantent la graine.

Comme le fait que la péridurale soit de la triche,

et que la meilleure façon d'avancer

est d'accoucher sans aucune aide médicale.

Je pense que parfois, les voix du mouvement

se poussent vers un choix en particulier.

PlutĂ´t que de dire :

"Donnons aux gens les moyens de choisir",

ils disent : "Donnons-leur ces choix-lĂ ."

Quand j'ai su que ma fille

allait devoir arriver par césarienne,

j'ai pris ça comme un échec.

J'ai eu l'impression de ne pas avoir réussi à faire

ce que je voulais.

Les défenseurs de l'accouchement naturel peuvent être critiqués

pour exagérer l'impact négatif de l'aide médicale

mais leurs arguments ont amélioré

l'accouchement pour beaucoup.

Dans les années 70, le Royaume-Uni comptait plus de 50 % d'épisiotomies,

parfois sans l'accord de la patiente.

Mais il y a eu un revers

contre les "coupures de naissance".

Sheila Kitzinger, sage-femme et activiste britannique, a mené une enquête.

Elle a noté que l'épisiotomie provoquait une douleur durable

par rapport aux autres procédures,

et qu'une déchirure naturelle entraînait moins de douleur.

Une étude a été menée et a conclu, trois ans plus tard,

qu'il n'existait pas de "preuve

soutenant les bénéfices de l'épisiotomie."

D'autres recherches le confirment

et en 2012, les épisiotomies au Royaume-Uni

ne représentaient plus que 15 %.

Et l'accouchement naturel

fait revivre l'un des soutiens les plus anciens lors du travail,

la présence d'une doula.

Une doula n'est ni médecin, ni sage-femme,

c'est un coach en accouchement

soutenant la future maman

et s'assurant que ses désirs

sont respectés par le médecin.

Tu es forte. Regarde-toi.

Des études confirment que la présence d'une doula

"réduit le besoin d'interventions",

avec une baisse de 51 % des césariennes.

Je pense que c'est agréable d'avoir quelqu'un dans la pièce

pour dire "C'est normal.

Tout va bien.

Tout va bien se passer."

Je pense que cette partie du travail peut faire peur.

Presque, ma chérie.

On y est presque.

Et le message sous-jacent du mouvement pour l'accouchement naturel

résonne encore dans le monde entier,

qu'une femme peut faire ses choix

selon ce qui est le mieux pour elle.

J'ai décidé d'accoucher naturellement

parce qu'Ă  l'hĂ´pital,

les femmes noires sont beaucoup trop

ignorées.

J'ai assisté à une seule naissance,

celle d'une amie qui a accouché

sans médicament ni intervention

mais Ă  l'hĂ´pital,

ce qui me semblait être l'idéal.

Mon projet de naissance était d'aller à l'hôpital,

d'écouter les médecins et de revenir avec un bébé en bonne santé.

C'était 100 % de mon plan.

Il n'existe aucun moyen de prédire le déroulement d'un accouchement,

ou quelles interventions seront nécessaires

car chaque femme est différente.

Et chaque bébé est complètement différent.

Le bébé était retourné,

c'est un genre de douleur

bien pire que la douleur normale.

Je suis devenue bleue,

il y avait du sang partout.

Ils m'ont donné du Pitocin

sans péridurale,

et j'ai eu une épisiotomie,

et j'étais en état de choc.

Je ne savais pas

que ça serait si dur.

J'étais très nerveuse.

Je sais à quel point le tissu s'étire,

j'ai fait confiance aux médecins.

Pour mon premier enfant, l'expérience m'a submergée.

L'accouchement de mon deuxième enfant a été une expérience très idyllique.

Avec beaucoup de sang.

Je ne vais pas mentir.

Je suis en colère,

et j'ai encore un travail à faire, cinq ans après.

Et pourtant, en même temps, c'était incroyable et merveilleux.

Je considère ma césarienne comme un accouchement naturel.

Pour moi, rien de ce qu'un humain fait

n'est artificiel ou surnaturel.

"Naturel" est la seule autre option.

J'avais peur de la douleur

et j'ai eu une péridurale.

Je me suis dit : "C'est ridicule.

Je rate quelque chose.

J'aurais pu le faire."

J'étais en colère contre moi-même

et j'avais honte d'avoir cédé.

Elles n'ont pas Ă  avoir honte

parce qu'elles font encore un gros travail,

qui est de donner la vie.

Faire grandir un humain, et mettre cet humain au monde,

peu importe l'accouchement...

Neuf et dix. Magnifique. Respire profondément !

...c'est un exploit.

On s'y remet. PrĂŞte ?

Pousse vers le bas !

- Allez, encore un peu. - PrĂŞte ? On y est.

- Allons-y. - PrĂŞte ?

Un, deux, trois...

Maintenant !

Ouvre les yeux !

Regarde ton bébé.

Ouvre les yeux.

Oh, mon Dieu.

Félicitations, maman.

Mon bébé !

Ça en vaut la peine, non ?

Regarde-le !

Il est si petit !

D'accord.

VoilĂ .

Bienvenue dans ce monde, mon chéri.

Daysha, tu as réussi !

Sous-titres : Céline Thorin

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.