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ASSISTANCE PUBLIQUE
ACCUEILLE LES PAUVRES ET LES ORPHELINS
DIEU EST AMOUR
À quoi bon vivre Jusqu'à 84 ans ?
Rien à manger que du gruau
Nos prières quotidiennes Changent-elles ce menu ?
Non, toujours ce maudit gruau !
Pas une croûte Pas une miette
Il faut supplier, emprunter ou quémander
Mais rien ne nous empêche De profiter
De notre imagination les yeux fermés
Rêvant de délicieux repas !
Saucisses chaudes et moutarde !
Et tant qu'on y est Gelée et crème anglaise !
Des pois, du boudin, du cervelas ! Et allez savoir quoi d'autre
Les riches en font Une indigestion !
De la nourriture !
Quel rêve
Trois festins par jour
Notre diète préférée !
Imaginez un énorme steak Frit, rôti ou mijoté
Oh, nourriture ! Sublime nourriture !
Merveilleuse nourriture ! Glorieuse nourriture !
Nourriture, glorieuse nourriture !
Peu importe son apparence
Brûlée, pas assez cuite ou crue
Peu importe le cuistot
On ne pense qu'à grossir
Nos sens s'emballent
Se sentir rassasiés Ne serait-ce qu'un instant !
Nourriture, glorieuse nourriture !
Qu'est-ce qu'on ne donnerait pas
Pour une bouchée de plus
On ne pense qu'à ça
Pourquoi sommes-nous destinés À être toujours affamés
Oh, la nourriture Nourriture magique
Sublime nourriture Merveilleuse nourriture
Céleste nourriture Belle nourriture
Glorieuse nourriture !
ADMINISTRATEURS
Pour ce repas que vous allez recevoir
Soyez reconnaissants envers le Seigneur
Amen
S'il vous plaît, encore, monsieur.
Quoi ?
S'il vous plaît, monsieur,
j'en veux encore.
Encore ?
- Attrapez-le ! - Saisissez-le !
- Tenez-le ! - Grondez-le !
Sautez-lui dessus ! Écrasez-le !
Prenez-le et secouez-le !
Attendez !
Avant de m'occuper de ce garnement
Puis-je savoir son nom ?
Oliver
Oliver Twist, M. Bumble.
- Ainsi nommé par vous. - C'est donc lui !
Oliver ! Oliver ! Jamais on n'en avait demandé encore !
Oliver ! Oliver !
Il ne le fera plus Quand il saura ce qui l'attend
Dans un escalier Sombre, tortueux et sans rampe
On le jettera
On le nourrira de cafards Servis dans une boîte
Oliver ! Oliver !
Que fera-t-il donc Une fois couvert de bleus ?
Il regrettera le jour Où on l'a nommé Oliver !
Oliver, Oliver Jamais on n'en avait demandé encore !
Oliver ! Oliver !
Il ne le fera plus Quand il saura ce qui l'attend
Dans un escalier Sombre, tortueux et sans rampe
On le jettera
On le nourrira de cafards Servis dans une boîte
Oliver ! Oliver !
Que diront les administrateurs ?
Ils blâmeront Celui qui l'a nommé
Oliver !
- Dehors ! - Dehors !
Un garçon
Garçon à vendre
Il est bon marché
Combien ?
Seulement sept guinées
Combien ?
Ça plus ou moins
Bon garçon
Garçon à vendre
Il sera à vous
Pour 1 000 pennies
Calculez donc
Quatre livres, trois et quatre Pas tout à fait quatre guinées
C'est moins que sept guinées
Trois livres, dix shillings.
Trois livres combien, monsieur ?
Certainement pas, monsieur
Personne à trois livres dix ?
Adjugé
Adjugé
Vendu
Je ne saurais dire Il n'est pas glouton
CROQUE-MORT
Je n'ose
Ce serait un mensonge
Un garçon
FUNÉRAILLES DE QUALITÉ AU PRIX LE PLUS BAS
Garçon à vendre
Venez voir
Avez-vous déjà vu Un si bon garçon
À vendre ?
- Combien dites-vous ? - Trois guinées, M. Sowerberry.
- Une affaire. - Je cherchais un garçon.
Faites-le entrer, M. Bumble.
Ma chère.
FUNÉRAILLES BON MARCHÉ
Nous pourrions prendre ce garçon
pour nous aider à la boutique.
Dieu qu'il est petit.
En effet, mais il grandira, Mme Sowerberry.
Sans doute, sur nos victuailles et notre boisson !
Ces garçons de l'assistance coûtent plus qu'ils ne valent.
- D'où vient-il ? - Sa mère était indigente.
Elle lui a donné naissance et est morte aussitôt,
sans laisser ni nom ni adresse.
Il est à vous pour trois guinées, en espèces, tout de suite.
Oh, non, M. Bumble. D'abord une semaine à l'essai.
S'il travaille assez sans trop manger,
- nous le garderons. - Mais...
Il peut aider Noah Claypole avec les volets. Tu entends ?
Puis il nettoiera les étables, remplira les lampes et balaiera.
Je m'en occuperai, madame.
Je pensais, très chère, qu'il accompagnerait avantageusement les cercueils.
Cet air mélancolique
est très intéressant, n'est-ce pas ?
Je ne parle pas des cercueils d'adultes, non,
mais des funérailles d'enfants.
Un accompagnateur muet ?
C'est ça. Superbe effet, non ?
Saurais-tu ressembler à ce monsieur ?
Peut-être, avec un haut-de-forme.
Regardez, c'est Oliver !
- Noah, arrête. - Non.
Comment va ta mère, l'orphelin ?
Laisse ma mère tranquille. Elle est morte.
De quoi ? Manque de souffle ?
Ne parle pas d'elle.
Ne sois pas insolent, l'orphelin.
Ta mère, c'était une vraie traînée.
Tu as dit quoi ?
Heureusement qu'elle est morte,
car elle était en prison à travailler dur...
Au secours !
Laisse-le !
Que se passe-t-il ?
Vous voulez réveiller les morts ?
C'est toi, petit... Sors de là !
C'est lui qui a commencé !
Viens ici !
- Vite ! - Le couvercle !
Mon Dieu !
Je me sens mal. De l'eau !
Noah, va chercher M. Bumble à l'orphelinat, vite.
Où est-il, ce fripon ?
- Oliver ? - Je suis là !
- Tu reconnais ma voix ? - Oui !
Et tu n'as pas peur, tu ne trembles pas ?
Non !
Il est devenu fou. Voyez comme il vous parle.
Ce n'est pas ça, madame, c'est la viande.
- La viande ? - Oui ! Vous le nourrissez trop.
Cet esprit rebelle ne sied pas à sa position.
Ce ne serait pas arrivé avec du gruau.
- Du gruau ? - Je vous donnerai la recette.
- On se repose, M. Bumble ? - Il est assis sur Oliver.
- Faisons tous de même. - Tu as encore bu ?
- J'ai rencontré un ami au cimetière. - Au secours !
Qui est là-dedans ?
Ce cercueil ne devait être occupé que demain.
Il est réservé à un client très important.
Reculez !
Alors, que diras-tu, espèce de vaurien ?
Il a insulté ma mère.
Et alors, petit morveux ingrat ?
Elle mérite ce qu'il a dit et plus encore.
- Non ! - Si !
- Mensonge ! - Gare à toi, gredin !
Enfermez-le à la cave. Ça lui apprendra.
- Ma chère ? - Oui !
C'est assez confortable.
Pour l'instant, tu restes là.
Tes affaires, l'orphelin.
Trois livres ! Vous pouvez le reprendre.
Où est l'amour ?
Vient-il du ciel ?
Est-il sous le saule
Dont je rêve toujours ?
Où est-elle
Celle que je vois quand je ferme les yeux ?
Entendrai-je jamais de douces paroles
À moi seul adressées ?
Qui sait où elle se cache ?
Dois-je voyager de par le monde
Pour retrouver celle
Qui me reconnaîtra
Où
Où
Est l'amour ?
Chaque nuit je m'agenouille et prie
Pour que demain soit le jour
Où je verrai le visage
De celle qui me reconnaîtra
Où
Où
Est l'amour ?
Londres - 68 km
Je vous en prie, aidez-moi !
Qu'est-ce que t'as à me regarder ?
T'as jamais vu un rupin ?
Jamais. Pardon. Je ne...
C'est pas grave.
- T'as faim ? - Oui. Je viens de loin.
Je marche depuis sept jours.
Tu fuis le fromage, hein ?
Le quoi ?
Ne me dis pas que tu ignores ce que c'est.
Ça se mange.
Quel blanc-bec tu fais !
Je parle du juge.
Qui fuis-tu, alors ? Ton vieux ?
Non, je suis orphelin.
Je suis venu faire fortune à Londres.
Eh ben.
Faire fortune, hein ?
T'as un logis ?
- De l'argent ? - Pas un sou.
Tu vis à Londres ?
Non, mais...
Tu cherches un endroit où dormir ?
Tu en connais ?
Je connais un vieil homme respectable
- qui te logera gratis. - Vraiment ?
Sans rien te demander.
Du moins, si un gentilhomme te présente.
Est-ce qu'il ne me connaît pas ?
Il doit être bien gentil, ce vieux monsieur.
Oh, oui, très.
Et je suis un de ses préférés.
Si tu veux m'accompagner, il faudra me dire ton nom.
Je m'appelle Oliver Twist.
Je suis Jack Dawkins.
Renard, pour les intimes.
Enchanté, M. Renard. Le monsieur ne sera pas fâché ?
Fâché ?
Considère-toi chez toi Considère-toi de la famille
Je t'ai pris en sympathie On va bien s'entendre
Considère-toi le bienvenu Tu fais partie des meubles
Ici !
On n'a pas grand-chose
Mais qu'importe ? On partage tout
Et si par malchance
On connaît Des jours plus difficiles
Des jours sans nourriture Inutile de râler
On trouvera toujours Quelqu'un pour payer la note
C'est la maison qui offre !
Considère-toi notre camarade On ne veut pas d'histoires
C'est tout réfléchi On peut dire
Considère-toi Des nôtres !
Considère-toi
Chez moi ?
Considère-toi
De la famille ?
On t'a pris
En sympathie ?
On va Bien s'entendre
Considère-toi
Le bienvenu ?
Tu fais partie des meubles
On n'a pas grand-chose
Mais qu'importe ? On partage tout
Personne ne fait le malin On a une tasse de thé pour tous
Mais il faut savoir utiliser Un rouleau à pâtisserie
Quand le proprio se pointe !
SOCIÉTÉ BOUCHÈRE DE LONDRES
Considère-toi notre camarade On ne veut pas d'histoires
C'est tout réfléchi, on peut dire
Considère-toi Des nôtres !
Considère-toi chez toi Considère-toi de la famille
On t'a pris en sympathie
On va bien s'entendre
Masse en haut, masse en bas !
Soulevez, lâchez !
Pas si lentement, les garçons. Soulevez, lâchez !
On soulève, on lâche !
JOURNAL QUOTIDIEN The Times
- Au secours ! - Au secours !
Et si par malchance
On connaît Des jours plus difficiles
Des jours sans nourriture Inutile de râler
On trouvera toujours Quelqu'un pour payer la note
C'est la maison qui offre !
C'est la maison
C'est la maison C'est la maison
C'est la maison
C'est la maison
Considère-toi chez toi Considère-toi de la famille
On t'a pris en sympathie On va bien s'entendre
Considère-toi le bienvenu Tu fais partie des meubles
On n'a pas grand-chose
Mais qu'importe ? On partage tout !
Personne ne fait le malin On a une tasse de thé pour tous
Mais il faut savoir utiliser Un rouleau à pâtisserie
Quand le proprio se pointe !
Considère-toi notre camarade On ne veut pas d'histoires
C'est tout réfléchi, on peut dire
Considère-toi Considère-toi
Considère-toi
Des nôtres !
C'est Renard ! Je monte.
Renard.
Oliver !
Monte.
- Encore ! - Laisse !
Hé, Fagin, j'ai amené mon nouveau camarade.
Oliver Twist.
Monsieur.
J'espère avoir l'honneur de te connaître mieux.
Nous sommes heureux de te voir, Oliver.
N'est-ce pas, mes charmants ?
- Oh, oui, Fagin ! - Oui, Fagin !
Rendez-moi mes affaires ! Touchez pas !
Laissez-le tranquille !
Renard, les saucisses. Charlie, un couvert pour M. Twist.
Renard dit que tu viens chercher fortune à Londres.
Oui, monsieur.
On va voir ce qu'on peut faire pour toi.
- Merci, monsieur. - Elles sont moisies, ces saucisses !
Tais-toi et bois ton gin !
Tu regardes les mouchoirs, petit ?
On les a suspendus pour les laver.
- C'est une laverie ici ? - C'est ça ! On lessive !
Pas exactement. Ce serait bien, pourtant.
Mais notre travail paie mieux que ça, pas vrai, les gars ?
Tu vois, Oliver...
Dans cette vie, une seule chose compte De grandes quantités en banque !
Ça pousse pas sur les arbres Il faut faire quelques poches
Il faut faire quelques poches, mes petits
Il faut faire quelques poches
Tout ça pousse pas dans les arbres Il faut faire quelques poches
Montrons à Oliver comment faire, mes mignons !
C'est juste un jeu, Oliver.
Pourquoi se casser les reins Et bêtement payer des impôts ?
Mieux vaut un profit non imposé Mieux vaut faire des poches
Il faut faire quelques poches, mes petits
Il faut faire quelques poches
Pourquoi se casser les reins ?
Mieux vaut faire des poches
Robin des Bois, ce bandit Donnait ce qu'il volait
Si tu veux me faire la charité Va donc faire quelques poches
Il faut faire quelques poches, mes petits
Robin des Bois était trop bon
Va donc faire quelques poches
Écoute les conseils de Bill Sikes Il chaparde ce qu'il veut
Il a commencé petit Il a fait quelques poches
Il faut faire quelques poches, mes petits
Il faut faire quelques poches
On pourrait égaler Bill Sikes En faisant quelques poches
Un vieux monsieur qui passe Quelque chose attire son regard
La voie est libre, attaque l'arrière ! C'est le moment de faire des poches
Il faut faire quelques poches, mes petits
Il faut faire quelques poches
N'aie pas peur, attaque l'arrière Va faire quelques poches
Quand je vois un riche Mes pouces me démangent
Et pour retrouver mon calme Je dois faire quelques poches
Il faut faire quelques poches, mes petits
Il faut faire quelques poches
Pour retrouver son calme
Il faut faire quelques poches !
Remettez tout dans la boîte !
- Oh, le faut-il ? - Pourquoi ?
Tout.
Viens ici !
Bon garçon. Petit escroc !
A-t-on bien travaillé aujourd'hui, mes anges ?
Voyons ce que tu as, Renard.
- Des portefeuilles. - Remplis ?
Que les meilleurs.
Pas aussi fournis qu'on le voudrait.
Mais de belle facture.
- Un manuvre habile, hein, Oliver ? - Les fait-il donc lui-même ?
- Avec ses petites mains blanches ! - Et toi, Charlie ?
- Quelques mouchoirs. - Ils sont très bien.
Mais tu ne t'es pas appliqué pour les broderies, Charlie.
Il faudra supprimer les initiales avec une aiguille.
Tu devras apprendre ça, Oliver. Pas vrai, les enfants ?
- Oui. - La marque.
Mais d'abord, il faut tout savoir du portefeuille.
Comme Renard. Ça te plairait ?
Oui, M. Fagin, si vous m'enseignez.
Naturellement, mon garçon.
Il suffit de faire comme Renard et les autres.
Prends-les pour modèles, surtout Renard.
Il deviendra un vrai petit Bill Sikes.
Qui est Bill Sikes, M. Fagin ?
Un monsieur très astucieux.
Tu le rencontreras demain.
Peut-être. Maintenant, se pourrait-il
que mon mouchoir dépasse de ma poche ?
- Oui, un peu. - Vraiment ?
Voyons si tu peux le prendre sans que je m'en aperçoive,
comme l'ont fait les autres.
Il faut faire quelques poches, mes petits
Il faut faire quelques poches
Il est parti ?
Oui, M. Fagin. Regardez !
En voilà une surprise.
Tu es habile, Oliver. Le plus dégourdi de tous.
Tiens, un shilling.
Je dois aller à la banque.
Allez, au lit ! Une dure journée nous attend !
Fermez les volets !
Où dois-je dormir, monsieur ?
Par là, mon garçon.
Du calme !
Renard, retire ton chapeau pour dormir ! Et tes manières ?
Ici. Tu vas bien dormir.
Voilà.
Bien installé.
Si tu continues
comme tu as commencé,
tu seras le plus grand de tous les temps.
Dors bien, Oliver.
Dors bien.
Bonne nuit, monsieur.
Il faut faire quelques poches, mes petits
Il faut faire quelques poches
Il est là ?
M. Sikes est-il arrivé ?
Nancy l'attend à l'intérieur.
- Les affaires vont-elles bon train ? - Ne vous brûlez pas.
Je m'en garde bien, mon enfant.
Nancy !
Il est revenu ! Il est là !
Nancy.
Magnifique.
Magnifique.
Bien joué, Bill.
En une seule fois ?
Un vrai travail de professionnel.
Allons, Bill...
Des espèces, à cette heure de la nuit ?
Avec des brigands à tous les coins de rue ?
Je ne m'y risquerais pas.
Et je dois d'abord estimer tout ça.
Nancy t'attend pour te donner à souper.
Demain, Bill.
Parole.
Les menus plaisirs
Qui nous en priverait ?
Une bonne rasade de grog au gin Et sois pas chiche !
Je vis à la dure, ça me va La vie est un coup de dés
Je m'en lasse pas
C'est une danse joyeuse
Si on se fiche De rien posséder
C'est la belle vie !
C'est la belle vie !
Même si c'est pas toujours gai
C'est la belle vie !
C'est la belle vie !
Et quand on est amoureuse On oublie tous les soucis
Que les prudes nous rabaissent Que le monde nous condamne
C'est la belle vie !
RHUM - GIN - OLD TOM - BIÈRE
C'est la belle vie !
Qu'importe le mépris Des collets montés ?
Facile de se donner des airs Quand on vit pas du vice
On bat le pavé de Londres Sans savoir ce qu'on trouvera
Il y a les poches ouvertes Sur le derrière des passants
Si on veut bien prendre ce qui vient
C'est la belle vie !
Laisse la chandelle se consumer
C'est la belle vie !
Même si on finit parfois Avec un il au beurre noir
On peut le cacher Jusqu'à ce que l'autre suive
Mais pas question de pleurer
Ni chichis Ni fanfreluches
Le vent et les frimas Maltraitent les jolis habits
Mais ces nippes
Ces hardes
On peut à peine se les permettre
On n'a pas d'avenir, et alors ?
On a nos paillasses, on est nourries
Du moment qu'on travaille avec Fagin
C'est la belle vie !
C'est la belle vie !
Malgré les rats malades Et la peste qui menace
C'est la belle vie !
C'est la belle vie !
L'herbe est plus verte Du bon côté de la clôture
Alors on s'en occupe Pour en avoir notre part
Et pas que des miettes
Même si c'est à prendre ou à laisser
C'est la belle vie !
C'est la belle...
Même sans thé Ni petits fours
C'est la belle vie !
C'est la belle vie !
La vie de famille, c'est pas pour moi
Les époux bienheureux
Ça me touche parfois Mais c'est pas pour moi
J'ai la belle vie !
Bull's-eye, viens ici !
Bull's-eye ! Viens !
Voilà qui vaut tout le reste.
C'est plus fort que moi. Mon trésor privé.
Mon menu plaisir. Un café,
et voir mon trésor.
Qui s'occupera de moi quand je serai vieux ?
Toi, mon oiseau ?
Hein ?
Pourquoi tu me regardes, mon grand ?
Dépêche ! Dis-moi tout ce que t'as vu !
Pardon, monsieur.
- T'as vu où j'ai pris la boîte ? - Je ne crois pas.
- Tu dois en être sûr ! - Je le suis.
Bien,
si tu en es sûr, moi aussi.
Je le savais bien, mon garçon.
Je ne voulais pas t'effrayer.
Tu es un brave garçon, Oliver.
Est-ce que...
T'as vu ces jolies choses ?
Oui, monsieur.
Elles sont à moi, Oliver.
C'est mon petit trésor.
C'est tout ce que j'ai pour mes vieux jours.
C'est terrible,
la vieillesse.
Oui, monsieur. Pardon. Je peux me rendormir ?
Vas-y, petit. Dors bien.
Vous aussi, monsieur.
Saucière, George III, poignée volute, 5 livres.
Diadème, George II, diamant taillé en rose, brillants, une demi-couronne.
Nancy !
Nancy !
J'arrive !
Bill ?
Ton petit déjeuner est prêt.
Pour l'amour de Dieu.
Je te le réchaufferai plus tard.
Va voir Fagin et récupère l'argent.
D'accord.
Nancy.
J'essaie de dormir.
Bill.
Tu m'aimes, n'est-ce pas ?
Bien sûr ! Je vis bien avec toi, non ?
C'est pour moi, ça, hein, Fagin ?
Toujours manger ! Quel appétit !
Finissez de manger, il faut se mettre au travail.
Dépêchez, vous allez manquer la matinée.
- Y a plus de saucisses ? - Tu veux manger ce soir ?
Bonjour.
Qui veut un bonbon ?
Hé ! Un à la fois !
Bon, allez. Partagez-vous ça.
Mesdames, voici notre petit nouveau.
Eh bien !
Qu'avons-nous là ?
Mesdames, j'oubliais. Voici notre nouveau locataire,
M. Oliver Twist.
Nancy et Beth.
Enchantée.
Il n'y a que des dames et des gentilshommes, ici.
Ne l'écoute pas, Oliver.
Ils sont jaloux, car tu sais te tenir et pas eux.
Comment ça ?
- Je suis un gentilhomme ! - C'est ça !
Puis-je vous aider à traverser ?
J'allais au palais. Appelez-moi donc un cabriolet.
Faites-moi l'honneur d'emprunter ma propre calèche.
Après vous, Votre Grâce.
Vous êtes trop bon, monsieur.
Je ferais tout Pour vous, mon amie
Car vous êtes tout pour moi
J'irais n'importe où
Pour un sourire de vous
Pour voir votre sourire partout
Escaladeriez-vous une montagne ?
Je ferais tout !
Porteriez-vous une jonquille ?
Je ferais tout !
Me feriez-vous votre héritière ?
Je ferais tout !
Affronteriez-vous mon Bill ?
Comment ? Du rififi ?
Je risquerais tout Pour un baiser
Oui, je ferais tout !
Tout ?
Tout pour vous !
Je ferais tout Pour vous, mon ami
Car vous êtes tout pour moi
Je sais Que j'irais n'importe où
Pour un sourire de vous
Pour voir votre sourire partout
Laceriez-vous mes bottines ?
Je ferais tout !
Vous peindriez-vous de bleu ?
Je ferais tout !
Prendriez-vous un kangourou ?
Je ferais tout !
Iriez-vous à Tombouctou ?
Et j'en reviendrais !
Je risquerais tout Pour un baiser
Oui, je ferais tout
Tout ?
Tout pour vous !
J'irais n'importe où Pour un sourire de vous
Pour voir votre sourire partout
Je sais que je ferais tout
Pour vous, mon amie
Car vous êtes tout pour moi
Pour moi !
- Pour moi ! - Pour moi !
Pour moi, moi, moi
Je ferais tout Pour vous, mon amie
Oui, je ferais tout
Tout ?
Tout pour vous !
Dévaliseriez-vous une boutique ?
Je ferais tout !
Risqueriez-vous la corde ?
Je ferais tout !
Si les yeux vous sortent de la tête
Je ferais tout !
Quand vous tomberez
Oui, tout !
Nous risquerions notre cou Pour vous maintenir à flot
Oui, nous ferions tout !
Tout ?
Tout pour vous
Alors, au travail ! Des poches vous attendent.
- Sortez gagner votre pain. - Et la pendaison ?
Prends garde que ce ne soit la tienne.
Fagin, j'attends.
Et quoi donc, très chère ?
Bill te réglera ton compte si tu le paies pas.
Allez. Commence à compter.
- Tu nous prends pour qui ? - Si pressés.
Toi et ton Bill, vous causerez ma perte !
C'est ça.
Dis donc, toi !
- Pourquoi ? - Pour t'être fait pincer !
Je m'entraînais !
Je vais finir pauvre. Tiens, prends.
Je vais crever de faim dans le caniveau.
Bill risque de pas trouver le compte bon.
J'aimerais le voir se débarrasser de tout ça.
Voilà tout.
Il le peut encore. Allez.
On est censés vivre de quoi en attendant le chaland ?
Je suis sans cur. Allons-y, Beth. Au revoir, les enfants !
- Au revoir, Nancy ! - Au revoir !
Hé, Fagin.
Oliver veut venir marauder avec Charlie et moi.
... six et quatre font dix, 13 et 31.
Tu dis ? Faire les poches ?
S'il vous plaît, je veux y aller.
C'est vrai ? Pourquoi pas.
Il faut bien commencer, et tu es en bonne compagnie.
- Occupe-toi de lui, Renard. - Mettez vos chapeaux, on y va.
- Je peux y aller, monsieur ? - Bonne chance.
J'attendrai ici ton retour.
- En rang ! - En rang !
- En file indienne ! - En file indienne !
- En avant, gauche ! - Droite !
- Gauche ! - Droite !
- Gauche, droite ! - Gauche, droite !
Allez-y, mais revenez vite Pendant que vous travaillez
Je fais les cent pas ici Jusqu'à votre retour
Bonne chance, revenez vite Qui sait quels dangers vous guettent ?
N'oubliez pas cette rengaine
Rentrez vite
Comment l'oublier ?
Peut-on laisser Ce bon vieux Fagin s'inquiéter ?
On l'aime tant Qu'on reviendra
Ventre à terre
Car c'est lui qui nous nourrit Alors nous chantons
Au revoir À bientôt
Nous rentrons bientôt
Au revoir, rentrez vite Vous allez me manquer
Je vous aime Voilà tout
Dites au revoir, pas adieu
Ne tardez pas Rentrez vite
Regardez-moi une dernière fois Soyez bénis
Souvenez-vous notre rengaine
Rentrez vite
Partez, mais rentrez vite Et revenez les mains pleines
De portefeuilles bien garnis Surtout pas de bourses vides
Chipez vite fait bien fait Les mieux garnis
Enrichissez-vous cet après-midi
Rentrez vite
Nous avons une montre en or Qui sonne toutes les heures
Un portefeuille épais Le chapeau d'un vieil homme
Les joyaux de la couronne
On connaît les policiers fouineurs Ils ignorent notre rengaine
Au revoir À bientôt
On rentre bientôt
Au revoir, rentrez vite Vous allez me manquer
Je vous aime Voilà tout
Dites au revoir, pas adieu
Ne tardez pas, rentrez vite
Regardez-moi une dernière fois Soyez béni
Rappelez-vous ce vieil air
Rentrez vite
Quand on sera loin Vous entendrez murmurer cet air
Au revoir À bientôt
On rentre bientôt
Au revoir À bientôt
On rentre bientôt
Au revoir À bientôt
On rentre bientôt
Au revoir, rentrez vite Vous allez me manquer
Je vous aime Voilà tout
Dites au revoir, pas adieu
Quand on sera loin Vous entendrez murmurer cet air
Au revoir À bientôt
On rentre vite
Renard ! Oliver !
Venez !
Allez, filez.
Viens, mon garçon.
Rends-moi ça.
Rends-le-moi, allez. Viens...
Arrêtez ce garçon !
Au voleur ! Arrêtez-le !
Arrêtez-le !
Arrêtez-le ! Au voleur !
- Laissez-le-nous ! - Il a volé le portefeuille du monsieur !
On va l'attraper !
Veux-tu...
Il est parti par là !
L.E. COBB - ÉCURIES
- Vous l'avez vu ? - Non. Il a filé.
Viens par ici.
Viens là, espèce...
- Le voilà ! - Attention !
Attention où tu vas !
CHEMINS DE FER DE LONDRES
Petit !
Voici le monsieur qu'il a volé.
Identifiez-vous ce garçon comme le voleur ?
Oui, je l'ai vu s'enfuir.
Pourquoi ne l'avez-vous pas surveillé ? Il fallait le ramener !
Je n'y peux rien !
Bravo. Oliver au trou.
Et au matin, il sera face au juge !
Pour un portefeuille. Il ira en prison. Et alors ?
Il pourrait parler et nous causer des ennuis.
Probable, Fagin. Tu te feras pincer.
Et je crains,
que si on est découverts,
d'autres se feront pincer.
Et ce serait bien pire pour toi
que pour moi.
Espèce de sale...
Non, Bill !
Va au tribunal demain matin
voir ce qui se passe.
Moi ?
Au tribunal ?
Devant un juge ?
J'irai. Ils ne me connaissent pas.
Tu es maligne, toi.
S'il parle, préviens-nous vite, hein, Nancy ? Vite !
Car on devra prendre soin de nous.
Tu n'auras pas à prendre soin de toi, Fagin.
Je m'en chargerai.
Je te crois, Bill. Reprends un verre.
Silence dans la salle.
JUSTICE CLÉMENTE
Quel est son crime, à celui-ci ?
On dirait un véritable voyou.
Parlez ! De quoi l'accuse-t-on ?
De rien, votre Honneur. Il porte plainte contre le garçon.
- Quel garçon ? Je ne vois rien. - Le garçon dans le box.
- Oui. Lève-toi, je ne te vois pas ! - Il est debout.
Pas d'insolence ! Placez-le sur une caisse.
- De quoi l'accuse-t-on ? - De vol.
Comment t'appelles-tu ?
Oliver.
Ton père sait-il que tu es ici ?
Je suis orphelin.
Il dit être orphelin.
D'où viens-tu ?
Où habites-tu ?
Qui s'occupe de toi ?
Il ne dit rien du tout.
Bien.
Un menteur et un voleur.
Et insolent, en plus. L'affaire est réglée.
Trois mois de travaux forcés.
C'est une honte ! Je veux être entendu.
- Vous n'avez pas... - J'étais là !
Quel est ce bruit ? Faites sortir ce fou !
Je parlerai ! J'ai vu ce qui s'est passé devant ma boutique.
Deux autres garçons ont volé le portefeuille. Lui n'a rien fait.
Mais la sentence est tombée !
Non ?
Fleurs fraîches - 6 cents le bouquet
Il n'a rien dit. L'affaire est classée sans suite.
Quel grand juge !
- Va chercher le garçon. - J'ai fait ma part.
Regarde !
Viens.
Où va-t-on ?
Je tiens à m'excuser. Viens chez moi. Grimpe.
- Renard ! Suis-les ! - Laisse-le partir !
- Il peut toujours causer ! - Laisse-le tranquille !
Renard ! Ne le perds pas !
Qui veut de mes belles roses rouges ?
Deux boutons pour un penny
Qui veut de mes belles roses rouges ?
Deux boutons pour un penny
Qui veut de mes belles roses rouges ?
Deux boutons pour un penny
Qui veut de mes belles roses rouges ?
Deux boutons pour un penny
Qui veut de mes belles roses rouges ?
Deux boutons pour un penny
Vous désirez du lait aujourd'hui ?
Du lait aujourd'hui, madame ?
Qui veut de mes belles roses rouges ?
Du lait aujourd'hui, madame ?
Deux boutons pour un penny
De belles fraises bien mûres !
De belles fraises bien mûres !
Du lait aujourd'hui, madame ?
Qui veut de mes belles roses rouges ?
De belles fraises bien mûres !
Du lait aujourd'hui, madame ?
Aiguisez vos couteaux !
Des couteaux à aiguiser ?
De belles fraises bien mûres !
Qui en veut ?
Qui en veut ?
Qui en veut ?
Qui en veut ?
Qui en veut par un si beau matin ?
Un ciel comme on n'en a jamais vu
Qui veut de mes belles roses rouges ?
Qui les nouera d'un joli ruban ?
Et les mettra dans une boîte pour moi ?
De belles fraises bien mûres !
Pour que chaque jour je les voie
Quand tout n'est pas rose
Que je garderai auprès de moi
Tout au long de ma vie
Du lait aujourd'hui, madame ?
Qui veut de cette merveilleuse sensation ?
Je suis si heureux Comme si je volais
Aiguisez vos couteaux !
De belles fraises bien mûres !
Je ne veux pas la perdre
Alors que faire Pour que le ciel demeure si bleu ?
Quelqu'un voudra bien acheter
Un moulin pour jouer
Des oignons
Aiguisez vos couteaux !
Qui en veut ?
Qui en veut par un si beau matin ?
Un ciel comme on n'en a jamais vu
Qui les nouera d'un joli ruban ?
Et les mettra dans une boîte pour moi ? Cela n'arrivera pas deux fois
Où est celui qui a tant de sous ? Je vous les fais à moitié prix !
Qui veut de cette merveilleuse sensation ?
Je suis si heureuse Comme si je volais
Je ne veux pas la perdre
Alors que faire Pour que le ciel demeure si bleu ?
Quelqu'un voudra bien acheter
Un si beau soleil ne reviendra pas Cela n'arrivera pas deux fois
Où est celui qui a tant de sous ? Je vous les fais à moitié prix !
Qui en veut par un si beau matin ?
On a l'impression de flotter
Arbres et fleurs chantent
Quelle chance d'être vivant Pour voir naître un si beau jour
Au revoir, berceuse
Au revoir, berceuse
Qui veut de cette merveilleuse sensation ?
Je suis si heureux Comme si je volais
Quel ciel, un vrai paradis
Un si beau soleil ne reviendra pas Cela n'arrivera pas deux fois
Où est celui qui a tant de sous ?
Je vous les fais à moitié prix !
Qui en veut par un si beau matin ?
Un ciel comme on n'en a jamais vu
Qui les nouera d'un joli ruban ? Et les mettra dans une boîte pour moi ?
Un si beau soleil ne reviendra pas Cela n'arrivera pas deux fois
Où est celui qui a tant de sous ? Je vous les fais à moitié prix !
Qui en veut par un si beau matin ?
Je suis si heureux Comme si je volais
Je ne veux pas la perdre
Alors que faire Pour que le ciel demeure si bleu ?
Quelqu'un voudra bien acheter
Acheter
Acheter
Il faut le ramener, compris ?
Il faut le saisir dès qu'il mettra le pied dehors.
Il ne sort jamais seul. Tu le sais bien.
Ne réponds pas, petite.
Trois jours que je l'ai vu.
Et qu'as-tu fait, hein ?
Rien !
Il faut le récupérer.
Qui vient ?
- Moi, sûrement. - Tais-toi, Renard.
Tu as déjà causé assez d'ennuis. Il faut rester discret.
Quelqu'un en qui le petit a confiance.
Nancy, qu'en dis-tu, ma chère ?
N'essayez pas avec moi.
Que veux-tu dire par là exactement ?
Ce que je dis ! Je n'irai pas !
Laissez-le donc tranquille ! Il ne vous fera rien !
Pourquoi ne pas le laisser saisir sa chance d'une vie meilleure ?
Tu le ramèneras ici, petite,
si tu ne veux pas que je t'étrangle.
Nancy, ma chère, il nous faut récupérer ce garçon.
S'il parlait, pense à ce qui nous arriverait. À ce qui arriverait à Bill.
Ce serait la potence, pour lui.
Fini !
Tu ne voudrais pas de ça pour lui, hein ? Pas pour Bill.
- Elle ira, Fagin. - Non !
Si, elle ira, Fagin !
Elle ira.
Même si je dois l'y traîner.
Tant qu'il aura besoin de moi
Oui, il a besoin de moi
Malgré ce que vous voyez
Je suis sûre qu'il a besoin de moi
Qui d'autre l'aimerait encore ?
Abusée encore et encore
Il sait que je l'aimerai toujours
Tant qu'il aura besoin de moi
Il me manque tant quand il est absent
Mais quand il est près de moi
Je ne montre
Pas mes sentiments
Tout au fond de moi
L'amour que je cache
Car j'ai ma fierté
Tant qu'il aura besoin de moi
Il ne dit pas ce qu'il devrait dire
Il agit comme il croit devoir agir
Mais quand bien même
Je joue dans son arène
Selon ses règles
Tant
qu'il aura besoin de moi
Je sais où est ma place
Je m'accrocherai bien
Tant qu'il aura besoin de moi
Tant que dure la vie
Je l'aimerai à tort ou à raison
Et je resterai forte
Tant qu'il aura
besoin de moi
Si tu te sens seul
Alors tu sais
Que quand quelqu'un a besoin de toi
Tu l'aimeras tant
Je ne trahirai
pas sa confiance
Bien qu'on me dise de le faire
Je dois rester fidèle
Tant qu'il aura
besoin de moi
- Je peux ouvrir, Rose ? - Merci.
- Des livres de la part de M. Jessop. - Merci.
- Ces livres sont arrivés pour vous. - Ah, bien.
- Je dois en rendre. - Le garçon est parti.
Je peux les ramener pour vous ?
Je connais la boutique. Laissez-moi faire. Je ferai vite.
Très bien. Mme Bedwin, les livres sont près de mon lit.
Ramène ces livres à M. Jessop, Oliver,
et dis-lui que tu veux payer les 4 livres que je lui dois.
Voici un billet de 5 livres, ça fera 10 shillings de monnaie.
Compris ?
C'est une très jolie dame, n'est-ce pas ?
Oui.
Je vais ramener vos livres.
Dans un habit tout neuf, avec des livres précieux
et un billet de 5 livres dans la poche,
- tu penses qu'il reviendra ? - Pas toi ?
Si c'est le cas, je veux bien manger mon chapeau.
Regarde ce portrait.
Tu ne trouves pas qu'elle lui ressemble ?
- C'est ta nièce, non ? - C'est ce que je veux dire.
N'était-ce pas la fille qui...
Qui s'est enfuie.
Juste un jeune visage innocent. Une coïncidence.
Pas si sûr.
Il pense être né dans un hospice à Dunstable.
C'est tout ce qu'il peut dire.
Qui en veut par un si beau matin ?
- Bonjour. - Bonjour.
Un ciel comme on n'en a jamais vu
Qui les nouera d'un joli ruban ? Et les mettra dans une boîte pour moi ?
- Au secours ! - Monte.
Bull's-eye. File comme l'éclair.
Bull's-eye ? Viens ici !
- Oliver est de retour ! - Regardez ses fringues !
Et il a des livres ! Un vrai gentilhomme, hein ?
Que c'est beau !
Ravi de voir que tu te portes si bien.
Renard va te donner des vêtements pour pas que tu te salisses.
Regardez ça !
Je vais le mettre en sécurité.
C'est quoi ?
- C'est à moi, Fagin. - Non, à moi. À nous.
Garde les livres.
Donne ça, sale vieux squelette.
C'est notre part.
Garde les livres. Ouvre une librairie.
M. Brownlow vous poursuivra s'il apprend que vous avez ses livres et ses sous.
Il viendra ici ?
Ici ?
Il nous poursuivra ?
- Que lui as-tu dit sur nous ? - Rien !
Je parie que ce rat lui a tout dit.
Que lui as-tu dit ?
- Non ! Laissez-le ! - Lâche-moi !
Pas de violence !
Il faudra me tuer avant de le toucher.
Vraiment ? Occupe-toi de tes affaires !
S'il dit qu'il n'a rien dit, il n'a rien dit.
Tu veux me frapper ?
Je ne te laisserai pas faire ! Laisse-le !
Laisse-le ou je te frappe, peu m'importe...
Nancy, tu es merveilleuse ce soir. Quel talent ! Quelle blague !
Attention, je n'exagère pas, Fagin,
je vais tous vous dénoncer peu importe si je suis pendue !
Tu sais qui tu es ? Ce que tu es ?
Inutile de me le dire.
- Tu es parfaite pour le garçon. - Oui, que Dieu me vienne en aide !
J'aurais préféré mourir que d'avoir aidé à son retour.
À partir de ce soir, c'est un menteur,
un voleur
et tout ce qu'il y a de mal.
Ça ne te suffit pas, tu veux le frapper à mort ?
Allons, Sikes. Restons polis.
Oui, tu le mérites bien de ma part.
J'ai volé pour toi, j'avais la moitié de son âge.
Et je fais ton sale boulot depuis.
- C'est que tu en vis, n'est-ce pas ? - Il a raison, Nancy.
Tu parles d'une vie ! Que le Seigneur me vienne en aide !
Quelle vie !
Tous au lit.
Au lit, j'ai dit !
Toute cette violence, ces crises, ces cris !
Est-ce bien nécessaire ?
Pas encore, Fagin.
Pas encore.
Mais si ce petit bon à rien a dit un seul mot,
un seul mot...
S'il l'a fait, le petit diable,
on s'assoit, on en discute, on réfléchit
et on décide la marche à suivre la plus sûre,
en gardant son calme !
Vraiment ? Et tandis qu'on est là,
à réfléchir et parler, à rester calme, on se fait pincer, n'est-ce pas ?
Et c'est : "Suivez-moi, messieurs".
Non merci.
Tu nous as mis dans ce pétrin. À toi de nous en sortir.
Mais désormais, Bill Sikes prend les choses en main.
Avec ces mains-là.
As-tu entendu le son que fait le poulet quand elles lui tordent le cou ?
Je ne peux pas dire que...
Il braille, Fagin.
Il braille.
Ce n'est pas un joli son.
Non, Bill.
Et puis il meurt.
Oui, Bill. Non.
Certains poulets commencent même à brailler avant.
Ils ont une sorte de prémonition.
Et là,
tu n'aurais pas une prémonition de ce type, par hasard ?
Pas moi, Bill. Bouche cousue.
J'en suis ravi.
Parce que si quelqu'un parle,
et que je l'apprends,
ce sera le tour de ton cou.
Ton vieux cou fripé.
Réfléchis bien, Fagin.
Un homme violent, Renard, très violent.
Quand il est en danger, personne n'est en sécurité.
Prends soin de lui, Renard.
Et je prendrai soin de moi.
Tout homme a un cur, non ?
Sans rire, n'est-ce pas ?
Je pensais être le premier à dire Que je ne suis pas un saint
Je trouve dur D'être aussi mauvais qu'on le dit
Mais réexaminons la situation
Peut-on être un méchant toute sa vie ?
Toutes ces épreuves ! Je devrais m'installer, trouver une épouse
Elle cuisinerait et coudrait pour moi S'activerait pour moi
Elle me critiquerait Me pointerait du doigt
Elle prendrait mon argent Ferait mon malheur
Mieux vaut y réfléchir à deux fois
Gardez donc l'épouse, Je préfère dormir tranquille
Sans personne au monde Je recommence à zéro
Comment se faire des amis Et influencer les gens ?
Comment ?
Réexaminons la situation
Il faut vite contacter Toutes mes connaissances
Des gens haut placés
Qui peuvent m'aider À impressionner !
J'aurai une suite au Claridge Et une flotte de calèches
Je connaîtrai les duchesses Comme il siéra
À ma nouvelle position Bonjour, M. le Juge !
Mieux vaut y réfléchir à deux fois
Où donc aller ?
Quelqu'un !
Qui je connais ? Personne !
Tous mes chers compagnons Ne sont que voleurs et larrons
À ce moment de ma vie Je devrais repartir à zéro ?
Réexaminons la situation
Pour manger, il faut gagner sa croûte
Est-ce une telle humiliation Pour un voleur d'être honnête ?
Si je trouve un travail Comment sera le patron ?
M'aimera-t-il bien ? Quels avantages me donnera-t-il ?
Je commencerai à 8 h, finirai tard Pour un salaire normal, mais attendez !
Mieux vaut y réfléchir à deux fois
Mieux vaut y réfléchir à deux fois !
Qu'arrivera-t-il quand j'aurai 70 ans ?
Le temps viendra, à 70 ans
Je serai vieux, il fera froid
Qui se souciera que je vive ou que je meure ?
Ta seule consolation Ce sont tes économies
Réexaminons la situation
Je suis un voyou, et voyou je resterai !
Il n'y aura pas de transformation Mais quel souci d'être si pourri
Je ne veux faire de mal à personne Ni faire faire le sale boulot
Cette vie pourrie n'est pas pour moi Bien trop dangereuse pour moi
Pas de compromis Qui changera ma vie ?
Personne ne doit voler pour moi
Mais qui me trouvera un emploi ?
Mieux vaut y réfléchir à deux fois !
Dès que j'ai reçu votre message sur le petit Oliver,
j'ai décidé de partir pour Londres.
- J'ai décidé. - C'est cela, ma femme a décidé.
C'est gentil d'être venus. Que pouvez-vous me dire ?
Ce médaillon était à la mère du petit.
Trouvé par ma femme après sa mort.
La mère du petit, pas ma femme.
- Vous l'avez gardé tout ce temps ? - Pourquoi pas ?
Il pouvait aider à trouver la famille du petit, non ?
Son identité ? Son nom même ?
Il n'avait pas de nom. La mère n'était pas mariée.
Il était de votre devoir de montrer cette preuve aux autorités.
- Votre comportement est honteux, madame ! - Comment osez-vous ?
Je suis venue vous aider.
Vous êtes venus profiter de votre malhonnêteté.
Si vous pensez que ce médaillon n'est pas à ma femme...
- Tais-toi donc ! - Votre récompense,
et une compensation pour le médaillon.
Soyez heureux que je ne vous dénonce pas.
- Mme Bedwin, raccompagnez-les. - En voilà des façons !
J'espère que cet incident ne me privera pas de mon travail à la paroisse ?
J'espère bien que si.
C'est Mme Bumble. Je ne savais rien jusqu'à hier.
Aucune excuse. Vous êtes le plus coupable des deux.
Pour la loi, votre femme agit selon vos ordres.
Si c'est ce que dit la loi, alors la loi est stupide !
Si c'est ce que dit la loi, alors elle est célibataire !
J'espère qu'elle ouvrira ses yeux et tirera une leçon, cette loi !
Une leçon !
Je n'ai pas bien vu le médaillon.
Je l'ai reconnu tout de suite. Je l'ai offert à ma nièce, Emilie, pour ses 18 ans.
Elle n'a donc pas fui suite à la rupture avec ce jeune homme ?
Non.
Elle a dû parvenir à cet hospice pour y faire naître l'enfant.
Que se passe-t-il ?
- Pourquoi as-tu amené le garçon ? - Il vient sur un coup
avec moi.
Pourquoi lui ?
Parce qu'il me faut un petit.
Voilà pourquoi.
Il est tout mince.
C'est parfait pour ce coup.
Je dois y aller ?
Un seul mot quand tu seras avec moi
et tu sais ce qui t'arrivera.
Bill, ne lui fais pas ça. Je t'en prie !
- Je ne te laisserai pas... - Assez !
Rejoignez-moi à la taverne à 23 h.
Bull's-eye.
Je suis venue pour Oliver. Pouvez-vous dire à Brownlow...
- Entrez. M. Brownlow ! - Non. Ne l'appelez pas.
- Je veux juste laisser un message. - Il veut vous voir.
- Je vous en prie ! Je ne peux rester. - Cette dame dit...
- Qui est-ce ? - C'est au sujet du garçon.
- A-t-on des nouvelles ? - Il est en danger. Avec des voyous.
Il a été enlevé le jour où vous l'avez envoyé avec les livres.
- Qui l'a enlevé ? - Moi et un autre.
- De force ? - Oui !
Je regrette de tout cur, que Dieu m'en soit témoin.
Où est-il ? Qui est cet autre ?
- Pouvez-vous parler ? - Non.
Vous voulez aider le petit ? Sinon, vous ne seriez pas là.
- Oui, je le veux, mais... - Alors dites-moi où il est !
Je ne peux pas !
Mais je vous l'amènerai.
Pas ici. C'est trop loin.
Où ça, alors ?
Au pont. Au pont de Londres, ce soir à minuit.
Venez seul. Promettez-le-moi !
Vous ne me faites pas confiance ? Il le faut.
- J'y serai. - Merci. Laissez-moi partir.
Attendez ! Le petit est-il blessé ? Maltraité ?
Je ne peux en dire plus. Il me tuera s'il l'apprend.
- Qui est cet homme ? - Je ne dirai rien !
Je ne le dénoncerai pas.
Vous ne comprendriez pas.
Je dois rentrer.
Je veux rentrer.
- Vous promettez de venir ? - À minuit.
Souviens-toi, vermine.
La porte d'entrée.
Là.
Vite !
Regarde au-dessus de toi.
Qui est-ce ? Qui est là ?
Rufus ! Jenkins ! Venez. Attrapez-le !
Attrapez-le ! Bons chiens !
Pourquoi t'en faire ? Il revient toujours !
Peut-être qu'il a ramené Oliver chez moi.
- Il a dit qu'il venait directement ici. - Alors c'est ce qu'il fera !
- Tout va bien, Bill ? - Non, Fagin.
Le petit idiot les a réveillés. On a dû s'enfuir.
On vous a vus ?
Non.
Je vais aller coucher le petit. Je reviens.
Attends.
Ramène-le.
Bull's-eye.
Bull's-eye ?
Va le surveiller, vu ? Surveille-le !
Assis.
Oumpapa ! Oumpapa ! C'est comme ça !
Oumpapa ! Oumpapa ! Tout le monde le sait.
Ils croient tous Ce qu'ils veulent croire
Quand ils entendent Oumpapa !
Oumpapa ! Oumpapa ! C'est comme ça !
Oumpapa ! Oumpapa ! Tout le monde le sait.
Ils croient tous Ce qu'ils veulent croire
Quand ils entendent Oumpapa !
Oumpapa ! Oumpapa !
Une petite chanson Qu'on fredonne en ville
Surtout quand on a bu Un peu de bière ou de gin
Si vous avez la patience De vous imaginer
Je vais vous dire exactement Tout ce que vous voulez entendre
Oumpapa ! Oumpapa ! C'est comme ça !
Oumpapa ! Oumpapa ! Tout le monde le sait.
Ils croient tous Ce qu'ils veulent croire
Quand ils entendent Oumpapa !
M. Durand de la Verrière Aimait bien boire un bon verre
Mais jamais quand il savait Qu'on pouvait l'observer
Il achetait en secret Et buvait bien caché
Il rêvait qu'il était de la noblesse Avec une jolie maîtresse
Oumpapa ! Oumpapa ! C'est comme ça !
Oumpapa ! Oumpapa ! Tout le monde le sait.
Pourquoi a-t-il le nez tout rouge ?
Est-ce à cause d'Oumpapa ?
Pourquoi a-t-il le nez tout rouge ?
Est-ce à cause d'Oumpapa ?
La jolie petite Sally Se promenait par ici
En montrant ses jolies gambettes Tous les hommes étaient à la fête
On voyait ses jarretelles Mais ce n'était pas gratuit
Un ou deux centimètres Puis elle savait dire stop !
Oumpapa ! Oumpapa ! C'est comme ça !
Oumpapa ! Oumpapa ! Tout le monde le sait.
Que ce soit caché ou montré
C'est toujours Oumpapa !
Elle venait de la campagne Et s'est retrouvée dans le pétrin
Elle s'est laissée séduire Par un beau parleur
À quoi bon pleurer ? Elle l'a bien mérité
Elle est contente de gagner sa croûte Et de chanter avec nous
Oumpapa ! Oumpapa ! C'est comme ça !
Oumpapa ! Oumpapa ! Tout le monde le sait.
Fini la jeune fille qui rougit
Depuis Oumpapa !
Oumpapa !
Oumpapa !
Oumpapa !
Oumpapa !
Oumpapa !
Oumpapa !
Oumpapa ! Oumpapa ! Oumpapa ! Oumpapa !
Oumpapa ! Oumpapa ! Oumpapa ! Oumpapa !
Une petite chanson Qu'on fredonne en ville
Surtout quand on a bu Un peu de bière ou de gin
Si vous avez la patience De vous imaginer
Je vais vous dire exactement Tout ce que vous voulez entendre
Oumpapa ! Oumpapa ! C'est comme ça !
Oumpapa ! Oumpapa ! Tout le monde le sait.
Ils croient tous Ce qu'ils veulent croire
Quand ils entendent oumpapa !
Oumpapa ! Oumpapa ! C'est comme ça !
Oumpapa ! Oumpapa ! Tout le monde le sait.
Ils croient tous Ce qu'ils veulent croire
Quand ils entendent oumpapa !
Attention, Bill ! Pas de violence, je t'en prie !
Là ! Tu le vois ?
Vas-y. Vite !
File.
- Arrête ! - Tu vas me le payer !
Bull's-eye !
Bull's-eye ! Viens ici.
Bull's-eye !
Bull's-eye ! Viens ici.
Viens ici, Bull's-eye.
Viens ici, Bull's-eye.
On t'a vu. Tu ne peux plus m'accompagner.
Si tu viens, on te reconnaîtra.
Viens.
Tu n'as pas peur de moi, Bull's-eye.
Bull's-eye, viens là.
Ici, Bull's-eye !
Vous avez vu quelqu'un ?
Je ne sais pas. J'ai cru voir quelqu'un courir.
C'est ce chien.
Attendez. Je le connais. Bull's-eye ?
C'est Bull's-eye, le chien de Bill Sikes. Toujours ensemble.
Il pourra le retrouver.
Bull's-eye, viens. Allez.
Je veux du fric ! Il faut que je file.
Qu'y a-t-il, Bill ?
Tu comprends ? Je veux du fric.
Tu as du sang sur ton manteau.
Où est Nancy ?
Bill ?
Bill Sikes, qu'as-tu fait ?
Elle ne balancera plus personne.
Tu n'aurais pas dû.
Elle nous a balancés, tu es sûr ?
C'est sûrement elle, non ?
Elle rendait le petit à Brownlow sur le pont.
Il était là, il l'attendait.
Alors pourquoi es-tu venu ici ? File ! Tu m'entends ? File !
Je veux de l'argent !
Combien ? Dix ? Vingt ?
Pas tout !
Si on me demande...
On ne me trouvera pas ici.
Tu ne crois pas que je vais les attendre ici ?
C'est lui.
Bull's-eye.
Vite ! Les garçons ! On déménage !
Nancy, je t'aimais, non ? Vois ce que tu m'as fait.
Bill ! Pourquoi aggraver les choses ? Laisse-le !
C'est moi qu'ils cherchent !
Mais ils n'oseront rien si le petit est avec moi !
Ne t'en mêle pas !
Par-derrière. Venez !
Regardez ! Là-haut !
C'est lui ! C'est Bill Sikes ! C'est sûr !
Et le garçon !
- Assassin ! - Voyou !
Racaille !
Le bourreau t'attend, Sikes !
Reculez !
Reculez !
L'autre rue ! Vite !
- Après toi, Fagin. - Après toi, Renard.
Laisse tomber. File.
Fagin, qu'est-ce que je dois faire ?
Fais honneur à ton surnom. File !
Monte !
Maintenant, accroche la corde à la poutre.
C'est ça.
C'est ça.
C'est bien.
Peut-on changer ?
C'est possible
Peut-être étrange
Mais c'est possible
Mes très chers compagnons et trésors
J'ai laissés derrière moi
Je repars à zéro
Qui sait ce que je trouverai ?
Jeune homme ?
Ai-je l'honneur de vous connaître ?
Il est garni ?
Rien que le meilleur. Beau travail, non ?
Réexaminons la situation.
Une fois voyou, voyou pour toujours Jusqu'au bout
Tes doigts légers
Ton inspiration
Quelle équipe !
Suis-je ton partenaire ?
Plutôt mon ami
Car ton talent est à exploiter Alors profite de ta vie
Un monde de poches bien ouvertes Qui n'attendent que tes doigts agiles
Notre collecte indécelable
Prenons une retraite respectable
Ensemble jusqu'à la fin
La preuve vivante que le crime paie
Mieux vaut y réfléchir à deux fois !
Considère-toi le bienvenu
Tu fais partie des meubles
On n'a pas grand-chose
Mais qu'importe ?
On partage tout !
Considère-toi notre camarade
On ne veut pas d'histoires
C'est tout réfléchi, on peut dire
Considère-toi
Considère-toi
Considère-toi Des nôtres !
Traduction : D. Lubeigt & A. Di Paolantonio Adaptation : Groshbishtuaff
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