All language subtitles for Le Tatoué 1968.fre

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Original subtitles

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vous avez travaillé un peu? Oui.

joli hein?

très bien. Très bien...400

eh ben! non, M. Mézeray, tout augmente, La viande, le beurre, les oeufs...

eh ben! alors 300...

ça qu'est-ce que c'est ? ça c'est une gare

ah! Une petite gare, petite... 200.

et ça qu'est-ce que c'est ? alors celui-là, je pensais vous le laisser...

Non, non, je veux le payer, moi ouh là là enfin vous le laissez à 700.

Aah..!

vous savez, il y a des heures de travail, à la toile, les peintures.

et, puis le temps que ça sèche, quoi!

Alors, M. Dubois ?

Excusez-moi, comme il est tard, nous reprendrons cette séance demain matin,

si ça ne vous dérange pas. Rhabillez-vous.

Bon alors, combien, est-ce que j'ai des toiles à prendre ? moi j'y comprends plus rien!

alors, nous disions... deux

Celui-là, je vous le ferai 300.

oui mais, attendez, attendez. 1,2, 3, 4, 5, 6.

sept.

eh ben! ça fait 11

Et ben oui, mais celui-là, ça fait 8. 8 mais, il m'en manque 3.

Faites voir ! ..Faites voir !

mais je ne vous permets pas monsieur, qu'est-ce que c'est ce genre!

Qu'est-ce qu'il a dans le dos? Un tatouage!

On dirait une reproduction d'un Modigliani.

Est-ce que j'ai une tête à avoir une reproduction?!

non mais, faites voir ! mais, faites voir ! oh! mais arrière, jeune homme.

vous n'allez pas me dire... mais je n'ai rien à vous dire, monsieur

Vous le saviez? Non.

pourquoi, vous me l'avez pas dit. hein!

je veux voir ce tatouage tout de suite, allez hop!

Monsieur Legrain ! je voudrais vous présenter Monsieur Mézeray,

un grand ami des arts, un collectionneur financier.

Et le dernier des paltoquets, vous oubliez de le dire

C'est vraiment un Modigliani ?!

C'est un Modigliani ! oh! Authentique ?!

je ne permets pas à un va-nu-pieds de votre espère de mettre en doute la parole d'un légionnaire.

Oui.. mais c'est vraiment Modigliani qui vous l'a tatoué ?!

et merde !!!

Chut !! La ferme ! Chagrain, vous m'entendez, je vous l'achète.

Me prendriez-vous pour un saucisson ou un pied de porc, monsieur l'épicier.

500.000. Oooh !!!

Allez, 500 000. Ou alors 1 million.

Savez-vous, jeune homme, que je vais vous foutre mon pied au cul !

Messieurs, messieurs. La ferme, vous.

comment la ferme ! c'est l'autre.

je vous donne 2 millions pour ce que vous avez dans le dos.

comment, ce que j'ai dans le dos?

est-ce que vous me prenez pour une prostituée, bougre d'abruti ? trois

M. Dubois, je ne vous félicite pas pour la qualité de vos relations.

Excusez-le, M. Mézeray. c'est un original, il est un peu fou

oh! écoutez, je vous ai déjà dit la ferme, vous.

alors, il me manque trois tableaux. Il faut le temps.

alors mettez-y le pépé, la mémé, mettez-y tout le monde, voilà

Votre insistance est déplacée, monsieur

M. Legrain ! écoutez-moi, écoutez-moi, Ho !

Oh... Hé! Oh... Attendez. Attendez, Attendez !

Attendez, bougez pas

Vingt... millions. Voilà. Regardez

Alors ?

C'est bien ? Ho ! Ho,

M. Legrain, c'est pas mal hein, où êtes-vous?

vous êtes sidéré, hein oh! vous m'entendez

Qu'est-ce vous en pensez ? qu'est-ce vous répondez à ça?

Ça fait rien, c'est très bien, c'est parfait, c'était parfait, très bien, très bien

c'était très bien, c’était parfait, c'était très bien, mais alors très bien.

Comment est-il, comme homme ? posez ça là vous

Comment est-il ?

très charmant, très gentil. très bien élevé, très bien.

Vraiment gentil très gentil.

Dites, ça ne vous dérange pas qu'il soit noir ? Mais non !

Ça ne vous dérange pas qu'il soit noir ? No !

Vous n'êtes pas raciste ? Mais no !

Vous n'êtes pas raciste ? Quelle idée !

Moi non plus. Quelle horreur !

on dit pardon pardon

Quelle taille le tableau? Qu'est-ce que vous dites?

Quelle taille le tableau?

La taille?

Et le prix?

Attendez, attendez.

Premièrement, c'est un Modigliani.

Deuxièmement, c'est un magnifique Modigliani.

Troisièmement, c'est une oeuvre unique au monde, elle est tatouée sur peau humaine.

et sur une bonne peau Bon, mais tout ça va arriver à combien?

Bon, alors justement!

Avant de parler du prix du Modigliani

il faudra m'acheter tout ça! Tout ce qui est par terre!

Il y a ça, ça, ça... Et regardez celle-là. C'est moi qui l'ai faite, regardez..

Elles sont invendables

c'est justement, pour ça! que je veux vous les vendre

They're awful!

comment que ce dit? mais elles sont affreuses!

ah non, ah non, elles sont pas affreuses! elles sont horribles.

elles sont hideuses, ça je ne peux plus les voir.

alors, c'est pour ça, je vais vous faire un prix pour tous les deux, mais alors, un prix

150 millions. Jamais.

Pour avoir le Modigliani, il faut m'acheter tout ça, 150 millions.

pas question. Jamais. Jamais.

Allô ? Vous m'entendez ? *-Oui, Monsieur

allô, passez-moi en priorité et sur cet appareil Bernheim de New York.

ah! non, pas Bernheim

alors? bon, 150 millions.

160. Vous avez déjà dit 150

170. mais, écouter...

180.

bon..d'accord, d'accord

allô, vous m'entendez? Oui Monsieur.

Gardez-moi M. Bernheim sous pression.

Asseyez-vous.

Oh non, je voudrais du liquide

oh! je n'ai pas. oh si...

Mais non... oh si

oh si ..M. Bernheim.

bon, bon bon

Dites, you are very sympathique... But l prefer vous voir là-bas

Ça vous va, comme ça ? Non... M. Bernheim ?!

Voilà, voilà... Un peu plus vite...

On va respirer un peu,

Allez, on reprend. Vite

alors, on va aller voir M. Legrain... Faut pas que ça vous arrête!

Un monsieur charmant distingué, aimable...

M. Legrain.

M. Legrain!

Encore ?

Et avec des complices. Non, non, on va vous expliquer.

Eh bien, moi aussi, nom de dieux

Baïonnette au canon charger à terre ah non

Ah si !

He must be kidding.

Et des Anglais, en plus! L'ennemi héréditaire !

eux ce sont des Américains! alors, raouste

Ils viennent de New York. eh ben! pour moi c'est pareil.

mais, non mais, si.

et les Espagnols ont tué les Incas, ils ont trucidé les Indiens. ah ça, il a raison

ah vous, taisez-vous ou je vous scalpe ah non!

si. Non.

Ça va dans la Lune avec des ordinateurs et du Coca Cola, mais ça bouffe du gigot à la confiture

Oh non. mais si, allez Rembarquez vos trompettes de jazz,...

...vos téléviseurs..et vos pilules à dépeupler, Messieurs, go home!

mais écoutez monsieur Legrain, ils voulaient simplement voir ce que vous avez dans le dos

mais, je ne suis pas un musée national, bon Dieu

Mais si ! Non !

mais comme je suis aimable, en souvenir de La Fayette et de Pershing, je vais vous le montrer mon dos

regardez, vous allez voir ah! Vous, l'obsédé, au coin, non Là-bas

Et vous ne regardez pas! non, non

La visite est terminée, on ferme! Merci beaucoup

il doit être de 1918...

monsieur, vous faites erreur, 14 juillet 1919, le soir du défilé de la Victoire.

onze kilomètres, et on croyait que c'était la der des ders

Vous connaissiez Modigliani ?

Oui, oui, oui, il le connaissait très bien.

Non, jeune homme, je ne connaissais personne.

Il était 2h du matin, je suis rentré au café du Dôme à Montparnasse.

il régnait comme une démence,

alors il y a un type s'est approché de moi et m'a dit: Je vais te tatouer une femme dans le dos

Oui, monsieur, et je me suis couché sur le billard.

Oui, monsieur, et ce n'est que 20 ans plus tard,

que j'ai appris que c'était Modigliani, et j'étais devenu un chef-d'oeuvre!

ceci dit ça n'avait aucune importance car j’étais resté à la Légion.

et je continuais à me battre sous l’emblème apatride

oh ! là, là Oui, mon petit, oui, mon petit

Vous êtes là... Tenez.

Aïe

qu'est-ce qu'il y a ? mon pied.

et alors on dit pardon !

Vous vous foutez de moi, non ?

C'est vous qui me l'avez dit ! qu'est-ce que c'est ça !

D’abord pourquoi vous me regardez de si haut? Comment?

Parce que je suis le valet de chambre? Comment?

Parce que je suis noir ? Mm...m...mais vous n'êtes pas noir

mais si, je suis noir. enfin pas tellement, quoi !

d'abord, qu'est-ce que vous avez de plus que moi ? -I... Quoi?

qu'est-ce que vous avez de plus que moi ?

des tas de choses, voilà...

Lesquelles ? comment !

qu'est-ce que vous avez de plus que moi dites-le vite ?

Bonsoir, monsieur.

Vous connaissez Mme Mézeray ?

chère amie je te présente, M. Smith..

. M. Larsen.

Oh ! Mr Smith et Mr Larsen!

Je suis contente de vous rencontrer.

Mon mari m'a tellement parlé de vous.

oh! c'est un véritable plaisir de vous recevoir ici. je vous en prie, sit down, sit down, mister

n'écoutez pas vous, mettez ça là.

Vous avez vu ? Il me regarde, maintenant

Ces messieurs... Allez-y.

Ces messieurs, prendront bien un petit apéritif? 2 doigts de pastis ?

mais non chère amie, ces messieurs ne prennent que du whisky,

ils sont américain,

alors ils prennent du bourbon

Ah ah ah du bourbon du bourbon.

bon, au sujet du Modigliani...

ah! Quand je pense qu'il a trouvé au marché aux puces,

c'est là qu'il a débuté, il poussait une charrette! Darling

au sujet du Modigliani......

Quand je pense qu'il a trouvé au marché aux puces,

c'est là qu'il a débuté, il poussait une charrette! Darling

au sujet du Modigliani......

Quand je pense qu'il a trouvé au marché aux puces,.....

en voilà assez là!!!..dites moi, pour en revenir au Modigliani...

Tenez chère amie

Tenez chère amie, lisez cela. il n'y a que de nouvelles horribles.

alors, revenons à notre affaire, voilà

Le Modigliani, comment allez-vous le livrer ?

C'est très simple, il y a une journée, une petite journée de clinique.ahhh

On prend un petit.....

Et ça chatouille, vous savez ! Et après!...

comme une serviette, et c'est fini!

Et il est d'accord ?

Oui. moi, je vais le mettre d'accord.

Ça sera combien, ça ? 500 millions

Combien? aahh..500 millions

Pour le tatouage? avec le cadre.

moins les 180 millions.

Ah non. Ça, c'est fini. je vous ai vendu tout ça, c'est loin, loin, loin...

Non, non, non. Oh si.

M. Bernheim ? Où il est M. Bernheim ? Bon, d'accord

Demain soir, à 8 heures,

vous allez me donnez la signature de M. Legrain, oui

Ecrit! Vous l'aurez!

Sinon vous rendrez les 180 millions

Attention, M. Mézeray... Oui, oui...

attention, il faudra les rendre.

Dis donc ! J'avais beau avoir l'air de rigoler,

j'ai quand même compris!

Tu as compris quoi ?

Tu es fou d'avoir vendu ce tatouage avant de l'avoir acheté!

mais, tout le monde est à vendre! c'est une question de prix

Et si quand même il ne voulait pas ?

Il le voudra ou alors je m'appelle plus Mézeray.

Si quand même...

Ça fait 20 ans que je supporte des "si"

Ecoute, mon petit coco...

D'abord, je ne suis pas ton petit coco. Je ne suis le petit coco de personne !

Est-ce que j'ai une tête de petit coco ?

Comme tu veux.

ah ben oui. tiens, justement je voudrais te demande de ne plus me tutoyer.

Pourquoi?

parce que dans un ménage comme le nôtre

qui a acquis une certaine aisance, une certaine classe

on se tutoie plus on se tutoie plus !!!

Non

on se tutoie plus jamais plus jamais !

plus jamais

Comme vous voudrez.

Bonsoir, monsieur. voilà

Bonsoir, madame.

Oui, je sais vous avez risqué votre peau sur tous les champs de bataille, c'est d'accord

elle n'est pas à vendre bon c'est d'accord

Vous méprisez l'argent, c'est toujours d'accord, mais jusqu'à quelle hauteur?! 50 millions !

Qu'est-ce que c'est ça? Du jumeau aux haricots rouges.

Du jumeau ? Du jumeau

Vous ne connaissez pas, vous, c'est biscottes salade, moi, c'est livarot beaujolais!

Oui, mais regardez. j'ai regardé

Ça vous dit quelque chose? non, non, ça pourrait, jamais

dites pour en revenir, 50 millions, mais vous vous rendez-compte, 50 millions!

Je n'ai pas besoin d'argent. Je suis hors circuit Quel circuit ?

le vôtre, vous êtes fou mon petit, car vous êtes fou

Oh non. ah! si

mais, non ! mais si!

mais comme vous m'êtes très sympathique, croyez-moi n'insistez pas...

allez trouver vos Américains, et dites leur que je ne suis pas vendeur

Enfin ! vous vous rendez compte 50 millions, c'est vous qui êtes fou!

mais je ne vous permets pas, je ne suis pas fou, je suis riche et je tiens à le rester

Je dépense moins que je ne touche est la seule formule

ma retraite de légionnaire me paye le boire, le manger et le tabac

et moi monsieur je passe l'hiver à Paris et dès la belle saison dans ma campagne

Vous avez une campagne ? Oui, jeune homme.

Avec une maison dessus ? Oui, jeune homme.

je parie que cette maison est en mauvais état. Oui, jeune homme.

alors écoutez, M. Legrain, si vous le désirez, cette maison

oh non, j'ai horreur de ça! ouh là là

cette maison sera un château!

Un château? votre compagne moi je vous la remets à neuf

J'ai horreur du neuf!

non, je veux dire, je vous la remets en état!

la cuisine, les papiers, le plafond, les murs, le chauffage central, tout!

tout tout

bon, et puis je vais vous fait un papier tout de suite, voilà

vous aller voir, Je soussigné... Mézeray...Vous allez voir... m'engage

m'engage par la présente, à restaurer de fond en comble...

de fond en comble

C'était ça ! ah! il a du fumet!

non, voilà, alors en échange, vous me signez ce petit papier, c'est pour le tatouage.

Non ! comment ça, non ?

Je ne signerai, que quand les travaux seront commencés.

Vous n'avez pas confiance en moi ? Non.

Non, parce que vous êtes fou. Oh Non.

Oh si. Non.

Alors on va voir la bicoque. Quand ?

tout de suite. tout de suite.?

tout de suite.. Alors rassemblement.

On n'avance pas là. Où il est votre compteur de vitesse là?

Je l'ai débranché en 1931. A quelle on va arriver ?

Je ne m'occupe jamais de l'heure.

ça fait 2 heures qu'on roule, elle est à combien de km de Paris votre maison.

j'ai jamais voulu le savoir!

mais moi j'avais pas prévu ça, il faut que je téléphone,

là y a une auberge, on peut s’arrêter. Je ne m'arrête pas.

mais j'ai faim; je n'ai pas déjeuné !!

au volant je ne bois pas, je ne mange pas, sécurité, sobriété !

ça va faire quatre heures qu'on roule vous allez pas pleurer toute les deux heures, non ?

si ça continue comme ça, on sera jamais de retour à Paris ce soir.

qui vous a dit qu'on serait à Paris ce soir.

C'est très grave ce que vous dites ! moi il faut que je téléphone

Décidément, c'est une psychose!

écoutez de toute façon, vous devez m'arrêter un peu plus loin, dans ce boqueteau, là.

Pour téléphoner?

Non, c'est pour... Je ne m'arrête jamais, moi je prends mes précautions avant

ah non il faut s’arrêter Non.

ah si. Non.

il fait le faire. Vous le ferez plus tard.

ça je pouvais pas si

Là, vous pouvez

C'est joli, par ici! On est arrivés ? Pour ce soir, oui.

comment ça, pour ce soir? où est elle votre maison?

Dans Le Périgord noir

Dans le Périgord? vous vous foutez de moi? et où va-t-on dîner?

on ne dîne pas, on mangera demain, ce soir on dort!

vous n'avez pas la prétention de me faire coucher dehors, non ?

Avec Les petits oiseaux.

vous allez voir si c'est chouette!

Avez-vous entendu les petits oiseaux la nuit? ça, je m'en fous

C'est pour téléphoner! il y a quelqu'un ?

Tu vas te taire!

Dormir au grand air comme ça, dans le calme et dans le silence,

c'est pas mieux que l'hôtel ?

Vous avez encore sommeil? oh! là là

il y a longtemps que vous n'avez pas quitté Paris? Ohhhllala !!!

ah ben c'est normal c'est le grand air qui vous fatigue...

Y a pas de restaurant, y a pas de téléphone, y a pas d'essence! alors là c'est le bouquet,

dites, Il est loin, le village ?

Le village est loin ?

-Y a loin et loin!

On prend la première route... à gauche! Si vous prenez à droite, là, c'est loin, hein...

Faut pas prendre à... ça va, j'ai Compris.

avoue, il vous a bien tout dit, quoi ! Oui, très bien...

dites donc

Elle a pas un trop beau pis, votre vache

Quoi ? Elle a pas un bon pis ? ah! non

Faut pas s'occuper de la grandeur! Le lait du pis de Blanchette ! Ah ah, c'est du bon pain! oui

Jamais de chimie, hein! Là, elle est un peu détraquée. eh Blanchette, C'est la chaleur, hein ?

Oh, c'est magnifique, Oh, c'est magnifique, oh! ça valait le détour!

Oh là là, cette envolée ! Regardez ça! oh! Que c'est joli!

dites maintenant, on va chez vous, on est pressé ben c'est ici chez moi

non, ha! ha! si, c'est ma maison de campagne

mais, vous m'aviez dit que vous vouliez en faire un château, vous voyez que le plus gros est fait!

C'est pas possible ? si

Mais c'est pas pour ça que vous m'avez fait signer ?!! C'est vous qui avez voulu signer!

mais, il fallait m'en empêcher! et vous êtes fou, c'est dangereux de contrarier les fous

regardez ça, c'est une ruine. ah ben! il a brûlé quatre fois

La dernière fois en 1944. Je m'en fous... Regardez-moi ça!

Regardez-moi ça !

Regardez-moi ça ! Oh là là

Y a le téléphone ?

ni téléphone, ni eau, ni gaz, ni électricité, rien !

Y a rien, alors ? non! mais vous allez tout mettre

comment ça tout mettre ? ben! Vous avez écrit "de fond en comble".

Non, non, attendez, de fond en comble, on va peut-être pas faire de de fond en comble, on va laisser quelques ruines

C'est joli, des ruines, vous avez été à Rome il y a le colisé, C'est joli, des ruines

par contre là, je suis d'accord, cette restauration de 80, c'est pas beau, c'est pas joli

ah ça, je suis entièrement d'accord avec vous, il faut tout foutre par terre

puisqu'on va tout remettre dans l'état d'origine.

ah vous auriez dû m'empêcher de signer, bon sang

ah! Dites donc ! rappelez-Vous, que vous m'avez empêché de manger mon jumeau aux haricots rouges !

oh! les vandales! qu'est-ce qui se passe ? Où êtes-vous?

là. Où ça ?

là, là

Qu'est-ce qui se passe?

eh ben! il se passe mon cher que vous venez encore de perdre des millions

et, de plus l'est, de façon stupide.

tu crois? et comment? ehh! Les pilleurs de châteaux

Nogent-sur-Oise qui travaille en sous-main avec l'antiquaille du faubourg Saint-Germain

est-ce que vous pouvez répéter? parce que j'ai pas très bien compris

eh ben! ça veut dire qu'ils ont volé les tapisseries offertes à ma famille par le duc de Bordeaux

à la révocation des édits de Nantes

écoutez, j'ai rien à voir là-dedans.

écoutez monsieur le légionnaire, il faut voir les choses en face!

oh ça mon petit, il faut les voir bien en face

les assises romaines s'éboulent, la charpente s'effondre, et la toiture est pourrie

tout de même c'est pas grave, on fait des injections de béton armées et puis c'est fini

non, non, pas d'injection ! Ecoutez-moi bien,

je veux que chaque pierre soit dessertie au burin à froid

et recollée au mortier de chaux et de sable marin. Comme en utilisaient les bâtisseurs de cathédrales

mais il n'y plus d'ouvriers qui travaillent comme ça ! en ben ! Y a qu'à en former !

Vous êtes bien légionnaire ? ex

Vous habitez Saint-Ouen? Oui.

alors ce château historique où nous sommes comment s'appelle-t-il et qu'est-ce que c'est, au juste ?

Montignac, mon cher ! Demeure ancestrale des Montignac depuis le Xle siècle!

époque de luttes sanglantes entre les comtes et les évêques

Mais les comtes ne cédèrent jamais, mon petit ! vous m'entendez, jamais

et pour un mort, trois évêques qui passaient

ça c'est très amusant, mais les comtes de Montignac il n'y a plus

il en reste un !

Donc, ce château n'est pas à vous, notre accord est caduc, et je ne vous dois rien.

Qui va là? c'est Lucien, M. le comte!

Entre, mon bon Lucien!

Je suis content de te voir, qu'est-ce qui t'amène au château

Le courrier monsieur le comte, je vois que vous avez de la visite

aucune importance, viens boire un coup ! merci monsieur le comte

monsieur le comte? Oui, mon petit ?

J'avais cinq lettres des impôts pour vous, alors je suis monté

ça tombe bien, on allait allumer le feu

Vous êtes le comte de Montignac ?

le dernier des Montignac, c'est moi

alors, ce château est à vous ? à moi

dites, vous avez bien dit que vous signerez quand les travaux auront commencé ?

J'ai dit .

alors, il faut que je téléphone. Ça vous reprend ?

La poste?

à trois kilomètres, dépêchez-vous, elle ferme dans une demi-heure

et, vous êtes venu comment? A vélo, pardi.

Dites, M. le comte... oui

Qu'est-ce que c'est que ce type-là ? c'est un maniaque du téléphone

alors monsieur je peux avoir un numéro de téléphone. à Paris. Quel numéro, monsieur?

Comment ça quel numéro? eh ben oui!

Baga.. Bagatelle ancien ! C'est chez moi

Non, 15-11. Non, 11-15.

alors c'est 11-15

11-15. ça y est Bagatelle 11-15.

allô? Cazals? Oui

Ici, Montignac. Ça va ? oui, ça va très bien !

bon, dis-moi je veux Cahors en V.A. Oui, qu'est-ce que c'est ça V.A.?

Je ne sais pas, monsieur

dites, connaîtriez-vous pas, un entrepreneur en maçonnerie, pour faire les maisons, ici ?

Un entrepreneur? ah pour les maisons, oui

oui, une seconde, monsieur...allô Cahors oui

bon alors, je voudrais, à Paris, Bagatelle 11 15.

Unité 3 fois et le 5. 3 et 2, 5. Pour la cabine de Montignac...monsieur

Pour la cabine de Montignac. Cazals.

dites, j'attends. oui, attends, d'accord

eh ! Pellet. Pellet

Non !! Pélot !! Pélot

sur la place, juste en face, Maurice Pélot! c'est une maison sérieuse. J'y vais tout de suite.

ah! Monsieur ! J'ai Bagatelle, là! ça y est j'ai Paris, cabine 1.

Pélet, vous dites ? Non, Pélot!

vous m'avez dit Pélet! mais non, je vous ai dit Pélot ! alors la cabine 1

Allô? Allô c'est toi? Oui...non, j'ai pas le temps de dire vous!

alors, je suis dans le Périgord, parce que sa maison est dans le Périgord.

alors explique aux Américains que c'est une question d'heures

Oui, oui, oui, oui, oui.

Je peux pas dire "ben non"

Calme-les, et dis-leur que je serai de retour demain! Avec l'accord signé!

Signé par lui. Voilà. Allô ?! C'est coupé ? Ça fait rien.

Dites ? Vous nous avez coupés, là ? Vous avez vu l'heure ?

Excusez-moi. Monsieur 5 F, la communication.

voilà. Merci.

eh! Pellet? Pélot!

Péllot, Péllot.

Pélot, Pélot, il est là.

M. Pellet? Non, Pélot!

Pélot, c'est là-bas. M. Pélot?

Qu'est-ce que c'est? monsieur Pélot, je voudrais vous voir, c'est urgent! Vite

ben! descendez, faites le tour. J'arrive. très bien

monsieur Pélot..

dites je voudrez vous demandez une chose... vous allez me restaurer le château !

quel château?

ben! le château d'ici, le château de Montignac ! le château du fou ?

oui c'est ça le château de fou...

alors je désire, il faut, et je veux que vous commenciez les travaux tout de suite

Tout de suite? Tout de suite!

mais c'est pas possible tout de suite il est trop tard j'ai pas d'ouvriers

alors tout de suite on peut pas? Non.

et demain? demain c'est samedi, je marie ma fille

eh ben! vous ne travaillez pas dimanche c'est dimanche

oui vous ne travaillez pas lundi c'est lundi

oui vous ne travaillez plus mardi...

attendez, attendez, on va prendre le problème à l'envers, alors attendez,

Lundi. ah! je travaille pas

Bon, dimanche. je travaille pas

c'est ça, samedi? je marie ma fille, je travaille pas !

et maintenant!

ah ben maintenant mais, si vous voulez mais je me tue à vous le dire

alors on y va tout de suite mais tout de suite !

Ah, évidemment

Ça, c'est autre chose

Ça, ça va chercher loin...

Mais non, enfin, vous arrachez le lierre

Vous consolidez un peu, vous donnez un bon coup de balai, puis c'est fini enfin !

Vous savez faire les arcs gothiques vous Pélot!?

On peut tout faire, mais...

Attention ! il faut que ça fasse authentique!

il faut que ça fasse authentique! mais c'est en ruine que ça vaut authentique.

Alors, pour les toitures, maintenant ! ah non! pas les toitures

pour les toitures, Pélot ? Les toitures il y a bien 5000 m2

je vous le dis tout de suite, je ne marche pas, voilà!

monsieur Mézeray si ces travaux sont au-dessus de vos moyens, je ne vous retiens pas

Mais non... alors, signez! quand les travaux seront commencés.

Vous pouvez commencer quand, vous ? demain, c'est pas possible, je marie ma fille.

je sais, vous l'avez dit une fois, attendez ! Vous pouvez commencer, quand?

Demain matin, 7 heures. Non ! Ce soir, 7 heures!

Même avec 100 millions, je pourrais pas. Je suis obligé de rester jusqu'à demain, grâce à vous !

eh ben ! Vous allez voir qu'on dort bien ici.

Mais, dites-moi, qui êtes-vous exactement? Enguerand de Montignac, né en I896,

entré au petit séminaire à 13 ans.... Vous avez été séminariste?

oh ! peu de temps, en 14, j'ai rompu avec Dieu! pour m'engager à la légion sous le nom de Legrain.

Pourquoi pas sous le nom de Montignac. Pour emmerder mon père.

qui avait épousé sa bonne, une demoiselle Legrain.

Une brave femme, d'ailleurs, c'est elle qui m'a laissé le pavillon de St-Ouen.

mais, on dirait un... c'en est un

Où l'avez-vous acheté ?

Je ne l'ai pas acheté. C'est mon arrière-grand oncle, l'amiral des galères

Oh ! Vous seriez vendeur?

oh ! dites mon petit, foutez-moi la paix avec vos achats de tableaux, hein!

Où êtes-vous? là.

Vous me voyez ?! Un peu ! oui

Envoyez-moi un peu de pain et un couteau, s'il vous plaît!

ça va, merci.

très bien Quand J'étais tout petit...

Vous avez été petit? Oui !

On a du mal à le croire! Quand j'étais tout petit, j'étais pauvre, pauvre, pauvre

alors, j'ai travaillé, et je suis devenu riche, riche, riche.

et ben moi, quand monsieur mon père eut bouffé la grenouille,

j'ai décidé, de ne plus jamais dépendre de l'argent

c'est pour ça que j'ai choisi l'aventure et la Légion je Comprends!

Non, pour comprendre, il faut avoir connu liotèc Abdel-Krim, et le Sud marocain.

mais je sais bien, vous êtes comme vous !

moi je suis tout le contraire, il faut que je possède, il faut que j'amasse, il faut que je compte

eh ben ! Je vous plains.

Vous avez vu ? Quoi?

alors, vous avez pas vu un lièvre, comme ça ?

oh! c'est pas un lièvre, c'est un rat. Rat?

Oui, Platon, mon rat.

Excusez-moi...maintenant que j'ai tenu parole,

vous pourriez avoir confiance en moi quand même.

J'ai déjà donné 5 millions à l'entrepreneur. Vous pouviez signer quand même ce papier...

Si vous me secouez encore comme un prunier je vous fous dans le cul-de-basse-fosse

Excusez-moi.

Qu'est-ce? regardez Là-bas.

Aaaah mais c'est mon rat! La nuit, il est nerveux.

Ah Monsieur de Montignac j'ai peur ah ben alors là je vous comprends

parce que dans ce lit même, Cunégonde de Montignac se donna à un templier,

son père les surpris et les égorgea comme des gorets à la place où vous êtes !

eh ben ! je vais dormir dans la voiture! et ben à votre aise.

et si vous voyez du sang couler des douves c'est celui des hérétiques cathares!

bon ben alors, je reste avec vous alors silence, foutez-moi la paix et dormez !

quoi encore ? j'entends des voix.

Jeanne d'arc maintenant ? j'entends des voix là-bas !

nom de Dieu, les pilleurs de châteaux...! J'y vais pas, moi.

Allez, du courage!

J'aime pas revenir 2 fois au même endroit.

On va finir par se faire piquer. Par qui? il y a personne.

Alors, pourquoi tu parles comme ça ? Oh, ta gueule...

ça y est, elle est armée. je sais pas m'en servir, on appuie là!

Non, là ici, à la détente là ?

Oui, allez, en tirailleurs

Et n'appuyez pas, parce que, je prends tout dans le cul!

alors vous restez là. Quand ils arrivent, vous arrosez. Vous me laissez pas tout seul là !

eh ben ! il faut que j'aille leur couper la retraite, moi

ils sont tous morts? non, pas encore, mais allons-y!

Restez là, et ne bougez pas.

Faites votre prière, manants!

Mézeray, ouvrez le feu ! Je ne vois rien!

aucune importance, feu à volonté

Ah ! Ça, c'est amusant !!

Où sont-ils? dans le cul-de-basse-fosse, venez voir

qu'est-ce que je m'amuse !

Au secours !! ça va, ça va, calmez'vous

Où on est?

ah vous voilà, dans la geôle réservée aux sorciers, et aux paritides

On n'est pas ça! Je leur en mets un petit coup moi ?!

Non, c'est pas la peine. juste au-dessus de la tête

mais non, ils vont attendre la mort lente en buvant l'eau croupie! et en mangeant le pain de l'angoisse

on vous demande qu' une seule chose, livrez-nous à la police...oh oui !

Aux archers du roi ? Jamais ! J'ai droit de justice sur mes terres!

ça vous apprendra Ecouter, Monsieur...

oh de non mais dites donc!! on dit monsieur le comte! Oui.

Monsieur le comte, laissez-nous sortir, je vous rendrai vos tapisseries!

nannannannannan !!!Quiii vole une tapisserie... vole.. une épicerie

non, mais mon vieux mézeray ça n'a rien à voir!!!...une épicerie!!

d'abord on ne retrouvera pas leur squelette avant cinq ou six siècles

ben c'est très bien, c'est parfait, ça leur donnera le temps de réfléchir avant de recommencer

Au jus, là-dedans!

Hé ! On déjeune pas ? les couleurs d’abord

Quelles couleurs ? eh ben ! les couleurs

ici, le 1er mouvement de matin c'est d'envoyer les couleurs Ah, d'accord.

oh ! Ça ne sait même pas envoyer les couleurs! Je vais les envoyer, moi!

Six pas derrière-moi vous allez présenter les armes, prenez-moi le fusil

Mais rendez-moi mes couleurs, bon Dieu ! Mais donnez-moi mes couleurs, quoi !

Présentez, arme!

Oh, où avez-vous fait votre temps ? Quel temps ?

Votre service militaire! je me rappelle plus l'avoir fait

ah vous vous rappelez pas, eh bien, mon petit, on va combler cette lacune, et tout de suite

Arme au pied.

Nom de Dieu ! J'ai pas dit l'arme à terre. j'ai dit l'arme au pied, position de l'arme au pied

Garde-à-vous! ...repos Garde-à-vous! ...repos

Arme sur votre épaule, allez!

Bon...eh ben! Je vois ce que c'est. L'école du soldat sans arme.

Quand est-ce qu'on déjeune? Après l'exercice

mais, je voudrais déjeuner, moi ! Silence dans les rangs! 3 pas en arrière ! Marche! 1, 2, 3

L'ordre était pour moi, il était pas pour vous. Maintenant, il est pour vous Trois pas en avant.

Marche! 1, 2, 3. Garde-à-vous! A mon commandement !

En avant! Euche ! Un, déT, un, déT, un...

Tête à droite. Bombez le torse! Tirez sur les doigts ! Un, déT...Un, déT, un, déT, un, déT.

si vous ne sortez de votre trou Mèzeray, je vous fous dans le cul-de-basse-fosse

Bon ! eh ben moi, je vais déjeuner. Attendez, j'y vais aussi.

eh ben! Vous v'Ià ! Eh ben, pour vous être planqué, garde-à-vous

Attention. À gauche. Je dis à la gauche.

Coudes au corps! Pas de gymnastique ! marche, allez!

'ai pas dit "halte"! Mais, y a le mur!

ben! je m'en fous je ne marche plus j'en ai assez.

ahh vous en avez assez! Alors, école de combat, et tenue de campagne!

distance 200 mètres, feu à volonté! et maintenant, baïonnette au canon!

Je n'en ai pas ! Je m'en fous ! allez, chargez!

J'ai dit "baïonnette au canon"! ça suffit, maintenant

M. Pelet est là... pélot!

je dirais Pelet, et vous allez signer

quand les travaux seront commencés, nom de Dieu

vous avez entendu, vous? ben oui.!

Qu'est-ce que vous attendez, Pelet? Pélot.

en avant : hop, ou il y a meurtre en avant, 1, 2... 1, 2...

Allez ! Plus vite! bon sang! plus vite

Et vous, qu'est-ce vous faites là ? Vous pouvez pas travailler, non ?!

Je suis en costume de noce! Je m'en fous ! Commencez les travaux

Les travaux sont commencés, quoi ! sont commencés !

regardez. dites donc, les travaux sont commencés.

alors on signe? on signe

Ah ! De la visite! oh là là ! Après, on va signer?

oui. bonjour, messieurs

Messieurs de la maréchaussée , bonjour. Je vous présente M. Mézeray, expert en peinture

Garde-à-vous! et, qu'est-ce que vous faites comme ça, vous

C'est pour une signature repos

dites-moi, on a entendu, comme une fusillade cette nuit.

vous êtes au courant? eh ben ! tiens, ils ont encore voulu me piller!

ah! ça, c'est leur camionnette, alors qu'est ce qui est arrivé ils transportaient des explosifs.

ah! ça, c'est très dangereux les explosifs, dites-moi, et ils sont passés où, ces pilleurs?

incapable de vous le dire!

Au secours!

on signe oui

MM les gendarmes!? Qu'est-ce que c'est, quoi, ça

au secours Qu'est-ce que c'est?

dites donc, dites donc, vous l'auriez pas collé dans vos oubliettes, par hasard ?

On va signer? oui, oui

Non, non. vous dites non, maintenant

mais non, j'ai dit oui eh ben ! signé

A eux, j'ai dit non! Et à vous, j'ai dit oui!

Si les gendarmes ne nous embarquent pas les 2 dingues vont nous emmurer vivants

tu crois!

Messieurs les gendarmes! ne nous laissez pas là

quand je pense, qu'il faut se fatiguer pour une engeance pareille! Allez ! Le voilà...

Eh ben, maintenant, les menottes!

Merci. Merci Monsieur.

Vous pouvez.

vous savez monsieur le comte, depuis la prise de la Bastille,

vous ne pouvez plus faire justice, vous-même ! eh ben! c'est regrettable.

ah oui! tu vois, théoriquement, je dois faire un rapport. fais-le, donc ton rapport.

Quoi? on signe?

décidément c'est une idée fixe ! c'est comme le téléphone.

monsieur le comte, si je devrais faire un rapport, chaque fois que vous venez au pays

Qu'est-ce que tu veux dire?

Emmène-moi, l'autre gibier de potence, là on signe ?

Oui.

Où allez-vous ? Chercher de l'encre et une plume.

vous m'aviez demandé de signer oui ou non ? J'ai tout ce qu'il faut.

Non, pas de stylographe, maintenant je vous préviens charitablement que mes deux grands-pères sont morts à cent ans

et alors? alors vous n’êtes pas près d'avoir ma peau

Justement, à propos de peau...J'ai oublié de vous... Quoi ?

Non, mais... Eh, quoi?

écoutez... On va signer. on va d’abord signez

signer, et on verra après

Après quoi ? J'ai rien dit, moi

Non, je... signez

voilà et maintenant, vous venez avec moi. Où ?

on va à Paris. Non, moi, je reste ici pour surveiller les travaux..

C'est pas possible...écoutez vous avez voulu ma signature?

Oui. vous l'avez?

Oui. eh ben! maintenant débrouillez-vous tout seul

et, Comment voulez-vous que je fasse ? oh! Je veux pas le savoir!

la camionnette de monsieur Pélot, n'est pas là la camionnette de monsieur Pélot est partie au village, chercher du matériel!

mais le vélo à qui il est? C'est pas à moi.

Jacques ! Donne un coup de main.

On va tout de même pas commencer sans papa! On va aller l'attendre à l'église.

dis donc, Justine, t'as pas vu le type de Paris, qui a commandé les travaux à ton père?

Si, monsieur le comte, il est descendu par là.

par là.? Oui, par là.

Halte là ! canaille !

qu'est-ce qu'il y a ?

Le plafond sur ma gueule c'est raté, il faudra trouver autre chose.

Maintenant qu'on a ma signature, on voudrait me supprimer?!

Moi? oui, vous, vous expliquez au château avec votre complice.

Mon complice? Oui, votre complice. allez hop en voiture.

mais mon vélo? je m'en fous de votre vélo, allez! Allez!

Amarre-le mieux que ça, ton échafaudage! Ça va pas tenir, là!...de l'autre côté

Pélot, entrez! Qu'est-ce qui se passe, M. le comte ?

Il se passe que l'inquisition, moi je vais la rétablir, aller!

Merde.

La vérité ou je dégoupille. la vérité, mais quelle vérité, monsieur le comte?

Je vous ai vu aux jumelles parler tous les deux! oui, M. Mèzeray voulait m'emprunter

. ma camionnette pour aller à Paris. c'est Tout, c'est Tout.

La vérité faquin ! ou ta fille sera orpheline, le jour même de ses noces.

c'est tout, on n'a rien dit de plus, c'est tout

M. Mézeray, pour les travaux, ben il m'a demandé de les bâcler

C'est faux ! C'est faux! C'est pas vrai!

alors, moi, j'ai refusé, et il m'a redonné de l'argent. C'est faux ! C'est faux !

Vous avez voulu me rouler! Je vous en fous pour 2 millions de plus! je dégoupille

Non, non, M. le comte!

Deux millions.

Trois. mais ça fait rien!

Ma camionnette ! Arrêtez! Arrêtez

ma camionnette.

Emmenez-moi à Paris !! Qu'est-ce qu'il y a ? Un accident ?!!

Emmenez-moi à Paris !! Je ne peux pas !!

Mais si, enfin. je vais me faire foutre à la porte

Tenez ! vous allez voir ! tenez, voila, allez hop à Paris !! mais je n'ai pas le droit de survoler Paris !

Je m'arrangerai avec le ministre! Quel ministre ?!!

n'importe lequel, celui que vous voudrez! aller à Paris.

Silence ! Un peu de silence.

On n'avance pas !! c'est parce que, je suis trop chargé

400 kilos d'insecticide l! Où ça se largue ?!

Là ! mais je peux rien faire !!

Non !! Mais vous êtes cinglé?!!

Ah ! Les voilà !! Entrez ! Vous allez voir ! asseyez-vous !

Maintenant, ça y est! Je l'ai, son accord! Comment?

Il est là !

Tenez, lisez.

Enguerrand, Louis, Marie... Oh là là ! Il lit mal. Tenez

il lit mieux lui Enguerrand, Louis-Marie de Montignac

mais je ne vois pas la signature de M. Legrain! mais c'est la même chose.

Quoi c'est la même chose ?

Legrain, c'est la bonne comment! la bonne

Legrain, c’était la bonne, elle a épousé Montignac le comte, et comme le comte c'était le père de Legrain

eh! Legrain s'est fâché alors il s'appelle Legrain comme la bonne avant qu'elle s'appelle Montignac.

J'ai compris

C'est pas possible ? mais oui.

mais pas moi ! moi, je n'ai rien compris de votre histoire mais, il a compris !

mais lui peut-être, il comprend les finesses de la langue. la langue !

comment ? la langue.

Le nez. le nez.

Le pied. le pied.

gros pied. gros pied.

ça, c'est le cheval. cheval !

Moustache. Il n'a rien compris.

Très bien.

est-ce que vous voulez dire que Legrain et de Montignac c'est la même personne ?

Exactement !

moi, je ne vois pas sur ce papier qu'il accepte qu'on lui découpe la peau

c'est pas écrit? c'est pas vrai !

oh! Il a oublié. Vous avez bien demandé ?

2 ou 3 fois, même! Il était d'accord ?

très, il a rit. Il était très content. Attention, M. Mézeray, vous entrez dans les ennuis.

Quelqu'un de votre agence peut-il se rendre dans le Périgord ? Nous irons nous-mêmes.

Vous désirez savoir si l'accord exhibé par M. Mézeray n'est pas un faux, c'est tout

C'est tout, mais soyez discrets. C'est notre métier

par la même occasion vous ne voudriez pas être plus renseigné sur Mézeray,

ses liaisons, ses opinions politiques ? Non, pas du tout, non !

C'est le même prix, vous savez, c'est compris dans le formait C'est pas une question d'argent ça !

He's crazy. Bon ! Donc, château de Montignac...

dis donc Pélot, si on croit les plans établits par les moines de Cahors,

là, sous l'enduit de la dernière voûte, il doit y avoir une fresque romane

Alors, à dégager! enfin monsieur le comte, c'est le seul coin qui tient encore!

ah si ! Et M. Mézeray?

ben! il va être ravi, il adore la peinture. ah bon !

dis donc, S'il nous pose des questions sur les affaires culturelles qu'est-ce qu'on dit ?

n'importe quoi ! de toute façon les gars du ministère il ne doivent pas être au courant, non plus, alors !

il parait qu'il est violent le vieux. t'as raison, prends ce qu'il faut pour l'intimider on sait jamais

Messieurs? M. de Montignac?

lui-même Nous faisant partie du ministère des affaires culturelles

entrer, Messieurs

nous avons appris que vous faisez faire, d'importants travaux dans ce très beau château

Et vous avez envie de le visiter, je trouve ça normal, je dirais plus, je vous en félicite.

Vous êtes trop aimable

eh ben ! si vous le voulez bien, nous allons commencer par les fondations qui sont romanes

et du plus grand intérêt sur le plan archéologique.

s'il vous plaît je vous en prie

Attention aux têtes, et méfiez-vous des marches elles sont glissantes

Messieurs, vous avez devant vous

ce que je n’hésiterai pas à appeler un chef-d'œuvre de l'architecture militaire du XIIe

Vous êtes un merveilleux cicérone

oh ! ça, nous autres vieux aristocrates, nous n'avons plus qu'à coiffer la casquette, et nous installer au tourniquet

Vous êtes pessimiste.

Lucide

Par ici, messieurs.

messieurs, les tueurs à gages vous êtes démasqués, alors, comme ça, on voulait me faire la peau ?

Je me suis tordu la cheville. Je m'en fous!

Combien l’infâme Mézeray vous a-t-il baillé pour cette basse besogne M. Mézeray n'y est pour rien

épouffer vermine, moi je vais lui dire deux mots à Mézeray... C'est un malentendu !

Tout est malentendu dans la vie ! Même la mort!

bon! Je vais voir un peu, la gueule du propriétaire. je vais avec toi !

Non

M. Montignac? Lui-même.

monsieur, je suis réalisateur à la télévision, je m'occupe de l'émission "Chef-d’œuvre en péril".

qui travaille en relation avec le ministère des affaires culturelles

Vous désirez filmer, sans doute ? oui, si ça, ne vous dérange pas

vous serez-t-il agréable de visiter les lieux pour avoir une petite idée?

J'allais vous le demander

eh ben ! cher monsieur, venez, nous allons commencer par les fondations qui sont romanes

et du plus grand intérêt sur le plan archéologique.

Attention à votre tête, méfiez-vous des marches elles sont glissantes

cher monsieur, vous avez devant vous

ce que je n’hésiterai pas à appeler un chef-d'œuvre de l'architecture militaire du XIIe

Vous parlez comme un guide.

oh ! vous savez, nous autres vieux aristocrates, nous n'avons plus qu'à coiffer la casquette, et nous installer au tourniquet

pardon

Par ici, monsieur

Qu'est-ce qui se passe encore ? tu peux remonter au château, je t'en ai mis 3 autres au frais.

Bonjour, je viens de recevoir...

Ah ! On n'entend rien !

excusez, c'est des enfants qui donnent une surprise-partie

Je viens de recevoir un coup de téléphone du comte de Montignac.

Il est à Paris?

Non, il est sur la route! ...Oh, la barbe !

Il a quelque chose de très important à nous dire! qu'est-ce qu'il y a encore ?!

Je ne sais pas, je suis comme vous...Je ne sais pas.. mon ami ?

Oui? mon ami ?

Je suis très occupé. eh ben! aillez l'obligeance de vous désoccuper !

alors ! Viens ici, toi ! Toi aussi!

Vous allez voir, vos enfants, retroussez-vous!

Allons ! Qu'est-ce que c'est ce langage! Montre ton ventre!

comment ? montre ton ventre !

Oui, et toi ton dos. ah ! non

Montre ton dos.

ah! c'est très joli Vous êtes vendeur?

Non voilà, avec vos histoires de Modigliani

ils se sont fait tatouer

Où est-il ?! L'assassin ! Où est-il?

le voilà

la vengeance est un plat terrible qu'il faut réchauffer, mais c'est une erreur, sortez de votre cocotier, ouistiti ! ou je vous fous ça

pitié ! ah non !

si !! non

mais, défendez-vous, voyons ! Sortez ribaude !

sortez, vous. Arrière, gorille!

il a raison !!!sortez, allez sortez, toi si nous parlons calmement.

comment?! On veut me trucider comme le duc de Guise, on rate son affaire, et après on voudrait me parler calmement ?

ah non pas ça !! quant à vos trois mercenaires je les ai mis au frais

Quels mercenaires ? Vos tueurs...

allons, plus de mensonges du parfait tatoueur, la vérité, la seule ou alors, je tranche!

oh! non, non écoutez, écoutez-moi, je vous jure sur la tête du gouverneur de la banque de France

que je ne vous ai envoyé personne, voilà.

Je n'avais aucune raison de vous tuer, puisque je pouvais avoir votre tatouage autrement

et de quelle manière s'il vous plaît !

ah! écoutez c'est très simple, vous entrez deux jours en clinique...

ce serait plutôt à vous d'entrer en clinique Ah non.

ah si! ah non

aaahhh si !!!!

Ecoutez, vous entrez deux jours en clinique

on vous retire un tout petit morceau de peau sur le dos

et on vous en remet un autre quoi!!!??

vous voulez me couper en morceaux, Landru?! Horrible gnome !

Je vous interdis, de parler comme ça...

Je ne dirai rien.

vous avez menti monsieur Mézeray à tout le monde, je vais porter plainte

mais non..

Où sont nos détectives? Quels détectives?

AH!!!! MAIS C'ETAIT VOUS !!!! Alors vous voyez bien que c'était pas moi !!!!

Thank you.

"Authorized to buy the Modigliani for 2 million dollars." "Autorisé à acheter le Modigliani pour 2 millions de dollars." signé musée de Boston

two million dollars (deux millions de dollars)

Now we really have to reactivate this affair by any means. Maintenant, nous devons vraiment activer cette affaire par tous les moyens

tout est la faute de M. Mézeray

nous vous proposons de traiter avec nous directement, et tout de suite.

Jamais, monsieur.

Mezeray est un anormal mais il a ma parole de gentilhomme et ma signature de légionnaire

écoutez... je n'ai que trop écouter

ma soupe refroidit et vous m’échauffait la bile mais pourquoi?

Comment ça pourquoi? et les deux voyous que vous m'avait envoyé sur mes terres

c’était une simple enquête commerciale.

savez-vous jeune homme, qu'en vertu d'un édit royal de janvier 1312, j'aurais pu les faire pendre !

Je vous offre trois fois plus que Mézeray, three times mores il n'y a pas de "three times mores"

Mais il me croit vénal, ma parole !

Je sais qu'aux Amériques, il n'y a pas de gentilshommes, et c'est là votre seule excuse

Retirer l'offre insultante que vous venez de me faire, ou nous irons sur le pré !

je suis offensé, mais je vous laisse le choix des armes, même l'arbalète ou le canon de 75

Mézeray Will strangle us again. Mézeray nous étrangle encore

We have no other choice. Nous avons pas d'autres choix

We'd better cable Boston and tell them. Nous ferions mieux de téléphoner à Boston

Great idea. And then we Iose all the money. c'est une bonne idée

That's right. ( C'est vrai). Let's go (Allons-y )

Remind me to ask Mézeray about the medical report. Rappelez-moi de demander à Mézeray, le rapport médical

vous m'avez donné rendez-vous ici, pourquoi faire ? Professeur, le comte de Montignac.

ah ba ! voilà, M. le professeur, je vous présente, le comte Enguerand de Montignac.

monsieur le professeur Mortemont, un des plus grands dermatologues de France.

Le plus grand de France. Excusez-moi, Monsieur le professeur.

monsieur le comte, Je dois vous expertiser !

oui, ah! mais non, c'est pas moi le comte, c'est monsieur le comte, monsieur le comte là!!

Expertiser quoi ? rien, c'est rien.

Si je comprends bien, vous avez vendu par l'entremise de monsieur...

non, non! mais expertiser quoi ?

c'est rien, rien, ne vous occupez pas ...j'ai dit

Vous avez vendu par l'entremise de monsieur...

le tatouage de votre dos en viager...au musée de Boston, voilà!!

c'est exact!

et pourquoi une expertise? c'est pour rien !!

mais, vous avez un tatouage dans le dos. ah! ça va pas recommencer non!!?

si vous avez un tatouage dans le dos oui j’ai un tatouage dans le dos

mais c'est pas une raison pour avoir une expertise

parce que c'est obligatoire. mais, non c'est pas obligatoire

Si, c'est obligatoire mais, non c'est pas obligatoire

si, c'est pas obligatoire. c'est pas obligatoire.

si, c'est pas obligatoire, alors, je vais vous examiner.

mais non, c'est pas moi que vous devez examiner

non, non, pas l'expertise ! enfin, vous avez signé !

Oui, j'ai signé alors ?

Attention. c'est pas obligatoire.

il vous touchera qu'avec les yeux.

Ah ! Alors, docteur? y a ! Le Musée n'a pas d’inquiétude à avoir

Aucun urticaire, aucune mycose, pas d'allergie qui puisse altérer le tatouage,

la peau est parfaite. Vous voyez qu'une expertise était nécessaire.

Non ! Si, vous allez câbler ça, tout de suite au musée de Boston.

Tout de suite. Mais... quoi, mais.

il y a toujours un mais. Non, rien de grave.

Quel sport pratiquez-vous ? La Guerre, pendant 25 ans.

Et quand la paix éclate, l'homme gonfle.

le comte était très musclé, l'inactivité, voyez-vous, lui donne de la cellulite.

eh ben! vous êtes, comme ma femme. J'ai rien à voir avec votre femme.

si ! Non, et je maintiens que l'expertise n'était pas obligatoire.

mais si. ah, non !!!

Enfin...écoutez, alors ? Si l'embonpoint devait s'accentuer

il pourrait y avoir une tension de la peau qui provoquerait une distorsion du tatouage.

ben alors ! qu'est-ce qu'il faut faire ?

Un régime. Ça, jamais.

alors, il faut faire du sport.

comment ?

Qu'est-ce que vous racontez ?

Je dit, que sera peut-être difficile pour vous.

mais jeune homme, ma condition physique me permet encore de faire du sport.

Mais je ne fais que dans le sport noble.

et je suis prêt à vous lancer un défi.

Mais non. mais si.

Mais non. Mais si.

On y va y aller Quand vous voulez

qu'est-ce que vous avez à vous gratter comme ça? c'est nerveux.

ben il faut voir un psychiatre, docteur Non

Non, pas tout de suite, merci

A vos places.

Saluez, en garde-à-vous

Chassé bas

1, je pivote. 2, je groupe. 3, je frappe- 4, je regroupe. 5, je reviens en garde.

Coup de pied bas.

revenez

Coup de côté. Un, tourner. Deux, genou. Trois, coup de pied.

je reviens en garde.

reposez-vous

à votre place. Coup de pied bas, ripostez, Coup de pied bas, ripostez.

Faites attention ! Attention, hein ! intervenez, enfin !

je ne peux rien faire, avec lui !...mais fichez-moi la paix

le mouvement tournant. le coup de pied bas, posez, et vous tournez.

Aiè ! Vous avez vu ? J'étais comme ça... Aïe ! Dites donc !

Allons, messieurs.. Messieurs

Encore, un peu de cidre. je me demande, si ce serait bien prudent?

mangé des tripes sans cidre. Oui, mais...

vous avez des bulles? -Oui.

ah ben! C'est la biscotte. ah bon!!

ah ben oui! ça donne des bulles. dis donc garçon, est-ce que le chou farci est à température ?

voilà, messieurs.

Très bien.

Vous n'allez pas manger des choux farcis après les tripes ?

si !!. mais non.

Mais si ! vous me donnerez de la crème fraîche, avec mon chou farci

Bien entendu, monsieur ouh là là, mais, vous n'allez pas manger tout ça?

si. mais à votre âge, ça peut-être dangereux !!

J'ai toujours vécu dangereusement. moi, le chou farci, je ne goûterai même pas une bouchée.

mais parce que vous savez pas manger, vous allez voir, donnez-nous deux calvas.

oh là là

on va faire le trou normand. Le calva dissout les graisses, l'estomac se creuse, et y a plus qu'à continuer.

voilà, messieurs.

Comment on boit ça ? Cul sec

Oh ! Ah, c'est...Donnez-moi du chou farci. Ah, vous voyez

ben! dites donc derrière ça, deux bons civets de lièvre Oh non.

ah si. ah non.

Ah si. ou alors, avec un petit calva ?

Ah non, avec un bon petit beaujolais qui a du corps. alors, faites chambrés le beaujolais, vous

ahhh! jamais !! voyons, jamais, à la température de la cave !!

juliénas 57

parfait

Vous ne savez pas vivre mon petit, votre argent qui vit, vous vous êtes un fantôme.

oui ben le fantôme il vous dit merde, hein! voilà

oh ben dites donc il y a du progrès !

vous allez voir... eh ça viens le beaujolais....allez ha haammmfff.

Hé hé doucement..vous n'irez jamais jusqu'au bout, il y a encore le lièvre et puis après les profiteroles

le lièvre et profiteroles??? oui

oh! j'adore ça, c'est vrai, mais vous avez raison, je ne savais pas vivre !!

mais c'est bon, c'est dangereux mais c'est bon, regardez-moi ça, griinm!

eh ben! mon vieux

c'est bon, ça !

ce qui est bon, c'est de faire ce qui vous plaît qu'on on veut ...

mais vous vous ne pouvez pas, il vous faut une permission

ah oui! mais enfin

tenez, je pars trois semaines au château pour faire une cure de foie gras et d'truffe,

je vous mets au défi, de venir avec moi

ah je viens. ben! vos affaires

je m'en fous et votre femme?

heu... ah ah ah !!!

je m'en fous, ce sera plus dur mais je m'en fous !

bon ... ben on va voir !

Qu'est-ce que ce voyage en Amérique ? eh ben! je vais à New York comme d'habitude

je vais voir des toiles. Vous partez pour longtemps?

Je ne sais pas, chère amie, vous irez au park Hôtel, comme d'habitude ?

ah justement, non. non! Qu'est-ce que ça veut dire non ?

eh ben! non c'est le contraire de oui. je vais voir des toiles des toiles ?

Des toiles ? Des toiles

Des toiles ? Ha ha ha !

Sortez ! Ah non ! C'est un peu fort, ça !

Félicien ! qu'est-ce que vous foutez là ?

Foutez-moi le camp ! ...vous foutez-moi la paix

Vous avez vu ? Oui. Assez !

Fèlicien, vous me négligez.

Mais non, chère amie. Vous me négligez.

Voilà un mois que vous menez une vie de bâton de chaise.

Moi? Oui, pour la première fois dans ma vie...

J'ai fait prendre des renseignements.

Vous négligez vos affaires, il y a une femme la-dessous !

Cela va trop loin. ça je ne permets pas Félicien. Félicien.

Félicien, ici !

il y a une femme la-dessous ? Non.

il y a une femme la dessous ? Non.

alors qu'est-ce que c'est ? c'est un homme.

Un homme? un homme.

oohhh !

Un homme...

je ne vous crois pas. et je vous avertis que demain, je vous accompagne jusqu'à Orly.

Comme vous voudrez, chère amie.

Oh ! Quelle horreur.

Ça y est, il s'en va. Voir des toiles.

Eh bien oui. Il va voir des toiles

Ça suffit ! Non mais !

Et vos bagages? Ils sont dans l'avion.

mais, vous allez en avoir besoin, j'ai besoin de rien,

Plus de bagages, plus d'heure, plus de téléphone, plus de rendez-vous, rien !

décidément mon petit plus vous êtes fou plus vous m'êtes sympathique

eh! quand on sera arrivé là-bas,

vous pourriez pas faire venir quelques petits pilleurs de châteaux, pour qu'on s'amuse un peu ?!

vous inquiétez pas on va bien trouver, quelque chose !

Vous avez des ancêtres enterrés dans la chapelle ?

Aucun Montignac n'est mort dans son lit, mon cher

..ils sont à Jérusalem, à Paris, à Moscou, et à Sébastopol. et votre père?

mon père est mort debout, à une table de roulette à Monte-Carlo.

Qu'est-ce que c'est ?

Les voilà.

Très honoré, Monsieur le ministre. permettez-moi, de vous présenter M. le préfet

M. le préfet... M. le ministre, permettez-moi de vous présenter, M. Mézeray mon mécène

M. Mézeray, au nom du patrimoine artistique français tout entier, je vous dis merci.

eh ben! si vous voulez bien, Monsieur le ministre, nous allons commencer par les fondations qui sont romanes

et du plus grand intérêt sur le plan archéologique.

je vous en prie !

mon général, mon général

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